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 ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And hell itself my only foe. » (Salem, Massachusetts)

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MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And hell itself my only foe. » (Salem, Massachusetts)   Jeu 2 Juin - 10:15

Mercedes parvient-il à prendre Abigail en otage ?
Oui, il lui saute dessus et s'en sert de bouclier.
Non, elle l'évite sans doute et il se retrouve beaucoup trop près des autres demi-dieux encore dans l'entrée.


22 avril 2016 - Si. Si, il était là. Et elle aussi. Mercedes n'avait vu cette fille qu'une seule fois et pourtant ça le blessait de la voir là, de la voir parmi l'ennemi, les monstres. Si Héloïse n'avait pas forcé leur rencontre un soir, dans l'objectif de caser Abigail avec quelqu'un, cette journée aurait pu s'achever tranquillement, sans problème de ce type. Mais c'était visiblement trop demander, ça. Pourquoi une jolie rencontre, imprévue mais finalement amusante, ne pouvait-elle pas rester ainsi : une jolie rencontre ? Mais non, il fallait que cette presque-amie imprévue soit là, au beau milieu d'une bataille. « T-tu… » Tu quoi ? Tu es une demi-déesse ? Au vues de la situation présente, ça paraissait être une évidence. Abigail était une sang-mêlée, le gosse d'une quelconque divinité qui participait probablement à foutre la merde dans le monde. Abigail lui ordonna de lâcher son arme. Pourquoi il obéit, Mercedes n'en savait rien mais il entendit distinctement le bruit que fit le pistolet en heurtant le sol. Il était… littéralement figé sur place, transformé en statue. L'agent regarda la jeune fille s'avancer, détailla la fureur qu'il lisait sur ses traits. Visiblement, il n'était pas le seul à… à le prendre aussi mal. Le poing d'Abigail s'écrasa douloureusement sur sa pommette… ce qui eut le bien-fait de lui remettre les idées en place en dépit de sa joue douloureuse. Il aperçut un rouquin armé d'une des propres armes du département et une autre fille juste derrière. Et c'était sans parler des autres qu'ils voyaient rappliquer, du type qui pouvait vaguement ressembler à un mannequin (un mannequin également armé avec une arme mortelle) à la fille typée espagnole. « KAPLAN ! » Il fallait qu'elle sorte de cette stupide cuisine, et sur le champ. Il n'y avait pas de fenêtre là-bas, pas d'issue possible. S'ils se retrouvaient pris dans le fond de l'entrepôt, ils avaient perdu pour de bon. « Sors de là ! Viens ! » Mercedes avait peur pour elle, vraiment. Pour lui aussi, mais ça semblait presque accessoire là tout de suite. Ils étaient deux contre plusieurs demi-dieux, certains correctement armés (loin des épées et autres armes blanches qu'il avait pu voir dans les vidéos des offensives sur les camps). Sauf Abby, avec son glaive. « Eh bah Abigail, on a oublié d'prendre quelque chose d'utile ? Juste un petit glaive histoire d'avoir l'air armée ? » C'était inutile ce qu'il disait là mais c'était aussi vrai. Plantée devant lui, elle n'était pas plus armée qu'il ne l'était donc… Il fit la seule chose à faire : il lui sauta dessus et passa un bras autour de sa gorge. « Pas bouger vous autres. » Une prise d'otage maintenant… Voilà qui allait très probablement améliorer ses rapports avec la demi-déesse. « Si vous nous laissez sortir bien tranquillement, je vous la rends. Promis. » Promis. Il était sincère cette fois-ci. Plonger pour attraper la jeune femme avait été un vrai coup de poker : soit il l'attrapait, soit elle l'évitait et il se retrouvait piéger au milieu du cercle de demi-dieux. Il aperçut un éclair blond du coin de l’œil. Monet, probablement. Il l'espérait mais ne pouvait pas vraiment vérifier, le nez dans les cheveux très clairs d'Abby. Et son pistolet qui patientait toujours par terre… Il n'aurait pas tiré sur Abigail mais les autres n'avaient pas vraiment moyen de le savoir.

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MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And hell itself my only foe. » (Salem, Massachusetts)   Jeu 2 Juin - 10:15

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MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And hell itself my only foe. » (Salem, Massachusetts)   Jeu 2 Juin - 15:45

Frederick tire une balle vers le plafond de l'entrepôt :
Oui, la surprise lui laisse quelques secondes pour se jeter sur Kaplan
Non, il est obligé de se jeter sur Mercedes


22 avril 2016 – Le problème avec les demi-dieux était très simple. Les missions ne se déroulaient jamais comme prévu. Peut-être le caractère extraordinaire de leur nature divine y jouait quelque chose, mais à force cela en devenait terriblement irritant. Cependant, pour ce sauvetage, la fine équipe n’avait même pas proprement prévu de plan, récupérer l’otage et éviter une mort soudaine semblait être l’objectif premier, pour le jeune homme, cela suffisait amplement. Frederick inclina légèrement sa tête pour distinguer l’intérieur de l’entrepôt. Par précaution, il avança d’abord son fusil encore chargé. Il le serrait tellement fort entre ses mains tremblantes qu’il pouvait, malgré l’anesthésie du combat, en ressentir une douleur aiguë sur ses phalanges. Deux agents ensanglantés ornaient le sol sale de la pièce. A cette vision de mort, le cœur du jeune s’emballa, ils se tuaient entre eux, cette organisation n’avait vraiment aucune pitié, aucune valeur, rien. Il avait la terrible impression que aucun d'entre eux ne ressortirait de cette aventure vivant.

La réaction de Abigail le surprit, elle connaissait le grand type brun armé devant eux, et pire il semblait la reconnaître aussi, Frederick prit peur en l’imaginant espionne, elle allait surement les trahir, d’un coup brusque, il vira de position et orienta la pointe de son fusil en direction de la tête frêle de la demi-déesse. Heureusement, elle riposta rapidement et par un rapide tour d’enjôlement elle écrasa son poing sur la figure de son interlocuteur. Il avait sous l’intonation de la jeune femme fait tomber son arme. Frederick en profita et rentra dans l'entrepôt, il n'avait pas de temps à perdre, connaissant les pratiques de l'organisation l'entrepôt était très certainement miné d'explosif et tout risquait d'exploser d'une seconde à l'autre. « Frappe le, tue le, je vais choper la blonde. » s’écria le rouquin. Il pensait vraiment ses mots, que l'agent crève, il ne méritait que ça, il venait bien de faire déflagrer sans la moindre hésitation une pauvre otage innocente. Depuis sa mésaventure avec la belle agent devant la porte de l’entrepôt il n’avait nullement oublié la décharge de balles acérées qui avait frôlé sa nuque. Mais alors qu’il se jetait vers la pièce voisine, Abigail se retrouva prise au piège, son sang se glaça. NON, NON, NON. Il n’avait pas fait tout ce chemin pour se refaire prendre un otage, il n’en était pas question, ce n’était même pas une question d’échec ou de réussite de la mission, c’était une question de sens, de logique et Frederick ne pouvait tolérer une nouvelle perte. Il aurait du prévoir une telle réaction, il s'en voulait d'avoir délaissé son attention à peine quelques secondes. Il se retourna vers eux interrompant ainsi sa foulée. La blonde machiavélique, il se la gardait pour plus tard, cette démone paierait, comme tous, un vrai goût de vengeance se répandait dans ses sens stimulés. Louant les dieux, l’agent avait laissé son arme, il pouvait ainsi juste égorger la pauvre sang-mêlée, laissant aux autres jeunes adultes une marge de temps non négligeable. « Si vous nous laissez sortir bien tranquillement, je vous la rends. Promis. » Frederick n’en pensait pas un mot, le type mentait, cela se voyait sur son visage sot, il n’arrivait même pas à se mentir à lui même. Frederick préférait voir la demi-déesse morte que prise en otage, sa réflexion était cruelle mais une nouvelle prisonnière entrainerait des conséquences dramatiques dans les deux camps et il se trouvait que en plus, et au plus grand cauchemar de Frederick, Abigail était romaine, il s’imaginait déjà convoqué par une délégation de romains tyranniques pour rendre des comptes, de vrais fascistes, il n’avait aucune envie de se rendre à la Nouvelle Rome.

Les autres demi-dieux s’agglutinaient toujours devant la porte de l’entrepôt, peu de solutions s’offraient au jeune roux. Son instinct le poussait à tirer sur l’agent, mais il avait trop peur de le rater, il ne connaissait presque rien au maniement des armes à feu et si par malheur sa balle déviait et touchait Abigail les romains le crucifieraient il en était certain, ces pratiques bestiales l’épouvantaient. Un plan émergea cependant de son esprit embrumé, le gout acide du sang qui dégoulinait sur son visage l’aidait à ne pas flancher. Dans une telle impasse, il devait prendre de l’avance. Il leva son arme vers l’agent. « Lâche là où je vous tue tous les deux. » Sa propre voix le fit frisonner, hélas toute humanité commençait à s'évaporer de son corps endurci par l'ambiance explosive et angoissante alentour, il ne savait même pas si il restait d'autres agents dans l'entrepôt, à n'importe quel moment un pourrait surgir et les descendre ... tous. « Je te jure que je vous tue, je te descends toi et elle. » Il tentait de rester impassible, mais son bluff était facilement identifiable. Ne laissant pas à son adversaire le temps de formuler une réponse il hurla « Crève. » et déchargea une partie de son chargeur vers le plafond de l’entrepôt, il se rua vers la pièce adjacente … Il fit rapidement demi-tour, l’agent avait prévu son action et n’avait pas bougé d’un cheveu, Fréderick pensait que grâce à l’effet de surprise, il pourrait laisser à Abigail un élan pour se libérer, mais la demi-déesse restait sévèrement sous l’emprise de son hôte. Frederick n’avait plus le choix, il se rua sur eux, n’arrivant plus à articuler un quelconque projet. Dans son éphorie il balança son arme vers la petite troupe qui formait son équipe, un autre que lui n’avait qu’à s'en servir, lui, il passait aux poings, il en avait assez. D’un coup d’épaule sec il fit basculer l’otage et l’autre vers le sol et ignorant sa propre douleur il entreprit d’asséner de puissants coups sur le visage de l’agent. Un rugissement animal s’échappait de ses lèvres entrouvertes. Il ne pensait plus. Seule la douleur de l’homme écrasé contre le sol lui apportait rédemption. Abigail était toujours coincée entre eux mais il ne s’en apercevait même plus. Le sang commençait à affluer du visage pâle de son adversaire. Son propre sang mêlé à celui de la demi-déesse précédemment explosée coulait sur les deux corps serrés contre le sien. La blonde ne se manifestait toujours pas, et les mouvements de Frederick s’accéléraient, si il continuait à cette vitesse il risquait de tuer l'agent ... Il le souhaitait. Prenant un léger recul pour un coup qu'il espérait mortel, il dégagea légèrement sa tête. C'est alors qu'il aperçu Deirdre, elle le regardait, craintive, terrorisée par le comportement de l'homme qu'elle avait devant ses yeux. Frederick hésita, sa pensée fut entièrement monopolisée vers la jeune femme, laissant à son adversaire un temps pour se libérer. Sans quitter Deirdre des yeux, il se retrouva projeter en arrière et s'écrasa violemment contre un empilement de cartons qui au lieu d'amortir sa chute éclatèrent successivement sur son torse épuisé.


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MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And hell itself my only foe. » (Salem, Massachusetts)   Jeu 2 Juin - 15:45

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MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And hell itself my only foe. » (Salem, Massachusetts)   Jeu 2 Juin - 21:50

lancer de dés
oui, Monet arrive à attraper l'arme.
non, Monet n'arrive pas à l'attraper, elle reste hors de sa portée, il va falloir trouver une autre solution.


22 avril 2016 –  Sans qu'elle n'eut le temps d'en placer une, Mercedes avait déjà filé vers une autre pièce, la plantant seule dans la cuisine. Enfin, seule avec des cadavres. Sympa comme tout comme ambiance. Elle avait déjà vu pire, au fond. L'attaque des camps avait été pire niveaux morts. La différence était que là-bas, elle n'avait pas été touché, ni blessé. Aujourd'hui la situation était différente. La douleur était partout dans ses membres endoloris et encore plus à l'endroit ou ce dingue lui avait tiré dessus. Ils étaient vraiment dangereux, hors de contrôle. Après tout, qui étaient-ils ? Juste une de bande gamin qui s'entraînait l'été dans un camp avec un vieux centaure. Et ils menaçaient de rompre le fragile équilibre qu'il y avait sur terre. C'était pour ça qu'elle se battait. Et qu'elle ne resterait pas dans cette cuisine, même mal en point.

Le temps qu'elle se remette de ces émotions, qu'elle tente d'oublier sa blessure et les autres désagréments qui avaient eut lieu, il s'en était passé, des choses. Pour commencer Mercedes était dans une posture pour le moins désagréable. Il tenait une fille blonde contre lui, la menaçant devant tous les autres demi-dieux ici présent. Un jeune homme roux le menaçait. Se montrer ou ne pas se montrer ? Son choix fut vite fait. Elle ne laisserait pas son collègue et à présent ami dans cette galère. Il en était hors de question. Ils n'avaient plus le temps. Sauf qu'avant qu'elle ai pu faire un pas en sa direction, le jeune homme roux tira, laissant alors éclater sa fureur. La balle toucha la plafond et tout s’enchaîna très vite. Monet fit irruption au moment où le roux fonça sur Mercedes et la jeune femme aux cheveux blancs. Il les plaqua tout deux au sol. Du coin de l’œil Monet vit l'arme du jeune homme rouler sur le sol vers ses collègues. Et il fut projeter en arrière. Plus une seconde à perdre, l'arme était pour elle. Elle se jeta au sol afin de l'atteindre avant un de ses rejetons à demi-dieux mortel. Elle rampait, littéralement. Pour se projeter du souffle, et parce qu'elle avait glissé, aussi. Elle tendit son bras, le souffle court, et ses doigts trouvèrent l'objet qui lui semblait si familier. L'arme était entre ses mains.

Mercedes !

C'était elle maintenant. À genoux à ses côtés, qui tentait d'évaluer les dégâts le plus rapidement possible, tout en pointant l'arme sur les demi-dieux toujours présents. Sa blessure lui faisait mal, elle ne saignait plus grâce à lui, mais la douleur était toujours vive. Elle pointa son arme sur la femme au cheveux blanc, puis vers le jeune homme roux avant de terminer sur une autre fille toujours muette et visiblement morte de peur. Il était toujours en vie. Mal en point, mais toujours en vie, elle était soulagée.

Maintenant ça suffis, nous ne toucherons plus à aucun d'entre vous. Nous disparaissons. Si vous tentez quoi que se soit, je vous flingue.

Et elle en était capable, elle y mettrai tout son cœur et toute sa volonté. Elle se redressa, serrant les dents pour ne pas avoir à grimacer devant eux. Sa main trouva l'épaule de Mercedes. Le relever, et fuir. Ils n'avaient plus que ça à faire maintenant.

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Il y a des choses qu’on fait par nécessité, par désir ou encore par devoir, et d’autres parce qu’on n’a absolument pas le choix. En général, ces dernières impliquent un risque mortel. C’est le cas ici.
MONET LAYLA KAPLAN ✽


Dernière édition par Monet L. Kaplan le Jeu 2 Juin - 21:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And hell itself my only foe. » (Salem, Massachusetts)   Jeu 2 Juin - 21:50

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MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And hell itself my only foe. » (Salem, Massachusetts)   Jeu 2 Juin - 22:44

22 avril 2016 - La mort les guettait avec assiduité. Monet et Mercedes, Mercedes et Monet… Quelle importance maintenant ? Fut un temps ils se haïssaient et maintenant ils allaient mourir ensemble, côté à côte. C'était vraiment improbable mais au fond, qu'est-ce qui ne l'était pas dans leur situation ? Ils étaient entourés de créatures semi-mortelles qui partageaient leurs racines avec des dieux anciens, oubliés pour la plupart. Ça n'aurait pas dû exister mais c'était le cas. L'amitié de Monet et Mercedes n'était rien en comparaison. L'espèce d'amitié entre Mercedes et Abigail non plus. Ils avaient partagé une bonne journée suite à un malentendu et s'étaient quittés en de bons termes. Ils se retrouvaient maintenant pour s'entre-tuer. Charmant. Une amitié contre une autre sans doute. Garder un compte rond sans bousculer l'équilibre. Le corps d'Abigail plaqué contre le sien, son bras pressant le cou mince et blanc de la blonde, Mercedes regarda un rouquin pénétrer dans l'entrepôt, un fusil à pompe entre les mains. Il le savait bien, que Monet et lui étaient fichus, il le savait… mais ça ne l'empêchait pas d'espérer. Espérer une soudaine porte de sortie, une arrivée de renforts amis, d'un nouvel événement improbable comme seule la vie savait l'inventer… Mais non, rien que des sangs-mêlés qui entraient les uns après les autres comme autant d'abominations réunies en ce seul lieu. Bon sang mais combien étaient-ils ? Peloton d'exécution au grand complet. Il serrait Abby contre lui mais ses mains tremblaient. Cette fille, il la connaissait. Peu, mais il la connaissait et l'appréciait. Qu'elle fut là… Pourquoi le rouquin ne tirait-il pas ? Toucher Abigail était un risque que personne n'ignorait mais le demi-dieu prit pourtant la parole, l'intimant de la lâcher ou il les tuait tous les deux. « Tu crois ? » Un bluff des deux partis et ils le savaient aussi bien que l'autre pourtant Mercedes sentait son cœur battre si vite dans sa poitrine, totalement affolé par la situation. Dans les livres, dans les films, les gens semblaient si sereins quand ils avaient compris qu'ils allaient mourir alors pourquoi n'était-ce pas son cas ? Pourquoi continuait-il à chercher une brèche, une mince chance de s'en sortir ? Il n'y en avait pas, c'était évident. Et il restait incapable de s'y résoudre, tenant Abigail presque comme une bouée de sauvetage. De toute façon ses paroles avaient été noyées dans la déferlante de balles en direction du faux plafond qui s'effondra à moitié sur eux. Du coin de l’œil il vit les cheveux de flamme se ruer sur le côté, le prenant tellement par surprise qu'il n'esquissa pas un mouvement pour l'en empêcher. Au contraire, il continuait de serrer le cou d'Abigail dans son bras avec force. Il n'avait pas envie de lui faire du mal, pas vraiment, mais il y était obligé non ? La logique la plus simple le voulait : elle était 'ennemie, elle avait attaqué, il se défendait… Mais une autre logique, celle des sentiments, contredisait tout cela. Difficile.

Et puis le rouquin les percuta lui et elle, les précipitant sur le sol dur de l'entrepôt. Mercedes heurta sévèrement le sol, sonné par l'impact, et n'évita même pas les premiers coups. Il lâcha un cri de douleur, essayant de contrer la pluie de poings qui fondit sur lui ensuite. Se rouler en boule comme il pouvait, y mettre les bras, les mains, fermer les yeux… Ce n'était plus qu'un pauvre type essayant de se protéger comme il le pouvait d'une véritable démence, une folie furieuse. L'autre était fou, il ne voyait pas comment c'était possible sinon. Le goût du sang lui envahit la bouche et bientôt le poing qu'Abigail lui avait donné quelques minutes plutôt lui sembla être une douce caresse. Là… Mercedes s'était déjà battu et avait été battu par le passé. Relativement souvent. Mais ça n'avait été que rarement comparable à ça car ici, le sang-mêlé frappait pour tuer. Et toujours aucune trace de cette sérénité donc les héros de récit vantaient l'existence. Que dalle. Juste l'effrayante terreur à l'idée de mourir, de mourir dans la douleur et dans la peur. Seul. « A-arrête... » Non… Hors de question qu'il supplie. Bizarrement, il sentait les cheveux d'Abigail lui chatouiller l'oreille gauche, zone de son corps écrasée contre le sol mais sans doute l'une des moins douloureuses actuellement. Il sentait aussi du sang lui couler dans la gorge, l'étranglant à moitié quand il tentait de reprendre sa respiration. Alors c'était ainsi, il allait mourir enlaçant à moitié celle qui lui laissait un goût amer de trahison. Original. Triste, et un peu terrible aussi. Ah ! C'était peut-être ça cette sérénité. Commencer à perdre pied avec la réalité, sentir les coups continuer de pleuvoir mais sur un corps qui s'engourdissait pour échapper à la douleur et à la violence. Songer à des détails futiles, mais qui gardaient leur importance dans un tel moment. Et l'autre qui lui écrasait la poitrine avec il ne savait quoi – un genou ? - et qui l'étouffait aussi sûrement qu'il le tuait… Le sang-mêlé aux cheveux roux sembla se retirer un bref instant et Mercedes profita de ce bref répit pour tousser, cracher tout ce sang qui l'étranglait. L'autre ne revint pas… alors l'instinct de survie reprit ses droits. Trouvant un soupçon d'énergie là où il pensait qu'elle avait définitivement disparu, l'agent repoussa brutalement le rouquin. Une telle vague d'énergie… C'était absurde. Pourquoi pas avant ? Parce qu'il se terrait comme un animal pris au piège ?

L'agent se dégagea de la blondinette en toussant à nouveau, ses poumons absorbant avidement tout l'air qu'ils pouvaient trouver. Qu'il puisse mourir étouffé… ça aussi c'était drôlement absurde. Et maintenant il toussait et respirait comme un noyé sauvé de justesse, ramené à la vie par on ne savait quel miracle. Le rouquin, Abigail, Monet, les autres… il n'arrivait même pas à y songer, à glisser une pensée dans leur direction. Il entendit vaguement la voix de Monet… ainsi elle était bien venue le rejoindre quand il l'avait appelée. Il ne savait même plus où il avait mal. Partout semblait être une bonne réponse mais il n'en était pas vraiment sûr.

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MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And hell itself my only foe. » (Salem, Massachusetts)   Ven 3 Juin - 11:13

Frederick frappe Monet avec sa flasque de rhum
Oui, il réussit son coup et Monet est touchée
Non, il échoue lamentablement


22 avril 2016 –La rage qui emballait ses sens semblait le quitter progressivement. Il haletait faiblement, tentait de reprendre son souffle. Les débris de carton s’empilaient sur l’ensemble de son corps, seul sa tête émergeait de cette masse brune et poussiéreuse. Il regrettait amèrement son inattention, il avait salement amoché son adversaire mais celui-ci restait bien en vie, si il avait seulement gardé son arme, une simple balle finissait le travail commencé en une pression sur la gâchette. Ses côtes lui procuraient une douleur inouïe, un moment il avait cru perdre l’usage de son dos, jamais un affrontement ne l’avait retranché si loin dans ses instincts pourtant bien ancrés même repoussés de sang et de violence. Les Dieux tuaient pourtant sans remord, ils n’étaient pas humain, la conscience ne semblait pas faire partie de leur constitution. La blonde refit surface soudainement, elle sortait de la pièce vers laquelle le jeune homme s’était précipité une fois la porte de l’entrepôt franchie. Elle semblait bien amochée aussi, Frederick ignorait si elle était celle qui avait descendu les deux agents de son camp, derrière sa beauté resplendissante elle n’avait rien d’une sainte mais plus d’une furie sanguinaire assoiffée de mort. Comment peut-on souhaiter la mort de jeunes adolescents, pas toujours innocents certes, mais condamnés à vie par leur nature divine et les conséquences qu’elle entraine. Elle ressemblait à une déesse de l’antiquité, les Dieux en ce XXIe siècle ont perdu de leur panache, mais pas à une déesse grecque, plus à une déesse romaine tournée vers le combat, Bellone ou peut-être même Vénus. Son fin et beau corps ne semblait pas la gêner dans l’exercice de l’action, elle semblait tout de même bien entrainée, cette organisation restait un réel mystère aux yeux de Fréderick.

Au milieu de toutes ses réflexions, il essayait sans succés d’oublier ce regard effrayé, presque de dégout. Une furieuse envie de se mettre à hurler le gagnait. Il méritait mieux que ça, il méritait plus qu’un regard, il se détestait. Deirdre lui rappelait chaque seconde le prix de son existence. L’agent s’était jetée sur l'arme abandonné à quelques mètres de Abigail, elle avait récupéré son fusil, les autres demi-dieux n’avaient pas réagi assez rapidement ou alors les réflexes de l’agent était vraiment trop développée. Ils étaient entrain de perdre le contrôle de la situation. Heureusement, son collègue trainait toujours au ras du sol, il ne semblait pas près de bouger. La force avec laquelle il avait percuté et repoussé Fréderick sortait de l’ordinaire au regard des poings qu’il venait d’encaisser. Cette force se rapprochait d’un dernier souffle, c’est pour cela que le jeune homme avait cru un instant l’avoir tué. Cette idée l’avait tout de même refroidi. « Mercedes ! » L’homme s’appelait donc ainsi, à quelques secondes près, il portait le coup de grâce à un homme nommé Mercédes... La blonde dirigeait son fusil vers les différents demi-dieux. « Maintenant ça suffis, nous ne toucherons plus à aucun d'entre vous. Nous disparaissons. Si vous tentez quoi que se soit, je vous flingue. » Elle était tout de même terriblement gonflée, ils venaient d’exploser l’otage devant eux et ils pensaient pouvoir s’échapper, l’air de rien, avec seulement quelques égratignures. Il n’en était pas question. En relevant sa tête endolori, il aperçu la blessure à la hanche de la femme, elle semblait particulièrement profonde, elle aurait du mal à s’enfuir, elle boitait très certainement. Vasiliy avait toujours son fusil, Frederick se demandait pourquoi il ne lui tirait pas dessus un bon coup, afin de la faire taire, pas de traitement de faveur, elle avait été prête à les descendre et ne semblait pas en exprimer des remords. Un détail attira l’attention de Fréderick, le haut de sa jambe droite le brulait, la flasque qu’il avait descendu avant le début du combat se compressait entre le sol et lui. Cette arme était la seule qu’il lui restait, sa dernière chance. Il n’avait pas le temps d’attraper l’agent, le temps qu’il se relève, elle aurait la possibilité de viser vers lui et de tirer. Silencieusement, et l’exercice était difficile à cause des morceaux de bois jonchés autour de lui, il attrapa la petite flasque en verre. Il aperçu ses propres jambes, quel idée avait-il eu de porter un short, elles étaient entièrement entaillées, ses veines se déversaient allègrement sur le sol de pierre, ses poils entièrement peints de rouge contrastaient avec la blancheur de sa peau. Il tenait la petite bouteille solidement dans sa main, il ne devait pas rater son coup, si il échouait elle semblait préparée à lui exploser la tête directement, la mort n’avait jamais été aussi proche de lui, il la sentait au fond de son âme.

Essayant de bien orienter son tir, il lança la flasque sur la tête de la jeune femme alors qu’elle surveillait la porte d’entrée et les autres demi-dieux. Peut-être par une faveur de son père Dionysos, il ne pourra jamais le savoir, la bouteille atteignit sa cible, elle explosa bruyamment répandant sur le corps de la victime une nuée de petits éclats tranchants de verre froid. Il voulut profiter de son aubaine pour se relever mais ses jambes ne suivaient qu’avec une certaine difficulté l’élan de ses pensées. Il se sentait pris au piège.


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And hell itself my only foe. » (Salem, Massachusetts)   Ven 3 Juin - 11:13

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MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And hell itself my only foe. » (Salem, Massachusetts)   Ven 10 Juin - 12:47

Ofelia fond sur Monet...
Oui. Elle réussit à la choper et lui balance sa paralysie mortelle.
Non. Elle rate son coup et se chope en plus des éclats de la flasque de Fred.


22 avril 2016 - Finalement, c’est Abigail qui ouvrit la porte, et tout ce qu’Ofelia comprit, c’était que les demi-dieux n’avaient pas tiré sur les deux bonhommes à terre. Ils étaient donc cons au point de s'entre-tuer ? Abigail fut la première à réagir, reconnaissant celui encore debout – et vivant, donc. C’est quoi ce coup foireux ? Ofelia passa son regard sur la fille de Vénus et sur l’autre comme un spectateur suivrait une balle de tennis sur un court, elle n’avait même pas remarqué que le rouquin à côté ciblait lui aussi son propre camp. Mais le premier coup, ce fut Abigail qui le porta. Après quoi le bonhomme l’attrapa et s’en servit pour menacer les autres. C’était quoi leur but ? Prendre des otages dès que l’occasion se présentait et les faire exploser au moment de les rendre ? Autant faire péter une bombe à la Colonie, ce serait plus rapide.
Ne pas bouger ? Ofelia ne savait pas le faire. Elle entrait à son tour dans l’entrepôt, cherchant l’autre blondinette des yeux. Le rouquin lui tentait de jouer au même jeu que l’autre mortel, mais ratant son coup il avait juste décidé de… foncer tête baissée, donnant des coups à tout-va sur un mortel et une fille de Vénus qui n’en avait pas demandé. Une arme partit vers le groupe de demi-dieux dont Ofelia faisait partie, et avec celle-ci un nouveau personnage fit son entrée sur scène. La blonde de tout à l’heure. Cette dernière et la fille de Thanatos étaient parties pour attraper l’arme en question, mais Ofelia fut la plus lente sur ce coup. Putain. Elle s’arrêta net dans son élan. Elle était impulsive, mais elle n’était pas encore conne. Elle n’avait pas d’arme à feu sur elle. Son adversaire oui. Tenter de faire quelque chose tout de suite ne pourrait que lui faire courir un risque inutile. Elle vit le grec projeté dans une pile de carton, l’autre rouquine presque tétanisée, et Abigail qui ne se relevait toujours pas. Putain. La fille avec l’arme ouvrit à son tour sa gueule.

Ne parles pas trop vite.

« Pisse un coup choupette, t’es un peu tendue. » Sur ces mots, elle fondit enfin sur la fille aux cheveux clairs, lui attrapa le bras qui maintenait toujours l’arme que Frederick avait donné à ses alliés avant que l’autre ne s’y jette dessus, et lui balança sa paralysie mortelle par le toucher alors même qu’une flasque explosait sur son petit corps. Synchronisation, mon gars. La victime ne bougeait plus, elle ne le pouvait pas. Sa main se porta à ses lèvres, qui se fendirent en un large sourire. « Oups. » Son collègue ne pouvait pas savoir qu’elle était encore en vie, d’apparence elle n’en avait plus l’air. La fille pouvait encore entendre et ressentir, possiblement voir si ses yeux étaient encore ouverts au moment où la fille de la mort l’avait touchée, mais elle ne pouvait plus faire aucun mouvement, son palpitant battait bien plus doucement que la normale, sa respiration était bien plus faible que la normale. Même Ofelia avec cette proximité avait du mal à voir sa poitrine se gonfler. Ofelia chopa l’arme qui aurait dû lui revenir quelques minutes plus tôt et la pointa, la main tremblante sous l’adrénaline – ou la peur, mais il était hors de question qu’elle l’admette – sur l’autre agent. « Maintenant soyons clairs… Il n’y a pas de Laissez-nous sortir pépère ou on vous bute. C’est à nous de décider de ce qu’on doit faire de petits cons dans votre genre. » Ofelia prenait bien soin de choisir ses mots de façon à ce que l’homme plus loin ne comprenne pas qu’elle s’adressait aussi à la jeune femme encore inerte. Si elle devait s’écouter là tout de suite, il n’y aurait que des mortels bien morts, dans ce putain d’entrepôt.
Elle jetait un œil au grec toujours dans les cartons, à Abby, à chacun des autres demi-dieux finalement, elle n’attendait qu’un hochement de tête pour finir son travail. Ou autre chose. Mais elle ne pouvait pas se permettre de faire de connerie avec le groupe, il ne manquerait plus qu’on le lui reproche. Elle attendait juste qu’on lui dise quoi faire, elle était en position de force, une main toujours serrées autour du bras de la mortelle pour maintenir la paralysie, l’autre qui portait toujours l’arme en direction de l’autre fauteur de trouble.

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Doubt thou the stars are fire; doubt that the sun doth move; doubt truth to be a liar; but never doubt I love. © caius


Dernière édition par Ofelia B. Schreave le Ven 10 Juin - 12:49, édité 2 fois
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