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 tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)

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I'M A PNJ.
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MessageSujet: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   Dim 27 Déc - 21:51

Loterie n°1 - Tristan & Lionel.
Que quelqu'un les attende quelque part.
« Tu ouvres lentement les yeux. Une douleur lancinante irradie de tout ton corps, atténuée par le sol glacé sur lequel tu es allongé. Sans même avoir à bouger, tu vois une seconde silhouette juste à côté, visiblement dans le même état que toi. Et vous êtes plongés dans une semi-obscurité où se mêlent des relents de moisissure et d'humidité. Un « plic ploc » régulier témoigne d'une fuite dans un coin. En se redressant, il n'y a pas grand-chose à voir : toi et l'inconnu êtes unis par une paire de menottes, et une grille profondément fichée dans les murs en pierre vous emprisonne au fond de ce cachot. De l'autre côté, une ombre est assise sur une chaise de camping. Si son visage est plongé dans l'ombre, le fusil qu'il tient à la main est nettement visible. »
© .ipar haizea
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SANG-MÊLÉ GREC.
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MessageSujet: Re: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   Mer 25 Mai - 20:31





L'odeur est insupportable. Son nez se plisse, se renfrogne... Impossible de l'oublier. C'est comme un mélange de moisissure et d'humidité répugnante. Les yeux toujours clos la jeune femme avait peur d'ouvrir ses paupières. Que verrait-elle ? L'odeur ne lui présageait rien de bon. Où était la colonie ? Que faisait-elle là ? Elle qui en quittait jamais sa très chère colonie, pas même pour se promener dans les bois environnant. Elle était bien loin de chez elle pour une fois. L'odeur qui grattait la gorge et elle eut cet envie terrible de tousser mais se retint. Parce qu'elle n'était pas seule. Ça aussi elle pouvait le sentir. Il était là, dans son dos. La fille d'Achlys avait ouvert ses yeux, et le regretta aussitôt. La noirceur de la pièce lui empêchait de mettre un nom sur un visage. Ce dont elle était certaines en revanche, c'était l'endroit inhospitalier dans lequel ils se trouvaient. Une sorte de cachot humide et rouillé de partout avec comme gardien une ombre terrifiante, armée et qui ne faisait rien pour le cacher. La jeune femme sentait alors son pouls s'emballer, ses cheveux trempaient dans quelque chose de.... Non. Il en valait pas mieux savoir quoi. Et elle avait toujours cette toux, coincée au fond de la gorge... Alors Lionel se redressa.

Oh non...

Ces deux petits mots lui échappèrent. Ses gants. Ses gants étaient partis, pouf, envolés ! Son pouls s'envola carrément. Et elle cracha ses poumons par la suite, elle se retenait depuis bien trop longtemps. Elle aurait voulu le pousser, l'éloigner pour éviter l'accident, mais ce geste lui était impossible à faire. Calme toi Prior, tu contrôles. Oui, elle contrôlait, mais jusqu'à quand ? Les dérapages arrivaient souvent avec les demi-dieux. Au lieu de ça, la cellule se remplissait doucement d’une nappe de brume grisâtre. Ça, elle ne contrôlait pas par contre. Se calmer au plus vite. L'homme (ou la femme?) assise devant leur cellule sembla remuer un peu. Était-il dans les bras de Morphée ? Et ce gars attaché à elle, c'était qui ? C'était à cause de lui qu'elle était là ? C'était peut-être un voyou qui... avait de gros problèmes à régler et on l'avait puni en l'enfermant ici ? Et le lien avec elle c'était quoi ? Elle remua, faisant claquer les chaînes. Super elles étaient bien fixés au mur.

Pitié dîtes moi que vous... que vous n'êtes pas aussi perdus que moi, murmura t-elle à mi voix.

Au fond elle ne s'attendait pas à grande chose la petite Prior. Elle voulait juste entendre sa voix, pouvoir lui donner un prénom et savoir si oui ou non elle pouvait compter sur lui pour sortir d'ici. Ah, elle qui avait tant de mal à s'approcher de nouvelles personnes ! Il semblerait qu'aujourd'hui elle n'avait plus le choix. Qu'elle le veuille ou non, elle allait devoir se battre avec cet inconnu. Et ne pas perdre les pédales. Et bon sang, arrêter cette brume qui les entourait maintenant tout les deux, comme une barrière protectrice.
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ICE T.
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MessageSujet: Re: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   Lun 6 Juin - 18:09





Tristan grelottait sur le sol glacé inconnu. Il sentait son propre coude lui appuyer sur les cotes, coincé comme il l'était entre lui et le sol. Sa main en était toute engourdie. De violents relents de moisissures lui arrachaient le nez depuis qu'il avait lentement repris connaissance. Pour tout dire, le fils de Borée gardait les paupières sagement fermées depuis presque une demi-heure, craignant ce qu'il découvrirait lorsqu'il cesserait de feindre d'être endormi. L'odeur, le sol gelé, ces liens qui lui enserraient douloureusement les poignets… Autant d'indices qui ne pouvaient que l'angoisser. Et puis il y avait la présence aussi. Il sentait ce corps tout près de lui, dans son dos, ce corps qui ne bougeait pas plus que lui. Averti par un sixième sens qu'il avait dûment développé au cours de sa longue errance, Tristan n'osait pas se retourner par peur de ce qu'il découvrirait. Un cadavre ? Un ennemi ? Un animal, ou un monstre même ? Et puis la chose couchée juste derrière lui bougea pour se redresser et Tristan fut bien obligé d'ouvrir les paupières. Les mots que sa voisine prononça le rassurèrent presque immédiatement. C'était une fille, visiblement aussi perdue que lui. Elle toussa à en cracher ses poumons, arrachant au fils de Borée une moue dégoûtée et le poussant à s'écarter. Son geste fit légèrement tinter la paire de menottes qui lui cisaillait les poignets. Les bracelets de métal trop serrés lui mordaient la peau avec assiduité. La fille lui parla doucement. Tristan se redressa pour de bon, ses gestes rendus maladroits par les menottes. « Je, euh... » Paraître doux et inoffensif comme un agneau lui parut la meilleure des tactiques. Il posa les yeux successivement sur la fille puis sur la silhouette qui se découpait sur un léger contre-jour de l'autre côté de grilles rouillées. La demoiselle n'avait pas l'air beaucoup plus âgée que lui et ne paraissait pas particulièrement agressive. « V-vous êtes là depuis quand ? » Pour se cachait-il derrière ce jeu de gamin effrayé ? Pour la fille, ou pour le garde ? L'arme aussi se dessinait dans la faible lueur qui filtrait et le sang-mêlé n'avait pas envie qu'elle esquisse le moindre mouvement dans leur direction. Tristan bougea le plus silencieusement possible jusqu'à s'approcher à quatre pattes de la fille enchaînée au mur. « Je… Ethan. T-toi ? » chuchota-t-il. Est-ce que leur gardien dormait ? Ou veillait-il au grain avec attention, ne quittant pas du regard le moindre mouvement de la part de ses prisonniers ? D'ailleurs, pourquoi étaient-ils là ? Tristan avait toujours ses vêtements de la veille (enfin d'avant son trou noir), son sweat trop grand et ouvert au grand vent, son vieux pantalon, ses Doc Martens usées. Bref, il avait l'air débraillé et collait à merveille avec Ethan le gamin paumé des rues. « Tu vas bien ? Tu sais comment on est arrivés là ? » Peut-être que cette fille était là depuis plus longtemps ? Peut-être qu'elle pourrait l'éclairer ? Ethan-qui-avait-peur ne faignait même pas puisqu'au fond de lui, Tristan mourrait de peur. Il se souvenait être sorti de l'animalerie comme d'habitude en fin d'après-midi. Il s'était vu reprendre le chemin vers l'appartement de Deirdre et puis… Mystère. Un grand trou noir. Pour tout dire, il ne se voyait même pas atteindre le quartier où était basé l'appartement. Tristan s'imaginait encore très bien passer devant ce marchand à la sauvette et puis… ? Rien. Même pas un gros noir ou quoi d'autre, c'était simplement qu'aucun souvenir ne venait prendre la suite.

La fille était jolie en dehors de ça. Même recroquevillée contre un mur auquel elle était enchaînée, elle gardait un beau visage. La peur et l'obscurité la rendait peut-être même encore plus belle aux yeux de Tristan. Indignes étaient les filles qui n'avaient connu que le bonheur et la vie simple. Il porta son regard luisant dans l'obscurité vers la silhouette qui n'avait pas bougé d'un iota. L'homme – ou la femme – était-il au moins encore en vie ? Était-ce un véritable être humain ou seulement un pantin disposé de manière à les intimider et leur intimer d'obéir ? Étaient-ils totalement seuls dans cette semi-obscurité effrayante ? Une goutte d'eau glacée (du moins espérait-il qu'il s'agissait d'eau) lui tomba dans le cou, dégoulinant le long de son dos glacé. Tristan frotta sa joue légèrement ensanglantée. Une coupure sur la pommette lui laissa supposer qu'il ne s'était peut-être pas laissé faire si facilement. « Borée. » Pourquoi balançait-il ça comme ça ? C'était se montrer totalement dénué de prudence ! Mais si elle en était, si elle faisait partie des gens comme lui, elle comprendrait sûrement. « Ou Aquilon. » Sinon elle se contenterait de l'observer avec de grands yeux perplexes et, peut-être, un soupçon de pitié.

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SANG-MÊLÉ GREC.
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MessageSujet: Re: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   Lun 6 Juin - 20:46





Il parlait ! Fort heureusement elle n'était pas tombée sur un de ces types muets comme une carpe ou peu bavard. Sa voix sonnait comme quelque chose de rassurant.

Je n'en sais rien, comme toi je dirais...

Impossible de se remémorer son arrivée ici de toute façon, tout effort de mémoire était vain à présent. Il ne perdit pas longtemps avant de lui décliner son prénom. Qui qu'il soit, elle se sentait déjà d'avantage rassuré. Elle ne saurait dire ni pourquoi ni comment, mais elle sentait qu'ils étaient véritablement dans le même sac. Son côté craintif aurait pu la pousser à imaginer une sorte de mise en scène, ou pire, mais ce garçon avait l'air tout aussi paumé qu'elle.

Lionel, ou Prior, comme tu veux..., débita t-elle à toute allure.

Et c'était peut-être à ce moment là qu'il allait se demander qu'elle genre de nana étrange il avait en face de lui. Le genre qui donnait deux prénoms pour laisser le loisir aux gens de choisir. Elle même alterné en permanence entre les deux. Au fond elle savait qu'elle se nommait ni Lionel, ni Prior.

Je vais bien, je ne suis pas blessée, je crois... Et non, c'est le trou noir j'en sais rien du tout... Et ce type là, il dort ?

Ou était-il mort ? Ou... C'était horrible mais elle espérait que la deuxième option était la bonne. Un courant d'air glacé la fit frissonner et sa gorge se noua. Elle le savait, le moindres coup de vent la faisait tomber malade. Alors rester dans un endroit pareil pendant des heures ? Et cette brume qui refusait de disparaître et qui étouffait l'ambiance... Et puis le garçon parla à nouveau. Deux mots qui, pour n'importe quel mortels auraient pu paraître complètement dénués de sens. Par pour elle. Pas pour une demi-déesse grecque. Borée, c'était intéressant. Elle avait une connaissance assez vague des divinité lié aux vents. Ses connaissances à elle était d'avantage porté sur les dieux peuplant les enfers ou en lien avec la médecine. Elle c'était toujours passionnée pour ces deux cas de figure.

Achlys.

Elle ne pu s'empêcher de faire un mouvement vers lui et s'approcher du mieux qu'elle le pouvait. Cependant, elle garda ses distances. Pas de contact de physique, un rien pouvait la faire paniquer et perdre le contrôle et sans les gants... Elle refusait d'infliger quoi que ce soit à son compagnon de cellule. C'était un signe, forcément ! Se retrouver avec un autre demi-dieux, ici même...

Tu crois qu'on est ici pour ça ?

Sous entendu, parce qu'ils étaient tous les deux des demi-dieux et que, par les temps qui courraient, faire partie du monde mythologique était tout sauf un avantage. Avant même les attaques ciblés des mortels leurs vies étaient loin d'être aisées. Mais là ? Là, c'était pire que tout. Leur vie hors des camps avait été rendu compliquées, et au sein même de la colonie ou du camp Jupiter les questions de sécurité et d'avenir de leur « espèces » se posaient de plus en plus. Et soudain, une lumière s'alluma dans le couloir. Sur toutes les ampoules du couloirs, peu semblaient en état de marche et la faible lueur qui s'échappait de celle en état de marche donnait un aspect encore plus lugubre à l'endroit. Immédiatement, elle se recroquevilla contre le mur. Elle n'avait pas ses armes, pas de moyen de défense donc. Sauf ses mains. Et si les hommes qui l'avait emmené ici lui avait retiré, c'est qu'ils ne savaient pas. Avantage pour elle donc. Qu'allaient-ils faire d'eux ? Un aboiement se fit alors entendre. Un chien ? Et quelques secondes plus tard, l'animal avait surgis de nul part, trépignant sur place en montrant les crocs devant leur cage.

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ICE T.
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MessageSujet: Re: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   Jeu 9 Juin - 11:06





Cette fille n'en savait pas davantage que lui et ce constat était bien loin de rassurer Tristan. Ils avaient dû arriver plus ou moins en même temps mais… pourquoi ? Sa première pensée aurait été pour un monstre quelconque car ce n'était pas si rare que ça d'être agressé par une créature, cependant elle les aurait probablement déjà mangés. Le fils de Borée fit jouer les bracelets de fer bien trop serrés qui commençaient sérieusement à lui faire mal. Un jour peut-être vivrait-il une situation sympathique ? Sa voisine déclina enfin son identité, lui donnant le choix entre deux prénoms. Tristan considéra sa silhouette aux teintes légèrement maladives un bref instant. Comme il voulait ? C'était bizarre. Et ça le poussa aussitôt à revenir sur ses gardes, lui qui commençait tout juste à se détendre. C'était une réaction stupide mais c'était plus fort que lui : question d'habitude et de prudence sans doute. Son corps était formaté à se méfier devant toute bizarrerie. Mais il était aussi bien mal placé pour cela, lui qui n'avait même pas donné son véritable prénom, préférant se cacher une fois de plus derrière le charmant personnage d'Ethan. « Va pour Lionel alors. J'aime bien comment ça sonne. » Les dents de Tristan scintillèrent dans l'obscurité lorsqu'il lui sourit. Et puis la réponse au code. Enfin au code, disons qu'il avait supposé qu'elle comprendrait peut-être et… C'était le cas. Ce constat le rassura aussitôt même s'il retint de justesse un mouvement de retrait lorsqu'elle se rapprocha de lui dans un tintement métallique. La question que Lionel lui posa en suite entra en accord avec ses propres questionnements. « Sans doute. Ce serait quand même un sacré hasard que deux sangs-mêlés se retrouvent dans une même cellule, un même jour. Je ne vois pas quel autre point commun on peut bien avoir... » Oh non, il y avait le doute aussi. Était-elle vraiment une demi-déesse ? Ou était-elle un monstre dissimulé derrière le visage pâle mais joli d'une fille ? Mentait-elle ? De toute façon, il n'y avait que deux réponses possibles à cette question : soit ils étaient là parce qu'ils étaient les rejetons de quelques divinités, soit elle mentait et se faisait passer pour ce qu'elle n'était pas. Le second cas obligeait à la prudence et puisqu'il ne savait lequel des deux était le bon… Disons qu'il valait mieux prévenir que guérir. Il avait cependant un avantage : elle était enchaînée au mur, lui n'avait qu'une paire de menottes. « Tu vis à New-York ? » La pousser au piège, peu de chance qu'il y arrive. Mais peut-être qu'elle faisait partie de ces mortels ? Peut-être avait-elle attaqué la Colonie ou le Camp Jupiter, peut-être qu'elle était là pour essayer de lui arracher des informations ? La pauvre, elle serait bien mal tombée avec Tristan… Les lumières s'allumèrent le long du couloir qui s'étendait au-delà de leur cellule. Ça ne changeait pas grand-chose à la luminosité ambiante : bien peu d'ampoules fonctionnaient et parmi les quelques qui avaient trouvé le courage de s'allumer, la moitié clignotaient dans un tintement régulier. Un aboiement résonna le long des murs en pierre et en plâtre et un molosse surgit soudain dans le geôle, montrant les dents et grognant.

De l'autre côté des grilles, la silhouette se redressa d'un coup, relevant au passage la pointe de son fusil. Par réflexe, Tristan s'immobilisa. Ce n'était donc ni un cadavre ni un pantin. Et ni Lionel ni lui ne savaient depuis quand cette personne, quoi qu'elle soit, était réveillée. Avait-elle entendu toute leur conversation ? Leurs parents divins ? « Glamador, couché. » Les chiens étaient de ses créatures étranges capables de passer d'un comportement à un autre en un éclair. L'animal leva brièvement les yeux vers la personne armée avant de se coucher en silence, posant la tête sur ses pattes. En moins d'un instant, il était passé d'un animal de défense effrayant à un bon gros chien que l'on avait envie de caresser. Tristan admira ce détail. Peut-être qu'en fin de compte, un chien lui serait utile au quotidien ? Il glissa cette pensée dans un coin de sa tête. « Qui êtes-vous ? » La voix vaguement tremblante d'Ethan parut démesurément forte dans le silence qui s'était fait. La personne, dont il ne parvenait toujours pas à distinguer les traits, ne répondit pas, se contentant de poser son fusil bien en évidence. Le message était clair : s'ils tentaient quoi que ce soit, ils étaient morts. Mais la présence du chien montrait une chose : cette silhouette assise, qui qu'elle soit, était soit mortelle soit semi-divine. Ce n'était pas un monstre. Un bruit de pas crut dans le couloir (qu'ils ne voyaient qu'en partie, sur la portion qui passait devant leur cellule) et le chien redressa sa tête de Rottweiler. « Glamador, pas bouger. » Il en avait envie pourtant de bouger, le chien. Ça se sentait à la tension qui habitait le moindre de ses muscles. L'obéissance l'emporta et il se contenta de regarder l'inconnu qui approchait. « 809, comment ça se passe ? » 809 ? C'était quoi ça, un nom de code ? Celui qui avait parlé n'était toujours pas entré dans le champ de vision de Tristan et Lionel, s'arrêtant juste derrière le mur. Le fils de Borée mourrait d'envie de se précipiter contre les barreaux, de faire quelque chose. La sagesse lui intima de garder le silence. « Ils sont prêts pour l'interrogatoire ? » « Oui, monsieur. » La personne assise se leva enfin, rejetant une longue masse de cheveux clairs dans son dos. Elle s'approcha des grilles, suivit du regard par Glamador, et déverrouilla la porte. Tristan pouvait profiter de ce moment, essayer quelque chose… Mais entre le chien d'attaque, le fusil et deux ennemis d'un coup, ça faisait un peu beaucoup. Même pour lui. Quant à Lionel, elle aurait probablement pu l'aider si elle n'avait pas été enchaînée au mur et si elle avait fait une réelle alliée fiable. Mais sans cette certitude… La femme blonde attrapa son fusil et les mit en joue. « Reculez, vous deux. Contre le mur. Les mains en évidence. » Au cas où de quoi ? Qu'ils soient armés ? Tristan ne sentait plus la présence rassurante du pistolet qu'il gardait sans cesse sur lui. En revanche, son arc était toujours là et certaines flèches blessaient autant les mortels que les sangs-mêlés. Mais le temps qu'il tire sur le bracelet et attrape une flèche, plusieurs balles auraient le temps de lui transpercer le corps, il le savait et il n'était pas encore suicidaire. Il obtempéra.

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SANG-MÊLÉ GREC.
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SANG-MÊLÉ GREC.

MessageSujet: Re: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   Jeu 9 Juin - 21:43




Encore à la colonie...

Quant à lui, elle avait beau faire des efforts de mémoire, ou il était le genre très discret (un peu comme elle en réalité) où il avait quitté la colonie. Ou bien il faisait partis de ceux qui n'y avais jamais mis les pieds. Le chien devant les grilles grogna, encore et encore jusqu'à que son maître lui ordonna d'arrêter. C'était déjà ça, il était bien dressé. Enfin, ce n'était pas réellement un avantage, elle le savait, un chien bien dressé obéissait au doigt et à l’œil de son maître, il faisait donc tout ce qu'il lui demandait. Et leur sauter la gorge devait faire partie de ses options. Elle avait eu un chien, petite. Elle avait mit fin à ces jours prématurément et de manière complètement inattendu, mais elle se souvenait toujours de la loyauté de l'animal. Et depuis, elle n'avait plus jamais voulu faire face à de tels animaux. Parce qu'elle avait peur de refaire la même erreur, d'une part, et que sous chaque caniche à Michel se planquait une bête féroce. Le dialogue entre les deux individus n'avait ni que ni tête. Bon sang, la silhouette assise était donc en vie. Mauvaise nouvelle. Elle ne pu s'empêcher de regarder Ethan avec un air paniqué avant de les voir ouvrir la cage.

Depuis quand il fait si froid ici..., murmura la nouvelle venue.

Elle recula, comme lui avait ordonné cette voix si froide. L'autre garçon exécuta aussi ses ordres sans un mot. Pouvait-ils profiter de cette occasion pour fuir ? Un chien, deux personnes mal attentionnées et un fusil. Seule, impossible. À deux en revanche... Elle ne savait pas de quoi était capable Ethan, mais tous les demi-dieux avaient des dons. Tous sans exception. Il était vrai que certains en avait reçus des plus utiles que d'autre. Certains pouvaient colorier des pans de murs avec un simple toucher tandis que d'autres pouvaient contrôler le vent ou la neige. Tout était dans... le parent divin elle supposait ? Elle n'avait plus qu'à prier pour qu'Ethan fasse partis de la deuxième catégorie.

Tes mains gamine, aller, vite.

Avec plaisir. Elle les leva vers le murs. Une seul contact. Un seul et elle allait s'en prendre plein la figure. Si la fille d'Achlys contrôlait son don et se refusait pertinemment à l'utiliser à des fins mauvaises, il y avait des cas de figures comme ce derniers où il était plus que nécessaire.

Contre le mur j'ai dis !

Tout ce qu'elle attendait, c'était un contact. Et ce dernier ne tarda pas à venir. Au début, il ne se passa rien. Mais elle avait y avait mit toute sa bonne volonté. Elle regarda Ethan, cette fois-ci, avec plus de sérieux. Elle ne savait pas trop à quoi s'attendre mais ils allaient devoir faire vite.

Alors je... j-je... j...

Une toux, deux toux. Lionel connaissait ça par cœur, elle n'avait pas franchement envie de voir les dégâts qu'elle pouvait faire, encore une fois. Voir son meilleur ami mourir par sa faute lui avait suffis. Cette fois l, elle n'avait pas su détourner le regard et depuis, les dernières images de Kyle suffoquant restaient gravées à jamais dans sa mémoire. Elle ne pouvait plus s'ôter ces lèvres et ses ces yeux devenus sombres pour toujours de l'esprit. Elle entendit la femme tomber, sans doute était-elle en train d'exploser de l'intérieur. Quand à son chien, on devinait facilement qu'il s'inquiétait pour sa maîtresse. Elle n'allait pas mourir, enfin, elle n'en était pas certaine. Peut-être resterait-elle mal quelques jours ? Et après... mise à part un terrible souvenir elle... sauf si elle y était allée avec beaucoup trop d'entrain. Ce qu'elle craignait, hélas.

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ICE T.
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MessageSujet: Re: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   Lun 13 Juin - 10:28





Ah, elle faisait partie de ces idiots à l'esprit étroit. Quelque part, Tristan en était presque déçu. Il avait vécu à la Colonie lui aussi, pendant des années, mais cela semblait remonter à une éternité. La Colonie, ou cet endroit qui vous donnait l'illusion d'être en sécurité, d'avoir trouvé son univers et son peuple. N'importe quoi. Il suffisait d'en sortir pour se rendre compte qu'on ne faisait que s'isoler, s'éloigner de tout danger dans l'espoir de vivre mieux. Et vivait-on mieux ? Le fils de Borée n'en était pas persuadé. Certes, peu de gens mourraient entre les murs de cette chère Colonie des Sangs-mêlés, mais il n'étaient pas heureux pour de vrai. Il y avait en permanence ces petites guéguerres entre bungalows et les héritiers d'un parent plus rares se retrouvaient seuls. Bref, c'était bien la Colonie… si on appartenait à un groupe. Ce n'était pas le cas de Tristan à l'époque et ça avait probablement aidé à construire sa rancœur pour cet endroit. Endroit qui s'était empressé de le bannir par la suite sans chercher à en savoir plus, lançant quelques demi-dieux sur ses traces comme s'il était un vulgaire criminel ou pire, un de ces monstres qu'ils se plaisaient tant à chasser.

Les mains posées à plat sur le mur glacé, aussi écartées que les menottes le lui permettaient, Tristan entendit une clef tourner dans la serrure. Ces mortels là, qui les avaient emprisonnés sans raison apparente, il était certain qu'il s'agissait de ceux qui avaient pénétré en plein cœur de la Colonie et du Camp Jupiter. Il songea bien à se servir de ses dons pour s'enfuir, oui, il y pensa. Ils ne payaient pas de mine mais Tristan connaissait l'étendue du premier : elle n'était pas immense mais manié avec délicatesse, il pouvait faire des dégâts. Tristan s'était déjà vu à l'oeuvre par le passé. Pourtant il ne bougea pas en entendant cette clef cliqueter dans la serrure et la porte s'ouvrir dans un léger grincement. La présence du chien, même couché et silencieux, l'angoissait plus qu'il ne l'aurait admis et les deux personnes étaient armées. La femme disposait toujours de son fusil, l'autre… L'autre c'était bien le problème : Lionel et Tristan ignoraient s'il possédait des armes sur lui et de quoi il s'agissait. Se précipiter n'était pas une bonne idée. Il vit du coin de l’œil Lionel poser ses mains contre le mur. Il capta le regard sérieux qu'elle lui adressa à ce moment-là. La femme hoqueta dans le dos, dans une toux qui lui fit froid dans le dos. Il mourrait d'envie de se retourner, de voir ce qui se passait là, à moins d'un mètre de lui. Lionel ? Probablement. Il aurait fallu une bonne dose de chance pour que la femme choisisse cet instant précis pour faire un arrêt cardiaque ou il ne savait quoi d'autre. « 809 ? » Le type resté à l'extérieur ouvrit la porte à son tour et le chien bondit dans la geôle, fonçant directement vers sa maîtresse avec un couinement angoissé. « Jessica. Jessica ! » Paf paf, des bruits de claques légères assénées sur les joues de la femme. Tristan se retourna enfin pour découvrir… la scène. Il n'aurait pas été aussi pressé, autant en danger, il serait sans doute resté hypnotisé par la tête que tirait la femme, livide, les lèvres violettes. « J-je… L. viens ! » Il ne voulait pas se risquer à dire son prénom à voix haute. Ces types le connaissait sans doute déjà mais autant ne pas les aider si ce n'était pas le cas. Tristan se jeta sur l'homme qui se tournait déjà vers eux, délaissant sa collègue pour obéir à quelques ordres sinistres et clairement mauvais pour Tristan et Lionel. Ils percutèrent les barreaux qui donnaient sur le couloir. La chaîne des menottes étranglaient le gars, les maillons s'imprimant dans la peau tendre de son coup, mais c'était une position difficile à tenir car l'autre ripostait sévèrement, bourrant Tristan de coups de poing. Il esquivait comme il pouvait en tentant de ne pas le lâcher mais… Les poings pleuvaient sur lui par en-dessous, lui dégommant les côtes, le thorax, lui coupant la respiration. Ils tombèrent tous les deux en un tas gesticulant. Finalement Tristan serra le cou du gars. Son pouvoir agit. Il ne lui avait rien demandé à celui-là mais il se manifesta sans demander la moindre permission, comme un mode automatique intégré. Ce qui gela dans le gars, Tristan l'ignorait. L'eau, clairement, l'eau contenue dans le sang. Le gars poussa un cri de douleur à en donner des frissons. Sa mère avait eu une période où elle aimait particulièrement l'alpinisme et s'intéressait à chacun de ses aspects, dévorant ouvrage sur ouvrage. Les gelures et tout ça, Tristan en avait entendu parler. Premier degré, ça allait. Ensuite ça se dégradait, comme pour des brûlures, pour aboutir plus ou moins au même résultat d'ailleurs. Pas de chance pour ce type, il avait gelé en express pour aussitôt entamer le processus inverse vu la température d'ici. D'ici quelques minutes… Tristan préférait ne pas être là. « Vite, vite, vite. » Il faillit attraper la main de Lionel, se ravisa au dernier moment en songeant au visage de la garde. Derrière eux, le chien montrait les dents.

Tristan fouilla les poches du type allongé par terre et toujours gémissant. Pas de clefs. Putain ce que ses côtes lui faisaient mal à chaque inspiration… À la femme maintenant. S'appliquant à ne pas regarder son visage rendu laid par… par il ne savait quoi, le fils de Borée entreprit d'explorer chaque recoin de sa veste et de son pantalon. Enfin le trousseau de clefs réapparut. « Vite, tes mains. Tes mains ! » Achlys, Achlys… Ce nom lui disait quelque chose mais les caractéristiques de cette déesse lui restaient toujours floues. Il était sûr d'avoir lu quelque chose sur elle un jour pourtant. Le stress et la douleur n'aidait pas à s'en souvenir. Les mains tremblantes il tenta plusieurs clefs avant de finalement trouver celle qui ouvraient les chaînes de Lionel. « Viens ! » Il ouvrirait les siennes en cours de route en priant pour disposer de la bonne clef. La lutte n'avait pas vraiment fait de bruit si on oubliait le cri de douleur initial de l'homme qu'il avait affronté. Le chien grognait toujours, acculé contre le mur. Si couché et silencieux il avait une bonne tête, debout, le poil hérissé et les dents en évidence, il devenait un véritable démon sur pattes. « On court. » Ça, il le souffla à l'oreille de Lionel. Les deux sortirent de la cage et le chien bondit, bloqué rapidement par la porte. Il sauta, faillit bien mordre le bras de Tristan qui bloquait l'entrée de la cellule. Un croc de l'animal dessina un sillon sanglant dans la manche de son sweat trop grand. Les clefs, les clefs… Trouver la bonne d'une main fut ardue mais il finit par mettre la main dessus. Le chien enfermé hurla à la mort derrière eux, ponctuant ses cris par des aboiements assourdissants, effrayants.

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SANG-MÊLÉ GREC.
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MessageSujet: Re: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   Mer 5 Oct - 11:41




Tout se passa très vite. Elle tendit ses mains au jeune homme sans trop réfléchir tandis que les menottes tombaient par terre. Elle était libre. Ou du moins, ces mains n'étaient plus  liées les unes aux autres. Ce qu'avait fait le garçon était... Formidable pour eux. Flippant, mais tout tombait très bien. Et maintenant, ils se pressaient tous les deux dans les couloirs. Ils étaient peut-être sortis de leur cellule, mais dehors, c'était une autre paire de manche. Elle avait bien remarqué que le jeune homme avait évité tous contact avec ses mains (donc il était plus futé que la moitié des gens qu'elle avait croisé dans sa pitoyable vie) ce qui lui rappela qu'aujourd'hui elle allait devoir faire gaffe. Pas de contact. Enfin, si, mais des contacts contrôlés. Elle savait ce qu'elle faisait, mais il y arrivait de perde le contrôle. Ça leur arrivait à tous. Derrière eux elle entendait déjà des cris, les aboiements des bêtes enfermés dans la cage. On se lançait à leur poursuite. La vie d'un demi-dieux se résumait souvent à fuir. Mais Lionel-Rose n'avait jamais vraiment eu la « chance » d'apprendre tout ça. Elle avait eu une enfance parfaitement normal, loin des monstres. Certes, cinq ans de sa vie avait été gommé de sa mémoire. La seule fois où elle avait du fuir, c'était après le meurtre de son meilleur ami. Et elle avait trouvé refuge à la colonie. Et elle ne l'avait jamais plus quitté. Jusqu'à aujourd'hui. Et pour elle, être en dehors de la colonie... c'était dangereux. Le jeune homme lui... elle avait la vague impression que ce genre de situation ne lui était pas franchement familière mais disons... qu'elle sentait qu'il en avait déjà vu des vertes et des pas mûres.

Derrière eux la brume que créait Lionel-Rose couvrait peu à peu leur pas. En plus de refroidir leur assaillant, elle aurait le mérite de les aveugler ou les perdre quelques précieuse secondes. Elle n'avait aucune idée de l'endroit où ils se rendaient et pourtant, elle continuait de courir sans s'arrêter. Et quand ils arrivèrent au bout d'un couloir, sans sortie apparente, elle ne perdit pas tout espoir. Les voix se rapprochant elle ouvrit la seule porte qui s'offrait à eux et tira le jeune homme dedans. La salle était plongée dans le noire le plus total. Elle tâta les murs à la recherche d'un interrupteur quelconques, en vain. L'avantage d'être la fille d'une déesse des enfers, était que le noir ne vous faisait plus peur depuis longtemps. Lionel-rose s’accommodait rapidement à l'obscurité. Sans y voir grand chose, certes. Ses doigts frôlèrent la manche du jeune homme, puis ce qui semblait être un clavier d'ordinateur. La pièce était devenue froide en présence des deux jeunes demi-dieux.

— Ils sont là-dedans !

Elle attrapa la manche d'Ethan et sans réfléchir le tira sous le premier meuble qu'elle trouva. Un bureau sans doute, avec chance ils ne se cognèrent pas. Elle le lâcha et enroula ses mains autour de ses genoux.

— Non, allume pas... ils veulent jouer, on va jouer...

La voix de l'homme avait quelque chose de terrifiant. Elle était rappeuse, sourde et rauque. Elle pouvait même entendre ses pieds traîner sur le sol. Ils voulait les faire attendre, les effrayer. Manque de bol, sur Lionel-Rose rien de tout ça ne fonctionnait. Sa mère vivait aux enfers. Des rêves atroces de demi-dieux, elle en avait fais. Alors un gars qui le menaçait dans le noir avec son collègues... Où étaient les chiens, c'était eux qui l'effrayait le plus. Ils devaient être en  train de suivre d'autres pistes...

— Est-ce que je me réchauffe ? Est-ce que je brûle ?

Elle se tourna vers Ethan (enfin, vers la masse sombre à côté d'elle) et serra les poings. La brume s'était immiscé dans la pièce. Elle cherchait quelque chose, une arme... mais tout ce qu'elle avait sous la main se résumait à un clavier, une souris d'ordinateur et de la paperasse. L'homme se rapprochait de leur bureau. Son collègue... faisait le gués ? Elle ne l'entendait plus. Ils étaient donc plus que trois dans la salle et...

— TROUVÉ !

Une masse sombre s'abattit devant eux. Le collègue. Même dans le noir elle pouvait presque distinguer son sourire malsain, et sentir sa joie. Une joie immense d'avoir trouvé deux mômes sous un bureau. Le clavier qu'elle avait sous la mains partis. Elle lui en flanqua un cou si fort qu'il tomba à la renverse et Lionel-Rose répéta son geste. Et des coups de feu partir, illuminant la pièce pendant quelque fraction de secondes. Elle se coucha à terre, protégeant sa tête comme elle le pouvait. On lui chopa les avant bras, la maintenant au sol. Ploc, ploc, le sang qui coulait du visage de l'homme qu'elle avait frappé dégoulinait sur sa peau. Ce fut à son tour de se faire frapper. Un coup, deux coups. L'autre collègue se hâta auprès de son ami, riant dans le noir. Elle sentait l'arme de ce dernier pointé sur sa poitrine. Jouer dans le noir les excitait carrément. Sur quels malades étaient-elle encore tombée ? Le genoux de l'homme s’enfonça un peu plus dans son estomac, maintenant elle sentait son souffle sur sa joue.

— Et ton copain, il est où ? On allume la lumière tu veux ?
 

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MessageSujet: Re: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   Dim 13 Nov - 14:36

Ils courraient le long du couloir. Une brume s'était levée autour d'eux, devenant plus épaisse à chaque seconde. Elle s'insinuait partout en Tristan, lui mouillait lentement les cheveux et le tissus souple de son sweat. Mais peu importe, son instinct lui hurlait de courir malgré la douleur, malgré, il en était sûr maintenant, ses côtes fêlées ou cassées. C'était inévitable, il fallait sprinter pour s'en sortir encore une fois. La survie se disputait maintenant à ce mal qui envahissait son abdomen. La semi-morsure du chien le lançait dans son avant-bras et il oublia quelques gouttes de sang sur le sol bétonné du couloir. Trop tard pour effacer ça, ils courraient en jouant au Petit Poucet avec leurs assaillants. Ils se retrouvèrent au bout d'un couloir, sans autre issue qu'une porte. Ils s'engouffrèrent dans la pièce totalement plongée dans le noir. Tristan n'avait plus peur de l'obscurité depuis longtemps, l'époque où il craignait la harpie qui l'observait le soir depuis son arbre était loin. Maintenant, il avait peur d'un tout autre type de monstres. Les voix de leurs poursuivants leur parvinrent. Sa camarade le tira sous un bureau et Tristan en profita pour essayer de défaire ses menottes. En vain. Il ne trouvait pas la serrure ni la bonne clef, et d'ailleurs il ne savait même pas si elle se trouvait sur ce trousseau-là. La porte s'ouvrit sur les mortels. Ils voulaient rester dans le noir ? L'atmosphère du bureau s'était refroidi, Tristan savait qu'il en était en grande partie responsable. Il ne faisait jamais chaud près de lui, il était glacial jusqu'au bout des doigts, et c'était pire encore quand il avait peur. L'ère polaire n'était jamais loin. Et c'était sans compter sur cette brume qui errait autour d'eux en longues chapes blanchâtres. Est-ce qu'il se réchauffait ? Mais quel idiot… Tristan serra les poings, furieux. Il était en colère devant cette injustice flagrante qui le poursuivait un peu plus chaque jour. Il détestait ces mortels et ces demi-dieux, ce monde, sa vie. Il détestait tous ces gens qui croyaient avoir le droit de jouer avec lui et ses proches comme on jouerait avec ses Playmobils. Quand un des deux types se baissa soudainement face à eux en hurlant qu'il les avait trouvé, Tristan sursauta. Il se cogna contre le fond du bureau mais l'homme n'en avait pas après lui. Visiblement, il ne l'avait d'ailleurs même pas vu. Lionel s'empara d'un clavier, fracassa la mâchoire du gars qui tomba à la renverse. Tristan entendit le bruit des ressorts du clavier puis la chute du mec sur la moquette. Il sentit Lionel s'éloigner de lui et heurter le sol à son tour. Il n'y voyait quasiment rien, la porte avait été refermée… C'était un combat à l'aveugle, tous plongés dans un noir quasi-complet seulement interrompu par le clignotement de quelques LEDS des ordinateurs. Tristan entendait les bruits sourds d'une lutte juste à côté de lui, les sons des coups portés. Qui ? Où ? « Et ton copain il est où ? On allume la lumière du veux ? » C'était Lionel en position de faiblesse, pas l'homme comme il l'avait cru au début. Ce constat le mit curieusement hors de lui et il jaillit du bureau sans réfléchir, sans chercher à savoir où se trouvait le type. Il trébucha sur les deux corps mais se retourna vivement pour attraper le mortel par les cheveux. « Où je suis ? Tu veux savoir où je suis ? » Il fila un coup de poing d'une violence qui lui était peu accoutumée. « Je croyais que tu chauffais ! » Que dalle à ce petit jeu, ce crétin ne chauffait pas du tout. Il se rapprochait plutôt du nord, de la glace. « Mais tu peux même brûler si tu veux ! Regarde, tu nous as trouvé ! » Il allait brûler… par la glace, oui. Le toucher de Tristan s'était fait brûlant, aussi brûlant qu'un éclat de glace.

L'homme essaya de se défendre, il cria de douleur devant son poignet qui gelait. Tristan le savait, ce type ne retrouverait jamais sa main, jamais. Un violent coup le frappa à l'abdomen, le pliant en deux avec un demi-cri de douleur, alors il riposta en poussant le mec contre le bureau. Il tenait toujours le poignet dans l'autre, limité par les menottes qui l'enfermaient sournoisement, et il frappa ce bras contre la surface dure de la table, une fois, deux fois, trois fois. Il aurait continué mais un clic qu'il ne connaissait que trop bien résonna près de son oreille. Un cercle glacé se posa sur sa nuque. L'autre, le deuxième collègue, que Tristan avait presque oublié, pointait son flingue sur lui. Il en tenait un deuxième d'ailleurs, droit sur Lionel. « Lâche mon collègue, monstre. » Tristan hésita. Il pouvait tuer ce collègue, juste là, maintenant. « Lâche. » BANG. Le coup partit dans la hanche de Tristan, lui arrachant un hurlement de douleur. Il lâcha le collègue pour tomber à genou, les dents si serrées pour ne pas crier à nouveau. Ils étaient… fichus ? Ce type était encore en parfaite santé, même si son camarade sanglotait en serrant sa main définitive gelée et perdue, allongé sur le bureau. Bruit de talkie-walkie. « Je les ai retrouvés, neutralisés. Taller est hors-course. » Taller pleurait comme un gosse, mais Tristan n'était pas loin de l'imiter. « Debout. Debout ! » L'homme attrapa Tristan par le bras et le hissa rudement sur ses pieds, ignorant son gémissement de douleur. Près à tomber dans les pommes, le Tristan, la balle était toujours perdue quelque part en lui, à proximité de ses côtes démolies. Il en faisait toujours trop pour les filles, il était trop galant, trop un héros pour elle. Et c'était mal, dangereux. « Bouge ta copine ou elle s'en prend une aussi. » Tristan se baissa près de Lionel, retenant ses larmes comme il pouvait, et lui tendit une main menottée. Dans l'absolu, à part faire ce qu'on leur ordonnait… Une escouade arriva en courant devant la porte, armée de… fusils. Sacrément gros. Genre fusils d'assaut.

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MessageSujet: Re: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   Lun 14 Nov - 18:28




Non, pas la lumière... S'ils allumaient, ils étaient eus. Enfin, son compagnon serait en bien mauvaise posture. Il avait peut-être encore un avantage, ou la possibilité de fuir. L'homme n'avait pas arrêté de maintenir la pression qu'il avait sur elle. Son poids l'empêchait de respirer normalement et la fille d'Achlys commençait cruellement à manquer d'air. Elle avait la lèvre ouverte, il avait vraiment cogné trop fort. Si elle s'en sortait sans une autre trace de coups sur le visage elle aurait bien de la chance. Et soudain, Ethan surgit. Elle ne le vit pas vraiment, mais elle l'entendit. La suite, elle ne pu y assister, dès qu'elle pu se libérer de l'emprise de son agresseur elle repris son souffle bruyamment. Elle entendit des cris, des gémissements. L'homme qui l'avait frappé se retrouvait enfin en positon de faiblesse. Sauf que tout ça en dura pas. Le deuxième collègues qu'ils avaient sans doute oublié tous les deux se pointa et menaça Ethan. Un bruit se fit entendre, la faisant sursauter et lui arrachant un petit cri de stupeur. Non non, il peut pas mourir, non... Elle ne le connaissait pas, mais puisqu'ils étaient dans la même galère et qu'il lui avait sauvé la vie, elle considérait que son devoir était de l'aider à son tour. Mais la situation était bien plus compliqué. Elle le sentit s'allonger près d'elle, obéissant aux ordres de l'homme. Elle serra sa main, se retenant de verser un flot de larme. Ce n'était pas le moment d'afficher une petite faiblesse. Elle devait garder la tête haute. Elle allait trouver une solution, ensemble. Une escouade arriva en trottinant, armes lourdes à la main, et la lumière fut. L'un d'entre eux fit une grimace en voyant l'état du collègue et Lionel-Rose compris bien vite pourquoi. Son bras semblait... hors d'usage ? Oui, complètement gelé. Comme ça il était deux à avoir un touché quasi mortel.

« Wow, tu l'as amoché, elle ressemble à rien. »

Devait-elle comprendre que ce connard l'avait défiguré ? Elle sentait encore sa lèvre inférieur, son nez semblait en état... N'y pense pas, n'y pense pas Prior, concentre toi...

« Ne touchez pas leurs mains. On les emmène. »

Au moins il avait été assez intelligent pour comprendre d'où venait le danger. Les hommes les tirèrent par le col et les redressèrent sans ménagements. Ils devaient suivre. Pour le moment, ils devaient suivre. Ces hommes avaient des armes, pas eux. Ils étaient plus nombreux aussi. Ils n'étaient que deux. Deux pauvres demi-dieux qui étaient tombés au mauvais endroit. Ils déambulèrent le long de couloirs étroits, totalement encerclés. Elle s'attendait à tout, sauf à ça. Ils arrivèrent dans une salle qui semblait être un garage dans lequel était entreposé plusieurs véhicule de couleurs sombre noir matte pour la plus part. L'un des hommes armé ouvrit la coffre d'un des véhicules et aussitôt les hommes s'y entassèrent, entraînant les deux demi-dieux avec eux. Voilà. Ils étaient tous les deux face à face, flanqué de trois hommes de chaque côté. Douze donc. Ils étaient beaucoup trop nombreux. On leur enleva les menottes pour de nouvelles (ils devaient être paranoïaque), le tout attaché au sol.

« Il nous les faut en bonne santé. On se revoit bientôt, bonne route nous surveillons vos arrières. »

Le coffre se referma, elle entendit vaguement un des hommes donner une indication au chauffeur et ils démarrèrent. Son regard plongea aussitôt dans celui du jeune homme qui lui faisait face. Ils ne devaient pas arriver à destination. Elle ne voulait pas à nouveau se trouver enfermer dans une cage sans savoir ce qu'on attendait d'elle. Et elle avait un doute sur leur chance de survie une fois arrivé. Le soucis était aussi qu'elle n'avait aucune idée de l'endroit où ils se trouvait, et elle avait bien trop peu voyagé en autonomie ou vu du pays pour se repérer une fois dehors si jamais ils réussissaient à s'échapper d'ici.

Finalement le camion s'arrêta. Elle n'avait pas vraiment prêté attention au temps passé dans le coffre, à dévisager les gardes autour d'eux. Entre temps elle avait vomi 'intégralité de ce qui lui restait dans l'estomac (c'était à cause du lourdaude de tout à l'heure ça, l'estomac de la jeune femme n'avait supporté d'être compressé trop longtemps) sur un des gardes à côté d'elle. On ouvrit le coffre, ils descendirent, suivant le mouvement des hommes à leurs côtés. C'était encore un paysage différent. S'en suivit encore une marche silencieuse dans de long couloir cette fois-ci clair, un peu trop même. On les fit entrer dans ce qui ressemblait à un petit cabinet médicale, toujours les menottes en mains.

« J'avais dis que je voulais de beaux spécimens, vous avez vous leurs tronches ? Je vais devoir inspecter ça moi ? »

Voilà, ils étaient des cobayes. Fantastiques. L'homme en blouse blanche qui venait d'arriver avec deux collègues féminine rehaussa ses lunettes et jugea longuement les deux demi-dieux avant d'esquisser un petit sourire. Il les inspecta longuement, son mètre à la main, les faisant passer sur une balance tour à tour. Pour le moment elle jugea utile de se laisser faire. Elle avait le temps de réfléchir.

« 1 mètre 66 pour elle, 1 mètres 78 pour lui, taille correcte. » Il voulait vraiment la froisser là ou... ? « Un peu maigre la demoiselle, je note les 55 kilos, tour de poitrine 84 A, je note et le monsieur... » Il donnait l'impression de les ignorer complètement. Peut-être pensait-il que les deux demi-dieux étaient sourds aveugles et muets ? « 68 très bien. Vous me les mettez en sous vêtement et vous me les allongez là, je passe à l'inspection. » « Lâchez moi. Si tu me touche j'te tue. LÂCHEZ MOI ! ÔTEZ VOS SALES PATTES DE LA BANDE DE CONNARDS LÂCHEZ MOI JE VAIS TOUS TUER LACHEEEEER MOIIIIIII ! »

Menotté elle ne pouvait rien faire, elle tenta à plusieurs reprise de les toucher mais en vain, armé de leur petite matraque il lui flanquèrent des coups à chaque tentatives tenais que le scientifique maniaque poussait des petits cris du genre « n’abîmez pas plus mon modèle ! Stop ! » Et quelques secondes plus tard elle était allongée sur une table d'opération en sous vêtements.

 

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MessageSujet: Re: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   

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tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)

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