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 Partners in crime. (tristan)

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MORTEL INSOUCIANT.
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MORTEL INSOUCIANT.

MessageSujet: Partners in crime. (tristan)   Mer 6 Jan - 21:29

Je sentais les basses vibrer au plus profond de mon corps, ce dernier ce mouvant de manière instinctive sur le rythme de la musique qui tournait en fond alors que je travaillais tranquillement. J'étais comme ailleurs, plus aucun son extérieur ne venait me perturber si ce n'était le bruit des tambours de Volcano de Woodkid, m'aidant à mettre mes idées en place et surtout à profiter de ce moment agréable où je n'avais pas à courir les rues à la poursuite de quiconque ni à faire semblant d'être un autre. Le bonheur de pouvoir rester un peu chez soit en regroupant les données accumulées sur un bon son, le tout avec un bon verre de vin qui venait rajouter un peu de saveur à ce tableau qui devenait, à mes yeux, de plus en plus magnifique. De quel tableau je parlais si ce n'était cette solitude, cette tranquillité et ce naturel dont j'avais bien trop peu souvent l'occasion de profiter ? Tout simplement une victoire, la fin d'un jeu qui était devenu sans fin, d'une chasse longue et fastidieuse où j'avais dû charmer une bête pour enfin réussir à m'en emparer ! Cette créature, cette demi déesse, je ne l'avais pas encore tué, pas pour l'instant, elle était devenu mon cobaye, mon sujet d'étude. Elle possédait un … petit quelque chose qui m'intéressait grandement, un don que je voulais comprendre … non pas pour me l'approprier, j'étais certes fou mais je ne croyais pas aux contes de fées ! Non, tout ceci n'était qu'intérêt tactique, afin de savoir, si je devais en croiser une ou un autre comme elle, comment m'en défaire plus efficacement.

Mais d'abord je devais remercier celui qui était à l'origine de cette prise ! Celui qui me permettait aujourd'hui de me sentir si serein : Tristan. En clair je voulais me moquer de mon petit informateur … non, le tester, lui que j'avais réussit à corrompre en échange de l'assurance que je ne lui ferait rien ni à lui, ni à sa bien aimée. Quelques petites menaces et il m'avait donné tout un tas de noms, n'essayant même pas de se défendre plus, n'essayant pas de jouer les héros comme tout ceux de son espèce. Lâcheté ? Ou total désintérêt pour ses camarades ? C'était quelque chose qui m'intéressait terriblement et pour cette raison je voulais le tester, tester ses réactions face aux conséquences de ses actes, face à ce qu'il aurait sans doute espéré ne jamais voir. Alors forcément je l'avais contacté, lui demandant de venir, de m'apporter quelques nouvelles histoire de me tenir au courant de tout ce qu'il aurait pu glaner, paria à son propre camp et donc ironiquement sans doute le plus au courant de ce qui s'y passait. Et bien que j'espérais vraiment en apprendre de sa part, je pourrais donc le confronter à ma dernière prise et surveiller ses réactions … voir si son instinct héroïque reprendrait le dessus ou si au contraire je verrais apparaître une noirceur encore bien caché en ce jeune homme.

D'ailleurs il arrivait, bien que pris dans ma musique je pouvais tout de même entendre le bruit si reconnaissable de la sonnerie de ma porte. Je souriais, faisant signe à ma pauvre petite victime de ne pas bouger bien qu'elle en était totalement incapable, quittant finalement la pièce, laissant juste légèrement la porte ouverte pour que l'on puisse entendre ce qui se passait, la salle étant normalement insonorisée. J'arrivais donc à la porte d'entrée de mon appartement, ouvrant avec un air presque chaleureux, découvrant bien le fils du vent que j'attendais et l'invitant à entrer. « Impressionnant dis donc, toujours pile à l'heure ! À croire que tu aurais peur de rater l'une de nos petites rencontres. Un café ? Un verre de vin ? » Je refermais la porte, la verrouillant « T'en fais pas, c'est pas pour toi. » dis-je d'un air qui était sans doute bien peu rassurant et que je ne souhaitais pas qu'il le soit de toute manière, avant de repasser vers la cuisine, cherchant une nouvelle bouteille, vérifiant les étiquettes afin de voir si je n'avais pas une autre d'une bonne cuvée qui traînait ou si il ne me restait que les merdes de grandes surface. « Mais vas y, fait comme chez toi, retire tes chaussures et met toi à l'aise sur le canapé si c'est ce que tu souhaites. Mais surtout dis moi, dis moi si il y a des news intéressantes concernant tes anciens copains. Vous en savez plus sur ces types qui ont fait un raid sur la colonie ? Tout de même … Moi qui pensait être bien équipé ! Ils sont quand même fait l'impensable … ils ont passé cette foutu barrière … j'aimerais bien savoir comment franchement … » Un terrible râle se fit entendre de la pièce que j'avais laissé ouverte. Je levais la tête, un sourire en coin, avant d'ajouter « Fais pas attention à cela, j'ai juste oublié de fermer la porte. Quoi que … tu veux voir comment tu m'aides ? »
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ICE T.
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MessageSujet: Re: Partners in crime. (tristan)   Dim 14 Fév - 18:10

« Au plaisir de te recroiser, fils d'Aquilon ! » Un sourire aimable aux lèvres, Tristan regarda la jeune fille s'éloigner à grands pas dans les rues de New-York. Elle s'appelait Lullaby, elle était grecque et fille d'Iris. Pour elle, il était Ethan, un sang-mêlé errant originaire du Camp Jupiter et on ne peut plus Romain. Ce n'était pas une méchante fille, Lullaby, juste une demoiselle qui lui servirait d'écran entre lui et les dangers que la ville pouvait receler. Au début, Tristan avait eu quelques états d'âme : vendre des secrets en échange de sa sauvegarde lui avait paru lâche, indigne d'un héros. Comme d'habitude, l'instinct de survie avait primé sur tout le reste et il avait fini par obéir. Le problème quand on avait une âme de suiveur, c'est que l'on finissait généralement par obéir et ce pas seulement par peur. Suivre, c'était ne pas avoir à se poser de questions, c'était mettre toutes les responsabilités dans les mains de quelqu'un d'autre et juste faire ce qu'on avait à faire. Et il était doué pour ça, le Tristan, très doué même.

L'instinct de survie avait régi les trois quarts de sa vie, le poussant à courir, courir… et tuer. Il ne s'envisageait que comme un assassin nécessaire, Tristan, un garçon qui tuait pour lui-même survivre. Chaque fois qu'il avait eu à franchir la ligne, une bonne raison se cachait derrière. L'homme dans la campagne allait les dénoncer, Loïs et lui, et c'était une question de secondes… Il avait tiré. Le psychiatre dans le centre d'internement de jeunes bloquait la seule issue envisageable… Il devenait une cible à abattre. Pour le reste, soit il ne se jugeait pas responsable, soit il avait évité les problèmes. Tueur par nécessité sonnait bien, ça lui plaisait comme définition et ça le décrivait à la perfection. Tristan appuya sur une sonnette et glissa ses mains dans ses poches, le cœur battant. Mais si l'instinct de survie dictait ses actes, il le poussait parfois à de dangereuses extrémités. La porte s'ouvrit, découvrant un visage qu'il aurait préféré oublier. Vasiliy, c'était à peu près tout l'inverse de lui. Avec lui, il était inutile de résister et Tristan l'avait très bien senti dés leur première rencontre. À quoi bon lutter contre quelqu'un qui obtiendrait ce qu'il voulait quoi qu'il arrive ? Entre eux, le concept était clair : Tristan voulait simplement vivre, Vasiliy voulait des informations. Sachant que le fils de Borée pouvait apporter ce que Vaska recherchait, et que celui-ci disposait sans problème d'un pouvoir de vie ou de mort sur le demi-dieu, les négociations avaient été simples. Tristan n'était pas exactement faible, le résumer à un vulgaire lâche aurait été trop facile… Il avait plutôt le don du troc. Du troc qui l'arrangeait. Concrètement, la vie de ses camarades, il n'en avait strictement rien à foutre – exception faite de celle de Loïs, sa camarade de cœur – et les offrir contre la tranquillité ne lui avait pas longtemps posé de problèmes. En fait, dés qu'il s'était aperçu qu'il ne gagnerait rien à garder le silence, sa langue s'était merveilleusement bien déliée. Disons-le comme ça : Tristan n'était pas un lâche mais le terme de héros qui définissait généralement la progéniture des dieux ne lui correspondait pas franchement non plus.

Réfrénant la pointe d'angoisse qui persistait dans sa poitrine, Tristan modela un sourire neutre sur son visage. « Que veux-tu, je suis ponctuel. » De toute façon il ne lui serait même pas venu à l'idée d'arriver en retard à l'un des rendez-vous de Vasiliy. Si l'on pouvait donner un tel nom aux rencontres que le mortel orchestrait soigneusement de A à Z. Tristan le savait : dés lors qu'il passait le pas de la porte de l'appartement de Vaska, sa vie ne lui appartenait déjà plus qu'à moitié. Il parlait, il la gardait. Il lui prenait subitement l'envie de garder le silence et c'était un aller simple pour les enfers.Le fils de Borée entendit la clef cliqueter dans la serrure quand le mortel verrouilla soigneusement l'entrée et inspira lentement dans le triste espoir de trouver un semblant de calme. Sans scrupules le Tristan, mais aussi sans courage quand il risquait gros. « T'inquiète pas Vasiliy, j'ai tout ce que tu voudras savoir et tu le sais aussi bien que moi. » Sans courage mais avec un ton agressif tout de même. Tristan ne daigna pas esquisser un pas vers le canapé ou vers le fond de l'appartement et se contenta de regarder le mortel faire des allers-retours en quête d'il ne savait quoi. « Je n'ai pas grand-chose sur les mortels ayant attaqué le camp. Ils sont discrets, organisés, bien armés et disposent de grandes connaissances sur les demi-dieux. Si tu veux mon avis, ça doit faire une éternité qu'ils existent. Quant à savoir pourquoi ils ont attendu aussi longtemps avant de passer à l'action… Bonne question. Peut-être qu'ils se contentaient jusque là d'attaques isolées sur des demi-dieux en vadrouille ? Ce n'est pas impossible, il en disparaît tout le temps et personne n'enquête là-dessus. » Il suffit de te voir à l'action pour le savoir. « Cependant ils usent d'armes à feu modifiées, comme toi, et ont trouvé comment passer la barrière. » Le plus grand mystère et le plus effrayant résidait sans doute dans ce simple fait : ils avaient franchi la barrière comme si elle n'avait jamais été là. « Le problème c'est qu'ils ont attaqué de nuit, alors qu'ils étaient tous au pieu. Personne n'a rien vu, rien entendu, et ils se sont simplement fait massacrer. Ils n'ont rien retrouvé de particulier si ce n'est quelques balles en bronze impérial. » Tristan se tue, conservant ses quelques informations de plus pour plus tard. Au fil du temps, il avait appris à disséminer ce qu'il avait à dire tout au long de sa visite. Un gémissement à faire frémir le plus insensible s'éleva d'une petite pièce.

« Comment je t'aide… ? » Lui qui était resté jusque là physiquement impassible se sentit imperceptiblement trembler comme une feuille. Il y avait un monde entre donner des informations en échange de sa vie et voir ce que Vasiliy faisait du savoir ainsi acquis. Mais curieusement, le demi-dieu sentait aussi qu'il n'avait grand intérêt à flancher, que partir en courant ou supplier de ne rien voir ne lui apporterait rien de bon. C'était… un test ? Au cours des mois, Tristan avait appris à connaître Vaska et ses idées retorses. Si lui se contentait de faire ce qu'il avait à faire, Vasiliy jouait. Il s'amusait comme un fou quant un autre aurait rendu tripes et boyaux. Il prenait du plaisir là où n'importe qui serait resté glacé d'horreur. « Euh... » Jamais il ne s'était autant maudit pour une simple hésitation. Si sa voix flanchait, lui suivrait, il le savait. « De toute façon tu vas le faire. » C'était déjà mieux. Tristan suivait les inflexions de sa voix. Tant qu'il restait ferme, il ne se casserait pas. Ignorant le tremblement de ses mains dans les poches de son sweat, il prit les devants et poussa du bout du pied la porte mal fermée. Quand il la vit, il sut : il la connaissait bien, cette fille.

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MORTEL INSOUCIANT.
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MORTEL INSOUCIANT.

MessageSujet: Re: Partners in crime. (tristan)   Jeu 17 Mar - 9:53

Quelle sensation … grisante ! Que de se sentir comme le prédateur devant une proie qui sait qu'elle n'en a plus pour longtemps et aucun moyen de s'échapper. J'étais tel le chat jouant avec sa souris et dans ce cas précis la tension de cette dernière était des plus palpable. J'avais envie d'inspirer longuement, de m'enivrer de ces effluves angoissantes, moi qui était tel le Croque-Mitaine face à de pauvres enfants alors que la vérité voulait que je ne sois qu'un simple mortel face à l'engeance divine. Quelle ironie tout de même … moi qui n'était rien d'autre à l'origine qu'un psychopathe qui aurait dû y passer il y a quelques années de cela j'avais réussit à inverser les règles du jeu, à me rendre puissant et imposant par mes tromperies au point que cette adorable petite chose, même en sachant la vérité, me redoute … Il faut dire que je ne lui avais pas vraiment laissé le choix … et que j'aurais pu le tuer à l'époque, l'occasion était parfaite et j'avais su prendre le dessus … mais une occasion encore plus belle et intéressante c'était alors présenté, sauvant la vie de la souris pendant qu'elle m'amenait toutes les autres afin d'assouvir ma soif toujours plus dévorante.

Mais aujourd'hui le jeu allait prendre un autre tournant … je m'ennuyais de cette étrange monotonie qui s'étaient installé avec mon petit partenaire, ces rencontres froides et sans intérêt hormis les informations qu'il pouvait me donner alors j'avais rusé … rusé afin de l'impliquer un petit peu plus dans mes jeux malsains. Pour le moment cela dit je ne faisais que l'écouter, le regarder courber l'échine sans la moindre volonté de résister, m'assurant que j'aurais tout ce que je voudrais, sous entendant que je n'aurais pas à lui arracher les informations, ce qui était presque dommage dans un sens mais aussi terriblement amusant. Car oui, il s'était soumis, ni plus ni moins, il était à moi le Tristan à présent et à nul autre. Sa vie ne lui appartenait même plus, elle n'appartenait plus non plus à sa copine qu'il tentait tant de protéger. Alors certes je ne pourrais pas lui ordonner de la tuer, son instinct de préservation était grand mais elle était l'autre moyen de pression, le seul qui me ferait perdre le contrôle si j'attentais moi même à sa vie. Par contre si je lui disais de la repousser, de lui lâcher les pires horreurs afin de la faire fuir pour ne plus jamais la revoir, ceci pour qu'ainsi je ne la touche pas, ne l'implique pas dans mes jeu tordu et assurer sa protection, il le ferait sans hésiter, je n'en avais pas le moindre doute. Bref, ses paroles donc ! Malheureusement pour moi ce qu'il m'apportait était bien maigre … oh cela ne voulait pas dire que j'allais le punir, j'étais un sadique mais pas un tyran, je savais que le sujet était compliqué, n'arrivant pas moi même à obtenir des informations concrètes, seulement j'étais déçu … c'était assez frustrant de voir que je n'étais pas le seul à ce niveau là, que je n'étais pas vraiment spécial et surtout que je disposais, selon toute évidence, moins de moyens que eux qui était capable d'aller jusqu'à traverser la barrière magique de la colonie.

« Merveilleux … en gros je ne suis pas plus avancé sur ces cons … C'est quand même bizarre je trouve que jusqu'à maintenant je n'ai jamais croisé leur chemin, du moins si comme tu le penses, et je le pense aussi, ils attaquaient des cibles isolées avant de passer à la moisson. Je me demande quand même comment ils ont réussit à passer cette foutue barrière … faudra que j'enquête la dessus, que je fasse des tests, car bon … au moins cela prouve que c'est possible ! En tout cas si tu arrives à chopper plus d'informations hésite pas à m'appeler. On est à la fois les mieux et les plus mal placés pour en savoir plus, n'étant pas ou plus au cœur de l'action. »

Bien entendu je ne comptais pas le lâcher là dessus, c'était trop maigre, il devait forcément avoir d'autres choses à me raconter. Peut être pas sur ce sujet mais sur un autre qui pourrait tout autant m'intéresser. Mais déjà mon plan malsain était en train de débuter, donc les informations attendraient. Mon autre rat de laboratoire avait rempli sa part du contrat, entendant du bruit et essayant d'appeler à l'aide dans ce qui ressemblait bien plus à un râle sépulcrale et c'était tout ce qu'il me fallait pour pousser Tristan à faire face à sa participation. Sa réaction ? C'était justement ce qui m'intéressait, je voulais voir comment le petit allait supporter le poids de sa culpabilité sur les actes de ma folie. Mais déjà cette légère hésitation dans sa voix alors que je lui demandais si il voulait voir ce que son aide m'apportait me fit sourire d'un air carnassier ! J'haussais finalement les épaules d'un air amusé par sa réponse « T'as raison ! Alors prend les devant, ça m'évitera de me faire chier à aller te chercher. » Mais cette demande n'avait pas vraiment lieu d'être car le fils de Borée semblait déjà avoir décidé qu'il avancerait, ouvrant la porte et découvrant ma jolie surprise. « Je vous présente ? Oh ! Que suis-je bête ! Vous vous connaissez déjà ! » Dis-je d'un ton totalement sarcastique. Je prenais donc les devant cette fois pour aller voir ma pauvre victime, littéralement vissé à une table de fer posée à la verticale et toute la partie du corps entre la ceinture et les épaules hormis les bras dépecée, les muscles à vif. Cette gamine avait cette fâcheuse tendance à se régénérer … en faisant une vraie salope au moment de la mettre à terre … donc j'avais voulu voir, jusqu'à quel point, elle était capable de se guérir instantanément avant que cela ne devienne trop à supporter et que le pouvoir s'arrête. Pour le moment elle tenait le coup, même si sa peau ouverte comme un emballage n'avait pas encore repris sa place. J'approchais ma main de la joue de la jeune fille pour la lui tapoter comme on le ferait avec un gosse tandis qu'elle évitait le contact comme la peste, lançant un « Coucou ma chérie ! Je t'ai manqué ? » là c'était mon sadisme qui prenait le dessus, voulant la narguer, surtout elle que j'avais réussit à piéger en jouant à mon jeu préféré : La carte des sentiments. Elle pensait vraiment que cette nuit allait être notre nuit … finalement ça faisait plus d'une qu'elle passait chez moi pour, cela dit, des moments intenses ! Je me décalais finalement, m’asseyant sur une paillasse non loin en m'allumant une clope avant de me tourner vers Tristan « Alors t'en dis quoi, pas mal, hein ? T'imagine même pas ce que ça m'a permit d'apprendre. Tu savais par exemple que ta copine ne pouvait se régénérer que si elle ne dépassait pas un certain stade de douleur ? Je veux dire … ça fait un mal de chien de se prendre une épée dans le corps ! Je sais, j'ai déjà testé. Mais pourtant elle arrive à se soigner après. Mais fait en sorte de lui injecter une souffrance quasi permanente et POUF ! Même une écorchure ça ne se referme plus, du moins pas aussi vite. » Je tirais sur ma cigarette, relâchant le nuage de fumé dans l'air avant de sourire de nouveau d'un air bien peu rassurant. « Dis moi Tristan … Qu'est-ce que tu as envie de faire ? Tu veux l'aider ou tu courbes l'échine ? Voir, même si j'y crois pas trop, t'éclater aussi un peu en expérimentant ? Dans tous les cas tu as un tourne visse électrique à côté, si vraiment tu veux la libérer je t'en empêcherait pas. T'as aussi d'autres instruments … si tu veux t'amuser ou abréger ses souffrances. Qu'il ne te vienne pas l'idée de me trancher la gorge par contre, car sinon … » Je montrais mon arme, chargé et sûreté dés-enclenchée, avant de la poser à côté de moi. « Ou tu peux ne rien faire, dans ce cas trouves toi juste une petite place confortable et dis m'en un peu plus sur ce que tu m'apportes aujourd'hui comme info. Autant que notre jolie camarade en profite un peu, ça fera sa récrée. »
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ICE T.
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ICE T.

MessageSujet: Re: Partners in crime. (tristan)   Dim 5 Juin - 20:17

Survivre, vivre par tous les moyens, c'était mener une drôle de vie. C'était s'approcher au plus près du diable pour lui susurrer à l'oreille et s'assurer une place confortable à ses côtés. C'était vendre des amis et des alliés pour se trouver de nouveaux camarades plus forts encore. C'était savoir changer de camp quand l'ancien devenait trop faible et incapable d'assurer vos arrières. Le destin l'avait trompé, le privant du soutien difficile de la Colonie ? Qu'importe, Tristan avait rebondi pour se rapprocher de Vasiliy Wasilewsi. Il était devenu Ethan l'assassin par nécessité pour garantir ses propres jours. Quelqu'un aurait souhaité s'amuser un peu aurait parié sur le nombre de jours restants avant que quelqu'un ne poignarde Tristan Langley dans le dos. Il était un traître aux siens, un adversaire de ses amis et camarades. Un infiltré parmi son sang. Et ça ne le dérangeait pas le moins du monde. Faible ? Peut-être. Peut-être plus fort que la moyenne. Certains se cachaient derrière de beaux discours et un courage mal placé par peur de devoir assumer leurs actes ensuite. Mourir, c'était fuir ses erreurs. Tristan vivait coûte que coûte, quitte à vendre ceux qui avaient partagé sa table, mais il se craignait pas les représailles. Jamais. Peut-être que dans le tas de ceux qui jouaient les courageux au grand cœur se dissimulaient quelques vrais héros, c'était probable même, mais la plupart choisissaient d'être celui qui meurt plutôt que celui qui vit. Ils avaient peur de franchir cette ligne de sang ne serait-ce que d'un pas. Là encore, pas Tristan. Il shootait dans cette ligne si cela lui permettait de grappiller encore quelques secondes sur Terre. Bien sûr, il y avait la revers de la médaille : Tristan était donc un faible, un suiveur, un lâche. Il était celui qui craignait la mort et qui vendait jusqu'à ses propres amis pour l'esquiver. Il était celui qui s'inclinait devant es plus forts, n'ayant pas peur de courber l'échine et de montrer ses faiblesses. Mais lui était vivant et les autres se décomposaient quelque part. Il savait confier sa vie à un autre pour mieux la conserver. Sacrée différence puisqu'il avait gagné, pas les autres. Il parvenait même à garder des amis malgré tout cela. Futé, Ethan.

Cependant, ça demandait quelques sacrifices. Ça signifiait côtoyer régulièrement un assassin de la pire espèce – et certainement pas un tueur par nécessité comme il l'était lui. Ça signifiait faire parfois de belles rencontres en sachant qu'elles allaient mourir prochainement pour lui offrir un avenir. Ça voulait dire baisser les yeux et savoir quand se taire, quand oublier jusqu'à la moindre petite once d'ego qu'il pouvait bien encore posséder. C'était apprendre à parler sans colère et sans peur car elles devenaient rapidement aussi mortelles qu'un poignard. Tristan n'était rien aux yeux des autres, rien qu'une vermine des rues, un vagabond sacrifiant tout sur son passage. Un fléau. Point de vue subjectif car évidemment, Tristan ne le partageait pas le moins du monde. Lui était tout pour lui-même, avec Loïs. Loïs, son unique point faible probablement ? Ne pas savoir se battre n'était pas un mal quand on trouvait quelqu'un capable de le faire pour nous ! Mais s'attacher à quelqu'un, c'était refuser de la voir disparaître ou mourir. C'était devoir l'inclure dans sa propre protection et trembler pour elle. C'était ne plus avoir confiance en l'avenir ni en rien du tout. C'était… devoir se sacrifier pour elle. Paradoxe, quand tu nous tiens ! Tristan soutint le regard de Vasiliy sans ciller mais ses ongles s'enfoncer presque jusqu'au sang dans ses paumes dissimulées par les poches de son sweat. Vasiliy avait raison à propos des mortels. Personne n'avait jamais rien pu deviner de leur existence auparavant jusqu'à ce qu'ils aient choisi de sortir de l'ombre un beau jour pour tuer sans se cacher. Le fils de Borée ne se faisait aucune illusion là-dessus : s'ils étaient venus tuer en février aux yeux de tous, ils se cachaient déjà dans les ténèbres auparavant. Ils étaient là, tapis comme des serpents, à guetter leurs proies depuis des années. Ils tuaient sans doute déjà aussi, mais discrètement. De manière invisible. Tristan aurait bien aimé poursuivre là-dessus avec Vasiliy – c'était un sujet neutre, qui ne présentait aucun danger ni aucun piège – mais le jeu avait changé et il le savait bien. Et il tremblait devant cette évidence car cette nouvelle partie allait forcément l'inclure de façon active. Son instinct le trompait rarement là-dessus. Les bruits qui provenaient d'une autre pièce s'étaient intensifiés depuis que Tristan avait parlé, se muant en appels à l'aide étouffés. T. ? Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine : ces cris, c'était ceux de sa victime. Vasiliy agissait, mais Tristan était tout en haut de la chaîne, le premier maillon. S'il n'avait pas existé, ces supplications n'auraient jamais résonné. Il ne regrettait pas mais il n'était pas dépourvu de cœur et ça faisait mal. Il ne ferait rien mais il restait le plus grand coupable ici. Vasiliy était ce qu'il était, un criminel, un assassin, un sadique, mais il l'était parce qu'il était un psychopathe. Tristan… Tristan n'était pas un psychopathe, il n'était rien du tout mais il décidait du sort de ceux qu'il rencontrait.

Il dévisagea sans un mot le joli visage de Lullaby. Elle n'était pas belle mais elle était sacrément mignonne avec ses yeux clairs qu'il avait connu rieurs et qui n'étaient plus qu'emplis de larmes aujourd'hui. Elle avait toujours cette petite cicatrice marrante au-dessus de l’œil droit… une rencontre avec une stryge un peu trop motivée, qu'elle lui avait raconté. Un point commun avec le fils de Borée. Lullaby… Elle avait un beau prénom aussi, poétique et original. Et Lullaby la poétique, l'originale, le contemplait avec un mélange abject de terreur, de supplication et d'horreur. Tristan savait ce qu'elle pensait en entendant les mots de Vasiliy : C'est lui ? C'est lui qui m'a trahi ? C'est de sa faute si je suis là et si j'ai si peur ? Non… Non, pas possible. Ethan ne m'aurait pas fait ça, pas le gentil Ethan si doux et si charmant. Il doit être là dans un autre objectif ! Oui, c'est forcément ça, il est là pour me tirer d'affaire, Ethan ! Ethan, c'est un héros, un sang-mêlé romain comme il en existe peu. Oh Ethan, sors-moi de là le plus vite possible, je t'en prie… Ethan, charmant ? Charmeur plutôt. Charmeur et sournois comme un serpent. Tranquille et souriant, mais si plein de secrets et de peurs… Tristan sentit son regard glisser vers le sol et il lutta pour le conserver sur Lullaby, sur sa victime. Elle méritait qu'il la regarde dans les yeux sans fuir. Pourtant, il se sentait irrésistiblement attiré vers tous ces liens qui la retenaient et qui lui blessaient les poignets, les chevilles, la taille. Comment peut-il rester à me regarder ? Pourquoi ne s'empare-t-il pas de cet arc qu'il aime tant pour transpercer ce sadique d'une flèche ? Je sais qu'il peut blesser les mortels depuis les modifications qu'il y a apporté… il me l'a dit. Alors pourquoi reste-t-il là à me fixer ? … Je n'avais jamais vu ce regard pensif chez lui mais ça me met mal à l'aise. S'il te plaît Ethan, vite, vite… Un sanglot monta dans la poitrine de la jeune fille d'Iris. « Ethan... » Comment avait-il fait pour ne pas voir avant ? Son esprit avait-il occulté un telle horreur ? C'était… Non. La vraie question, c'était comment lui pouvait rester là à l'observer sans ciller le moins du monde malgré tout ce qui s'étalait devant ses yeux. Peut-être qu'il était dépourvu de cœur finalement. Peut-être que Loïs n'était qu'une petite distraction qu'il aimait trop pour la voir s'envoler. Lullaby… Non. Il tentait de s'en convaincre. La vérité ? La putain de vérité ? C'est qu'il était cloué sur place, qu'il sentait des gouttes de sueur tremper le dos de son t-shirt. Il savait qu'il était à deux doigts de rendre son déjeuner sur le sol de la pièce. Il savait que Lullaby pensait à toute allure en ce moment même malgré la douleur. Et il savait aussi qu'il n'avait rien d'un chevalier au grand cœur et qu'il se ferait rien. Il n'allait pas torturer Lullaby car c'était le rôle de Vasiliy dans cette histoire, mais il n'allait pas non plus la libérer car elle était sa liberté, l'essence même de sa vie. Et de celle de Loïs. Il avait un cœur, Tristan, un cœur réservé au plus petit nombre. « Elle est fille d'Iris, se nomme Lullaby. » Son cœur, ses viscères jouaient au yoyo en lui mais sa voix ne flanchait pas. N'était-il pas humain ? Comment peut-il rester là sans rien faire ? Ethan ! Ethan… Supplications silencieuses mais visibles dans le regard de Lullaby. « Mais je ne vais pas l'aider, Vasiliy. Tu le sais très bien, arrête de jouer avec moi. » Le véritable héros aurait ajouté que cela ne servait à rien, que ça ne fonctionnait pas avec lui… mais force était pour Tristan de constater que cela marchait à merveille sur sa douce personne. Mis devant le fait accompli il ne faisait toujours rien pour les autres. Son monde, son univers tout entier, c'était Tristan et Loïs sans que rien d'autre n'entre en compte. Lullaby, c'était une mission, une étape dans sa vie, un chapitre qu'il avait terminé d'écrire et sur lequel il ne reviendrait plus désormais. Elle n'aurait jamais dû l'apprécier donc pourquoi revenir là-dessus et la sauver ? Il ne lui devait rien à Lullaby, en revanche il devait salaire à Vaska. Sa vie et celle de Loïs contre celles d'autres sangs-mêlés. Lullaby était un paiement comme d'autres auraient dévalisé une banque pour trouver de l'argent. C'était ça le monde, le vrai monde, un univers où chacun tentait de survivre quitte à en abandonner certains en cours de route. Dommages collatéraux ou dangers potentiels… Rien ne disait que Tristan serait fidèle à Vasiliy pour toujours d'ailleurs ! S'il trouvait un merveille compromis ailleurs, si Vaska devenait un poids ou un danger, c'en serait terminé de leur collaboration. Vasiliy sentait qu'il avait l'ascendant et il en profitait mais si Tristan se soumettait, c'était uniquement car il conservait sa liberté au final. Le seul maître de ses gestes, c'était lui-même. « J'ai entendu parlé d'un autre type. Jules Sand, un demi-dieu romain enfant de Mars il me semble. Je m'occupe de lui rapidement si tu le souhaites. » Ethan… Que fais-tu ? As-tu oublié les tiens ? Aide-moi plutôt, j'ai si mal… Je souffre mais je sais que c'est de ta faute, traître ! TRAÎTRE ! Et toute cette violence dans les beaux yeux de Lullaby… « Concernant les mortels, ils existent depuis longtemps, c'est une certitude. Ils ont dû mettre du temps avant de disposer d'autant de connaissances sur la Colonie et le Camp Jupiter. Peut-être même ont-ils des hommes infiltrés sur place, ou des demi-dieux travaillant avec eux ? Ça ne serait pas si étonnant : ça ne serait pas la première fois que des sangs-mêlés se retournent contre la Colonie ou le Camp Jupiter par vengeance, colère ou autres motifs personnels. Les dieux n'ont pas vraiment le don de se faire apprécier par leurs enfants. » Tristan adoraient Borée pour des raisons qui lui étaient propres mais ce n'était pas le cas de tous ses anciens compatriotes. « Pour Lullaby, fais-en ce que tu voudras. Si tu as besoin d'aide, je t'aiderais, sinon je préfère rester propre. Je n'ai pas beaucoup d'affaires de rechange et je n'y connais rien en… corps humain. Ni même en biologie ou autre. Je ne sais même pas ce que tu cherches. » Il voulait savoir en revanche, il n'attendait que ça. Et ce n'était que de la curiosité en plus : il voulait connaître les recherches de Vasiliy sur les demi-dieux. Lui n'avait même pas terminé ses études secondaires et n'avait strictement aucun diplôme. Il n'avait comme connaissances que celles données par la Colonie. Un bien faible cheptel de savoirs donc. « Tu m'éclaires ? » Tant de confiance en soi en apparence… Écœurant ? Pour Lullaby peut-être, pour Tristan c'était comme sauvegarder sa vie : une nécessité.

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MORTEL INSOUCIANT.
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MessageSujet: Re: Partners in crime. (tristan)   Lun 27 Juin - 0:11

Oh cette soirée … une qui devait être banale et en rien différentes des autres  … du moins des autres où je recevais la visite de Tristan … Disons que cette soirée était en train de prendre une tournure particulièrement intéressante. Car Tristan, ce charmant petit jeune homme capable de vendre père et mère afin de sauver petite vie, avait beau être un régal pour les yeux et pour l'esprit, notamment de part les informations qu'il me ramenait à chaque fois tel le chaperon rouge ramenait du pain et des biscuits à sa grand mère, mais de part sa méfiance il n'y avait jamais rien de vraiment plus intéressant à espérer de ces rencontres … Fuyant ma présence comme l'on fuyait la pire des épidémies et donnant toujours le minimum dans sa manière de s'exprimer pour ne pas me laisser entrer dans sa tête même si, lui comme moi, nous savions qu'il était quasiment ma possession, juste une qui refusait de totalement entrer dans mes jeu sadiques et malsain et c'était tout à fait à son honneur, y arrivant à la perfection jusqu'à ce jour. Seulement aujourd'hui … hoho, disons qu'aujourd'hui j'avais décidé de tester un peu ce self control dont il semblait faire preuve mais aussi la puissance de sa loyauté et de quel côté elle se plaçait. Cette fois je ne comptais pas lui laisser l'occasion de fuir, de se retrancher aussi vite qu'il était venu dans sa zone de confort et l'avait poussé à s'enfoncer dans mon antre, devant faire face au fruit de ses actions plutôt que de simplement les imaginer, me permettant ainsi de voir sa réaction en se rendant compte de sa culpabilité et … je devais avouer que pour le moment j'étais nullement déçu !

Tristan ne flancha pas, pas une seule seconde. Bon garçon ! Il savait contrôler ses nerfs dans le spires situations pour ne pas laisser voir ce qu'il ressentait vraiment. Mais justement, cette absence d'émotions apparent … Cela en disait bien plus que l'on pourrait le croire et presque immédiatement un sourire s'était dessiné au coin de mes lèvres tandis que j'observais ces charmantes retrouvailles. J'imaginais déjà la scène, ces supplications silencieuses de la jeune fille face à ce garçon qui ne bougerait pas le moindre petit doigt, qui devait s'emmurer dans une forteresse de non-pensée pour taire toute idée de morale ou de remords. Pauvre petite chose … elle avait fournit sa confiance à un être qui n'aurait jamais du en bénéficier, un dont l'instinct de survie était-elle que même les plus beaux souvenirs et les plus belles paroles ne pourrait jamais motiver à se compromettre lui même. Oh je ne dirais pas que Tristan était un monstre, très loin de là même, il n'était pas comme moi. Non, ce qu'il était lui c'était un de ceux que l'on pourrait classer parmi les « survivants », prêt à tout, même à ne rien faire, du moment que cela leur permettait de continuer. Mais il avait du courage ce petit, car même en sachant qu'il la condamnait, même en refusant d'agir … il ne fuyait pas son regard, le soutenant même au point, j'en étais sûr, de faire perdre tout espoir à quiconque verrait dans ses yeux sa détermination à ne rien faire. Alors … pourrais-je installer l'instinct du tueur derrière ses prunelles brunes ? Pourrais-je exploiter cet instinct de survie qui le poussait à être ma parfaite marionnette pour le pousser à commettre ce qu'il aurait sans doute aimer ne jamais faire et éloigner un peu plus son humanité pour que son cœur ne soit plus qu'un désert aride comme le mien et que seul persiste son esprit ? Avec Tristan j'avais envie de tout tenter, de tenter le pire surtout.

Un rire s'échappa de mes lèvres alors qu'il nomma la jeune fille, me rappelant même son parent divin. « Tu les retiens donc ! Tous ces noms que tu me donnes. Tu ne fais pas l'autruche, tu ne fais pas tout pour oublier ou faire semblant d'oublier ceux que tu jettes entre mes griffes … c'est intéressant. » d'un mouvement de main je balayais cependant son autre réplique, la ramenant vers moi pour tirer une nouvelle fois sur ma cigarette. Si Tristan était aussi futé que ce que je voulais croire … il saurait que non, je n'allais pas arrêter de jouer avec lui, à dire vrai j'en était même loin, ayant à peine commencé mon petit manège. Mais pour l'instant … disons que la récréation n'était pas uniquement pour cette bonne Lullaby, laissant Tristan respirer un peu, s'habituer à la vision de cette jeune fille dans un bien piètre état tandis que l'on reprenait une douce conversation sur qui pourrait être la prochaine victime ou encore une fois les mortels. Il mentionna donc un enfant de Mars … Jules avait-il dit … les enfant de Mars étaient à la fois les plus simples et les plus dangereux à attraper. Entrer dans leurs tête était un jeu d'enfant mais ensuite … disons que si l'exécution n'était pas immédiate alors le contre coup pouvait être très sévère. « Ok … faudra que tu me dises ce qu'il a comme pouvoirs, histoire de pas me retrouver face à une mauvaise surprise. On verra ensuite ce qu'on pourra faire pour que j'entre en contact avec et obtienne sa confiance. » Un profil psychologique serait parfait, ne serait-ce que savoir ce qu'il aimait ou détestait, histoire de pouvoir effectuer une première approche efficace. Mais pour le moment c'était secondaire, avec Lullaby ici présente je n'étais pas forcément en quête de sang, du moins pas de sang nouveau dirons nous. « Des infiltrés … Ce ne serait pas absurde en effet. Sans doute quelques-un usant des mêmes méthodes que moi ou plus vicieusement en se mêlant directement aux familles de certains demi dieux et ce genre de chose. Après tout, si cela remonte à loin, il serait même possible que tout un réseau soit en place à la Nouvelle Rome. Je commence à être jaloux, ils ont plein de pas d'avance comparé à moi ! Et ce n'est pas faux pour les demi dieux non plus. Mais si c'est le cas pour ces derniers, ils sont resté encore bien discrets ! C'est dommage, j'aurais aimé pouvoir entrer en contact avec certains d'entre eux. » Un nouveau sourire se dessina sur mes lèvres alors que Tristan fit ce qui pour moi était son premier faux pas de la soirée. Lui qui avait su rester si stoïque, si maître de lui même, sa tentative de fuite face à cette situation était par contre d'une évidence … enchaînant les excuses les plus pitoyables les unes que les autres pour justifier sa volonté de ne rien avoir à faire. En clair il venait de révéler que cette situation le mettait mal à l'aise. « C'est ça ta raison ? Mmmh … tu m'as habitué à mieux quand même. Pour les vêtements, tu sais, j'ai un lave linge ! Et puis vu mes activités je sais comment détacher du sang. Dans le pire des cas je te prêterais des trucs à moi, ce sera un peu grand mais au moins tu pourras te baigner dans le sang si ça te chante. Quand au reste … c'est le but justement, apprendre en essayant … Quel meilleur court d'anatomie qu'un sujet vivant ? De plus … durant tes classes à la colonie tu as dû apprendre un minimum les points vitaux, non ? Quand à ce que je veux … » J'écrasais alors ma clope sur un des tables d'acier de la pièce, m'approchant de Tristan, me glissant dans son dos, passant mes mains sur ses hanches et approchant mes lèvres de son oreille « Ce que je veux c'est toi Tristan. D'elle je sais déjà tout ce que j'ai à savoir. De toi par contre … je veux voir ce que tu es prêt à faire si je te le demande, je veux voir les limites que tu peux franchir en échange de cette paisibilité dont je vous laisse jouir toi et Loïs. » Une de mes mains quitta donc son corps pour attraper la perceuse qui se trouvait sur l'établit, la faisant glisser entre les mains de Tristan tout en laissant ma main sur la sienne afin de le guider « Je veux que tu me montre la part la plus sombre de ta personne, je veux que tu me montres ce que tu feras à cette pauvre fille si je t'oblige à lui faire du mal mais sans pour autant te donner de directive sur quoi lui faire. Je veux voir si tu peux retirer autant de plaisir à infliger de la souffrance que j'en retire moi même. En gros réveiller tes plus bas instincts et, possiblement, te faire prendre conscience d'une chose dont tu ne te doutais même pas ou que du moins tu préférais cacher loin dans ton esprit, obstrué par tous ces remords et cette morale inutile. » Collant un peu plus mon bassin contre le sien, le poussant à avancer vers l'anciennement jolie et gentille Lullaby, donnant une légère pression du doigt sur le sien pour le forcer à activer la perceuse, encore hors du corps de la jeune fille mais tout de même très très proche de sa peau. « Et bien entendu la mèche est en bronze céleste mon petit partenaire, au cas où une autre idée folle te viendrait. Maintenant montre moi ton potentiel. » terminais-je en déposant un baiser dans son cou, ayant plus pour but de le déstabiliser qu'autre chose, avant de laisser s'échapper un rire et me décoller de lui, le laissant seul maître de ses mouvement physiquement mais pas psychologiquement, prenant mon pistolet que je braquais vers Tristan « Et si tu as besoin de doses de courage, j'en ai de 9mm qui n'attendent que de te rendre service ... et à cette distance elles ne ratent que très rarement. » dis-je d'une voix presque gai.
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ICE T.
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MessageSujet: Re: Partners in crime. (tristan)   Dim 13 Nov - 15:39

Ethan… Je ne comprends pas. Mais comment pourrait-elle comprendre ? Il était l'un des leurs mais il agissait contre eux. Il était pareil qu'eux, un demi-dieu qui avait juste envie de vivre avec ce qu'il avait, qu'il voulait survivre pour découvrir un nouveau lendemain, sans périr simplement parce que Borée était son père. Il était comme elle dans le sang et dans la vie, mais il avait choisi l'inverse. Il s'était allié avec plus fort que lui pour être certain de découvrir plus de lendemains encore, de vivre encore et encore, même seul. Non, jamais seul, car il avait Loïs. Loïs qui s'éloignait de lui, Loïs qui avait un copain, une vie, des amis et des collègues. Loïs qui n'avait plus uniquement Tristan pour son équilibre. Mais lui, qui avait-il mis à part Loïs ? Personne, parce qu'il voulait vivre. Il avait eu Lullaby pendant une fraction de seconde mais c'était terminé maintenant. Vivante – encore – et triste, elle le fixait avec une intensité dérangeante. Qui es-tu Ethan ? Un monstre. Voilà ce qu'il était. Il n'était pas comme Vaska ou Cronos, ni même comme ce groupuscule mortel, non, il était presque pire que tous ces gens. Pourquoi offres-tu mon nom à ce type, Ethan ? Ne vois-tu pas mes entrailles t'appeler à l'aide, répandues sous tes yeux ? Diable si, il les voyait. Pire, il les sentait. C'était une odeur écœurante, qui le prenait à la gorge pour ne plus le lâcher. Une odeur impossible à oublier, celle de la mort avant l'heure. Lullaby était encore bien vivante, maintenue en vie par il ne savait quel procédé. Sans doute que Vasiliy connaissait toutes ces choses-là, les rouages du corps humain, comment maintenir en vie quelqu'un qui aurait déjà dû être mort… Il imaginait en cet instant… Penses-tu à toutes ces horreurs qui pénètrent en moi, qui violent mon corps même pour le salir, le rendre malade ? Oui, il imaginait sans peine les hordes de microbes grimper sur Lullaby. Quelque part… Elle était déjà morte, ce n'était qu'une question de temps. Et lui détaillait tout ça d'un regard froid, presque absent. Tristan, où étais-tu ? Comment pouvais-tu voir tout ça sans réagir ? Et ton rôle, ton personnage, Ethan ? Comment un gamin des rues fait-il pour être témoin d'une telle abominable, d'une scène si obscène, sans même réagir ? Lullaby le haïssait autant qu'elle pleurait. Aux Enfers, Tristan ne ferait pas partie de ces âmes silencieuses et errantes qui pouvaient espérer se réincarner un jour. Il ne serait pas non plus parmi les héros pour découvrir un bonheur éternel. Non, il irait plutôt se noyer parmi les monstres, pour souffrir ou voir son âme achetée par quelques dieux maléfiques. Il était le Mal Tristan parce qu'il le pratiquait sans aucun état d'âme. Il jugeait froidement, sans se laisser entacher par des sentiments qui brûlaient pourtant en lui. L'envie de secourir Lullaby, de la sauver, de ne pas lui faire de mal… Bien sûr que tout cela existait en lui ! Il était un être humain avant autre chose, et il ne souffrait d'aucune pathologie particulière ! Seulement, il savait aussi boucler tout cela dans un coin, à double-tour, pour ne plus y toucher. « Oui, je les retiens tous. » Sans exception. Il ne fermait pas les yeux sur son horreur, ne cherchait pas à redorer sa propre image ou à se donner bonne conscience. « Lullaby Jackson, Peter Grayson. Lory Thorne, Lukas Ross, Aiden Daniels, Eliza O'Leary, Declan Lahari... » Il pouvait poursuivre sa liste presque indéfiniment. Il y en avait eu tellement depuis le commencement de son partenariat avec Vasiliy ! « Quant à Jules Sand, il a apparemment une peau d'acier. » Un air mesquin passa brièvement sur le visage de Tristan. « Il sera difficile à avoir celui-là. Tu pourras utiliser toutes tes armes, tout ton talent, il restera supérieur par ses pouvoirs. » Parfois, Tristan se demandait si Vasiliy pensait aux siens, de pouvoirs. Le fils de Borée n'en usait pas souvent mais il savait porter des coups mortels. Ce serait si aisé de supprimer Vaska, si simple et rapide… Un toucher, un éclat de glace, le sang qui gifle ou qui se glace, le cœur qui cesse de battre… Et au bout du compte, le décès. La mort. Et Loïs saine et sauve. La main droite de Tristan trembla légèrement tandis qu'il caressait, l'espace d'un instant, cette douce pensée.

Il écoutait Vasiliy d'une oreille distraite. Alors c'est ça Ethan ? Tu vas me découper comme tu le ferais avec un vulgaire poulet ? Oh non, douce Lullaby. Tu ne vaux pas bien que cette chose qui se prétend humaine. Tu me dégoûtes. Tu es un… un monstre. Ça oui, il l'était. Il était monstrueusement mignon et innocent aux yeux des gens. Un petit gamin perdu, égaré sur la voie de la délinquance. Un môme avec un casier judiciaire déjà trop rempli, peu importe sous lequel de ses deux visages. Il était le garçon qui disparaissait, qui changeait de personnalité quand ça lui prenait, qui tuait sans s'excuser et sans fermer les yeux, juste parce qu'il le devait. Il avait tué et il tuerait encore car c'était le seul moyen d'arrêter ses ennemis, de mettre un terme à la lutte perpétuelle. Tu… Comment peux-tu encore t regarder dans un miroir, Ethan ? Il ne le faisait plus, parce qu'il n'avait plus de miroir. Et plus de reflet non plus. Il était tellement inexistant ! Comment pouvais-tu me parler, me sourire, être aussi charmant, quand tu savais déjà ce qui allait m'arriver ? L'art du jeu de rôle, d'Ethan le délinquant charmeur. Ne ressens-tu donc pas l'amour ? I aimait Loïs, il aimait le monde, les fleurs, le soleil et les arbres. Il aimait les animaux, de la fourmi au cheval en passant par le loup et le poisson. Il aimait la vie plus que personne sans doute. Un peu trop peut-être. Et puis il n'aimait pas d'amour, Tristan, il ne connaissait pas la sensation d'aimer quelqu'un, d'en être amoureux. C'était… absent. Il aimait d'amitié, il aimait tout court, mais il ne savait pas ce que c'était d'être amoureux. Un jour peut-être, mais pas maintenant. Et Vasiliy voulait voir la part sombre de Tristan ? Celle qui ne s'était jamais révélée à qui que ce soit ? Mais il l'avait déjà sous les yeux, cette part sombre ! Elle s'étalait au monde sans se cacher, ou juste en se voilant derrière quelques faux-semblants vite éventés ! Tristan ne vivait que dans sa propre obscurité, tout le temps, sans jamais discontinuer. Il ne cherchait pas à se cacher ou cacher l'horreur qui l'habitait. Il ne faisait pas semblant, ou juste assez pour vivre. Car tout en revenait toujours là : rester soi-même en continuant à vivre, jour après jour. C'était toute la complexité de sa personne : il était mauvais parce qu'il se faisait passer d'abord. Il n'hésitait pas à sacrifier pour éviter d'être lui-même sacrifié. « Alors c'est ça. » Même Lullaby, du fin-fond sinistre de sa souffrance, le dévisagea avec perplexité. Mais il parlait à Vasiliy et uniquement à lui. Tristan était réaliste, Lullaby, enfant d'Iris, ne serait jaais sauvée. Elle mourrait quand bien même il tuerait Vaska. Et Vasiliy ne serait alors qu'un cadavre de plus dans une pièce muette et anonyme. Un beau tableau que celui-là : le mortel assassin en compagnie de son ultime victime, histoire sans retour d'une folie psychopathe. L'auteur ? Tristan Langley, signé en lettres de sang sur le mur blanc. Une lettre par le sang de Vaska, une lettre par celui de Lullaby, histoire de les mêler encore davantage dans la mort. « La seule chose qui te plaît dans la mort et tes victimes, c'est de le découper. Tu aimes le sale et le vulgaire, le sang et les tripes. » Ça n'allait pas plus loin ? C'était au tour de Tristan d'être déçu. Vasiliy était un psychopathe, il le savait, mais il le voyait avec plus de profondeur que du simplement « sang et souffrance ». Tristan abandonna pour la première fois le regard de Lullaby pour regarder Vaska droit dans les yeux. Il n'osait que rarement défier son maître mais… Ethan ! Pourquoi me laisses-tu... Pour Lullaby, même sachant ce que Tristan lui avait fait, il était son repaire, elle continuait à l'aimer et à le vouloir près d'elle car elle mourrait ainsi en présence connue, en compagnie d'une personne avec qui elle avait partagé de beaux moments, aussi faux soient-ils. Désespoir dans ses derniers instants. « Mais Vasiliy… Je suis juste là, juste devant toi, avec toute ma personne qui t'est offerte. » Nue, dévoilée. Le garçon fit le tour de la table sur laquelle était sanglée Lullaby en silence pour se pencher sur elle. Des boyaux, des tripes, mais pas de sang. Elle était ouverte proprement, comme ces souris disséquées au primaire. C'était la même odeur, simplement plus forte. Les mêmes organes, simplement plus grands. Et un animal, juste infiniment plus précieux. Lullaby s'accrochait à lui, à son regard sombre, à ses yeux qu'elle avait aimé l'espace d'un après-midi. Ethan… Fais, fais. J'ai si froid... Il était glacial, mais ce n'était pas un froid prenant, lointain et anonyme, c'était le froid de Tristan, ses mains gelées, son cœur glacé, sa personnalité si froide et si attirante. C'était Tristan, c'était Ethan, qu'elle connaissait. D'un côté, c'était presque mieux, elle ne mourrait pas assassinée par un anonyme au cœur mort mais as un ami au cœur de glace. Elle accueillait cette glace bien aimée avec de nouvelles larmes qui gelèrent presque instantanément. Il faisait froid dans la petite pièce maintenant. Tristan caressa du bout du doigt la joue d'albâtre de Lullaby. « Tu m'as juste devant toi, Vasiliy, aussi entier que je puisse l'être. » Il ne voulait pas d'ustensiles futiles, Lullaby, comme aucun autre être vivante, ne méritait de mourir ainsi. Il caressa le cœur de la jeune fille, au sens propre, qui battait au ciel ouverte. Comment pouvait-elle vivre ainsi ? Elle était peut-être comme lui, une battante, une survivante… Mais il ne pouvait y en avoir qu'un ici et ce serait Tristan. Il menait déjà d'un point et il terminerait l'affrontement en vainqueur. Il ne voulait pas de sale, de violent, de gore ; ce ne serait plus lui. Vaska était aussi violent et grotesque que lui était doux et déterminé. Ils étaient le jour et la nuit, et c'était pour ça que leur alliance fonctionnait si bien. Ils n'auraient pas pu s'entendre sans toutes ces différences. Le cœur, centre de vie, s'accrochait fidèlement à Lullaby alors lentement, geste après geste, Tristan s'en empara. Lullaby… Bien sûr qu'elle mourut, quelque part au milieu, juste avec ce garçon qui lui avait volé son cœur dans tous les sens du terme.

Tristan s'empara de la main de Vaska et y déposa tranquillement le cœur de Lullaby. « Tu voulais du sang ? Tu l'as. Tu voulais sa mort ? Tu l'as. Tu me voulais moi ? Tu l'as aussi. » Il avait eu Tristan dans son entièreté, dans toute sa grandeur, aussi froid que gentil, aussi déterminé que délicat, aussi romantique qu'assassin. Tristan était un meurtrier, mais un meurtrier grandiose, qui ne cédait pas à la vulgaire boucherie. Il faisait ce qu'il fallait, mais sans jamais trahir son propre caractère, sans dénaturer ce qu'il était. Il faisait ce qu'il avait à faire, pour lui et pour Lullaby. Pour eux.

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MessageSujet: Re: Partners in crime. (tristan)   Sam 15 Juil - 14:38

Cette expérience était infiniment plus intéressante que celle initialement prévu. Car de cette fille j'avais déjà tiré tout ce que je pouvais alors que de Tristan... ô Tristan... je lui faisais déjà subir tant de test, tant d'épreuves. Mais là était la première fois que je le confrontait réellement aux conséquences de ses actes. Car lui faire vendre ses amis, ses proches, les gens qui avaient le plus confiance en lui afin de protéger la personne qu'il aimait le plus était une chose, mais le mettre en face de ce qui se cachait dans les coulisses... lui donner, à lui qui ne pensait jamais se salir les mains, l'épée qui transpercerait celle qui lui avait vendu son âme sans savoir à quel diable elle le faisait... c'était tout bonnement merveilleux ! Un véritable plaisir, un délice qui prenait largement le dessus sur mes quelconques recherches biologiques qui n'étaient au final qu'un moyen de rendre la chasse plus intéressante. Mais il n'était pas encore décidé, pas encore là, nous perdant tous les deux dans d'autres conversations en soit intéressantes mais qui ne faisait que faire gagner du temps à la jeune fille qui de toute manière ne sortirait pas vivante d'ici « Je dois avoué que je suis agréablement surpris, tu te souviens en effet ! Juste dommage que cela soit dirigé par le remord mais bon. Quand à ce Jules... une peau d'acier est problématique, mais loiiiiiin d'être infranchissable. Il existe bien d'autres moyen de blesser un corps sans avoir à lui percer la peau. Et c'est ce genre de défis qui rend la chasse intéressante. » Tellement intéressante même... après tout là était mon seul et unique but. Je n'espérais pas survivre sur la longueur, je n'espérais pas exterminer les demi-dieux et serais même triste si cela devait arriver un jour, non... je voulais juste m'adonner à la tuerie. Le fait d'ôter une vie était comme le plus doux des délices pour moi et ma perpétuelle recherche de défis me faisait chercher des cibles toujours plus fortes, toujours plus dangereuse, jusqu'à ce qu'enfin je tombe sur une chasse que je ne pourrais gagner et que je repasse du stade de prédateur à celui de proie. Voila ce qui me motivait.

Mais dans l'immédiat mes objectifs étaient plus simples, je voulais tester la volonté et la morale de Tristan. Je voulais voir de quoi il était capable pour sauver sa propre vie et si il y avait une limite aux actes terribles que je pouvais lui ordonner de faire. Comme torturer cette jeune fille par exemple, ayant peut être un peu poussé en lui donnant cette perceuse bien que cela me rendait hilare intérieurement. Mais si Tristan était un petit chien docile, il n'en était pas pour autant un garçon pathétique prêt à répondre à tous mes désires comme je le voulais, non. Il se soumettait certes, mais en restant fidèle à sa propre personnalité et c'était ça... ça qui le rendait plus intéressant que tous les autres. Mon sourire s'étendant notamment en écoutant ses paroles, presque déçu alors qu'il tentait d'analyser mes motivations et faisant le constat que ce que j'aimais était le vulgaire et le sale « Tu te trompes sur ce point. Je ne cache aucunement y prendre du plaisir quand ça en vient à cela, mais ce n'est pas la seule chose qui me plaît. Cela va bien plus loin que ça, cela passe par la chasse, cela passe par l'étude et aussi par la beauté de l'exécution. Et ce qu'il y a de beau dans cette exécution n'a rien à voir avec le sang, avec les tripes, avec le vulgaire. Ce qui est beau ici c'est toi. Tu es mon œuvre d'art. » Car oui, cela aurait pu se finir tellement plus proprement, mes études terminée sur le fonctionnement de ses pouvoir j'aurais simplement pu lui injecter un produit pour la faire partir ou lui offrir une mort rapide quelconque, pas besoin de sang. Mais donner à Tristan le choix sur la façon de mettre fin à ce spectacle macabre... ça pour le coup je trouvais cela magnifique.

Ce qui était plus beau cependant, c'était tout son discours à Tristan, ce discours qui avait fini avec ce cœur que je tenais dans ma main. Beau et macabre, propre et horrible, exécution qui ne trahissait aucunement ce que ce personnage qu'il était m'avait toujours vendu dans mon esprit. Mais surtout il l'avait répété, encore et encore, il était là, il était devant moi et surtout il était à moi tout entier. « Je crois que tu me fascines plus que tout être vivant sur cette terre Tristan. Tu dégages une beauté dans tes actes, dans ta façon de faire, dans ta lâcheté... Que j'aurais bien été déçu de ne pas voir autrement ! Et tu me contentes... quand tu me dis que tu es à moi. » Et sur ce je posais le cœur dont je n'avais que faire sur la table, me rapproche de Tristan, attrapant sa taille et venant l'embrasser sans demander son avis. Il était à moi, non ? Et il avait raison sur un point... je le voulais, je le voulais terriblement et j'avais envie de m'emparer don son corps maintenant que je m'étais emparé de son âme. Mais après un baiser passionné que j'avais prolongé pour mon propre plaisir, je me reculais finalement, sourire aux lèvres, reposant mon pistolet « T'es libre de partir. Aussi tentant que cela puisse être de m'emparer de toi maintenant, tu as rempli ce que je t'avais demandé, un deal est un deal. Après libre à toi de rester si tu le souhaites, histoire que ça finisse sur une note encore plus intéressante mais du reste tu ne risques rien à passer la porte. Toi et ta copine est tranquilles pour le moment. » Il ne resterait pas, je le savais, et ça m'attristait beaucoup. J'aurais voulu le goûter... dans un contexte plus doux... juste une fois. Car j'avais ce pressentiment aujourd'hui, si quelqu'un devait un jour finir par me tuer ce serait sans doute lui.
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