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 Ô douces retrouvailles. (marvin&tamara, terminé)

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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Ô douces retrouvailles. (marvin&tamara, terminé)   Ven 15 Avr - 17:16





O douces retrouvailles

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.


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C’est un peu comme un jeu … Oui, la vie est une espèce de jeu dont personne ne connaît les règles. Nous avons tous un rôle à jouer dans la partie. Certains ont plus de chance et peuvent se targuer d’avoir tous les atouts en main, à l’inverse d’autre, moins gâté, n’ont rien. Puis il y a ceux du milieu, ceux qui le jour d’avant avaient tous les atouts en mains et qui se sont retrouvés sur la paille, le jour d’après. J’appartiens à cette catégorie, sauf que pour moi les dés étaient pipés avant même que la partie ne commence. Oui, la vie est un jeu dont personne n’en connaît les règles sauf ceux qui les ont inventés. Depuis la nuit des temps, les Dieux sont les instigateurs de bons nombres de péripéties, les acteurs de bons nombres de scènes, les coupables de crimes tout aussi conséquents. Sur leur Mont jonché en haut des nuages (pour les mieux lotis) ou dans cet en bas situé entre quelques abysses et le Styx (pour les moins bien lotis), ils observent, quand l’envie leur en prend, la vie de leurs créations et comme ils sont généreux, ils comptent plusieurs pions sur leur grand échiquier. J’aime aussi l’image de ces hommes qui combattent sous plusieurs bannières, un peu comme dans un épisode de Game of Throne. Marvin me féliciterait de placer ce genre de référence, enfin, je doute qu’il le sache un jour, car cette réflexion émane du tréfonds de mes pensées, elle n’a donc en théorie pas lieu d’être. Oui, me voilà dans la peau d’un banneret des Stark, oui parce qu’entre nous les Lannister ça n’est pas ma tasse de thé et puis ne suis-je pas le fils de Mars ? Vous ne voyez pas le rapport ? Avez-vous ouvert un livre d’Histoire ? Probablement pas. Et bien laissez-moi vous faire savoir qu’hormis les attributs de la guerre (en d’autre terme, le sang, le sang, la baston, le sang, la mort, la guerre, le sang…) sur les armoiries (les officielles) de mon père, figure un loup qui plus tard se liera au mythe de Remus et Romulus, mais ça c’est une autre histoire. Donc revenons à nos moutons. Je suis le pion d’un jeu, dont je ne connais pas les règles, à l’inverse de mon père et des autres, car nul doute que les autres dieux se complaisent à nous regarder galérer, mais pire encore, ils s’amusent avec nos sentiments, un peu comme les marionnettistes qui pour satisfaire je ne sais quel public, tirent les fils. Alors c’est ça ? Nous ne sommes que des poupées de chiffon entre des mains plus puissantes ? Non, je ne veux pas y croire, nous avons tellement à prouver, tellement à faire et donner. Je les emmerde tous autant qu’ils sont et tant pis si ça agace, j’ai pris l’habitude de ne pas faire comme les autres et ça n’est pas maintenant que je vais commencer à épouser le moule.

Un battement de cils, un soupir, le cœur qui s’embraie, des mots, encore et toujours des mots. Nombreuses s’étaient laissées emporter par cela, mais jamais aucune femme n’avait fait autant d’effet à Haytham. Un trouble qui le désarmait tellement qu’il était incapable à présent de produire une phrase sans bégayer, ou de poser son regard sur elle sans être gêné par la suite. La situation lui échappait et c’est bien ce qui l’effrayait, lui qui d’ordinaire aborder une assurance presque prétentieuse, qui n’était pas sans charmer le gente féminine. A présent, il en était presque à rougir en entendant les paroles de la belle, de la sexy, de l’époustouflante femme qu’il frôlait du genou. Noyé dans son regard aux saveurs douces et amères, suspendu à ses lèvres, qu’il désirait prendre en silence, le demi-dieu avait perdu de sa superbe, mais fière, il luttait contre lui-même pour ne rien laisser, paraître et se raccrocher presque désespérément à des choses qu’il parvenait encore à maîtriser.

« -L’homme que je suis, serait hypocrite et rétorquerait ainsi que la violence c’est mal. À l’inverse le fils de Mars, qui cherche malgré tout à renier ses origines, ne pourrait s’empêcher de te dire qu’un bon coup de poing dans la gueule peut parfois régler quelques affaires « épineuses ». C’est difficile de tempérer sa colère n’est-ce pas ? Beaucoup de mes camarades m’on charrier lorsque j’ai rejoint le Camp Jupiter. Ils me trouver trop maigre, sans prestance. Pour eux, je n’étais qu’un mytho qui prétendait être le fils de Mars, parce qu’il avait honte de son parent divin. D’ailleurs, j’étais très souvent en colère contre mon père et contre le monde entier. Donc pour exulter ma colère, j’ai commencé à m’entraîner. J’en faisais plus que les autres au risque de passé pour un lèche-cul. Mais quoique je fasse, j’étais toujours en colère. J’ai tout gardé pour moi, du moins pendant trois ans. J’ai craqué ensuite et ces débiles qui me cherchait depuis mon arrivée, ont prit cher. Ils ont alors compris après une bonne correction, qu’il ne fallait pas me chercher et que je n’étais pas un mytho. La colère est une arme, Tam tout comme mon crochet du gauche. Je ne te raconte pas l’engueulade après cette « petite » baston. J’ai été mis à l’isolement quelques jours, mais plus jamais on ne m’a regardé de travers ou charrier. »

Le sourire charmeur tel un rayon de soleil qui transperce l’épaisse masse nuageuse, refit son apparition. Une assurance qui fut de courte durée lorsque la main du demi-dieu trouva celle de sa tendre amie. À nouveau, il redevenait cet adolescent empli d’incertitude qui cherchait à fuir les sentiments qu’il éprouvait pour cette petite fille de quatre ans sa cadette. Tout lui échappait encore une fois conférant une étrange ambiguïté à la scène.« -Je ne sais pas quoi te dire c’est justement ça le problème. D’habitude, j’entrevois tout, j’oserai même dire avec prétention, que je connais les femmes par cœur. Je les charme, elles sont conquis et ça ne va jamais jusqu’à deux nuits. Je maîtrise mon sujet, du moins c’est ce que je croyais. Avec toi, tout m’échappe. Avec toi tout est simple, tellement que je n’ai pas besoin de porter mon masque de protection. Jamais je n’ai été aussi proche de quelqu’un. Tu… » Mais avant qu’il n’ait eu le temps d’achever sa réplique, Tamara se rua sur lui et captura ses lèvres. Ce contact électrisa tout le corps du demi-dieu qui ferma les yeux complètement ensorcelé. Son cœur dérailla une fois encore et cogna avec ferveur sa poitrine. Une seconde venait de s’écouler, c’était trop court et voilà que déjà le visage de Tamara s’éloigner du sien. Confuse, la jeune femme n’osait plus regarder son ami d’enfance. Elle parlait, semblait terriblement gênée, mais lui il n’entendait rien hypnotiser par son visage, par ses lèvres qu’il voulait à nouveau goûter et alors qu’elle tentait de mettre des mots sur son trouble, l’Irlandais lui prit le visage et écrasa ses lèvres contre les siennes. Une seconde s’écoula, puis deux puis trois, le baiser s’éternisa lui conférant ainsi un caractère un peu plus passionné que la première esquisse offerte par Tam. Le cœur battant à l’unisson et assujetti à la passion, les deux amis se découvraient, laissant peu à peu le désir prendre possession de leur corps.

« -Non, non ! » déclara Hay en mettant fin à ce baiser passionné. Il se redressa et passa une main sur son visage. « -Je suis complètement désolé. Je…je ne sais pas ce qui m’a pris. » Il se leva complètement désemparé. « - On n'aurait pas du » dit-il sans trouver la force de la regarder. Le penser t’il vraiment ou cherché t’il a se protéger encore une fois ? « -J'ai...j'ai quelqu'un Tam désolé »





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MessageSujet: Re: Ô douces retrouvailles. (marvin&tamara, terminé)   Dim 17 Avr - 12:58

Ô Douces retrouvailles
Haytham & Tamara

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L’histoire d’Haytham toucha Tamara. Lui non plus n’avait pas vécu une « scolarité » des plus sereines ni des plus joyeuses, ayant du mal à se sociabiliser avec ses camarades plutôt désagréables. Lui aussi, tout comme elle, leur avait fait tâter de ses poings. Comme il le disait, « un bon coup de poing dans la gueule », ça peut régler bien des problèmes, et dans le cas contraire, au moins ça soulage. C’était bien vrai. Leurs manières de penser se ressemblaient pas mal. Etait-ce si étonnant ? En réalité, plus Hay se décrivait et plus Tam se demandait s’il n’était pas une version d’elle au masculin. La façon qu’il avait de se comporter avec les femmes, du moins de ce qu’il voulait bien en dire, ressemblait beaucoup au mode de fonctionnement qu’avait adopté la jolie brune : jamais plus de deux nuits, ne pas s’attacher, séduire mais ne pas être séduite. Pas de sentiments, jamais. Elle y mettait un point d’honneur. Avoir des sentiments rendait les gens faibles, elle ne l’avait que trop constaté au cours de sa vie. Et avec le métier qu’elle exerçait, elle ne pouvait pas se le permettre. Et surtout, bien vite, elle avait pris la décision de ne jamais revivre ce qu’elle avait vécu suite au départ du fils de Mars. Trop de souffrance causée par cette absence. Sa vie était donc réglée ainsi depuis des années, elle s’en accommodait très bien, du moins c’était ce qu’elle s’était mis en tête.

C’était sans compter sur la réapparition d’un certain irlandais. Celui que Tam avait tant aimé, puis tant haï, était de nouveau dans sa vie, il avait promis de l’aider à sauver sa mère, et à présent quelque chose se passait, sans que la jeune femme ne comprenne exactement quoi. Elle avait cette drôle d’impression d’avoir remonté le temps, d’être de nouveau cette jeune adolescente qui avait son petit cœur qui ne battait que pour ce garçon. Elle n’avait eu d’yeux que pour ce jeune homme, et désormais il se trouvait en face d’elle, devenu un homme à part entière, et des plus séduisants, qui plus est. Tam n’était plus habituée  à ressentir ce qu’elle avait éprouvé pour lui auparavant. Cela remontait à trop loin, et elle avait travaillé trop dur sur elle-même pour essayer d’oublier cet amour qui lui avait fait tant de mal. Cette souffrance qu’elle avait endurée suite au départ de son « Penseur » en était devenue physique, ça la réveillait la nuit, en larmes. Si bien que la colère était venue camoufler  tout ça, les reproches, la rage d’être devenue une chiffe molle éplorée à cause de lui. Bien vite, grâce à cette colère, la petite Tamara de l’époque s’était reprise en main, avait affiché un masque de froideur et avait continué sa vie. C’était le seul moyen pour elle d’avancer, du moins le seul qu’elle avait trouvé à l’époque.

A présent, le demi-dieu était là, tout près d’elle, trop près même. Elle pouvait presque sentir physiquement son regard sur elle, et même si elle avait voulu fuir, elle en aurait été incapable, totalement désarmée par ses yeux. C’était bien la première fois qu’un homme lui faisait cet effet. Elle qui détestait les surprises, elle avait l’impression  de se redécouvrir, d’être une autre personne. Alors que le fils de Mars était en train d’expliquer ce qu’il ressentait par rapport à cette drôle de situation, Tam avait osé, comme pour exorciser ce désir qu’elle avait eu près de trois décennies auparavant et qui semblait être revenue au galop, oui, elle avait osé capturer ses lèvres. Un baiser fugace, néanmoins, puisque la demoiselle sortit rapidement de son état second, s’excusant bien maladroitement, ne cessant de se demander ce qui avait bien pu lui passer par la tête. Elle qui mettait un point d’honneur à tout contrôler, c’était comme si la Tamara Lond de douze ans avait pris le contrôle de sa personne.

Un air gêné, même carrément embarrassé, et quelques excuses bredouillées aussi distinctement que possible, et ce fut au tour d’Haytham de la couper pour l’embrasser de nouveau. Cette fois, Tam n’eut pas la force, ni même l’envie, reconnaissons-le, d’interrompre ce baiser qu’elle lui rendit avec passion, à mesure que son cœur s’emballait. C’était probablement le plus délicieux des baisers auxquels la jeune femme avait eu le loisir de goûter. Et alors qu’elle y plongeait sans modération, ce fut le demi-dieu qui y mit fin cette fois. A son tour, il sembla gagné par une raison que Tamara avait pour sa part bien volontiers laissée filer. Hay sembla tour à tour regretter puis culpabiliser. Il répétait qu’ils n’auraient pas dû…

La maîtresse des lieux le regarda se lever, les yeux ronds d’étonnement, mais se reprit bien vite avant qu’il ne la voie, plus par fierté qu’autre chose. Elle se mordit la lèvre lorsque finalement il lui sortit l’excuse la moins appropriée du monde pour un homme qui avait dit, cinq minutes plus tôt, qu’il s’amusait avec les femmes pour n’en faire que des conquêtes d’un soir, voire deux grand maximum. « J’ai quelqu’un , désolé ». Tam était partagée entre l’envie d’éclater de rire et celle de lui faire tâter de son crochet du droit. Elle opta pour une tierce solution, celle d’afficher un sourire faussement désolée.

-Oui, bien sûr, suis-je bête. Tu m’excuseras auprès de ta copine… si tu la revois. C’est entièrement de ma faute, je me suis laissée avoir comme une débutante. Tu m’as bien eue, haha, bravo !

Elle se leva à son tour, lui faisant face, et lui mit une petite tape familière sur l’épaule.

-Et puis, totalement entre nous, tu n’embrasses pas si bien que ça. Ça m’aurait peut-être impressionnée à douze ans, mais là…

Bien sûr, elle n’en pensait pas un mot, mais c’était son mécanisme de défense à elle… qui était d’ailleurs totalement improvisé, puisqu’une telle situation ne s’était jamais présentée. Si le rythme de ses battements cardiaques s’était un peu calmé, elle avait à présent ce lourd sentiment d’oppression, comme si sa cage thoracique écrasait son cœur et ses poumons. C’était extrêmement désagréable, et déstabilisant surtout. Haytham semblait tour aussi gêné qu’elle, et Tam ne voulait pas rester sur cette touche négative. Affichant toujours son sourire factice de « rien ne me touche », elle reprit la parole.

-Eh, relax ! C’était qu’un baiser. On n’a rien commis d’irréparable. Embrasser, ce n’est pas tromper, n’est-ce pas ?

Qu’est-ce qu’elle racontait ? Que des bêtises, pour essayer de détendre l’atmosphère. Cela marchait-il sur son « Penseur » ? En tout cas, pas sur elle.

-Bon, je vais aller prendre une douche. Une vraie, cette fois, pas une à l’eau de pluie… Tu… bah fais comme chez toi hein. Quand tu voudras aller te coucher, la chambre d’ami est au bout du couloir à droite, juste après la cuisine.

Elle lui adressa un dernier sourire, un peu teinté de tristesse sans qu’elle ne puisse le contrôler, avant de tourner les talons en direction de la salle de bain. Une fois dos à l’irlandais, les réflexions reprirent de plus belle dans sa petite tête. Que venait-il de se passer ?

Une fois la porte de la salle de vain refermée derrière elle, Tam laissa son peignoir tomber au sol et prit une douche bien chaude, dans l’espoir de se remettre les idées en place. Ce fut le « bip » de la machine à laver qui la sortit de sa rêverie, signe que les vêtements étaient lavés et secs. Elle sortit de son imposante baignoire d’angle après un dernier jet d’eau chaude sur le visage, puis s’emmitoufla dans une épaisse serviette-éponge avant d’entreprendre de plier le linge sec sorti de la machine. Hay pourrait repartir avec des fringues propres le lendemain matin. La jeune femme se surprit à s’amuser de faut que la veille encore, jamais elle ne se serait imaginée laver les habits du demi-dieu, même si techniquement il s’agissait de la chemise et du pantalon de Marvin. Elle fut rassurée de constater aussi qu’il ne portait pas de caleçon à cœurs ou à fleurs. Le linge plié, elle se mit en chemise de nuit, ramassa son peignoir qu’elle enfila de nouveau et sortit de la salle de bain pour se rendre dans sa chambre. Elle hésita un instant à faire un dernier tout au salon pour voir Haytham, mais elle se ravisa. La soirée avait été bien assez étrange comme ça. Il avait promis qu’il ne l’abandonnerait plus et qu’il l’aiderait à sauver madame Lond, alors ils auraient bien assez de temps pour discuter. Tam se rendit donc dans sa chambre, referma la porte sans bruit et s’allongea sur son lit, restant ainsi à fixer le plafond un long moment, perdue dans ses réflexions.


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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Ô douces retrouvailles. (marvin&tamara, terminé)   Lun 18 Avr - 22:42





O douces retrouvailles

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« -J'ai...j'ai quelqu'un Tam désolé » venait-il de dire sans grande conviction. C’est après coup, qu’il se rendit compte de la non-crédibilité de son « aveu » lui qui quelques minutes, auparavant, s’était fait l’odieux défenseur des relations sans lendemain. Alors il en était là, à sortir cette prétendue excuse d’une soudaine fidélité pour se soustraire (avec regret) aux lèvres pourtant si délicieuses de Tamara. Tellement délicieuses que même encore assujetti à une certaine culpabilité, il voulait encore y goûter histoire de graver dans sa tête ce moment. Mais n’était-ce pas trop tard ? Ne venait-il pas de cacher son unique essai ? « Crétin » se dit-il intérieurement, tenté au préalable de se frapper le front à plusieurs reprises pour bien mettre en exergue sa bêtise. Mais par fierté et au risque de passer pour un type infréquentable, il préféra se lever, brisant ainsi la non moins agréable proximité qui le liait jusqu’alors à Tamara. Visiblement encore troublé, le demi-dieu se voyait dès alors incapable de traduire par le biais de son regard, les quelques sentiments qui assaillaient présentement la jolie brune, qui semblait moins troublée que son camarade. Avait-il donc atteint ses limites en termes de connaissance du sujet ? Le cas Lond continuait-il à se pourvoir de quelques mystères ? Visiblement oui, puisque même en prétendant connaître son amie d’enfance sur le bout des doigts, Haytham nageait à présent en pleine incompréhension et ne parvenait de ce fait à interpréter les émotions de la jeune femme, redevenue presque une parfaite inconnue à ses yeux. « Gros nigaud, elle n’est plus une petite fille, c’est une femme maintenant » Une femme qui affichait un sourire faussement désolé lorsque le fils de Mars battit en retraite avec sa fausse justification. Mieux que lui, elle avait compris.

« - Arrête je ne trouve pas ça drôle » dit-il en se soustrayant à la petite tape familière sur l’épaule et au regard de la chasseuse qui se trouvait à présent face à celui qui dans une certaine logique, était une proie, sa proie. Mais ce jeu avait-il un sens à présent ? En étaient-ils encore à ce stade ? Non, plus maintenant, et même si l'Irlandais se chercher tout un tas d'excuses pour remettre une distance confortable entre eux deux, il savait qu'il ne pouvait prendre cette voie, car Tamara n'était plus une menace à présent. Soit, malgré tout la seconde réplique piqua l'orgueil du demi-dieu qui oublia dès lors la « distance confortable » et sans qu'il ne s'en rende compte, il la réduisit considérablement à tel point qu'à présent, il se trouver à une vingtaine de centimètres de l'indomptable agent de terrain. « -Mais là quoi ? Arrête de mentir, j'ai senti les battements de ton cœur, j'ai perçu ta respiration au combien saccadée. Ça n'était pas du dégoût et désolé de te décevoir, mais aucune femme ne s'est jamais plainte jusqu'à présent. » Le silence reprit ses quartiers suite à la réplique non moins prétentieuse de l'Irlandais, qui ne connaissait que trop bien ses atouts auprès de la gente féminine. Et effectivement, jamais aucune de ses conquêtes n'avait, passé le goût de ses lèvres, fait part d'un quelconque mécontentement. À défaut d'être un très grand guerrier, il était affublé de toutes les qualités d'un grand charmeur et de ce fait, jamais il ne s'était privé d'en abuser. Certaine était rousse, d'autre brune, puis blonde parfois, il n'avait aucun genre en affection, le but étant la conquête charnelle au détriment de la conquête belliqueuse qu'il avait laissé à ses demi-frères et sœurs. À quoi bon se battre pour impressionner le paternel, qui n'avait même pas dénier le reconnaître de son plein grès ? La conquête des jolies filles était donc devenue son passe-temps et nul doute que tatie Venus avait de quoi être fière en voyant les quelques exploits de l'Irlandais. Mais les causes de cet attrait pour la séduction et pour l'instabilité, n'étaient-elles pas plus profondes que la simple envie d'enquiquiner le paternel ? En agissant comme ce qui s'apparente à un Don Juan et donc à un salaud par extension, Hay n'essayait-il pas de se protéger ? Mais de quoi ? Qu'est-ce qui pouvait autant effrayer un homme de sa stature si ce n'est une créature mythologique venue pour mettre un terme à cette existence que lui-même jugeait futile ? Ne suffisait-il pas de regarder Tamara pour comprendre l'origine de cette peur ?

« -Je suis calme, parfaitement calme ! On vient juste de s'embrasser après quelques révélations, rien de bien grave. Et puis pour tromper encore faudrait-il ... » Avant de remettre les compteurs à zéro, le demi-dieu se tue et préféra, imaginer que ce presque aveu n'avait pas franchi le seuil de ses lèvres, tout comme il préférait imaginer ne pas laisser son regard se perdre sur Tam et son corps parfait. Proche des joues écarlates, il devait reprendre la parole, au moins pour ne pas rester sur cette maladroite suspension qui malgré le silence, en disait long. « -Oui tu as raison, embrasser n'est pas trompé. Je pense qu'on devrait faire comme s'il ne s'était rien passé, ça nous éviterait d'être mal à l'aise. Car nous sommes mal à l'aise et ne va pas me dire le contraire. Tu viens de te mordre la lèvre et tu as entortillé tes cheveux. Tu faisais ça à chaque fois que tu essayais de me mentir ou d'amoindrir quelque chose de grave. » Malgré les presque trois décennies écoulaient, il gardait encore en mémoire ce qui semblait être des détails insignifiants pour le commun des mortels. Un regard et un sourire au coin avaient suffi pour donner de la véracité aux dires du jeune homme qui devait à regret laisser la belle demoiselle quitter la pièce pour aller prendre « une vraie » douche cette fois et pas juste un lavage éclair à l'eau de pluie. Avant de disparaître, elle prit cependant le temps de lui indiquer l'itinéraire de la chambre d'ami.  L'homme hocha la tête, signe qu'il maîtrisait la situation, ce n'est qu'une fois seul qu'il s'écroula sur le canapé et se frappa le front à trois reprises en se traitant à plusieurs reprises d'imbécile. Que venait-il donc de se passer ? Leurs lèvres s'étaient-elles scellé à deux reprises ou était-ce encore un rêve pervers ? Était-il bien là, sur le canapé de Tamara, dans son appartement ? Il se pinça pour vérifier, non il ne rêvait pas.

« -Reprends-toi » dit-il à haute voix tout en se redressant. Ne voulant pas se lancer dans une réflexion sans fin, il prit en main les deux tasses qu'il ramena jusqu'à la cuisine. Il put entendre, malgré la distance, l'eau s'échappait du jet de la douche. Une eau qui à n'en pas douter, s'écoulait à présent sur le corps nu de Tamara. L'imagination du fils de Mars n'étant point fertile, il peinait sans mal à deviner les quelques courbes de la jeune femme et percevait avec autant de facilité les quelques détails de son corps. En l’occurrence une poitrine pas trop développée, mais juste ce qu'il faut pour le satisfaire. Troublé par ce constat, il ferma les yeux et secoua la tête espérant que ce simple geste puisse suffire à le délester de ses pensées. Les minutes s'écoulèrent et pour faire taire ses fantasmes et un désir non approprié, l'Irlandais fit la vaisselle puis quitta sans attendre la cuisine. Il fit quelques pas à travers l'imposant couloir et découvrit à sa droite tout au bout, une porte qui le mena à la chambre d'ami, qui comme le reste de l'appartement, était décorée avec goût et rangée avec soin. Jamais encore Hay n'avait vu pareille chambre d'ami. Sans attendre il se laissa tomber sur le lit deux places. Le matelas ferme et doux à la fois, laissait présager une nuit agréable, chose à laquelle le beau brun n'avait pas aspiré depuis plusieurs jours, le combat contre le Ruscof ayant occupé jusqu'alors toutes ses pensées.  A présent une autre personne occupait ses pensées, le genre jolie brune au sex apeal dévastateur. Hay prit un oreiller qu'il se mit sur le visage avant d'aller plus loin dans ses pensées, puis n'entendant plus l'eau coulée dans la salle de bains, il se redressa et s'approcha à pas de loup de la porte de sa chambre. Lorsqu'il entendit les pas légers de la belle américaine rejoindre l'imposant couloir, il se précipita aussitôt dans son lit, se préparant à jouer la comédie du dormeur imaginaire si la porte venait à s'ouvrir. Malheureusement pour lui c'est une autre porte qui s'ouvrit puis se ferma aussitôt. L'Irlandais souffla et posa son regard sur le plafond, perdu dans ses réflexions.

Au petit matin, levé aux aurores, le jeune homme refit du café, puis il fouilla l'imposant frigo américain et le délesta de quelques produits, entre autre du lait, des œufs ( et d'autres ingrédients cela va de soit) Une fois parée, il prépara la pâte à pancake, une des seules choses ( avec les pâtes) qu'il pouvait se targuer de réussir. Lorsqu'enfin il acheva la tâche culinaire qu'il s'était imposé, il sortit une poêle et commença le marathon de pancake. Il était huit heures du matin à présent. Soucieux du détail, mais visiblement peu enclin à s'attarder, il récupéra un bout de papier sur lequel il commença à griffonner ces quelques mots :

« Merci ! Mais ça ne saurait suffire. Le penseur est semblerait-il à cours de mots ce matin… Je ne suis pas du genre matinal et pour ne rien te cacher j’ai encore la tête dans le derrière au moment où je t’écris ces quelques « doux » mots ! Excuse-moi de partir « presque » comme un voleur. Je n'avais pas envie de m'imposer plus longtemps. Je te laisse mon numéro pour que cette fois le contact ne soit pas rompu et puisque les téléphones ne sont plus à fils (plus facile pour communiquer)
Ton penseur
Ps : Je t'ai préparé du café et des pancakes (réussis) soit rassurée. »


Il récupéra ses vêtements dans la salle de bains, optant pour le pas de loup pour ne pas réveiller la belle. Une fois habillé, le demi-dieu quitta donc l'appartement de Tamara. Le cœur lourd, mais le sourire aux lèvres, il savait que cette fois, il ne lui tournerait pas le dos et que sous peu, ils se retrouveraient.


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MessageSujet: Re: Ô douces retrouvailles. (marvin&tamara, terminé)   

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