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 Chérie, je suis rentré ! (o’lilly, terminé)

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MessageSujet: Re: Chérie, je suis rentré ! (o’lilly, terminé)   Lun 25 Avr - 18:31

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J’aime quand elle est comme ça. Froide, un peu cynique et sérieuse. J’aimais quand elle pensait avoir une emprise sur moi. Elle était loin d’imaginer laquelle elle possédait à agir de la sorte. Elle ne m’intimidait pas du tout. Oui, j’ai conscience qu’elle peut me tuer en me claquant des doigts, mais il y a plus fort que le peur. Je la voulais. Maintenant ! Me mettre le feu ? C’est ce qu’elle avait osé me dire ? Pas besoin, je me consumais de l’intérieur rien qu’à la regarder avec ses yeux de glace qui me dardaient et sans rien faire. Il est vrai qu’à l'accoutumé, je suis beaucoup plus respectueux avec elle et je ne rancis pas les barrière qu’elle m’impose. Je ne m’approche toujours timide et modeste et elle me fait comprendre ce que j’ai le droit de franchir. J’attends un peu comme son autorisation dans un échange silencieux qui passait par ses regards, ses caresses, ses muscles qui se contractent et d’autre qui se décontractent, ses soupirs, … Puis il y avait aussi ces moment où mes envies venaient de si loin et si longtemps gardés en moi qu’elles devenaient des pulsions. Qu’elle me rejette. En douceur ou non, tant pis ! O avait l’air partante en tout cas. Du moins pour l’instant.

Beaucoup plus osé et entreprenant, il n’écoutait alors ce qui l’animait dans son coeur et sa cervelle complètement droguée par les hormones du désir. La science et la psychologie s’entremêlaient de près et se noyaient l’un l’autre, si bien qu’il pouvait en être autrement. O avait râlé, sourit et fini par céder. C’était comme si elle avait aspirer mes envies. Ses baisers taquins devinrent alors plus suaves lorsqu’il l’avait sentit sourire face à son attitude, sa respiration sous ses caresses qui venaient l’effleurer toujours un peu plus intimement. La chaleur de son corps lui brulait la peau d’envie et son ardeur grimpa quand elle passa sa main dans ses cheveux. Ses attentions étaient si rares qu’elles avaient l’effet d’un ras-de-marée  pour Lilly. Perdu dans son cou, son souffle s’arrêtait parfois par ses baisers ou simplement son coeur qui ne suivait plus. L’attrayant corps de O’ se tortillait et se cabrait sous lui, lui en demandant presque plus. Une de ses mains lui serra la hanche pour la rapprocher toujours plus dans son étreinte lascive, puis la glissa sur la peau douce du creux de ses reins.

Oui ça aurait pu être un instant délicieux. Enfin il l'était mais qui sait s'il n'aurait pas pu être merveilleux. Si seulement j'étais moins fier et moins con j'aurais peut-être obtenu une chose que je convoitais depuis longtemps. Mais je ne pouvais pas là juste comme ça. Pas que je rêve de notre première fois plein de pétales de rose et de bougies. Des flash bref me burinait soudainement le crâne. Les images brèves que j'avais surprises plus tôt de l'autre sur elle et les gémissements qui résonnaient dans le couloir sombre m'obsédaient. Quand mes mains avançaient sous ses vêtements, je me voyais avancer dans ce couloir où la porte était dessiné d'un liseré rayonnant a cause de la lumière de l'autre côté. Nos soupirs qui se mêlaient, se mélangeaient aux échos des grognement de l'autre porc dans ce même couloir dont je n'arrivais jamais au bout. Ces souvenirs revenaient tachés tout droit de mon bouillon névrotique au fond de ma conscience. Je continuais de progresser autant dans ce corridor que sur le besoin d'assouvir ses jouissances tant espérées et violemment le tableau de leur corps emmêlés s’imposaient à moi. Ca me rendait dingue. Je ne pouvais pas. Il fallait que je l’affaiblisse comme elle l’avait fait. Elle m’avait humilié et pas qu’une fois depuis que je suis rentrée. A mon tour d’essayer de l’ébranler là où c’était sensible. Je n’assumais pas certaine chose, mais après avoir développé un profil psychologique possible, il s’avérerait qu’elle non-plus n’en assumait pas quelques-unes. J’avais peut-être visé un peu trop juste. Avec le temps, je finissais par réussir à lire en elle. Renfrognée, elle me confia alors ses pensées. J’avais alors mon moment de contrôle sur la situation. Mon moment de gloire. J’étais revenu le Prince. Un sourire mauvais étirait mes lèvres. Quitte à ce que personne ne prenne de plaisir, que j’expulse un peu tout ce qui me hantait le sang et l’esprit. Je sortis une cigarette de la poche de mon pantalon et l’allumait tranquillement. Elle avait peur… Peur que je la vire ? Que je la laisse… Mauvais, il lui répliqua alors : « Non, je continuerai à te baiser…  T’es un peu une pute après tout. Ca ne devrait pas te gêner.» lui dit-il avec indolence. Il ne l’avait pas quitté des yeux en le lui crachant. Son seul but c’était de lui faire mal car elle m’avait fait mal avec ce déchet qui git dans mon putain de couloir !!! Il tira une bouffée et lui offrit toujours un grand sourire. La réponse de qui dormirait dans le canapé était évidente. Elle n’avait qu’à dormir dans ses miasmes et celui de l’autre.

La partie eut l’air terminée. Du moins le Prince en avait décidé ainsi. Il finit par se lever du canapé sans attendre son reste puis se dirigea vers le prétendant d’un soir. Deux doigts sur son artère carotide et il chercha un pouls. Il eut un soupir de soulagement quand il sentit son sang pulser et son corps doucement se relever par sa respiration lente et calme. Il se fustigea alors qu’il devait arrêter ce genre de réaction, car il risquait de me mettre dans la merde bêtement.
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MessageSujet: Re: Chérie, je suis rentré ! (o’lilly, terminé)   Mar 26 Avr - 18:21

Il avait suffit qu’il ne réponde pas de la manière attendue à la question qu’elle lui avait posée pour que ça parte de nouveau en vrille. Elle, une pute ? Elle était certaine de ramener moins de clients que lui devait en ramener, de vraies putes ! Ce qui l’énervait, ce n’était pas d’être comparée à une pute, en soit. Elle pouvait l’assumer, ça, elle savait qu’elle avait eu plus d’amant qu’une fille considérée comme sage. Ce qui la faisait carrément sortir de ses gonds, c’était que Lilly puisse penser ça d’elle. OK, elle s’était servie de son appartement et il l’avait prise sur le fait, mais que cela fasse d’elle une pute à ses yeux… ce n’était pas possible, elle ne le tolérait pas. Elle se retint bien de courir à la salle de bain pour récupérer ses armes improvisées et attaquer d’un coup, mais elle perdrait son temps. Elle ne savait même plus si c’était la peine de se battre avec lui. Il y a quelques années de cela, elle aurait sûrement versé une larme face à ce genre de réflexion blessante de la part de Lilly, mais elle n’était plus aussi faible. Elle lui jeta le regard le plus noir et le plus bref du monde avant de rejoindre en trombe et énergiquement la chambre dans laquelle elle avait été surprise il n’y a encore pas si longtemps, ne manquant pas à l’occasion de lui montrer son doigt alors qu’elle lui tournait le dos.

Elle claquait la porte qui avait assez souffert aujourd’hui. Elle remarquait un impact à l’endroit où Lilly l’avait cognée contre le meuble de la chambre en entrant. Cette fois, c’était pour la refermer aussi sec qu’elle y foutu à son tour son coup de pied. Elle agissait de nouveau sous la pulsion. Elle cherchait ce qui pourrait le blesser, et elle n’avait rien trouvé de mieux que de vraiment faire ses sacs. Il ne vint pas la chercher, et elle lui en voulait encore plus pour cette raison.
Comme par automatisme, son poing vint se ficher dans la fenêtre, fissurant celle-ci du premier coup sur toute sa hauteur. Deux autres coups de la même puissance que le premier, et des milliers de petits bouts de verre vinrent s’écraser bien des étages plus bas au dehors tandis que d’autres étaient parvenus à rester à l’intérieur, côtoyant les débris d’une lampe. Ceux-là firent quelques coupures sur les pieds d’Ofelia. Dans l’énervement, elle se fichait bien de la douleur et de marcher sur de la moquette ou sur du verre. Plus elle se ferait mal, et plus elle aurait à s’occuper ensuite, à ne plus penser à Lilly. Parfois, elle cognait d’autres meubles, mais ne fit pas plus de dégâts que la vitre brisée n’en avait déjà fait. C’était comme un automatisme chez elle. Si les fumeurs pouvaient parfois s’allumer quelques clopes sans s’en rendre vraiment compte, elle pouvait s’éclater le poing sans plus réfléchir au pourquoi du comment, surtout sous l’énervement. Elle avait l’intention de virer d’ici, mais elle voulait laisser le plus de traces possible, et faire se déranger Lilly pour remplacer ses fenêtres. Avec un peu de chance, ce soir il dormirait ici en supportant l’air encore trop frais. Là il aura toutes les raisons de dire que je suis une pute.
Un jean et un pull plus tard, elle estimait être prête.

Le sac de sport plein de ses affaires essentielles, elle quittait enfin la chambre, toujours aussi bruyante avec les portes sur son chemin, prenant soin de passer son sac sur les meubles depuis lesquels quelques bibelots pouvaient s’écraser et se casser. Elle voyait Lilly enfin s’occuper du mec qu’il avait tabassé, mais elle ne lui adressa pas un mot de plus. Elle attendait toujours un geste de sa part. Des excuses. Putain, il n’y en a pas un ici qui soit capable de s’excuser, rien qu’une fois. Depuis tout le temps où Ofelia faisait son bordel, elle n’avait pas entendu un seul désolé.
« Je me casse, » dit-elle finalement alors qu’elle s’était postée devant la porte d’entrée, toujours dans le champs de vision de Lilly. Elle se tournait face à lui, ne quittait plus son regard glacé de ses yeux froids, et posa son lourd bagage l’espace d’un instant. Ses mains montèrent jusqu’à son cou, attrapant le fermoir de la chaîne que Lilly lui avait offerte au dernier Noël. Cela faisait quelques mois déjà, mais elle ne l’avait jamais quittée encore, pas même pour prendre sa douche ou pour dormir. Elle s’y était tellement habituée qu’elle se sentait nue à présent, plus qu’alors qu’elle se promenait à peine rhabillée. La chaîne glissa et atterrit avec un léger bruit au sol. Ofelia n’avait toujours pas quitté Lilly des yeux. Elle était sûre que si elle posait une dernière fois son regard sur le bijou, elle ne pourrait se résoudre à partir sans le ramasser d’abord. Et elle avait encore sa fierté.

Elle se retourna enfin pour tourner la poignée. Elle ouvrit la porte et attendit ses trois secondes réglementaires avant de faire quoi que ce soit. C’était surtout le temps qu’elle accordait à Lilly pour réagir, voir s’il la laisserait partir. 1… 2…

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MessageSujet: Re: Chérie, je suis rentré ! (o’lilly, terminé)   Mar 26 Avr - 19:38

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Ofelia était restée un instant interdite devant lui. Lilly s’attendait à tout sauf ça. Il avait réussi à frapper là où ça faisait mal. Et je le regrette… Je regrette tellement mes paroles. Enfin, c’est une pute quand même ! Mais c’est ma colère et ma jalousie intime qui parle. Je n’ai jamais voulu lui dire, surtout comme ça. La demoiselle était parti en trombe, ce qui réussit à faire lever encore un sourcil de stupéfaction à Lyllian. Il pensait qu’elle allait lui hurler dessus, le frapper, casser quelque chose, comme d’habitude. Elle en avait cassé des choses lorsque la porte se ferma violemment dans un bruit sec qui résonna dans tout l’appartement privé. Les pauvre voisins devaient les haïr quand ils s’y mettaient. Ce genre de scène n’était pas rare et surtout le fracas de certains meubles ou objets. Ce n’était pas tout le temps notre faute. Il y avait des monstres parfois… Il ne préféra alors ne pas s’en préoccuper. Peut-être que pour une fois elle avait pris sur elle et elle finirait par se calmer tranquillement dans son coin, comme lui le faisait souvent. Sinon, elle aurait déjà fini six pieds sous terre. C’est étrange qu’on est jamais failli par s’entretuer accidentellement. Il y avait un autre problème plus gros que les humeurs et la dignité de la demoiselle comme le corps encore inerte dans le couloir. Il eut vraiment peur de l’avoir tué vu le temps qu’il avait passé dans les vapes. Bien sûr après un touché technique et une observation tout avait l’air en ordre.

Il allait commencé l’évacuation du corps quand la demoiselle arriva enfin dans le salon. Il n’avait pas bougé, toujours accroupis près du corps, mais il était prêt à riposter. Elle en avait fait du boucan et il écouta sa raison qui lui dit de ne pas entrer dans la chambre alors qu’elle brisait tout sur son passage. S’il voyait les dégâts, il risquait de la jeter par la fenêtre sans avoir besoin de l’ouvrir. Elle continua son vacarme alors qu’elle avait traverser le couloir. Il leva un instant la tête et se rassura en voyant qu’elle ne portait qu’un énorme sac. Ce n’était pas une arme, c’était déjà ça ! Elle lui annonçait son départ avec froideur mais cela ne fit toujours pas réagir Lilly qui la jaugea un instant avant de rabattre les bras de l’homme sur lui-même. Il avait coupé leur communication non-verbale. Juste sa langue claque d’agacement. Tu ne le feras pas… Soudain, le bruit de la chaîne qui tomba au sol lui fit hésiter à reporter son regard sur elle. Il n’en avait pas eu besoin, car le pendentif était non loin de lui, dans son champs de visions sans qu’il ait trop besoin de tourner la tête. Mais son léger mouvement montrait qu’il y avait porté une certaine attention. Il continua de l’ignorer. Ce n’était pas lui qui se coucherait devant elle. O’ quitta alors l’appartement. Lilly soupira et elle ne revenait pas. Il attendit. Si tu crois que c’est moi qui vais céder… 1… 2… et il se leva brusquement. Tu fais chier putain ! Merde ! Espèce d’emmerdeuse de première !

Comme elle, dans son impulsion, il donna un violent coup de poing contre le mur le plus proche. Il en fit presque trembler l’appartement. Puis un autre, et encore un. Ses coups devinrent plus rapides et plus puissant jusqu’à ce qu’il beugle lorsqu’il se délogea un doigt. Il craqua ensuite ses cervicales d’un simple mouvement de tête et ouvrit brusquement la porte de son appartement. Il attrapa O’ violemment et la traina dans l’habitat. Sans effort il la souleva du sol pour la plaquer violemment contre le mur. Il posa alors le plat de sa main presque à sang sur sa poitrine et il se déchargea de ses Représailles d’une onde de choc qui la traversa. Ce n’était pas grand chose mais assez pour lui couper le souffle et la sonner un petit peu.
« Tu restes ici ! Et t’as intérêt à être là quand je reviens. Faut qu’on parle. Déjà je vais gérer les conneries que t’es incapable d’assumer jusqu’au bout !!! » lui avait-il hurlé avant de la laisser glisser le long du mur. Il l’avait accompagné dans sa chute d’un geste presque avenant. Le sac d’Ofelia fut vidé au sol sans ménagement et il lui avait prit ses doubles, vérifiant qu’elle n’en avait pas d’autre caché ailleurs. Il les enfonça dans sa poche. Il sortit alors le jeune homme de l’appartement et verrouilla la porte.

Vingt-minutes plus tard, il enfonça les clés dans la serrure. Ca ne lui avait prit que dix minutes de déposé le corps dans une rue non loin d’un bar. Il en avait profité pour lui prendre son argent. Fallait que ce soit crédible. Le reste du temps, il l’avait passé dans sa voiture à beugler et frapper le volant comme un forcené. Puis il avait aussi patienter dans le couloir, la tête contre la porte de son appartement, abattu. Sa main lui faisait un mal de chien. Il pénétra alors dans son antre. Le visage froid, il chercha Ofelia.

Lorsqu’il la trouva, il l’attrapa une nouvelle fois pour à nouveau la plaquer sans ménagement contre un mur, une porte, un meuble, … Peu importait. Il remonta lentement ses mains autour de son visage avec fermeté. « Je crois que t’as pas compris… Tu te casses pas. C’est moi qui te fous dehors » avait-il commencé à lui dire les dents serrés et il approcha son visage tout près d’elle. La bouche contre son oreille, il serrait un peu plus ses mains autour de son adorable minois. Sa respiration était rapide et saccadé. « Tu ne peux pas partir comme ça mon Petit Coeur. Tu n’as plus le droit… Tu as passé trop de temps avec moi, tu m’as trop donné et pris pour que je te laisse cette liberté. C’est même pas que tu m’aies redevable, mais que ce qui nous lie ne te permet pas ce genre de choix. Et le jour où on baisera, tu m’appartiendras, lui avait-il murmurer d’un timbre presque tremblant de folie. Et là tu comprends mieux ? Tu m’appartiens déjà en partie et un jour tu seras totalement à moi. S’il le faut, je te laisserai pas le choix. » avait-il continué sur le même ton, avant de lui tourner sèchement le visage vers lui pour lui arracher un baiser passionné. « Tu entends ? Tu es à moi… » laissa t-il doucement une main glisser sur son cou, puis effleurer la chaine qui y pendait à nouveau. Un sourire presque imperceptible se dessina sur ses lèvres. « Que tu le veuilles ou non. Et ce n’est pas que parce que je le dis. Tu le sais ici » lui pointa t-il le coeur du doigts avec une légère pression, gardant sa prise ferme d’une main et il la lâcha enfin.

Il alla dans le salon, se laissa tomber dans le canapé, mais pas seul. Il avait prit sa bouteille de Whisky qu’il n’hésita pas à boire directement au goulot. Il ferma un instant les yeux. Il en tremblait encore de rage mais aussi de peur. Après un long silence. « Tu es encore là ? Tu te rappelle comment remettre un os en place ? » fit sa voix morne en faisant allusion à son doigt délogé. Il lui avait appris une fois comment faire en cas de besoin, avec même des travaux pratiques sur une pauvre jeune-femme qui avait subit une attaque de monstre envers le petit couple.
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MessageSujet: Re: Chérie, je suis rentré ! (o’lilly, terminé)   Mer 27 Avr - 0:09

… 3. Elle n’allait pas rester plantée là. Elle n’allait pas montrer un signe de faiblesse. Elle passa le pas de la porte et ferma celle-ci derrière elle. Prenant bien soin de la claquer derrière elle pour ne pas être tentée d’y retourner de sitôt. Elle avait son double dans son sac, mais le temps qu’elle le retrouve, elle aurait déjà trouvé un hôtel où loger pour la nuit. Elle resta un moment interdite. Elle comptait faire quoi, maintenant ? Est-ce qu’elle ne devait plus renouer contact avec Lilly ? Est-ce que c’était vraiment fini ? Elle allait faire quoi, surtout ? Depuis longtemps, elle avait tout donné – de ce qu’elle était en mesure de donner en tous cas – pour lui. Si elle le perdait, elle savait qu’elle perdrait tout. Lilly, c’était presque son monde. Elle le voyait quasiment tous les jours, c’était de lui qu’elle était le plus attachée. Elle s’était dit qu’elle compterait jusqu’à trente, toujours pour laisser le bénéfice du doute. Il fallait peut-être à Lilly le temps de comprendre ce qu’elle faisait. Mais cinq secondes s’étaient écoulées et il n’était toujours pas là. En huit secondes, elle l’avait déjà perdu, alors qu’il s’était passé tant d’années avant qu’elle n’en arrive à habiter chez lui.
Elle avait à peine appuyé sur le bouton de l’ascenseur que la porte de Lilly s’ouvrit derrière elle. Elle en avait sursauté même, elle était déjà partie sur autre chose dans sa tête. Elle réfléchissait déjà à ce qu’elle ferait de sa soirée, si elle verrait quelqu’un, si elle se contenterait de se trouver une chambre dans un hôtel quelconque ou si elle ferait un peu peur à ses locataires dans l’appartement de sa mère. Mais Lilly était là. Ofelia éprouvait un mélange de crainte, vu sa façon d’arriver clairement pas mielleuse, mais elle était aussi rassurée. Il ne l’avait pas encore laissée tomber. Elle n’était pas encore indifférente. C’était une pute certes, mais pas n’importe laquelle.

Il n’y eut pas plus de dialogue. De toute façon, ça s’était passé trop vite. En quelques secondes, Ofelia était déjà de retour à l’appartement, traînée de force plus que ramenée. Elle n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit pour se débattre, de dire quoi que ce soit, qu’elle se retrouvait sonnée contre le mur. À moins qu’il ait juste utilisé son pouvoir pour la mettre dans cet état. Elle aurait été dans son état normal, il aurait été fair-play, elle lui aurait montré qui portait véritablement la culotte. Mais elle devait bien l’admettre, lui pouvait autant la mettre en position de faiblesse qu’elle pouvait le faire avec lui. Elle se laissa glisser au sol, comme la chaîne quelques secondes plus tôt – elle avait déjà l’impression que ça faisait une éternité – alors qu’elle tentait de comprendre ce que Lilly lui disait. Elle se sentait trop petite et trop faible pour se défendre. Rester ici, OK. Ça lui allait. Elle n’avait jamais eu l’intention de vraiment s’en aller. Même en claquant la porte derrière elle, c’était à Lilly qu’elle remettait le pouvoir de la laisser partir ou non. C’était juste un test. Et ce test, c’était elle qui le passait pour une fois.
Quand elle reprenait ses esprits, Lilly traînait le corps de son amant dehors.

Rester ici, OK. Mais elle n’allait pas l’attendre sagement comme le ferait son chien. Elle ne savait plus quoi faire pour le blesser. Il n’était pas là pour qu’elle puisse lui refaire une délicieuse séance de torture. Il n’était pas là pour l’entendre déchaîner sa petite force contre ses meubles ou ses vitres. La vitre… Elle espérait ne pas avoir à dormir dans la chambre cette nuit. Elle n’osait même pas y mettre un pied, ne serait-ce que pour balancer son sac sur le lit. Elle voulait bien casser, mais voir l’ampleur de ses dégâts quand elle tentait de retrouver ses esprits clairs c’était une autre affaire. C’était pour elle comme de se réveiller après une cuite et regretter certaines paroles ou certains actes. Ofelia posa le regard sur sa main droite, celle qui avait fracassé la fenêtre. Elle était coupée de partout, et les picotements qu’elle ressentait dans ses chaussures lui indiquaient que sa main n’était pas la seule à avoir souffert des pots cassés. Elle soignerait plus tard, elle n’en avait pas l’envie. Elle devait bien s’occuper pourtant, en attendant le retour de Lilly. Mais pour faire quoi ? Je pourrais bien passer par la fenêtre, et mettre fin à mes jours. Et ne même pas prendre la peine de lui laisser un mot. Lui laisser juste mon sac et la vue de mon corps disloqué depuis son balcon. Et elle aurait pu le faire. Jusqu’à ce qu’elle repense à Hamlet, la pièce qui avait inspiré à sa mère son prénom. Ofelia n’avait jamais compris pourquoi sa mère adorait ce personnage. Pour elle, la Ophélie d’Hamlet n’était qu’une fêlée bipolaire qui se suicide. Et Ofelia avait d’autres ambitions dans sa vie qu’une mort pitoyable. Putain ce qu’on se fait chier dans cet appartement. Et cette fois, ce n’était pas la peine d’inviter un autre rencard. La porte était fermée. Et depuis cet étage, il serait compliqué pour elle de dérouler à son prince sa chevelure depuis la fenêtre de la chambre.
Elle retournait donc poser son cul sur le canapé, laissant son sac dans l’entrée, finalement. Au besoin, elle n’aurait plus qu’à le ramasser et cette fois ne pas compter les secondes pour s’en aller. Elle avait ramassé par contre la chaîne que lui avait donné Lilly, au passage, pour la remettre autour du cou. Elle aurait pu donné son smartphone dernier cri pour ne pas perdre ce bijou, il avait trop de valeur à ses yeux. Le bijou, comme Lilly.

D’ailleurs, ce dernier revenait alors qu’elle tentait de fermer ses yeux et se reposer. Mais elle n’avait pas l’esprit assez tranquille pour. Quelques secondes encore après le retour de Lilly, elle se retrouvait de nouveau dos à un nouveau mur. Et là elle regrettait de ne pas avoir juste disparu, comme elle l’avait brièvement pensé. Au moins, elle lui aurait fait mal. Elle espérait. La prise de Lilly se referma sur elle, et elle ne se débattait même pas pour s’en défaire. Au moins, elle avait un contact avec lui. Vu la situation, ça ne pouvait peut-être que s’arranger. « Si, j’ai bien compris… » Elle lui avouait. Oui, elle avait bien compris que tout ne dépendait que de lui. C’était le Prince, elle était juste là parce qu’il le voulait bien. C’était ce qu’elle avait compris, en tous cas. Pour une fois, elle n’ouvrit même pas la bouche pour lui cracher tout ce qu’elle avait de plus mauvais à lui offrir. Vu sa position, elle ne pouvait pas s’y risquer. Quoique… ça finirait plus vite.
Au fond elle ne savait même pas ce qu’elle voulait, et ce qui était bien pour elle. Elle ne pouvait pas vivre avec Lilly, mais elle crèverait sans. Elle haïssait ces moments autant qu’elle les cherchait délibérément. Elle savait que Lilly n’était pas que bénéfique pour elle, mais elle ne pouvait plus s’en passer. Elle avait besoin de faire partie de sa Cour, d’être sa favorite pour survivre. Ils faisaient la paire à deux, et ils n’arrivaient même pas à s’entendre le temps d’une soirée. Elle avait faillit se retrouver à la rue par fierté, aussi. Tout ça pour voir jusqu’où Lilly irait pour elle, malgré ses sautes d’humeurs. Oui, enfin ce n’est pas tout à fait des sautes d’humeur non plus. Ça ressemblait plutôt à de la folie. Mais dans ce cas, ils étaient atteints tous les deux.

Évidemment, qu’elle lui appartenait. Elle n’était pas capable de quitter son appartement, elle ne savait plus quoi faire sans lui. Évidemment, il comptait. Et tout ce qu’il faisait, tout ce qu’il disait, comptait pour elle. Qu’il puisse penser qu’elle vende son cul à n’importe qui l’avait insupportée. Il fallait juste qu’elle comble l’envie qu’elle avait pour lui. Et qu’elle arrête de trop lui appartenir, justement. Car c’était ça le souci pour elle. Si elle lui appartenait de la façon dont il l’entendait, elle ne pourrait plus mimer son départ. Parce qu’elle ne voudra plus partir. Mais la tentation de faire tomber les murs qu’elle dressait était bien présente, pourtant. Malgré tout, elle répondit à son baiser, comme chaque fois qu’elle voulait jouer avant d’ajouter, cette fois avec bien plus d’assurance qu’elle n’en avait plus eu depuis qu’elle avait remis les pieds dans cet appartement et sur un ton de défi. « Tu ne me baiseras jamais. » Qu’il ose. Et puis c’est le Prince. S’il veut quelque chose, il l’a. Il n’y a rien qui l’empêche de m’avoir si ce n’est mes caprices. Et le problème, c’est qu’un autre caprice venait contredire ceux qu’elle plaçait pour se protéger. Elle aussi, elle le voulait. Mais elle se garderait bien de le lui faire savoir. Alors qu’il appuyait son doigt sur son cœur, toujours un brin de malice dans le regard, elle lui répliquait avec un clin d’œil : « Tu crois que j’en ai un ? » Elle reconnaissait tout ce qu’il lui disait certes, mais elle n’aura pas la faiblesse de l’avouer la première. S’il voulait qu’elle faiblisse, il devra rendre les armes le premier. Ainsi elle aurait le choix entre poser les siennes à son tour ou lui faire le dernier coups bas pour sauver son cul.

Le calme revenait et alors que Lilly reprenait sa boisson, Ofelia se décidait de se soigner et de ramener son sac dans la chambre. Elle ne voulait pas rester avec lui, et elle n’avait pas l’intention de se tourner les pouces. Elle replaçait enfin de manière consientieuse, comme elle le faisait pour s’aliéner, vider sa tête et se calmer, ses vêtements parmi ceux de Lilly avant qu’elle ne soit de nouveau dérangée. Elle ne prit pas la peine de les ranger dans un ordre précis, il fallait juste que la tâche soit plus compliquée pour les rassembler de nouveau. La prochaine fois, elle tournerait un peu sa langue dans sa bouche avant de faire ses bagages. Quand il l’appela, elle prit tout son temps pour voir cette histoire d’os délogé. Évidemment qu’elle s’en souvenait, mais quand elle arrivait assez près pour pouvoir parler calmement, elle affirmait que « Non. » S’affalant à ses côtés sur le canapé, elle continuait. « J’attends d’abord tes excuses, ensuite je réfléchirais à si tu mérites que je joue les infirmières pour toi. »

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MessageSujet: Re: Chérie, je suis rentré ! (o’lilly, terminé)   Mer 27 Avr - 1:35

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Plaquée contre le mur, il avait bien délier sa langue pour prononcer chaque syllabe. Il fallait qu’aucune phrase ni aucun mot ne lui échappent. Il lui avait alors susurre à ses pensées comme il était capable de les lui confier. Ses paroles étaient déguisées, transformées par ses craintes et ses faiblesses inavouables. Il ne savait encore dire ça autrement. C'est sa façon de dire ce qu'elle représente pour lui. A quel point elle lui est précieuse. Elle s’était montrée pourtant bien docile et silencieuse, voire craintive alors qu’elle pouvait se sortir de cette impense rien qu’en le regardant. Mon emprise sur elle était parfois si grande et j’oublie de le voir. Il ne lui suffisait d’un rien pour me tuer. Je ne prenais aucune précaution en m’approchant d’elle, mais elle se laissait faire et montrait même une certaine angoisse. En combat, je ne valais rien contre elle. Quelque chose lui faisait assez peur en moi ou par rapport à moi et c’est ce qui l’attachait en partie à moi. J’en suis sûr… Je l’espère. Elle s’était moins laissé faire par la suite. Dès qu’il lui montrait un peu de ses failles par le baiser qu’il lui arracha, elle en profita pour des ripostes petite mais empoisonné. Elle avait réussi à le faire souffler d’agacement à cette promesse que jamais il n’aurait le plaisir de la sentir contre lui. Il préféra ne rien ajouter, ni même pour la suite. Ce n’était qu’une insolente ! Une petite conne…

Dans le canapé, sa bouteille de whisky dans la main gauche, car en essayant de la droite, il faillit la laisser s’écraser sur le parquet, il se posa un instant pour ne rien faire et surtout ne penser à rien. Ce qui lui fit donc penser à cet phalange hors de son rail qu’il fallait remettre. En plus ce n’était plus du tout à chaud. Il reprit une goulée de l’alcool ambré pour faire passer la pilule. Il appela alors sa colocataire, mon nuisible, mon bourreau, mon supplice tout ce que vous voudrez… Car elle est tout pour moi. Il aurait bien aimé un coup de main pour sa blessure. Il n’était vraiment pas d’humeur à le faire tout seul. Sa volonté pour souffrir un peu plus n’y était pas ce soir. Il était fatigué. Prenant son temps, la petite tête blonde pointa son visage d’ange à côté de lui. Sa fierté avait tendance à m’agacer autant qu’elle pouvait m’étonner. Elle osait venir et me demander des excuses contre un peu d’attention… Elle ne pouvait pas juste me rendre service sans poser de question comme je l’ai bien fait pendant des années.. Il soupira à nouveau et lui tendit la bouteille de whisky comme pour porter un toast : « Tu sais ce qu’on va faire, car tu dois toi aussi me présenter des excuses mais c’est pas moi qui vais les faire le premier et je sais que toi non plus. Donc je pense qu’on devrait juste ne pas se présenter d’excuse et, marqua t-il un silence pour attrapée la main blessée de O’ avec délicatesse. On va se soigner mutuellement pour se faire pardonner en silence. Il n’y a pas besoin de mettre des mots. » prit-il le temps d’observer sa main et l’effleurer de ses doigts. Ses coupures étaient une métaphore forte dont j’admirais simplement la beauté. Une beauté que des tarés et obsédés de l’esprit peuvent voir.

Lui laissant la bouteille, il se leva pour quitter le salon. Il se rendit plus loin que la salle de bain à en entendre ses pas qui s’éloignait plus loin dans la couloir. Après quelques seconde on pouvait l’entendre parler et déchirer des mots comme « putain » ou « fenêtre ». Il était revenu sur le canapé et il lui attrapa la main avec un petit peu moins de délicatesse. Ses gestes étaient déjà plus mécaniques et professionnelle. On reconnaissait là ses bases en médecine qui lui avait grandement servit dans les dernières années à la Colonie et même aujourd’hui. La preuve ses patients lui ouvrait l’arcade et sa colocataire le poignardait. Ou se faisait simplement mal. Ce n’était pas la première fois. Il commença les soins, prenant un malin plaisir à fouiller ses plaies pour trouver des petits bouts de verres. En plus ses coups n’étaient pas précis, car il s’affairait de la main gauche. Sa main droite pouvait à peine soutenir la fine et blanche d’Ofelia, la main presque bloquée. Il avait été longuement silencieux, jusqu’à ce qu’il décide de briser le silence. De s’occuper ainsi de sa main lui avait vidé la tête et il avait un constat : « Le jour où ça arrivera, dit-il en sachant qu’elle savait de quoi il parlait, car ce sera plus fort que nous. Il y a un moment où l’un de nous franchira la ligne ou baissera les armes. » Soit elle finissait par laisser tomber des barrières et m’acceptait, soit je deviens fou et je lui demande pas son consentement. Dans les deux cas, elle tombe. Car cela voudrait dire que soit elle partage mon affect soit dans l’autre cas je l’aurais brisé. Il reprit : « Alors on se consumera. Nos deux esprits dangereusement attiré l’un à l’autre enfin liés ne sauraient se porter l’un l’autre et notre raison s’enflammera petit à petit pour ne devenir que cendre. » Il ne lui demandait pas d’y répondre ou d’approuver. Il lui avait simplement étalé des faits. Il y avait peu de chance pour qu’il se trompe. Mais le « peu » faisait l’espoir dit-on !

Il en avait fini avec elle et lui donna sa main, se sonnant d’une à trois goulée de whisky et observait tout ses faits et gestes. Il lui replaça la main avec des indications sur ce qu’elle devait sentir sous les doigts et lui rappela le mouvement à faire : sec et ferme. « S’il te plait, prends pas trop ton pied quand tu vas le faire. Et fait pas semblant de me rater… Je vais tout encaisser je te préviens » sous-entendait-il qu’il réutiliserait son pouvoir de représailles.
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MessageSujet: Re: Chérie, je suis rentré ! (o’lilly, terminé)   Jeu 28 Avr - 0:20

« Marché conclu. » Sur ces mots, elle ne lui tendit pas la main pour serrer la sienne, ils ne feraient qu’aggraver leur cas en le faisant. Elle allait pour chercher la trousse de soin, mais Lilly la devança, alors elle s’affala dans le canapé. N’ayant pour seule compagnie plus que la bouteille de whisky. En la laissant là, Lilly l’autorisait plus ou moins à se servir, du moins c’était ainsi qu’elle le comprenait. De sa main gauche, elle attrapait la bouteille et but directement au goulot. Quelques gorgées de whisky, c’était ce qu’il lui fallait pour revenir sur terre. Ou se donner plus d’entrain pour le prochain dérapage. Ou pour se donner du courage pour le sale quart d’heure que sa main allait passer. Surtout pour ça, en fait.

Car lorsqu’il revint, c’était sans un mot, et sans une seule délicate attention à son égard. Si ce n’était les soins, qu’elle aurait très bien pu se dispenser toute seule, bien que ce serait fait plus grossièrement. Elle fixait son regard sur ce qu’il lui faisait subir. La vue du sang ne la dérangeait pas. Avec l’entraînement et l’expérience, elle avait de toute façon dû composer avec. Même la douleur, elle ne la ressentait plus aussi forte que douze ans auparavant. Pourtant, Lilly lui arrachait quelques grimaces en même temps qu’il lui retirait les bouts de verre qui s’étaient logés dans sa peau. Un instant, elle avait faillit lui envoyer sa paralysie. Dès qu’on l’attaquait, elle se défendait ainsi. Ou elle envoyait un poing. Mais elle se rappelait vite que quelques minutes plus tôt elle avait eu ses Représailles en pleine gueule et il n’avait pas l’air d’être d’humeur à lui passer ses caprices maintenant. Et puis, c’était sa façon de pardonner. Elle ne tardait pas à faire son commentaire à ce propos. « On sent qu’il y a encore un peu de rancœur dans tes excuses, c'est dur hein ? N’oublie pas qu’après c’est à moi de m’occuper de toi. »
Et puis le sujet du sexe revenait. Évidemment que ça finirait par arriver. Ofelia avait souvent été à deux doigts de franchir la frontière. Il suffirait qu’elle boit, qu’elle soit dans n’importe quel état de faiblesse pour qu’elle ne fasse plus d’effort pour se retenir. Juste, tant qu’elle le pouvait, ça n’arriverait pas. Et surtout pas s’il la prenait pour une pute, ça lui restait encore en travers de la gorge. Si ça devait arriver avec lui, il fallait que le moment soit aussi beau que possible. On dirait une gamine qui rêve de la première fois qu’elle va se faire déflorer. Bref, quoi qu’il en soit, ce soir n’était pas le bon moment pour plus qu’un peu de jeu. « T’en fais pas pour ça, pour l’instant. » Pour l’instant. C’était tout ce qu’elle lui avait répondu. Elle n’avait pas de quoi répliquer pour le contredire, parce qu’il n’y avait pas à contredire. Tout ce qu’elle pouvait dire, c’était de ne pas s’en soucier pour l’instant. Et par cette phrase presque anodine, elle lui avait laissé malgré elle un espoir.

Une fois la tâche de Lilly terminée, Ofelia reprenait une nouvelle gorgée dans sa bouteille, encore un peu de courage avant d’attaquer. Et puis elle aurait de quoi se justifier si jamais elle faisait un faux mouvement. « T’inquiète pas, moi quand je fais des excuses, je le fais bien. » Contrairement au sale moment que tu m’as fait passer. « Je serais plus rapide que toi, » faisait-elle référence au pouvoir qu’elle avait utilisé bien plus tôt dans la salle de bain. Il pouvait toujours utiliser ses représailles ensuite, mais elle essaierait d’abord de le mettre hors d’état de nuire.
Mais plutôt que de le faire couiner, elle se concentrait sur sa tâche, quelques gestes qu’il lui avait appris et qui lui étaient restés, à force de pratique. Elle ne lui demandait pas comment il s’était blessé, elle n’était pas là quand cela s’était fait apparemment, mais elle devinait qu’il avait dû légèrement s’énerver quand elle avait passé le pas de la porte. Son devoir terminé, elle lui posait un baiser sur la joue, comme elle avait vu des mamans le faire avec leur enfant. « Et voilà. Toute pardonnée. »

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MessageSujet: Re: Chérie, je suis rentré ! (o’lilly, terminé)   Jeu 28 Avr - 2:01

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La tête penché sur la main d’Ofelia sous une lumière vive, il était concentré dans ce qu’il faisait. Son regard était aussi méthodique et vif qu’un rapace. Il ne faisait pas exprès de lui faire mal, mais disons que sa vengeance était entendu. C’était ça ou rien, car il ne pouvait pas tenir de pince à épiler de sa main droite. Le temps qu’il avait passé à être peut-être trop minutieux n’était pas dans le but de lui faire payer cette soirée. Non, au contraire une façon de lui montrer que pour elle, il faisait bien les choses. Il ne voulait lui laisser aucun risque d’infection ou de rejet suintant des bouts de verres encore niché dans les plaies. Il lui avait bandé la main avec une certaine délicatesse, comme une caresse affectueuse mais avait serré assez fort pour maintenir ses muscles et ses os en place. Comme ses bras qui la supporterait quoi qu’il arrive. Malgré tout, il était toujours là. Elle n’avait qu’à se retourné devant un ascenseur. Les deux amis s’étaient échangés la bouteille de whisky durant les soins. Puis quelques pensées. O’ donna l’impression d’avoir répondu simplement pour la forme. Mais pourtant ses mots étaient parfaits.  « Pour l’instant » comme pour approuver que leur attirance était indéniable et elle les mettrait en danger. Le problème c’est qu’il s’en faisait car peut-être que le jour où il couchera avec elle, c’était lui qui la perdait et pas le contraire comme il l’avait fait sous-entendre une heure plus tôt.

Il avait fini et c’était alors à son tour. Il la pria d’être tolérante et gentille puis l’aida à s’appliquer à la tâche. Elle fit merveilleusement son travail et heureusement car même si bien fait, elle lui avait arracher un râle de douleur qui le plia en deux. Il arriva enfin à se relâcher totalement quand il ne sentait plus le mal irradiant le long de son bras jusqu’au bout de ses doigts. Allongé de travers dans le canapé, il retira ses chaussures de l’aide seul de ses pieds. L’une d’elle frappa le coin du plateau d’ustensile qui débordait de la table basse. Tout s’éparpilla sur le parquet sans pour autant que cela ne touche une seule seconde Lilly. Il se ferait sûrement mal en se réveillant et mettant le pied sur les ciseaux. Il retira sa chemise qu’il jeta par-dessus sa tête et se redressa pour se retrouver tout près d’elle. Les yeux clos, il profita secrètement de son parfum en solitaire avec ses sens. Il glissa lascivement sa main le long de sa jambe pour lui retirer ses tennis. Il les fit glisser avec lenteur et vint caresser ses chevilles délicates. Parfois un baiser lui échappait sur une épaule, puis le bras, sous son oreille. Déchaussée, il la porta avec facilité, son front contre le sien comme incapable de se séparer de cette proximité. Il l’allongea au fond du canapé large. Dans ses bras, il ferma simplement les yeux. Ils méritaient amplement du repos. D’un geste, il fit glisser le plaid du dossier du canapé sur leur deux corps entrelacé. Elle lui offrait un dos auquel il ne put s’empêcher d’y déposer de tendres et sensuels baisers.

Il la serra un peu plus fort, son visage dans ses cheveux. « Ne t’en va plus… » avait-il à peine murmurer. Il n’avait pas envie de dormir seul et malgré les événements de la soirée c’était avec elle qu’il voulait se laisser emporté dans les limbes. C’est à ses côtés qu’il voulait être vulnérable.

Je ne sais pas ce que je suis encore capable de supporter, mais pour l’instant je tiens bon. Alors ne t’en vas pas. Me refait pas ça. J’ai été si faible... Et toi quand est-ce que tu l’es devant moi ? Il était où ce temps où je te faisais rêver avec un simple baiser et quelques coups donnés pour ton honneur.
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MessageSujet: Re: Chérie, je suis rentré ! (o’lilly, terminé)   Lun 30 Mai - 10:41

Et enfin venait le temps du repos. Le grand huit émotionnel qu’avait été la fin de journée d’Ofelia était sur le point de terminer son tour, demain sûrement un autre reprendrait. Les moments d’accalmie ne duraient jamais trop longtemps. Ça lui reprendra. Sur un coup de tête, comme d’habitude. C’était toujours plus fort qu’Ofelia, il fallait toujours qu’elle cherche la merde à un moment donné, même si c’était juste pour passer le temps. Elle s’était injecté trop de doses d’adrénaline au cours de sa vie pour s’en passer aussi facilement. Sauf qu’elle avait peut-être un peu poussé les choses trop loin, ce jour-là. Jusqu’à péter des vitres et me retrouver à la rue. Elle avait même pensé à sauter depuis la fenêtre et s’écraser sur le bitume, et dans l’unique but de faire péter des câbles à Lilly, juste pour se venger de l’avoir enfermée dans son appartement.
Elle avait dû baisser les armes un moment, au moins le temps pour Lilly de s’occuper de la main pleine de bouts de verre d’Ofelia. Elle ne prenait conscience des picotements qu’à partir de ce moment-là, parce que la colère qui s’échappait petit à petit lui laissait les idées plus claires. Elle serra les dents car il fallait bien se calmer si elle ne voulait pas empirer l’état de son poing, au moins le temps que Lilly remplisse sa part du marché qu’ils venaient de conclure : prendre soin l’un de l’autre pour s’excuser et repartir sur de bonnes bases. Et puis vint le tour d’Ofelia. Elle avait bien eu l’idée furtive de torturer un peu son patient avant de véritablement le soigner, mais elle avait été prévenue. Chaque coup serait rendu. Elle avait déjà eu un avant-goût de ce que pouvait faire Lilly, encore aujourd’hui, et elle n’avait pas l’intention de subir le mal qu’elle faisait aux autres. Parce que c’était justement tout le principe : faire souffrir l’autre pour avoir le dessus. Dès que ça pouvait être aussitôt rendu, ça perdait tout son sens. Aussi elle s’appliqua à faire comme il fallait sa part à elle du marché. Un geste net et précis et la douleur, même momentanée, de Lilly lui arracha un léger sourire. Et il pouvait s’estimer heureux qu’il n’ait pas eu besoin de douiller pendant un quart d’heure.

Ofelia s’enfonça dans le canapé. En se mettant à l’aise, elle prit conscience d’à quel point elle était tendue, rien qu’en relâchant la pression sur ses épaules. Tout ça pour un mec. C’était pas qu’elle se fichait de faire ça dans l’appartement de Lilly, mais depuis le temps elle estimait bien avoir quelques droits aussi. Elle se considérait comme chez elle aussi. Même dans la plupart des colocations, les nanas ont le droit ramener leur mec ! Et c’était d’autant plus respectueux que j’ai attendu qu’il ne soit pas à l’appartement – et qu’il ne soit pas prévu qu’il y vienne. Elle râlait encore pendant un infime moment avant que Lilly ne se rapproche une nouvelle fois d’elle et qu’elle se souvienne alors qu’ils étaient censé avoir fait la paix là-dessus. Plus la peine d’y penser.
Elle était même rassurée de retrouver ce contact avec lui. Pour l’instant, trois mots qui revenaient souvent à propos de son lien avec le fils de Némésis. Elle se laissait faire sans broncher alors que ses chaussures tombaient à terre. Elle avait toute la proximité dont elle avait besoin sans fournir le moindre effort. Elle n’en fit aucun d’ailleurs pour poser un nouveau mur entre eux. Un peu plus tôt, elle avait encore la volonté de raccourcir ces moments, de ne pas encourager personne à aller plus loin que ça. Maintenant elle se contentait très bien de sa nouvelle position, blottie entre la chaleur du corps de Lilly et le confort du canapé. Elle ne fit qu’appuyer leur étreinte en plaçant son bras contre celui de Lilly.

Non, elle n’avait pas l’intention de s’en aller – elle ne l’avait jamais eue. Pour l’instant. Mais elle ne put se résoudre à lui en faire la promesse pour autant. « Pas ce soir. » C’était tout ce qu’elle pouvait lui assurer. Pas ce soir, parce qu’elle avait déjà reposé ses affaires dans l’appartement, en espérant les y laisser un petit moment encore. Pas ce soir, parce que même si le sujet avait été de nouveau évoqué, même si elle avait craint de le perdre définitivement devant cet ascenseur plus tôt, elle n’avait pas l’intention de lui céder quoique ce soit de plus que d’habitude. Pas ce soir, surtout, parce que ça pouvait arriver n’importe quand dans le futur. Demain, dans une semaine, un mois. Elle sentait que le tournant était sur le point d’arriver. À voir s’ils en sortiraient plus unis, ou si ils se casseraient tous les deux la gueule. Il n’y avait qu’une seule chose de sûre : pas ce soir.

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Chérie, je suis rentré ! (o’lilly, terminé)

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