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 cold hearted (june)

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MessageSujet: cold hearted (june)    Lun 17 Aoû - 22:01




June L-M. Summers

she was too sensitive, or too cold-hearted.

NOM •• Summers. PRÉNOM(S) •• June, Lisa-Marie. SURNOM(S) •• June, et rien d'autre. ÂGE •• 21 ans. DATE ET LIEU DE NAISSANCE •• 15/04, Virginie. NATIONALITÉ •• américaine. ORIGINES •• aucune. OCCUPATION •• être un glaçon, ça compte? ORIENTATION SEXUELLE •• hétérosexuelle, mais rare ceux sont ceux réussissant à atteindre son coeur de glace. STATUT CIVIL •• célibataire. PARENT DIVIN •• Arès. POUVOIR(S) •• Armokinésie + Intimidation. ARME FÉTICHE •• son épée à double lame en bronze céleste pouvant se transformer en bague noire. DÉFAUT FATAL •• la colère, depuis la mort de Zachary elle ne l'a jamais quittée et la ronge à petit feu, l'a rendue encore plus exécrable qu'elle ne l'était avant. À LA COLONIE DEPUIS •• 12 ans, elle y est depuis ses neuf ans.
CARACTÈRE •• Élégante + Rationnelle + Téméraire + Audacieuse + Calme + Intelligente + Courageuse + Directe + Rusée + Loyale + Protectrice, Ordonnée + Impassible + Pugnace + Rationnelle + A un bon fond malgré son sale caractère.

Froide + Fière + Violente + Orgueilleuse + Méfiante +  Bagarreuse + Colérique +  Facilement irritable + Butée + Manipulatrice + Intransigeante + Insoumise + Rebelle + Moqueuse + Solitaire + Indépendante + Féroce.


QUELQUES ANECDOTES SUR TON PERSONNAGE.
01. June n'a pas beaucoup d'amis et elle s'en soucie peu (en même temps, elle n'est pas la personne la plus sympathique et elle le sait). 02. La mort prématurée de sa mère, ainsi que celle de son meilleur ami lors de la bataille de Manhattan et la disparition inexpliquée d'Emilia ont laissé une cicatrice béante dans son esprit; elle a peur de s'attacher et ne veut plus souffrir de la perte de proche, c'est pourquoi elle est aussi froide. 03. Elle évacue tout son ressentiment à travers la violence (sur des mannequins. Matin et soir elle va frapper sur les mannequins au terrain d'entraînement, c'est un petit rituel.) 04. Paradoxalement, malgré son caractère explosif elle a un très bon contrôle sur elle-même la plupart du temps. Elle est maître de son propre corps. 05. Cependant elle et imprévisible; on ne sait jamais vraiment comment elle va réagir. Si elle va vous cogner, vous ignorer, vous répondre sereinement ou vous balancer une réplique cinglante à la figure. 06. On murmure aux petits nouveaux de l'éviter le plus possible, pourtant elle n'est pas tellement agressive envers ses cadets. Seulement froide et réservée. C'est envers les plus grands qu'elle est plus dure. 07. Certains se tournent cependant vers elle quand ils veulent s'entraîner car ils savent qu'elle se donne toujours à fond, et qu'elle est de bons conseils (même si elle est assez brutale dans sa façon de faire et de dire les choses). 08. Elle n'hésite pas à tuer ses ennemis, elle n'hésite plus. 09. La colonie est la seule maison qu'elle n'a jamais eue et elle ne laissera personne tenter de la raser de la carte sans se battre, même jusqu'à son dernier souffle. 10. Elle n'est pas aussi sans-coeur qu'elle ne veut le laisser paraître, elle ne fait que se protéger de la peine et de la douleur de s'attacher aux autres. 11. Il est devenu très difficile de gagner ses confiance, même ses frères et soeurs ne l'ont pas totalement.

COLONIE GRECQUE.
01. •• Que pensez-vous des dieux ? Et des romains ? « Les dieux. Dès que je suis arrivée à la colonie, on m'a dit de les respecter, de toujours leur faire des offrandes pour ne pas les froisser et j'ai fait tout ça. Je l'ai toujours fait, et je continue de le faire. Qu'est-ce que ça m'a apporté? De la peine. De la douleur. De la solitude. De la colère. De la haine. Toute ma vie, je n'ai eu que de la mort autour de moi. Et j'ai attendu deux putains d'année avant que mon père, le dieu de la guerre -rien que ça!- ne se décide enfin à me donner un signe que j'ai attendu toute ma foutue vie! Je devrais les respecter pour n'avoir jamais rien fait pour moi? Pour nous, leurs enfants? Ils attendent tout de nous mais ne font absolument rien! Nous sommes leurs héros pas vrai? Eh bien ils pourraient se bouger un peu le cul pour leurs putains de héros actuels au lieu de continuer à aller se taper des mortels aux quatre coins des Etats-Unis! » June avait les poings serrés autour du fauteuil sur lequel elle était assise. Sa mâchoire était crispées et ses traits tirés. Elle semblait prête à se jeter sur son interlocuteur à tout moment, ou à hurler qu'elle emmerdait les dieux (ce qui n'était pas vraiment une bonne idée). Mais elle ne fit aucune de ces deux choses, non. Elle se contenta d'inspirer et d'expirer, avant de rouvrir les yeux et de poser son regard froid sur l'homme en face d'elle, continuant de répondre à ses questions trop prévisibles. Jamais elle n'avait osé parler ainsi des dieux, mais c'était trop (même pour elle) tout le monde avait ses limites. « Et par rapport aux romains? » Voyant que June ne répondait pas à sa seconde question, il avait décidé de la relancer. La jeune femme rouvrit les yeux et le toisa un instant avant de continuer, le visage de marbre;  « Vous savez que les grecs et les romains ne se sont jamais bien entendus pas vrai? Vous ne serez donc pas surpris si je vous dis que j'ai du mal à m'entendre avec eux hein? Cependant, la guerrière en moi doit avouer qu'ils sont bien organisés. Bien mieux que nous. »

02. •• Que faisiez-vous et où étiez-vous la nuit de l'intrusion de la bande armée de mortels au sein de la Colonie ? « Ce que je faisais hein. » A peine eut-elle terminé de parler qu'elle laissa un ricanement froid s'échapper de ses lèvres. Son visage était de marbre, comme toujours, et ses mains s'étaient posées tranquillement sur les accoudoir du fauteuil. « Je dormais dans mon bungalow, et j'ai été réveillée par des bruits de lutte. Depuis Cronos et Gaïa, je me suis mise à dormir sur une seul oreille; j'ai donc bondi hors de mon lit et sorti mon épée et je suis sortie du bungalow Arès. Et vous savez ce que j'ai vu? Le corps d'Amy, une fille d'Apollon. Elle avait les yeux vides, et le visage écrasé contre le sol.. quand je me suis penchée pour prendre son pouls j'ai compris qu'elle était morte. Je ne savais pas encore ce qu'il se passait, mais je savais que si je restais là sans bouger, j'allais finir comme elle. Alors je me suis repliée dans la forêt, en embarquant un petit groupe de demi-dieux encore jeunes avec moi. » Court silence. June redressa les tête et se pencha un peu plus en direction de son interlocuteur, laissant ressurgir toute la colère qu'elle ressentait à la surface; « Vous savez ce que ça fait de se terrer dans le noir comme une bête traquée? D'entendre des gamins pleurer sans pouvoir leur promettre que tout va aller bien? car non, tout ne va pas aller bien. » Son interlocuteur s'agita sur son fauteuil, mal à l'aise face à cette jeune femme qui semblait aussi intouchable qu'une statue de glace. « Non. » June lui adressa un sourire carnassier, lui rétorquant d'un ton sarcastique et moqueur qui en disait long sur ce qu'elle pensait de lui; « Non, bien sûr que non.  »Une nouvelle fois, la fille d'Arès ferma les yeux pour reprendre son calme. Pendant quelques secondes elle resta là, immobile, à tenter de calmer le tremblement rageur de ses poings. « On est resté là jusqu'au matin, on était tous encore en vie. On est retournés à la colonie où le nombre de morts à été donné. Quarante-cinq. Quarante-cinq vous vous rendez compte? Certains n'étaient que des gosses! » June prit sur elle pour ne pas exploser le fauteuil sur lequel elle était assise. Intérieurement, elle se promit de tuer le prochain ennemi sur sa route au lieu de lui laisser la vie sauve comme elle l'avait fait cette nuit-là.

03. •• Que pensiez-vous des mortels jusqu'alors ? Et maintenant ? (Votre personnage n'est pas au courant de l'existence du DLCEM, seulement de l'attaque armée par des mortels.) June haussa un sourcil, gardant le silence pendant un bon moment, fixant son interlocuteur dans les yeux. Finalement, elle ouvrit la bouche pour répondre; « Les mortels.. » Un sourire sans joie se dessina sur ses lèvres avant qu'elle ne se décide à continuer; « C'est à cause de mortels que je me suis retrouvée à l'orphelinat, alors autant vous dire que de base je ne les portais pas vraiment dans mon coeur. Mettre tout le monde dans le même sac? Jamais, mais j'avais un sale a priori sur eux. » « Et maintenant? » La jeune femme tapota l'accoudoir du fauteuil sur lequel elle était assise depuis quelques minutes avant de continuer; « Je me méfie encore plus. Ces gens qui nous ont attaqué, je ne sais pas ce qu'ils sont, je ne sais pas comment ils ont fait pour entrer chez nous mais tôt ou tard, leur sang coulera sur nos terres, je m'en assurerais personnellement. Il n'y aura aucun survivant parmi eux, c'est une promesse.  » Une colère sourde lui grondait aux oreilles, le sang battait à ses tempes et ses dents étaient tellement serrées qu'elle aurait pu les briser. La haine, ce sentiment avec lequel elle avait vécu toute sa vie. La haine, sa meilleure alliée.

04. •• Vous sentez-vous particulièrement en danger ou démuni face à cette menace invisible et inconnue ? « Il y a une chose que vous devriez retenir sur nous, les demi-dieux. » Lentement, la fille d'Arès se leva de son fauteuil pour s'approcher lentement de son interlocuteur, l'air froid et sombre. Son regard était glacial et sa posture raide. Elle se pencha en direction de l'homme et posa ses deux mains sur l'accoudoir du fauteuil de celui-ci, posant son regard sombre dans le sien. D'une voix menaçante, elle lui lança; « Le danger a toujours été omniprésent dans nos vies. Si vous demandiez à tous les demi-dieux de la colonie comment ils sont arrivé ici, la plupart (si ce n'est tous) vous répondrons qu'ils sont arrivés poursuivi par un ou des monstres, sauvés par un satyre la plupart du temps. » Se redressant, elle s'éloigna de quelque pas tout en continuant, lui tournant de ce fait le dos; « La survie, le combat, la danger; tout ça c'est dans nos gènes, on a appris à faire avec. » S'arrêtant sur le pas de la porte, June se tourna vers lui en répondant d'un air nonchalant et orgueilleux; « Alors ce ne sont pas des mortels avec des armes à feu qui vont m'effrayer, j'ai déjà affronté pire. Bien pire que ça. » Sur ces mots, la jeune femme quitta la pièce. Elle en avait déjà trop dit.

À PROPOS DU JOUEUR.
PSEUDO/PRÉNOM •• Brumy/Elise. ÂGE •• 15 ans. COMMENT AS-TU CONNU MALUM DISCORDIAE •• une amie m'a montré le lien sur Skype (mais elle est pas sur le forum huhu). COMMENT TROUVES-TU LE FORUM •• il est super cool. AVATAR •• Alycia Debnam Carey. UN DERNIER MOT •• zèbre.




Dernière édition par June L-M. Summers le Mar 18 Aoû - 14:09, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: cold hearted (june)    Lun 17 Aoû - 22:02




We are the warriors.

THAT BUILT THIS TOWN.


☞ ENFANCE NORMALE?

June a grandi en Virginie, dans un joli petit pavillon, élégant et raffiné. Elle ne s'en souvient pas avec précision car ses souvenirs sont flous, mais de temps à autre elle arrive à se remémorer la couleur des murs de sa chambre, son coffre à jouets plein à craquer, les aboiements d'un gros berger allemand et ses coups langues râpeux avant qu'elle ne se sente soulevée du sol par des bras fins. Après, elle arrive à se souvenir le temps de quelques instants de l'odeur du parfum de sa mère, Jane Summers, qui la serrait avec force et douceur à la fois contre son torse, dans une étreinte d'affection et de protection mêlées. C'est tout ce dont elle se souvient avant qu'elle ne se remémore ce jour funeste, ce jour où on est venu la chercher à l'école pour lui dire que sa maman ne reviendrait pas, qu'elle était partie à cause de méchants. Sa mère était policière, et elle s'était interposée dans un stupide braquage de supermarché dans un quartier 'chaud' comme l'auraient dit certains. Il ne lui avait pas fallu quelques minutes avant qu'un des jeunes protagonistes ne lui tire dessus; elle était morte sur le coup, sans douleur, sans rien. Ce fut un véritable coup dur pour la petite qui n'avait pas d'autre famille qu'elle; pas de cousins, pas de tante, pas de grand-parents. La petite Lisa-Marie ne comprit pas pourquoi on la plaça dans cet orphelinat, elle ne comprenait pas pourquoi on lui disait d'être sage, qu'on lui trouverait une nouvelle famille; elle ne voulait pas d'une nouvelle famille, elle voulait juste que sa maman revienne la chercher et la tire hors de ce bâtiment rempli d'enfants tristes, comme elle.
Elle n'aimait pas cet endroit.
C'était trop austère, trop strict. Et puis elle n'aimait pas les autres enfants; ils étaient idiots de croire qu'ils trouveraient une nouvelle famille pour venir les chercher. Personne ne viendrait les chercher, on les avait oublié, ils étaient les rejetés, ceux dont personne ne voulait. On leur faisait croire qu'on s'occupait d'eux, mais personne ne se souciait vraiment de leur bien-être!
Le fait que la petite June aie été diagnostiquée dyslexique et hyperactive devait repousser les couples qui venaient la voir; ils faisaient automatiquement demi-tour quand ils voyaient ce regard vide et éteint qui les fixait sans vraiment les voir. Elle, elle s'en fichait; elle ne voulait pas d'une nouvelle famille, elle voulait partir loin, s'échapper. Elle n'aimait pas les autres, et eux ne l'aimaient pas; ils disaient qu'elle était bizarre, méchante. C'était eux les méchants.
Son seul ami, le seul qui avait réussi à l'approcher sans qu'elle ne le repousse, c'était Zachary. Il était arrivé un jour avant elle, et il avait la même façon de voir les choses que Lisa-Marie; ils se sont liés très rapidement d'une amitié solide, faisant face à leur hyperactivité et à leur dyslexie tous les deux, main dans la main.

Comme je vous l'ai déjà dit plus haut, June n'aimait pas l'orphelinat; elle n'aimait pas les gens qui le dirigeaient, ils n'étaient pas gentils du tout. Enfin, en principe ils s'occupaient avec gentillesse des enfants, mais l'orpheline était devenue méfiante à l'égard de tout le monde et les avaient tous étiquetés comme méchants dans sa petite tête. Et la directrice de l'orphelinat.. elle était vraiment bizarre. Quand June et Zachary jouaient ensemble, elle avait l'impression de la voir sourire d'un air mauvais; cette vieille peau était toujours derrière eux à guetter le moindre faux pas de leur part pour les gronder. La petite détestait cette vieille dame avec ses yeux sombres et ses cheveux abîmés qu'elle cachait dans un foulard; de temps à autres, June avait même l'impression qu'elle avait des dent pointues.
Un jour, alors qu'elle était âgée de neuf ans, la petite jouait avec son ami Zachary dans la cours de l'orphelinat; ils s'amusaient avec un ballon et riaient (c'était le seul qui arrivait à lui arracher des rires). C'était une belle journée, le soleil brillait et les oiseaux chantaient; enfin bref le temps était propice à la rigolade. Les deux enfants s'amusaient dans leur coin sans se soucier des autres orphelins qui jouaient ensemble à chat. Ils avaient rapidement eu l'habitude de s'isoler tous les deux dans leur propre bulle quitte à délaisser les autres; leurs nombreux points communs dont leur troubles du comportement les avaient rapprochés jusqu'à ce qu'ils deviennent les meilleurs amis du monde. Aussi, ils faisaient tout pour repousser les familles pouvant potentiellement les adopter en se montrant méchants, malpolis et en faisant ressortir le plus possible leur hyperactivité; ils étaient prêts à tout pour rester ensemble.
Zachary envoya la balle à June, mais la petite brune ne réussit pas à la rattraper; l'objet rond roula jusqu'aux pieds de la directrice de l'orphelinat, Madame Sparckle et alla la percuter, la faisant vaciller légèrement.
Oups la situation commençait à devenir critique.
La femme (' la harpie' comme la surnommaient les deux enfants) se baissa pour ramasser la balle et s'approcha d'eux, lentement, dangereusement. Elle coula son regard sombre vers eux et eut un horrible sourire et leur tendit la balle pour marmonner d'un air mauvais et serein à la fois; « Les enfants, combien de fois je vous ai dit de ne pas jouer au ballon? » Sur ces mots, elle sortit un stylo de sa poche et creva la balle avec, lançant par la suite les lambeaux du ballon aux pieds des deux orphelins? Avec effronterie, la petite Lisa-Marie s'approcha pour lui cracher sur les pieds, devant se briser le cou pour fixer la femme dans les yeux; « Si l'orphelinat a des ballons c'est pour qu'on y joue non?! Sale sorcière. » Boum. La bombe venait d'être lâchée.
Inconsciente.
Idiote.
« Répète ce que tu viens de dire jeune fille? » La directrice était sereine, mais très énervée; à force d'observer les gens sans leur parler la gamine avait réussi à comprendre comment fonctionnaient leurs émotions. D'un air provocateur et rebelle, l'enfant s'approcha d'un pas; « Sale. » Puis elle se mit sur la pointe des pieds pour appuyer avec son indexe sur le nombril de la directrice; « Sorcière! » C'en fut trop pour le calme de la femme qui laissa voir qui elle était véritablement; la brume s'occupa de masquer la véritable forme de la directrice, mais Zachary et June purent voir ce qu'elle était vraiment; une harpie, comble de l'ironie. Son surnom lui seyait donc à merveille. La gamine recula d'un pas mais le monstre était très énervée après elle; elle l'envoya valser d'un coup de..jambe griffue.
C'était quoi ce truc? June savait que la directrice était un monstre mais à ce point...
Un peu sonnée, la petite brune ne se releva pas tout de suite mais elle fut sortie de ses pensées par la voix de Zachary qui venait d'accourir près d'elle et l'aidait à se relever en lui criant; « June! » Les deux enfants étaient là, à la merci de la harpie qui s'approchait d'eux. Un peu plus loin, les autres enfants continuaient de jouer joyeusement sans avoir l'air de voir la scène qui se passait juste à côté d'eux. « Pourquoi ils font rien?! » Ce n'était vraiment pas le moment de se poser ce genre de questions; June n'avait que neuf ans, certes, mais elle avait un instinct de survie assez développé; c'est l'unique raison pour laquelle elle tira son ami avec elle; « On s'en fiche, on va s'en loin. Zachary, viens! » Et ainsi ils partirent en courant, fuyant l'orphelinat pour de bon, poursuivis par une espèce de bestiole humanoïde avec des serres et des ailes.

Fuguer d'un orphelinat pour deux enfants âgés de seulement neuf ans n'avait rien de très simple; ils ne savaient même pas où aller, et avec la chose à leurs trousses ils ne pouvaient pas se permettre de s'arrêter. Il leur arrivait de demander de l'argent à des passants en se faisant passer pour des mendiants... de proposer à des personnes un peu d'aide pour porter leurs courses en échange de quelque pièces; ils étaient prêts à tout pour ne pas retourner à l'orphelinat. Les autorité locales n'avaient pas l'air d'avoir remarqué deux petits enfants traînant en ville mendiant de ci et de là, tant mieux d'ailleurs car ils auraient été capables de renvoyer.
Ils dormaient dans la rue; des fois une vieille femme du coin les prenait en pitié et les hébergeait pour la nuit mais ils ne restaient pas bien longtemps, il se passait toujours quelque chose de bizarre quand ils étaient dans les environs. Ils avaient peur que la femme les rattrape, ils étaient hantés par son visage hideux et ne comprenaient rien à ce qu'il leur était arrivé; étaient-ils fous? Était-ce une rêve?
Un jour, alors qu'ils allaient s'apprêter à dormir dans un vieil entrepôt abandonné en se couvrant de couvertures qu'ils avaient réussi à obtenir, Zachary et June sursautèrent et la gamine faillit assommer une petite fille blonde. Le garçon braqua leur nique lampe-torche en direction de la blonde et là, ils purent la voir plus distinctement. Comme eux, elle était sale et avait l'air fatiguée; son regard était vague, et d'un certain côté June se retrouva en cette gamine un peu plus jeune qu'eux. La brune laissa tomber son arme de fortune (un bout de bois) et demanda simplement;« T'es qui? » Méfiance; l'orpheline avait appris à ne plus accorder trop facilement sa confiance après tout ce à quoi ils avaient échappé dans leur fuite de l'orphelinat. La blonde eut un instant d'hésitation avant de répondre; « Emilia. » June jeta un regard à Zachary avant de répondre; « Moi c'est June, et lui c'est Zachary, mon meilleur ami. Tu veux rester avec nous? » Gentillesse, trop de gentillesse. « Viens on va rien te faire on est gentils! T'as faim? Il nous reste un bout de sandwich prends-le si tu veux. » Comme pour lui montrer qu'ils ne lui voulaient rien, le garçon prit le sandwich et s'approcha de la petite avant de le lui tendre; elle eut l'air d'hésiter avant d'accepter.
Ils passèrent donc la nuit tous les trois, pelotonnés les uns contre les autres, à se raconter leur histoire respective. La blondinette finit par leur montrer son sac et, sans parler, elle en sortit un petit paquet de nourriture qu'elle leur tendit; avec voracité, ils se jetèrent tous les trois dessus. C'est donc le ventre plein qu'ils s'endormirent, sous deux pauvres couvertures, grelottants, avec pour seule lumière une unique lampe torche.

Deux jours avaient passés depuis qu'Emilia était restée avec eux. C'était peut-être étrange à dire, mais ils étaient si rapidement devenus amis.. si peu de temps. Il faut dire que, quand on se rejoint dans la misère de la fugue, on se tisse vite des liens amicaux avec ses compagnons; et puis Emy était si gentille, elle était vraiment adorable! June s'était découvert un instinct protecteur qu'elle ne se connaissait pas...
Mais le Destin, avec un grand D, avait l'air de s'acharner sur le petit groupe. Cela faisait depuis plusieurs jours que Zachary et June n'avaient eu aucun signe du monstre qui les avait attaqués à l'orphelinat; quelle ne fut leur surprise quand ils la virent sortir de nulle part en poussant des cris stridents! Le premier réflexe de June fut de projeter Emilia loin, sous des poubelles là où elle serait cachée; elle n'eut cependant pas le temps de se protéger elle-même du coup que lui porta la harpie. Poussant un cri de douleur, la gamine se retrouva projetée contre un mur.
La tête lui tourna et il lui sembla entendre une voix inconnue, puis deux. « Va-t-en! LAISSE-LES! » Elle ne connaissait pas cette voix, pas du tout. Il lui sembla voir une silhouette avec des.. jambes tordues et des cornes bizarres: elle tenait une sorte de gourdin dans les main et venait de chasser la harpie d'un coup de gourdin bien placé; le monstre finit par fuir après s'être écroulée dans les poubelles où Emilia s'était cachée.
Quand elle vit la chose disparaître, June fut prise d'une poussée d'adrénaline.
Zachary était là, oui, mais où était Emily?
« Emy.. EMILIA! » Elle murmura, puis hurla le prénom de son amie. Chancelante, elle repoussa Zachary quand ce dernier tenta de l'empêcher de se relever. La brune était folle; où était passée sa petite protégée? Pourquoi ne lui répondait-elle pas?! La petite fit volte-face et se mit à courir vers le garçon avec des cornes sur la tête (elle ne s'en étonna même pas, après tout ils avaient été poursuivis pendant plusieurs jours par un monstre avec des plumes) pour lui demander s'il n'avait pas vu son amie. « J'ai pas vu de blonde moi. »  Zachary finit par intervenir, posant une main sur l'épaule de sa meilleure amie pour lui dire tout doucement; « Elle est peut-être partie... » Non, Emilia ne les aurait pas laissés ici, elle les aurait attendus.
Elle ne pouvait pas être partie, il n'y avait qu'une seule issue possible.
Leur amie était certainement morte, emportée par la bestiole dans sa fuite. Ou alors elle devait certainement avoir fui à temps; June préférait cette solution.

Le mec avec des cornes (il disait être un satyre mais la gamine continuait de l'appeler le mec avec des cornes) tenta de leur faire un bref topo sur la situation. Il leur parla de trucs bizarres; de dieux, de demi-dieux, de colonie et euh.. de pégase? C'en fut trop pour le binôme de gamins qui ne savait vraiment plus quoi penser de tout ce qu'ils avaient vécu ces derniers jours? Ils avaient fui de l'orphelinat sur un coup de tête (ce fut d'ailleurs compliqué d'en sortir sans qu'on ne les remarque mais leur instinct de survie avait tout fait), erré dans les rues comme des mendiants. Et ce mec disait qu'il allait les emmener dans un endroit où ils n'auraient plus à se soucier de rien? June était méfiante; ses aventures l'avaient rendue plus méfiante à l'égard des étrangers là où Zachary accordait sa confiance trop facilement.
C'était trop simple.
Comme s'il sentait sa méfiance, le mec avec des cornes siffla d'un seul coup strident. Quelques secondes plus tard, une ombre plana au-dessus d'eux pour se poser juste à côté de leur sauver; attendez c'était bien un pégase qui venait de se poser juste à côté du satyre?! « C'est pas possible.... » Impossible, elle devait rêver; ce n'était pas possible, ce magnifique pégase noir qui se tenait devant eux devait être un mirage, un rêve.. « Waaaaaw.... » Zachary semblait tout aussi ébloui qu'elle. A la vue de ce superbe équidé ailé, la demi-déesse (car si elle avait tout compris au speech du mec avec des cornes c'était ce qu'ils devaient être tous les deux) sentit toute la méfiance qu'elle éprouvait s'en aller. Ils restaient des enfants, et des enfants, même rendus méfiants par des mauvais expériences de la vie, restaient des êtres naïfs dans le fond; se les mettre dans la poche était simple comme bonjour.
Le mec avec des cornes fut donc le premier à monter sur le satyre, ensuite vinrent à sa suite Zachary, puis June. Elle ne savait pas si le pégase pourrait supporter le poids de trois personnes mais elle et Zachary étaient légers comme des plumes à cause du poids qu'ils avaient perdus dans ces derniers jours: et puis, mine de rien, elle avait hâte d'arriver à cette fameuse colonie pour prendre une douche parce qu'elle et son amie puaient la charogne morte.
Yeurk.
A vrai dire, la petite June ne savait pas vraiment à quoi s'attendre une fois arrivés tous les trois sur les lieux; y avait-il beaucoup d'autres gens comme eux? Et comment saurait-elle qui était son parent dieu? Aurait-elle des frères et soeurs? Elle se posait tellement de question, enfin d'un côté c'était très certainement normal mais elle ne savait vraiment pas quoi penser de cet endroit, pas sans l'avoir vu.

☞ VIE A LA COLONIE.

Quand ils arrivèrent à la colonie, June se referma automatiquement, restant près de Zachary. Elle était certes contente, soulagée de voir un endroit près à la accueillir, eux pauvres orphelins oubliés du monde extérieur; mais elle n'en était pas moins méfiante. Tous ces sourires, ces rires, ces visages bienveillants: c'était trop suspect, ça devait bien cacher quelque chose non?! Zachary, lui, se plut de suite à la colonie; il fallait croire qu'il venait de trouver sa nouvelle maison. June aussi, bien sûr, mais il allait falloir qu'elle s'habitue à tout ça; ça changeait beaucoup de l'orphelinat.
On leur donna à tous les deux quelques vêtements et un fils d'Hermès (enfin c'est ce qu'il leur avait dit) avait été chargé de leur montrer le bungalow où ils dormiraient.
La demi-déesse fraîchement arrivée trouvait bizarre de se dire que chaque personne qu'elle croisait ici avec un parent dieu; ça semblait si irréel si.. impensable. Au fur et à mesure que les minutes passait la gamine résistait à l'envie de se pincer jusqu'au sang pour voir si elle ne rêvait pas, si elle tait bien éveillée.
Attendez, était-ce bien une épée qui pendait à la ceinture de ce groupes de gamines un peu plus âgées qu'elle?
C'était quoi ce monde de barjes.
Et pourquoi est-ce qu'il y avait des fauves en liberté? C'était un griffon ce truc qui volait dans le ciel?
Pourquoi.
Un mec.
Avait des jambes de cheval?
C'en était trop pour la gamine, trop d'informations à digérer.
D'après ce que leur dit le garçon, tant qu'ils ne sauraient pas qui était leur parent divin ils dormiraient dans le bungalow d'Hermès; combien de temps June et Zachary devraient dormir dans ce bâtiment complètement blindé et d'où s'échappait tout ce bruit? Un vrai souk!
A contrecœur, la gamine suivit Zachary et le fils d'Hermès à l'intérieur et en ressortit avec précipitation quand on leur annonça que quelqu'un d'autre allait leur faire visiter le camp.
Elle voulait tout voir, tout connaître, voir tous ces paysages dont elle entendait parler dans les discussion autour d'elle. Une écurie? Une armurerie? Un lac? Une forêt? Des champs de fraises? Elle voulait tous les voir! C'était la première fois depuis longtemps que la brune se montrait heureuse à l'idée de quelque chose.
Il fallait croire que cette colonie faisait des miracles.

Zachary avait été reconnu le soir même par Hermès, le dieu des voleurs; le côté positif à tout ça c'était qu'ils resteraient tous les deux dans le même bungalow. Certains pensionnaires la consolèrent en lui disant que les dieux ne reconnaissaient pas forcément leurs enfant le jour de leur arrivée; certains pas forcément gentils lui disaient que, des fois, les dieux ne reconnaissaient jamais leurs enfants. Au fond d'elle-même, June ne se faisait pas de faux espoirs et se préparait déjà à être oubliée, comme toujours.
Et si son père ne se manifestait jamais? Et si elle passait toute sa vie sans savoir qui l'avait engendrée?
Ce serait trop injuste.
Mais la vie était cruelle, après tout. Elle l'avait appris à ses dépends, le jour où sa mère avait perdu la vie à cause de cette bande de jeunes inconscients de la valeur d'une vie humaine. A cause d'eux, elle s'était retrouvée dans cet orphelinat, sans famille, sans personne pour l'aimer ou lui donner un semblant d'affection. Elle n'avait eut que Zachary, et encore depuis leur arrivée à la colonie ils s'étaient un peu éloignés même si le soir dans le bungalow ils parlaient jusqu'au couvre-feu.
En attendant, elle se plaisait quand même beaucoup à la colonie. Tout ça changeait de l'orphelinat (après tout qui offrait des armes à des gosses....) et en fouillant un peu partout où elle passait, elle était tombée sur un truc vachement cool dans l'armurerie. Une sorte de bague noire, et à chaque fois qu'elle la lançait elle devenait une épée; on lui avait dit que c'était trop lourd pour elle, mais curieusement elle se débrouillait très bien.
Un jour, alors qu'elle était âgée de 11 ans (cela faisait donc deux ans qu'elle était à la colonie) June était en train de s'entraîner avec une nouvelle recrue. Elle s'était rapidement forgée une réputation de petite teigne solitaire qui se débrouillait bien à l'épée (malgré son jeune âge) et cet imbécile avait cru qu'il pourrait la battre seulement parce qu'il était plus grand qu'elle. Quel imbécile. En quelques minutes seulement elle lui avait fait bouffer la poussière après l'avoir littéralement assommé du plat de son épée. Mais au lieu du silence habituel qui régnait quand on l'observait, June n'entendit que des murmures. Que se passait-il? Quand elle vit tous les regards posés au-dessus d'elle, la petite brune se décida à lever la tête à son tour; quelle ne fut sa surprise quand elle vit le vautour qui tournait en rond au-dessus d'elle, en sifflant de sa voix rauque et morbide. Ce n'était pas un simple vautour; c'était un signe de son père qui la revendiquait devant tout le monde. Le charognard finit par se poser au sol, face à June, et la fixa pendant quelques secondes dans les yeux. Les pupilles de l'animal ailé étaient rouges sangs et semblaient enflammés; cela mit très mal à l'aise la demi-déesse. Avant de s'envoler à nouveau, l'oiseau se tourna en direction des autres grecs et la fixa de son regard sanguin, puis il s'en alla. Personne ne dit un mot.


La jeune June, fille d'Arès, s'installa donc au bungalow des enfants du dieu de la guerre et de la destruction. Elle continuait à s'entraîner ne trouvant rien d'autre de mieux à faire de ses journées; n'ayant aucune famille où aller elle était une pensionnaire permanente au camp avec quelques autres, elle voyait toutes les nouvelles têtes arriver et défiler; des fois il lui semblait entendre les personnes en charge de faire visiter la colonie aux nouveaux de l'éviter elle, à cause de son caractère exécrable.
Amusant.
Un jour, la brune s'entraînait avec un de ses frères à l'épée. Alors que ce dernier allait se jeter sur elle, elle fit un geste de la main et l'arme de son adversaire vola au loin. Ils restèrent tous les deux longuement immobiles à fixer la main de la jeune fille âgée alors de treize ans. C'était effrayant.
Bizarre, mais ça pouvait se révéler utile.. si elle apprenait à s'en servir.
Ce fut donc sa nouvelle occupation; tenter de découvrir de quoi elle était capable de faire. Certains demi-dieux lui apprirent que son don était l'armokinésie, un pouvoir qui pouvait se révéler autant offensif que défensif si on savait l'utiliser à bon escient. Bien, parfait, c'était exactement ce qu'il lui fallait.
Bien sûr, ce dont n'était pas quelque chose de facile à maîtriser, il se manifestait surtout sous le coup d'émotions fortes, jamais quand elle le voulait. Heureusement, elle n'avait pas grand chose à faire de ses journées (si on omettait les entraînements réguliers) alors passer plusieurs heures de suite à tenter de faire voler un petit poignard ne la gênait pas plus que ça.

Mais bien sûr, tout ne pouvait pas rester calme dans le monde mythologique, noon ça aurait été trop demander. Un beau jour, ils finirent par entrer en guerre contre Cronos et ses partisans, bien évidemment. June d'ordinaire méfiante l'était devenue encore plus en apprenant qu'il y avait un espion parmi eux; si habituellement elle ne parlait qu'à Zachary et quelques personnes, elle ne parlait dorénavant qu'à son meilleur ami, signe de son anxiété. Une guerre allait leur tomber dessus, elle en était sûre.
Sa déduction fut bonne car il y eut ensuite la bataille de Manhattan; les partisans avaient réussi à faire revenir Cronos dans le but de renverser les dieux de l'Olympe.
Des idiots.
Lors de cette fameuse bataille, son meilleur ami, Zachary, mourut sous le coup d'épée d'un partisan qu'ils avaient autrefois connu à la colonie; la jeune fille eut l'impression qu'on lui arrachait le cœur à main nue et qu'on lui donnait des coups de couteaux.
Encore.
Encore.
Encore et encore.
Un long hurlement de haine pure s'était échappé de sa gorge quand elle avait vu l'épée s'enfoncer dans le ventre de son ami de toujours. Sous le coup de la peine immense, son pouvoir se manifesta; l'épée de l'ennemi s'arracher de ses mains et lui transperça le ventre, comme portée par un soldat invisible.
Chancelante, les larmes coulant sur ses joues, la fille d'Arès s'était laissée tomber à côté du corps de son meilleur ami à l'agonie? Il souriait cet imbécile, oh oui il souriait alors qu'il était en train de mourir à petit feu. Faisant fi de la bataille qui rageait tout autour d'eux, elle s'était penchée au-dessus de lui et l'avait gardé dans ses bras jusqu'à ce qu'il pousse son dernier soupir.
Avec délicatesse, elle avait fermé ses paupières avant de se saisir de son épée qui était tombée à ses côtés; elle jeta un dernier regard au cadavre de son ami avant de lever son épée vers le ciel, de pousser un hurlement de rage et de courir dans la mêlée de combattant, se jetant à corps perdu dans la bataille.
Comme tout le monde s'y attendait, Cronos ne réussit pas à vaincre les dieux; les grecs réussirent de leur côté à repousser les partisans non sans subir de nombreuses pertes. June se sentait vide, seule. Zachary était tout ce qu'il lui restait, son seul ami en quelque sorte, son meilleur ami même. Il était parti, la laissant seule dans ce camp où elle ne supportait presque personne.
Elle se fit dès lors la promesse de venger sa mémoire, de tout faire pour que les partisans ne reviennent jamais.
On fête la victoire, mais la jeune fille n'avait pas le coeur à faire la fête avec la mort de son ami toute récente encore dans son esprit. C'était une cicatrice qui mettrait du temps à disparaître. Faire le deuil de la mort de Zachary fut long et compliqué, mais la fille d'Arès réussit à passer outre tout ça. Elle était une guerrière, elle était forte, elle pouvait le faire. Elle ferait perdurer sa mémoire, elle le vengerait, elle ferait tout pour que jamais plus les partisans ne reviennent.

☞ APRÈS LA BATAILLE DE MANHATTAN.

Dire que June avait repris du poil de la bête tout de suite après la mort de son meilleur ami était faux. En apparence, elle était restée impassible; mais intérieurement, c'était son petit monde qui avait été détruit. Zachary était mort bordel! Elle n'arrivait pas à y croire, c'était trop dur. Trop injuste. Pourquoi tous ceux auxquels elle tenait mourraient? Pourquoi fallait-il toujours que ce soit ses proches qui la quittent? Sa mère, Emilia, Zachary... peut-être que c'était un signe. Un signe qui prouvait qu'elle n'était pas faite pour aimer, pour avoir des amis et des proches. Tous étaient d'accord pour dire une chose à propos de la fille d'Arès; la mort du fils d'Hermès l'avait rendue encore plus réservée et froide. Il était maintenant rare de l'entendre prononcer plus d'un mot à monosyllabe. La solitude et le silence allaient devenir ses meilleurs amis maintenant; elle allait se laisser aller complètement à ce qu'elle avait toujours été au fond. Un coeur de glace, une muraille infranchissable la sépara alors du reste des autres. Elle ne voulait plus s'attacher. Elle ne voulait plus aimer... ça faisait trop mal.
Quand l'existence des demi-dieux romains fut révélée, June ne broncha pas. Elle avait vécu trop longtemps dans ce monde de fou pour penser que quoi que ce soit soit impossible. Il y avait des demi-dieux grecs alors pourquoi pas des romains! La prochaine étape ce serait des égyptiens? Des enfants de dieux nordiques?
Avec le temps, June finit par se rouvrir un peu aux autres. Pas au point de les laisser prendre une place trop importante dans sa vie, mais elle les laisser s'approcher d'elle. Elle restait toujours quelqu'un d'assez froid et distant, c'était dans sa nature, mais elle avait fini par arrêter de se comporter comme une vraie statue de glace. Elle avait finit par se rendre compte que ne rien ressentir, repousser l'inévitable et se couper des autres était impossible. La réalité vous rattrapait toujours. Cruellement. Vicieusement. Systématiquement.

Après tout ça, June pensait que tout serait fini. Qu'ils pourraient enfin avoir une ère de paix mais non, Gaïa voulait absolument se réveiller. Bon sang mais personne ne pouvait définitivement rester mort dans ce foutu monde mythologique? Enfin, bien sûr ils finirent par réussir à se débarrasser d'elle (en s'unissant avec les romains après avoir manqué de se battre contre ces derniers mais c'était une longue histoire). Se débarrasser de la Terre Mère? Pendant un long moment la fille d'Arès avait pensé ça impossible, mais elle avait eu tort. Il y avait toujours un moyen de vaincre.
La longue période de calme et de tranquillité qui suivit la disparition de la grande Gaïa fut un soulagement pour tous. Ils avaient subi beaucoup de pertes et avaient besoin d'un moment pour se ressourcer, pour souffler un peu. Les batailles contre Cronos et Gaïa avaient été très peu espacées après tout, ils étaient complètement vidés. Totalement HS, out, KO.

Mais il fallait bien que les problèmes les rattrapent un jour. June avait pris l'habitude de ne dormir que d'une seule oreille, alors quand elle avait entendu les premiers bruits signe que quelque chose ne tournait pas rond, elle avait bondi hors de son lit, réveillé ses frères et soeurs et étaient sortie en trombe de son bungalow, épée en main, pieds nus et en pyjama noir. Elle ne savait pas qui étaient ces gens, mais elle ne les laisserait pas l'approcher elle ou tous ceux qui étaient autour d'elle, comme ce petit groupe de gamins. Ils tremblaient tous, et malgré cette froideur qu'elle voulait absolument laisser paraître sur son visage, elle avait eu l'air douce et gentille pour une fois. C'était la première fois que son masque se brisait; elle allait protéger ces quelques enfants. Elle savait que ces personnes tuaient des leurs; elle avait vu des corps sans vie pendant qu'elle errait dans le camp son épée levée devant elle.
Vous voulez savoir ce qu'elle a fait?
Elle a pris ces quelques enfants avec elle et les a cachés dans la forêt, puis elle est restée éveillée toute la nuit. Plus personne ne mourrait devant elle. Elle s'était promis de ne plus laisser qui que ce soit mourir devant ses yeux impuissants. Pas une fois elle ne ferma les yeux, et cela leur sauva la vie car elle vit une silhouette s'approcher d'eux.
Sans aucune cérémonie, elle fit valser l'arme à feu de l'ennemi d'un geste de la main, usant de son pouvoir d'armokinésie. Personne ne toucherait à ces mômes. Personne ne la toucherait. Elle était une survivante.
Par la suite, elle ne sut pas ce qu'il se passa. Elle se laissa juste guider par son propre corps. Elle bondit sur la femme (car c'était une femme) et lui retira ses lunettes de vision nocturne et plongea son regard dans le sien. Ses yeux bleus devinrent d'acier, et elle se sentit.. étrange. Elle avait l'impression d'être différente.. d'être plus.. intimidante. Aussi sûre d'elle qu'elle ne l'avait jamais été, June plongea son regard dans le sien et siffla: « Dégagez! » Sa voix était différente. Aussi menaçante qu'elle ne l'avait jamais été, dangereuse, cruelle, froide. La jeune femme avait l'impression d'être entourée d'un aura qui la galvanisait et lui donnait une sorte de charisme qui la rendait presque effrayante. Ecrasante c'était ça le mot.
Sans aucune délicatesse, la fille d'Arès attrapa le col de la femme et la souleva pour soutenir son regard jusqu'à ce que cette dernière détourner les yeux. Quand ce fut fait, elle la balança au sol et la regarda prendre ses jambes à son cou, en se demandant quelle était cette chose qui venait juste de se produire. Un nouveau pouvoir? Voilà qui était intéressant. Mais le plus important, c'était de découvrir comment ces gens étaient entrés ici.
Le lendemain, quand June fut sûre que tout était calme et rentré dans l'ordre, elle retourna à la colonie avec le petit groupe d'enfants. Ils devaient tous avoir entre dix et treize ans, c'était trop jeune pour voir tout ça.
On compta les pertes, et la brune fut choquée de découvrir que le nombre de morte était de quarante-cinq. Quarante-cinq, c'était juste énorme.
Un grognement s'échappa des lèvres de la jeune femme, et elle serra les poings jusqu'à enfoncer ses ongles dans sa paume si profondément qu'elle put sentir quelques gouttes couler. Aux regards qu'on lui lançant, et au vu des quelques personnes qui reculaient ou semblaient paralysés en la voyant, elle sut qu'il allait falloir qu'elle apprenne à contrôler sa nouvelle.. capacité dirons-nous, car elle pouvait se montrer très utile.
La colère qu'elle gardait au fond d'elle et tassait depuis des années refit surface, et elle se promit qu'ils vengeraient leurs morts. Tous. D'abord ils lui arrachaient sa mère, maintenant ils essayaient de lui arracher sa maison?
Ces foutus mortels allaient payer.




Dernière édition par June L-M. Summers le Lun 17 Aoû - 23:51, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: cold hearted (june)    Lun 17 Aoû - 22:06

Oh la jolie Alycia
Bienvenue sur le forum, bon courage pour ta fiche, et si tu as des questions n'hésite pas !

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MessageSujet: Re: cold hearted (june)    Lun 17 Aoû - 22:18

Oh, j'aime le choix de pseudo et d'avatar.
Bienvenue parmi nous, et bon courage pour cette fichette qui s'annonce super intéressante ! bril N'hésite pas à nous contacter, à Loïs et moi, si tu as des questions !
J'ai hâte de lire la suite. bril

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MessageSujet: Re: cold hearted (june)    Lun 17 Aoû - 22:58

Merci beaucoup vous deux!
Je devrais bientôt avoir terminé tout ça
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MessageSujet: Re: cold hearted (june)    Mar 18 Aoû - 18:24




Bienvenue June

tu es des nôtres !


Sois la bienvenue sur Malum Discordiae, June L-M. Summers ! Te voilà donc validée ! Ta fiche était vraiment bien, j'ai beaucoup aimé la manière dont on voit évoluer ton personnage au fil des ans. Le coup de la fille un peu perdu au début, à son arrivée à la colonie, puis l'adaptation, la nouvelle concernant son parent divin ** Je suis ravie de voir que tu as inclue la bataille de Manhattan dans ton histoire, et qu'elle soit très importante dans l'histoire de ton personne vis-à-vis du personnage de Zachary (je l'aimais bien moi, tu l'aurais pas tué, je l'aurais bien vu en scénario ) Et le passages sur l'attaque de la dlcem était pas mal non plus ♥️ Bref, je suis ravie de voir une nouvelle grecque arriver, bienvenue une nouvelle fois !

Maintenant que tu fais partie des nôtres, voici ce que tu en dois surtout pas oublier Si ton personnage est un sang-mêlé, rendez vous juste et enfin, ici. Si ton personnage fait partis de la dlcem, rendez vous juste . Pour recenser le travail de ton personnage, c'est juste .

Ensuite n'oublie pas d'ouvrir ta fiche de liens à cet endroit et ta fiche de sujets juste là. N'oublie pas de remplir ton profil, c'est toujours plus agréable pour les gens avec qui tu rp !

Enfin, si t'as une question, une suggestion, une demande, n'importe quoi, ou même si t'as juste envie de causer, n'hésite pas à t'adresser à Tristan E. Langley ou bien Loïs I. Clinton. Tes administrateurs qui sont là pour toi !


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MessageSujet: Re: cold hearted (june)    Mar 18 Aoû - 18:40

Merci beaucoup
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MessageSujet: Re: cold hearted (june)    

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