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 ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And they were ennemies. » (Scranton, Pennsylvanie)

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à rǝvǝrs.
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MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And they were ennemies. » (Scranton, Pennsylvanie)   Dim 24 Avr - 12:40

22 Avril 2016 - Une journée et pas une de plus pour sauver Fanny Lloyd, l'augure du Camp Jupiter. Il en allait de même pour June Summers, une Grecque. Quand Jackson Porter, l'oracle de la Colonie des sangs-mêlés, avait eu sa vision, il était déjà presque trop tard. Si seulement les dieux l'a lui avait envoyé plus tôt… Mais les dieux n'avaient pas l'air spécialement concernés par toute cette affaire. Quand ils étaient en difficulté, l'intégralité de leurs marmots devaient leur venir en aide. Quand c'était l'inverse… les demi-dieux pouvaient visiblement aller se brosser. Oui, TJ en gardait une certaine rancœur et cette injustice, cet abandon de leurs parents respectifs, le rendait plutôt… déçu. Oui voilà, il était déçu. Déçu par les dieux. Bref, TJ avait été rattaché au premier groupe, celui qui partait pour Scranton. Avec lui, Jules, son meilleur ami avec qui il connaissait un gros froid actuellement (sur le fond, c'était justifié mais TJ ne l'admettrait pour rien au monde), Lily-Rose, celle qui connaissait tout de lui, l'une des rares Grecques qu'il appréciait pour de bon, sans aucune méfiance pour se glisser entre eux, et un autre type, inconnu celui-là. Les Grecs… disons qu'il en avait longtemps pas pensé grand-chose mais il restait persuadé que leur manque total d'organisation, leur côté très « gamin en vacances » avait coûté toutes ces vies. Les mortels assassins étaient les premiers responsables, bien sûr, mais les Grecs n'avaient donc rien prévu au cas où ? Bref, il ne se l'avouait pas ouvertement mais il y avait de la tension entre Grecs et Romains et il avait été plutôt heureux de voir Lily-Rose dans son propre groupe. Ça faisait une Grecque appréciable en plus, et il lui accordait une confiance totale. « Bon, j'en peux plus d'attendre... » Même TJ, qui n'avait pas spécialement l'intention de se battre ou autre, se secouait les mains et se montrait incapable de rester immobile après tant d'attente. Un rendez-vous avait été fixé dans la matinée au cas où que quelques demi-dieux itinérants aient l'intention de les rejoindre mais… ça devenait un peu lourd à force. Ils attendaient au coin d'une rue, sur le trottoir. Des dizaines de maisons toutes semblables s'alignaient le long de la route. De vulgaires maisons familiales comme il y en avait des millions aux États-Unis. Jules leur proposa de se présenter, eux ainsi que leurs armes. TJ ne put s'empêcher de couler un regard agacé en direction de son (ex?) meilleur ami. C'était quoi l'objectif, le foutre dans la merde dés le début ? Lily-Rose saurait qu'il ne touchait jamais la moindre épée, le moindre glaive. Mais le quatrième luron de la bande, celui que TJ ne connaissait pas… Jules commença, Lily-Rose suivit. « Ah ah oui, on ne voudrait pas que tu nous coupes la tête par accident ! » Il n'y avait aucune méchanceté dans les paroles de TJ, il la connaissait juste par cœur cette fille et vu la tension qui régnait dans l'air… autant la taquiner un coup. L'inconnu poursuivit avec sa propre présentation. « Hum, enchanté. » La révérence du dénommé Logan le laissa perplexe mais il plaqua un sourire de circonstance (le genre que l'on affiche lorsqu'on rencontre quelqu'un comme ça, le sourire adéquate) sur son visage. « Bon moi c'est TJ, fils de Vénus. Comme ce charmant Jules souhaite que l'on parle des armes... » Ses joues ne prirent même pas la peine de rougir. « Bah j'ai juste ce glaive mais en règle générale, je ne me bats pas. » Les choses seraient claires au moins. Cette expédition, TJ ne l'a sentait pas mais alors pas du tout. Pile poil de quoi faire ressurgir ses vieux démons s'il venait à s'énerver pour x raisons. Judith n'aurait pas apprécié… et il n'aurait pas voulu l'agacer. « Et les autres ils font quoi ? On ne va pas les attendre jusqu'à l'hiver prochain... » Le temps passait à toute allure. « Vous êtes sûrs que d'autres vont venir ? Ils en ont peut-être rien à branler, non ? » Ou pas envie de se battre aussi.

Il avisa Logan qui se tournait vers Lily-Rose. Lire sur les lèvres n'était pas franchement un talent mais vu les circonstances de leur rencontre, pas très difficile d'imaginer ce qu'il pouvait bien raconter. « Quoi, ça te dérange qu'elle connaisse des Romains ? C'est ta copine ? » Trop de tension attisait son agressivité et le mettait sur les nerfs. « Je t'explique : si vous appreniez à vous organiser un peu, vous autre de la Colonie, peut-être qu'on ne serait pas ici aujourd'hui. » Il s'en voulu presque aussitôt mais se renfrogna et glissa les mains dans les poches, reportant son attention vers la lignée de maisons.

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Il y a des chansons qui nous donnent envie de danser. D’autres qui nous donnent envie de chanter à tue-tête. Mais les meilleurs chansons sont celles qui nous ramènent à l’instant précis où on les a entendus pour la première fois, et qui à nouveau vous brisent le cœur.

Hey les gars, c'est TJ please. ♥


Dernière édition par Tully « TJ » Johansen le Lun 25 Avr - 21:50, édité 1 fois
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IULIUS DIVINUS
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IULIUS DIVINUS

MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And they were ennemies. » (Scranton, Pennsylvanie)   Dim 24 Avr - 15:21

22 avril 2016
Décidément il avait l'impression d'être acteur dans une mauvaise pièce de théâtre. Entre Lily-Rose qui lui jetait des regards lourds de sous-entendu et qui ne se faisait pas prier dans ses propos, TJ qui y mettait du siens et Logan qui... qui restait fidèle à lui même, le fils de Mars ne se sentait pas aidé du tout. Ni apprécié. Mais tant pis, il n'était pas là pour passer de super vacances entre potes à Scranton (déjà il aurait choisis une bien meilleur destination). Franchement, ils auraient pu au moins se concerter et choisir eux même leur équipe. Histoire de mettre toutes les chances de leur côtés. Là, il se sentait démunis. Heureusement pour lui, il savait très bien que le fils d'Achéloos était assez doué dans son domaine et que le fils de Venus... Était le fils de Venus mais était doué quand il voulait bien s'y mettre. Il espérait juste qu'il ne leur fasse pas une de ces crises (qu'il trouvait très drôle en temps normal parce que voir TJ arrêter son entraînement fasse à des Romains ronchons pour ces ongles/ses cheveux/sa tenue c'était toujours très drôle) au milieu de leur mission. Il se retint de justesse pour balancer une remarque des plus déplaisantes au fils de Venus. Non non, il devait faire des efforts et tenter de se tenir un minimum.

« Comment pourraient-ils ne rien en avoir à faire ? Non, ça doit juste être des grecs, un peu long à la détente. Et à venir. »

La suite des remarques de TJ le firent sourire et il regarda la réaction des deux autres. Après tout, c'était chez eux que le drame s'était déroulé. Sur le fond, ils n'avaient rien à dire. Eux aussi avait eu des problèmes chez eux il y a un an. Ils en avaient souffert autant que les grecs. Ils avaient perdu de fiers combattants. Et c'était pour ça qu'aujourd'hui ils étaient réunis ici. Pour se venger du nouvel affront que ces mortels avait osé faire en se pointant à la fête de Dionysos. Il n'avait pas été présent, mais il ressentait tout de même ce besoin de vengeance. Il tenait ça de son père après tout. Et puis Fanny était une Romain ! Aujourd'hui il ne savait pas sur quoi il tomber, ce qu'ils allaient affronter tous ensemble.

« ça commence bien... » marmonna t-il.

Il espérait juste que les deux derniers du groupe ne tarde plus trop pour pouvoir s'y mettre.

« On est bien d'accord sur le fait qu'on reste groupé ? Hors de question que chacun aille fureter dans son coin. C'est pas le moment d'en perdre un, et de voler à sa rescousse. »

Et il se connaissait, il se sentirait obligé de le faire, il serait alors tiraillé entre sa mission et sauver un de ses compagnons de quête. Et il était clair qu'il ne laisserait jamais TJ se faire prendre, ni Lily-Rose ni même cet insupportable fils d'Achéloos, Logan. Et puis s'ils pouvaient tous revenir en un seul morceau...



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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And they were ennemies. » (Scranton, Pennsylvanie)   Dim 24 Avr - 16:33

22 avril 2016.

Lilly avait à peine eu le temps d’enclencher de bout de sa ceinture dans le réceptacle prévu à cet effet, que son interlocuteur, visiblement sur la défensive, fit grogner le moteur et démarra en trombe. Excusons-le d’avoir au préalable averti son interlocuteur, qu’il était adepte, au moins pour aujourd’hui, d’une conduite sportive. Les mains fixement ancrées au volant, le regard sur l’horizon, Hay semblait concentré et le silence qui l’habité, confortait d’avantage cette théorie. À plusieurs reprises, il serra la mâchoire, il était énervé et comme à chaque fois, sur sa tempe gauche, la veine se faisait saillante. D’un coup de volant assuré, il évita un deux-roues décidément lui aussi assujetti à l’impatience, puis il évita un camion qui à l’inverse avait opté pour la conduite sécurisée.


« - Aller espèce de pécores avance avec ton tas de boue ! » hurla t’il en klaxonnant un vieux modèle de Ford Escort break. Décidément, les tortues s’étaient passé le mot pour prendre la route. « -Oui tu disais ? » Toujours sur les nerfs notre pilote attendit malgré tout que son interlocuteur réitère sa question avant d’enfin y répondre, les mains ancrées au volant et le pied fixé sur l’accélérateur. « -Ce que je sais à part l’endroit ? Rien. Mon contact s’est contenté de me dire qu’un petit groupe nous attend sur place. Pour une fois, il a été bref, j’aurai préféré qu’il me ponde un roman. J’espère juste qu’on n’aura pas à chaperonner des ados pré pubères incapables de se défendre correctement. » Mais ce qu’il espérait avant tout, c’était de ne pas croiser Tamara. Loin d’être naïf, il savait que l’affrontement était inévitable. Malgré tout, il devait faire bonne figure et jouer son rôle comme les autres, la vie de deux des siens était en jeu et à ce titre, il devait laisser ses problèmes au placard.

Moins d'un heure s'écoula, par chance, la circulation était fluide sur cet axe et la conduite sportive de l’Irlandais, leur fit gagner de précieuses minutes. L’horloge du tableau de bord laissait paraître un 13h 50 qui n’était pas pour déplaire au fils de Mars « -Désolé je ne suis pas du genre bavard en route. On y est presque » En effet le panneau vert qui venait d’être passé, indiquait aux voyageurs un total de 5 km avant d’atteindre Scranton. Toujours adroit, le pilote en herbe avait cependant renoncé aux vitesses de pointe. Le portable d’Hay vibra à nouveau. Sans décoller son regard de l’asphalte, il s’en saisit et lu le message qui venait de lui être transmis. « -C’est mon contact. Les gamins sont près d’une maison, dans un petite rue. Il parle de jardins ouverts, de maisons avec de petits terrasses devant…Pfff, il nous prend pour Google map ?  Ce n’est pas avec ça qu’on… » La voiture venait d’entrer dans la ville, les pupilles d’Haytam se dilatèrent et lui permirent de projeter sa vision à plusieurs centaines de mètres. « -Je les vois » Il accéléra à nouveau et enfin la voiture se gara non loin du petit groupe. « -On y est et vivant en plus ! » lança t’il tout sourire à Lilly. Les deux demi-dieux quittèrent sans attendre le véhicule et s’approchèrent du petit groupe.« -Salut les gamins ! Désolé pour le retard ! Je suis Haytham Cassidy, itinérant romain et accessoirement fils de Mars. Je te laisse te présenter Lilly. »

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COLONEL BADASS
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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And they were ennemies. » (Scranton, Pennsylvanie)   Dim 24 Avr - 20:38

22 avril 2016
Ils étaient arrivés dans ce quartier résidentiel de Scranton. Tamara cachait fort bien son manque d’enthousiasme vis-à-vis de cette mission auprès de son coéquipier en prenant les choses en mains et essayant de faire en sorte que tout se déroule au plus vite. Une entrée des plus remarquées dans la planque des agents locaux, qui les dévisageaient, et qui, pour certains, marmonnaient des commentaires sous le regard tantôt noir, tantôt hautain de l’agent Lond qui ne tarda pas à demander s’ils pouvaient voir la prisonnière. Après tout, ils étaient là pour ça, non ? Un ordre émanant directement des grands manitous. Elle lança un regard presque complice à l’agent Law suite à sa remarque. Il était vrai que la petite brune n’avait pas envie de s’éterniser ici. Déjà, parce que l’hostilité ambiante de ces incompétents, pardon, de ces collègues de Scranton lui donnait envie de tous les insulter, et par ailleurs elle avait mieux à faire. Haytham était censé rentrer de mission aujourd’hui, et elle avait bien envie de le revoir, prendre de ses nouvelles après ces longs mois d’absence. Il lui avait manqué, et depuis cette absence sans nouvelle de presque trente ans, Tam avait tendance à s’inquiéter dès qu’elle n’avait plus signe de vie de son irlandais. Elle l’avait d’ailleurs informé par SMS qu’elle ne serait pas à New York avant au moins le soir-même, ce à quoi il avait répondu un simple « ok ». L’agent de terrain était loin de se douter qu’en réalité, le fils de Mars se rendait lui aussi dans la même ville, pour la même personne.

Fanny Lloyd, cette jeune demi-déesse qui avait été faite prisonnière suite à la dernière attaque « surprise » du DLCEM, était retenue prisonnière dans cette baraque depuis sept mois maintenant, et aucun de ces clampins de Scranton n’avait réussi à la faire parler… Une gamine, à leur merci, isolée, sans doute apeurée, franchement, comment pouvait-on être assez naze pour ne pas réussir à en tirer la moindre information ? Surtout en sept mois de captivité ! Plus elle y pensait, plus ce manque d’aptitude professionnelle l’excédait. Alors qu’elle s’apprêtait à suivre l’un des agents après avoir demandé à voir la prisonnière, lorsque celui-ci l’arrêta en lui posant une main sur l’épaule alors que son collègue affirmait à Dewei qu’ils ne pourraient voir la demi-déesse qu’un par un.

-Touche-moi encore et tu pourras te branler avec tes pieds ! lâcha Tam entre ses dents à l’attention de celui qui lui barrait la route, qui retira aussitôt sa main de son épaule.

L’agent Lond se tourna vers son coéquipier du jour, qui était aux prises avec un autre de ces idiots qui semblait  bien peu enclin à coopérer et le laisser venir. Tam soupira à son tour et afficha un sourire en coin à l’attention de l’asiatique.

-A ce que je vois, le Département a une nouvelle unité spéciale basée ici, le GIZ… Le Groupe d’Incompétents Zêlés, murmura-t-elle à Dewei avant de lui lancer un clin d’œil.

Trêve de bavardages, elle n’avait vraiment pas envie de s’éterniser dans ce bled avec ces imbéciles de Scranton qui n’avaient pas l’air de comprendre qu’ils étaient dans le même camp. Stupide compétition. Exaspérée, Tamara fit un signe de tête au gros idiot se trouvant devant elle, afin qu’il la conduise à la prisonnière.

Comme elle s’y attendait, ils gardaient la détenue au sous-sol de la maison. La descente de l’escalier ne fut pas bien longue. La porte avait été renforcée avec un métal spécial, un autre agent était affecté à la surveillance de celle-ci. Celui qui l’escortait la présenta succinctement à son collègue avant que ce dernier n’ouvre la porte. L’agent de terrain entra, et alors que son accompagnateur s’apprêtait à la suivre, elle s’arrêta net, sans pour autant le regarder.

-Laissez-moi seule avec elle, dit-elle fermement.

Sans attendre sa réponse, elle referma la lourde porte d’un coup de pied. Le bruit que cela engendra raisonna dans cette pièce sombre et sans fenêtre, prévue pour éviter toute tentative d’évasion. « ils ne sont pas si cons, quand ils veulent », pensa la jeune femme.

Fanny Lloyd se trouvait là, au centre de la pièce, ligotée à une chaise, et visiblement salement amochée. Ils n’avaient pas été tendres avec elle. Tam eut un pincement au cœur en se disant que ça aurait pu être Haytham. Le fils de Mars lui avait démontré, depuis leurs retrouvailles, que les préjugés qu’elle avait eus toutes ces années sur les demi-dieux étaient peut-être infondés. Certes beaucoup de créatures mythologiques étaient dangereuses et malveillantes, mais ce n’était pas le cas de tous les demi-dieux. Si cela se trouvait, cette gamine était inoffensive. Tamara prit une grande et silencieuse inspiration avant de faire un pas vers la prisonnière.

-Alors c’est toi, Fanny Lloyd.

Elle était là, la tête penchée en avant, les cheveux partiellement ensanglantés pendant devant elle et dissimulant son visage. Comment pouvait-on avoir le cœur de frapper une gamine ? Quel âge pouvait-elle bien avoir ? Seize ou dix-sept ans, tout au plus ? Quelle bande d’enfoirés. La belle brune balaya la pièce du regard et remarqua à sa droite une chaise en bois, similaire à celle sur laquelle était fermement attachée avec des chaines en métal spécial demi-dieux. Elle retira sa veste, laissant apparaître le holster à sa ceinture, et la posa sur le dossier de la chaise qu’elle attrapa pour la poser bruyamment devant la prisonnière, légèrement sur le côté gauche, espérant capter son attention.

-Il va falloir coopérer, ma grande.

Elle n’avait aucune envie de la maltraiter, d’autant qu’elle était peut-être une protégée d’Haytham, mais il ne fallait pas non plus attirer les soupçons de ses « camarades » du DLCEM. Tam attrapa de sa main gauche la tignasse de la jeune fille, l’obligeant à pencher la tête en arrière. La vision de ce visage couvert d’hématomes l’horrifia, sans que bien sûr elle n’en laisse rien paraître, entraînée à dissimuler ses émotions.

-Et regarde-moi quand je te parle, lança-t-elle fermement. Alors écoute, j’admire ton courage, mais sincèrement, si tu continues à jouer les carpes, tout ce qui t’attend c’est de sortir les pieds devant. C’est ça que tu veux ?

Elle lui relâcha les cheveux, la fixant toujours d’un air sévère, espérant trouver un moyen de l’épargner.




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MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And they were ennemies. » (Scranton, Pennsylvanie)   Dim 24 Avr - 20:38

Le membre 'Tamara Lond' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Intrigue 01.' :
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MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And they were ennemies. » (Scranton, Pennsylvanie)   Dim 24 Avr - 20:52

Dire j’étais rassuré était un grand mot. On vit mieux la vitesse quand on tient le volant que sur la place du mort. « Du mort » … Lilly était très préoccupé par la route qu’il ne quittait pas les vitres des yeux ni même les rétroviseurs. Ce qu’il était vraiment mal placé, ça lui aurait éviter d’avoir envie de se signer (par une vieille habitude d’éducation) lorsqu’il évita de peu la moto. Il en avait même secoué la tête en se disant qu’on allait peut-être mourir avant d’arriver… Et en plus il beuglait. Aaaah ces fils du dieux de la guerre était comme ce petit automate de singe qui claque ses cymballes dans ma tête. Haytam lui demanda de reposer la question. Lilly l’avait jaugé un moment avant de reposer son attention sur la route. « Tu sais quoi à part l’endroit ? » avait-il prit le temps de bien prononcer ses syllabes qu’il saisisse car il ne répéterait pas.
« S’ils ont envoyé des demi-dieux des camps on en aura, dit-il tout aussi enthousiaste que son camarade. Mais tu sais, y’a toujours un peu d’espoir. Moi on n’aimait pas me croiser et toi non plus je pense. Sois gentils on a été pré-pubère aussi. L’oublie pas… »

La voiture continuait de filer, puis le silence c’était rapidement installé. C’était pas plus mal. Il se focalisait sur la route comme ça. Haytam sentit le besoin de le briser sûrement, car il s’excusa lorsque la route fut dégagée. Lilly eut un sourire jaune : « Je ne suis pas bavards en général. J’écoute les gens et on me paie pour ça… Puis c’est mieux si je veux arriver vivant qu’on parle pas » avait-il ajouté plus bas sa dernière phrase se demandant combien de kilomètre ils allaient devoir brulés encore avant d’arriver. On aurait du faire deux voitures… Quoique j’aurais jamais pu le suivre. Ils eurent ensuite des nouvelles informations. Lilly était complètement d’accord avec l’avis d’dications  Ca ressemblait à une annonce immobilière…

Enfin ils s’arrêtèrent et quand le plus jeune entendit le bruit du freins à main, il s’extirpa en vitesse de la voiture avec soulagement. Il se baissa un instant pour répondre à son conducteur : « La prochaine je prends ma voiture… » puis suivit ses pas. Il vérifia alors son automatique qu’il avait emporté de chez lui. C’était une arme de défense qu’il possédait comme beaucoup d’américain. Ils rencontrèrent alors un groupe de jeunes demi-dieux. Il les jaugea et reconnus peut-être quelques têtes dans le tas. Hay se présenta et désigna le fils de Némésis qui le regarda un peu surpris. J’en avais pas envie ! Il se racla légèrement la gorge pour le « Lilly » et s’exécuta : « Lyllian-Aaron, Lyllian ou L-.A. si vous voulez pour allez plus vite. C’est tout ce qu’il y a à savoir. Le reste viendra si besoin. Ah et je n’ai pas de don vraiment offensif. Normalement je marche avec un outils. Enfin, une autre personne en général ». Fallait pas attendre à plus, il avait déjà fait un effort. Il n’était pas là pour la courtoisie. Il se observa un peu les lieux et les regarda tous.
« Est-ce que quelqu’un sait quelque chose ? Quelqu’un aurait eu un début de plan au lieu de nous attendre à rien faire ? »

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Ma vie est une éternelle vengeance envers ma condition passée, présente et future.

Pour m’envoyer un mp, merci de passer par hillel. ❤︎
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PETIT SCARABÉE.
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MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And they were ennemies. » (Scranton, Pennsylvanie)   Lun 25 Avr - 8:15

22 avril 2016 - Dewei s'était déjà retrouvé dans la peau de celui qui se voyait rafler une affaire ou un suspect par des autorités supérieurs lorsqu'il travaillait encore pour la police de New-York. En théorie, il aurait pu être capable de faire preuve d'empathie envers les agents locaux. En théorie. Toute empathie avait totalement disparu dès qu'on lui interdit l'accès à la prisonnière. Sous prétexte que les visites étaient limitées à une personne à la fois. Ah ! Il avait vraiment tout entendu ! Lui qui cherchait un prétexte pour se défouler un peu aurait été ravi d'incruster l'agent contre le mur le plus proche, histoire de décorer le papier peint avec un nouveau motif. Sauf que cela compliquerait inutilement les choses. Alors il préféra faire un pas en arrière. Bien plus diplomatique. Il haussa les épaules en rendant son sourire à sa partenaire du jour. On pouvait croire que l'Asiatique prenait plutôt bien la chose, mais sa frustration restait palpable pour ceux le connaissant suffisamment.

La remarque de Tamara sur la nouvelle unité spéciale lui arracha un rire. Rire qu'il étouffa le plus rapidement possible pour que les membres du GIZ (ce surnom était adopté à l'unanimité) ne trouve pas un autre prétexte de refus d'accès à sa partenaire. Cependant, au regard condescendant qu'il lança rapidement à un des agents locaux, il fallait être idiot pour ne pas se rendre compte que la remarque les concernait.

"Prends çà, au cas où. La dernière fois que je l'ai utilisé sur un sang-mêlé, il l'a senti pensé." Murmura-t-il en retour en lui passant discrètement un de ces coups de poings américains en métaux anti-demi-dieux.

Dewei soupçonnait que si ces imbéciles de Scranton n'avaient rien obtenu de la prisonnière après sept mois, c'est que leur méthode était trop gentillette... Ou trop protocolaire vu l'échantillon qu'il avait pu en voir.

L'agent Lond fut escorté pour être conduit à la prisonnière. Dewei n'avait plus qu'à attendre. L'agent de terrain poussa un nouveau soupir exaspéré en sortant son paquet de cigarettes. Alors qu'il en mettait une en bouche, il vit direct le regard désapprobateur d'un des agents rester planté là (pour le surveiller ?). "Qu'est-ce qu'il y a ENCORE ?" Demanda-t-il de mauvaise humeur en appuyant suffisamment sur le dernier mot pour faire comprendre qu'il ne fallait pas insister. Les cigarettes étaient la seule manière qu'il avait trouvée de se calmer, le voir en griller une n'était déjà pas bon signe, mais essayer de l'en empêcher... Disons que les agents de ce patelin devaient être des suicidaires. Impression qui se confirma puisqu'on osa lui répondre. "On ne fume pas à l'intérieur."

L'ex-flic eut un nouveau rire bref ironique. "C'est çà. Je vais aller fumer dehors. Un Asiatique grillant une cigarette à la porte du bâtiment, je suis certain que çà n'attira pas du tout l'attention." Dewei savoura l'expression de son interlocuteur qui ressemblait beaucoup à un gamin pris en faute devant une réponse idiote à son professeur, tout en étant trop orgueilleux pour l'admettre officiellement. "Vous avez bien un coin fumeur ici, non ?" Suggéra-t-il. L'Asiatique crut halluciné lorsqu'il vit son interlocuteur entrouvrir une fenêtre ne donnant pas directement sur la façade de la planque. Sérieusement ? Il était vraiment chez les péquenauds. Cependant, il n'émit aucun commentaire et se dirigea suffisamment près de la fenêtre ouverte pour que la fumée de sa cigarette soit aspirer par l'air frais. Foutu patelin. Il prit son temps pour tirer deux bouffées de sa cigarette avant de l'éteindre en l'écrasant sur l'encadrement de la fenêtre. "Voilà, ce n'était pas si terrible." Ironisa-t-il en remettant la cigarette à moitié entamé dans son paquet.

Il espérait que Tamara allait vite faire craquer les infos à la prisonnière, ne se voyant pas faire la conversation éternellement avec monsieur protocole.

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SANG-MÊLÉ GREC.
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MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And they were ennemies. » (Scranton, Pennsylvanie)   Lun 25 Avr - 19:52

22 avril 2016 ; Le murmure de Logan vint se loger au creux de son oreille. Elle pouvait presque sentir son souffle sur sa nuque et fut un instant déstabilisée par une telle proximité, mais se reprit aussitôt. La mission passait en priorité absolue, et la tension qui régnait dans l’air n’était pas un indicateur encourageant. À travers la question de son meilleur ami, Lily-Rose devina qu’il lui sous-entendait ne pas faire totalement confiance aux Romains et personne ne pouvait l’en blâmer. Ces derniers ne s’étaient jamais montrés tendres avec les Grecs, même s’ils faisaient partie de la même équipe. Après la victoire sur Gaïa, une amitié superficielle s’était dessinée entre eux pour être aussitôt balayée dès les premières offensives des mortels. Si les Romains les tenaient pour responsables de l’enlèvement de Fanny Lloyd, la fille de la magie estimait qu’il s’agissait là de l’expression de leur orgueil surdimensionné, piqué au vif par leur incapacité à assurer la sécurité de leur propre camp. La remarque de Jules en était la parfaite illustration. Elle se contenta de le faire taire d’un regard noir et réfléchissait au meilleur moyen de résumer à Logan ses relations respectives avec les deux demi-dieux qui les accompagnaient en un minimum de mots (elle ne souhaitait pas en plus des rancoeurs déjà présentes leur donner l’impression qu’ils se faisaient des messes basses), lorsque TJ la devança. Elle ne s’était pas formalisée de sa précédente remarque à propos de sa maladresse dans le maniement des épées et l’avait même plutôt prise avec le sourire. Elle connaissait par coeur le fils de Vénus et avait deviné qu’il ne cherchait qu’à détendre l’atmosphère et non pas à se moquer, d’autant plus que son propre rapport aux armes n’était pas plus glorieux. Mais là, il allait trop loin.

D’abord réduite au silence, le rouge aux joues, par ses divagations à propos des hypothétiques relations qu’elle entretenait avec son meilleur ami, elle ne tarda cependant pas à se ressaisir et à retrouver son sens de la répartie habituel. « - Peut-être que ça le dérangerait moins si les dits Romains étaient un peu plus agréables. » Elle ponctua cette phrase d’un regard entendu à l’encontre de TJ, ce n’était pas le moment de laisser son agressivité prendre le dessus et il devait comprendre que, si elle avait une confiance absolue en lui, ce n’était pas nécessairement le cas de Logan pour qui il avait été, jusqu’à il y a encore quelques heures, un parfait inconnu. Elle n’appréciait pas non plus particulièrement se faire le porte parole du fils de l’eau mais ne le connaissait que trop bien pour savoir qu’il ne résisterait pas à l’occasion de défendre son honneur. Autant intervenir avant que la situation ne dégénère totalement et que la violence des mots ne soit remplacée par celle des poings. Le fils de Vénus n’était pas un amoureux des armes et elle ne donnait pas cher de sa peau s’il venait à l’idée de son meilleur ami d’ajouter ses pouvoirs aquatiques dans l’équation. « - Vos légions ont beau être organisées, ça ne vous a pas empêché pour autant d’essuyer une défaite au Camp Jupiter. Maintenant si plutôt que de s’accuser les uns les autres et de s’entretuer avant d’avoir pu sauver qui que ce soit, on pouvait se concentrer sur le vrai ennemi… » Elle n’eut pas le besoin de terminer sa phrase, l’idée était passée : ce serait super.

Elle reporta à nouveau son attention sur les rangées de maisons identiques qui s’alignaient sous leurs yeux comme pour les narguer. Le soleil continuait sa montée dans le ciel, leur signifiant que le temps s’écoulait et avec lui ce qu’il restait de la vie de Fanny et de June s’ils ne parvenaient pas à les sauver à temps. Encore une fois, l’intervention de Jules fut la bienvenue. Parler stratégie allait peut-être lui faire oublier son impatience. « - Evidemment qu’on reste groupés, la question ne se pose même pas. Je suis pas venue tenter de ramener un prisonnier pour en abandonner un autre. » La seule pensée de perdre une des personnes de leur groupe lui était insupportable. Logan pour des raisons évidentes, TJ parce que son pouvoir de télépathie avait tissé entre eux une complicité particulière et Jules… disons que malgré les différents qu’elle pouvait avoir avec lui, elle l’appréciait quand même au fond, mais ne le lui admettrait juste jamais à voix haute.

Le cours de ses pensées fut interrompu par un bruit de moteur. Lily-Rose sentit les muscles de son corps se raidir, tous ses sens en alerte. Un véhicule s’était stoppé près d’eux et deux personnes en sortirent avant de s’avancer vers le petit groupe. Le conducteur prit la parole en premier et elle ne put retenir un grand sourire avant de se tourner vers Jules. « - Il semblerait que le retardataire soit ton grand frère, t’as d’autres remarques à formuler ? » L’euphorie de cet instant de victoire ne dura cependant pas longtemps. Elle se retourna à nouveau vers le conducteur, Haytham, le jaugeant du regard. Son entrée en matière en les traitant de gamins l’avait considérablement irritée. Au moins eux avaient-ils eu la décence d’être ponctuels. Ils attendaient depuis des heures et on leur envoyait grand-père pour les aider ? Si c’était une blague, elle n’était définitivement pas à son goût. Elle s’efforça de garder le silence pendant que le passager se présentait à son tour. Soit ce Lyllian-Aaron n’était pas très à l’aise pour prendre la parole en public soit il était carrément hautain. Elle allait avoir besoin d’un peu plus de renseignements à son sujet s’il s’attendait à ce qu’elle lui fît confiance dans une mission si risquée. Sa dernière phrase la fit sortir de ses gonds. Elle toisa les deux nouveaux arrivants avant de leur faire savoir sa pensée. « - Si je résume bien vous osez vous pointer des heures en retard avec un simple « désolé », vous nous faites perdre notre temps et vous n’avez pas la moindre information ? C’est quelle partie que vous avez pas bien saisi quand vous avez été informés que tout se jouait aujourd’hui ? » Elle se fichait pas mal d’être effrontée, l’âge n’était pas un privilège lorsque la vie de deux personnes était en jeu. Elle se retourna vers ses autres camarades, décidant d’ignorer les arrivants pour le moment. « - Maintenant que nos sauveurs sont arrivés, on se bouge. Jackson n’a pas pu nous donner de précisions supplémentaires pour repérer la maison, on sait juste qu’on n'est pas loin alors on va quadriller le périmètre à la recherche du moindre truc suspect. Gardez les yeux ouverts, quand on aura repéré l'endroit on reverra le plan. » La colère l’avait transformée. Disparue la douce Lily-Rose manquant de confiance en elle. Après tout, elle était la seule fille du groupe il lui faudrait s’imposer de temps à autre. Elle s’approcha de Logan, la seule compagnie qu’elle voulait bien supporter pour l’instant, et se mit en marche.


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MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And they were ennemies. » (Scranton, Pennsylvanie)   Lun 25 Avr - 20:17

22 avril 2016
Elle pouvait toujours parler, il avait toujours eu confiance en la grande organisation des Romains. Ils étaient plus discipliné que les grecs, c'était plus qu'un mythe, c'était une réalité. Mais sentant qu'il ne valait mieux pas attiser les tensions, il n'ouvrit plus la bouche pour critiquer le propos de la fille d'Hécate. Il espérait quand même n jour réussir à se rapprocher d'elle, ce n'étant pas en descendant son camp qu'il allait y arriver. Et puis bientôt une voiture se gara non loin d'eux et deux hommes en sortirent. Les deux derniers du groupe. Parfait, ils étaient enfin au grand complet pour leur mission de choc ! Le plus âgé était un fils de Mars. À croire que les dieux là-haut avaient entendu ses propos sur les romains et avaient décidé de lui en faire tirer une leçon. Au moins, il se sentait tout de suite plus à l'aise avec un demi-frère à ses côtés. La différence de gabarie entre les deux fils de Mars était frappante, on pouvait presque accuser Jules de tricher sur son parent divin. Haytham, on pouvait aisément le croire. Lui, il le sentit bien tout de suite. En revanche, l'autre homme... Beaucoup moins. Pour commencer, il n'aimait pas son air. Cet air qu'il avait sur le visage et cet manière qu'il avait eut de les regarder. Et puis... Lilly. Ce fut plus fort que lui, la moue qu'il avait sur le visage s’effaça tout de suite pour laisser place à un immense sourire narquois et il donna un coup de coude à TJ. Ah non, ça, il allait le mettre de côté dans sa tête et le ressortir au moment venu. Mais ce qui suivit ne lui plu pas non plus.

« A rien faire ?! »

Ce fut Lilly-Rose qui riposta la première. Dans un sens, c'était mieux pour ce Lilly. Et c'était toujours très drôle de voir des type comme lui se faire rabaisser par une jeune femme comme Lily-Rose qui, quand elle voulait, laisser son côté mignon de côté pour montrer le crocs. Il se retint de lâcher un petit rire mais il n'était pas loin. Il regrettait juste qu'elle soit terriblement sérieuse en abordant la mission : ils n'étaient pas là pour faire bronzette mais pour sauver les leurs. Ou une des leurs. Il hocha la tête et se mit en route avec la petite troupe, prenant grand soin de prendre les devants. Il avait une sainte horreur de traîner à l'arrière. Le fils de Mars avait probablement le même type de don que lui, c'était donc un plus pour les affrontements à venir. Quant à l'autre, il avait laissé plané le mystère. Encore quelque chose qu'il ne concevait pas quand on se devait de former une équipe de sauvetage. Il s'était placé à la hauteur du fils de Venus. L'ambiance avait beau être tendu, c'était plus fort que lui, il n'arrivait pas à l'ignorer complètement. Qu'il le veuille ou non, il avait besoin de lui. Et la rancœur des dernières semaines semblait s'être un peu tassée, du moins, pour le moment. L'endroit où ils se se trouvaient étaient terriblement calme. Quelques piétons qui s'étonnaient presque de voir une bande de jeunes adultes accompagnés de deux personnalité plus âgés se balader dans les rues, et c'était à peu près tout. Certes les agents n'étaient pas au courant de leur venue, c'était du moins ce que l'on leur avait assuré, mais il se doutait bien que si eux les premiers venaient à voir une groupe comme le leur traîner dans les rues, près de leur planque, ils auraient quelques soupçons.

« Je me demande bien ce qui va encore nous tomber dessus... » murmura t-il.



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MessageSujet: Re: ☞ INTRIGUE NUMÉRO DEUX - « And they were ennemies. » (Scranton, Pennsylvanie)   Lun 25 Avr - 20:44

Et voilà, la température était prise. Une demoiselle était sortie de ses gongs. Bon certes j’ai dis tout ça pour leur rappeler que je suis un Prince et qu’ils ne sont que des gueux… Mais, j’ai pu trouvé une étincelle intéressante dans la véhémence de la jeune fille. J’avais affiché un simple sourire alors qu’elle me remit clairement à ma place. Brave fille. Il y avait une autre jeune homme qui a beuglé. J’ai pas trop fait attention… J’avais levé les mains quand elle nous accusa de nos défauts de la journée en guise d’innocence. Je n’avais pas dis que j’étais « désolé ». Et le reste m’a échappé :
« Ah ouais, y’a une demoiselle en détresse c’est vrai… » fit-je une bref sourire crispé. J’avais oublié. Ca arrive ! J’étais déjà mal parti pour me faire des potes et survivre à cet affrontement. Je vous caches pas que je pensais pas que ce serait aussi… Gros. Et j’étais sans O’. En gros, une bombe à retardement défaillante. Je ne savais pas si j’allais survivre. J’étais la main, elle était l’arme. J’étais la tête et elle la main qui frappe. Elle était aussi celle qui me permettait de frapper. J’étais un peu nerveux. Mais excité aussi. J’avais envie de vengeance. Enfin, c’est ce que je dis pour m’excuser d’écouter mes impulsions. Un simple besoin de montrer à ses mortels qu’il était au-dessus d’eux en osant les affronter. Qu’ils sachent que je dors très bien la nuit malgré leur présence…

Il ne préféra rien ajouter de plus. Il s’était tu, et la plus téméraire du groupe en cet instant donna ses ordres. Le groupe de jeune s’était légèrement d’eux. Il donna alors un coup de coude à l’autre vétéran en retard du groupe. « Tu vois, y’a peut-être de l’espoir… » fit-il allusion à leur crainte de faire du baby-sitting. Puis il accéléra le pas pour devancer le groupe qui avançait. A hauteur de Lilly-Rose, il lui glissa une simple idée : « Bon commencement mais ! Si on se balade avec un groupe assez gros quand même. Du moins assez pour attirer les regards des adversaires qui doivent guetter les alentours. On risque pas de foirer le sauvetage ? On va se faire repérer. On n’a rien d’une colonie de vacance clairement… ». Attention, il ne disait pas que son idée était foireuse, mais qu’il avait juste une observation. Quel argument pouvait-elle avoir. Il était prêt à tout entendre mais pas mourir ce soir.

Il en profita pour jauger encore un peu les plus jeunes et essayer de se faire une idée d’eux. Il étudiait les visages et leur expressions « par-défaut », leur démarche, leur posture, les mimiques et tics nerveux.

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Ma vie est une éternelle vengeance envers ma condition passée, présente et future.

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