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 Héloïse & Mercedes ► Peignons Mercy en rouge ! (loterie)

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MessageSujet: Héloïse & Mercedes ► Peignons Mercy en rouge ! (loterie)   Ven 22 Avr - 18:58

Peignons Mercy en rouge !
La situation.
Il fait sombre mais un peu de lumière se faufile par les interstices des planches mal jointes.
Dans la semi-obscurité, deux corps sont mollement appuyés contre le bois, l'un au-dessus de l'autre. Bientôt, celui qui semble être féminin frémit, bouge un peu et repousse ce type qui l'écrase. Hier, elle est allée se coucher dans son lit, comme tous les soirs. Ce matin, elle se trouve… Quelque part. Elle sursaute en réalisant pour de bon qu'elle n'est plus à la Nouvelle Rome et qu'un parfait inconnu dort toujours comme un bienheureux sur ses genoux. Elle ne le connaît pas, ne l'a même jamais vu. De ça, elle en est sûre. La demoiselle tente de se relever et note la présence de pots de peinture ouverts. Des bleus, des rouges, des jaunes… Il y a de toutes les teintes dans ce minuscule abri prêt à s'écrouler ! Elle plonge distraitement son doigt dans le pot le plus proche, l'étale sur la joue de son mystérieux compagnon. C'est absurde ! C'est absurde et elle le sait mais… elle a terriblement envie de le peindre. Pire, c'est comme… une nécessité.
En plus.
• Vous vous réveillez tous deux dans une minuscule cabane de plage, à peine plus grande qu'un placard à balais. Elle est remplie d'une multitude de pots de peinture, d'un vieux parasol défraîchi et d'une serviette de plage Mickey Mouse. Dans un coin est posé un matelas pneumatique transparent.

• Héloïse ressent le besoin impérieux de peindre son camarade de galère : c'est plus fort qu'elle.

• Mercedes, quand il se réveille, se trouve quant à lui incapable d'aligner le moindre mot dans le bon sens. Il ne peut pas prononcer certains mots, d'autres sont automatiquement dit en verlan. La galère pour se faire comprendre d'une fille désireuse de le peindre dans son intégralité.

• Cette cabane de plage se trouve… sur une minuscule île, au beau milieu des Everglades. En dehors de l'île, c'est un univers labyrinthique dangereux, bourré de reptiles ravis de vous dévorer et de poissons à peu près aussi sympathiques. Heureusement, vous avez un magnifique matelas pneumatique pour vous en sortir...
© .ipar haizea
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MessageSujet: Re: Héloïse & Mercedes ► Peignons Mercy en rouge ! (loterie)   Sam 23 Avr - 21:03

Mercedes avait mal au dos.
À moitié allongé sur une surface dure, à moitié sur quelque chose de bosselé, il sentait quelque chose lui rentrer dans le cou. Perdu, il chercha à se rappeler de ce qui avait bien pu se passer. Il y a quelques temps, il s'était déjà réveillé chez lui avec un trou de plusieurs heures en mémoire. Une disparition totale de ses souvenirs durant ce laps de temps et une effrayante impression de perdre le contrôle. Un truc humide s'écrasa sur sa joue et remua en cercles concentriques. C'était un peu froid, collant, bizarre. Son esprit se réveilla pour de bon et il se releva brusquement, clignant des yeux dans la semi-obscurité de… cet endroit. Entre deux battements de cils, ses yeux s’accommodèrent à la pénombre et il distingua quelques murs rapprochés en bois. Il pivota aussi vers la présence qu'il sentait à ses côtés. Une fille. Avec une main pleine de… Un cri de surprise franchit ses lèvres en voyant la substance rouge lui maculer les mains et aussitôt il porta une main à sa propre joue. Du sang ! Pourpre, presque noir dans l'obscurité, un peu poisseux. Mais récent. L'odeur monta après et il se détendit imperceptiblement. « Ouv tez ik ? » Un instant, il douta que ce fut lui qui eut prononcer de tels mots. « Donpar ! Ek ik ssap ! » Mais… « Donpar, donpar, ej... » Mercedes se releva, les jambes tremblantes, s'éloigna de cette sorcière à la peinture écarlate. « Sek ek ouv vema éf ! » Les syllabes sortaient dans n'importe quel ordre, rendant ses phrases incompréhensibles. Effrayé, il trébucha dans les pots de peinture, renversant du bleu, du jaune, du vert, s'en foutu plein les baskets et poussa ce qui devait servir de porte. Il déboula… au bord de l'eau et manqua de peu de tomber dedans. « … ! » Son cri ne sortit pas, ou du moins ne produisit pas le moindre son. « Em al ! » Du revers de la main, Mercedes essuya le reste de peinture sur sa joue (ne faisant que l'étaler davantage). Voilà, les mots restaient bloqués dans sa gorge. « Ej et néco ? » Cette fille… ça devait être elle qui l'avait amené dans un endroit pareil, il ne voyait que ça. Bien sûr il ne la connaissait pas et ne l'avait jamais vu mais… « Et nu mide sedé trepe ? Ess Ass in, ess ass ! » Même lui il ne savait plus ce qu'il avait voulu dire quand il s'entendait parler. Ou alors elle l'avait frappé si fort qu'elle l'avait assommé, provoqué une commotion ou il ne savait quoi et il souffrait d'une hémorragie interne ? Il allait perdre la parole ? Cette possibilité lui donna aussitôt envie de fondre en larmes. À quelques mètres de lui, une tête reptilienne jaillit de l'eau, ses yeux yeux jaunes fixés sur l'île. Entendant le très léger bruit d'éclaboussure, Mercedes se retourna… et son hurlement resta de nouveau bloqué. Il trébucha dans le sable, tomba sur les fesses. « Ef iech ! Ed dilcocro ! »

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Dernière édition par B. Mercedes Weathley le Dim 24 Avr - 17:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Héloïse & Mercedes ► Peignons Mercy en rouge ! (loterie)   Dim 24 Avr - 17:00

Héloïse était mal installée là où elle se trouvait. Son dos semblait tout tassé, et ses paupières étaient encore lourdes. Bon sang, que c'était-il passé ? Elle se souvenait s'être assoupie auprès de son fiancé hier soir et là... d'après l'odeur et les bruits extérieurs elle était bien loin de la Nouvelle -Rome. Et quelque chose était posé sur ses genoux. Quelque chose de lourd. Une forme qui... un derrière ? Elle ouvrit de grand yeux quand elle vit un homme (un parfait inconnu) assit sans soucis sur ses genoux. Au lieu de hurler elle resta figée sans bouger quelques secondes et analysa la situation. Il semblait encore assoupi. Allons bon, c'était quoi l’embrouille ? Elle avait encore trop bu et ses amis de la Nouvelle-Rome lui avait fais une blague ? Ils étaient dans un placard. Elle n'était pas attaché à sa chaise encore heureux. Et à ses côtés... des pots de peinture.

Ce fut plus fort qu'elle, elle y trempa les doigts. Pourquoi ? Elle n'en savait rien. Mais aussitôt elle étala la peinture rouge qu'elle avait sur les doigts sur le visage du jeune homme. « Ooh, parfait ! » pensa t-elle alors. Mais pourquoi ?! Pourquoi pensait-elle une telle chose ? Elle ne le connaissait même pas ! Pourtant elle continua et l'homme fini par se réveiller. Elle lui fit un immense sourire, digne du chat de cheshire et tenta de lui ajouter du vert sur les joues cette fois-ci. Sauf que l'homme n'avait pas vraiment l'air d'accord. Il se mit alors à débiter de paroles parfaitement incompréhensible et fit un bond hors de leur cachette.

- Revenez ! hurla t-elle. Revenez !

Elle sortit à sont tour du placard, entraînant avec elle ses pots, une serviette de plage ridicule qui s'était enroulé autour de sa cheville droite et faisant tomber un vieux parasol défraîchi. Elle avait de la peinture plein les cheveux et sur les avant bras. Prit d'une soudaine envie de le peindre encore et encore, elle attrapa son pot de peinture bleu et lui lança à la figure. Ouf, avec un peu de chance elle avait fait la première couche !

- Je veux pas vous faire de mal ! Je sais pas ce qui me prend, non, non – elle se battait contre ses propres mains qui entait de lui appliquer du jaune sur les mollets – attendez !

L'homme chuta et hurla encore. Encore quelque chose qu'elle ne comprenait pas. Sauf que pour cette fois elle voyait parfaitement ce qu'il voulait dire. Crocodile. Sans perdre une minute elle lança son pot de peinture sur la créature des enfers et ce dernier mécontent ouvrit grand la gueule avant de replonger sous l'eau. Il n'y avait aucun doute sur le fait qu'il allait revenir d'ici quelques minutes pour se venger. Elle parvint à se concentré trois secondes sur la situation. Inconnu. Île. Gros bordel. Et son instinct de peintre sauvage reprit le dessus. Elle tira Mercedes à quelques mètres loin du bord de l'eau (c'est qu'elle avait de la force au fond la petite Romaine) et couru chercher d'autres pots.

- A vous ! Non, attendez oh non je...

Trop tard, elle avait plongé violemment sa main dans le pot de peinture rose était s'était jetée sur l'homme. À califourchon sur le pauvre malheureux elle lui étala la peinte dans les cheveux avec une telle excitation que la scène en devenait presque... gênante.

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MessageSujet: Re: Héloïse & Mercedes ► Peignons Mercy en rouge ! (loterie)   Dim 24 Avr - 17:25

La fille le suivit à l'extérieur, ses mains pleines de peinture tendues vers lui, l'une tenant toujours un pot de peinture. « Em chéla oim ! » Franchement ? Elle lui faisait peur. Même en analysant clairement la situation, chose quasiment impossible lorsqu'on était bloqué sur une minuscule île cernée de crocodile avec pour seule compagnie une fille complètement folle bien décidée à vous… peindre, Mercedes ne comprenait pas. Il restait certain de s'être couché chez lui la veille, dans son lit, avec Asha dans la chambre voisine, et voilà qu'il se réveillait en plein cauchemar. Ou alors… C'était fait, c'était bon. Il y avait eu un truc de trop, un rêve supplémentaire, et son cerveau avait définitivement craqué. Les tranquillisants avaient parfois des effets assez bizarres et ça ne l'aurait même pas étonné que l'un d'eux l'enferme dans son propre corps, avec pour vulgaire effet secondaire de le faire délirer… en silence. Du bleu lui aspergea le visage, lui brûlant les yeux. Son cri de douleur resta silencieux, comme à peu près tous les sons qui ne contenaient pas au moins une consonne. Un jet de peinture jaune le survola pour tomber à l'eau, pile poil sur l'alligator qui replongea dans les eaux sombres qui ceinturaient l'île. « Degou mega ! Ienb sévi ! » Elle était folle, peut-être fallait-il se la mettre dans la poche ? Il s'essuya vivement le visage, répandant du bleu un peu partout, recula de quelques pas en silence. Si elle l'oubliait, il pourrait… fuir ? Ah ah, piètre idée, ils n'avaient nulle part où aller, ni l'un, ni l'autre. Elle se retourna vivement, l'attrapa par les chevilles pour le tirer plus loin. « Em chela oim ! Chela oim ! Ouv te lefo ! Menteplecon lefo ! Chela oiiiiiiim ! » Il se débattait mais dur de résister quand la fatigue était si présente… Et puis les déments avaient toujours une énergie fulgurante. « Enj rema ed ap voirpou lerpar ! Ef iech ! » Une fille couverte de peinture qui tirait un type couvert lui aussi qui s'égosillait en se tordant dans le sable… Oui, il fallait aller au milieu des Everglades pour voir une chose pareille. Et ça n'était même pas normal. Dés qu'elle le lâcha, Mercedes rampa dans le sable dans le vain espoir de se cacher derrière la petite cabane de plage. S'il parvenait à se soustraire ne serait-ce que quelques minutes de l'emprise de cette fille, il pourrait faire fonctionner ses neurones correctement et, peut-être, trouver une solution. Malheureusement, elle ne semblait pas d'accord puisque mue par cette envie étrange, elle revint avec de la peinture rose et lui sauta sur le dos, étalant du rose partout. « Em terea ! » Il batailla quelques secondes avant de réussir à la renverser au sol. Mercedes lui attrapa les poignets avec force,  lui écrasa la poitrine d'un genou. « Checou ! » L'écrasant par terre, il balaya la minuscule plage des yeux. Son regard accrocha le parasol défraîchi qui traînait dans un coin. L'agent se redressa vivement, bondit vers l'objet et écrasa la partie métallique pointue, celle que l'on plantait en temps normal dans le sable, vers la fille. « Ik te ? Ess oik tess droien ? » Il parlait à toute vitesse, ne se souciant même plus d'être compris. Même s'il avait parlé correctement, il n'était pas sûr qu'elle l'aurait compris tant les mots s'entrechoquaient les uns aux autres sous l'effet de la panique. Caché derrière son vieux parasol, Mercedes entreprit prudemment de reculer vers la cabane de plage et il jeta un bref coup d’œil. Pas grand-chose excepté la peinture et un matelas pneumatique transparent. Quelques têtes d'alligators émergèrent de l'eau, dans plusieurs endroits du marais. Au moindre mouvement de la fille, il agitait son parasol.

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MessageSujet: Re: Héloïse & Mercedes ► Peignons Mercy en rouge ! (loterie)   Dim 24 Avr - 17:46



Aargh !

Le fourbe, il avait reprit le dessus. Rapide le fourbe ! Elle tenta malgré tout de le barbouiller une dernière fois avec ses peintures mais il fila chercher le vieux parasol et le pointa vers elle d'un air menaçant.

Mais je comprends rien à ce que vous dites ! Mais revenez – elle osa un pas vers lui – je n'ai pas fini mon chef-d’œuvre : Vous ne comprenez pas, vous êtes le bijou de mon existence d'artiste !

Elle non plus ne comprenait rien à ce qu'elle disait. À croire que ces paroles étaient dictait par quelqu'un là-haut qui devait bien se moquer d'eux. Elle tourna la tête pour voir cette fois ci plusieurs tête de reptiles hors des flots. Ils semblaient les épier, bien à l'abri dans leur marais de malheur... son excitation sembla diminuer et elle baissa ses doigts multicolore et se gratta la gorge. La situation était tout ce qu'il y avait de plus grave. Elle se retrouvait en terre hostile avec un parfait inconnu et les alligators semblaient près à vouloir les croquer dès qu'ils s'approcheraient un peu trop de leur repaires gluants. Non merci. Elle porta machinalement la main à sa ceinture, comme pour y chercher son arme mais fut vite déçu. Évidement, elle ne l'avait pas sur elle. Le jeu (enfin le jeu) aurait été bien trop simple si cela avait été le cas.

Posez ce truc ! Je veux... pas vous peindre... je sais pas ce qui me prend je suis... REVENEZ ICI MA MONA LISA !

À son tour elle attrapa le premier truc qui lui passait sous la main, la serviette Mickey Mouse, et l'agita sous son nez. Pensait-elle le capturer avec ? Sans doute. L'esprit de la fille de Phébus était complètement détraqué en ce moment même.

Ik te ? Ess oik tess droien ?  Dit-elle en imitant la voix de son interlocuteur.

En temps normal jamais la demi-déesse aurait baissé sa garde. Pas pour montrer son pouvoir au grand jour. Mais là, elle était différent, comme possédé.

 Ik te ? Ess oik tess droien ?  Répéta t-elle.

Elle pencha la tête sur le côté, attendant une réaction de la part du jeune homme. Elle ne comprenait rien à ce qu'elle venait de dire, elle se contentait juste de... copier ses paroles. Elle se gratta la gorge et plissa les yeux. Puis, sans prévenir, elle se tourna vers les reptiles, continuant d'agiter sa serviette. Bon sang, il fallait qu'elle arrête ! Sauf qu'elle ne pouvait pas. Malgré toute sa bonne volonté. Il ne manquait plus qu'elle se mette à chanter ne entraînant ce pauvre garçon avec elle et ils étaient finis. Pendant ce temps, un des crocodiles sembla sortir un peu plus sa tête de l'eau. Déjà il avait posé une de ses pattes pleines d'écailles sur la terres ferme.

Non, pour le moment son but ultime, le vrai, le saint graal, la seule c'était de le peindre. Lui.
Son oeuvre.
Celle de sa vie.

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MessageSujet: Re: Héloïse & Mercedes ► Peignons Mercy en rouge ! (loterie)   Lun 9 Mai - 14:15

Bien sûr qu'elle ne comprenait rien à ce qu'il racontait ! Comment aurait-elle pu ? Lui-même ne se comprenait plus à l'instant même où les paroles jaillissaient, complètement absurdes. Quand à être le bijou de son existence d'artiste… Non, Mercedes ne le souhaitait pas. Cette femme, elle était effrayante. Jolie, mignonne même, ais complètement effrayante. « Em gezgadé ! Ej iuss mennetaicer ap el joubi ed trevo cetenxise ! Chéla oim ! Téréa nantemain ! » Même en faisant le plus grand des efforts,il n'aurait pas réussi à se comprendre. « Ej uiss ap trevo Namo Sali ! Téréa ! » La fille attrapa la serviette Mickey Mouse et se mit à l'agiter. Sous le coup de l'étonnement (pardon, de l'ébahissement ! cette folle n'allait vraiment pas bien) Mercedes baissa légèrement la pointe du parasol. Il existait certaines situations dont il ne parvenait pas à imaginer le dénouement. Clairement, celle-ci en faisait partie. Déjà, il n'avait pas la moindre idée de la manière dont il s'était retrouvé sur cette île, encore moins pourquoi il se trouvait avec cette nana complètement déjantée. Quand elle se mit à imiter son charabia incompréhensible avec brio, l'Écossais se demanda sérieusement si c'était le moment où il était censé se mettre à pleurer ou hurler sa frustration aux marais. Peut-être bien, parce que de toute façon, il n'avait pas grand-chose d'autre de constructif à faire. La fille se tourna vers les crocodiles pour poursuivre son absurde danse de saint Guy. L'une des créatures à écailles se rapprocha, posa une paille pleine d'écailles sur la terre ferme de leur minuscule ilôt. « Em sek ek ouv tefé ! Em ouv lépea el dilcocro ! Ouv té lefo ! Menteplécon jobar ! Téréa ass ! » Et lui, n'était-il pas complètement absurde avec ses paroles sans le moindre sens ? Alors Mercedes chargea. Il ne voyait pas quoi faire d'autre : il devait l'arrêter. Tandis qu'elle continuait d'agiter sa serviette de plage, l'agent du DLCEM chargea avec un cri de guerre silencieux. La pointe du parasol cueillit la demoiselle en plein dans les hanches, l'expédiant brutalement deux mètres plus loin. Ceci fait, l'Écossais changea de trajectoire pour prendre cette fois-ci le « dilcocro » comme cible. « Zaibaaaaaaaaaaaaan ! » Absurde. Totalement absurde. Improbable. Sa vie en était-elle réduite à ce point-là ? Quand tout était devenu aussi… ? Bizarre ? Déjà avec Monet, il atteignait des sommets. Mais là ? Non là il prenait carrément son envol pour aller explorer la Lune, ce n'était pas possible sinon. Le crocodile, voyant ce type foncer sur lui avec le cri de guerre le plus ridicule de la terre, choisit la prudence et fit demi-tour illico, plongeant dans les eaux sombres qui cernaient l'îlot. « Fou. » Mercedes pivota de nouveau vers la fille, hésitant à frapper à nouveau. « Détenha oim al. » Il courut vers la cabane, attrapa les premiers sauts de peinture qui passaient. « Lavoi lavoi, ej em einp ! Ass ouv av ? Tedi oim iss ass ouv av ! » Du rouge, du bleu, il se tartina de toutes les couleurs qui passaient. Traces types indiens sur les joues, un peu de rose, un peu de vert… « Out einp. Out einp ed toupar. »

Mercedes lâcha les pots dans le sable, leva les mains en reculant. « Nantemain, chéproma upl. Of onk tepar ssidi. » Mais comment ? Comment traverser d'immenses marais en compagnie de cette dingue ? Comment passer les crocodiles ? Pas à la nage… Ils avaient un parasol, un… « Ej vienre. » Il regarda dans la cabane, dérangeant les multiples pots colorés qui y avaient élu domicile. Il avisa le matelas pseumatique. « Kayo, ass av ap ouv replai aim ej nu déi. » Il jeta le matelas à côté du parasol et arracha la serviette des mains de la fille. « Av retruicons teauba. Deaura. » Les crocodiles posaient problème. Pire, ils l'angoissaient. Mais il y avait moyen, peut-être, de les tenir à distance. « Vailtra pequidé. » Comment lui faire comprendre ce qu'il racontait ? Par les mimes peut-être ? Il lui colla la serviette dans les mains, lui attrapant les poignets de justesse avant qu'elle ne se remette à faire sa bizarre danse du scalp. « Ouv, ouv léa drepren el env. Kayo ? El env ! » Mercedes mima comme il pouvait l'action de tenir une voile. Une serviette ne ferait jamais une bonne voile mais ça serait complémentaire. « Oim, ej mare ej gneloié el dilcocro. » Il mima ce qu'il ferait avec le parasol : ramer et chasser les bêtes qui s'approcheraient trop près. « Léa, ess seca ed tess lei. Oinl. » Mercedes posa délicatement le matelas pneumatique en plastique transparent sur l'eau, le cœur battant. Ils tombaient, ils étaient morts ou presque. Un crocodile mordait le plastique, pareil. Ils se battaient, idem. Ils n'avançaient pas, encore la même fin pour eux. Ils se perdaient… Encore pareil. Beaucoup d'issues avec échec, une seule avec réussite : et encore, elle demandait un taux de chance que Mercedes n'avait jamais eu dans sa vie.

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MessageSujet: Re: Héloïse & Mercedes ► Peignons Mercy en rouge ! (loterie)   Jeu 26 Mai - 12:17



Elle avait beau essayer de son contenir, de se dire que ce n'était pas réellement sa volonté, elle en avait toujours autant envie. Mais enfin, c'était quoi le soucis avec elle ? Avec eux ? Pourquoi étaient-il là ? Pourquoi avait-elle envie de le peindre ? Pourquoi lui parlait aussi étrangement ? Bam. Elle fut éjecté à coup de parasol, tomba à la renverse et poussa un cris de surprise. Et ce qui suivit fut encore plus étrange. Parce que l'homme réalisa son rêve le grand,le plus fou. (enfin, dans la situation actuelle) : il se peignit de toute les couleurs. Inutile de préciser que ses yeux étaient brillants et qu'elle était à deux doigts de pleurer devant une chose aussi belle. Mais pourquoi ? POURQUOI?! Jamais la Héloïse normale, fille de Phébus et résidente à la Nouvelle Rome aurait trouvé ça super !

Oh...

Maintenant elle sentait son pouls se calmer, sa frustration de ne pas avoir pu le peindre diminuer. Et soudain, l'envie sembla s'envoler. Elle n'en avait plus envie. C'était comme si elle était redevenue maîtresse d'elle même. S'en suivit alors une série de mime qu'Héloïse comprit tant bien que mal. Elle hocha de la tête, lui faisait comprendre qu'elle était partante. Allons, pourquoi pas ! De toute façon ils n'avait pas trente six solutions pour sortir de là. Alors elle le suivit sans plus poser de questions. Dans le pire des cas, elle savait se battre, elle mettrait tout bêtement en application les années d’entraînement du Camp Jupiter. Elle grimpa sur le matelas l'air assurée. Au fond, c'était un peu comme une de ces quêtes que le conseil refilait à leur légionnaires de temps à autre, non ? Elle devait réussir à se sortir de là, elle serait récompensé. Calmement, elle commencée alors à faire avancer leur fébrile embarcation. Elle pouvait se féliciter de ne pas être comme certaines qui avait du coton dans les bras, et d'avoir un minimum d'endurance, cela pouvait la sauver aujourd'hui. Et c'est ainsi que les deux pauvres compagnons multicolores se retrouvèrent à faire du bateau dans des marais peu chaleureux.

Je m'appelle Héloïse.

Et ce fut sans doute les premier mots censés qu'elle lâcha depuis le début de leur aventure. Elle aurait aussi aimé lui dire qu'elle n'était pas dingue, que peindre les gens n'était pas sa passion pour la vie, mais elle était aussi terriblement concentré sur l’environnement hostile dans lequel ils évoluaient. Elle n'arrivait pas à oublier cette créature des marais qui les suivait depuis un bon moment, et qui les fixaient de ses yeux jaunes à peine hors de l'eau. Une véritable prédateur. Il n'attendait qu'une chose qu'un des deux trempe son bras dans l'eau, laisser tomber sa jambe ou renverse l'embarcation. Au pire des cas, elle pouvait toujours le frapper avec sa rame ? Elle ne ferait pas long feu, c'était certains. C'était dans ses moments là qu'elle regrettait amèrement la non présence de son fiancé qui lui, contrairement à elle, avait toujours une solution à tout et ça, tout le temps.

Je crois voir de la fumée là bas... Pas vous ? annonça t-elle en désignant l'horizon.

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MessageSujet: Re: Héloïse & Mercedes ► Peignons Mercy en rouge ! (loterie)   Mer 1 Juin - 22:55

En équilibre sur ses genoux sur le matelas, Mercedes se sentait terriblement mal. À la peur et l'incompréhension de la situation apparaissait maintenant une terreur nouvelle : celle de se noyer. Grimper sur cet engin flottant dans une entreprise qu'il avait savamment imaginer, il pouvait le faire. Mais tomber à l'eau… En faisant abstraction des crocodiles, ça restait quand même un élément mortel puisque… « Ej en ess ap géna. » Maintenant que l'autre dingue avait arrêté d'essayer de faire de lui la nouvelle œuvre vivante, ils s'étaient calmés. Il restait toutefois incapable de parler correctement ce qui ne manquait pas de s'ajouter à son malaise. « Is ej beton, ej em oine. » La fille prononça ses premières paroles sensées depuis leur rencontre. « Oim ess Descemer. Descemer. DESCEMER. » Jusqu'à quel point passait-il pour un dingue à parler aussi bizarrement ? C'était clairement de l'Anglais… mais de l'Anglais déformé, sans le moindre sens. Et il s'énervait, Mercedes, à ne même pas pouvoir prononcer correctement son propre nom. Il était terrifié. Les mots, c'était tout dans sa vie : un moyen de défense, la possibilité de communiquer avec les autres, une solution d'attaque aussi… Mais là ils étaient inutiles. Même son prénom ne parvenait pas à être prononcé correctement. En désespoir de cause, il s'arrêta de ramer un instant pour se tourner vers la jeune femme qui tenait la serviette de main. Il mima les lettres les unes après les autres jusqu'à avoir écrit son prénom complet. « Rem. Ess. Sed. » Rien à faire, même les syllabes simples, prononcées comme des mots, inversaient tout. « Donpar, ej en eup ap lépar... » Autant être muet, il aurait paru moins étrange aux yeux de la jeune femme. « Ej ouv jàdé uv quequel rpa ? » Son visage lui disait vaguement quelque chose, sans qu'il sache le restituer. Il n'avait aucun souvenir lié à cette femme (hormis aujourd'hui) mais son cerveau lui soufflait qu'il avait déjà dû la croiser. « Ouv vezvi Kyor-New ? » Il n'était pas compréhensible et il choisissait précisément ce jour pour se montrer bavard, c'était bien sa veine… Mais pour sa défense, se faire comprendre pour ne serait-ce qu'une seule phrase était un véritable parcours du combattant donc forcément, il devait argumenter.

Héloïse pointa l'horizon du doigt. De la fumée ? Mercedes plissa les yeux et finit par la déceler, à contre-jour. « Ed al méfu, ouv véa sonrai. Lona revoi. » Il planta le parasol dans l'eau pour faire pivoter l'embarcation terriblement fragile vers la source de fumée. Ce n'était pas spécialement prudent de se précipiter vers la première chose vue mais quand on se retrouvait en vadrouille sur les eaux des Everglades en compagnie d'une femme possiblement dérangée, la moindre fumée devenait aussi accueillante qu'un doux foyer en hiver. Le vent les cueillit, les propulsant vers une rive marécageuse. « Tiontena, ess euxbou... » Mercedes sentit les rangers qu'il portait s'enfoncer de plusieurs dizaines de centimètres dans la terre quand ils abordèrent la rive. Quand Héloïse fut descendue du bateau de fortune, Mercedes prit le matelas sous le bras et leva les yeux vers la fumée. Moins d'une cinquantaine de mètres de leur position. « Lona-y em mencedou... » Les deux aventuriers du jour se glissèrent entre les arbres humides des Everglades pour progresser avec attention. La fumée se rapprochait au-dessus de leurs têtes puis... « Onm eudi… » C'était… une véritable maison de sorcière comme on pouvait en voir dans les contes. Des plumes et des bibelots, des marmites pendaient au bout de fines cordelettes sur une sortes de terrasse pendant que la maison en elle-même… Disons que la première chose qui vint  l'esprit de Mercedes, c'était que c'était… « Al sonmai d'Gridha. » Voilà. La maison d'Hagrid, dont il se souvenait. Asha avait voulu qu'il regarde en sa compagnie l'intégralité des Harry Potter. Eh bien voilà, la maison d'Hagrid venait de s'implanter au beau milieu des Everglades mais en version plus glauque, plus… sorcière. De la cheminée (d'où provenait la fumée aperçue) venait une délicieuse odeur de repas, avec viande cuite juste à point et bon potage bien chaud. Et puisque la nuit venait à tomber, avec avec elle une légère fraîcheur, cette demeure aux fenêtres allumées clairement chaleureuses devenait soudainement très accueillante. « Oun y lona ? » Ils y allaient ? Mercedes interrogea Héloïse du regard. Ils pouvaient peut-être obtenir un bon repas et, pourquoi pas, un moyen de revenir en terres connues… Ou bien c'était quelque chose de nettement moins sympathique qui les y attendait.

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MessageSujet: Re: Héloïse & Mercedes ► Peignons Mercy en rouge ! (loterie)   Dim 5 Juin - 21:36



Elle rigola doucement. Il espérait sans doute pouvoir se présenter dignement, mais le jeune homme avait encore quelques efforts à faire. Comme pour elle, il était visiblement victime du mauvais sort aujourd'hui. Pourquoi eux ? Très bonne question.

Désolé, je comprends pas grand chose à votre... langage ?

Quelques minutes plus tard ils avaient quitté leur embarcation de fortune. Elle se sentait soulagée de ne plus flotter sur ses eaux peu chaleureuses et pleines de dangers. Évidement la terre ferme aussi n'était pas sans surprises, mais elle se sentait déjà plus à son avantage sur un terrain où les possibilités pour se défendre étaient plus nombreuses. Quand à la région... Elle déplaisait fortement à la fille de Phébus. Elle plaignait tous les gens qui y vivaient au quotidien. C'était tout sauf agréable, l'air était moite et humide, quelque chose que la jeune femme ne supportait vraiment pas. Et puis, ses marais et ses arbres aux racines par milliers qui creusait et déformait les sols... Non, c'était tout sauf un endroit de rêve. Oh, la Nouvelle-Rome et ses sentiers bien délimités lui manquait atrocement à ce moment là. La maison devant laquelle ils arrivèrent en payait pas de mine. Et là encore, elle n'inspirait rien de bon à Héloïse. Elle ressemblait à une de ses chaumières qui figuraient dans les contes pour enfants. Le genre où vivait la méchante sorcière qui mangeait les mômes et fabriquait des potions douteuses. Pour Héloïse elle ressemblait à la version soft (plus petite donc) de la maison de l’ogre dans le petit Poucet. Et puisque la cheminée fumait, elle était donc habité. Quant aux odeurs...

Toi aussi tu sens le repas sympa ?

Le « toi » était partit tout seul, mais dans de telle situation, Héloïse avait bien du mal à garder ses manières. Il l'interrogeait du regard. Toquer ou ne pas toquer ? L'envie de rentrer là dedans n'était pas réellement présente chez la jeune femme. Mais rester là, à croupir dehors avec d'éventuelle crocodiles pour se tenir compagnie... Son choix était vite fait. Être dedans ne pourrait pas être pire qu'être dehors.

Allons y, Allonso !

Petite allusion à une série britannique pour détendre l'ambiance. Enfin, si seulement il connaissait, dans le cas contraire il se dirait juste qu'elle était une fille vraiment étrange. Héloïse s’avança donc vers la porte de la cabane et, prenant son courage à deux mains, frappa trois petits coups secs. Au début, il ne se passa rien, elle se tourna d'ailleurs vers son compagnon de route avec un regard déçu. Et soudain, la porte grinça longuement avant de s'ouvrir sur... Une minuscule bonne femme. Elle avait une masse de cheveux crépus, sombre, impressionnante. Ils étaient tressés par endroit, sauvage à d'autre, le tout donnait l'impression de se retrouver face à... Un buisson mal taillé. Le sourire qu'elle décrocha à Héloïse avait de quoi faire pâlir toutes les filles de Venus tant ses dents étaient blanches (et... éclatante?). Sa minuscule taille mise à part (elle ne devait pas dépasser le mètre quarante), elle était belle. Elle s'écarta alors sans un mot et les invita à entrer, en gardant son sourire.

Nous nous sommes heu... Nous cherchons un lit pour la nuit madame. Serait-il possible de...

Elle s'arrêta de parler tandis que la dame les pressait tous les deux à l'intérieur de la cabane. Quand la porte se referma, la boule au ventre qu'avait Héloïse avant de frapper sembla s'intensifier. Ils étaient dans un petit salon qui faisait aussi office d'entrée et de cuisine. Deux portes face à eux, sans nul doute une chambre et une salle d'eau.

Bienvenue, bienvenue, bienvenue mes chers enfants !

Enfants, enfants, c'était vite dis quand on voyait la tête de leur hôte qui elle, ne faisait pas plus de trente ans. Peut-être cachait-elle bien son jeu ? Son regard se porta sur la cheminée, où rôtissait une sorte de rôti aux formes étranges. Sur la table, le couvert pour trois personnes avaient été dressés. À combien vivaient-il là dedans ? Sur les murs l'étrange propriétaire des lieux y avait accroché des photos de multiples personnages. Des touristes sans doute, qui avait du passer par là. Elle faisait maison d'hôte en plus ? Sur toutes les photos, les couples, les amis étaient avec la femme, il semblait heureux. Peut-être se faisait-elle ses histoires pour rien... après tout.

Votre... Votre chambre mes enfants !

Elle leur désigna la porte qu'elle ouvrit alors, laissant entrevoir un lit fait, un espace terriblement propre. C'était comme si elle les attendait.

Et maintenant, passons à table !

La bonne femme les installa à sa table en souriant, tapotant l'épaule de son compagnon de temps à autre puis fila dans un coin de la pièce pour y chercher son plat. Et Héloïse cru défaillir en y voyant furtivement le plat concocté par sa chère hôtesse. Elle donna un coup de pied sous la table à son partenaire.

Ne mange pas la viande, chuchota t-elle. Ne-mange-pas-la-viande.

Ravie de son plat l'hôtesse retourna à table, sortis son rôti et commença à les servir. Il fallait qu'elle le dise à son partenaire, au plus vite. Quand ils seraient dans la chambre peut-être. Parce qu'elle était sûre et certaines d'avoir vu la tête d'un touriste portant encore son bob dans le buffet.

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MessageSujet: Re: Héloïse & Mercedes ► Peignons Mercy en rouge ! (loterie)   Jeu 9 Juin - 20:44

Le cœur battant, Mercedes regarda Héloïse frapper la porte de trois petits coups secs. S'il restait parfaitement rationnels, qu'il ne laissait pas son imagination débridée partir en courant, il y avait peu de chance que les habitants de cette maison représentent le moindre danger. Il aurait fallu une sacrée malchance pour tomber sur un groupe de psychopathes au beau milieu de nulle part, après déjà une telle folie. Malheureusement, le petit Écossais avait appris que rien n'était jamais simple sur Terre et que bien des mystères avaient choisi d'y résider. L'existence de divinités anciennes et de leurs enfants un peu partout dans le monde permettait d'en attester. Cependant, les trois coups sur la porte n'avaient vraisemblablement servi à rien. Mercedes s'apprêtait à dire – ou à tenter de dire – à sa camarade qu'ils n'avaient plus qu'à rebrousser chemin et tenter leur chance ailleurs quand la porte pivota sur ses gonds pour s'ouvrir sur une minuscule femme. Jeune femme. Magnifique. Subjuguante. Elle n'avait pas la même beauté que les New-yorkaises, pas aussi impeccable et propre que Monet. Non, c'était plutôt ce genre de beauté sauvage. Ses cheveux parfois tressés parfois libres, sombres, son visage fin et beau… Mercedes ? Il n'était en temps normal pas vraiment soumis aux charmes des femmes mais il resta pourtant sans voix, incapable de regarder ailleurs. Elle était minuscule par rapport à lui, et même en comparaison avec Héloïse, mais bon sang, elle dégageait quelque chose. « Bienvenue, bienvenue, bienvenue, mes chers enfants ! » Cette phrase aurait dû lui paraître absurde, peut-être même suffisamment bizarre pour déjà attirer chez lui un sentiment de méfiance, mais il se contenta bêtement de se dire que franchement, elle ne devait pas être beaucoup plus vieille que lui. Ou alors elle semblait bien plus jeune qu'elle ne l'était en réalité. Quelque part c'était normal : une femme pareille ne pouvait vraisemblablement pas être sujette au temps, ça aurait été trop… gâcher. « Mais vous… vous nous attendiez ? » Charmé. Mercedes était sous le charme. Pour toute réponse, la jeune femme lui passa une main dans le dos avec un sourire entendu et lui montra la table. Il s'y installa sans la moindre hésitation, adressant au passage un sourire ravi à sa camarade d'aventure du jour. Ils avaient eu tellement de chance de tomber directement ici… ! Ils auraient pu errer pendant des heures sinon, s'ils n'avaient pas croisé la maison de cette charmante jeune femme. Et elle avait même une chambre à leur confier le temps d'une nuit, c'était… un véritable coup de chance.

« Et voilà le rôtiii ! » Le plat fumant et dégageant une délicieuse odeur de viande rouge fut déposé au milieu de la table, sur un dessous-de-plat aux motifs fins et travaillés. Elle adressa un nouveau sourire à Mercedes, aussitôt suivi d'un clin d’œil. Plus cliché, impossible, et pourtant Mercedes se laissa prendre et faillit même répliquer. Quelque chose dans cette maison, dans cette pièce, ne tournait pas rond et il était incapable de s'en rendre compte. « Je m'appelle Mirabelle, mais on peut raccourcir en Mira. Et vous ? » Comment ? Ne le savait-elle pas déjà ? « Mercedes. » L'agent faillit s'étouffer avec un brocolis. Il avait parlé normalement ! Normalement ! « Et voici Héloïse. » Il était plein de feu et d'ardeur, Mercedes ! Il brûlait de plaire à Mirabelle. Car belle elle était. Il se saisit du couteau pour entailler joyeusement le rôti. « Votre cuisine est vraiment délicieuse, Mira. Et cette viande… Très tendre. Impressionnant. » Probablement le meilleur rôti qu'il ait jamais mangé jusque là. La viande était moelleuse juste comme il fallait, cuite sans trop l'être, bien saignante et parfaite. Et le goût ? Le goût ? Impossible à décrire. Il ne parvenait pas vraiment à savoir ce dont il s'agissait mais c'était simplement parfait. « C'est du bœuf ? » Bien sûr qu'il avait entendu les paroles d'Héloïse mais il les avait soigneusement snobées. À choisir entre la cuisine de Mira et les folies de l'autre dingue, c'était vite fait. « Ah mais Basile, je ne vais pas te révéler ma petite touche secrète ! Ma cuisine perdrait tous ses mystères... » Cette fois-ci il tiqua. À peine. Il était à peu près sûr de ne pas avoir décliné son identité complète et pourtant… Un sourire de Mira et il haussa les épaules pour engloutir une nouvelle bouchée. Ils avaient eu sacrément de la chance de tomber sur une femme aussi gentille et prévoyante. Mais s'il avait levé la tête, il aurait sans doute entraperçu Héloïse. Malheureusement, plongé dans une sorte de charme… « Et toi ma douce et tendre, tu ne manges pas ? Le voyage t'a peut-être secouée... » Mercedes leva les yeux sur sa camarade. « Elle avait faim tout à l'heure. »

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