Partagez | .
 

 ☞ INTRIGUE NUMÉRO UNE ; à quoi tu danses ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant
avatar
I'M A PNJ.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.malum-discordiae.com
messages : 895
parmi nous depuis le : 10/10/2012

I'M A PNJ.

MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO UNE ; à quoi tu danses ?   Dim 22 Nov - 18:45

Le membre 'Logan Jackson' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

#1 'Intrigue 01.' :


--------------------------------

#2 'Dé général.' :
Revenir en haut Aller en bas
avatar
GLOBALEMENT INOFFENSIF
Voir le profil de l'utilisateur
localisation : derrière son ordi, bien en sécurité dans le QG du DLCEM de New-York
messages : 1492
parmi nous depuis le : 01/08/2015

GLOBALEMENT INOFFENSIF

MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO UNE ; à quoi tu danses ?   Lun 23 Nov - 21:14

INTRIGUE N°1
Ft. Everybody


À cause du cadavre pointant en direction du fourgon qu'il avait vu avant de rejoindre cette reconstitution grandeur nature de 'sa majesté des mouches', le doute s'était insinué dans l'esprit de Marvin. Ainsi, bien qu'il eût décidé de montrer l'exemple même en ayant du mal à s'empêcher de trembler en déclarant qu'il préférait mourir que de parler, pendant un horrible instant, il avait redouté être le seul à ressentir cette dévotion sans faille envers la DLCEM. Voilà pourquoi il soupira de soulagement lorsqu'Isaure confirma ces dires.

L'informaticien avait toujours imaginé mourir pour la DLCEM, en sauvant le monde ou, au moins, quelque chose d'équivalent sur l'échelle de l'héroïsme. Il avait déjà imaginé le scénario catastrophe consistant à tomber entre les mains ennemies. La réalité avait rejoint ces spéculations les plus folles. Au mieux, il mourra la tête haute avec un minimum de douleur aux préalables. C'était l'option la plus optimiste qui s'offrait à lui lorsqu'il essayait de se transposer dans un avenir qui devenait, soudainement, affreusement court. Tous ces efforts étaient concentrés pour essayer de rester digne et courageux. Du coup, son imagination pourtant débordante n'arrivait pas à imaginer la possibilité folle qu'il pourrait peut-être s'en sortir. De toute façon, quelle était la meilleure option ? Mourir en héros ou survivre et devoir établir un rapport de ce désastre ? Le choix n'était pas aussi évident qu'on pourrait le croire !

Réfléchir, c'était tout ce qu'il pouvait faire en attendant que l'ennemi décide d'en finir ou que les gouttes lui brouillant la vue se dissipent. Là encore, il était incapable de dire l'option qu'il préférait. Soudain, mettant fin à ces débats intérieurs, l'agent de liaison sentit qu'on le prenait par la gorge. Çà y est ! Le moment fatidique était arrivé. Marvin se crispa dans l'attente de l'horrible craquement que ferait sa nuque lorsque son adversaire décidera d'en finir. Au lieu de cela, la voix d'Haytham lui ordonna de faire semblant d'avoir mal. L'informaticien était complètement perdu, mais, lorsque la surprise fut passée, il joua le jeu de manière plutôt convaincante. Il fallait dire que sa peur attendait la moindre occasion pour s'extérioriser.

Quel était le but de tout cela ? Lui donner de l'espoir pour le faire doublement souffrir ? Il ne le sut jamais puisqu'une lumière aveuglante surgit de nul-part. Marvin sursauta de surprise en fermant les yeux. Une voix familière se manifesta. La voix d'Ailam, son neveu de cœur.

"Alors çà ! C'est vraiment sadique !" S'exclama Marvin, choqué de cette intervention au point d'en ignorer le commentaire de Logan. "Imitez la voix de mon neveu pour jouer la carte de l'interrogatoire psychologique."

C'était logique, Ailam ne pouvait pas être là et encore moins être un demi-dieu. C'était le fils d'un des meilleurs agents de terrain du DLCEM. Avec tous les pouvoirs bizarres qu'avaient les demi-dieux, l'imitation était tout à fait envisageable. Cela expliquerait en plus pourquoi une lumière les avait aveuglés juste avant. Et les agissements déroutants d'Haytham étaient aussi destinés à l'embrouiller pour lui faire gober cette illusion. Tout concordait !

Si Marvin fut assez fier d'avoir percé à jour la stratégie adversaire, cette euphorie fut de courte durée. Les cris de la foule doublèrent, le ramenant ainsi à une réalité beaucoup moins joyeuse.

*Bande de mauvais perdants.* Songea-t-il tandis que le fils de Mars essayait de calmer les autres.

Il pouvait commencer à ouvrir les yeux sans voir des points noirs devant lui à cause du flash de lumière, mais il se trouvait toujours avec une vision limitée à cause de la buée sur ces lunettes anti-brume. En s'agitant, il pourrait certainement les faire tomber. Cependant, Marvin n'était pas certain que le jeu en valait la chandelle puisqu'il serait alors à la merci de la Brume.

*Ma curiosité me perdra.* Se réprimanda-t-il intérieurement avec un soupir.

Marvin fit des petits mouvements de tête, ainsi ces lunettes purent glisser doucement vers le bout de son nez sans tomber. Dans un timing parfait, c'est le moment que choisit une gamine pour s'avancer. L'informaticien essaya de ne pas émettre de jugement concernant le jeune âge de cette personne. Certainement, un coup de la Brume pour qu'il baisse sa garde. Niveau discours, il n'y avait rien de nouveau. Du coup, l'informaticien préféra essayer de deviner quelle était la véritable apparence de la fillette.

Puis, la demi-déesse s'entailla le doigt. Vu la réaction de son voisin de poteau, ce qu'il voyait n'avait définitivement rien à voir avec la réalité. Maudite Brume. Marvin s’agita. Il fallait vraiment qu'il se détache. La tentative d'évasion d'Isaure fit pencher son poteau de côté. Puis il entendit un grand bruit.

"Isaure ! çà va ?!" Cria-t-il pour se faire entendre. L'arène était devenu beaucoup plus bruyante tout d'un coup. Il se demandait ce qui se passait.

Une référence geek tomba. Marvin écarquilla les yeux de surprise. Ce genre de chose sortait plutôt de sa bouche, en temps normal. Il chassa vite cette réflexion pour réfléchir à toute vitesse. Bon, c'était sûrement un indice. Soit la gamine avait invoqué une armée de squelette nazi, soit c'était une Hydre. Les deux options semblaient aussi réalistes l'une que l'autre.

Tout d'un coup, il fut libre. Marvin se massa les poignets brièvement et leva la tête pour remercier son sauveur. "Merci agent..." Commença-t-il avec soulagement, persuadé qu'il s'agissait de Sacha... il fut donc bouche bée de voir Logan. Ce dernier fonçait déjà dans une autre direction. Le plus rapidement possible, l'informaticien essuya ces verres de lunette sur sa chemise et se décida enfin à voir le vrai visage du danger qui les menaçait. Mer... Mince, une Hydre. Il aurait préféré l'armée de squelette nazi.

L'agent de liaison lança des coups d’œil paniqués dans toutes les directions afin d'évaluer la situation. L'arroseur ambulant s'était lancé dans une charge héroïque. Isaure et Mercedes étaient tombées sur le côté, il n'arrivait pas à voir s'ils étaient toujours attachés ou non.

Un souffle nouveau de courage envahit Marvin, lui gonflant le torse. Voilà, c'était son moment ! Mais que devait-il faire ? Il n'avait même pas d'arme ! L'informaticien profita de la diversion offerte involontairement par la tentative ratée de Logan pour se diriger vers le poteau de Sacha. Marvin s'acharna sur les liens de l'agent russe, ne sachant s'il aidait ou empirait les choses puis il remarqua enfin la tache de sang et ce qui restait de la dénommer Fanny sous le poteau. Enfin, l'informaticien essayait surtout de se concentrer sur l'arme désormais sans propriétaire plutôt que sur l'horrible spectacle du corps écrasé.

*Ok... c'est jouable ! C'est jouable ! C'est jouable ! AAAHHHHHHHHH....* Pensa-t-il en boucle tandis qu'il tenta un sprint en direction de l'épée.

Il aurait aimé saisir l'arme après un magnifique dérapage contrôlé digne des exploits que lui contait l'agent Powers. Au lieu de cela, il se vautra lamentablement et dut ramper en jouant des coudes pour s'en saisir. Pendant ce temps, l'Hydre semblait avoir fini d'être distraite pour se rappeler de leur présence.

"Ne respirez pas ! Dans certaines versions, elle dégage un souffle empoisonné." Dit-il lorsqu'il remarqua s'être traîné non loin de ces confrères.

La théorie, il l'avait. Il savait quasiment tout ce qu'il y avait à savoir sur l'Hydre. Marvin connaissait par cœur le combat entre le monstre et Hercule tel qu'il était décrit dans les nombreuses versions. Le hic, c'était la pratique... C'était vraiment trop fou pour songer y penser.

"Mercedes ! Dis-moi que tu as ton briquet sur toi, par pitié." Demanda-t-il, la lueur d'une idée complètement dingue dans ces yeux.

Si son confrère avait encore le précieux objet, il jurait devant toutes les divinités à l'écoute qu'il ne ferait plus rien pour l'empêcher de fumer !

Code by AMIANTE

_________________
Je sens que je peux devenir fort, à ma manière, même si, au fond, je sais, que je ne suis qu'un pauvre être humain.
I can make a difference.
I can be this knight !


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO UNE ; à quoi tu danses ?   Lun 23 Nov - 22:14



   



Intrigue

   
Feat. la clique de dangereux dingos



   




   

Jusqu'ici et contrairement à ses habitudes sordides, Malika était restée discrète, se contentant de fixer de ses prunelles aussi sombres que la mort les allées et venues, les évènements qui se déroulaient, dangereux pour ses membres de la DCLEM qui avait osé venir pointer le bout de leur nez. Caressant la tête de sa louve qui n'attendait qu'un mouvement de sa maitresse pour bondir, elle lui ordonnait de ne pas bouger d'une pouce, suivant des yeux les actions des uns et des autres. Un mauvais pressentiment lui striait le ventre alors qu'elle cherchait dans le visage des agents celui qui aurait pu tuer Danae. Elle n'avait aucune idée de qui était cette ordure et elle avait envie de hurler en se rendant compte que le seul moyen pour elle de savoir était de les sauver de cette foule de demi dieu en colère. Bien que l'idée lui arrache les tripes, elle allait devoir intervenir et non pour tuer d'un sourire glacial ses idiots d'humains mais bien pour les aider.

Ne bouge pas. glissa-t-elle à la louve, sans lui adresser un seul regard. La fille d'Arès était énervée et ses prunelles dans lesquelles le feu rougeoyait voulaient tout dire. Elle bondit dans l'arène alors que le grognement de rage du l'animal sauvage qui l'accompagnait où qu'elle aille retentissait. Echine hérissée, la louve entourait sa maitresse sans quitter des yeux le monstre qu'avait invoqué cette idiote de fille d'Hécate. Malika ne jeta le moindre regard à la créature et son épée capta les reflets du soleil, ses cheveux glissant sur son visage. Son regard capta celui du demi dieu qui avait libéré l'un des humains et elle lui offrit le plus sombre des présages de mort de ses yeux qui brillaient de la fureur du dieu de la guerre. S'approchant de l'un des membres de la DLCEM encore attaché (Sasha), elle fit glisser sa lame sur les liens qui se défirent en quelques secondes et lui offrit un visage aussi froid que la mort.

Je vous sauve. Mais pas sans prix. Je veux des réponses sur le 16 février à l'instant même où cette putain d'Hydre crève c'est bien compris ?

La brune ne bougea pas d'un pouce, se fichant du monstre qui ouvrait sa gueule emplie de crocs terrifiant. Tant qu'elle n'aurait pas un oui, elle n'aiderait personne. Et le oui avait intérêt d'être le plus convainquant possible. Ses monstres avaient tué Danae sans le moindre scrupule. C'était à leur tour de voir la mort de plus près de la sentir s'imposer en même temps que l'horrible odeur de l'Hydre les prendrait à la gorge. Mais ce n'était peut-être pas eu. Et dans le doute, elle en frappait pas, préférant attendre un nom, un seul, qui sonnerait la mort d'un des agents. La louve dans son dos grogna mais Malika ne fit aucun geste. Une réponse. Vite. 

   
   

   

   
©Codage by Mr. Chaotik
Song by Woodkid (Iron)
   
Revenir en haut Aller en bas
avatar
CAPITAINE BEAU GOSSE
Voir le profil de l'utilisateur
localisation : Information non transmise
messages : 1173
parmi nous depuis le : 01/08/2015

CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO UNE ; à quoi tu danses ?   Mer 25 Nov - 18:47

    "-Approche-toi ! " avait-il lancé au jeune Ailam qui semblait lui aussi connaître Marvin. Haytham, sur ses gardes, gardait en visu les captifs, attendant ainsi que le jeune demi-dieu ne daigne le rejoindre sur cette hypothétique scène. A présent la situation était tendue, bien plus qu'elle ne l'avait jamais été jusqu'alors. Les humains étaient promis à un sort funeste si l'on se fier aux acclamations de la foule. Haytham maudissait déjà ses camarades, de n'avoir daigné se pointer à la petite fiesta. Mais il ne pouvait leur en vouloir, car entre nous, qui peut prétendre apprécier monsieur D au point de faire des kilomètres et des kilomètres pour venir jusqu'ici et le célébrer ? Personne de censé, sauf le fils de Mars, qui par culpabilité, plus que par envie de faire la fête, avait accepté de déroger à ses règles et se retrouvait donc ici, entourait par une meute d'ados surchargés d'hormones et avides de vengeance ce soir ! Les choses, si tentaient que l'on puisse imaginer avoir atteint un apogée quelconque, aurait pu s'arrêter là. Haytham aurait pu essayer de continuer à tenir un discours pacifique face à la masse hargneuse, en vain, mais il aurait eu le mérite d'essayer. Oui il aurait pu, si les choses n'avaient pas pris une toute autre tournure. Dans la foule abreuvée de haine et assoiffée de sang, une ombre planait déjà sans que personne ne s'en rende compte. Elle, une jeune demoiselle, semblable à tant d'autre, s'extirpa progressivement de la masse compacte. Le regard, ô symbole de tout un paradoxe, chargé de quiétude et d'une résignation incontestable, se posa sur les prisonniers. Haytham la remarqua, il ignorait tout d'elle, mais son instinct le mettait en garde contre l'inconnue qui venait de prendre la parole, affublant les prisonniers des titres non-honorifiques de meurtriers, lâches, entre autre... Elle ne put se résoudre à continuer car la foule toujours aussi bruyante, masquait son allocution. Haytham, malgré la distance, pouvait l'entendre grâce à son ouïe sur développée. Il pouvait aussi entendre son rythme cardiaque, bien trop élevé pour ne pas s'inquiéter.

    "Je n'ai pas envie de vous donner une chance" lança-elle en balayant les captifs du regard. Haytham croisa alors ses yeux, elle venait de lui adresser une menace directe et le demi-dieu sentit un frisson lui parcourir l'ensemble du corps. Quelque chose va se passer c'est indéniable. La jeune fille continua à ameuter la foule en colère, Haytham fut alors bousculé, ainsi que ceux et celles qui se trouvaient près des poteaux. "On va leur montrer" hurla-elle à nouveau. Hayhtam chercha à se défaire de l'étreinte forcée de la foule qui l'éloignait peu à peu des poteaux. La petite continua à inoculer la vengeance au grand dam d'Haytham "-Lachez-moi putain bande d'ados attardés" hurlait-il. Il essayait de se démettre des bousculades, sans frapper personne. Il ne devait pas oublier qu'il était question d'adolescents et que par conséquent, il ne pouvait se résoudre à leur faire du mal, ni-même à les blesser au vu de sa force "herculéenne".Il parvint alors à pousser "gentiment" deux jeunes grecques qui lui bloquaient le passage, puis il essaya de retrouver sa place initiale, non sans difficulté. Son cœur battait à s'en rompre, l'adrénaline pulsait dans ses veines, le sang remontait ardemment jusqu'à son cerveau, provoquant une fulgurante migraine, annonciatrice d'un funeste présage. Aussitôt, le fils de Mars, assaillit par un flashback, se revit en Irak, au moment-même où lui et son groupe furent prit au piège par une bande de djhadiste. L'adrénaline cette fois encore, l'avait assaillit provoquant les mêmes effets. Ses pupilles s'étaient dilatées l'espace d'une seconde. La fureur de Mars l'avait ainsi assaillit sans qu'il ne puisse rien faire, ne laissant aucune chance à ses ennemis qu'il avait tout bonnement massacré ce jour-là. « S'ils veulent jouer avec la Mort… laissons-les essayer. » Les exclamations de la "petite" le sortir de ses pensées funestes et lui permirent, par chance, de reprendre le contrôle. Il poussa à nouveau "gentiment" ceux et celle qui osaient l'empêcher de progresser. Il se rapprocha alors de la petite qui venait de s'entailler le doigt. "Mais qu'est-ce que tu fous gamine ?" Il n'eut aucune réponse (verbale) à sa question et pour cause, le sol se mit à trembler, la goutte de sang bouillonnait encore dans le sable. La seconde suivante, Haytham fut projeté contre un arbre.

    Pas assommé et désolé pour l'arbre, Haytham se redressa sans plus attendre. Ce qu'il vit lui glaça "presque" le sang. En effet à quelques mètres à peine, se trouvait une hydre, que la petite venait certainement d'invoquer "pour redistribuer les cartes" Haytham avança vers la nouvelle arène, il ne pouvait laisser la "petite" bête réduire à néant leur chance d'avoir des réponses et surtout, il ne pouvait laisser la créature s'en prendre à ce type qu'il considérait malgré tout comme un ami. Par chance, "le pistolet à eau" affublé d'une raison qu'Haytham ne lui connaissait pas, délivra Marvin avant de prendre place face à Dame Hydre. D'autre demi-dieu finirent par se joindre à lui, tandis que certain fuyaient déjà, ou assistaient au spectacle qui leur était gratuitement offert en ce funeste jour. Jackson qui venait une fois encore d'utiliser son pouvoir, se propulsa sur l'une des têtes de l'Hydre. Haytham se mit alors à prier très fort pour que le jeune homme ne tente pas de délester la créature de l'une de ses têtes.

    Tout en avançant, le fils de Mars, frôla incertain sa chevalière qui se mua à nouveau en lance. La foule était moins compacte cette fois, ce qui rendait l'avancée bien plus simple. Très vite l'ancien soldat rejoignit les poteaux, qui pour la plupart s'étaient délestés de leur horizontalité. Il remarqua aussi le corps écrasé par l'un des poteaux, un corps qui laissait paraître une épée en parfaite évidence. "-Non Marvin!" lança-il à l'informaticien, qui délestait de ses liens, s'était approché de l'arme. Mais le jeune homme, visiblement atteint d'un courage, qu'Haytham ne lui connaissait pas encore, se précipita à toute allure vers l'arme, qu'il ne parvient à attraper et pour cause, le malheureux venait de se voter lamentablement au sol. Si la situation n'avait pas été aussi tendue, il est certain qu'Haytham ne se serait pas privé de rire à gorge déployée, mais la situation étant ce qu'elle est, il se contenta de rouler des yeux, espérant que cet acte de bravoure avortée, n'est pas attiré l'attention de l'Hydre. Sans plus attendre, l'Irlandais de naissance, se précipita vers le petit groupe de jeunes qui se préparait à lancer une attaque. Le fils de Mars, préoccupé par la sécurité de son ami, lui lança un regard qui en disait long sur son état d'esprit, puis il se plaça en tête de meute, la mâchoire crispée, il tenta d'ironiser un peu. "-Voilà pourquoi je déteste les gosses. Trop émotif " dit-il à l'égard de la jeune fille qui venait d'invoquer l'hydre. "- J'espère que vous avez bien appris vos leçons les enfants ! On ne coupe aucune tête aujourd'hui." "C'est interdit ?" demanda l'un des jeunes visiblement pas au fait de ses connaissances en matières de monstre mythologie. Haytham serra sa lance entre ses mains, sans quitter le monstre des yeux, puis il lança au gamin :"- Interdit non, déconseillé oui. Ça l'est au moins autant que de rouler à 200 km avec une seule main sur le volant. " Au loin, Marvin dispensait quelques conseils à ses collègues, des conseils précieux au vu de leur contenu, tellement que le fils de Mars, se permit de les dispenser à son tour aux jeunes recrues. "- Ah oui et faites attention à leur souffle, ça pue et c'est légèrement empoissonné." La lance en main, en tête, il se tenait prêt. Son regard cependant fut accaparé par une jeune femme, accompagnée d'une louve, un animal que le fils de Mars ne connaissait que trop bien. Il comprit alors à qui il avait affaire. La demie-dieu libéra l'une des agents, tandis que l'Hydre, se défit de Logan pour porter toute son attention sur le captifs et plus particulièrement sur la fille d'Arès qui en pleine négociation avec l'agent qu'elle venait de libérer, tournait le dos à la créature.

    "-Merde" murmura Haytham. Le demi-dieu se précipita vers la jeune femme pour la protéger, bien qu'en théorie, au vu de ses antécédents familiaux, elle n'en ai pas besoin. Le demi-dieu, ramassa au passage une épée et un bouclier puis siffla la créature pour attirer toute son attention. "Le Pistolet à l'eau et les autres ! Approchez, il faut monopoliser chaque des têtes. On doit protéger ces agents et quoique vous disiez je m'en balance. Je veux des réponses moi et ça n'est pas en laissant l'Hydre les bouffer que l'on arrivera à comprendre contre qui l'on se bat"

_________________
There are half god among us




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO UNE ; à quoi tu danses ?   Jeu 26 Nov - 19:25

Cette soirée serait incontestablement à classer dans les événements ratés de la Colonie des Sangs-Mêlés, plus les minutes s'écoulaient et plus la fête partait en cacahuètes et le pire dans tout ça, c'était que leurs hôtes n'étaient pas fautifs. Le problème encore une fois, c'était ces gens dont ils ne savaient quasiment rien, ni comment ni pourquoi ils leurs en voulaient et manigancer des plans pour les tuer, eux qui n'avaient rien faits. A moins qu'ils soient la progéniture des monstres qui par un horrible hasard avaient réussis à leurs tours à se reproduire avec des mortels. Cette vision était à vomir, au moins tout autant que le semblant de courage dont faisait preuve celui des prisonniers qui eut le courage de lui répondre en premier. Qui croyait-il berné ? Il n'était déjà plus que l'ombre de lui-même, sa peur était perceptible à des kilomètres, tous les demis-dieux présents savaient qu'ils étaient en position de force et c'est pour cela que ne pas agir leur était insupportable, la vengeance était à porter de main, la tentation si forte ! La jeune femme elle-même avait dû mal à y résister, ses pensées parfois se contredisaient, elle voulait à la fois les voire mourir, leur rendre la pareil mais d'un autre elle était consciente que cela ne leur apporterait rien de très utile que de tous les massacrer maintenant, ils auraient l'impression de s'être défouler, d'avoir venger leurs amis mais ça ne durerait pas, et surtout, si leurs ennemis étaient en fait beaucoup plus nombreux – ce qui était fort à parier – chaque demis-dieux ne seraient pas plus à l'abri. Ce soir serait un match nul, aucun camp n'avancerait et ce serait à leur désavantage, ils ne sauraient toujours rien de leurs ennemis qui eux peuvent au moins se reposer sur leurs acquis.

L'agitation de la foule en disait beaucoup, notamment que bientôt toutes les tentatives pour la calmer ne suffirait plus à les empêcher d'agir, leur patience arrivait à sa fin. C'était le moment ou jamais pour qu'une nouvelle intervention extérieur – en leur faveur si possible – vienne les appuyer, pour au moins retarder l'échéance. Sixtine se surprit à miser très fort sur cette possibilité et quand une lumière vint les éblouir, elle crut un instant avoir été entendu mais ce ne fût malheureusement pas le cas. Pire, cette intervention sembla être un des principaux éléments déclencheurs de ce qui arriva par la suite. Au départ, c'était juste un nouveau protagoniste qui se déclarait, se dissociant de la masse rageuse et sans identité fixe, pour donner son avis sur la question. Certes, le début de son discours était un peu dans le vent mais il y avait possibilités d'y trouver un intérêt plus tard, sauf qu'il trouva le moyen de reconnaître l'un des prisonniers, le même que reconnaissait Sixtine. Et bien celui-là, on pouvait dire qu'il était populaire... Et ce n'était pas à son avantage, ni à celui des demis-dieux qui essayaient de retarder le moment fatidique d'achever quatre vies. On traita le nouvel arrivant dans le débat, de traître et d'autres trucs du genre. D'une certaine manière, la romaine comprenait ce qu'ils ressentaient, si les deux étaient de la famille alors comment n'avait-il pas su que son oncle en avait après eux. Et est-ce que ce n'était pas lui, volontairement ou non qui avait renseigné son oncle et sa clique ? Trop de questions sans réponse, voilà que la jeune femme avait mal à la tête, vivement que toute cette histoire soit terminée. Que faisaient les prêteurs du camp ? Certes c'était pas le territoire des romains ici mais ça n'empêchait pas de dire quelque chose au point où ils en étaient ? Et l'oracle aussi ? Il prédisait la soirée sous de bonnes hospices, c'est cela oui. Il faudrait sérieusement penser à le changer celui-là parce que plus ça allait et plus il se plantait...

Mais la cerise sur le gâteau, ce fût la gamine. Elle était jeune, ça se voyait, la rouquine n'aurait pas su dire quel âge exactement, elle n'était pas douée pour donner approximativement un âge à quelqu'un mais elle n'avait pas besoin de ça pour dire que c'était une petite fille qui vivait visiblement très mal la présence des intrus sur le territoire grecque et qui supportait aussi très mal qu'ils soient encore en train de débattre sur le sort qui leur était réservé. Sixtine voulût l'interrompre, reprendre la parole mais cette fois, personne ne se tuent pour la laisser parler, au contraire la foule gronda plus. La grande majorité avait rejoint la petite fille, comme si d'un coup elle était devenue leur leader. C'était complètement insensé ! Dans une ultime tentative de s'interposer, la jeune femme fût propulsée au sol par deux mecs baraqués. Un, ça aurait clairement suffit, surtout qu'elle ne les avait pas vu arriver ceux-là... Le temps ensuite pour elle de se relever et de rejoindre le cœur de l'action, alors qu'elle était sans cesse repousser par pleins d'adolescents en colère, c'était trop tard pour empêcher que la soirée passe à un autre stade. Peu importe de qui la môme était la fille, elle était sacrément forte pour son âge, du moins elle maîtrisait bien sa magie pour ne pas avoir l'air surprise par sa création, elle donna même l'air d'être satisfaite. Ouais, elle était fortiche, c'était généralement une bonne nouvelle de voir des jeunes comme elle mais pour le coup, franchement, ça rendait la situation encore plus qu'elle ne l'était déjà. De mieux en mieux... Certains demis-dieux fuyaient maintenant, même pas capables d'assumer ce qu'ils avaient soutenus bien que dans le fond, ils devaient pas être courant des véritables intentions de la gamines. C'est pas grave, ils étaient lâches quand même, et Sixtine le leur aurait crié si une fille n'était pas tombé sur elle, la ramenant une nouvelle fois par terre. Ca commençait à faire beaucoup en si peu de temps. Elle l'aida l'autre à se relever et l'écarta de son chemin, il fallait qu'elle s'approche pour pouvoir faire quelque chose, elle ne pouvait pas laisser les prisonniers mourir, pas encore.

« Surtout, ne me remerciait pas. » s'adressa t-elle à deux d'entre eux quand elle les eut enfin rejoint, au bout de plus d'efforts qu'elle ne l'aurait cru.

Avant de pouvoir en dire plus et de s'expliquer, la jeune femme tandis une main et un champ de force apparût furtivement au-dessus d'eux pour les protéger des crocs de l'une des tête de l'hydre. Il fallait vraiment faire gaffe avec ce genre de bestiole, avoir pleins de têtes et donc d'yeux lui permet d'être sur plusieurs fronts à la fois, ce qui est loin d'être l'information la plus réjouissante pour ses adversaires. Sixtine espérait sincèrement qu'il n'y aurait aucun blessé grave et ce serait encore mieux si personne ne mourrait, du moins si un de leurs ennemis mourraient ce n'était pas grave tant que ce n'était pas tous, en revanche elle leur en voudrait plus si un des demis-dieux présents trépasser. Comme elle en voudrait à cette gamine qui devrait recevoir une correction digne de ce nom pour avoir foutu plus le bordel qu'il n'y en avait déjà. Tout le monde bougeait dans tous les sens, heureusement ils étaient maintenant plus nombreux à protéger les agents et à se battre contre l'hydre, au moins certains s'étaient rendus compte que ce monstre était beaucoup trop dangereux pour le laisser faire sa vie tranquillement, parce qu'après les agents ça serait les demis-dieux son dîner. Il n'avait pas l'air conçut pour faire la différence et vu l'âge que devait avoir la gamine qui l'avait invoqué, ça ne serait pas étonnant. Que faisait Monsieur D. ? C'était un Dieu, son dernier soir à la Colonie mais il avait veillé dessus depuis tant d'années, il ne pouvait pas rester sans rien faire ! Ces mortels étaient déjà au courants pour les demis-dieux alors il n'avait pas à craindre de montrer à son tour ses pouvoirs. C'était du vrai n'importe quoi, cette affaire donnait légèrement mal à la tête de la jeune femme qui au bout du compte, invoqua son glaive. Certes, fallait pas trancher les têtes de l'hydre mais ça serait toujours utile de le faire en dernier recours contre une attaque. Mieux valait être prudent.

« Bougez-vous ! » lança t-elle à Marvin et son acolyte. « Vous êtes sans défense, des poids pour nous qui essayons pour l'instant de vous sauver, alors arrêtez d'être dans nos pattes ! »

Plus loin, elle avait entendu Haytham donnait des directives, il était vraiment plus doué qu'elle pour se faire entendre et obéir. C'était son grand frère, il était génial mais elle n'avait pas le temps de faire la liste de toutes les qualités que son aîné possédait. Ils allaient essayer de distraire l'Hydre, elle pouvait toujours essayer de diriger les deux hommes hors de danger sans pour autant les amener vers la porte de sortie, seulement pour l'instant il fallait les amener loin de tous ceux qui voulaient leur mort. Hors de l'arène, ce n'était pas possible, beaucoup de demis-dieux les attendraient mais comme l'arène se vidait et qu'il ne restait maintenant presque plus que des gens qui se battaient contre l'Hydre, elle devrait pouvoir trouver un endroit pour les maintenir à l'abri et faire en sorte qu'ils ne soient plus des poids pour les autres. Certes, cela équivalait également à s'exclure du combat, ce qu'elle n'aimait pas trop en général mais pour le coup, c'était la seule chose qu'elle se voyait bien de faire, ni ses pouvoirs ni son glaive ne lui paraissait d'une réelle utilité contre le monstre. Elle poussa alors les deux agents dans un coin de l'arène, le plus éloigné possible de la principale zone de combat et pour les dissuader de toute tentative de se rebeller, de fuir ou de faire un mauvais coup, elle pointa du doigt les spectateurs à la sortie de l'arène et jouait de son glaive pour les faire avancer.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO UNE ; à quoi tu danses ?   Sam 28 Nov - 14:31

Il pouvait entendre les accusations et les réprobations de ses confrères. On le qualifiait de traître et d'hérétique. Ces reproches lui parvenaient mais ne semblaient pas l'atteindre. Aucune calomnie n'était plus atroce que celle qu'il avait en face de lui. Marvin, son oncle de coeur, un assassin. C'était une notion qu'il ne pouvait tout simplement pas concevoir. Quel serait la suite ? Est-ce que son père allait se révéler être un meurtrier lui aussi ? Ce père qui même s'il ne l'était pas de sang l'était au moins de coeur ? Sa famille avait-elle dédiée sa vie à détruire les êtres comme lui - sans même savoir que l'un d'entre eux vivaient à leur côté tout ce temps ? La pensée même semblait risible. Et pourtant, il ne pouvait nier ce qu'il voyait en face de lui : son oncle, allié de ceux qui avaient fait verser le sang de ses comparses et qui -nul doute- comptaient faire de même en cette soirée. Son oncle avait beau n'avoir tué personne, il avait contribué aux meurtres. Et Ailam ne savait pas du tout comment réagir.

Il était déçu, bien sûr. Mais pas seulement. Un flot d'émotions l'habitait, et menaçait de le faire défaillir à tout instant. Colère, incompréhension, vengeance, mais surtout, il était résigné. Dans un monde où les dieux gouvernaient et où les monstres menaçaient de le dévorer à chaque instant, il n'aurait jamais cru que de simples mortels puissent s'en prendre à eux, pour la simple raison qu'ils étaient différents. Mais ne dit-on pas que la différence fait peur ? Les humains craignent ce qu'ils ne comprennent pas. Et la mythologie rentrait définitivement dans cette notion "d'incompréhension".  Il se souvenait de ce qu'il avait ressenti lors de l'invasion des camps, lorsque des centaines de demi-dieux avaient perdu la vie sous la cruauté des mortels. Ce qu'il avait ressenti en voyant ses frères et soeurs tomber, sans pouvoir les sauver. De la haine. Et ce désir de vengeance n'avait de croître dés lors. Avoir en face de lui les responsables d'une telle injustice lui donnait envie de hurler et de les tuer de son épée. Mais pas son oncle. Malgré toutes les horreurs que celui-ci avait pu causer, Ailam ne pouvait tout simplement pas se résoudre à exécuter son oncle de coeur, ni même à le voir souffrir aux mains des siens.

Lorsque la voix de Marvin retentit de nouveau, le coeur du demi-dieu se serra. Il était bien là, parmi les ennemis, et ce n'était pas un rêve. Marvin ne l'avait pas vu, pas encore du moins, et semblait seulement que sa présence était du à un mauvais tour des autres sangs-mêlés. Il aurait pu continuer à jouer le jeu, et prétendre ne pas être là, se cacher en attendant que son oncle réussisse à s'enfuir, comme si de rien n'était. Mais il ne pouvait plus nier, et devait affronter la vérité telle qu'elle était : son oncle et lui faisaient partis de deux groupes bien distincts désormais. Ennemis par alliances. Comment son oncle l'avait-il défini une fois ? Il l'avait comparé à Superman, du à sa force supérieure à un humain lambda. Il n'avait pas tort, dans un sens. Il tirait bien ses pouvoirs du soleil. Apollon lui-même. Aussi, lorsque le fils de Mars lui demanda d'avancer, il s'exécuta sans protester, les accusations fusant toujours de la part des romains. Il était coupable après tout, coupable de n'avoir rien vu et de rien avoir pu faire pour empêcher tout cela.

Mais avant qu'il n'ait eu le temps de franchir la barrière de demi-dieux, une nouvelle voix s'éleva, plus jeune, mais tout aussi imposante que n'importe quel sang-mêlé. Et avant qu'il ne comprenne ce qu'il se passe, la situation s'empira de nouveau - exactement ce dont ils avaient besoin. Une hydre. Une maudite hydre avait pris place au centre du petit groupe. Ailam jura entre ses dents. Qu'espérait donc accomplir cette maudite gamine en invoquant un monstre dans leur camp ? Qu'il dévore les imposteurs et les laisse tranquille. Si seulement c'était aussi facile. Le chaos prit place et très vite les demi-dieux adoptèrent leur mode combat, sans même sourciller. Il pouvait très nettement entendre la voix d'Haytham donner des directives, auxquelles il n'essaya même pas de désobéir. S'ils s'alliaient tous, ils auraient beaucoup plus de chance de venir à bout de cette saloperie d'hydre. Et cela éviterait à tout le monde de courir dans tous les sens, ce qui commençait à lui taper sur le système. Du coin de l'oeil, il vit Logan libérer son oncle, et ce dernier se libérant de ses liens. Ailam vit rouge. Son oncle n'allait pas mourir sous les coups de ses confrères, et encore moins sous les crocs d'une hydre. Mais le libérer n'était pas une bonne idée. Inutile de rajouter des mortels à toute l'agitation : il pouvait s'échapper, en profiter pour tuer certains d'entre eux, ou pire, décéder. Et bien évidemment, Monsieur D. n'était jamais là quand on avait besoin de sa divine présence. Comme toujours.

Ailam tapota sa montre, qui se transforma en majestueuse épée de bronze céleste. Sans vouloir couper les têtes de de l'hydre - mauvaise idée ! - il comptait au moins pouvoir se défendre et refouler quiconque essaierait de vouloir jouer aux héros et tout foirer, encore une fois. Sans même se préoccuper de savoir si Marvin le voyait ou non, il se dirigea vers Haytham et la foule de demi-dieux qui encerclait la bête, armes en mains. Quelque chose lui disait qu'il allait être occupé à l'infirmerie toute la semaine vu comme la situation semblait bien partie. " Quelle idée d'invoquer une bestiole pareille sérieusement ? Si une de ses têtes ne nous bouffe pas, sa laideur nous anéantira tous. " Faire une remarque aussi sarcastique - et inutile - en pleine bataille n'était pas l'idéal. Mais c'était sans compter sur Ailam, qui même les nerfs à vif, ne pouvait s'empêcher de se faire remarquer. Personnellement, il n'était pas contre l'idée de tuer tous les humains présents, même si cela signifiait qu'il n'était pas mieux qu'eux, dans le fond. Mais il ne pouvait dignement pas laisser Marvin se faire piétiner par une horde de demi-dieux en colère ou par une hydre repoussante.  Et comme son père biologique, il souhaitait obtenir des réponses, et la vérité.

Mais en réalité, toute son attention était porté sur Marvin, qui semblait bien décidé à libérer tous ses acolytes, et à se munir d'une arme. Il ne manquait plus que ça. Il devait protéger son oncle avant tout, peu importe les conséquences. Alors, il fit la première chose qui lui passa par l'esprit. A la fois courageux et incroyablement stupide, il lança un jet de lumière en plein sur l'hydre - prenant soin cette fois d'éviter les demi-dieux présents - avant de hurler à plein poumon " Et toi ! Sale bête repoussante, c'est ton jour de chance ! Attrapes-moi si tu l'oses, avec toutes tes têtes stupides ! " Provoquer la dite bête repoussante n'était probablement pas une bonne idée, mais Ailam se contrefichait de ce qu'il pouvait bien arriver. Son seul but pour le moment était d'éloigner l'hydre sanguinaire du groupe de mortel - et de son oncle, par la même occasion - et des plus jeunes et plus vulnérables demi-dieux. L'hydre sur les talons, il sprinta vers les bois, en priant son père et tous les dieux qu'il ne faisait pas une énorme bêtise. Son idiotie finirait par le tuer un jour.


Spoiler:
 


Dernière édition par Ailam K. O'Hara le Sam 28 Nov - 15:31, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
I'M A PNJ.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.malum-discordiae.com
messages : 895
parmi nous depuis le : 10/10/2012

I'M A PNJ.

MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO UNE ; à quoi tu danses ?   Sam 28 Nov - 14:31

Le membre 'Ailam K. O'Hara' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé général.' :
Revenir en haut Aller en bas
avatar
L'AS DE CŒUR.
Voir le profil de l'utilisateur
messages : 1284
parmi nous depuis le : 28/09/2015

L'AS DE CŒUR.

MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO UNE ; à quoi tu danses ?   Dim 29 Nov - 22:57

La conversation l'agaçait. Le terrifiait. Lui donner envie de s'enfouir dans le sable de la vaste arène où ils avaient été faits prisonniers. Une douleur sourde refluait de ses poignets attachés beaucoup trop serrés tandis qu'il se contorsionnait à s'en arracher la peau pour attraper ce maudit couteau-suisse. Concrètement, cela ne lui servirait à rien face à une bande de sangs-mêlés enragés mais il aurait au moins eu l'impression d'avoir tenté quelque chose, de ne pas être resté là à attendre il ne savait quoi les bras ballants. Et curieusement, à l'instant même où ses doigts engourdis se glissaient enfin dans sa poche de pantalon, le type qui avait reconnu Marvin… prit leur défense. Enfin, plus ou moins. Disons qu'il ne proposait pas de les découper, ce qui était déjà pas mal aux vues des antécédents des agents du Département. Et puis il y avait l'autre crétin, que devait sans doute venir d'une planète fort éloignée. Parler de pizzas tueuses en cet instant… Mercedes se posa sérieusement la question : était-il un tantinet attardé, ou le faisait-il simplement exprès ? Son ais se confirma à la seconde rafale d'eau. « Putain mais toi, si je te recroise... » Rien du tout, il ne lui ferait rien du tout. Il s'y refusait. Ses mains tremblèrent, son cœur s'emballa, mais il attrapa enfin le couteau-suisse. Avec encore un peu de souffrance, il pourrait trouver la position idéale pour cisailler ne serait-ce qu'un bout de la corde rêche qui l'emprisonnait. Dans sa manœuvre, il avait raté un bout de conversation, mais il releva les yeux juste à temps pour confirmer les paroles de Marvin et Isaure. Quitte à mourir… Son rythme cardiaque rata un battement à cette pensée. « Plutôt crever que de vous dire quoi que ce soit, bande de monstres de foire. » Vu leur situation de toute façon, le choix semblait se résumer à mourir après des heures de souffrance à balancer des informations au compte-goutte, ou mourir beaucoup plus vite en refusant tout net de parler. Enfin c'était beau les convictions, mais ça fonctionnait bien un temps : celui où on avait mal mais pas encore suffisamment pour pleurer et supplier. « Oncle Marvin ? » Putain mais il connaissait combien de personnes, l'autre geek ? À se demander comment les demi-dieux les avaient repéré après…

Et puis une gamine sortit de la foule. À vue de nez, Mercedes lui donnait maximum quatorze ans, soit la fillette en plein dans l'adolescence, avec les hormones qui jouent au yoyo et compagnie. Quand elle se mit à parler, il l'envisagea tout de suite différemment. Ce n'était qu'une gamine certes, mais une gamine qui parlait bien, qui savait exciter ses camarades comme rares le faisaient. Des personnes comme elle, Mercedes en avait déjà croiser de là où il venait. Il les avait toujours soigneusement éviter. Les gens qui maniaient les mots avaient tendance à être beaucoup plus dangereux que ceux qui se servaient de leurs poings. Les mots faisaient dix fois plus mal, ils savaient être acérés et fins… et ils savaient soulever des armées. Bizarrement, il n'en fallut pas beaucoup pour réveiller celle qui les entourait. Et puis elle s'entailla le doigt. Un peu plus et il aurait l'impression d'être de retour en Écosse, à observer des gens plus étranges les uns que les autres. La goutte pourpre sembla se détacher du doigt et tomber au ralenti, étendant les secondes, repoussant ce qui ne manquerait pas d'arriver. Ce sang, Mercedes ne le sentait pas : du fond de ses tripes, quelque chose lui criait de courir, de s'enfuir, se creuser une fosse et de ne plus remonter. Si seulement il avait pu… Au lieu de quoi il restait ficelé comme une pauvre victime, un inutile couteau-suisse coincé dans ses doigts blêmes d'être trop serrés.

Et le monstre apparut.
Immense, repoussant, sifflant. La créature redressa ses innombrables têtes dans un hurlement strident qui lui écorcha les oreilles et braqua ses dizaines de regards perfides sur la foule qui l'entourait. Et maintenant ? Il reconnu la chose pour l'avoir déjà croisé dans un livre prêté par un collègue à son arrivée : une hydre. Elle n'avait rien de comparable à la lamentable gravure du bouquin mais quand même, la concordance était là. Le seul avantage dans le lot, c'est que beaucoup de demi-dieux mourraient avec eux ce soir. Cette chose juste là n'allait pas stopper son repas à quatre gringalets du DLCEM, non, elle allait probablement libérer sa furie meurtrière sur les autres, les lacérer, les tuer. Une partie de leur mission aurait peut-être été accomplie, ainsi. Enfin… Mercedes n'avait toujours pas la moindre idée de ce qu'ils étaient venus faire ici aujourd'hui et c'était peut-être ça le plus triste : mourir sans savoir pourquoi. Ses pensées furent brutalement interrompu par un choc qui l'assoma à moitié, faisant basculer son poteau. Il heurta le sable sans la moindre délicatesse, voyant au passage trente-six étoiles. Quelque chose d'humide, de désagréablement chaud, lui gicla au visage. Les étoiles du choc était finalement une bénédiction, quelque chose dont il aurait dû profiter plus longtemps car. « Il a tué Fanny ! Il a tué Fanny ! » Son estomac tout entier se ligua contre lui quand il saisit ce qui venait de lui sauter au visage : du sang, des éclats de sang en provenance de… Fanny. Ou plutôt de ce qu'il pouvait entrapercevoir de ladite Fanny, juste sous l'imposant poteau de bois d'Isaure. Un cri de frayeur se fraya difficilement un chemin dans sa gorge et ses mains, qui jusqu'à cet instant ne semblaient plus vouloir obéir, se démenèrent frénétiquement contre les cordes qui le retenaient devant cet atroce spectacle. Un goût de bile lui hantait la bouche, l'odeur chaude et fétide du corps progressait lentement. Ce qu'il voyait, ces… morceaux… Il ferma les yeux, là c'était trop. Et l'autre qui gueulait derrière, avec sa litanie de « on fait quoi ? » « Putain mais ta gueule ! TA GUEULE ! » Son esprit à moitié absent nota la manifestation sur-prononcée de son accent écossais qui le rendait quasiment incompréhensible. « Ferme-la, ferme-la ! » Il sciait, sciait, sciait… Et la corde lâcha. Il s'entailla violemment le poignet en passant mais peu importe : il était libre ! Il se redressa comme un diable sortant de sa boîte, s'essuya le visage de sa manche et ne parvint qu'à étaler le sang sur ses joues. L'hydre poussa un hurlement terrifiant, et Mercedes sentit sa vessie lâcher. Ce qui ne fut pas sa première des préoccupations quand la créature balança nonchalamment le demi-dieu le plus stupide qui lui eut été donné de croiser.

Quelqu'un cria son nom et il pivota difficilement dans la direction de la voix, s'accrochant à son malheureux couteau-suisse comme un noyé à une bouée de sauvetage. Sûr qu'il allait aller loin avec cet objet. « Quoi ? » Il fallait se reprendre, se reprendre, se reprendre. Ses pensées se remirent en marche. « Non, j'l'ai pas ! » Ce qui était vrai, il l'avait laissé au bureau pour ne pas céder à la tentation d'allumer une clope dans la camionnette. Marvin ne pourrait pas le blâmer pour ça d'ailleurs, il était le premier à le harceler pour qu'il arrête de fumer. (Avec son paquet par jour, il était loin du compte, le pauvre.) Un gars cria quelques paroles, s'agita vainement dans l'espoir d'attirer l'attention de la créature qui détala à sa suite, droit vers la forêt. « Putain Isaure, on se casse ! » C'était l'occasion ou jamais. En cherchant à les anéantir, la gamine n'avait absolument pas pris en compte l'armée de sangs-mêlés qu'elle excitait. Et les monstres avaient bon appétit quand il s'agissait de demi-dieux… beaucoup plus que pour de vulgaires mortels comme eux. Mais à peine tournait-il les talons qu'ils se retrouva nez à nez avec une belle bande desdits sangs-mêlés. Des éclats assassins brûlaient au fond de leurs yeux. « Vous avez buté ma sœur. » Pas d'insultes, pas de cris. Rien que cela ne présageait rien de bon. Les gens qui hurlaient vainement ne faisaient rien de plus : ils se contentaient de crier avec les autres, conscients de leur propre impuissance. En revanche, les tons glacés… Mercedes recula d'un pas, buta contre Isaure. À deux plus un couteau-suisse contre toute une bande...

_________________

L'enfer c'était hier, ce soir nos rêves sont durs comme fer. #336699

Revenir en haut Aller en bas
avatar
DLCEM.
Voir le profil de l'utilisateur
localisation : New York pour le moment, mais il bouge souvent pour son travail à la DLCEM.
messages : 581
parmi nous depuis le : 24/08/2015

DLCEM.

MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO UNE ; à quoi tu danses ?   Jeu 3 Déc - 20:43

dé:
 

S'en était trop. Toujours au sol, Isaure s'était roulé en boule. Il avait ses deux mains plaqués sur ses oreilles comme pour couvrir le fracas que faisait chaque pas de l'hydre, la voix de Mercedes qui lui hurlait de se taire, les cris de rages, les sanglots. Quand Marvin lui parla, il en prit pas la peine de répondre. S'en était trop. Il ferma les yeux, détournant son regard du cadavre de la gamine. Bon sang. Il avait tué une pauvre fillette qui... qui se trouvait juste au mauvais endroit, au mauvais moment. C'était immonde. Parfaitement immonde. Pourtant il devait se calmer, il devait trouver une solution à tout ça. Mais comment le pouvait-il dans de pareilles situations ? Son cerveau était au ralentit, trop de chose se bousculait dans sa tête. Trop pour une fois pour monsieur-je-sais-tout. Les bruits de pas de l'hydre semblèrent s'éloigner. Non, c'était trop beau. Il releva la tête, ajustant ses lunettes pleines de poussières avant de voir le monstre s'élancer à la poursuite d'un demi-dieu. Alors comme ça certains avaient choisis de les défendre ? Étrange tactique de guerre. Mercedes hurla encore. Il voulait se barrer. Allons, bonne idée. Il se redressa, se colla et... se retrouva encerclé. Se faire encercler par une bande de pré ado en fureur, Isaure n'y avait jamais songé. En fait, avant d'en arriver là, il n'avait jamais songé à ce qui pouvait lui arriver si par mégarde, un jour malheureux, il se retrouvait face à une bande de demi-dieux près à en découdre. Mercedes avait juste une arme. Lui pas du tout. Pour le moment il ne considérait plus son esprit brillant comme une arme. Une autre fois peut-être. Là les neurones faisaient tous grève en chœur. Le garçon avait le regard mauvais. Et lui, contrairement à eux, était bel et bien armé.

« Pas... Pas fait exprès. »

Non, bon décidément ce n'était peut-être pas la bonne chose à dire parce que le garçon sembla encore plus en pétard. Bon sang, il n'avait jamais été doué dans les relations humaines de ce genre là. Que fallait-il dire ou faire ?  

« Toutes mes condoléances. »

Visiblement, ça non plus c'était pas bon. « Ok, je me tais, j'arrête le carnage... » Le demi-dieu lui faisait face, il se tenait droit devant lui, l'air plus menaçant que jamais. Et sur le coup, il se maudit de paraître minuscule à ses côtés. Et deux secondes plus tard, il avait une épée dans les mains. Oh bon sang, il était tombé sur le genre de type mélo, qui vivait encore dans l'antiquité ou à l'époque moderne.

« Bat toi comme un homme, comme un guerrier, défend ton honneur.»

C'était quoi ses conneries ? Visiblement, un autre avait prit place en face de Mercedes. Ils étaient en plein champ de bataille, et il ne trouvait que ça à faire c'était... horrible. Isaure contempla l'épée, complètement sonné. Il ne savait pas s'en servir de son épée. Il n'avait jamais pratiqué l'épée lui ! Le demi-dieux asséna le premier coup et Isaure para comme il le pu. Les coups s’abattaient sur lui, et il répliquait du mieux qu'il pouvait. Plus le demi-dieux frappait, plus Isaure se disait qu'il était en train de vivre ses derniers instants. Il tomba au sol. Impossible de suivre le rythme. Son truc à lui, c'était pas ça. Il n'était pas né gladiateur. Et quelque chose lui revint alors en mémoire. Cette épée ne pouvait pas le blesser. Alors comment cela se faisait-il qu'il en subissait chacun des coups ? Qu'avaient-il encore trouvé ? Il tenta une dernière parade, mais l'autre fut plus rapide et son dernier coup envoya Isaure au sol et ce dernier ne se releva pas.

_________________
ONE DAY MORE
Jamais parmi les animaux la créature née pour être une colombe ne se change en une orfraie. Cela ne se voit que parmi les hommes. Victor Hugo


Dernière édition par X. Isaure I. Ilser le Jeu 3 Déc - 20:51, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
I'M A PNJ.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.malum-discordiae.com
messages : 895
parmi nous depuis le : 10/10/2012

I'M A PNJ.

MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO UNE ; à quoi tu danses ?   Jeu 3 Déc - 20:43

Le membre 'X. Isaure I. Ilser' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé général.' :
Revenir en haut Aller en bas

MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO UNE ; à quoi tu danses ?   

Revenir en haut Aller en bas
 

☞ INTRIGUE NUMÉRO UNE ; à quoi tu danses ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 6 sur 8Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant

 Sujets similaires

-
» ☞ INTRIGUE NUMÉRO UNE ; à quoi tu danses ?
» j'ai deux question qui m'intrigue
» Décalage rvb = Décale quoi ?
» Festival de Danses et Music country le 27 & 28 Août 2011
» La Maison de la Nuit-->Ecole de Vampires, intrigue et meurtres...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ⱴ MALUM DISCORDIAE. :: ⱴ LA COLONIE DES SANGS-MÊLÉS.  :: le camp.-