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 No pain, no gain (Cole)

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MessageSujet: No pain, no gain (Cole)   Mer 26 Aoû - 9:15




Cole Raeghan Hogan

No pain, no gain

NOM •• Hogan, nom de jeune fille de sa mère, il a pensé à changer pendant un temps, mais a finalement accepté ce nom. PRÉNOM(S) •• Cole Raeghan. Il ne sait pas d'où vient le deuxième, sans doute une folie de sa mère. Il faut être dingue pour aimer Aeolus de toute manière ... SURNOM(S) •• Juste Co', rien d'autre.  ÂGE •• 24 ans DATE ET LIEU DE NAISSANCE •• 13 mai à Topeka, capitale du Kensas NATIONALITÉ •• Américaine de sa mère, romain de son père.ORIGINES •• Américaines et romaines OCCUPATION •• S'entrainer d'abord, pas parce qu'il veut faire honneur à la légion, mais plus pour faire passer sa tendance à la violence. Il essaie de varier les entrainements pour ne pas tomber dans la routine. Sinon, il fait beaucoup de recherches sur le corps humain et la création de l'homme à travers les cultures. (Et fumer. Beaucoup. En cherchant de nouveaux tatouages) ORIENTATION SEXUELLE •• Homosexuel STATUT CIVIL •• Célibataire PARENT DIVIN •• Aeolus, dieu du vent (celui qui a un grain) POUVOIR(S) •• mimétisme vent (il peut se transformer partiellement ou totalement en vent. Plus la durée de la transformation et la surface de son corps à transformer sera grande, plus il lui faudra d'énergie), contrôle des vents (comme le nom l'indique, il peut contrôler les vents, leur donner une direction et avec beaucoup d'énergie les intensifier ou faire le contraire dans la limite du possible : il ne peut le faire sur des vents de tempête par exemple.) ARME FÉTICHE •• Un poignard en Or impérial. Les épées, ce n'est pas son fort ... DÉFAUT FATAL •• Sa peur de l'ennui le poussera à tout, peut-être même au pire s'il sent qu'il s'enfonce dans une routine dont il n'arrive pas à se libérer ... Il associe ennui et folie alors il ne réfléchit pas trop aux conséquences de ses actes. AU CAMP JUPITER DEPUIS •• 8 ans, il attend de finir son service pour quitter le Camp NUMÉRO DE COHORTE •• 3ème cohorte
CARACTÈRE •• On peut distinguer la partie « vraie» de Cole et la partie « fausse » distinctement. Il n’a pas de demie-mesure. Il se montre charmant, doux, attentionné, amical et blagueur. Ça c’est ce qu’il donne à voir à 90% des gens. C’est la surface, ce qu’il n’est pas en fait. Il n’est pas charmant, il est sarcastique, j’m’en foutiste, asocial sur les bords. Il n’est pas doux, loin de là, il est violent et destructeur, il aime casser pour se dire que lui est vivant. Il n’est pas attentionné, il est exigeant, dur, presque méchant quand il voit que quelqu’un n’arrive pas à avoir quelque chose qu’il veut. Il n’est pas blagueur ou plutôt si, il l’est, mais d’un humour noir, moqueur, blasé. Il bouillonne intérieurement pendant longtemps sous sa façade de faux-semblants et explose ensuite dans des crises de colère violentes et souvent douloureuses, seul. Cole est un humain lunatique qui passera de la joie à la colère pure, de l’agacement à la curiosité sans lien apparent. Certains le disent dingue quand on peut apercevoir ce qu’il est vraiment et peut-être qu’au fond ils n’ont pas tort. Cole a peur de la folie, mais encore plus de l’ennui. Il s’ennuie terriblement alors il cherche des choses nouvelles, belles ou laides, bonnes ou douloureuses. Il se cherche aussi, ses limites, qui il est. Il est fataliste, pessimiste, presque mauvais. Quand on regarde au-delà, on voit quelqu’un qui ne refuse pas d’aimer. Il peut aimer, il ne demande même que ça, aimer passionnément, violemment, c’est même comme ça qu’il le fait, à fond, pas autrement. Il n’est pas méchant, il peut même se montrer calme, faire des efforts monumentaux pour les gens qu’il aime, se remettre en question (bien qu’il redevienne toujours ce qu’il est réellement). Il est fidèle, ça on ne peut le nier, il s’assume totalement, sa sexualité comme ses tatouages. La seule chose qu’il fuit c’est l’ennui et certains passages de son passé.


QUELQUES ANECDOTES SUR TON PERSONNAGE.
01. Il a commencé ses tatouages dès qu’il a arrêté de grandir 02. Il adore se faire tatouer 03. Il a du mal à montrer qui il est vraiment 04. Il a une peur obsédante de l’ennui 05. Il ne vaut mieux pas lui parler de son penchant lunatique, il le prend très mal 06. Il est prêt à tout pour ne pas devenir fou 07. Il aime les gâteaux à la fraise et au chocolat 08. C’est un accro au tabac et uniquement au tabac 09. Il aime les vieilles chansons de rock, déteste le jazz 10. Il a une fascination presque perverse pour le corps humain 11. Il veut fuir la Nouvelle-Rome dès que possible 12. Il n’aime pas sa vie et rêve souvent de celles des autres 13. Fils d’Aeolus assumé, mais caché sous des faux semblants perpétuels 14. Il a longtemps utilisé ses pouvoirs de manières perverses et méchantes 15. Il ne veut pas se poser sentimentalement parlant, incapable d’être stable dans ses émotions 16. Il aime se faire mal (mais n’aime pas la douleur) pour se dire qu’il est vivant 17. Il prend tout ce qui le sort de la routine 18. Il aime faire croire qu’il aime aussi les femmes, pour une raison que lui-même ignore

NOM DU GROUPE.
01. •• Que pensez-vous des dieux ? Et des grecs ? Cole n’en pense rien des dieux … Ce sont des êtres qui ont largement prouvé leur égoïsme, leur incapacité à s’occuper de leur gosse (et avec papa Éole, il n’est pas gâté) et leurs multiples défauts, mais il a appris à ériger une barrière solide de recul qui l’empêche d’éprouver de la haine, de la déception ou de la colère envers eux. Il n’attend plus rien d’eux, il s’abstient de tout sentiment à leur égard pour ne pas être comme tous ces gens, bouffés par la haine ou la colère qui les empêchent de vivre.
Quant aux grecs, il les aime parce que ce sont des gens qui peuvent lui faire découvrir des choses qu’il ne connait pas. Bien sûr, il y a des appréhensions de l’inconnu, mais il la surmonte avec son habituel peur de l’ennui.

02. •• Que faisiez-vous et où étiez-vous la nuit de l'intrusion de la bande armée de mortels au sein du Camp ? Il était parti fumer sur le toit du bâtiment où il était censé dormir pour être frais, dispo et ragaillardi le lendemain. Censé parce que l'envie de nicotine était devenue trop forte et il avait cédé comme toujours à ce qui était devenu sa drogue pour s'en fumer une à l'air libre, là où il avait moins de chance de se faire prendre. Il avait entendu les coups de feu et était descendu presque aussitôt, sans réfléchir au danger possible pour être attaqué par l'odeur entêtante du sang. Les gens qui ont fait ça, il ne les a pas vus, il était bien trop occupé à essayer de soigner les blessés pour sortir. Les soigner, lui un fils d’Éole ? Il a été misérable ce soir-là, et même s'il n'aime pas la Nouvelle-Rome, il n'apprécie pas qu'on tue innocemment ses camarades. Il a des remords à ne pas avoir pu sauver certains d'entre eux. Il les cache comme tout ce qui est chez lui, mais ça le bouffe ça aussi.

03. •• Que pensiez-vous des mortels jusqu'alors ? Et maintenant ? (Votre personnage n'est pas au courant de l'existence du DLCEM, seulement de l'attaque armée par des mortels.) Les mortels ? Il se souvient très bien de son enfance, mais plus encore de ses longues minutes, heures, journées à attendre que la cloche sonne pour pouvoir enfin échapper à l'ennui qui le rongeait sur les bancs de l'école. Il n'aime pas les mortels, il les associe à un ennui qui le dévore et qui le rend dingue, il les évite le plus possible. Et pourtant, il a envie de les rejoindre puisqu'il veut fuir la Nouvelle-Rome dès que possible. Il se dit que dans le tas, il doit bien en avoir qui sont divertissants. Maintenant, son avis n'a pas changé, il pense que c'est comme tous les demi-dieux, on ne peut pas classer tous les mortels dans la même catégorie après tout ... Mais avouons le (parce qu'il ne se l'avoue pas à lui-même) il a peur de ce que les mortels sont capables de faire avec leurs armes de tir bien plus rapides et puissantes que leurs ridicules épées ou poignards qui font presque office de jouets en comparaison.

04. •• Vous sentez-vous particulièrement en danger ou démuni face à cette menace invisible et inconnue ? Démuni, oui, sans aucun doute. Il fait le brave, rigole quand on aborde le sujet, repense intérieurement à la vue des corps et évite de trop creuser la question. Il se sent aussi impuissant que cette fameuse nuit. Il n’a pas envie de l’être, il ne veut pas être un petit faible qui se fait avoir par une bande de tueurs, qui se laisser à abattre. Il n’a pas peur, il est aussi inconscient qu’à son habitude, mais il ne veut pas revivre ce qu’il a vécu. Venant de Cole, l'impuissance sera sans doute toujours pire que la mort …

À PROPOS DU JOUEUR.
PSEUDO/PRÉNOM •• // ÂGE •• 16 ans COMMENT AS-TU CONNU MALUM DISCORDIAE •• June, Théa, Riley, toussa COMMENT TROUVES-TU LE FORUM •• Il est super yeah  AVATAR •• Stephen James UN DERNIER MOT •• Chocolat  




Dernière édition par Cole R. Hogan le Ven 28 Aoû - 10:32, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: No pain, no gain (Cole)   Mer 26 Aoû - 9:15




Titre.

Sous-titre.


☞ TITRE.

- Cole Hogan, tu vas me rendre dingue !
Le petit garçon haussa ostensiblement les épaules, montrant à quel point il s'en foutait. Sa mère soupira, se passa une main dans ses cheveux blonds en bataille et se renfrogna. Ce gamin était tout simplement horrible. Neuf ans qu'elle le supportait. Neuf ans qu'elle devait nourrir, blanchir, loger, éduquer ce diable. Lunatique, insolent, impulsif, il enchaînait les écoles sans jamais parvenir à se fixer. La jeune femme en avait marre de lui, de ses changements d'humeur, de ses caprices de gamin ... Elle avait aimé son père et ce dernier l'avait abandonné avec ce gosse ... C'était tout ce qu'elle avait après tant d'années d'amour fidèle et passionné … Il avait été parfait cet homme qui lui avait donné un enfant non désiré ! Tout ce qu'elle avait toujours souhaité, le mari idéal à son sens, bien qu'il n'ai jamais accepté le mariage, sans raison valable … Sa famille n'avait pas été de cet avis, à tel point que la rupture complète et définitive avec cette dernière n'avait pas pu être évitée … Elle était seule depuis neuf ans avec Cole. Elle ne voulait pas de lui, n'avait jamais voulu de lui. Il venait de rentrer en annonçant qu'une fois de plus, il avait été viré. Le motif cette fois-ci ? Il avait déclenché l'alarme incendie pour la deuxième fois cette semaine. Pourquoi ? « Parce que je m'ennuyais ». La réponse du petit avait été laconique, prononcée comme si c'était une évidence … Ce gamin n'était pas normal. Hyperactif et dyslexique ou pas, il n’était pas normal. Pas plus que son père. Mais elle n’aimait pas Cole, père ou pas père. A ses dix ans, elle l’expédierait dans une école de redressement pour jeunes difficiles. Et s’il ne rentrait pas dans les critères, elle ferait en sorte qu’il le fasse. Hors de question de le supporter une année de plus.


Un an qu’il était là, dans cet établissement qu’il détestait. Un an qu’il avait appris à ne surtout pas afficher ce qu’il pensait. Parce que cela voulait dire montrer ce qu’il ressentait. Montrer qu’il était … « lunatique » (il n’aimait pas ce mot, on aurait dit une tare, une maladie, quelque chose de mauvais). Et se faire rembarrer, mater. Cole se sentait comme au bord d’un gouffre dont il ne verrait pas le fond, complètement perdu. Il ne se sentait pas bien du tout, du matin au soir, depuis un an. Depuis onze ans en fait, depuis qu’il avait pu s’apercevoir qu’il n’aimait pas cette vie, qu’il voulait celle du petit garçon blond qui était à côté de lui sur le banc de l’école primaire. Ou la petite rousse derrière lui dans la queue de la cantine. Ou même dans celle du petit souffre-douleur du camp de redressement. Même ça, ça lui irait. Tout lui irait plutôt que la sensation de n’être bien nulle part, absent tout le temps. Comme s’il n’était pas vraiment là, comme s’il regardait la vie d’un autre. Il s’ennuyait comme un rat mort dans la routine de ce camp. C’était fait pour, pour leur hotter leur envie de se rebeller, pour les contrôler, pour les forcer à être des gens normaux. Pour les réintégrer dans la vie normale, avec des gens banals. Si c’était ça, il n’en avait pas envie. Pas du tout. Il avait juste envie de se rouler en boule par moment et de hurler à pleins poumons dans la seconde d’après. Ils ne pouvaient pas changer ça chez lui, ce qui faisait qu’il passait d’un état à l’autre comme ça, le temps d’un claquement de doigts. Il n’avait fait de mal à personne, il avait le droit d’être comme ça non ?
-Hogan !
Le jeune garçon releva la tête, surpris.
- Hum ?
- On oublie la politesse ?
Le jeune garçon lui adressa un regard de mépris, mais finit par détourner le regard au bout de quelques secondes, vaincu. Il ne valait pas mieux que les autres, aussi soumis qu’eux en fin de compte ... Ils avaient fait de lui ce qu’ils voulaient. Ils avaient presque fini leur travail. Et pourtant, même s’ils y arrivaient, on ne le ferait pas sortir. Cet endroit était une prison. Sa mère paierait, s’endetterait pour le garder ici, loin d’elle. Elle ne l’aimait pas. Lui n’attendait, ne voulait que ça. L’amour d’une mère. Pas grand-chose non ?
- Tu ne sortiras jamais d’ici si tu ne changes pas.
Les yeux de Cole se figèrent alors qu’ils balayaient frénétiquement le décor qui se trouvait autour de lui quand son corps était parfaitement immobile, comme si ne pas regarder quelque chose fixement allait l’empêcher de s’effondrer de désespoir. Il serra les poings, sachant pertinemment qu’il ne fallait pas céder à la provocation. Il n’avait jamais aimé ce pion et c’était réciproque. Une guerre perdue d’avance pour Cole.
- Tu vas rester ici longtemps.
Ho et puis à quoi bon rester immobile à attendre que l’orage passe ? De toute manière, ce con avait raison, il était condamné à être considéré comme un parasite par le reste de la société, un jeune difficile, un jeune qui prenait sur leurs impôts pour s’occuper des gens comme lui, blablabla … Il avait onze ans et une furieuse envie de leur rire au nez. Onze ans, c’était ridicule, il était un poids plume face au surveillant qui lui faisait face et qui attendait presque que le garçon lui saute dessus. Ce qu’il fit. Oubliées en l’espace d’une seconde les promesses de bien de se tenir, de ne pas se faire remarquer. Il allait rester là toute sa vie, il était condamné à ça. Le surveillant ne s’attendait visiblement pas à ce que le jeune homme morde à pleines dents la main qu’il avait avancée pour le bâillonner. Le pion hurla et Cole serra un peu plus la mâchoire. Il pouvait crever, il n’en avait rien à faire ! Il allait mourir d’ennui ici de toute manière. Il le sentait, il sentait qu’il n’allait pas bien, qu’il fallait que quelque chose change, ravive la flamme qui s’était éteinte depuis bien longtemps en lui. Le gout du sang qui envahit sa bouche lui fit peut-être l’effet d’un électrochoc, mais toujours est-il qu’il se dit à ce moment-là que c’était sa chance. Pour quoi ? Il n’en savait rien, mais de toute manière, il n’avait aucune chance de revoir le monde libre non ? Sa mère le voulait ici, il ne sortirait jamais. Cole sentit quelque chose traverser sa peau et répandre dans ses veines un liquide froid. Ses mâchoires lâchèrent prise d’elles-mêmes et il glissa rapidement dans un état d’inconscience.

Il se réveilla quelques heures plus tard, à l’infirmerie, attaché. Comme un animal pensa t-il amèrement. Ne valait-il pas mieux que ça ? Sans doute que non …
- Tu es réveillé Cole.
- Faut croire que oui.
Le ton était mordant, c’était une manière de se défendre. Verbalement à défaut de physiquement.
- Tu sais, tu obtiendrais bien plus des gens si tu étais agréable.
- Vous avez dû être super agréable dans votre jeunesse pour vous retrouver avec ce poste pourri ici non ?
L’infirmière grimaça. Point sensible visiblement, c’était bon à retenir.
- Bien, puisque tu fais la forte tête, pas besoin de gants je suppose. Ta mère n’allait pas bien ces derniers temps et elle est morte il y a peu, d’un accident domestique aux dernières nouvelles.
- Ha …
Ce fut tout ce qu'il trouva à dire. Rien de bien intelligent, mais intérieurement, il eut l'impression de se faire écraser sous une montagne d'émotions. La surprise (il ne s'y attendait pas évidemment), la joie (il allait sortir d'ici alors ?), la déception (elle n'allait jamais l'aimer), la tristesse.
- Plus personne ne paye ta présence ici, tu vas sortir dans une semaine.
- J'irai où ?
- Tu crois que c'est mon problème ? Je ne fais que soigner les petits co… les gens comme toi, je me mêle pas de ce qui me regarde pas.
- Je comprends pourquoi vous êtes là. Vous ne méritez pas mieux. Comme nous hein ?
Méchanceté gratuite, ça faisait un bien fou. Pour décharger un peu le trop plein de sentiment qui s'agitait sous son crâne.


Il courut aussi longtemps qu'il le put jusqu'à en perdre haleine. Trois ans qu'il avait quitté le centre de redressement, deux ans passés à la rue et un an passé dans cette famille qui semblait s'être mise en tête de le recueillir, lui, le pauvre gars des rues. Il n'avait pas besoin de leur aide. Encore des personnes qui allaient le faire crever d'ennui. Il voulait juste partir et découvrir le monde, ce qu'on lui avait enlevé pendant un an au centre de redressement, puis encore un autre chez ce couple de personnes âgées. Il avait découvert quelque chose qu'il n'avait jamais connu jusque-là pourtant, quelque chose dont il avait rêvé. Un semblant d'amour familial. Mais il ce n'était pas ça qu'il voulait en fin de compte. Ce n'était pas sa famille. Il avait ressenti beaucoup de choses au début, dont la méfiance. Pourquoi ces personnes de bonne famille voudraient le recueillir lui ? Il n'avait jamais trop posé de questions, se contentant se profiter de ce qu'on lui donnait sans rien demander en échange. En fait si, le couple lui avait demandé de reprendre ses études, ce qui avait été un échec monumental. Il avait essayé, il avait foiré, pas besoin de chercher plus loin. Sauf qu'ils continuaient, le poussaient sans cesse, l'étouffant presque. L'école, non seulement c'est la dyslexie, l'hyperactivité, la différence de niveau entre lui et les autres élèves, mais aussi et surtout, c'était l'ennui. C'était le plus dur en fait. Il avait le temps de se poser mille questions qu'il aurait préféré enfouir au plus profond de lui. Sa mère était bien morte comme on lui avait dit ? Était-elle vraiment morte et n'avait-elle pas plutôt voulu se débarrasser de lui sans payer les frais du camp de redressement ? Pourquoi avait-il récupéré toutes les tares possibles et inimaginables (TDAH bonjour) ? Pourquoi n'avait-il jamais entendu parlé de son père ? Qui était-il ? Elles s'enchaînaient plus vite que les réponses venaient. Quand elles venaient … Peut-être que c'était pour ça qu'il avait peur de l'ennui, parce qu'il se posait trop de questions douloureuses qui ne trouveraient de toute manière jamais de réponse … Il ne supportait plus ces heures assis sans bouger à devoir écouter la litanie monotone d'un professeur blasé d'une matière dont il se foutait. Alors, une belle nuit, il était parti, avait fait son sac. Un petit message pour le couple, parce qu'il n'était pas insensible et avait grâce à eux pu gouter à des choses qu'il n'aurait pas dû avoir. La rue, ça ne lui faisait pas peur. Au moins ça bougeait. On ne se posait pas de question, on se contentait de vivre et de survivre.


Seize ans bientôt. Dans deux semaines. Il espérait ne pas les passer ici, ce serait horrible. Pas avec des loups. Pas avec Lupa. Il imaginait mal la grande louve lui dire de faire un vœu en soufflant un gâteau préparé par ses soins. La vision tira au jeune homme un sourire sardonique. Cela faisait cinq mois qu'il était là, parmi la meute à s'entrainer durement pour gagner le droit de partir vers le Camp dont on lui avait tant parlé. On aurait dit le paradis dans la bouche des autres. Un endroit pour les gens comme  lui, les fils de dieux. Il avait très vite compris qu'il ne fallait pas attendre grand-chose d'eux en entendant les histoires et légendes racontées par les loups. Les dieux n'étaient pas très sympas, alors autant ne pas s'y attacher dès le début. Alors il ne s'acharnait pas à vivre pour briller aux yeux de leurs parents, mais pour gagner le droit de sortir de cette forêt, de manger normalement, comme un humain civilisé, de ne pas se battre tous les jours pour sauver sa peau, de se laver, de voir d'autres Hommes. Mortels, demi-dieux, à ce stade il s'en fichait. Pourtant, il s'était rarement senti aussi bien. Il ne s'ennuyait pas. Il se dépensait chaque jour comme fou, n'avait jamais le temps de réfléchir vraiment au tournant que prenait sa vie. Lupa l'avait récupéré il y avait peu de temps pour commencer sa formation. S'il survivait, il irait au Camp. Sinon, il mourait. Il était franchement bien parti et n'avait aucunement l'intention d'abandonner.


Le fameux Camp. Il y était depuis maintenant bientôt deux ans. Il avait vite compris que ce ne serait pas le rêve qu'il avait espéré. Les romains étaient … Romains. Et lui, il ne se sentait pas très romain. Peut-être parce que fils d'Aeolus, dieu à moitié fou selon les dires. Il avait été reconnu de manière particulière : tempête dans le bâtiment où sa cohorte dormait. En pleine nuit. Aeolus avait paru très fier de lui. Cole avait affiché son habituel sourire serein quand intérieurement il bouillonnait d'une colère contenue. Il était tombé sur un paternel avec dix ans d'âge mental qui avait su par, on ne savait quel mystère, charmer son imbécile de mère. Brillant. Il avait fait le fils heureux pour ne pas contrarier le dieu taré. Il paraissait tout le temps heureux en fait. C'était plus simple de montrer ça au monde entier que de dire qu'il n'aimait pas beaucoup cet endroit. On le laisserait plus facilement partir. De toute manière ainsi, on ne le dévisageait pas, lui et son foutu caractère. Ce n'était pas la légion, ni la Nouvelle-Rome qu'il n'aimait pas, mais plus les règles qui allaient avec. Et ça, on n'y échappait pas. Malheureusement pour lui, il devait s'y plier. Alors il était souvent plus violent que nécessaire aux entraînements. Plus destructeur avec lui-même, comme pour se punir  d'être le fils d'un dieu et non un gars normal. Sans peur de l'ennui, ni de TDAH. Ses tatouages qu'il venait tout juste de commencer, c'était sans doute une manière de son subconscient de dire « je n'aime pas ça, toutes ces règles, ces inconvénients ». Il y avait vite pris gout. A l'encre sous sa peau, aux motifs qu'il pouvait choisir. Tout comme il avait vite aimé le tabac, la nicotine et sa fumée blanche. Ses drogues en quelque sorte. Et le corps humain. Ça, il ne savait pas d'où ça sortait. Cette passion soudaine pour l'anatomie humaine. Pour ce qu'on ne voyait pas. Pour les secrets du corps. Peut-être que c'était trop beau, trop compliqué, trop parfait, trop minutieux pour que ce soit contrôlé par un dieu. Vu que ces derniers contrôlaient tout, il cherchait sans doute quelque chose qui leur échappait. Ou peut-être pas, il ne savait pas. Il avait abandonné l'idée de comprendre ses lubies. Mais il allait dans leur sens, se documentant de manière parfois trop poussée pour être juste une occupation. Il voulait savoir comment ça marchait, comment lui marchait. Il voulait être plus fort que les dieux sur ce plan là. Qu'on ne contrôle ni son sang, ni son cerveau, ni rien du tout, que tout ça soit à lui et uniquement à lui.


La fumée s'échappa de ses lèvres et s'éleva avec une lenteur paresseuse vers le ciel. Il venait de se réveiller et n’avait, comme à son habitude, pas pu résister à l’appel de la nicotine. C’était son quotidien, un de très rares gestes rituels qu’il effectuait dans la journée. Une clope en se levant et une autre sur le toit du bâtiment où il dormait avant d’aller rejoindre ceux qui étaient déjà dans les bras de Morphée. Plus celles qui parsemaient sa journée, au gré de ses humeurs plus que changeantes. Il n’allait pas aimer cette journée, il le sentait. Depuis que Gaia était passée, c’était le calme plat. Trop plat en fait, Cole avait l’impression que le monde entier s’enfonçait dans la routine. Que les romains s’enfonçaient dans la routine. Que lui-même le faisait. Cette idée le faisait paniquer, lui donner envie d’aller casser quelque chose. Il ne pouvait pas juste résumer sa vie à une suite de gestes banals à crever d’ennui. Il ne le voulait pas. Ça lui faisait peur, lui serrait l’estomac. Il donnait à voir à tout le monde une façade sereine alors qu’intérieurement il bouillonnait d’angoisse. Il se leva en écrasant le mégot rougeoyant sous son talon et dévala les escaliers plus vite que la prudence l’exigerait. Il avait besoin d’un nouveau tatouage. Maintenant. Il le voulait maintenant. Il ignora la petite voix qui lui disait que c’était un coup de tête, quelque chose d’impulsif. Justement, ça lui ferait du bien … Cette journée s’annonçait pourrie, autant y apporter quelque chose de bon.
C’était ce qui s’était passé la veille. Il ne savait pas s’il voulait remonter le temps et la revivre en boucle ou si c’était quelque chose de neuf. Une page qui se tourne. Des mortels qui rentrent au Camp et à la Colonie. Des morts, beaucoup de morts. Tout ça en une nuit. Ha ça ! Pour être du changement, c’en était ! Un changement morbide. Il ne le regrettait qu’à moitié. Il s’était demandé toute la journée s’il était insensible et fou pour penser ça. Il en était venu à la conclusion que non. Il le regrettait parce qu’il y avait des morts, des gens qu’il connaissait, parce qu’il s’était senti impuissant et inutile. Il ne le regrettait pas parce qu’on savait maintenant qu’il y avait un nouveau danger, quelque chose qu’il allait bouger. Finie la peur mordante d’un ennui qui le rendrait fou. Il l’était peut-être un peu pour penser ça alors que des gens avaient payé de leur vie.  




Dernière édition par Cole R. Hogan le Ven 28 Aoû - 10:33, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: No pain, no gain (Cole)   Mer 26 Aoû - 9:17

UN ROMAIN ! :woot: UN FILS D'EOLE ! yerk STEPHEN bril Ok, épouse moi.
BIENVENUE sur le forum et bon courage pour la suite de ta fiche. Réserve moi un lien de fou hein.
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MessageSujet: Re: No pain, no gain (Cole)   Mer 26 Aoû - 9:20

Éole bril Ou le trop bon choix de parent divin Bienvenue parmi nous petit Romain ! Bonne chance pour ta fiche et si tu as des questions n'hésite pas !

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Jamais parmi les animaux la créature née pour être une colombe ne se change en une orfraie. Cela ne se voit que parmi les hommes. Victor Hugo
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MessageSujet: Re: No pain, no gain (Cole)   Mer 26 Aoû - 12:04

T'ES TROP BÔ.
Bonne chance pour ta fiche. :hehe:
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MessageSujet: Re: No pain, no gain (Cole)   Mer 26 Aoû - 12:09

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MessageSujet: Re: No pain, no gain (Cole)   Mer 26 Aoû - 12:17

Bienvenue à toi ! En plus avec un personnage qui promet. Déjà entre le choix du parent divin et du feat mais il n'y a pas que ça. J'aime beaucoup cette peur de l'ennuie, de devenir fou aussi et je suis ultra curieux de voir ce que tu entends par cette fascination perverse pour le corps humain. Puis sérieux ... les tatouages quoi ! XD

En tout cas tu peux être sûr que je viendrais t'embêter pour des liens, peut être pas avec ce perso mais à coup sûr avec celui qui arrive bientôt.

Bon courage pour ta fiche !
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MessageSujet: Re: No pain, no gain (Cole)   Jeu 27 Aoû - 11:36

Hope > Avec grand plaisir yeah Merci pour l’accueil

Isaure > Merci

Riley > Je sais je sais Cool Merci :lov:

June >

Azazel > J'espère bien yeah En espérant que le perso sera à la hauteur de tes attentes

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MessageSujet: Re: No pain, no gain (Cole)   Jeu 27 Aoû - 22:08

Hey ! Avant de procéder à ta validation, j'aimerais juste que tu termine de compléter la première partie de la fiche, il manque juste deux petits trucs, c'est sans doute un oubli, mais tu as oublié le "AU CAMP JUPITER DEPUIS •• écrire ici. NUMÉRO DE COHORTE •• écrire ici." Après ça je lis tout bien en détail bril

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Tout comme il y a deux versions à chaque histoire, il y a deux versions à chaque personne. Une version que nous révélons au monde et l’autre que nous gardons cachée... Chacun de nous a la capacité d’accomplir le bien et le mal mais ceux qui sont capables de brouiller la ligne de division morale détiennent le vrai pouvoir.

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MessageSujet: Re: No pain, no gain (Cole)   Jeu 27 Aoû - 22:29

Oups, je croyais avoir posté mais non. Honte à moi.
Bienvenue parmi nouuus ! bril J'ai un coup de cœur pour ton personnage, j'avoue ! N'hésite pas si tu as des questions ! ♥️

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#BeAHeroDude #NomDeCodeEthan #0066ff (c) black pumpkin
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MessageSujet: Re: No pain, no gain (Cole)   

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No pain, no gain (Cole)

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