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 Père sur le tard. (Maisie, terminé)

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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Mer 27 Avr - 0:31

Père sur le tard
Rencontre entre un demi et un quatre quarts de Dieu
▬ HAYTHAM & MAISIE

« LA DESINTOX »

Auprès des jeunes tous plus ou moins fans de ces starlettes écervelées, dire que l'on est en "désintox" c'est ce qui se rapproche le plus de la "coolitude" et c'est au moins aussi excitant que de voir truc muche baiser avec machin truc. Ça me tue de voir que l'on puisse être aussi loin de la réalité. Pour le commun des mortels ( je m'exempte de cela vous comprenez pourquoi) la désintox vous renvoie directement à votre triste sort, à savoir la déchéance dans laquelle vous avez pris soin de vous enfermer. Je m'appelle Haytham Cassidy et voici un semblant de journal.

Pour l'heure, le demi-dieu n'avait écrit que ces quelques mots, mais s'en satisfaisait. Haytham n'était ici que depuis quelques heures à peine. Après un jour d'intenses réflexions, sans bouteille à portée de main, le fils de Mars convaincu par Marvin, s'était décidé à prendre le taureau par les cornes. Son envie de s'en sortir était à nouveau plus forte que son addiction à l'alcool. Alors, le lendemain d'une conversation à cœur ouvert avec son voisin et ami, la valise en main et sans prévenir personne, Haytham Cassidy rejoint une clinique spécialisée non loin de la nouvelle Rome à San Francisco. La personne qui dirigeait les lieux était elle-même un demi-dieu ce qui rendait les choses plus simples.

« PREMIER JOUR »
[...] L'accueil est presque aussi sympathique que celui d'un comité d'accueil du Club Med, sauf si l'on fait abstraction des infirmiers en blouse blanche. Même à l'hôpital de New-York, ils sont plus aimables et se sont des humains. Mais dois-je vraiment les blâmer ? Après tout, ils ne font que leur travail, à savoir garder les brebis dans le troupeau et non pour nous faire la causette et copiner avec nous [...]

"-Viens ici !" lança l'un des infirmiers visiblement en rogne. Haytham courait encore et toujours, alors que derrière lui les gardes en blouse blanche tâchaient de tenir la distance. « -Reviens ici » hurla l’un des deux hommes à l’encontre du fils de Mars qui continuait à prendre de la distance. En à peine, 24 heures d’internement, l’Irlandais voulait déjà mettre les voiles. Il ne voulait plus rester, ni passé une minute de plus dans sa chambre cellule. Ce confinement commençait déjà à peser sur son moral, alors avant de s’enfoncer un peu plus, à l’abri des regards, il vola le pass qui pendouillait à la ceinture de l’infirmier, puis une fois l’attention relâchée, il tenta de s’enfuir. Mais cette évasion sans plan ne fut couronnée d’aucun succès. Ne connaissant pas les lieux, le pauvre Haytham se retrouva très vite piégé et dû admettre « sa défaite » Le personnel, par le biais des infirmiers, ramena donc le patient dans sa chambre.


Pour un premier contact, on ne peut pas dire que les choses se sont faites en douceur.

« 10 EME JOUR »
Cher Journal,
Je pourrais dire que je m’acclimate, que tout se passe bien dans le meilleur des mondes… Mais si je décidais d’y souscrire, je ne ferais que mentir. Preuve qu’à l’écrit comme à l’oral, je reste un putain de piètre menteur. Parlons donc du quotidien, morne et sans intérêt depuis que je n’ai plus le droit au café et accessoirement à l’alcool. Si j’ai bien suivi tout ce que le toubib m’a expliqué, pour s’assurer de la réussite de la « purge additive » une longue liste de produits à bannir de notre organisme durant le séjour nous ait confiés imposé. Et comme par hasard le café fait partit de cette putain de liste. Ai-je le droit de penser que je suis maudit ? […]


« -Bonjour Haytham ! Comment allez-vous aujourd’hui ? »
Assit de force par l’un des infirmiers, le fils de Mars observa son interlocuteur lui offrant au passage un regard dès plus menaçants, le genre qui vous fait, vous pissez dessus si vous avez le courage de Marvin Knight.
« -Je vais bien, super bien même. Regardez, c’est la grande forme. » Le médecin dubitatif leva un sourcil et ne manqua pas de faire savoir à son patient qu’il avait mauvaise mine, ce à quoi le colérique Haytham répondit avec ferveur : « - Vous m’avez enlevé le café. » Le spécialiste, lui-même demi-dieu, croisa les bras sur sa poitrine et sortit les grands mots pour tenter de convaincre Le Penseur du bien-fondé de son action.


Tu parles. Il s’est contenté de me dire que la caféine était un produit propice aux addictions et que de ce fait, puisque je suis en période de sevrage, il faut que je purge mon organisme de tous ces produits source d’addiction. Il est question d’un mois avant que je puisse enfin tremper mes lèvres dans une bonne dose de café[…]

« -Buvez de la tisane, ça vous calmera »
Exaspéré et à cran, Hay quitta son siège obligeant l’infirmier à s’approcher de nouveau.
« -Je suis parfaitement calme »
« -Les prochains jours seront difficiles Monsieur Cassidy. Soyez patient et vous serez très vite récompensé. »
« - Je t’en fouttrais de la récompense trou duc » Et avant que le demi-dieu ne se jette sur le médecin ce dernier fit signe à l’infirmier qui planta une aiguille dans le cou de Haytham et le ramena sans attendre dans sa chambre où il fut balancé sans ménagement sur son lit.

Le café me manque, c’est un fait. Jamais je n’aurai pu imaginer que cette boisson puisse me faire autant de bien. Le Whisky me manque également. Je donnerai tout pour ne serait-ce qu’une goutte. Mais passé tous ces jours d'internement, ce qui me manque le plus c’est Tamara…

« 20 EME JOUR»
Cela fait exactement trois semaines que je suis ici. Sois vingt jours et dix-neuf nuits. C’est dur, bien plus que je ne l’aurai imaginé. Les contrôles d’urine, tous les jours, les petits-déjeuners sans café, les déjeunés infâmes, les dîners sans alcool. Tout est morne et rendrait dépressive une licorne. D’ailleurs, je peine à me nourrir correctement, je crois que mon estomac s’est ligué contre moi et me fait la gueule. Il a décrété, c’te conno, ne pas accepter la bouffe que je lui offre. Avant-hier, j’ai certainement vécu ma pire journée. J’avais de la fièvre, j’ai fait quelques malaises, j’avais d’importantes courbatures au niveau des bras, des jambes, plusieurs nausées, de fortes agitations, des tremblements, des hallucinations. Je me revoyais en Irak, sur le terrain en main. Tout semblait si réel. Mon corps était frappé de spasme dû au manque. Puis je revoyais ma mère, celle de Tam, le monstre qui nous avait attaqués. La douleur était atroce, j’ai même fini par croire que j’allais crever […]

« 40 EME JOUR»
LES REUNIONS DE PAROLES
QUELLE MERDE ! UNE PUTAIN DE MERDE…. Me voilà contraint à me rendre tous les jours à ces trucs à la con emplis de pécores tout aussi cons… Je m’en fous d’eux et de leurs histoires. Nous voilà donc en cercle à tous se regarder dans le blanc des yeux pendant trois heures. Huit trous du cul paumé en train de raconter leur histoire, leurs problèmes… Je déteste être là à entendre des personnes que je ne connais pas, raconté leur vie sans pudeur. Ajoutez à ça mon irritabilité quotidienne. Je ne veux voir personne, je veux juste m’enfermer dans ma chambre, rien d’autre et pourtant [ …]

« -Prenez place ! Aujourd’hui, je suis ravie de vous annoncer que nous débutons notre troisième réunion tous ensemble. Quelqu’un veut-il prendre la parole pour inaugurer cette nouvelle réunion du groupe de paroles ? Hatyham peut-être ?

« -Non, je préfère passer mon tour. Je n’ai rien à dire de toute façon. »
« -Haytham depuis que tu nous as rejoint, tu n’as jamais pris la parole. Tu devrais essayer, ça te ferait du bien. »
« -Ce qui me ferait du bien c’est un bon café ou même une cigarette. Ce qui me ferait du bien, c’est un vrai lit et non une antiquité d’après-guerre dont les ressorts vous rentrent dans le cul. Ce qui me ferait du bien, c’est de ne pas être ici, parce que ça m’emmerde. Voilà donc ce qui me ferait du bien »


C’est fou, mais passé cette intervention, je me suis senti super bien. J’étais comme plus léger, délesté d’un poids.

«50 EME JOUR»
Cher Journal,
Je vais un peu mieux, mais je n’ai de cesse de penser à mon chez-moi, mais plus encore à Tamara. Elle me manque tellement. J’aimerais prendre mon courage à deux mains et l’appeler juste pour entendre le doux son de sa voix et je fermerai les yeux pour mieux savourer l’instant. Je m’en veux de ne pas avoir su tenir ma promesse, mais plus encore, je m’en veux d’être ce que je suis, elle mérite tellement mieux […]


« 54 EME JOUR»
Le passé me rattrape d’une étrange, très étrange façon…
Être jeune, c’est être irresponsable ! Cher Journal, tu te remplis à vue d’œil sans que j’aie l’impression d’avoir tout dit. Hier, le passé m’a rattrapé et collé un uppercut au visage. Une lettre puis une photo voilà la cause de cet état de stupeur qui ne me quitte plus depuis hier. J’avais dix-neuf à peine, elle en avait dix-sept. Elle ne représentait rien, juste un flirt et ce que nous les hommes considérons comme une conquête. L’affaire d’une nuit. Même à cette époque, j’étais incapable de m’attacher à une femme, alors je voguais en parfait aventurier. Sauf que cette fois, j’ai payé le prix de mon insouciance. Elle s’appelle Maisie, elle a 25 ans et c’est ma fille. Oui, j’ai une fille, moi. Comment est-ce possible ? Je suis au moins aussi indigne que mon père. […]

Le cœur lourd, Haytham lâcha son journal et prit en main la lettre que lui avait adressé cette conquête d’une nuit, puis il sortit la photo d’une petite fille souriante. Qu’il préféra retourner aussitôt pour ne pas se sentir d’avantage coupable.

« 70 EME JOUR»
Je me lance…
Cher Journal, voilà donc plusieurs jours que je n’ai pas écrit un seul mot. J’espère être pardonné pour avoir cessé de noircir tes pages. Je pourrais dire que comme tout bon auteur qui se respecte, j’ai été frappé de pleins fouet par ce qu’on appelle « la malédiction de la page blanche » mais cette excuse tombe à l’eau, car comme tu le sais mon cher Journal, je ne suis pas auteur, je ne suis qu’un modeste penseur. J’ai vécu à 100 à l’heure ces derniers jours. Mais plus encore, je me sens bien décider à tourner une page pour en commencer une autre. Tamara me manque, tu sais pourquoi ? Non-bien sûr sur non… et bien, je vais te le dire… Elle me manque parce que je l’aime, c’est aussi simple que ça et sans l’alcool, c’est encore plus évident. Autre évidence, Maisie. J’ai écrit à sa mère, lui faisant savoir que j’acceptais de la rencontrer.


Haytham rangea son journal et reprit la lettre qu’il avait commencé à écrire la veille. Il avait longtemps cogité avant de se lancer. Opération étant délicate, il prenait bien plus de temps que prévu pour écrire. De nombreuses boulettes de papier jonchaient d’ailleurs le sol, signe qu’il n’était pas à son premier essai.Trois heures plus tard, après une énième relecture, il s’empara d’une enveloppe pour y inscrite l’adresse de l’expéditrice. Il confia ensuite la lettre à l'un des infirmiers en charge du courrier et satisfait, il retourna à son bureau reprendre la rédaction de son journal.

Cher Maisie,
Je ne sais pas par où commencer et je peux aisément comprendre que tu ne veuilles pas lire cette lettre. Je suis désolé, je n'ai rien trouvé de mieux à dire. C'est une situation peu commune et étrange pour quelqu'un comme moi. Malgré tout et parce que je suis, je pense, devenu une personne responsable, j'aimerais te rencontrer.
Tu trouveras sur l'enveloppe l'adresse où m'écrire si tu en as envie.

Au plaisir de te rencontrer
Haytham Cassidy
Ton père




© Gasmask

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Dernière édition par Haytham Cassidy le Jeu 28 Avr - 20:15, édité 1 fois
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LITTLE ASSKICKER
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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Mer 27 Avr - 12:42

Père sur le tard
Rencontre entre un demi et un quatre quarts de Dieu
▬ HAYTHAM & MAISIE

« Maman, qui est mon père ? Où est-il ? Pourquoi je ne connais pas son nom ? » Voilà les questions que la petite Maisie 10 ans, ne cessait de poser à sa mère. Mais pour elle, il était difficile de lui dire la vérité. Elle ne voulait pas passer pour une mauvaise personne aux yeux de sa fille. Alors, elle faisait tout pour changer de sujet. La plupart du temps, elle faisait comme si elle n’avait pas entendu la question. Elle lui disait aussi qu’elle avait des copies à corriger et que ce n’était pas le moment de venir l’ennuyer. Ou, elle faisait croire que son portable sonnait et elle s’isolait pour prendre le soit disant appel. Mais au fond d’elle, elle savait qu’elle ne pourrait pas échapper longtemps à cette question et que tôt ou tard, elle allait devoir affronter sa fille.

Mise à part la présence d’un père, Maisie n’avait jamais manqué de rien. Pourtant, sa mère n’était pas spécialement riche non plus. Elle faisait partie de ses personnes qui gagnaient des revenus modestes. Mais cette dernière avait toujours fait passer sa fille avant elle. Elle lui faisait assez souvent des cadeaux mais elle devait faire attention de ne pas la rendre pourrie gâtée. Elle pouvait être fière du fait qu’elle n’avait jamais demandé de l’aide financière aux grands-parents de Maisie. Elle voulait assumer sa fille toute seul. Elle avait toujours voulu avoir une vie de famille mais elle aurait bien voulu faire les choses dans l’ordre. Rencontrer un beau garçon, se fréquenter un certain temps, se marier, puis avoir un ou plusieurs enfants.

Mais à première vue, le destin n’avait pas été d’accord avec cette logique. La mère de Maisie adorait sortir comme tous les ados de son âge. Et c’est en général dans cette période, que ces derniers font le plus de conneries qu’ils le peuvent. Car coucher avec un garçon que l’on ne connait pas, ce n’est pas ce qu’il y a de plus intelligent à faire… Surtout quand on se rend compte que l’on est enceinte par la suite.

Son test de grossesse en main, la futur maman était assise sur le siège des toilettes et se rongeait les ongles. « Merde, merde, merde, merde…. » C’était le seul mot qui lui venait à l’esprit. Elle n’avait que 17 ans et elle venait de gâcher sa vie. C’est vrai que c’est triste de parler comme ça, mais il faut voir les choses comme elles sont. La jeune femme vit encore chez ses parents et elle est encore aux études. Elle aimerait devenir professeur. Mais avoir un bébé, donne un tout autre rythme à une vie. Fini les sorties entre copines et le peut-être pire, fini les études ! Comment allait-elle annoncer ça à ses parents ? Elle savait qu’ils ne la laisseraient pas avorter. Ils étaient bien trop bons croyants pour ça. Il est clair qu’ils n’allaient pas sauter au plafond à l’idée de la nouvelle. On donna des coups à la porte des toilettes ce qui fit sursauter la jeune femme.

Il s’agissait de sa mère qui s’inquiétait de la voir enfermée dans la pièce aussi longtemps. Sa fille était toute pâle et il y avait de quoi…  « Est-ce que tout va bien ma chérie ? » La jeune femme éclata en larmes dans les bras de sa mère qui ne comprenait pas du tout ce qu’il se passait. Elle prit sa fille par la main et l’emmena dans sa chambre. Elle l’a fit asseoir sur le lit et garda ses mains dans les siennes.  « Mais que se passe-t-il ? » La jeune femme voyait que sa mère était inquiète. Se mordant la lèvre elle lâcha. « Maman, je suis enceinte… » La mère faillit s’évanouir. Heureusement pour elle, elle était assise. Il est clair qu’elle ne sauta pas au plafond à cette nouvelle. Et elle allait devoir en parler à son mari. Ce que la jeune femme redoutait d’avantage.

La tête enfoncée dans le coussin de son lit, la jeune femme se bouchait les oreilles. Elle entendait les éclats de voix de ses parents et quelques  bribes de conversation. Honte, réputation, inconscience et fille indigne, était les mots qui revenaient le plus souvent à ses oreilles. Puis, au bout d’un certain temps, les cris cessèrent. Le calme était revenu dans la maison. Mais elle n’osait pas sortir de sa chambre pour autant. On finit par frapper à la porte et on l’ouvrit. Sa mère fit son apparition et entra dans la chambre. La futur maman s’assit sur le lit et regarda sa mère remplit d’interrogations. Sa mère s’assit en face d’elle et lui prit les mains. « Ma chérie, il est absolument hors de question que tu avortes. Nous allons donc garder ton bébé. Mais ça ne va pas être facile, car tu vas devoir assumer le regard des autres quand tu iras à l’école. Ça va être une épreuve difficile. Ton père a vraiment dû mal à digérer. Mais maintenant c’est fait, et on ne peut revenir en arrière. »

Elle acquiesça à tout ce que disait sa mère. Mais retourner à l’école allait être bien plus difficile que prévu. Pour le moment, sa grossesse ne se voyait pas, mais quand ça allait être le cas, ce serait une autre histoire. Allait-elle réussir à le supporter ? Car les gens de son âge peuvent être d’une incroyable cruauté sans se rendre compte des conséquences que ça pouvait engendrer.

Sa mère sortit de la chambre et la laissa. La jeune femme avait entendu une histoire horrible à propos d’une ado de son âge qui était, elle aussi, tombée enceinte. Mais pour elle, l’histoire n’avait pas du tout bien terminé… Elle en avait tellement eu marre d’être la risée de ses camarades, qu’une fois le bébé né, elle avait mis fin à ses jours. Cette idée l’effrayait. Allait-elle tenir le coup fasse à tout ça ? Elle espérait qu’elle aurait un peu de soutient de ses camarades et non l’inverse. Mais ça, ce serait dans un monde vraiment rose.

Les mois passèrent et le corps de la jeune femme se mit à changer. Elle avait des nausées matinales à n’en plus finir. A tel point qu’elle ne pouvait plus aller en cours et devait faire ses devoirs chez elle. Heureusement, elle avait ses trois meilleures amies qui étaient là pour elle.


Le temps passa plus vite que ce qu’elle pensait et sa grossesse arriva à terme. Elle sentait le bébé bouger et d’une certaine manière, elle avait hâte que ce dernier ou cette dernière, montre le bout de son nez. Et puis, une nuit, vers deux heures du matin, Maisie décida qu’il était temps pour elle de dire bonjour au monde. Sa mère perdit les eaux dans son lit et poussa un cri qui réveilla toute la maison. Ses parents s’habillèrent en vitesse et se dépêchèrent de l’emmener à l’hôpital. Le père resta en salle d’attente et sa mère accompagna sa fille jusqu’au bout. L’accouchement se passa très bien et elle donna naissance à une petite fille qu’elle décida d’appeler Maisie. Lorsqu’elle la prit dans ses bras, plus rien d’autre ne comptait autour d’elle. Elle était maman et elle comptait bien tout faire pour réussir sa vie ainsi que l’éducation de sa fille. Elle aurait voulu prévenir le garçon avec qui tout ça s’était produit. Mais elle n’avait aucune adresse et ne savait pas par où débuter ses recherches.

Mais elle savait très bien que même si elle lui disait, il s’en ficherait probablement. Il n’était pas réputé pour avoir des relations sérieuses mais plutôt des coups d’un soir. Même si elle jugeait qu’elle pouvait élever sa fille toute seul, elle trouvait quand même normal de le mettre au courant. Mais comment faire pour le trouver ? Il fallait qu’elle fasse fonctionner sa mémoire. Ce jour-là, elle avait reçu une invitation pour une soirée. Ça se passait chez un mec de son cour qu’elle ne connaissait pas spécialement. Mais il avait une grande maison et ses parents étaient vraiment très riches. Comme ils étaient en déplacement, il avait la maison pour lui tout seul.

Il avait invité toute l’école à y participer. Il considérait que plus l’on est de fous plus on s’éclate. D’après l’invitation ça allait être une soirée de folie où tout serait permis. Ce qui voulait donc dire qu’il n’y aurait pas d’adulte, de l’alcool à volonté et peut-être même de la drogue. Il est clair qu’elle ne touchait pas à ce genre de truc. On lui avait pourtant demandé si elle voulait essayer, mais elle avait toujours décliné l’invitation. Elle ne voulait pas mourir jeune et encore moins provoquer des soucis de santé qui pourraient être grave par la suite. Pour elle, il n’y a pas besoin de la drogue ou de l’alcool pour passer une bonne soirée. Mais malheureusement, peu de gens de son âge arrivaient à le comprendre. Elle s’était donc rendue à cette soirée prétextant un anniversaire auprès de ses parents. Sans quoi ils ne l’auraient probablement pas laissé sortir. Ce qui n’aurait pas été un mal quand on sait ce qu’il va se passer par la suite.


La plupart des ados font ce que l’on appelle une crise d’adolescence. Ils le font chacun à leur manière. La future maman de Maisie avait le syndrome des achats compulsif.  Elle avait un nombre de chaussures et de vêtements relativement impressionnant. Des fois, elle avait tendance à s’habiller trop court ou trop décolleté ce qui énervait ses parents au plus haut point. Mais même si la jeune femme devait feinter, elle arrivait toujours à obtenir ce qu’elle voulait. La plupart du temps, elle s’habillait comme voulait ses parents. Mais une fois dehors, elle changeait de tenue.

Ce soir-là, ses parents étaient partis faire des courses. Elle s’était donc habillée et maquillée comme elle le désirait. Mais elle avait quand même prévu un autre sac de vêtements afin de rentrer chez elle tranquillement sans que ses parents lui fassent encore la morale. Elle entendit un coup de klaxon et passa sa tête par la fenêtre de sa chambre. Ses copines l’attendaient en bas de chez elle. Elle dévala les escaliers et monta dans la voiture qui démarra aussitôt avec la musique à fond. Elles arrivèrent au lieu de la fête qui grouillait déjà de pleins de personnes. Les filles étaient toutes excitées de savoir qu’elles pouvaient faire ce qu’elles désiraient sans la moindre limite. Durant la soirée, elle partit se chercher quelque chose à boire et un jeune homme lui rentra dedans. Sur le coup, elle eut envie de lui dire sa façon de penser. Mais quand elle le vit, son menton faillit tomber par terre. Il était super beau et elle se demandait d’où il sortait. Elle ne se souvenait pas l’avoir vu avant. Car si ça avait été le cas, il est clair qu’elle s’en serait souvenue.

Il s’appelait Haytham et c’est tout ce qu’elle avait besoin de savoir. Elle ressentait une incroyable attirance pour cet homme. Ils discutèrent une bonne partie de la soirée tout en buvant. Ils n’étaient pas bourré mais juste un peu joyeux. Il lui avoua qu’il était un demi-Dieu et elle ria à gorge déployée. Pour elle, s’était l’effet de l’alcool. Ou un truc qu’il utilisait pour draguer les filles et les mettre dans son lit. Mais elle s’en fichait car elle avait envie de coucher avec lui. Ce n’était pas comme ça qu’elle voyait sa première fois, mais elle en avait envie et lui aussi. Elle passa une nuit merveilleuse et elle s’endormit. Bien évidemment, quand elle ouvrit les yeux, il n’était plus là. Elle regarda la montre et sauta en l’air. Il était quatre heures du matin !! Elle allait se faire étrangler par ses parents car elle avait la permission d’une heure. Comme elle n’habitait pas loin, elle rentra à pied.  Mais heureusement pour elle, quand elle arriva, ses parents n’étaient pas encore rentrés. Elle espérait qu’ils ne leur étaient rien arrivés car d’habitude, il ne rentrait pas aussi tard. Elle se dépêcha d’aller se doucher et se coucher avant qu’ils n’arrivent.

Mais la suite on la connait. Elle tomba enceinte et ne revit jamais le jeune homme avec qui elle avait couché. Quand elle fut en état de sortir, elle se rendit chez le jeune homme qui avait organisé la fête. Mais quand elle sonna, une personne qu’elle ne connaissait pas du tout vint ouvrir la porte. La femme qui se trouvait en face d’elle lui expliqua que les anciens propriétaires étaient partis vivre à Paris pour leur travail et qu’ils avaient vendu leur maison. Elle rentra chez elle la tête basse et la tristesse l’envahit. Comment allait-elle faire pour le retrouver ? Il n’était pas dans son école.

Elle fit son maximum pour le retrouver mais elle ne savait pas vraiment où débuter ses recherches. Elle laissa donc tomber. Les priorités pour le moment c’était sa fille et finir ses études. Elle réussit le tout d’ailleurs grâce à l’aide précieuse de ses parents. Elle était contente que son père ne la boude plus. Il était complètement gaga de sa petite fille. Ce qui ravit la jeune femme. Maintenant qu’elle avait un appartement et une situation financière stable, elle pourrait tout faire pour retrouver Haytham. Il avait le droit de connaître l’existence de Maisie tout comme elle avait le droit de savoir qui était son père.

Mais le temps passa et toujours rien. Maisie grandit et se mit à poser des questions auxquelles sa mère n’avait pas encore les réponses. Elle continuait ses recherches et décida d’envoyer des lettres à toutes les personnes qui avaient pour prénom Haytham. Elle ne savait pas si ça marcherait, mais elle n’avait rien à perdre. Et puis, un jour, ses prières furent entendues. Elle reçut une réponse et c’était vraiment lui ! Car elle avait aussi reçu des arnaques. Mais le dernier qui lui avait écrit, connaissait des détails de la soirée que les autres n’auraient jamais pu deviner. Elle lui répondit et lui parla de Maisie. Elle ne savait pas qu’il se trouvait en cure car il avait fait suivre son courrier. Le jour de l’anniversaire de Maisie, elle lui annonça qu’elle avait retrouvé son père. Elle lui expliqua toute l’histoire et lui tendit la lettre.

Maisie prit la lettre avec elle après avoir enlacée sa mère, et alla s’isoler. Elle regarda l’enveloppe sans l’ouvrir tout de suite. Au bout d’un long moment, elle décida de la lire et déchira le papier :

Chère  Maisie,

Je ne sais pas par où commencer et je peux aisément comprendre que tu ne veuilles pas lire cette lettre. Je suis désolé, je n'ai rien trouvé de mieux à dire. C'est une situation peu commune et étrange pour quelqu'un comme moi. Malgré tout et parce que je suis, je pense, devenu une personne responsable, j'aimerais te rencontrer.
Tu trouveras sur l'enveloppe l'adresse où m'écrire si tu en as envie.

Au plaisir de te rencontrer
Haytham Cassidy
Ton père


C’était déjà un bon début. Au moins, il avait envie de la connaître et elle aussi. Elle avait tellement de question à lui poser. Elle prit un stylo et une feuille et posa la lettre de son père devant elle. Par quoi commencer ? Quoi dire ? Pourtant, elle avait attendu ce moment toute sa vie. Elle se mordit la lèvre et mit le stylo en bouche qu’elle commença à mordiller.

Cher Haytham,

Si au contraire, j’ai lu ta lettre dès que je l’ai reçue. J’ai tellement de questions à te poser… Je t’avoue que ce serait vraiment plus facile pour moi que l’on se voit. Car là, comme ça, je ne sais pas vraiment quoi te dire. Mais je vais préparer des questions pour ne rien rater car tout se bouscule dans ma tête. Quand-est ce que nous pourrions organiser ça ?

Maisie


Elle alla faire un énorme câlin à sa mère et sortit pour poster la lettre. Elle espérait que son père lui répondrait rapidement.  Sa mère lui avait dit que lors de la soirée où ils s’étaient rencontrés, il lui avait dit être un demi-Dieu. Était-ce vrai ? Car petite, elle avait vu une licorne mais elle n’avait jamais osé en parler à qui que ce soit. Peut-être que son père serait le mieux placé s’il l’était vraiment. Elle rentra chez elle avec le sourire aux lèvres, et remercia sa mère pour ce magnifique cadeau. Elle ne lui en voulait pas vraiment car sa mère avait fait tout un tas de recherche et elle n’en avait pas parlé car elle voulait le retrouver d’abord.



© Gasmask

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Dernière édition par Maisie Cooper le Ven 29 Avr - 21:36, édité 3 fois
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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Jeu 28 Avr - 23:00

Père sur le tard
Rencontre entre un demi et un quatre quarts de Dieu
▬ HAYTHAM & MAISIE

« -J'aimerais croire que c'est facile d'oublier, de tourner une page, voir même de l'effacer comme si rien ne s'était passé. J'aimerais croire, pour me donner bonne conscience, que je n'ai rien oublier de son visage, ni de la nuit que nous avons passée ensemble »

« -Vous en souvenez-vous ? » La voix du thérapeute sortie Haytham de ses lamentations. Allongé sur l'inconfortable fauteuil mise à disposition pour les consultations, le patient regardait le plafond pour en scruter chaque imperfection.

« -Vous avez manqué la réunion de paroles Haytham. »

« -Je suis ici depuis le 1er février aujourd'hui cela fait très exactement 72 jours que je suis ici. 72 jours que je n'ai pas bus une seule goutte de café, pas une seule goutte d'alcool. 72 jours que je tiens le coup. Alors par pitié ne vous sentez pas obligé de me faire la morale. » Septique le spécialiste émit un « hum » qui déplut fortement au demi-dieu qui venait de se redresser pour mieux appréhender le regard de son interlocuteur. C'est alors qu'on put remarquer un bout de papier, plié en quatre dans la main de l'Irlandais.  « -Je crois qu'elle avait 17 ans, j'en avais 19. J'ignore pourquoi et comment j'ai atterris à cette fête. J'imagine que j'avais besoin d'air, que je peinais à m'intégrer suffisamment pour entrevoir un avenir là-bas. Je n'avais aucune envie en particulier, sauf celle de me vider la tête, de m'amuser de tout oublier. » Malgré la bonne volonté, les souvenirs peinaient à remonter à la surface et il fallait de ce fait batailler avec le passé pour qu'il daigne lâcher quelques éléments. Le psy porta son attention sur le bout de papier que tenait son patient. D'un coup de crayon, il annota cette information et invita l'Irlandais à reprendre. « -Il y avait beaucoup de monde. A la Nouvelle Orléans on n'organisait pas de telles fêtes. Grrr je peine à me souvenir de plus de détails » Il se rallongea, ferma les yeux, prit une grande inspiration tout en écoutant avec attention, les paroles du psy. Les images d'abord floues et brouillées commençaient progressivement à reprendre forme à mesure que l'Irlandais progressait dans l'exploration de ses souvenirs. « -Il y avait une grande piscine et pas mal de filles en petites tenues autour. Je crois avoir suivis un autre camarade demi-dieu, un fils d'Apollon. » Pause, puis sourire « -Elle m'est rentré dedans… Elle avait de beaux yeux, mais je ne me souviens plus de son prénom. On a beaucoup parlé, bus plus que de raison, je lui ais dis qui j'étais vraiment, elle s'est moquée de moi, je lui ai souris, on s'est embrassé… Bon c'est bon j'arrête ! » Il ouvrit les yeux et se redressa aussitôt le cœur lourd.

« -Vous lui avez écrit n'est-ce pas ? A votre fille ?! »

« -Sa mère m'a retrouvé. J'ai reçu une lettre il y a deux jours.  Pas de roman, juste quelques lignes me disant qu'elle avait une fille, une merveilleuse et magnifique fille de 25 ans qui ne demande qu'à connaître son père.  Je lui ai répondu, je ne sais pas pourquoi d'ailleurs.  Mais je l'ai fait, je lui ai dit que je voulais la rencontrer. Le pensais-je ? Oui, malgré toutes les épreuves que j'ai endurées et que je continue d'endurer je suis prêt à rencontrer ma fille.  Elle m'a d'ailleurs répondu, j'ai reçu ça hier après-midi. » Il se mit à déplier le papier et commença à le lire à haute voix.  Puis une fois qu'il eut achevé son œuvre, il reporta toute son attention sur l'homme de science.

« -Vous devez me laisser sortir doc ! »

« Non pas encore ! »

« -S'il vous plaît, j'ai quand même le droit de sortir pour rencontrer ma fille. »

« -Faites la venir ici Cassidy, nous vous arrangerons une entrevue »

« -Non c'est hors de question. Je ne veux pas qu'elle me voit ici »
Le psy se leva et fit savoir à son patient qu'il était probable que la jeune demoiselle soit au courant de la situation, alors à quoi bon s'en cacher. « -Vous devez assumer vos actes Haytham et ça commence maintenant » dit-il en invitant le fils de Mars à sortir pour rejoindre sa cellule, ce qu'il fit sans attendre. Assit à son bureau, il relut à plusieurs reprises le mot de Maisie, puis il se décida à lui répondre.

Chère Maisie,


J’ai une fois encore rien reçu ton mot. Je ne veux créer aucun faux espoir. Je ne suis pas un modèle loin de là pour preuve, je suis en cure de désintox depuis 72 jours. Tu dois sûrement le savoir. Alors si le cœur t'en dis (sans rien imposer) tu peux venir. N'ayant pas le droit de quitter les lieux, je n'ai, pour le moment, aucune autre alternative à te proposer.


Cordialement


Haytham




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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Ven 29 Avr - 11:33

Père sur le tard
Rencontre entre un demi et un quatre quarts de Dieu
▬ HAYTHAM & MAISIE[/i]

Pendant un bon nombre d’années, Maisie avait détesté au plus haut point ce père qui n’avait jamais montré signe de vie. Cette présence lui manquait malgré tous les efforts que faisait sa mère pour essayer de combler ce vide. Mais rien ni personne ne peut remplacer un père, même avec toute la meilleure volonté du monde.

La jeune femme l’avait d’ailleurs assez mal vécu durant une période. C’était pour cette raison qu’elle avait dû se rendre en maison de correction sans qu’on lui demande son avis. Il fallait qu’elle puisse extérioriser tout le mal être qu’elle ressentait.

Tous les ans, Maisie attendait de recevoir une lettre de son père ou une visite. Même une simple carte postale aurait suffi à son bonheur. Mais il fallait croire que même ça, c’était trop demandé. Ce qu’elle ignorait en revanche, c’est que la haine qu’elle ressentait ne devait pas être tournée contre son père, mais surtout contre sa mère. Cette dernière aurait très bien pu mettre sa fille au courant de la situation. Elles auraient pu effectuer les recherches ensemble et elles auraient peut-être pu le retrouver plus rapidement. Mais non, les choses ne s’étaient finalement pas passées de cette manière. Le comportement de sa mère avait quand même était un peu égoïste. Elle ne voulait pas que sa fille la juge sur la manière dont elle a été conçue. Mais quand on y pense, ce n’est pas comme si sa mère avait été une pute. Elle avait eu une histoire d’un soir et basta. En quoi était-ce si dramatique ? Il n’y avait vraiment pas de quoi en faire tout un plat et ça ne changerait rien du tout. Le mal était déjà fait à présent. La mère de Maisie avait voulu se rattraper, mais c’était trop tard. Il était fort probable que sa fille lui en veuille pendant un certain temps et ce à juste titre. Elle avait hait son père injustement. Durant des années, elle avait pensé que son père ne voulait pas d’elle, qu’elle avait été une enfant non désirée. Elle n’imaginait pas à quel point elle avait tort. Sa mère ne lui avait pas encore raconté tout ce qu’elle savait et tout ce qu’il s’était passé ce jour-là. Depuis qu’elle avait écrit à son père, le comportement de sa mère avait radicalement changé. Elle était devenue plus distante, plus triste. Comme si elle savait qu’elle avait fait une bêtise. Elle essayait d’éviter sa fille le plus possible et Maisie avait fini par comprendre qu’il y avait un souci. Il fallait qu’elle parle à sa mère face à face. Elle était en droit de comprendre ce qu’il se passait. Car si sa mère lui avait dit les choses avant, elle aurait très certainement pu éviter cette horrible maison de correction. Mais on ne revint pas en arrière, ce qui est fait est fait. Cela dit, cette expérience avait quand même renforcé Maisie.

Un soir, elle décida d’attendre sa mère directement sur son lieu de travail. Elle ne pourrait pas se défiler. Maisie chercha la voiture de sa mère sur le parking, et s’y appuya en attendant que sa mère n’arrive. La cloche qui annonçait la fin des cours ne tarda pas à se manifester. Le regard rivé sur les portes principales du bâtiment, Maisie attendit de voir sa mère. Ce qui ne tarda pas d’ailleurs. Cette dernière parlait avec des collègues puis elles partirent chacune dans une direction. Une fois arrivée vers sa voiture, la maman de Maisie Marqua un temps d’arrêt. Les deux femmes se regardèrent en silence. La maman de Maisie savait très bien que sa fille était venue chercher des réponses. Elle ne pouvait plus reculer et elle savait que ce jour finirait par arriver. Elle fit signe à sa fille de monter et une fois à l’intérieur, elle démarra en gardant le silence.

Elle ne prit pas le chemin de la maison. Elle se rendit dans un café où elles pourraient parler tranquillement. Elles entrèrent dans l’établissement et trouvèrent une table reculée où elles seraient tranquilles. Elles commandèrent des cafés qu’on leur apporta rapidement. La mère de Maisie fixait sa tasse sans rien dire. Puis, décida de briser le silence. Elle savait précisément ce que sa fille voulait savoir. Elle se mit donc à lui raconter toute l’histoire. Comment elle avait rencontré son père, dans quelle circonstance, puis, elle baissa la voix en lui disant que ce dernier était un demi-Dieu. Mais elle le lui avait déjà dit quand Maisie était petite. C’est alors que cette dernière décida de prendre à son tour la parole.

«Donc, si je comprends bien, durant tout ce temps tu t’es bien moquée de moi. Tu aurais pu le retrouver bien plus tôt. J’aurai pu le connaitre avant ! Tu t’es bien moquée de moi et franchement tu me dégoûtes ! Je l’ai détesté pendant des années alors qu’en fait la fautive c’est toi ! Durant des années tu as refusé de répondre à mes questions et voilà où j’en suis ! Tu te rends compte que j’aurai pu éviter la maison de correction ! Je te déteste !!»

Maisie se leva d’un bon. Elle était en colère et sentait son cœur qui tapait dans sa poitrine. Elle tremblait et elle hurlait. Tout le monde s’était retourné dans le café, elle s’en fichait complètement. Il fallait qu’elle prenne l’air avant de faire quelque chose qu’elle risquerait de regretter. La jeune femme était du genre impulsif. Elle sortit du café comme une furie et appela sa meilleure amie Emilie pour que cette dernière vienne la chercher. Vingt minutes plus tard, les deux jeunes femmes étaient ensemble et en direction de l’appartement de Maisie. Sa copine d’enfance l’attendit en bas et Maisie alla faire son sac. Il fallait qu’elle prenne de la distance avec sa mère pendant quelques temps. Elle lui laissa un mot sur la table de la cuisine et rassembla rapidement quelques affaires. Elle prit la lettre de son père et la fourra dans sa poche. Elle alla ensuite rejoindre sa copine. En chemin, elle lui raconta toute l’histoire. Elle laissa juste de côté le chapitre de mon père et un demi-Dieu. Car on ne sait jamais ce qu’il pouvait se passer. La mère d’Emilie accueillit Maisie comme sa fille. Elle pouvait rester aussi longtemps qu’elle le voulait. Elle alla s’isoler pour écrire à son père. Elle en avait besoin et elle avait besoin de le voir. Sans compter que son père avait l’air d’être dans une mauvaise passe.

[i]Cher Haytham,

Non, j’ignorais que tu étais en cure. Mais ce n’est pas grave. Si tu y es, c’est que tu es conscient que tu as un souci et c’est tout à ton honneur d’ailleurs. Avec maman ce n’est pas la grande joie. Je me suis réfugiée chez mon amie d’enfance que je considère comme ma sœur pour quelques temps. J’ai besoin de prendre de la distance par rapport à ce que maman a fait. Quand est-ce que je peux venir te voir ? J’en ai envie et besoin.

A vite

Maisie



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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Ven 6 Mai - 23:40

Père sur le tard
Rencontre entre un demi et un quatre quarts de Dieu
▬ HAYTHAM & MAISIE

Il appuya sur la bille de son stylo et laissa paraître ce qui semblait être un point final. Assit dans son lit, accaparé par quelques feuilles déchirées, ce soir Haytham avait entrepris d'écrire pour faire taire ses frustrations. Aujourd'hui encore, après un énième entretient avec la personne en charge de son dossier, la sortie lui avait été refusée, arborant le fait qu'il n'était visiblement pas prêt. « -Pas prêt ?! Vous vous foutez de moi, j'espère ? » La voix du demi-dieu tremblait presque tant il était énervé. Debout, il commençait à faire les cent pas, les mains sur le sommet du crâne. Il voulait des réponses claires et concises et pas les quelques répliques toutes faites du médecin. « -Mr Cassidy, vous devez tempérer votre colère, c'est primordial si vous voulez continuer à naviguer sur la voie de guérison. » lança le spécialiste avec bienveillance. Toujours le calepin sur le genou, il prenait quelques notes par intermittence, faisant mine de regarder ailleurs pour que son patient ne se sente pas accaparé par ses observations. « -J’ai découvert que j’avais une fille, je vous l’ai surement déjà dit. Ça, ça m’aiderait à aller  mieux. Je dois la rencontrer, c’est impératif. » Le médecin cessa d’écrire et leva un sourcil, puis il sonda son patient, comme il avait l’habitude de le faire « -C’est vraiment ce que vous voulez Haytham ? » L’Irlandais acquiesça « -Mais je ne veux pas qu’elle vienne ici. C’est trop pour une première rencontre. Je veux qu’elle ait une bonne image de moi. Ça peut paraître égoïste de prime abord, mais c’est important, croyez-moi. » Le médecin reprit alors son stylo à bille noire et continua à noircir les pages de son carnet au grand dam de demi-dieu qui fut aussitôt reconduit dans sa cellule.


Chère Maisie,
Ta dernière lettre m'a fait plaisir et apportée un peu de réconfort. La période est difficile, mais je suppose que d'autres personnes vivent des drames plus conséquents encore. De ce fait, je n'ai pas à me plaindre. Cependant ne m'érige pas un piédestal, je ne suis pas ce genre de personne, j'entends par là, ceux et celle qu'on peut admirer. À l'inverse, je pense que tu peux le faire avec ta mère. Je n'ai pas la prétention de la connaître, du-moins pas suffisamment pour que ma parole soit indiscutable, malgré tout, je suppose que toutes les mères sont admirables. La tienne l'est à n'en pas douter et si quelqu'un est à blâmer sur le comportement, c'est moi. Avec du recul et puisqu'à présent, je connais ton existence, je regrette mon comportement, j'ai très mal agi. Alors, s'il te plaît, n'accapare pas ta mère de culpabilité, si je suis le sujet de la discorde.
Reste chez ton amie, je ne peux pas te donner de date quant à notre future rencontre.
À bientôt Haytham.


Lorsqu’enfin sa lettre fut achevée, Hay cogna avec vigueur contre la paroi de sa cellule. Le pas lourd de l’infirmier de garde se fit entendre. Dans sa tête, le fils de Mars compta les secondes avant que le pass de l’homme en blanc ne vienne se glisser dans la fente du boîtier électronique contrôlant le verrou de la porte. Passé cette action, un petit bip se fit entendre et laissa paraître le visage de l’infirmier. « -J’ai terminé ma lettre. » déclara le patient en tendant le fruit de son labeur à l’homme qui venait de pénétrer sa cellule. « - C’est pour ta fille ? » Hay acquiesça en laissant paraître un léger sourire. Cet infirmier était de loin, le plus sympathique et lui contrairement aux autres, ne cherchait pas à rabaisser quotidiennement le Marsien. « -C’est encore un « non ». Le doc m’a fait savoir que c’était encore trop tôt pour sortir. Je commence à regretter d’être venu ici délibérément. C’est pire que la prison. Je ne comprends pas pourquoi on ne me laisse pas sortir de ne serait-ce que deux petites heures. Ça fait plus de soixante-dix jours que je n’ai pas bu une seule goutte d’alcool. Je vais mieux et je n’exagère pas. » L’infirmier lança un regard dans le couloir, prit soin de refermer la porte et s’approcha du patient.
« -Alors tu n’es pas au courant ? »
« -Au courant de quoi ? »
« - Jackson Porter, l’oracle de la Colonie des Sangs mêlés a eu une vision. Il aurait vu l’endroit où se trouvent les prisonnières. »
« -Les prisonnières ? »
« -Oui. Lors de la soirée donnée en l’honneur de Dionysos, ces enfoirés d’humains ont enlevé June Summers et Fanny Lloyd. Ça fait des mois que les deux colonies sont à leur recherche. »
« - J’ai loupé pas mal d’épisodes de toute évidence. Écoute, je dois sortir d’ici, je dois rencontrer ma fille, je dois aider à retrouver ces deux gamines. Le vrai problème, ça n’était pas l’alcool. Je dois me défaire de toute cette putain de culpabilité et ça n’est pas en restant ici que j’y arriverai. Il faut que tu m’aides à sortir. »


Évidemment, la réaction du jeune infirmier ne se fit pas attendre, le « non » fut catégorique. Il était hors de question qu’il soit impliqué dans une évasion, encore moins dans celle d’un patient comme Haytham. Le demi-dieu avant d’en arriver là, avait au préalable, jouait pas mal de tours au personnel, le genre de tours qui vaut à votre dossier un petit astérisque. L'infirmier, l'air désolé s'avança d'un pas décidé vers la porte Mais avant de disparaitre, il prit soin de déposer la lettre sur la table-bureau « -Tu l'as lui donnera en main propre ». Puis il disparut au grand dam de l'Irlandais. Cependant, avant que la frustration n'entrave ses pensées, l'homme posa son regard sur le petit voyant près de l'interrupteur. Il était vert, chose anormale « -Sauf si on ne sait pas fermer une porte » lança t-il à haute voix. Sans attendre, le demi-dieu réunit la plupart de ses affaires dans le sac qui se trouvait à l'intérieur de l'imposante armoire noire près de son lit. Il y ajouta les lettres de Maisie. Une fois paré, il quitta sa chambre en rasant les murs. Depuis le temps, il pouvait se targuer de connaître les lieux comme sa poche. Il connaissait aussi toutes les habitudes des infirmiers de garde. Secondée par ses sens en alerte et concentré bien plus que les fois précédentes, il parvint sans mal à quitter l'étage. Il remonta unes à une les marches, longea le couloir en continuant à raser les murs. Face à lui se trouvait une fenêtre, sans réfléchir, il s'y précipita. La chance était de son côté et la hauteur peu conséquente. Il parvint donc à s'extraire sans mal.

« -Excusez-moi, vous avez un portable » lança t-il à la première personne qu'il croisa sur sa route. Cela faisait plus d'une heure qu'il courrait comme un dératé pour échapper aux agents de sécurité du Centre (de désintox). Prévoyant, il avait enfilé un survêtement par-dessus les fringues gentiment attribuées par le centre. Il était impératif de faire disparaître tout cela au plus vite. La délation est une spécialité humaine après tout. Il continua donc à marcher durant de longues minutes avant qu'une personne accepte enfin de lui prêter son portable. Sur l'instant, le seul numéro qui lui vint en mémoire fut celui de Josh. Il y avait aussi celui de Tamara, mais la situation étant ce qu'elle est, il préféra appeler le satyre pour que ce dernier vienne à sa rescousse.  

     ****************

Quelques jours plus tard.


Chère Maisie,
J'ignore si tu as reçu ma dernière lettre. J'ai disons eu quelques problèmes de communication. Je suis disponible à présent si tu veux me rencontrer. J'ai finalement quitté (plutôt) la clinique. Je vis à New-York, mais je peux venir jusqu'à toi si tu le veux.
Tiens-moi au courant
À très vite





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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Sam 7 Mai - 12:53

Père sur le tard
Rencontre entre un demi et un quatre quarts de Dieu
▬ HAYTHAM & MAISIE[/i]

Maisie n’avait jamais été aussi en colère de toute sa vie. Il était clair qu’elle n’allait pas parler à sa mère pendant un bon moment. Durant toutes ces années, elle n’avait pas cessé de lui poser des questions sur son père. Elle estimait qu’elle était en droit de savoir. Mais sa mère essayait à chaque fois d’éviter le sujet. Sauf ce fameux jour où elle dit à Maisie que son père était un demi-Dieu. Elle avait finir par le lui dire car sa fille n’avait pas cessé de la harceler jour et nuit. La jeune femme en était certaine. Voilà pourquoi elle pouvait voir à travers la brume. Etant donné que sa mère avait voulu jouer les mères célibataires en ne prévenant pas Haytham de sa grossesse, elle s’était bien sue posée en victime en disant à sa fille que son père ne voulait pas d’elle. Cette nouvelle avait bien évidemment totalement dévasté Maisie. Ce qui lui avait d’ailleurs valu un long séjour en maison de correction. Mais même si elle avait détesté son père durant des années, elle se dit qu’il devait forcément avoir une explication logique à tout ça. Il fallait donc qu’elle fasse en sorte de le retrouver et de lui parler si ce dernier le voulait bien. Elle apprit donc à canaliser sa colère grâce au sport de combat et c’est à cette période qu’elle y prit gout. Ce jour-là, elle se rendit chez sa mère. Elle savait que cette dernière travaillait et tout ce qui l’intéressait, c’était de voir si elle avait reçu une lettre de son père. La lettre l’attendait bien au chaud dans la boîte aux lettres. Maisie eut un sourire aux lèvres et s’assit sur les escaliers de la résidence pour pouvoir la lire. Elle n’avait pas la patience d’attendre plus longtemps. Elle l’a lu avec attention, elle fut triste de se voir que son père n’avait pas trop le moral mais elle était heureuse de savoir qu’il tenait le coup. Elle haussa un sourcil quand il parla de sa mère et se dépêcha de rentrer chez Emilie pour pouvoir lui répondre.

Cher Haytham,

Je suis désolée de savoir que la période que tu vie est loin d’être drôle. Mais je suis certaine que tu vas t’en sortir. Je suis allée en maison de correction un certain temps. Ça n’a pas été une période de plaisir. Mais j’ai appris que ce qui ne te tue pas te rend plus fort. Tu me dis de ne pas te mettre sur un pied d'estale. Pourtant, inconsciemment j’y suis un peu obligée. Tu m’as donné la vie sans vraiment le savoir. Tu dis que je dois admirer ma mère ? Je ne suis pas de ton avis. Elle m’a caché ton existence durant toutes ces années. Elle aurait très bien pu te chercher plus tôt et te prévenir, mais elle ne l’a pas fait. Je ne vois donc pas comment je pourrais l’admirer quand je vois toutes les années que l’on a perdu. On aurait pu se voir beaucoup plus rapidement et les choses auraient peut-être pu être différentes. Je ne comprends donc pas pourquoi tu te jettes ainsi la pierre. Il est clair que oui, je vais rester chez Emilie un certain temps car j’ai besoin de digérer. J’ai vraiment hâte de te voir.

Maisie


Une fois sa lettre terminée, Maisie alla la poster. Sur le chemin du retour, elle croisa Emilie qui revenait de son entraînement de basket. Les deux jeunes femmes firent donc le chemin du retour ensemble. Emilie lui demanda comment se passait les échanges avec son père. Maisie lui dit qu’elle avait vraiment hâte de le rencontrer. Elle avait tellement de questions à lui poser. Mais elle voulait le faire de vive voix. La maison d’Emilie apparut dans leur champ de vision et les deux jeunes filles y entrèrent. Pendant qu’Emilie se prenait une douche et se changeait, Maisie mettait la table et aidait la mère de cette dernière à la cuisine. Elle aimait bien cuisiner et elle ne savait pas de qui elle tenait cette petite passion. Sa mère cuisinait vraiment comme un pied et son père, eh bien elle ne le connaissait pas assez pour le moment. La maman d’Emilie commença à lui dire que ce serait bien qu’elle parle un peu à sa mère qui s’en voulait de la situation. Mais Maisie était encore trop en colère contre elle. Elle lui parlerait quand elle serait prête. Ils prirent le repas tous ensemble et Maisie et Emilie après avoir débarrassé la table, montèrent dans la chambre pour terminer les devoirs qu’elle devait rendre pour le lendemain. Elles avaient la chance d’avoir un bon niveau scolaire toutes les deux, ce qui leur donnaient pas mal de temps libre.

« Eh Maisie, si on allait se faire un ciné ? Ça fait longtemps qu’on l’a pas fait. »

« C’est une excellente idée, tu veux aller voir quoi ? »

« On pourrait aller se faire un film d’horreur pour changer un peu des comédies. Il y en a un super en ce moment. Comme ça on pourrait se faire un peu peur. Qu’est-ce que tu en penses ? »

« Je pense que c’est carrément une excellente idée. »

« -Alors c’est partit. Je vais prévenir ma mère et on est parties. On prend la voiture ou pas ?»

« Ouais je préfère. Je ne suis pas trop fan du bus. Votre chauffeur est complètement cinglé. On dirait que son grand délire c’est de s’amuser à faire tomber le plus de gens possibles en freinant. Je crois qu’il joue un peu trop aux jeux vidéo.»

Les deux jeunes femmes rirent aux éclats et se préparèrent pour aller à leurs séances. Emilie avait vraiment eu une excellente idée. Maisie avait vraiment besoin de se changer les idées et cette séance de cinéma tombait vraiment bien. Le cinéma était à une trentaine de minutes en voiture. Elles mirent quand même un peu de temps avant de pouvoir trouver une place de parking. On aurait dit que tout le monde avait eu la même idée. Elles finirent par se garer et entrèrent dans le bâtiment. Elles allèrent chercher leurs places ainsi que quelques cochonneries à grignoter. Un film n’était pas un film sans pop-corn et autres bonbons. Mais Maisie avait de la peine à se concentrer. Elle ne pouvait s’empêcher de penser à son père qui devait se sentir bien seul dans cet hôpital. Personne ne devait lui rendre visite. Et si elle allait le voir ? Elle pourrait essayer d’y entrer sans se faire voir ? Mais elle secoua la tête. Elle ne voulait plus faire de bêtises, elle avait changé. Et puis, si elle faisait ça, son père aurait beaucoup d’ennuis. Son séjour risquerait de s’allonger et non de se raccourcir. Ce n’était pas le but de l’opération. A un moment elle sursauta. Toute la salle venait de pousser un cri de terreur et Emilie avec. Maisie était tellement prise dans ses pensées qu’elle n’avait pas suivi le film ni ce qu’il s’était passé. Les deux jeunes femmes se mirent à éclater de rire. Elle fit son possible pour suivre la fin. Une fois la séance terminé, elles rentrèrent chez elles et parlèrent des effets spéciaux sur le trajet du retour. Elles avaient été un peu déçues de ce côté-là.

Le temps passa et Maisie avait vraiment hâte de recevoir une réponse de son père. Mais elle avait quand même prit sur elle et acceptée de reparler un peu à sa mère. Ce n’était pas pour autant qu’elle avait accepté de retourner vivre chez sa mère. Cette dernière lui avait dit qu’elle avait eu peur qu’Haytham aurait pu avoir face à cette nouvelle. C’est vrai qu’ils étaient très jeunes quand ça s’est passé. Maisie tout en restant calme, ne put s’empêcher de traiter sa mère d’égoïste. Elle était encore très en colère contre elle. Comment avait-elle pu la priver de père ? Il est clair qu’elle ne pourrait jamais le comprendre. Mais elle rassura quand même sa mère sur le fait qu’elle n’avait manqué de rien, à part son père, durant son enfance.

Et puis, le jour que Maisie attendait tellement fini par arriver. Son père lui avait répondu. En retournant la lettre pour l’ouvrir, Maisie haussa un sourcil. L’adresse d’expédition n’était pas la même. Cela voulait donc dire qu’il était sorti ? Elle déchira l’enveloppe pour sortir la lettre et lu son contenu.


Cher Haytham,

Je suis contente de voir que tes soucis de communications soient rétablis et que tu aies pu sortir plus tôt de la clinique. Je suis dans la possibilité de te rejoindre à New York si tu le souhaite et si tu es d’accord, je pourrai même rester un week-end. Car faire l’aller-retour dans la même journée serait un peu trop fatiguant. Dis-moi comment tu veux que l’on organise ça afin que je puisse réserver une chambre d’hôtel.

Au plaisir de pouvoir enfin te rencontrer.

Maisie


Elle n’en revenait pas, elle allait ENFIN pouvoir rencontrer son père.


Maisie



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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Ven 13 Mai - 22:34

Père sur le tard
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Plus de portables, une délivrance en soi, mais qui promettait dans un avenir proche, un flot justifié de remontrances ponctuées par un regard dont seul Tamara avait le secret. Pour sa défense et contrairement aux fois précédentes, le demi-dieu, par le biais de l'écrit, avait donné quelques nouvelles à sa meilleure amie. Omettant délibérément de lui faire part de certaines informations.

********************

Il laissa sonner le téléphone, peu convaincu par le mensonge qu'il avait concocté en l'espace de cinq minutes. Nous sommes peu de temps avant que le demi-dieu ne franchisse le pas et entre en désintox. La veille, après une conversation houleuse avec Marvin et après avoir cogité dans tous les sens, Hay avait fini par accepter non sans mal son alcoolisme. Depuis la seconde attaque et la mort d'Azael, plus rien ne tournait rond. Marvin n'était pas dupe, il l'avait compris et lui-même poussé dans ses derniers retranchements, c'était permis, sans peur, de balancer à la face de son camarade geek en herbe, tout ce qui n'allait pas. Et plus encore, dans un ultime soliloque, lui avait fait comprendre que les autres n'étaient pas un problème, que lui seul en était un et qu'il devait se soigner et faire preuve du courage qui lui faisait défaut depuis plusieurs mois. Il avait raison et était en droit d'émettre autant d'hostilité à l'égard du demi-dieu. Des décisions devaient être prises, traîner les pieds n'étaient pas une alternative... Téléphone sur l'oreille, il continuait à attendre une réponse. Il comprit alors, lorsque la voix robotisée du répondeur se fit entendre, qu'il n'aurait personne à l'autre bout du fils et qu'il lui faudrait dès lors laisser un message. Et voilà que la voix robotique achève son speech et que le bip se fait entendre. Que dire ? Comment paraître crédible quand on peine à croire en ce qu'on doit dire ? Comment mentir à nouveau quand on sait que ce mensonge sera à l'origine, une fois levé, de bien des maux ? Trop de questions, pas assez de temps et voilà que déjà, les mots quittent notre bouche pour nous éviter un silence qui serait trop gênant s'il venait à perdurer. « - Salut, c'est moi. J'ai essayé de t'appeler et me voilà sur ta messagerie. J'imagine que le travail t'accapare. Je voulais juste te dire que... que je m'excusais pour ces derniers jours, pour mon comportement, pour la façon dont je t'ai traité. Bref, pour tout un tas de choses. Écoute, je dois partir en mission là sous peu. Je pense être absent deux à trois mois voire plus. Je t'écrirais cette fois. Tout va bien se passer ne t'en fais pas, je mènerai à bien cette mission et ça ira mieux ensuite. Prend soin de toi Tam. » Il ne s'attarda pas davantage au risque de rendre son excuse moins crédible. Mentir une fois encore à Tamara, lui était difficile, car si le mensonge venait à être percé à jour telle une mauvaise énigme d'Agatha Christie, nul doute que l'agent Lond ne ferait preuve d'aucune clémence ce qu'Haytham était prêt à comprendre… Ah si elle savait.

*******************
Haytham revint à lui et sortit enfin de ses quelques pensées ombrageuses. Par réflexe, il fouilla la poche gauche de son jean et n'y trouva pas le portable qui aurait dû normalement s'y trouver. « -Stupide ! » lança t-il en faisant claquer cette même main contre son front. Dans sa fuite, il avait « omis » de récupérer le fameux portable sur lequel se trouvait quelques numéros, dont celui de Tamara. Bien sûr il lui avait écrit une ou deux lettres durant son séjour, mais il y avait fort à parier que tôt ou tar la demoiselle tenterait de l'appeler et qu'en tombant sur la voix d'un homme qui à n'en pas douter ferait part de sa profession à savoir médecin (du genre qui excelle dans le traitement de la dépendance) Tam, ne mettrait que très peu de temps à comprendre. « -Merde, merde, merde. » Il lui fallait un portable et tant pis pour le sevrage technologique de soixante-dix jours. Il lui fallait aussi du café, beaucoup de café. Mais avant toute chose, il lui fallait (re) trifouiller ses méninges pour coucher sur le papier le numéro de portable de Tamara pour ensuite lui envoyer un petit sms afin de lui faire savoir qu'il était de retour. Bonne initiative. Par la suite, il prendrait aussi le temps de contacter la mère de Maisie, car il était temps d'arrêter de faire le mort.

Chère Maisie,

Désolé d'avoir « un peu » traîné à te répondre. J'ai pris la décision de partir… Enfin non, je me suis barré, évitant une surcharge de travail inutile au personnel de la clinique. Pour t'ôter d'un doute, je suis toujours abstinent (à l'alcool, je précise) depuis plus de soixante-dix jours. Je crois que ça va, que les quelques néons (moches de surcroît) qui décorent la rue, la nuit venue, ne me donnent pas envie d'entrer dans un bar pour m'y bourrer la gueule comme avant. Je n'en reste pas moins exclu du piédestal pour autant. Je pense malgré tout qu'on devrait m'offrir un prix… Celui de l'abruti de première qui vient de se faire enfler d'une bonne centaine de dollars en achetant un téléphone. Dès qu'il est question de technologie, je suis une vraie bille. Enfin bref, je m'égare un peu-là.


Minuit… Minuit… Oui, il est minuit et je continue à essayer de t'écrire un quelque chose, que j'espère lisible malgré tout… Je ne veux pas faire le vieux rabat-joie, mais je pense que tu fais erreur en blâmant ta mère de la sorte. Ok, elle a sûrement merdé, je te l'accorde. Mais je pense que cette décision était mûrement réfléchie et je lui donne raison. Tu sais par le passé, je n'étais pas très stable, j'ai fait pas mal de conneries, trop pour les énumérer là une à une… La vérité est moche et crue. À cette époque, je me fichais des sentiments, je voulais me taper toutes les nénettes qui me tombaient encore les pattes, un peu comme on enfile des perles pour faire un collier. Je pense que ta mère a bien fait de ne rien te dire, elle t'a préservé de l'ordure que j'ai été.

Puisses-tu le comprendre un jour ma chère Maisie.

Haytham


À peine avait-il expédié cette lettre, qu'une autre lui arriva entre les mains. Décidément, Maisie semblait être aussi prolifique que son père en termes d'écriture. Le sourire aux lèvres, le demi-dieu se prépara un thé non sans grande motivation. Depuis sa « sortie » il peinait à ingérer du café, il en était de même avec la cigarette. Toutes ces restrictions avaient eu raison de quelque une de ses addictions, de ce fait, il ne pouvait que saluer les méthodes des médecins. Toujours est-il qu'à présent, il devait se contenter du thé faute de trouver mieux. Il s'assit donc dans son canapé hors de prix et ouvrit le courrier pour s'enquérir des nouvelles de sa fille. « Putain, j'ai une fille ! Je n'arrive toujours pas à m'y faire décidément » Il porta la tasse de thé jusqu'à ses lèvres et émit un léger sourire en achevant sa lecture. À son tour, il prit sa plume et commença à écrire.

Chère Maisie
Je pense qu'il est temps qu'on se rencontre enfin. Ce week-end si tu veux ?! Donnons-nous rendez-vous près de Central Parc. Je te logerais si tu veux !

Il me tarde de te rencontrer

Haytham


À la fin du message, il y ajouta son numéro de téléphone afin de rendre la communication plus facile. Le sourire aux lèvres, il alla ensuite se coucher.






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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Dim 15 Mai - 15:48

Père sur le tard
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▬ HAYTHAM & MAISIE[/i]

Plus le temps passait, plus Maisie se demandait comment les retrouvailles avec son père allait se passer. Est-ce qu’il serait comme elle l’avait toujours imaginé ? Quand elle était petite, elle avait fait se rêve des tonnes et des tonnes de fois. Et enfin, son rêve pourrait se réaliser. Depuis qu’elle avait entamé une correspondance avec son père, elle était de merveilleuse humeur.

Toutes les personnes ont des défauts et des qualités. Un des plus grands défauts de Maisie, c’est être têtue comme une mule. Sa mère le lui reprochait très souvent d’ailleurs. Quand elle avait une idée en tête, il était impossible de la faire changer d’avis. Parfois, ça avait aussi ces bons côtés. Car elle faisait toujours en sorte d’atteindre les objectifs qu’elle s’était fixée malgré les embûches qu’elle pouvait rencontrer. Elle s’était donc trouvé un petit studio pas loin de chez Emilie. Elle avait besoin de son indépendance et elle ne voulait pas s’imposer d’avantage. Comme elle avait travaillé l’été, elle avait pu mettre de l’argent de côté. Et comme elle n’avait pas de loyer à payer, la somme n’avait jamais bougé. Mais ses finances ne seraient pas éternelles. Tôt ou tard, il faudrait qu’elle retourne vivre chez sa mère. Ou alors, qu’elle trouve du travail. Elle adorait le sport de combat depuis qu’elle était allée dans cette maison de correction. Alors pourquoi ne pas l’enseigner ? Elle avait un excellent niveau. Elle s’était donc renseignée sur internet et elle avait pris quelques informations. Elle devait faire une école sur six mois. Mais les épreuves étaient assez intenses. Elle s’était donc inscrite dans une salle de sport afin de se mettre au niveau. Les épreuves commenceraient dans quelques mois. D’ici là, elle serait prête. Son sac de sport sur le dos, elle sortit de chez elle. Elle se mit donc en route. Elle avait l’avantage de pouvoir s’y rendre à pied. La salle était bien équipée et l’abonnement était très abordable. Le propriétaire, qui était un ancien boxeur professionnel, répondait au nom de Mike avait décidé de faire des prix bas car il voulait que sa salle soit accessible pour tout le monde. Il s’était reconverti en coach sportif et prenait le soin de conseiller sa clientèle sur l’usage des machines. Maisie avait tout de suite accrochée avec lui. Ils s’entendaient très bien et Mike l’aidait à s’entraîner et lui donnait quelques conseils. Maisie s’était fixé le but de réussir à le mettre au tapis au moins une fois. Mais c’était plus facile à dire qu’à faire. Elle le grondait gentiment quand il faisait exprès de la laisser gagner. Elle voulait gagner à la loyal. Mais ce soir-là, Mike n’était pas là. Maisie alla donc se changer et alla courir sur le tapis de course avec sa musque dans les oreilles. Les heures passèrent et elle avait fait toutes les machines de la salle. Elle était épuisée, mais contente de ce qu’elle avait fait. Elle se doucha, se changea et rentra chez elle. Elle espérait qu’elle recevrait une lettre de son père. Elle s’était rendue compte qu’elle n’avait pas vérifié son courrier.

Plusieurs enveloppes l’attendaient dans sa boîte. Elle les sortit et les consulta tout en montant les escaliers. Il y avait de la publicité, quelques factures, une lettre de sa mère et oh oui ! Une lettre de son père. Le sourire aux lèvres, elle ouvrit la porte de chez elle et posa ses clefs sur sa commode. Elle posa les lettres sur la table de sa salle à manger et alla mettre ses affaires de sport à laver. Elle mit sa machine en route. Il fallait encore qu’elle se prépare à manger. Elle ouvrit le frigo en soupirant. Maisie ne soupirait pas parce que son frigo était vide, elle soupirait car elle avait une flemme incroyable de se préparer à manger. Pendant quelques secondes, elle se dit qu’elle pourrait se commander une pizza, ce qui lui faciliterait grandement la tâche. Mais si elle faisait du sport pour, entre autre, garder sa ligne, la pizza n’était pas la meilleures des options. Elle décida donc de se faire une salade composée. Tout en coupant ses tomates, elle se demandait si elle allait lire la lettre de sa mère ou directement la jeter à la poubelle. Elle verrait sa plus tard car celle de son père était une priorité. Son assiette de salade prête, elle alla s’assoir et ouvrit rapidement la lettre qu’elle commença à parcourir. Elle espérait qu’il allait bien et qu’ils se verraient bientôt.

Cher Haytham,

Tu t’es enfui de la clinique ? Je sais que je suis mal placée pour te dire ça, étant donné que l’on ne se connait pas depuis longtemps. Mais ce n’est pas un peu inconscient de faire ça ? Est-ce que tu es sûr qu’une forte émotion ne risquerait pas de te faire replonger tôt ou tard ? Car personnellement, je n’aimerai pas que tu repartes à la case départ avec tous les efforts que tu as faits pour te sortir de cette situation. Que s’est-il passé avec ton téléphone ? On te l’a volé ? Car mine de rien, c’est vrai que c’est pratique et que tu peux répondre plus rapidement que par lettre. Oh je ne reproche pas notre échange écrit hein, je dis juste que parfois, il est difficile d’attendre ta lettre tant je suis impatiente de te lire.

Je suis d’accord avec toi quand tu dis que tout le monde fait des erreurs. J’en ai moi aussi fait quelques-unes dont je ne suis vraiment pas fier. Mais pour moi, priver un enfant de son père et lui faire croire que ce dernier ne veut pas de lui tout simplement parce que l’on a la flemme de le chercher, non, je suis désolée, mais ce n’est absolument pas pardonnable. C ?est vrai, vous étiez jeune, trop jeune peut-être. Mais ça n’excuses pas tout. Elle aurait pu te prévenir. Au moins tu aurais su et peut-être qu’un jour où tu aurais voulu, où tu te serais senti prêt, tu serai venu me voir et nous n’aurions pas perdu tout ce temps. Donc je ne suis pas du tout d’accord avec ton raisonnement. Je considère qu’elle a vraiment merdé sur ce coup-là. Je t’ai détesté des années alors que ce n’était absolument pas justifier. Je vais donc avoir besoin de temps pour digérer. Et je suis désolée si tu m’en veux.

Maisie


Elle sortit rapidement chez elle afin d’aller poster sa lette. Elle voulait que son père la reçoive rapidement. En remontant dans son petit studio, une enveloppe l’attendait sur son paillasson. Elle reconnut l’écriture de son père. La lettre avait encore dû atterrir par inadvertance chez sa voisine de palier. Cette dernière était d’ailleurs très gentille et avait le même âge que Maisie. Ses parents l’avait jeté dehors car ils apprirent qu’elle était enceinte. Elle se retrouvait donc mère libraire sans père. Alors, parfois, Maisie allait garder la petite pour que sa voisine puisse aller travailler sans avoir besoin de payer une baby sitter. Elle se dépêcha d’entrer et alla s’assoir sur le canapé. Elle déchira le papier et sortit la lettre. Depuis qu’elle savait que son père avait un souci avec l’alcool, elle ne pouvait pas s’empêcher d’avoir un peu d’appréhension. Elle avait toujours peur qu’il lui soit arrivé quelque chose. Il ne fallait surtout pas qu’il y replonge.

Cher Haytham,

Je pense que tu as eu une excellente idée. Ça tombe bien, car j’ai peut-être l’intention de déménager et de partir habiter là-bas. Il y a une école que je souhaiterais faire. Je t’en dirais plus quand on se verra. C’est avec plaisir que j’accepte ton invitation. Il me tarde vraiment de te rencontrer.

Maisie


Elle n’en revenait pas ! Elle allait ENFIN rencontrer son père ! Après toutes ces années !!! Elle enregistra le numéro de son père dans son téléphone, puis nota le sien en bas de la lettre en p.s.. Elle se dépêcha d’aller la poster et rentra. Elle voulait se coucher mais elle était bien trop excitée. Elle se posa alors devant un film jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment fatiguée pour enfin aller se coucher.




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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Mar 17 Mai - 14:52

Père sur le tard
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La vie reprenait son cours pour Haytham qui avait néanmoins choisi de s'enfuir de la clinique. Certes, le procédé est légèrement controversé et mériterait que l'on s'attarde sur le demi-dieu pour lui faire la morale, néanmoins le fils de Mars ne regrettait rien. Il fit donc le tour de son appartement, aujourd'hui l'emploi du temps ne se résumait qu'à une chose et pas des moindres NETTOYAGE. Il sortit donc toute l'armada, à savoir les gants, les sacs-poubelles, l'aspirateur, la serpillière… Des armes d'une autre nature, mais toute pourvue d'une utilité. « -Je savais que j'aurai dû engager une femme de ménage quand j'en avais l'occasion. » Passé cette petite réfection au combien matérialiste, le demi-dieu s'attela à remplir sa nouvelle mission. Il commença donc par la plus grande pièce et par extension, la plus exposée au bordel. Les emballages de bouffe à emporter (pizza, nouille, burger...) tout disparut dans la gueule d'un l'imposant sac noir qui pouvait, parait-il contenir plus de 60 litres. Une fois ledit sac plein et le salon débarrassé des "quelques" emballages qui tapissaient le sol, le demi-dieu ferma son premier sac, il se saisit ensuite de l'aspirateur pour vaincre les dernières peluches de poussières qui avaient élu domicile sur le tapis. La tâche fut hardie, mais le résultat au-dessus des espérances. Après avoir pressé la poire du vaporisateur, Haytham put enfin savourer la bonne odeur qui manquait à son appartement pour le rendre un peu plus agréable.

Un sac, puis un deuxième, puis un troisième, l'appartement avait de toute évidence besoin d'être rangé de fond en comble, mais surtout délesté de toutes les bouteilles d'alcool vidées dans l'évier au préalable. Chaque placard s'était ainsi fut retiré de quelques bouteilles de whisky en tous genre, de bières, de vodka... Tout y était passé même la bière sans alcool et c'est à présent dehors que trônaient toutes ces bouteilles. L'appartement avait enfin récupéré de sa superbe, il sentait bon le frai, le canapé en cuir noir propre, autant que la table en verre qui lui faisait face. Les carreaux eux aussi avait eu le droit à toute l'attention de leur propriétaire qui passait trois ans d'efforts, s'octroya quelques minutes de répit. Le cœur léger, il descendit les marches, omettant délibérément de prendre l'ascenseur puis il se dirigea vers sa boîte aux lettres et y découvrit une pile de courrier dont deux lettres qui attirèrent aussitôt son attention. «-Merde » Il se cogna le front se rendant compte qu'il avait complètement oublié sa correspondance épistolaire avec Maisie. Il prit tout le courrier, le jeta à la poubelle exceptée les deux lettres puis remonta jusqu'à chez lui, toujours par les escaliers.

Il prit la première, du moins celle qui au vu de la date, semblait la moins récente et s'installa dans son canapé pour commencer à la lire. La jeune Maisie semblait plus inspirée cette fois au vu des quelques lignes couchées sur le papier. En y découvrant la rancœur de sa fille, Hay qui aurait dû normalement se sentir mal, ressentait l'effet inverse. La jeune fille semblait de toute évidence, et ce, malgré son comportement passé, encline à lui pardonner ce qu'il avait fait. Sans attendre et légèrement ému, notre protagoniste se saisit de la seconde lettre et là lu. Il remarqua à la fin de l'écrit un post-scriptum suivi d'un numéro de portable. Sans attendre et sans même prendre le temps de la réflexion, Haytham récupéra son portable y entra le numéro de sa vie et lui rédigea un message

Haytham Cassidy
Salut, je me suis dis que ça serait sympa de s'envoyer un petit sms maintenant que nous avons conjointement échangé nos numéros. Je suis désolé d'avoir pris du temps à te donner des nouvelles. Es-tu arrivée à NY ? As-tu besoin d'aide et surtout, veux-tu qu'on se voit enfin ? Si tu es dispo, on peut se voir demain.  A très vite

Ton père :)


Quand vint le moment d'appuyer sur la touche d'envoi, il fit prit d'une légère hésitation. N'était-ce pas trop tôt ? « -Arrête de te prendre la tête ! » Passé l'hésitation, il pressa la bonne touche et laissa le sms partir.  Trop soucieux par ce que pouvait répondre la jeune fille, le fils de Mars préféra reprendre son ménage et balancer toutes les choses qui ne lui servaient plus, dont quelques vêtements. Arrivé dans la cuisine et après avoir exploré le frigo, il dut se rendre à l'évidence, un passage par la case "supermarché" pour y faire quelques courses (juste de quoi subsister) était indispensable. « -Grr je déteste ça ! » Il fouilla les placards eux aussi tristement vides et se décida enfin à rédiger une liste pour être sûr de ne rien oublier en route. Il prit donc sa veste, ses clés et son portable qu'il glissa dans la poche avant de son jean. Dehors, le soleil brillait offrant un premier goût d'été à tous les new-yorkais. L'Irlandais prit la direction du market où il avait pris l'habitude de faire ses petites emplettes, c'est d'ailleurs là-bas qu'il a croisa Marvin, au rayon sucreries plus exactement, un rayon sur lequel il ne comptait pas faire impasse. Passé l'entrée, il salua l'agent de sécurité puis il avança chariot en main, liste dans l'autre. Le magasin n'était pas bondé, une chance, Hay du genre peu sociable, n'appréciait pas de faire ses courses pressées par quelques clients eux même pressé par le manque de temps. Le parcours du combattant ne dura qu'une vingtaine et le hold-up de sucreries se traduisit par l'achat de deux réserves de pez. Une fois de retour à l'appartement, l'irlandais vida tous les sacs, il rangea les bouteilles d'eau, de lait et de soda au frai. Disposa les fruits et légumes dans l'imposante corbeille vide qui se trouvait dans le salon. Il ouvrit à nouveau le frigo pour l'alourdir de quelques provisions et acheva de ranger les autres courses dans les placards. « -Une bonne chose de fait » Son téléphone émit alors une vibration, (nul besoin d'être en mode normal quand on a une super ouïe), il s'approcha de la table en verre sur lequel était disposé le mobile et déverrouilla l'écran pour avoir accès à ses messages.





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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Dim 29 Mai - 10:29

Père sur le tard
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Le jour j était enfin arrivé. Maisie allait enfin pouvoir rencontrer son père. Elle n’avait pas beaucoup dormit la veille.  Il faut dire que la jeune femme avait passé la plus grande partie de sa soirée à faire sa valise et à choisir quelle tenue elle allait mettre pour rencontrer son géniteur. Maisie était le genre de fille qui aimait prendre soin d’elle et qui possédait un nombre relativement impressionnant de vêtements et de chaussures. Elle adorait assortir ses tenues avec ses sacs à mains. Elle avait donc eu une énorme hésitation sur est-ce qu’elle allait mettre une robe ? Une jupe ? Un pantalon ? Sa chambre ressemblait à un véritable chantier. On avait l’impression qu’une tornade venait de passer. Il y en avait absolument partout. Abordant ses différentes tenues, Maisie s’amusait à saluer un père imaginaire. Au bout de plus de deux heures, sa valise fut prête. Elle alla se prendre une douche et se coucher. Mais bien évidemment, le marchand de sable ne fut pas décidé à venir lui rendre visite. Elle ne cessait de se retourner dans son lit. Elle décida donc de prendre son ordinateur pour regarder un épisode de sa série préférée. Au bout d’une heure, elle finit par sombrer dans le sommeil. Son réveil sonna à quatre heures. Elle eut toute la peine du monde à l’éteindre et à se lever. Une fois levée, elle programma sa machine à café et elle alla se prendre une douche pour se réveiller.

Une fois prête, elle alla boire son café et manger un morceau. Elle appela un taxi et descendit une fois que celui-ci fut arrivé. Plus elle approchait de l’aéroport, plus elle sentait une boule grandir dans son estomac. Est-ce que son père était vraiment comme elle l’imaginait ? Et si la rencontre ne se passait pas comme prévu ? Et si ce dernier ne l’apprécierait pas ? Elle secoua la tête. Il ne fallait pas qu’elle pense à tout ça. Elle verrait bien une fois sur place. Le taxi s’arrêta ce qui sortit Maisie de toutes les questions qu’elle était en train de se poser. Elle paya le chauffeur et récupéra sa grosse valise ainsi que son vanity. Elle avait encore du temps avant l’embarquement. Elle alla donc faire enregistrer ses bagages et alla se boire un jus de fruit au café qui se trouvait pas loin de la porte d’embarquement. Sa vie allait bientôt changer. Quand elle réfléchissait à son parcourt, elle se disait qu’elle ne s’en était pas trop mal sortie. Heureusement, elle n’était pas restée dans une mauvaise période trop longtemps. Elle pouvait remercier sa mère de l’avoir mise dans cette maison de correction. Elle entendit son  vol annoncé et se dirigea vers les portes.

Le vol passa relativement rapidement. Maisie dormit une bonne partie du trajet ce qui lui fit un bien fou. Elle lut un peu aussi et prépara une liste de questions qu’elle voulait poser à son père. Elle savait que le fait de le voir, lui ferait très certainement perdre ses moyens. Elle ne voulait donc rien oublié. Une fois l’avion arrivé, elle alla récupérer sa valise et sauta dans un taxi qui l’emmena à l’hôtel où elle s’était réservé une chambre. Ce n’était pas un hôtel de luxe, mais il était plus que correct et le plus important, il était à proximité de tout. Elle prit quand même le soin de prévenir sa mère qu’elle était bien arrivée, puis, elle alla se prendre une douche. Pendant qu’elle se rafraîchissait sous cette dernière, son portable vibra. Entourée de sa serviette, elle alla lire le sms et constata qu’il s’agissait de son père. Un grand sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme. Elle s’empressa de lui répondre.

Maisie Cooper
Coucou, je suis très contente que tu m’écrives. Je suis bien arrivée je te remercie de t’en soucier. Le voyage c’est très bien passé. On peut se voir demain. C’est une excellente idée. Il faudrait juste que tu me dises à quel endroit et à quelle heure afin que je puisse m’organiser.  Il me tarde vraiment de te voir. Bisoussss Maisie <3



Maisie envoya sa réponse et posa son téléphone sur sa table de nuit en souriant. Elle avait du mal à réaliser qu’elle allait enfin le voir. Elle vida sa valise et rangea ses vêtements dans le placard prévu à cet effet. Elle alla ensuite se sécher les cheveux et s’habiller. Elle était prise entre l’hésitation de faire une sieste ou celle de se rendre dans sa future école. Elle opta pour la deuxième option. Elle voulait quand même voir à quoi ressemblait le futur établissement qui allait la former. Et puis, il fallait aussi qu’elle s’habitue à se repérer dans cette ville qui était absolument immense. Elle décida de s’y rendre en transport. Car même si le taxi est pratique, il ne fallait pas qu’elle s’y habitue trop. Car les transports en commun pouvaient être plus rapides en heure de pointe que les taxis. Elle mit donc un plan dans sa poche et prépara son sac. Elle cacha de l’argent sur elle, ce serait toujours mieux si elle se faisait voler son sac. Il valait mieux se montrer prudent. Elle ferma la porte de sa chambre et se mit en route. C’était fou comme cette ville pouvait être démesurément grande ! Maisie se sentait vraiment minuscule entre les immenses gratte-ciel et buildings  qui l’entouraient.  Elle trouva facilement son futur établissement et visita un peu. Elle croisa une élève qui était en dernière année et elles commencèrent à parler un peu. C’était une chance qu’elle soit tombée sur elle. Elles s’échangèrent leur numéro de portable et la jeune femme lui fit visiter l’établissement et lui expliqua à quoi elle allait devoir s’attendre pour passer les examens.  Maisie se rendit compte qu’elle allait avoir du pain sur la planche. Mais elle était déterminée et elle adorait les défis. Le temps passa vite et Maisie décida de rentrer à son hôtel. Elle voulait quand même avoir une tête correcte pour la rencontre avec son père. Mais avant toute chose, il fallait qu’elle prépare toutes ses affaires pour le lendemain afin de ne pas changer d’avis encore une fois. Une fois que tout fut prêt, elle décida de se commander quelque chose à manger et attendit la réponse de son père afin de savoir à quel endroit elle allait devoir se rendre.





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