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 road trip. (jules et tj au kensas) (terminé)

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IULIUS DIVINUS
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IULIUS DIVINUS

MessageSujet: road trip. (jules et tj au kensas) (terminé)   Sam 19 Mar - 11:42

Quitte à voler une voiture, Jules aurait pu en choisir une cool. Mais non, son choix s'était porté sur une vieille chevrolet de la fin des années 90, le genre de voiture dont les gens ne voulaient plus de nos jours. En route pour l'aéroport, le fils de Mars ne s'arrêtait plus de parler. Et pour cause. Avec la permission de la nouvelle-Rome, TJ et lui allait pouvoir prendre quelques jours de vacances. Enfin, de vacances. Étrangement il avait eu envie de lui faire découvrir le coin où il avait grandit. Ils connaissaient un tas de choses l'un sur l'autre, mais pas ça. Et puis, certes, le Kensas n'était peut-être pas très attractif, mais il connaissait sa ville comme sa poche et trouverait bien des choses à faire. Sans surprise sa mère avait accepté de les recevoir, alors il était aux anges. De toute façon, où qu'il aille avec TJ, c'était toujours génial. Parfois quand il le voyait il en arrivait quand même à se demander comment il avait fait pour être ami avec ce type. Parce que beaucoup de gens le trouvait gonflant, insupportable... Au fond, ils avaient un tas de points communs dès qu'il s'agissait de faire chier le monde. Et il n'y avait qu'avec lui qu'il pouvait arnaquer les nouvelles recrues au bras de fer, faire la java jusqu'à tard le soir dans leur chambre (ce qui embêtait fortement le reste de la cohorte numéro 2), et donner des surnoms débiles à longueur de journée.

« Non sans blague, il passe vraiment plus que des navets à la radio c'pas possible... »

Il conduisait comme un fou. À vrai dire il n'avait pas son permis et n'avait jamais vraiment conduis de voiture. Enfin si, une fois, mais il était jeune et sa mère se chargeait des pédales.

« Je trouve que je me débrouille assez bien, pas toi princesse ? »

Une nouvelle pression sur l’accélérateur et Jules grilla la limitation. Il s'en foutait, ils étaient seul sur la route. Et si un agent venait à les interpeller, il lui éclaterait la tronche contre la vitre. La joie d'être un demi-dieu.  

***

Non loin de Kensas City, à Parkville, c'était là qu'ils venait d'arriver. Il avait toujours aimé l'aspect calme de son quartier. Un terrain de baseball à quelques minutes, et un grand parc. Il s'engagea dans la longue rue (il l'avait souvent trouvé interminable quand il était enfant et qu'il rentrait du collège) et chercha des yeux la maison de son enfance. 850 East Street. Elle n'avait pas changé d'un iota. Toujours les même briques rouges, toujours ces fleurs par centaines devant la porte. Sa mère avait du en planter une vingtaine depuis qu'il était partis et cela donnait l'impression de rentrer dans un mini jardin botanique. Au moins, c'était beau. Là dessus sa mère avait toujours eu du goût, faute d'en avoir en matière de mari. Il arrêta la voiture et ôta ses lunettes de soleil. Il avait fait un effort immense aujourd’hui pour ne pas porter son habituel tee shirt violet du camp Jupiter mais pour revêtir un chemise (oh diantre) que lui avait autrefois acheté sa mère.

« Nous y voilà. C'est... cette superbe maison décoré par les soins de ma mère. Si tu veux te la mettre dans la poche, complimente ses plantations. »

Même si au fond il sentait que sa mère allait l'adorait. Pour la simple et bonne raison qu'il était son meilleur ami, le seul qu'il n'ai jamais eu. Et puis il était un fils de Venus, à défaut pour certains de les trouver intéressant, il était dur de ne pas les trouver charmants et amicales quand on était simple mortel. Il descendit de la voiture, son sac eastpack violet sur le dos. Il se mit à prier très fort pour que sa mère ai planqué les photos de tous ces maris (tant qu'à faire, il voulait bien éviter qu'elle passe pour une folle aux yeux de TJ) ainsi que les peintures impressionnistes un peu étranges qu'elle s'était mise à faire au départ de Hal le satyre. Il n'eut pas le temps de sonner que déjà, elle était à son coup, étouffant à moitié. Elle n'avait pas changé, elle était toujours aussi radieuse. Il nota qu'elle avait laissé pousser ses cheveux (choses qu'elle avait toujours refusé de faire avant pour des raisons mystérieuse) et abandonné l'idée de trop se maquiller. Alléluia !

« Mon Juju on te nourris pas assez, regarde toi ! Tu es tout mince ! Rooh... Oh ! TJ ! Tu dois être TJ ! Je suis enchanté, Cheryl, la mère de Jules ! Entre, entrez les garçons ! »

Jules entra et constata en effet que sa mère avait mis toutes ses toiles dans son atelier (sans doute au fond du jardin) mais que les photos étaient resté sur les meubles. Avec empressements il les baissa aussi vite que possible, foutant celle de Boris au fond d'un tiroir.

#669999 Jules
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# la maison

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MessageSujet: Re: road trip. (jules et tj au kensas) (terminé)   Mar 26 Avr - 12:23

TJ et Jules se connaissaient depuis longtemps maintenant, pourtant, le fils de Vénus n'avait jamais eu l'occasion de se rendre chez son meilleur ami, là où il avait grandi. Il savait qu'il venait du Kansas, qu'il vivait avec sa mère avant d'arriver au Camp Jupiter. C'était chez Lupa qu'ils s'étaient rencontrés tous les deux. A priori, ils n'avaient rien pour s'entendre : l'un était le fils de Mars, l'autre de Vénus. Bon d'accord, ces deux dieux s'aimaient éperdument (ou disons que Vénus, du moins sous sa version grecque, prenait un malin plaisir à tromper son hideux mari des forges avec un type un peu plus… classe, peut-être ?), Bon évidemment, il fallait revoir la notion de classe : TJ ne trouvait pas Mars extraordinaire mais ça, il ne le disait que lorsqu'il voulait embêter son ami. Un nouveau virage en tête d'épingle obligea TJ à se cramponner à la poignée de la voiture volée. Jules et la conduite, c'était… sportif. « C'est vrai que c'est nul. » TJ parlait entre ses dents serrées, trop occupé à fixer la route qui défilait à toute allure devant eux. Il tendit un doigt tremblant vers l'auto-radio, changea de station. Nouveau virage, il crut qu'il allait fondre en larmes. Pitié maman, si tu m'entends où que tu sois, fais que j'arrive entier chez lui… Finalement, ils entrèrent en ville et Jules se trouva bien obligé de ralentir un peu. TJ se décrispa lentement, lâchant enfin la poignée pour lisser son haut et remettre correctement son col. Pour rencontrer la mère de son meilleur ami, il tenait à être au moins un minimum présentable.

La voiture se gara juste devant et TJ en sortit maladroitement. Non décidément, ce trajet de mort l'avait achevé Griller toutes les limitations, bondir sur la route, tourner sans véritablement freiner… Et dire qu'il allait probablement devoir revivre ça au retour, dans une semaine… Ah, il avait intérêt à bien en profiter de cette petite pause de sept jours loin du Camp Jupiter car il y avait des chances pour que ça soit le dernier ! Ils traversèrent le petit jardin qui prenait place devant la bâtisse en brique rouge, TJ incapable de décoller le regard des centaines de fleurs qui poussaient à droite et à gauche. « Waouh ton jardin est… impressionnant. » Et sacrément rempli. Avec le petit appartement sans balcon où il avait grandi, le père de TJ aurait fait pâle figure après tout ça. Ils grimpèrent les quelques marches qui bordait l'entrée de la maison. La mère de Jules devait les avoir guetté derrière la fenêtre (flippant) car elle émergea presque aussitôt pour se jeter au cou de son camarade. « Mon Juju on te nourris pas assez, regarde toi ! Tu es tout mince ! Rooh... Oh ! TJ ! Tu dois être TJ ! Je suis enchanté, Cheryl, la mère de Jules ! Entre, entrez les garçons ! » TJ faillit reculer d'un pas devant tant d'énergie, c'est vrai, mais il se fendit d'un grand sourire et tendit une main aimable à la mère de Jules. Malgré son âge elle restait encore belle et pouvait presque passer pour jeune. Une femme qui savait sans doute plaisir – d'un seul coup, il comprenait pourquoi Mars avait fini dans son lit il y a de ça plus de vingt ans. Même deux décennies plus tard, elle gardait un beau physique. « Enchanté, oui, c'est bien moi TJ. » Il suivit Jules et sa mère à l'intérieur. « Oh c'est… J'aime beaucoup ! » C'était vrai ! Son père à lui n'avait jamais fait beaucoup d'efforts pour décorer leur intérieur. La seule chose classe qu'ils avaient, c'était un magnifique poster de Superman au-dessus de la télé. TJ n'aimait pas spécialement ce super-héros mais il fallait avouer que cette affiche était classe. Le reste… c'était resté comme tel depuis que son père avait acquis l'appartement : un minuscule truc aux murs à la peinture un peu défraîchie. TJ ne lui en voulait pas, il aimait bien ce petit appartement mais… ça manquait un peu de personnalisation. Du coin de l'oeil le fils de Vénus vit Jules ranger précipitamment deux-trois cadres. « Bon les garçons je ne savais pas trop vers quelle heure vous alliez arriver mais je vous ai préparé un petit goûter ! » TJ posa son grand sac près de l'entrée et suivit leur hôte jusque dans la cuisine. Si par petit goûter elle entendait ça… ils allaient bien s'entendre. De quoi remplumer Jules, assurément ! Avec un nouveau sourire, TJ s'assit sur l'une des chaises. « Waouh, ça a l'air délicieux ! » Bon, un peu bizarre aussi, il n'aurait pas imaginé ça pour le goûter mais soit, pourquoi pas. Un goûter n'était pas forcément fait de crêpes ou de cookies après tout ! « Juju', ça va te remplumer un peu ! » Elle jaugea TJ du regard. « Et toi aussi d'ailleurs. Vous ne mangez donc pas au Camp ? » « Si si si ! » Beaucoup même, mais bon. L'un comme l'autre n'avait jamais pris un gramme. Question de constitution sans doute.

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IULIUS DIVINUS
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MessageSujet: Re: road trip. (jules et tj au kensas) (terminé)   Mar 26 Avr - 13:19

Au début il avait eu peur. Peur que sa mère le fasse fuir à des kilomètres. Elle avait bien réussit pour ces précédents maris, non ? Pour les derniers, il était peut-être aussi en cause, certes. Mais non, dès le départ elle fut relativement normale (tout en restant elle, certes) et il sembla l'apprécier. Elle leur servit un goûter à son image (qui n'avait rien d'un goûté donc) et s'installa à table avec eux.

« Si si, on mange ! »
« Vous êtes venus en voiture ? Tu as trouvé le temps de passer ton permis Juju ? »
« Mmh... »
« Génial ! Restaurant ce soir pour fêter ça et votre venue ! »

Si elle savait. Enfin aller au restaurant ne lui déplaisait pas, d'autant plus qu'avec elle ils pouvaient aller dans le restaurant le plus chic de la ville, le serveur leur ferait forcément une fleur à la fin. C'était bien simple, depuis qu'elle habitait ici Cheryl Sand avait fait la connaissance de tout les serveur hommes de sa ville. Oui, tous. Ils la la connaissaient donc tous, ils la trouvaient charmante alors forcément l'addition était plus légère à la fin.

***

Six jours s'écoulèrent à une allure phénoménal. D'abord, Jules lui fit voir sa ville en long, en large, et en travers. Il eu la mauvais idée de lui montre le centre commercial, le paya cher par la suite, mais le traîna ensuite sur les terrains de base-ball. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas eu réellement de « vacances » loin du camp, et chez lui... sa mère était la plus gentille des hôte. De toute façon, il n'y avait pas une once de méchanceté chez elle, Jules l'avait toujours su. Elle avait fais en sorte de gâter son fils et son meilleur ami dès le départ, tout en leur laissant des libertés. TJ avait de toute manière bien du s'en rendre compte, elle avait du mal à refuser des choses à son petit Jules. Cet après-midi là il s'était mis en tête de trouver un cadeau pour l'anniversaire de sa mère. Elle allait avoir quarante neuf ans le jour de leur départ, Jules tenait à le fêter la veille ; donc ce soir, pour lui faire une petite fête. Il avait demandé à TJ de rester avec elle le temps qu'il aille chercher le gâteau et le cadeau qu'il devait récupérer en ville. Le tout serait vite fait. Il ne prit bien évidement pas en compte la file d'attente qui sembla durer des heures et comme tout bon demi-dieu, il n'avait pas portable sur lui pour prévenir de son retard. Quand enfin il récupéra son gâteau et et son cadeau il bondit dans sa voiture et fila chez lui, grillant quelques feux au passage. Quand il rentra il posa le cadeau soigneusement emballé sur la able du salon et le gâteau dans la cuisine. Ils étaient partis où ? Elle lavait peut-être capturé pour faire du shopping ? TJ n'aurait pas refusé. Il soupira et grimpa les escaliers et entendit un rire un peu trop aigus. Ah bah non, ils étaient toujours là. Il poussa les portes une à une et arriva jusqu'à celle de la chambre de sa mère. « Pauvre TJ, elle doit lui faire un de ses défilés... » Ah, qu'il pouvait être naïf, mais quand il s'agissait de son meilleur ami qu'il pensait bien connaître.

« Hé TJ, Maman je suis... »

De retour. Sauf que ces deux mots restèrent bloqués dans sa gorge et ne sortirent jamais. Jules aurait aimé être aveugle. Et sourd. Et muet. Ne plus exister tout simplement. Pour ne pas voir ça. Monsieur fils de Venus dans un lit. Avec. Sa. Propre. Mère. D'abord son cœur fit un bond dans sa poitrine. Et puis, les secondes s'écoulèrent lentement. Sa mâchoire se décrocha, il fronça les sourcils, ses joues devinrent rouge cramoisies. Et il hurla.

« PUTAIN !»

Ni une, ni deux, il avait balancé la petite table de chevet qui trônait près de la porte et sa mère hurla son prénom. Évidement, elle connaissait son fils. Les draps volèrent, se déchirèrent (il en avait strictement rien à foutre devoir tous ce beau monde à poil, ces pensées étaient ailleurs, c'était tout le soucis quand il se mettait dans un état pareil), et il envoya un coup de pied dans le lit qui sembla craquer par endroit.

« TJ ! TJ JE VAIS TE TUER ! »

Oh, s amère aussi. Elle tenta de l'arrêter, en récupéra au passage ses affaires mais elle se prit une claque tellement monumentale qu'elle tomba à la renverse. Frapper sa mère. Jamais il n'aurait cru en arriver là. Mais TJ était son meilleur ami. Et il y avait des chose à respecter, des limites à pas franchir.

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MessageSujet: Re: road trip. (jules et tj au kensas) (terminé)   Dim 8 Mai - 12:02

TJ manqua d'avaler de travers son goûter. Jules, passer le permis ? La bonne blague. Elle n'avait pas dû les voir arriver du bout de la rue, quand le fils de Mars avait manqué d'emboutir une boîte aux lettres dans un virage effrayant. Quelque part, tant mieux. Mieux valait qu'elle n'apprenne rien de la conduite de son fils ou ils seraient bon pour rentrer à pied au Camp Jupiter. Aucun parent sensé ne laisserait son gamin conduire sans le permis, surtout avec si peu de talent naturel et une propension énorme à foncer tête baissée. Il était vrai que Jules était quasiment impénétrable avec son don issu de Mars mais lui, TJ Johansen, n'avait point de peau en acier pour le protéger au cours d'un éventuel accident (forcément violent compte tenu de la vitesse à laquelle fusait la voiture). Mais si TJ avait su, peut-être qu'il aurait préféré un accident de voiture à ce qui allait suivre à la fin de la semaine.

***

Comment il en était arrivé là ? TJ n'en avait pas la moindre idée. C'était arrivé, c'est tout, et il n'avait pas su refusé. Il n'avait pas réussi, et il n'avait même pas voulu d'ailleurs. Cheryl était belle, Cheryl était gentille, Cheryl était sexy et… Cheryl avait certainement un petit truc en plus, une aura du même style que celle des enfants de Vénus et d'Aphrodite, cette petite chose qui donnait envie de les toucher, de rester avec eux, d'en tomber amoureux même. TJ n'était pas amoureux – ce concept était presque devenu un étranger pour lui – mais il y avait clairement quelque chose entre eux. Une attraction, une… La voix de Jules le glaça au plus profond de lui. Cheryl et lui se repoussèrent en même temps, lui tirant par réflexe sur les couvertures. « Ah Jules, euh... » Quoi dire ? Il n'y avait rien à dire et sans doute aucune indication précise de quoi faire lorsque votre meilleur ami vous surprenait au pieux avec sa mère. Même le guide du meilleur ami ne devait pas avoir d'idée sur la question. Il y eut quelques secondes de flottement (qui semblèrent durer des heures) puis Jules explosa. « Euh Jules, calme-toi, c'est... » Quoi, pas grave ? Quelque part, ça l'était quand même. TJ sentit les draps disparaître quand Jules tira dessus. Le fils de Vénus bondit du lit comme s'il avait le diable au corps, se précipita sur son caleçon qui traînait quelque part par terre. Nulle trace de son jean… Tant pis, il ferait sans dans l'immédiat (il n'avait pas le choix de toute façon). Le fils de Vénus bondit à moitié vers la fenêtre, l'ouvrit avec difficulté, les mains tremblantes. « Calme-toi, calme-toi ! » Il fredonnait à moitié, sachant pertinemment (pour avoir déjà testé) quel effet aurait un coup de poings de Jules. Voire, vu l'état de ce dernier, plusieurs. Il ouvrit la fenêtre (enfin!) et passa à moitié à travers, se rattrapant comme il put au cadre. Le choc un étage plus bas fut rude et il sentit sa cheville se tordre douloureusement sous son poids. « Aïe aïe aïe... » Peu importe, question de vie ou de mort – plus ou moins. Il détala en courant, ignorant la douleur. TJ traversa la route, esquiva une voiture qui freina en crissant des pneus, s'engagea dans la première petite allée venue, sous le regard ébahi d'un couple de vieux. Voir passer un gamin gringalet en caleçon dans le jardin ne devait pas leur arriver tous les jours… TJ ne ralentit pas l'allure, traversa un nouveau jardin et sauta une rambarde avec l'agilité propre à ceux dont la vie est en danger. Ses affaires, ses papiers… Tout était restait chez Jules. Il freina enfin au bout d'une étroite allée bien verte, soufflant enfin. Il sentit ses joues se colorer de cramoisie. Maintenant qu'il se posait trois secondes et que le feu de l'action s'atténuait, il sentait enfin la honte le ronger. Il n'avait pas fait vraiment exprès – si si ! c'était vrai en plus – mais c'était arrivé, voilà tout. La semaine s'était très bien passée, Cheryl était une femme adorable, gentille et originale et puis… Voilà. Elle lui avait lancé des sourires que l'on pouvait clairement qualifier de charmeurs, voire même d'aguicheurs. Jules s'était absenté. Il y avait eu les blagues, de nouveaux sourires dans le jardin et… paf. Un truc de tombé, les deux qui se penchent pour rattraper, des mains qui se touchent… La suite avait dégénéré sans que sans doute ni l'un ni l'autre ne le fasse exprès ou même ne le veuille.

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MessageSujet: Re: road trip. (jules et tj au kensas) (terminé)   Dim 8 Mai - 21:24

Calme toi. Mais en plus, il avait un sacré sens de l'humour le fils de Venus ! TJ, l'homme qui s'envoyait en l'air avec vos mères et qui en plus trouve ça fun, bientôt sur les planches ! Non. Non il ne se calmerait pas. C'était s amère bon sang ! Mère qu'il venait de gifler, certes, mais sa mère quand même !

« REVIENS LA SOMBRE CONNARD ! Et toi, il se tourna vers sa mère, m'attend pas pour dîner 'spèce de traînée. »

Ses mots étaient peut-être durs, mais elle lui en avait fais voir tellement de toute les couleurs ! D'abord il y avait eu ces trente six beaux pères tous plus débiles les uns que les autres, et maintenant, ça ?! Il en était hors de question. C'était quoi la prochaine étape, qu'il aille au mariage de son meilleur ami avec sa mère ? La bonne blague. Il pouvait avoir n'importe qui. Mais non. Mais non il avait jeté son dévolue sur la mère de son meilleur ami. TJ sauta par la fenêtre en caleçon. Bon sang. Il l'imita presque aussitôt, creusant un trou dans les géranium de sa mère.

« TULLY ! TULLY ESPECE DECONNARD ! »

Il ne l’appelait jamais comme ça. S'il avait eu connaissance de son véritable prénom, il aurait prit plaisir à l'utiliser mais ce n'était pas le cas. Oh, il n'allait pas le courser das son propre quartier. Non non. Et puis déjà, les voisins se pressaient devant leur portes pour voir d'où venait tout ce grabuge. Il allait attendre. Rentrer au camp Jupiter et l'attendre. Et le démonter. Ce soir là il repassa par chez lui, attrapa ses affaires, balançant celle de TJ dans la benne à ordures, et décampa au plus vite sans un regard pour sa mère. Elle, elle s'en remettrait vite. Pas lui.

***

Trois jours. Trois jours qu'il ne l'avait pas revu. Il n'était jamais rentré d'après ses camarades de la deuxième cohorte. Son hamac était resté vide trois jours durant. Et pendant ce temps la colère du fils de Mars avait bien eu le temps de prendre une ampleur terrible. Évidement il n'avait pas perdu une minute avant de raconter l'épisode TJ et sa propre mère. Lui donner l'image d'un type qui aimait les mamans célibataire qui frôlait la cinquantaine était très drôle. De quoi faire retomber sa cher réputation. Mais visiblement, tout le monde n'avait pas bien saisis l'ampleur émotionnelle.

« Vous êtes fâchés avec TJ ou... ?»
« Ta gueule. »
« Non parce que... »

Deux minutes plus tard Jules écrasait la pauvre fille et et lui flanquait un poing dans la figure. Elle hurla, voulu lui rendre la pareille mais se cassa le poignet et Jules termina devant les cher dirigeants du Camp Jupiter. Il s'attendait à être puni, mas non. Non, on lui demanda d'aller chercher TJ. Parce que cela faisait trois jours, qu'ils ne pensaient pas que sa vie soit en danger, mais tout de même. Quelques uns de ses camarades lui demandèrent s’il souhaitait être accompagné. Mais non. Il y allait seul. Il avait déjà une idée de où le trouvait. Il le sentait au plus profond de lui. Un lac au milieu d'un forêt et une carcasse de bateau abandonné. Ils y venaient souvent autrefois pour... faire le mur ? Un truc d'adolescent un poil rebelles sans doute.

« TJ ? »

Il espérait au moins que le fils de Venus soit là. Et entendre sa voix aussi.

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MessageSujet: Re: road trip. (jules et tj au kensas) (terminé)   Sam 19 Nov - 18:05

Il entendait Jules crier et ça le motivait encore plus à courir. C'était un peu comme prendre la fuite pour assurer sa survie. En l'espace de quelques secondes, TJ était devenu un animal de proie, obligé de foncer dans des ruelles de plus en plus étroites, de sauter des clôtures de jardin et de passer devant des vérandas à toute allure, en caleçon. À force de courir sans jamais reprendre son souffle, le fils de Vénus finit par quitter la ville. Les maisons s'espacèrent, les jardins devinrent de plus en plus grands puis furent remplacer par des champs. Ce n'est que là qu'il s'arrêta de courir pour de bon, jugeant avoir mis assez d'espace entre lui et son meilleur ami. Exténué, le garçon continua de progresser au milieu des tournesols, le long du route même pas goudronné. Coucher avec la mère de son meilleur ami. Coucher avec la mère de son meilleur ami! Putain mais c'était quoi son problème ? Qu'il s'envoie en l'air avec toutes les nanas de son âge qu'il croisait, ok, pourquoi pas ! Mais là… Il savait qu'il avait franchi la limite de trop. Toujours à moitié à poil, la plante des pieds en sang après sa course folle, il finit par se laisser tomber dans l'herbe du bas-côté. Les jeunes tournesols donnaient l'impression de le mater avec un air à moitié désolé, genre « mon pauvre garçon, t'es tombé bien bas tu sais ? » « Et alors ! Ça vous pose un problème ! Bande de connasses va ! » En plus il parlait à des fleurs. Il épluchait avec rage un bouton d'or quand quelque chose lui tomba dessus. Brutalement. Un lâcha un cri de surprise mêlé de douleur puis ce fut le noir.

***

« Te cuisiner ! Te dévorer ! Te manger sans répit ! Quand je pense à tout ce que vous me faites, j'ai quelques impatiences... » TJ avait un mal de crâne carabiné, et une furieuse envie de pisser. Et quelque chose à la voix caverneuse chantait à côté de lui. Il entrouvrit difficilement les paupières. Un filet de sang lui coulait le long de la tempe, là où la chose chanteuse l'avait agressé. « Mais je caresse un si beau rêve que mon cœur n'est pas trop lourd ! Songeant que sa vie s'achève, je fais patte de velours. » Il entrevit alors le satyre le plus laid qu'il lui ait été donné de voir. Et il chantait une chanson du roi lion remastérisée façon mangeur de demi-dieux, le tout en aiguisant un couteau presque aussi long que lui. Un gémissement involontairement échappa à TJ qui tenta avec l'énergie du désespoir de se défaire des liens qui lui cisaillaient les poignets. Rien ne bougea. Il était piégé chez un satyre complètement dégénéré, en caleçon, à moitié sonné. « Oh mais qui c'est qui est réveillé ? » Le satyre se jeta sur lui pour lui caresser la joue avec des doigts de velours. « Bonjouur mon bonhomme. » TJ frémit de dégoût devant ces doigts sales qui le touchait sans qu'il puisse rien y faire. « Mais ne t'inquiète pas, on va se battre... » Sa chance, sa seule chance…

***

TJ se traîna dans la carcasse du bateau qui lui servait de repère autrefois avec Jules. Il avait échappé au satyre, s'était enfui et maintenant il faisait tout pour se cacher. Il s'écroula sur le sol métallique du vieux navire, pressant sa blessure à la tempe. Il perdit presque instantanément connaissance. Quand il émergea, ce fut au son d'une voix – connue. Il entrouvrit les paupières, sursauta devant la silhouette qu'il se détachait dans l’entrebâillement de la porte avant de la reconnaître. Depuis combien de temps TJ était-il inconscient dans le bateau ? Il ne savait pas… Longtemps. De toute évidence, il avait même trouvé le moyen de se pisser dessus, peut-être lors de la lutte contre le satyre fou. « J-Jules... » Un regain d'énergie le poussa à fuir au fond du bateau. S'il était encore vivant, Jules allait l'achever. « Je… Pardon ! »

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MessageSujet: Re: road trip. (jules et tj au kensas) (terminé)   Jeu 24 Nov - 17:02

TJ était le genre de garçon toujours sur son trente et un. Craquant et toujours bien fringué comme disaient les filles. Il se moquait toujours de son meilleur ami et de ses tenues qui se ressemblaient toutes les unes aux autres. Mais aujourd'hui... Aujourd'hui TJ n'était qu'un être vraiment pitoyable. Jules n'aurait pas été d'humeur à lui casser les dents, il aurait probablement rit devant une scène aussi... grotesque ? Il était sale, il avait peur de lui et... Non, rien de tout ça ne collait au TJ qu'il avait rencontré au Lupa. Le TJ avec qui il s'était entraîné n'aurais jamais fini dans un état pareil, il n'aurait pas non plus couché avec sa mère il... Il le regarda reculer avec effrois vers le fond du bateau, et lâcha un long soupire.

« Mais enfin, je suis là pour te ramener au camp TJ ! N'ai pas peur ! »

En fait si, il pouvait. Le simple fait de le voir le mettait hors de lui. C'était plus fort que lui, le fils de Mars n'arrêtait as de revoir les images de ce jour maudit. Elles tournaient en boucle dans sa tête depuis trois jours.

« Je prends ton pardon en passant. Ça fait toujours plaisir. C'est quoi cette odeur dégueulasse ? »

Hors de question de rester ici une minute de plus. Il avait une mission. Il l'attrapa par le bras et le traîna hors de leur ancienne cachette comme un sac. Jules était en colère, Jules boudait, Jules râlait et Jules était un gamin gâté qui voulait humilier la personne qui l'avait fais souffrir jusqu'au bout. Il avait aussi peur que TJ prenne la fuite encore une fois. Il n'allait pas le manger enfin ! Juste se moquer de lui sans doute pendant des mois et des mois. Et alimenter les rumeurs pathétiques qu'il avait fais circuler au camp.

« T'as pas de bol, on rentre à pied. »

Il le tapota du bout de sa lance.

« Loin de moi, tu ouvres la marche. Et si tu fais quoi que se soit pour... Pour je ne sais trop quoi je t'embrocherais pas au nom de notre ancienne amitié mais je te collerais mon poing dans la figure. C'est compris ? »

Le « voyage » tranquille ne dura que deux minutes. Mais pour arriver au Camp Jupiter il fallait traverser le territoire de nymphes particulièrement odieuses et évidement, ce jour là, elle leur tombèrent dessus. Elles auraient pu entamer un discours pacifiques avant de montrer les crocs mais leur chef avait visiblement choisis de virer cette option et d'attaquer directement. Il eu beau leur signaler qu'ils étaient des demi-dieux, TJ était déjà ligoté  un arbre et bientôt une nymphe lui sauta dessus, tentant de l'attrapa avec son lasso de malheur.

« Lâchez moi bordel de merde ! Lâchez moi ! »

Il était déjà rouge cramoisie quand il lui croqua dans le bras pour qu'elle le lâche. Bon sang, il ne voulait pas leur faire de mal mais là... une des nymphe qui pourrait une couronne de fleurs hurla en lui fonçant dessus. Elle ne pouvait que très difficilement le prévoir mais elle se mangea le torse de Jules dur comme de la pierre dans la figure et tomba à la renverse.

« MA VIE C'EST DE LA MERDE PUTAIN ! »

Les nymphes volèrent. Enfin, volèrent... disons qu'il rejeta les deux qu'il avait sur le dos, en les balançant dans les buissons. On aurait presque cru assister à uen scène de combat chorégraphié. Il y avaient des pétales de leurs maudites fleurs partout, ça criait dans tout les coins et jules s’énervait de plus en plus. « D'abord ma mère, ensuite des nymphes je vais... » L'une d'elle pris peur et se planqua derrière l'arbre sur lequel TJ était toujours ligoté.

« Je... Je vais sauver ton ami...» chouina t-elle.
« CONNASSE ! »
« Mais mais... »

Le respect envers les gentilles nymphes de la forêt, il se le mettait là où... Bref. Elles, elles n'étaient pas comme celle de la Colonie ou du Camp. C'était des sauvages. Visiblement en rogne contre les demi-dieux. L'arbre tomba par terre et la nymphe poussa un petit cris d'effrois, mais tellement ridicule au fond.

« Et ne revenez jamais ! Jamaaaaaaaaais ! »


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MessageSujet: Re: road trip. (jules et tj au kensas) (terminé)   Mer 8 Mar - 16:46

« Me tue pas... » gémit-il dans un filet de voix.
Pathétique. À cet instant, TJ était pathétique. La vérité, c'est qu'il avait froid, faim, soif et mal. Il s'était pissé dessus des heures auparavant et ça devait bien faire trois jours qu'il enchaînait les catastrophes. Et au début de cette affaire, il avait couché avec la mère de son meilleur ami et il avait aimé ça. Dans les faits, c'était madame Sand qui l'avait dragué, lui n'avait fait que… répondre. Voilà, il n'avait que répondu à l'appel. (Ou du moins son corps.) En pratique, ça n'excusait rien et il l'avait bien compris. Tandis qu'il se ratatinait contre la coque rouillée du bateau, Jules l'attrapa sans ménagement par le bras pour le traîner dehors. Et le verbe traîner s'appliquait vraiment : TJ n'était même pas sûr d'arriver à aligner trois pas. « Pardon... » Nota bene, TJ ne s'excusait jamais. Question de fierté, d'ego, de tout ce qu'on voulait, il ne reconnaissait jamais ses erreurs, et il ne s'excusait pas. Recevoir un pardon de TJ, c'était un peu comme croiser le Père Noël au mois d'août : impossible. Inconcevable même. Jules le jeta devant lui avant de le tapoter du bout de sa lance. À pieds ? Ils rentraient à pieds ? Mais il n'allait jamais pouvoir marcher aussi longtemps, lui ! Le fils de Vénus esquissa quelques pas hésitants au milieu du chemin et songea bien à s'enfuir. S'il courrait bien, Jules ne le rattraperait pas : le fils de Mars était sans doute le plus fort physiquement mais TJ n'avait pas son pareil question course à pieds. Sauf que TJ venait de passer trois jours au fond d'un bateau donc sans doute que cette règle ne s'appliquait pas aujourd'hui. Ancienne amitié. Ancienne amitié ! Le cœur du garçon se serra bêtement et il refoula quelques larmes qu'il rêvait pourtant de verser.

Puis les nymphes leur tombèrent dessus. L'une d'elle renversa TJ par terre comme s'il n'avait été qu'un vulgaire truc au milieu de son chemin et s'empressa de le ligoter à l'arbre le plus proche. « Relâche-moi ! Mais relâche-moi bon sang ! Enlève ça ! » Pathétique. Toujours aussi pathétique avec sa voix éraillée tant il crevait de soif et ses cheveux qui n'avaient plus aucun pli décent. « Jules ! Jules ! » Jules jouait avec les nymphes et lui ne pouvait que regarder. Une nymphe se planqua derrière l'arbre auquel il était attaché. « Oh mauvaise idée… » chouina-t-il en voyant son meilleur ami afficher une forte ressemblance avec un berserker. « Jules, pitié ! » BAM, l'arbre prit un sacré mauvais goût et TJ entendit un grincement inquiétant. L'arbre tomba à la renverse, et lui avec. « Putain Jules ! » Il avait à nouveau envie de faire pipi, sans doute à cause de la frayeur qu'il venait de se faire. « Ça aurait pu m'écraser, débile ! » La dernière nymhe, celle qui pleurait toutes les larmes de son corps, prit la fuite. « Détache-moi ! » Les cordes lui rentraient dans la peau, c'était super douloureux. « Tout de suite ! »

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MessageSujet: Re: road trip. (jules et tj au kensas) (terminé)   Mar 14 Mar - 10:49

Jules était furieux, TJ hurlait toujours accroché à son arbre et les nymphes avaient (enfin) foutu le camp. Comment dire… La scène qui se jouait dans les bois ressemblait presque à un acte d'une pièce Beckett. Absurde au possible.

« Oh bah ça va, je viens de nous sauver, ces nymphes voulaient pas vraiment faire amis-amis avec nous tu vois... »

Bon, c'est vrai qu'il lui faisait de la peine comme, attaché à son tronc. Il avait l'air d'un sac poubelle. Ou bien des déchets qu'on pouvait trouver dedans. Ha ! Si les gens du camp Jupiter le voyaient en ce moment même ! De toute façon ils allaient bien finir par le voir, puisqu'il le ramenait chez eux. Il n'osait pas imaginer les bruits qui allaient courir et les regards que TJ allaient se manger de retour dans la cohorte 2. Elle qui avait autant de prestige que la première cohorte, elle qui fournissait les soldats les plus sérieux ! Tu parles. Comme quoi tout pouvais arriver.

« Aller, on y va mon gars. »

On aurait pu penser qu'il alla le détacher, mais non. Il avait un peu peur de le voir filer de nouveau sans doute. Ou alors il voulait se la jouer primate débile sans cervelle. Après tout, c'est ce que beaucoup pensaient des enfants de Mars non ? Il attrapa le tronc et… Le traîna. Si des randonneurs les avaient croisé à ce moment là, ils auraient probablement cru halluciner. En même temps. Voir un gamin traîner un arbre, au quel était attaché un autre gamin… C'était le monde à l'envers.

« Le Camp Jupiter n'est pas très loin, on sera vite arrivé et… Et tu pourras te laver. Parce que là mon gars, tu crains, et tu pues. »

Oui il n'était pas sympa, et à ce moment il était loin d'être le meilleur ami du siècle, le super pote qu'il avait toujours été pour TJ, celui sur qui il pouvait toujours compter etc etc. Il était juste redevenu un connard, le temps d'un retour au camp. De toute façon, Jules Sand était un petit con, c'était pas faute de l'entendre très souvent de la part de ses congénères romains.

« Tu sais Jules, je suis contente de voir que tu as un ami comme TJ. Ce garçon est charmant, il est poli. Il est parfait pour toi. Tu as changé depuis que tu le côtoies. » Il n'irait pas jusque là, mais Jules haussa les épaules. Dans la cuisine il épiait sa mère en train de peler des tomates (manie qu'elle avait toujours eu, elle disait que leur peau étaient toujours pleins de produits). « Il est cool. » « Oh, Jules... » Elle le savait, son fils n'avait jamais vraiment été très doué pour montrer son affection. Il n'était pas du genre à sauter dans les bras de ses amis, à faire des bisous à sa mère et lui dire qu'il l’aimait, à porter des colliers « mon bff » assortis avec une paire qu'il aurait acheté à TJ, et encore moins à dire qu'il l'adorait. Ça se savait, et cela lui suffisait. « Il a réussit à te faire oublier tous les mauvais moments que tu as passé ici… tu sais mon canard, parfois nous sommes désolé. » « Pas de "canard" maman... » La porte de la salle de bain claqua, TJ avait du terminer sa douche. « Mais j'ai été raisonnable…. » Oui, il savait, pas de nouveaux maris à l'horizon. « J'attends le bon cette fois-ci ! » Oh joie, il était heureux que sa mère est enfant croisé madame raison.

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MessageSujet: Re: road trip. (jules et tj au kensas) (terminé)   Dim 11 Juin - 15:18

Il criait comme un débile, réduit à ça par son meilleur ami (vraiment?) et condamné à demeurer à sa merci jusqu'à ce qu'il finisse par bien vouloir lui faire la grâce de le détacher. Et il pouvait supplier à voix haute, le fils de Vénus ne s'abaisserait jamais à lui faire des yeux de chien battu. Même s'il devait se pisser dessus encore quinze fois et être traîné – littéralement – dans la boue. « Tu viens de me sauver ?! J'ai failli mourir écrasé par un arbre ! » Ça devait être une question de point de vue, voilà tout. Toutefois, le Romain s'étouffait de colère et d'humiliation et il se tut pour ne plus que tuer son « meilleur ami » à coups de regards assassins. Regards bien trop inutiles à son goût, Jules se contentant de le regarder d'un air que TJ-furieux qualifiait d'immensément méchants et mauvais. « Je vais te tuer, tu l'entends ça ? Je vais te tuer, te découper, te faire souffrir et... » Il se manquait pas d'idées pour continuer mais il s'étranglait littéralement de rage. Après le temps du pardon venait celui de la haine. « Je vais… Je vais... » Agyknei,ofozi@ ! Il n'avait plus d'idées cohérentes, même ses pensées racontaient n'importe quoi.

Jules s'étaient absenté. TJ regarda madame Sand peler un kiwi avec grand soin. Elle préparait un truc. Quoi, le fils de Vénus l'ignorait, mais il savait que ce serait bon. « Vous cuisinez vraiment bien, Cheryl. » C'était un compliment innocent – et vrai – mais la mère de son meilleur ami lui lança un regard de plaisir évident. « Merci, TJ. Tu ne cuisines jamais ? » « Vous savez, moi et la cuisine... » Fausse excuse, il était doué quand il s'y mettait. Mais la cuisine, les fruits, les tartes et les lasagnes, c'était avec Judith. C'était elle qui aimait cuisiner, qui aimait ouvrir le four pour laisser passer l'odeur de leur prochain repas. Elle n'était pas bonne cuisinière, Judith, mais elle y mettait toute sa passion. Et elle n'était plus là, et sa cuisine non plus. « J'aimais ça avant, mais j'ai un peu laissé tomber. » « Ah ! L'adolescence... » « Oui voilà, l'adolescence... » La bonne excuse. « Tu veux essayer ? » Sans attendre de réponse, elle se glissa derrière lui et lui donna son couteau et son kiwi. « Comme ça. » Malaise. Elle était belle, Cheryl, malgré son âge, elle restait vraiment sexy, vraiment belle. Et puis il y avait cette aura autour d'elle… et autour de lui. Ils n'y pouvaient rien, l'un comme l'autre. Elle était attirante, et il était un fils de Vénus. Il était né pour ça, pour l'Amour avec un grand A, pour attirer les filles et les garçons, pour toutes ces petites affaires. Mais pire encore, il était là pour créer des histoires. Sa mère jouait avec les hommes, et lui n'était qu'une poupée. Comme elle devait s'amuser, Vénus… Peu qu'importe, il sentit Cheryl lui frôler le cou du bout de son nez et ça suffit à l'électriser. Littéralement. Deux minutes plus tard, il s'asseyait brutalement sur le comptoir de la cuisine, ses mains déjà occupées à la déshabiller. Plus de contrôle, juste du désir pur. « Dans… la chambre, TJ... » Il l'attrapa pour grimper l'escalier, faisant une pause en plein milieu. Et c'était la mère de son meilleur ami, mais il n'y pensait même pas. De toute façon, il ne pensait plus.

C'était de la torture. De la méchanceté à l'état pur. Un esprit mesquin et malade. « Détache-moi, espèce de taré ! » Jules l'aurait détaché, TJ lui serait rentré dedans. Qu'il ne puisse pas gagner par la violence face à la peau d'acier de son ami lui était égal. Qu'il n'est aucune chance compte tenu de son épuisement aussi. La colère aurait tout fait à sa place. Les poings, les dents, les pieds, les coudes… Il lui aurait attrapé les yeux ou il aurait visé d'autres parties masculines plus sensibles de son anatomie si nécessaire. Massacre, ça serait un massacre. Une goutte de sueur mêlée de crasse lui coula dans les yeux. « Je vais t'égorger, te... » Après trois heures à marmonner ses futurs projets de vengeance, il commençait enfin à manquer d'idées.

Et puis le Camp Jupiter apparut et l'espace d'un instant, la colère de TJ vacilla pour de la peur. « Non, non… Détache-moi avant d'entrer… Jules... » Trop tard, ils avançaient d'un bon pas (enfin Jules traînant son arbre) et ils franchirent allègrement les limites du Camp. Terminus ramena sa fraise instantanément. « ALEEEEEEEEEEERTE ! ALEEEEEEEEEEEEERTE ! INTRUS ! INTRUS DANS LE CAMP ! JULES SAND RAMÈNE UNE ÉTRANGE CRÉATURE ! » « DÉTACHE-MOI, SALOPAAARD ! » « ALEEEEEEEEEERTE ! » Avec un tel boucan, les trois quarts du Camp Jupiter se ramenèrent voir l'étrange spectacle de Jules Sand traînant un arbre auquel était attaché TJ Johansen, accessoirement son meilleur ami.

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