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 tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)

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ICE T.
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MessageSujet: Re: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   Jeu 1 Déc - 23:39

Une main dans celle de Lionel, l'autre posée bien à plat sur le sol poussiéreux du bureau, Tristan sentit que les hommes s'approchaient. Est-ce qu'ils allaient mourir ? Non pire, est-ce qu'ils allaient souffrir ? Le fils de Borée était un lâche face à la douleur, il était capable du pire pour s'en libérer et il le savait. Mais il ne voulait pas que Lionel puisse souffrir par sa faute, parce qu'il était un lâche doublé d'un opportuniste. Une escouade arriva en trottinant et Tristan vit les armes lourdes qu'ils tenaient tous à la main, prêts à s'en servir. Leurs regards… Trop sérieux, trop obéissants. Si un quelconque meneur leur ordonnait d'abattre deux gamins sans défense, ils le feraient. Bien sûr, Tristan et Lionel étaient loin d'être sans défense ou faibles et ils représentaient un danger… Mais il oubliait souvent que tous ne disposaient pas du pouvoir de tuer au moindre toucher et que ça faisait de lui un monstre aux yeux de beaucoup. Pourtant, il n'était pas si différent de ces soldats sans âme qui n'avaient qu'à appuyer sur une gâchette pour leur prendre la vie. L'un des hommes (ou femme?) appuya sur l'interrupteur et Tristan ferma les yeux, par réflexe. Il en était encore à battre des paupières, aveuglé, qu'une main ganté le relevait brutalement pour le remettre sur ses pieds. Il tomba, on le redressa de nouveau plus sèchement, sans la moindre aménité. Des loups, des soldats du Diable, voilà ce qu'ils étaient tous. Tristan n'avaient pas souvent des remords mais ceux-là en avaient sans doute encore moins. Ils pouvaient les tuer et rentrer chez eux pour dormir bien tranquillement sur leurs deux oreilles. Des adultes tuant des enfants et rentrant chercher les leurs à l'école ou à la crèche. Du coin de l’œil, le demi-dieu regarda l'un des soldats s'approchait de celui avec qui il s 'était battu et inspecter le type, secouant la tête devant les dégâts causé au bras. Il ne le récupérerait pas, son membre, et tant mieux. Le jeune homme serra les points : ils ne méritaient aucune pitié, ces hommes, aucune compassion, aucun remord. S'ils les attaquaient, Tristan ferait de même. S'ils les tueraient, il se vengerait ou reviendrait les hanter. S'ils tuaient Loïs, ou Lionel, ou qu'importe, il leur rendrait à la puissance mille. Comme il l'avait toujours fait par le passé. Tristan, c'était un vengeur, un esprit frappeur, le gars capable de revenir cinquante ans plus tard pour achever son travail s'il le fallait. Il dévisagea les visages un à un, essayant de lutter contre la léthargie qui s'emparait petit à petit de lui. « Fais gaffe, il va tomber dans les pommes celui-là. » Une voix de femme, juste à côté de lui. Elle avait raison, il sentait qu'il allait s'évanouir. Une autre voix, plus lointaine, fit un commentaire sur Lionel et cela lui redonna un fond d'énergie, le dernier. « Bande d'enfoirés... » « Il arrive encore à parler ? » « Sont pas humains, rappelle-t... » Tristan perdit connaissance.

Il reprit ses esprits dans un véhicule. Chaque chaos sur la route lui arrachait une vive douleur, pas loin de le faire replonger. Une gifle lui arriva un plein visage, achevant de le ramener sur terre. Après un long moment de souffrance et de lutte contre lui-même, Tristan sentit le camion s'immobiliser enfin. Est-ce qu'ils… ? Des mots trottaient dans sa tête, sans le moindre sens logique, ne suivant aucun fil de pensée. Mourir, souffrir, s'évader, tuer, être tué, Lionel, Loïs, Tristan, courir, partir, mal… On le fit descendre du camion, sans aucune pause pour lui laisser le temps de se relever quand il trébucha. Ces types n'en avaient rien à faire qu'il ait mal, qu'il lutte. Non, c'était tellement plus simple de l'amener comme ça, menotter, comme un animal qu'on neutralisé comme on pouvait. Tristan et Lionel… Ils étaient deux prisonniers trop dangereux pour qu'on s'accorde le bénéfice du doute. Tout valait mieux qu'une possible escapade de leur part. L'état des agents qu'ils avaient retrouvés les mettaient encore davantage sur leurs gardes. Il suffisait pour ça de voir la gifle monumentale que Tristan s'était pris quand il avait cherché un appui pour se relever. Le soldat s'était écarté, un mélange d'horreur, de répulsion et de peur dans le regard. C'était presque aussi vexant qu'effrayant. Entre ces murs, Tristan et Lionel n'étaient plus rien d'autres que des choses dangereuses. Des bombes à retardement, des assassins, des animaux sauvages.

La garde les poussa enfin dans une petite pièce aux allures de cabinet médical. Les deux sangs-mêlés furent contraints de s'aligner le long d'un mur sans âme pour voir entrer d'autres hommes, clairement des scientifiques. Alors c'était ça qui les attendait ? On allait pas les tuer, simplement les analyser, en faire des rats de laboratoire pour tout savoir d'eux ? Ils étaient devenus ça, comme venait de le dire le premier scientifique à avoir parler. La suite… Tristan fit assis sur une civière métallique et glacée, en caleçon, à lutter contre ceux qui voulaient l'allonger. Il résista, oh oui il ne voulait pas céder, mais c'était un combat perdu d'avance et il finit par s'incliner. Les deux hommes le plaquèrent contre le métal froid sans ménagement et attachèrent les menottes aux bordures du brancard. Le type en blouse blanche se pencha un instant sur lui, le détaillant comme il aurait regardé un spécimen particulièrement intéressant. « Il a gelé un membre vous dites ? » « Complètement. Vos voisins sont en train d'amputer Taller à l'instant et... » « Parfait ! Merveilleux ! Et elle ? » L'excitation vibrait dans sa voix, ça donnait à Tristan envie de vomir. « Elle en a empoisonné un autre, l'agent est... » « Mais c'est fantastique ! Volkswagen! » Malgré la situation, malgré son sang qui continuait de couler et qui avait bien du mal à refermer sa plaie, malgré les menottes qui lui cisaillaient les poignets, Tristan trouva encore le moyen de se demander pourquoi l'autre braillait un nom de voiture à travers le laboratoire. Un petit mec brun en blouse blanche – encore un – entra dans la pièce, les yeux rivés au sol. « Oui ? » « Fais les prélèvements. » Le brun s'exécuta sans mot dire, sans même les regarder. Le seul instant où Tristan parvint à croiser son regard bleu-gris, l'autre ne laissa rien transparaître. « Merveilleux, merveilleux, merveilleux ! » Le plus vieux continuait de s'extasier et d'y aller de son petit commentaire. Il toucha sans la moindre douceur la blessure du fils de Borée, en inspectant les bords avec curiosité. « Ils sont vraiment vulnérables à tout en fait. Dotés de pouvoirs et de capacités extraordinaires mais plus faibles et sensibles que les humains ! Fascinant ! » Il flanqua un grand coup du plat de la main sur les côtes cassées de Tristan, lui coupant le souffle et ne lui arrachant qu'un bruit étouffé de douleur. Puis il se pencha sur Lionel, lui tâtant le nez, les lèvres, les joues. « Franchement, vous auriez pu faire attention pour me les ramener. C'est fragile ces choses-là. » Il nota deux-trois mots sur un rapport. « Volkswagen, va les ranger ! » Volkswagen réapparut dans le champs de vision de Tristan, passa devant lui, toujours muré dans son silence, et poussa le chariot de Lionel vers une autre pièce. Il revint trois minutes plus tard pour emmener Tristan.

Ils étaient… seuls. Toujours attachés, mais seuls sur leur brancard respectif, dans une pièce où il ne devait pas faire plus de quinze degrés. Rien sur les murs, pas de meubles, juste une vue en coupe d'un corps sur un tableau au-dessus de la porte fermée électroniquement. Évidemment, le clavier était à l'extérieur. Une grande vitre en plexiglas laissait le champ ouvert sur eux et ils pouvaient voir de temps à autre des hommes et des femmes en blouses blanches passer et repasser. Des heures s'écoulèrent.

Quand le scientifique revint enfin, accompagné de son acolyte silencieux, Tristan lui-même commençait à avoir froid. Quand à Lionel, elle devait geler depuis des heures, presque nue sur son chariot. Le vieux scientifique détacha une des deux menottes à chacun. Il aurait pu leur demander de se déshabiller eux-même mais non, il préféra achever son boulot lui-même, comme s'ils n'étaient vraiment que des animaux de laboratoire dépourvu de toute conscience et de compréhension. « Bien Volkswagen, on va tester leur physique et leur résistance à l'effort en situation difficile. » « Mais... » Volkswagen semblait assez perplexe lui aussi mais il tenait un carnet de notes à la main et il se plongea dedans avec concentration (ou au moins une excellente simulation de concentration). « Vous deux, direction la salle de gym ! » Ce vieux scientifique était dingue.

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SANG-MÊLÉ GREC.
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MessageSujet: Re: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   Ven 2 Déc - 17:04

L'homme avait l'air passionné par son travail. Elle n'avait jamais rien eu contre les gens passionné mais lui, si elle sortait vivante d'ici, elle se promettait de lui refaire le portait avant de l'achever en beauté. On ne la tripotait pas de la sorte en détaillant tout ce qu'on pouvait détailler de son physique de la sorte. Il avait beau être joyeux à l'idée d'examiner deux demi-dieux, ses collègues visiblement partageaient pour la plus part la même envie, l'ambiance était glaciale dans la salle. Il n'y avait rien de joyeux excepté ce savant dingue. Quand il cria un nom de voiture elle leva les yeux au ciel. Du jargon de scientifique qu'elle ignorait peut-être ? Un type rappliqua et elle en conclu qu'il devait s'agir de son nom. Ou nom de code mais elle ne voyait pas très bien l’intérêt de prendre un nom de code dans de pareilles circonstances. Vulnérables. Comme des être humains. Plus faible. À cet instant, oui. Difficile pour Lionel et Ethan de montrer que non, ils étaient plus forts que tous les hommes réunis dans cette pièce était c'était normal, du sang divin coulait dans leur veine. Et qu'un demi-dieu soit l'enfant de Zeus ou de Priapre, il était de toute façon plus fort qu'un simple mortel parce qu'il possédait des aptitude que l'autre n'avait pas. Le reste ? Elle se demandait ce que le scientifique espérait trouver. Ils étaient foutu pareil. Alors certes , certains enfants d'Eros/Cupidon avait des ailes dans le dos. Ce n'était même pas leur cas ! Elle aurait voulu dire quelque chose, râler, faire des remarques déplaisantes mais tout ce qu'elle parvint à faire fut pousser un petit gémissement. Pitoyable. Incapable de se défendre. Et quand l'homme en blouse ordonna à son collègues de les ranger, elle cru s'évanouir pour de bon. Car elle la vit, cette salle froid et austère arriver. Et elle s'y retrouva enfermé.

« E-Ethan... ? Oh n-non... »

Si sa voix tremblait, c'était parce que la température avait brusquement chuté de plusieurs degrés. Et elle se connaissait bien, sa santé trop fragile allait lui jouer des tours. Elle ferma les yeux, se retrouvant soudain à prier tous les dieux de l'Olympe de leur venir en aide. Bon sang elle gelait. Enfin, c'était son impression mais elle avait du mal à sentir ses doigts de pieds. Faute de pouvoir continuer à respirer normalement, elle tenta de se concentrer sur autre chose, en vain. Elle ne sut pas combien de temps ils restèrent là, sans bouger. Pour elle c'était bien simple, elle se trouva dans l'incapacité de faire le moindre mouvement au bout de seulement trente minutes. Le froid l'avait paralysé. Et elle n'avait pas sa pharmacie géante à disposition, ni ses bouillottes. Le froid ça n'avait jamais été son truc. Si la brume qu'elle était capable de créer était froid et humide, comme celle de s amère, Lionel avait toujours été du genre à sortir beaucoup trop couvert à la moindre chute de flocon. Or là, c'était une une autre histoire. Elle fini par complètement perdre connaissance et ne se réveilla que quand quelque chose secoua sa main dans tous les sens. Sonné, elle comprit qu'on lui détachait sa menotte mais n'en fit rien. Elle ne pouvait pas. Elle essayait en vain de rependre son souffle. Elle n'arriva même pas à protester quand on lui ôta ce qui lui restait sur le dos. Le regard dans le vide, elle fulminait intérieurement. Et quand le scientifique croisa son regard sombre, il lui fit un sourire tellement grand qu'elle eut une envie subite de pleurer. Elle n'avait plus de menottes, mais plus assez de force pour se sortir de là. Couvrant ce qu'elle pouvait de son intimité elle se laissa pousser vers une nouvelle salle, plus chaude par un collègue. Et clac, la porte se referma. Derrière une large glace en plexiglas, le scientifique qui dirigeait l'opération semblait donner des ordres dans un petit micro.

C'était quoi la suite ? Qu'ils enchaînent une succession de pirouette, de roulades et de piquet à poil ? Si ce vieux dégueulasse voulait se rincer l’œil, il existait des solutions plus simples comme mater du porno,  que de kidnapper des jeunes gens qui n'avaient rien demandé à personne. Elle n'osait plus regarder Ethan de peur de poser les yeux au mauvais endroit et se contenter de fixer le sol.  Le seul point positif qu'elle trouvait à ce nouvel endroit était la température, qui semblait avoir légèrement remontée.

« Vous avez de l'eau juste à votre droit en cas de besoin. »

C'était trop gentil. Elle regarda rapidement à l'endroit indiqué pour voir une petite bouteille d'eau de vingt cinq centilitres et deux bouteille d'un litre cinq. C'était quoi le piège là encore ? Elle tendit une main vers les bouteille quand soudain la température changea à nouveau. Vite. Beaucoup trop vite. Elle grimpait. Grimpait, grimpait... Ses yeux se posèrent sur les cordes qui devait servir pour des entraînements sportifs, puis sur une poutres, trois tapis de courses... Ils voulaient sérieusement qu'ils se mettent à faire ça ? Avec cette chaleur ? Elle sentait déjà la sueur perler sur son front. Plus rien n'allait chez elle, ils allaient détraquer tout son organisme avec leurs conneries. Ce fut plus fort qu'elle elle se jeta sur une des grandes bouteilles, bu, et recracha aussitôt.

« C-c'est de l'eau de mer... »

Et elle en concluait que la seule potable était donc la petite. Furieuse elle balança la bouteille contre la vitre ce qui eut pour effet de faire rire et sourire encore plus leur terrible scientifique. Elle hurla, premier vrai son qui sortait de sa bouche depuis des heures, s'écroula par terre, tapa du poing. Deux hommes firent irruption dans la pièce, armés, et la saisir par les cheveux, lui ordonnant de se calmer. On la secoua dans tous les sens, ce qui eut l'effet inverse escompté puisqu'elle se recroquevilla encore plus, couvrant son corps du mieux qu'elle pouvait. Ils lui injectaient des petites impulsions électriques, cherchant sans doute à capter son attention.

« Jeune homme, les inscriptions sont au mur. Vous échouez, votre copine souffre. Et après, nous échangeons les rôles. »

Elle avait juste envie de mourir. La dernière fois qu'elle l'avait regardé, Ethan n'était pas en mesure de faire quoi que se soit. Ni elle, ni lui. Ils ne pouvaient pas. Elle n'avait plus la force de rien. Sauf de réfléchir à toute allure. Ce qu'elle fit, et quand l'un des hommes lui piqua à nouveau l'épaule avec son engin de torture elle lui plaqua sa main sur la figure et ce dernier hurla en sortant de la pièce avec son collègue. Son visage avait déjà commencé à noircir à vitesses V.

« Aaargh ! Elle m'a touché ! Je vais mourir ! » « Nous allons vous arranger ça Hampton, ne vous inquiétez pas... Les suivants, mettez des masques. Jeune homme, nous attendons. »

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MessageSujet: Re: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   Mar 14 Mar - 14:36

La seule raison pour laquelle Tristan ne mourrait pas encore de froid, c'était qu'il était le fils de Borée.
Il avait toujours eu une résistance aux basses températures exceptionnelles mais il sentit bien qu'aujourd'hui, ça ne suffirait pas à le sauver. Le gars brun muet le poussa dans le couloir, devant lui, les yeux toujours rivé au sol. Il avança, le visage cramoisi de gêne et de colère, couvrant comme il pouvait un peu de son intimité. C'était de l'humiliation, simplement de l'humiliation. Ils auraient fait quoi que ce soit en sous-vêtements que ça n'aurait rien gêné. C'est pour te déstabiliser, Tristan, juste ça. Ils en ont rien à foutre mais pour toi, ça a de l'importance et ils le savent. Peut-être bien, mais dans l'absolu ça fonctionnait bien. Incapable de regarder Lionel, incapable de lever les yeux, il avançait tête basse. Ce n'était pas étonnant dans le fond. Les deux demi-dieux entrèrent dans une salle de sport surmontée sur l'un des murs d'une large vitre en plexiglas. Le petit brun et le vieux scientifique se trouvaient derrière. Tristan regarda les bouteilles d'un œil critique, la gorge sèche mais sentant venir l'entourloupe. Il aurait pu arrêter Lionel, il n'avait qu'à tendre le bras… Mais il était trop lourd et si jamais l'eau s'avérait potable… Qu'elle prenne les risques si cela lui chantait. En vain. Et la chaleur qui grimpait, grimpait, grimpait… Le sang-mêlé se sentit prêt à faire un malaise. De grosses gouttes de sueur lui coulèrent dans le dos lui mouillèrent les cheveux. Rouge cramoisi, il eut une soudaine très forte envie de cracher sur la glace qui les séparaient de l'homme au micro et de son muet d'assistant. Et les inscriptions… Oui, les inscriptions. À deux doigts de vomir, Tristan fixa le tableau. Un parcours sportif, voilà. Voilà. C'était irréalisable. Distraitement, il regarda un homme sortir en hurlant du gymnase, une main sur son visage noirci. Il n'y avait rien à faire, il ne pourrait jamais… D'autres hommes entrèrent, prirent Lionel. « Aller, on s'active. » Tristan ne bougea pas et comprit trop tard que c'était à lui qu'on parlait. Déjà les hommes piquaient de nouveau sa camarade de leur engin électrique, lui envoyant de nouvelles impulsions électriques. Mollement il s'avança vers le premier obstacle et se glissa dessous, déjà épuisé. Ses muscles se contractaient douloureusement sans vraiment lui répondre. Un obstacle, deux obstacles, il passa difficilement le troisième et tomba de toute sa hauteur pour s'assommer à moitié sur le tapis. « Faible résistance physique. Note ! Note-moi ça Volkswagen ! » Il devait être à deux doigts de jouir ce type, Tristan en aurait mis sa main à couper. Voyant du coin de l’œil le corps de Lionel se cambrer bizarrement, il se relava avec les plus grandes peines et passa un quatrième truc, incroyablement haut. Il retomba mais cette fois il ne trouva pas l'énergie de se relever.

Une giclée d'eau lui aspergea le visage et lui lécha tout ce qui lui parvenait, jusqu'à lécher le sol sale pour ne pas en perdre une goutte. Il voulait toute cette eau, ne rien perdre du précieux liquide, quitte à s'abaisser à… ça. Question de vie ou de mort. Il mourrait de chaud, il n'était pas fait pour de telles températures, surtout sans eau, sans rien. « Relève-toi. » Le type qui venait de lui verser le contenu de la petite bouteille d'eau lui flanqua un coup de pied dans les côtes et Tristan cria. De douleur, de rage, de peur. Son torse déjà violet lui faisait souffrir le martyr. Mais il avait tout bu, sans rien laisser à Lionel qui… « Regarde ta copine, regarde bien ! » Bam, impulsion électrique. « C'est de ta faute ça, tu sais ? Tu n'aurais qu'à courir, suivre les ordres, et on la laisserait tranquille. » « a… ai. » « Quoi ? Qu'est-ce que tu dis ? » « Pas… Vrai... » Tristan cherchait à reprendre son souffle mais il était bien mal parti. S'il faisait appel à son pouvoir ? Tu mourrais. Tu mourrais sous le choc. Pourtant c'était peut-être la seule façon de s'en sortir. Il rassembla toute son énergie dans un vain espoir d'attraper la cheville de l'homme qui se tenait à quelques dizaines de centimètres de son visage. Trop lent. Un coup de pied lui répondit, le laissant recroquevillé sur le sol. « Bon, on va inverser, il me semble que la jeune fille est plus fraîche. » Le type qui tenait Lionel la repoussa sèchement pour s'approcher de Tristan avec son engin de souffrance. « Tiens, prends celui-là. En plus il est mouillé, ce sera parfait. » Il essaya bien de s'échapper à quatre pattes mais dommage, on le cueillit. S'il avait pu être à proximité des bouteilles d'eau, même salées, peut-être qu'il aurait pu essayer quelque chose, de jeter l'eau pour en faire une arme de glace ? Et s'il avait pu attraper ne serait-ce qu'un de ces types, il aurait pu le glacer de l'intérieur jusqu'à les faire voler en éclat, ou leur faire souffrir le martyr juste comme ils étaient en train de le faire avec eux… Mais ça demandait du courage et de la vigueur, deux choses que Tristan n'avait plus en ce moment-même. À Lionel de s'élancer et de jouer les héroïnes, lui il ne rêvait plus que d'une chose… Zzt, une impulsion électrique d'une puissance qu'il n'aurait pas imaginé lui traversa le corps. L'homme le regarda, une étincelle perfide dans ses yeux bleus. « Ça fait mal avec les cheveux mouillés, non ? » « Garde-les en vie, Erwan. » Cette voix… Le petit brun n'était pas muet en fin de compte. Zzt zzt, les impulsions se poursuivirent et Tristan en oublia progressivement Lionel pour ne plus se concentrer que sur sa propre douleur, les contractions de ses muscles sur-sollicités, les yeux trop bleus du type. Il hurla, il hurla sans même s'en rendre compte, à s'en écorcher la voix. « Je vais mourir ! » Ce n'était pas lui ça, c'était le dénommé Hampton qui venait de réapparaitre dans la salle de contrôle, là-haut, aux côtés de Volkswagen et du vieux, et il hurlait lui aussi, le visage noirci, les yeux rouges et ruisselant de larmes. Une expression de la plus féroce des douleurs lui barrait le visage. « Je… La tigresse… Elle m'a donné tout ça… Ma déesse m'appelle... » Et il délirait férocement. Mais Tristan n'entendit rien de tout ça, car lui aussi hurlait sans s'arrêter

« Monsieur… Peut-être qu'on devrait remettre ça à plus tard et commencer plus doucement ? » « Volkswagen, ferme-la imbécile ! C'est moi le maître ici, c'est moi qui contrôle ces expériences comme je le souhaite. » Le vieux s'approcha de la vitre et mit les mains dans son dos, observant l'étrange spectacle qui se déroulait un peu en contrebas. Une fille tentait vainement de passer des obstacles surréalistes (il adorait l'espèce de gué d'eau croupie et salée suivie d'un grand filet à escalader. Du pur génie. Et il voulait mettre la résistance de ces abominations à l'épreuve. Un peu en retrait, le mâle braillait comme un gosse, à deux doigts d'appeler sa mère, tandis que le soldat continuait d'user de son engin de torture pour motiver la gamine. Il se frotta les mains. « Ferme-la Volkswagen et écris ce que tu vois. » « Mais ils vont... » « Écris, idiot ! »

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MessageSujet: Re: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   Jeu 23 Mar - 10:06

Elle ne vit rien du tout. Elle se contenta d'entendre la voix faible d'Ethan. À vrai dire, elle refusait de le voir souffrir. Elle ne le connaissait pas vraiment, mais puisqu'ils étaient dans la même galère, qu'ils étaient de la même « espèce » elle ne pouvait as s'empêcher de souffrir rien qu'en imaginait ce qu'ils étaient en train de lui faire. Elle pouvait toujours rêver pour faire des rencontre normales… et des amis. Avec lui c'était sûrement râpé. L'homme était partis en hurlant, et deux autres avaient pris le relais, cette fois ci mieux préparé. Seigneur sauve moi… Parce que prier sa mère en servirait à rien, si les dieux en avaient réellement quelque chose à faire de leur personne, de leur propres enfants, ils seraient intervenus depuis belle lurette. Quoi que, sa mère étant enfermé aux enfers elle le plus souvent sous sa forme de brume se demandait si elle voyait quoi que se soit. Une tape sur la tête la réveilla. C'était à elle de prendre le relais. La bouche sèche, elle se laissa traîner jusqu'aux premiers obstacles. Qu'elle ne passa pas. Elle ne pouvait pas. Parce que ces muscles ne lui obéissait plus et qu'elle y mettait toute sa mauvais volonté. Elle était têtue Lionel. Elle l'avait toujours été. Et elle haïssait qu'on lui dicte quoi faire.

« On passe au poids, laisse tomber ça ! »

Et cette voix… Cette voix qui allait rester gravé encore de longs mois dans sa tête. Jamais elle ne pourrait l'oublier. Elle le savait, elle en ferait des cauchemars. Des poids. Et puis quoi encore ? C'était parfaitement inutile, si elle n'avait pas pu franchir ses maudits obstacles… L'un des deux hommes lui posa les poids sous les yeux. Elle avait les larmes aux yeux, et l'envie d'exploser et de se laisser aller complètement.

« C'est lequel qui fait ça ?! »

Le gymnase était dans le blanc le pus total. Si elle ne s'en était pas rendu compte, le chef qui supervisait tout ça en revanche avait vu, et était visiblement intrigué, bien qu'agacé.

« Je ne vois plus rien, faite moi partir cette brume nom de... »

Une main se posait sur son épaule, l'homme voulait visiblement s'assurer qu'elle était bien toujours là. La bonne blague, où pouvait-elle aller ? Alors certes, elle ne distinguait plus rien à un mètre devant elle. Maudit don à la con. Qui se manifestait quand bon lui semblait. C'est parce que tu as peur Prior, tu transpire la peur… Et cela ne ratait jamais. Alors comme ça on perdait le contrôle ? Elle réfléchissait à toute allure. Elle gagnait juste du temps avec ça. Mais elle avait beau réfléchir, elle en voyait aucune porte de sortie. Hormis celle du bureau où se tenait le dingue. Et celle par laquelle ils étaient rentrés. Une main effleura son sein et Lionel se raidit. Ça… ça c'était interdit. Elle ne su pas comment, mais son corps lui donna la force de réagir. Son poids, il allait le voir. Et de près. Elle avait pris le plus léger, mais le lui flanqua dans la tête d'un geste brusque. L'homme hurla, tomba, Lionel avec lui,tandis que leur boss continuait de s'égosiller dans son micro.

« Réglez moi ça bande d'incapable ! Réglez moi çaaaaa ! »

Et Lionel frappait, avec tout ce qui lui restait de force. Elle ne voyait plus rien, tout était blanc. Ou gris… Sa vue lui faisait défaut, la faute sans doute au manque d'eau ou du nourriture. Lionel rampait vers le dernier endroit où elle avait pu voir son ami. Le retrouver, et vite. Lui faire comprendre qu'elle allait bien. Mais elle marchait à l'aveuglette. Et l'homme hurlait toujours dans son micro. Il avait entendu les cris, puis les gémissements de douleurs, et il hurla qu'il allait finir par se régler de tout ça lui même. Qu'il vienne. Qu'il sorte de sa planque. Une main lui attrapa la cheville, l'homme était toujours là, le visage en sang, défoncé. Et il ne semblait pas prêt à la lâcher. Elle secoua sa jambe comme une forcené, il lui balança une décharge et elle hurla.

« Bande d'incapables ! »

Et elle le vit. Enfin, elle le distingua. Quelque chose sortis du poste de commande. Une silhouette dans la brume qui s'agitait dans tous les sens. Il avait fini par venir. La silhouette se déplaçait de manière totalement désordonné. Dans tout ce brouillard plus qu'épais qui n'avait plus rien de naturelle il se perdait. Et il la trouva, ou plutôt il lui marcha sur les doigts.

« J'vais buter gamine ! »

Ce type était fou, complètement fou. Un coup ils étaient de beaux phénomène, un coup il voulait la tuer. Il l'avait attrapé par les cheveux, secoué dans tous les sens. Il avait une arme dans sa main, et elle était braquée sur son front. Il lui hurlait d’arrêter tout ça. Mais il n'y avait déjà plus personne, Lionel était dans un autre monde, celui des songes et elle n'entendait plus que sa voix. Elle ne ressentait plus rien, plus rien du tout. Me dis pas que je suis en train de mourir… Elle imaginait parfaitement son corps se faire maltraiter, elle entendait l'homme en blouse la menacer de chose parfaitement odieuse. Et c'était maintenant qu'il était en dehors de sa cage qu'elle ne pouvait plus rien faire. Si seulement. Il s'était rendu compte de tout le sang qu'elle avait sur le corps, celui de son collège et la menaça de plus belle. Si seulement… Si seulement il pouvait comprendre que cela ne servait plus à rien. Il y avait toujours un espoir pour Ethan. La porte de sortie était grande ouverte et elle doutait fortement que ces collègues (un peu frileux quant à ses expériences) restent planté là, à le regarder délirer. Tout ce qu'elle pouvait faire c'était prier. Pas ces dieux égoïstes, qui n'en avait que faire d'eux, mais celui en qui elle avait cru tout au long de sa vie.

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MessageSujet: Re: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   Ven 27 Oct - 15:03

Pourquoi tu pleures ? Pourquoi tu pleures, mon garçon ? Pourquoi restes-tu là à subir, à attendre, sans rien faire ? De quoi ? Parce que tu ne peux pas ? Ce n'est pas une excuse ça, de ne pas pouvoir. En tout cas, ça ne l'est pas si tu n'essaies pas. Je sais mon enfant, tu as essayé, je t'ai vu : de par ma nature, je sais ce qu'il se passe dans le monde, autour de moi et autour de toi. Tu as essayé, tu t'es vaillamment battu aux côtés de ta nouvelle amie, mais ça n'a pas suffit. Et donc ? Est-ce une raison pour tout laisser tomber maintenant ? Tu devrais te relever et serrer le poing, jusqu'à laisser éclater toute ta rage et tout ton désir de gagner. Laisse-toi faire mon garçon, laisse-toi aller pour voir de nouveaux lendemains. Et puis cette fille, tu n'y penses pas ? Et… Loïs ? Ton père te salut, Tristan, alors lève-toi et fais honneur à ton rang.

Dans l'instant de repos qui succéda une nouvelle décharge et qui le laissa tremblant et épuisé, Tristan discerna la brume opaque et froide qui avait envahi toute la pièce. C'est ta chance ça, Tristan, c'est la seule que tu auras. Un cri de douleur quelque part dans le gymnase agit comme un coup de fouet. Le garçon se redressa comme un ressort, le corps momentanément tout engourdi, et il attrapa le visage de son garde. L'homme poussa un cri aigu qui alla en s'atténuant, le visage de plus en plus bleuâtre. Les voix de l'autre dingue dans sa cabine continuaient de leur démolir les autres tandis qu'il s'égosillait comme un con dans son micro. C'est ça, descends… Descends dans la cage aux lions... La porte s'ouvrit, resta ouverte. Tu vas vraiment faire ça, Tristan ? Vraiment ? Tristan lâcha le garde réduit à l'état de surgelé pour regardait la porte grande ouverte d'un air indécis. Il le devait, non ? Il devait courir, s'enfuir, démolir tous ceux qui se dressaient entre lui et la sortie. Il savait qu'il le pouvait, s'il allait jusqu'à se déchaîner. Il serait malade pendant des jours, mais vivant. Loïs prendrait soin de lui, ça aussi il le savait. Il… Et Lionel ? À grand regret, Tristan détacha son regard de la porte pour balayer l'immensité blanchâtre qui s'offrait à lui. Se pardonnerait-il de laisser Lionel ici, sans grand espoir de fuite ? Sans grand espoir ? Elle est sans doute plus puissante que toi avec ses mains magiques !

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! » Il attrapa la tête de l'horrible homme entre ses mains et ils basculèrent sur Lionel dans une mêlée de membres et de sang. Un coup de feu puis un deuxième partirent sans prévenir. Tristan avait fait son choix et, pour la première fois de sa vie sans doute, ce n'en était pas un égoïste. Il avait été proche de passer la porte pour partir en courant quand finalement… Il ne savait pas pourquoi il faisait ça mais il sentait que c'était la chose à faire. Un troisième coup de feu le rata de peu. Tristan roula sur le côté, écrasant à moitié Lionel. « Lâche-toi ! » Il lui cria les mêmes paroles qu'on lui avait adressé quelques minutes plus tôt, dans un glapissement suraigu. Que ça soit lui ou elle ou même les deux qui aient agi, il entrevit une mince ouverture et, attrapant la main de Lionel, il la traîna à sa suite. Ils détalèrent comme si le diable en personne était à leurs trousses (c'était sans doute le cas) en puisant dans les réserves fournies miraculeusement par l'adrénaline puis… Couloirs, lumières crues, néons bourdonnants, sols trop lisses… Le petit gars brun ne chercha pas à les arrêter, affichant même un air plutôt soulagé en les voyant déguerpir. « Vite, vite Lionel, vite ! » Il s'essoufflait mais il ne voulait pas lâcher la main de sa camarade. Quand ils seraient dehors… Ils n'y étaient pas pour le moment, et pourtant personne ne chercha à stopper leur course effrénée. Plus de chef, plus d'ordre ? Ou plus de chef, et plus personne n'osait s'en prendre à eux. Après tout, ils avaient fait leurs preuves e ceux restants devaient commencer à les croire à l'abri de la mort. Cours, cours comme si ta vie en dépendait. Virage en épingle de cheveu, ils se prirent le mur pour repartir aussitôt. « St… stop, on a besoin de fringues. » Oui parce qu'en attendant, ils étaient toujours dans leur plus simple appareil les deux. « Si t-tu vois un truc qui ressembles à un vestiaire, un placard ou... » Ils courraient, courraient, complètement perdus dans le dédale de couloirs. Et soudain…

Tristan ouvrit la porte avec brutalité et poussa Lionel dedans. La pièce ressemblait à un petit bureau. « Il nous faut des habits ou ils suivront n-notre trace trop facilement... » Il retourna les tiroirs avec l'énergie du désespoir, à deux doigts de réellement fondre en larme. L'adrénaline de leur fuite retombait peu à peu maintenant qu'ils n'avaient plus de poursuivants et la douleur revenait trop, trop forte et trop vite. « Je trouve rien, je... » Rien dans ces putains de tiroirs, et ils n'allaient pas se fringuer avec des pile de feuilles ! « Putain de... » Rien, rien nulle part. « Tu trouves ? » Il passa à une armoire, remplie de dossiers, pour dénicher une cravate. Super, ils iraient loin avec ça. Maintenant qu'ils ne courraient plus comme des fous, il se sentait de plus en plus gêné et évitait soigneusement de regarder Lionel.

Tu vois, je t'ai écouté. J'ai choisi de faire demi-tour pour accomplir une bonne action. J'ai aidé quelqu'un en dépit du danger. J'aurais pu mourir pour ça, tu sais ? J'aurais pu gâcher mes chances de survie pour l'espoir illusoire de sauver quelqu'un… Mais j'ai agi quand même. Est-ce que ça servira à quelque chose ou est-ce que ça ne servira qu'à me montrer qu'on a toujours tort de jouer les héros ? Je ne suis pas un héros moi, je suis juste Ethan, le type qui ne fout rien d'autre de sa vie que d'essayer de sauver sa peau chaque jour. T'es content ?

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MessageSujet: Re: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   Ven 27 Oct - 16:43

Il était revenu, et que se soit pour elle ou pour l'adrénaline (certains avaient ce besoin parfois agaçant de toujours vouloir braver tous les dangers pour qu'on les auréole de gloire par la suite), Lionel lui en serait éternellement reconnaissante. Elle avait bien du mal à se connaître dans l'instant présent Lionel, mais tout ce qu'il y avait là, sous ses yeux, c'était bien de son fait, et celui de son nouvel ami. Les corps, le sang... Pourtant elle ne resta pas là à se lamenter de son sort pitoyable, mais suivit plutôt les directives du garçon pour s’élancer du mieux qu'elle pouvait à ses côtés. Elle n'avait aucune idée d'où ils allaient, aucune. Elle le suivait lui, se fiait à son instinct, ne lâchait pas sa main de peur de se perdre.

Si Lionel-Rose était toujours nue, elle en avait presque oublié ce détail jusqu'à que Ethan fasse allusion aux habits qu'ils devaient trouver au plus vite. Machinalement elle avait plaqué une main sur sa petite poitrine, cherchant des yeux quelque chose pour couvrir son corps. Oh bon sang. Gênée, elle l'était puissance mille, mais la peur et tout le reste avait pris le pas depuis quelques minutes si bien que sa honte s'était progressivement envolé. Elle l'imita aussitôt, évitant soigneusement de le regarder, cherchant elle aussi de quoi s'habiller ou du moins, se couvrir. Ses mains couverte d'un sang qui n'était pas le siens tremblaient. Ses propres mains l'avaient toujours profondément dégoutté. Mais là ? C'était pire que tout. Pas parce qu'elle se sentait sale, mais parce qu'elle peinait à regretter ne serait-ce qu'un tout petit peu ce qu'elle avait infligé à cet homme dans cette salle de torture. Il l'avait cherché, il l'avait trouvé.

« J'ai quelque chose, Ethan ! »

Elle avait eu l'impression de rêver en ouvrant une petite armoire au fond du bureau. Il y avait là une paire de chaussure de grande taille – sans doute des chaussures de rechange pour l'homme qui bossait ici – et quelques chemises blanches en stock, soigneusement suspendues à des cintres. Une blouse froissée avait été mise en haut de l'armoire, et elle donnait l'impression d'avoir été posé là depuis des mois. Elle attrapa donc la première chemise qui lui passa sous la main et l'enfila précipitamment, boutonnant les boutons à toute allure. Pas de sous vêtement, elle pouvait toujours rêver, mais la taille de la chemise suffisait amplement à la couvrir jusqu'au-dessus des mollets.

« Tu... Tu n'as qu'à enfiler une chemise et cette blouse... »

Elle s'était mise sur la pointe des pieds pour le lui attraper et lui tendit, les yeux rivés sur le sol et ses pieds nues, rougis par le froid.

« Merci de m'avoir sortis de là tout à l'heure. Tu n'étais pas obligé, beaucoup se seraient barré. Je te revaudrais ça. »

Elle ne savait pas quand ni à quelle occasion, mais elle avait une dette envers lui, dette qu'elle comptait bien payer un jour. Elle était une femme d'honneur et de parole, il pouvait y compter. Elle avait attrapé un mouchoir sur le bureau pour s'essuyer les mains du mieux qu'elle pouvait. Elle parcourus rapidement le bureau des yeux avec cette fois-ci l'intention de trouver le moyen de sortir d'ici (vivant si possible). Il devait bien y avoir ces petits plans du bâtiment pour les cas d'incendie, ou ce genre de chose, non ? Avec une mention "VOUS ETES ICI" inscrite rouge sur blanc...

« Punaise on est... »

Dans la mouise jusqu'au cou, avait-elle envie de dire. Mais il était inutile de le préciser, elle le savait et lui aussi. Après tout, ils étaient deux demi-dieux au cœur d'un complexe qui leur était étranger, elle ne savait même pas s'ils se trouvaient dans une ville ou un patelin qu'elle connaissait. Seigneur, aide nous... Puisque les dieux qu'ils priaient tous à la colonie ou au Camp Jupiter avaient décidé de les laisser dans la merde, elle se tournait vers son seul et premier dieu. À vrai dire, elle croyait bien plus en lui et en ses miracles qu'en la gentillesse d'un Zeus ou d'une Héra. Elle sentait l'agacement prendre peux à peu le dessus et envoyer valser une pile de dossier par terre avant de subitement se baisser pour les ramasser comme si... par réflexe, tout simplement. Même si au fond elle se foutait éperdument de la personne qui bossait ici, qu'il s'agissait peut-être même du gars qu'elle avait joyeusement frappé tout à l'heure... Et c'est alors qu'une mains noircies, couvertes de petites bandelettes au niveau des doigts apparut sous ses yeux comme pour ramasser une feuille à son tour, et la stoppa net dans sa frénésie de rangement compulsif. Sa gorge se noua instantanément parce que 1) cette main n'appartenait pas à Ethan 2) comment quelqu'un avant pu rentrer sans qu'il ne réagisse et elle non plus ? Alors elle leva les yeux, pour apercevoir un bras presque squelettique sortir de sous un toge grisâtre en tout aussi mauvais état et enfin, un visage. Pâle, mince, encadré de cheveux noirs et très fins coupés au niveau de la clavicule. Le cri qu'elle voulu pousser resta bloqué dans sa gorge, elle buta contre le bureau, se releva paniquée et attrapa la lampe du bureau pour la jeter sur l'inconnue et... La lampe passa à travers. Le tout sous un regard vide, creux, complètement blasé de la femme en gris.

« Je suis pas dans un bon jour, mais en voilà des manières... »

Sa voix... Sa voix, elle, tranchait nettement avec tout le reste. Faible, certes, mais douce, apaisante. Elle manqua de tomber dans les pommes à nouveau, mais l'apparition tout droit sortis d'un film d'horreur des années quatre-vingt-dix claqua des doigts et l'obligea à rester éveillée.

« C'est pas le moment de faiblir ma fille, je vais vous aider. »

Ma fille. Ma fille. Ma. Fille. Elle espérait vraiment que cela ne soit qu'une manière de parler. Vraiment.

« La voie est libre dehors. Vous n'avez que très peu de temps, mais vous pouvez sortir dès maintenant, plus personne ne pourra vous faire de mal. »

Elle n'osait pas imaginer l'état des gens qui se trouvaient toujours là et qui n'avait pas déserté. Qu'est-ce que cette chose (qui ne pouvait aucunement être sa mère, voyons) pouvait bien leur avoir fais ?

« E-Ethan ? »

La chose tourna mollement la tête vers Ethan, comme si elle attendait quelque chose, une réponse, un mot, un sourire, une insulte ou elle ne savait trop quoi et esquissa quelque chose qui se voulait sans doute être un beau sourire encourageant.

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MessageSujet: Re: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   Sam 25 Nov - 12:29

Soulagé, Tristan s'empara de la chemise que lui tendait Lionel et la boutonna à toute allure, heureux de constater qu'elle était bien trop grande pour lui. Il passa ensuite la blouse en glissant un petit merci chuchoté à sa camarade. Ils ressemblaient à des spectres avec leurs traits tirés et le sang qui leur couvrait la peau mais peu importe. Parce que nous étions vivants, que nos cœurs battaient toujours, que nous n'avions pas encore perdu. J'avais failli te laisser tomber, Lionel. J'aurais peu, j'aurais peut-être même dû, mais je ne l'avais pas fait, allant à cette occasion à l'encontre que tout ce qui me faisait moi. Ou peut-être que je partais à la rencontre d'un nouveau Tristan après des années à échapper à l'ancien ? « Je t'en prie, c'est normal. » Normal ? Pas pour Tristan. Tristan Langley était un être égoïste, dépourvu de gentillesse envers ses congénères ou les humains. Tristan Langley était une créature qui s'accrochait à la vie avec une énergie rare, quitte à rester seul. Qu'il soit un jour le dernier être vivant sur Terre n'aurait pas été étonnant outre mesure… Et pourtant. Il détourna le regard pour fureter dans le bureau, plus serein maintenant que la gêne avait disparu. Enfin serein… C'était un bien grand mot quand on savait quelles douleurs pouvaient le traverser à chaque instant mais vaillamment, il continuait de faire face. Après tout, c'était ça d'être un sang-mêlé. On n'appartenait ni aux Dieux ni aux Hommes, juste à nous même… et à nos semblables. On pouvait choisir de servir un monde ou les deux, ou encore seulement soi-même.

En attendant valser un paquet de feuilles, Tristan se retourna par réflexe pour ensuite laisser échapper un cri étouffé de surprise. Ses yeux balayèrent le corps décharné caché sous une toge grise pour remonter juste aux cheveux trop fins, et il resta juste planté là, incapable de dire ou de faire quelque chose. Lionel en revanche lui lança une lampe qui passa au travers du corps squelettique comme s'il n'avait jamais été là. Quand la créature tourna mollement la tête vers lui en affichant un rictus quelque peu angoissant, il prit sa décision. « On y va, Lionel. » Peu importe qui était l'apparition, elle ne leur voulait apparemment pas de mal et il ne comptait pas rester ici à jamais. Tristan attrapa le poignet mince de son amie pour l'entraîner – une fois de plus – à sa suite. Personne dans le couloir, alors il s'y jeta sans réfléchir pour adopter un pas de course qui lui faisait mal jusque dans les plus lointains recoins de son corps. Mais bon, tu vouais vivre, n'est-ce pas Tristan ? Tu voulais vivre, alors tu continuas de courir, encore, encore, comme si chaque pas ne te donnait pas l'impression de supporter la plus cruelle des tortures. Tu tournas à droit, puis à gauche, puis à droite encore, comme si tu savais où allait. Ce n'était pas vrai bien sûr, tu n'avais aucune idée de l'endroit où tu te rendais mais... Il sursauta et sauta maladroitement au-dessus d'un corps étendu en travers du couloir. Il voulait oublier sa peau noire racornie et le filet de bave qui coulait au coin de ses lèvres et surtout, il voulait oublier son regard vide et mort. À droite Tristan, la sortie sera devant vous. Fils, tu m'as fait honneur jusqu'au bout, et jusqu'au bout tu t'es comporté comme ce que tu es : un héros. Alors cours, héros grec, sauve-toi, sauve ton amie, courrez. Vivez.

BAM. BAM. BAM. Des coups de feu creusèrent d'énormes trous au-dessus de leur tête, faisant tomber une véritable neige de plâtre sur les deux sangs-mêlés. Par réflexe, Tristan poussa Lionel en avant… Puis il le vit. Cet homme à moitié mort, aux yeux purulents et aux lèvres violettes. Presque mort, mais toujours occupé à leur tirer dessus comme si cette dernière action pouvait changer quelque chose. BAM. BAM... BAM. Nouvelle pluie de plâtre dans le coin de mur. Les deux sangs-mêlés ne s'attardèrent pas et bientôt, un BAM unique résonna, plus plat, plus sinistre. « Ok, il s'est tué. Viens, viens ! » Il serra plus fort la main de Lionel et enfin ils la virent. La sortie.

Héros grecs, vous êtes en vie. Sauvés. Et marqués. Vous êtes des cibles à présent, des proies, des dangers. Vous serez chassés par ces hommes car considérés comme des monstres capables du pire. Vous avez reçu le don de tuer, par la glace ou le poison, alors il ne faudra pas s'étonner quand vous verrez des ombres derrière vous, des regards, des approches. Ne dormez pas sur vos deux oreilles, ou vous qui êtes des tueurs seraient tués à votre tour. La roue tourne, sangs-mêlés.

Le soleil brûla les rétines de Tristan Langley quand ils émergèrent enfin du bâtiment qui dissimulait si habilement les agissements des hommes. Aveuglé, il continua pourtant de courir, surpris de ne croiser personne dans les rues de San Francisco. Et puis, au coin d'un énième bâtiment, il s'arrêta à l'ombre et s'autorisa enfin à lâcher la main de son amie. Désormais, je t'appellerai mon amie, Lionel. C'était ce que nous étions, n'est-ce pas ? Des amis ? Deux survivants ayant fait la guerre ensemble sont forcément liés par quelque chose. Des souvenirs et du soutien par exemple. « Je m'appelle Tristan. Tristan Langley. » Il lui devait bien ça, Tristan, il lui devait bien sa véritable identité. « Et ce qui se dit à la Colonie est parfaitement faux. » Il pencha la tête sur le côté avec un petit sourire paisible, pourtant à deux doigts de tomber dans les pommes. Tu continuais de tenir sur tes deux jambes mais tu sentais qu'elle comme toi ne pourraient pas aller beaucoup plus loin. Vous étiez allés au bout de vous-même pour sortir d'ici, au bout de vos forces, de votre santé et de votre courage. Bientôt, tout allait s'effondrer, comme le retour du bâton.

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MessageSujet: Re: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   Sam 25 Nov - 15:39

Il la sortit de ses pensées et Lionel le suivit sans dire un mot. Un dernier regard vers la macabre apparition et elle cru voir comme… un sourire. Elle ne formula pas un « merci » à voix haute, mais le pensa si fort qu'elle était persuadé que cette… chose avait du l'entendre avant de disparaître aussi soudainement qu'elle était venue. Qui étais-tu, hein ? Un jour il faudra que je te remercie… elle enjamba un corps, puis deux. Ces visages… c'était les mêmes que quand elle usait de son don. N'y pense pas Lionel-Rose. Eux, ce n'est pas toi qui les a mis dans cet état. Marche, contente toi de suivre Ethan et marche sans réfléchir. Ce furent les bruits de tir qui la firent sursauter et émerger de ses pensées.

« Qu'est-ce que... »

Elle n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit de plus qu'elle se retrouva projeté en avant, une pluie de plâtre s’abattant juste derrière elle. Elle crachota un peu des suites de la chute du plafond et porta une nouvelle fois ses mains aux oreilles pour couvrir les bruits de feu, assourdissants. Venaient-ils de remettre les pieds dans un endroit dangereux ? La voix d'Ethan lui parvint et enfin, la sortie.  Ils y étaient ? Enfin ? Le niveau final, le dernier pallier ? La délivrance ?

La main toujours dans celle du demi-dieu, Lionel-Rose marchait d'un pas de course, pied nue, les yeux à demi-clos à cause de la trop forte luminosité qu'il y avait là-dehors. Elle n'y prêta pas attention sur le coup, mais les rues qu'ils traversèrent étaient désertes. Plus tard, ce détail lui reviendrait sûrement en mémoire. À l'ombre d'un bâtiment ils s'autorisèrent une pause, il lui lâcha la main et Lionel lissa sa blouse blanche avec attention. Elle avait l'impression de revivre. L'air qui entrait de nouveau dans ses poumons était bon, le vent sur sa peau lui faisait un bien fou. Elle se frotta les yeux et pu les ouvrir en grand une bonne fois pour toute. Ce fut la voix d'Ethan qui brisa le silence en premier.

« Tristan ? »

Pourquoi maintenant ? Pourquoi le lui dire ? Pourquoi lui mentir sur son identité ? Toutes ces questions la fille d'Achlys ne prit pas la peine de se les poser. Sur son visage un mince sourire avait fais son apparition. Oui, elle avait entendu parler de lui à la Colonie. Il y a plusieurs années. Avec une autre fille, ils avaient l'interdiction de remettre les pieds à la colonie du fait de certains agissements que Chiron avait qualifié, d'odieux, à l'époque. Deux tornades incontrôlables, deux dangers publics, voilà ce qu'ils avaient appris ce jour là. Les détails étaient assez flous, l'histoire dans son ensemble aussi. Mais je suis tellement mal placée pour reprocher ce à quelqu'un… pensa t-elle alors. Elle pencha légèrement la tête sur le côté, comme pour l'imiter et son sourire ne fit que s'agrandir. On a tous fais des choses que l'on regrette. Et la vérité, il n'y a que nous qui la connaissons, les autres ne connaîtrons que ce que les gens accepte de dire. D'ailleurs, cette fille, elle était devenue quoi ? Elle jugea que le moment n'était peut-être pas idéal pour lui poser la question, mais Lionel se demanda si elle aussi était toujours là, à errer quelque part sans attache. Ou peut-être était-elle morte. Ou peut-être était elle tombée entre les mains de ces gens.

« Moi c'est toujours Lionel-Rose Prior Kinkade. Enchanté Tristan Langley. » 

Elle tituba légèrement et s’appuya sur le mur derrière eux. Et elle avait gagné un ami dans la bataille. C'était plus fort qu'elle, il fallait toujours qu'elle tombe sur les gens que les autres dénigraient il n'y avait qu'à voir sa bande d'amis à la colonie. Composé d'autant de gens que les autres pensionnaires avaient tendance à mal voir, seul Alexis et Evan faisaient exception.

« Aujourd'hui, peu importe ce que pense les gens, j'ai eu de la chance de tomber sur un héro. »

Le mot avait aujourd'hui tant de sens à ses yeux. Ils étaient des demi-dieux, et qu'ils soient toujours en vie, la vingtaine passée, faisaient d'eux des héros d'office. Quoi que les gens en pensent, optimiste ou pas, leur vie était courte, intense. De temps en temps, leur parent divin acceptait de les reconnaître, de les aimer, de les récompenser. De temps à autres, des monstres, humains ou mythologique venaient semer la pagaille dans leur routine. Et le simple fait de respirer encore après tout ça faisait d'eux des héros à ses yeux.

« Et si jamais on me le demande un jour, je redirais exactement la même chose. Beaucoup n'auraient pas agis comme ça. » Elle marqua une pause. « Au fait… Tu… tu sais où nous sommes ? »

Parce qu'elle n'avait aucun souvenir de l'endroit où elle avait atterris.

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MessageSujet: Re: tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)   

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tristan & lionel ▼ que quelqu'un les attende quelque part. (loterie)

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