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 Père sur le tard. (Maisie, terminé)

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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Jeu 2 Juin - 14:36

Père sur le tard
Rencontre entre un demi et un quatre quarts de Dieu
▬ HAYTHAM & MAISIE



L'appartement respirait la vie, mais plus encore, il respirait le propre. Haytham était tellement fier de lui, qu'il s'arma de son téléphone et captura le salon et les autres pièces qui ayant bénéficié d'un nettoyage de printemps. Puis une fois le moment immortalisé, il retira sans attendre les dernières traces de son grand ménage. Plus aucun sac n'entravait la circulation, plus aucun carton, plus aucun emballage, la poussière elle-même avait mis les voiles délestant certainement à regret le meuble télé qu'elle avait occupée pendant de nombreux mois. La console de jeux aussi était à présent épargnée, à la grande joie de son propriétaire qui était pressé de retrouver son voisin pour quelques parties de jeux vidéo sur le grand écran incurvé. Le sourire aux lèvres Haytham se laissa tomber sur le canapé et fixa le plafond. Cela faisait tellement longtemps qu'il ne s'était pas senti aussi bien. Dehors, le soleil continuait à briller et ne se gênait pas pour abreuver tout l'appartement de sa luminosité. Un petit vent frais caressa la nuque de l'Irlandais qui ferma les yeux et s'octroya une petite sieste dans le canapé tandis que dehors, la vie new-yorkaise battait son plein. Le concert de klaxons n'ébranla pas le lourd sommeil de Cassidy qui avait appris à s'y faire, ce qui explique la fenêtre grande ouverte. La journée passa et le soleil commença à dépérir progressivement pour laisser sa place.

Hay se réveilla aux alentours de 21 h. Son estomac visiblement mécontent de cette « petite » sieste, le lui faisait savoir à coups de quelques grognements ventraux. Par réflexe et avant de se préparer un bon petit plat, le demi-dieu consulta son nouveau portable. L'écran déverrouillé, il constata avec amertume l'absence de la petite icône inhérente à l'arrivée d'un nouvel sms. Évidement qu'il n'allait recevoir aucun sms, puisque personne et j'entends par là, les quelques rares amis qu'il possède, n'avaient eu la chance d'être averti de la nouvelle possession téléphonique du Marsien. Personne excepté Maisie, sa fille. Et puis comment ne pas penser à Tamara toujours dans l'ignorance et certainement dans l'attente de nouvelles. « Je pars en mission » s'était-il contenté de dire pour cacher son odieux secret. La mâchoire serrée, il ouvrit une nouvelle conversation et commença à taper deux trois mots auxquels il croyait à peine. En panne d'inspiration pour la rédaction de ce texto au combien important pour une personne placée dans l'ignorance depuis plusieurs semaines, que dis-je, plusieurs mois, le demi-dieu préféra lâcher l'affaire. Que pouvait-il dire ? Qu'il avait chassé du monstre par intermittence ? Que tout, c'était passé à merveille sans embûches ? Si par sms les choses semblaient simples, la confrontation avec l'agent de terrain s'annonçait plus houleuse. Ajoutez à cela l'existence de Maisie, qu'il ne pourrait cacher bien longtemps. Dépassé et à court d'idées ou d'excuses, l'Irlandais préféra fermer la conversation à peine entamé et quitta le salon pour regagner sa chambre et se changer. Les batteries rechargées, il pouvait se permettre de sortir ce soir et quoi de mieux que de retrouver les quelques rares amis qu'il avait en ville.

Sur le papier, l'idée semblait alléchante, mais une fois encore notre pauvre demi-dieu se retrouva confronté à une abrupte réalité. Une fois arrivée face au pub de son ami Sean, il comprit à quel point, il lui restait encore du chemin à faire avant de se débarrasser totalement de ses démons. Le combattant prit une grande inspiration et passa la porte. Il se faufila à travers la foule et rejoignit le comptoir saluant les deux barmans qui exerçaient leur talent non sans mal. Les lieux étaient bondés ce soir et pour cause, les deux poids lourds du baseball new-yorkais se livraient bataille dans un match fédérant les passions et les spectateurs venus en nombre ce soir.

« - Hey le revenant ! » Haytham se retourna et croisa le regard du propriétaire des lieux. Sean, le sourire aux lèvres, serra son ami dans ses bras et le regarda de la tête aux pieds. « - Quoi ? » lança le demi-dieu interrogatif. « - T'as perdu du poids ! Qu'est-ce qui t'arrive ? Ça va hein ? » Hay l'entraîna dehors à l'arrière du bar pour discuter au calme. Sean sortit son paquet de cigarettes et en proposa une à Hay qui refusa aussitôt.

« - J'ai arrêté, d'ailleurs il n'y a pas que ça que j'ai arrêté. »

« -Tu avais recommencé à boire c'est ça ? »

« -Ouais et les combats illégaux ! »

« -Hay, je t'avais dit qu'il ne fallait pas s'orienter vers ce genre de gagne-pain. »

« -Je sais, mais je me suis fait pas mal d'argent tu sais. »

« -Ce n'est pas la question… »

« -Pas de sermon s'il te plaît. Je sais que j'ai merdé sur tout. Mais je me suis reprit en main. Je fais une cure de désintox. »

« -Et tu es venu au pub ! »

« -Fallait bien que je vienne te voir non ? »

« -Mouais, je suis moyennement convaincu. »

« - Et j'ai une fille ! »

« -Toi ? »

« -Oui moi. Elle s'appelle Maisie, elle a 25 ans et je vais très bientôt la rencontrer. »
Sean, visiblement, surprit par cet aveu, regarda son ami presque perplexe. Comment se pouvait-il que ce type difficilement sociable et qui n'avait de cesse de répéter qu'il n'avait pas de famille, soit père ? Et était-il capable d'endosser ce nouveau rôle ? Dubitatif, Sean préféra ne pas remuer le couteau dans la plaie. Il proposa un verre de soda à son acolyte et l'invita à lui prêter main forte, puisqu'il manquait de main-d'œuvre ce soir. Hay accepta sans se faire, prier et regagner l'intérieur pour se placer derrière le comptoir. Torchon sur l'épaule, il ré-endossa le tablier du barman. À aucun moment dans la soirée, la tentation de siffler un verre ne l'assaillit. Satisfait d'avoir remporté sa première bataille, il rentra chez lui sur les coups de 3h du matin et s'endormit dans son lit cette fois.  

Le reste de la nuit fut calme, presque autant que l'après-midi passée sur le canapé. Peu enclin au sommeil réparateur, notre demi-dieu se leva aux alentours de huit heures du matin. Il se prépara un petit-déjeuner peu copieux, opta pour le thé qu'il avala très rapidement. « -Ce n'est pas du grand art ! » Il remonta à l'étage, enfila sa tenue de sport, récupéra quelques-uns de ses pourboires qu'il glissa dans la poche de son bas de jogging. Les baskets nouées, il quitta son appartement. Il s'arrêta cependant devant la porte de Marvin, encore empreint de ses anciens réflexes. Il s'apprêtait même à tambouriner contre la porte, mais se ravisa au dernier moment repensant à sa dernière confrontation avec le blondinet qui l'avait exhorté de sortir de chez lui, s'il ne daignait pas soigner ses problèmes d'alcoolisme. « C'est encore trop tôt » Sans attendre, le fils du dieu de la guerre quitta le couloir, il opta pour les escaliers afin de rendre l'exercice plus intense, puis regagna la rue. Il enfila ses écouteurs et lança la playlist qu'il avait prévue à cet effet et commença à courir pour se vider la tête. Il commença en douceur, puis augmenta progressivement la cadence jusqu'à atteindre le sprint. Le cœur au bord de l'explosion, il dut finalement mettre un terme à l'effort pour ensuite reprendre son souffle et se persuader qu'il était encore résistant malgré ses quarante-quatre printemps. L'heure à sa montre accrédita fort heureusement la chose. En effet, il était à présent presque 11h et forcé de constater que son ventre grognait encore, l'Irlandais prit la direction d'un Starbuck à petite foulée. Arrivé sur place, il opta pour un Frappuccino mangue passion et un muffin myrtille. Il emporta le tout dans un sac à l'effigie du commerce et regagna son appartement.


Le reste de la journée fut aussi tranquille que la matinée. Une fois encore, sûrement pour se tester Haytham regagna le pub de son ami Sean et l'aida à faire le service. Le sourire aux lèvres, il servait des bières, des doubles whisky et tout un tas d'autres boissons dont il raffolait encore quelques mois auparavant, sans pour autant ressentir le besoin de s'en servir un verre. Pour combler la soif, il se contentait d'un Lemon coca et repartait de plus belle. Son portable se mit alors à vibrer « -Excusez-moi » lança-t-il à un client qu'il s'apprêtait à servir. Il s'éloigna donc pour lire au calme, le contenu du sms qu'il venait de recevoir. Un léger sourire illumina son visage lorsque le nom de la destinataire parut à l'écran. Une fois sms délivré, il s'empressa donc de lui répondre :

Haytham Cassidy
Salut ! Je suis content que ton voyage se soit bien passé. Encore plus ravi que tu acceptes mon invitation. Tu peux passer chez-moi si tu veux, je pense que ça sera plus simple.  Je peux préparer un truc à grignoter. Je ne suis pas un grand chef, donc pardonne moi d'avance. A demain
Hay



Il pressa la touche « envoyer » mais se rendit compte après coup, qu'il avait omis de lui communiquer son adresse. Sans tarder, il rectifia l'erreur et lui envoyant un autre sms avec l'adresse. « -Hay qu'est-ce que tu fous, je te cherchais partout ! »
Le demi-dieu se retourna aussitôt et tomba sur son ami qui semblait inquiet de le voir ici et seul. « - Je n'ai pas l'intention de me torcher la tronche, sois tranquille. Ma fille m'a envoyé un message et je voulais être au calme pour le lire. Elle est à New-York et je lui ai proposé qu'on se voit demain. »

« -C'est super ça ! »

« -J'ai dit que je préparerais un truc à grignoter »

« -Ça c'est moins cool en revanche. »

« -Dis que je ne sais pas cuisiner. »

« -Disons qu'on a tous des talents et que les tiens ne sont pas culinaires. »

« - Et tu te crois drôle ! Bon aller ne laissons pas tes clients crever de soif »
Les deux amis quittèrent les réserves et retournèrent au comptoir exercer leur talent. Le sourire ne quittait plus les lèvres de l'Irlandais qui, d'ici quelques heures, fera la connaissance de sa fille.



© Gasmask

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Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous pourquoi ils ne le deviennent pas. Devant tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant... Demandez-vous ce qui fait qu’on tienne le coup
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LITTLE ASSKICKER
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LITTLE ASSKICKER

MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Sam 18 Juin - 13:52

Père sur le tard
Rencontre entre un demi et un quatre quarts de Dieu
▬ HAYTHAM & MAISIE[/i]

Vous savez ce que l’on ressent quand on a vraiment hâte de se rendre à une fête ou de recevoir un cadeau exceptionnel ? C’est un peu comme une petite fille qui découvre de la neige pour la première fois de sa vie. On est un peu angoissée mais on ressent une joie indescriptible et une immense excitation. C’était un peu l’état d’esprit de Maisie. Elle était tout excitée de rencontrer enfin son père, mais d’une autre manière, elle avait aussi peur. Elle ne savait vraiment pas à quoi s’attendre. Elle se dit que finalement, la présence de sa mère aurait pu être une bonne chose. Ils auraient peut-être été contents de se revoir depuis toutes ces années. Ils avaient eu aussi besoin de s’expliquer sur ce qu’ils avaient vécu.  Mais la jeune femme avait préféré faire le voyage toute seul afin de s’assurer que les retrouvailles se passent bien. Elle ne voulait pas que règne une mauvaise ambiance. Et puis, elle était encore très remontée contre sa mère. Elle avait beau eu retourné la situation dans tous les sens, elle ne comprenait vraiment pas comment sa mère avait pu être aussi égoïste ? Mais elle préféra ne pas penser à des choses négatives. Elle ne voulait pas que ça lui porte malheur pour la suite.  Elle espérait vraiment que tout soit parfait. Elle sentait que son estomac était quand même un peu noué.

Il fallait absolument qu’elle arrive à se changer les idées. La rencontre avec Haytam était en train d’approcher à grand pas. Elle savait très bien qu’elle n’arriverait pas à dormir. Pensive, elle avait fini par s’allonger sur son lit. Elle finit par se redresser et regarda autour d’elle. On avait l’impression qu’une tornade était passée dans sa chambre. Il y avait des vêtements absolument dans tous les coins. C’était pareil pour les chaussures. La jeune femme avait pris bien trop de vêtements pour le court séjour qu’elle était censée faire. Mais elle n’avait pas réussi à se décider sur ce qu’elle voulait porter. Elle avait fini par décider mais au dernier moment, elle avait encore changé d’avis. Après des heures et des heures de réflexions et avoir appelé sa meilleure amie en vision afin que cette dernière lui donne aussi un coup de main, elle avait fini par trouver ce qu’elle allait porter. Maintenant, elle devait prendre son courage à deux mains et ranger toute la chambre. Car si un membre du personnel voyait ça, il aurait très bien pu croire qu’un cambriolage avait eu lieu. Maisie sortit alors son portable et alla le poser sur le bureau de sa chambre. Elle mit de la musique et se mit à ranger ses vêtements. Ceux qu’elle ne mettrait pas du séjour, iraient directement dans la valise. Quant aux autres, ils iraient dans les placards prévus à cet effet. Et ce serait pareil pour ses paires de chaussures. Une fois tout ce travail abattu, elle alla se prendre une douche. Sa serviette autour de la taille et ses cheveux entourés dans une autre, elle décrocha le téléphone de l’hôtel afin de se faire monter quelque chose à manger.

Une fois son repas terminé, elle se dit qu’il ne fallait pas qu’elle se couche trop tard. Elle ne voulait pas rencontrer son père avec des cernes sous les yeux. Elle appela une dernière fois sa meilleure amie. Oui, elle avait besoin de se sentir un peu rassurée. Et il n’y a qu’elle qui pouvait le faire. Mais le temps passa rapidement et Emilie finit par aller se coucher. Maisie essaya elle aussi, de se mettre au lit. Elle tenta de fermer les yeux afin que le sommeil la gagne, mais ça ne marchait pas. Elle avait beau se tourner et se retourner dans le lit, rien n’y faisait. Elle alluma sa petite lampe de chevet et s’assit sur son lit en soupirant.

« Bon, sang, je ne vais jamais réussir à dormir… Ça devient vraiment agaçant cette histoire. Je ne peux pas rencontrer mon père pour la première fois avec une tête de cadavre. C ?est après-demain mais franchement ça craint. Bon, qu’est-ce que je pourrais faire pour passer le temps ? C’est qu’il se fait vraiment tard. Je ne me vois pas sortir à cette heure-là. Je ne connais pas trop le coin. Ce serait dangereux. »
Elle tourna la tête vers son ordinateur et un grand sourire éclaira son visage. Elle alla le chercher et entra le code Wifi de l’hôtel pour pouvoir naviguer sur le net. Ça marchait ! Elle pourrait donc profiter de regarder Game of thrones. Elle avait toute une saison à rattraper. Ce serait enfin l’occasion de se mettre à jour. Normalement, elle regardait les épisodes avec Emile et les deux jeunes femmes s’amusaient à faire des commentaires sur Facebook. Mais là, c’était quand même un cas d’urgence. Elle ne trouvait pas le sommeil donc autant faire quelque chose de constructif. Le souci c’est que quand elle commençait à regarder cette série, elle avait du mal à être raisonnable et à se dire qu’il fallait qu’elle parte se coucher. Elle était bien trop curieuse de savoir comment ça allait se passer. Mais ce soir, elle ferait son possible pour se montrer raisonnable. Elle ne voulait pas voir son père avec une tête dans le cul.

Les heures passèrent et Maisie était toujours plongée dans ses épisodes. Oubliant complètement de regarder à quelle heure elle vivait. Les seuls fois où elle avait bien voulu faire pause, c’était pour aller au petit coin ou ramener des bonbons et des chocolats à grignoter.   C’est fou ce que cette série vous rends accro ! Elle espérait qu’Emilie lui pardonnerait ce petit écart, car elle avait déjà enchainé trois épisodes. Elle se sentait bien partie pour finir la saison.  Mais une fois l’épisode terminé, elle prit quand même le soi de regarder l’heure. Bon Dieu ! Il était deux heures du matin ! Alors là, il allait vraiment falloir qu’elle dorme. Car même si elle ne voyait son père que dans deux jours, il fallait qu’elle ait le teint frais, et c’est bien connu, les filles ont vraiment besoin de temps pour que les choses soient bien fait. Elle avait déjà préparé ses vêtements sur le bord de la chaise ce qui était un point positif. Elle avait même préparé les bijoux qu’elle voulait mettre avec sa tenue. Oui d’accord, la rencontre était dans quarante-huit heure et alors ? Au moins, ça lui éviterait de changer encore une fois d’avis.

Le réveil sonna à huit heures. Autant dire que la jeune femme eut du mal à se lever. Mais elle ne voulait pas passer la plupart de son temps dans sa chambre d’hôtel. Elle avait envie de visiter la ville d’avantage. Elle commença donc par aller prendre une douche et s’habilla. Comme il ne faisait pas très moche, elle décida de mettre un jeans avec un haut blanc et un petit blouson assorti à son pantalon. Elle mit des baskets afin de ne pas avoir mal au pied et descendit prendre son petit déjeuner. Le buffet de l’hôtel avait l’air d’être vraiment bon. Il y avait absolument de tout et s’était très bien présenté. Elle avait envie de tout prendre. Mais il fallait qu’elle fasse un choix. Elle opta donc pour du fromage blanc avec des morceaux de fruits frais, un jus d’orange fraichement pressé et une bonne tasse de café. Elle allait essayer de s’en tenir juste à ça. Car si elle se resservait, ce serait vraiment de la gourmandise. Une fois son petit déjeuné prit, elle remonta dans sa chambre afin de se brosser les dents. Elle prit soin de ranger quelques bricoles qui trainait encore un peu partout et posa son ordinateur sur le bureau. Une fois satisfaite, elle referma la porte et accrocha le petit carton qui disait à la femme de ménage qu’elle pouvait passer faire sa chambre. Elle descendit ensuite à la réception de l’hôtel. Elle avait envie de visiter la ville et préféra demander ce qu’il y avait d’intéressant à voir. Le réceptionniste, qui était tout sourire, lui donna une brochure avec des coins sympa qu’elle pourrait voir. Il y avait aussi un bus mis à disposition par l’hôtel qui emmenait les touristes vers les bâtiments principaux de la ville. Pourquoi pas, ce serait l’occasion pour elle de se faire quelques photos souvenir.

La journée fila à une très grande vitesse. Cette ville était vraiment immense et très riche en plein de choses. Maisie alla aussi voir quelques musées. Comme par exemple : l'American Museum of Natural History qui se trouve être le plus grand musée d’histoire naturelle du monde. Maisie le trouva vraiment magnifique. Mais elle n’eut pas le temps de s’arrêter pour tout voir. Elle avait un peu l’impression de faire partie de ses touristes japonais qui ont à peine quelques heures pour visiter un musée et doivent ensuite rapidement repartir pour en voir un autre. Elle s’amusa aussi à aller visiter aussi celui de Madame Tussauds. Non seulement les statuts y sont plus vrai que nature, mais en plus, il y a pleins de photos délire à y faire. Cette ville était vraiment très riche en musée. Il y en avait vraiment pour tous les goûts. Son portable vibra et Maisie regarda son message. C’était son père. Elel ne tarda donc pas à lui répondre :


Maisie Cooper
Coucou ! C’est tout à fait normal, je te remercie de me recevoir chez toi. J’ai vraiment hâte de te voir ! Ne t’en fait pas, je suis certaine que tu es sévère avec toi-même et qu’au fond, tu es un excellent cuisinier. J’ai vraiment hâte de te voir ! Je suis en train de visiter la ville. C’est immense et vraiment super beau ici.

A demain, gros bisous

Maisie
<3



Maisie envoya sa réponse et posa son téléphone sur sa table de nuit en souriant. Elle avait du mal à réaliser qu’elle allait enfin le voir. Elle vida sa valise et rangea ses vêtements dans le placard prévu à cet effet. Elle alla ensuite se sécher les cheveux et s’habiller. Elle était prise entre l’hésitation de faire une sieste ou celle de se rendre dans sa future école. Elle opta pour la deuxième option. Elle voulait quand même voir à quoi ressemblait le futur établissement qui allait la former. Et puis, il fallait aussi qu’elle s’habitue à se repérer dans cette ville qui était absolument immense. Elle décida de s’y rendre en transport. Car même si le taxi est pratique, il ne fallait pas qu’elle s’y habitue trop. Car les transports en commun pouvaient être plus rapides en heure de pointe que les taxis. Elle mit donc un plan dans sa poche et prépara son sac. Elle cacha de l’argent sur elle, ce serait toujours mieux si elle se faisait voler son sac. Il valait mieux se montrer prudent. Elle ferma la porte de sa chambre et se mit en route. C’était fou comme cette ville pouvait être démesurément grande ! Maisie se sentait vraiment minuscule entre les immenses gratte-ciel et buildings  qui l’entouraient.  Elle trouva facilement son futur établissement et visita un peu. Elle croisa une élève qui était en dernière année et elles commencèrent à parler un peu. C’était une chance qu’elle soit tombée sur elle. Elles s’échangèrent leur numéro de portable et la jeune femme lui fit visiter l’établissement et lui expliqua à quoi elle allait devoir s’attendre pour passer les examens.  Maisie se rendit compte qu’elle allait avoir du pain sur la planche. Mais elle était déterminée et elle adorait les défis. Le temps passa vite et Maisie décida de rentrer à son hôtel. Elle voulait quand même avoir une tête correcte pour la rencontre avec son père. Mais avant toute chose, il fallait qu’elle prépare toutes ses affaires pour le lendemain afin de ne pas changer d’avis encore une fois. Une fois que tout fut prêt, elle décida de se commander quelque chose à manger et attendit la réponse de son père afin de savoir à quel endroit elle allait devoir se rendre.

Elle se rendit compte qu’elle n’avait pas son adresse. Elle était en train de la lui demander lorsque son portable vibra. C’était justement lui qui venait de le faire. Il s’en était aussi rendu compte. La jeune femme nota l’adresse dans son agenda et prit le bus afin de rentrer à l’hôtel.

Une fois arrivée à l’hôtel, elle se rendit compte qu’elle allait arriver chez son père les mains vide. Il fallait absolument qu’elle lui trouve quelque chose. Mais quoi ? Elle ne pouvait pas lui apporter de bouteille d’alcool en sachant qu’il avait un souci avec ça. Les chocolats, s’étaient trop classiques. Mais que faire ? Elle ne connaissait pas es goûts du tout donc vraiment pas facile. Elle ne savait pas non plus ce qu’il aimait comme vêtements. Après avoir fait un certains nombres de boutiques, elle n’eut que d’autre choix que de se résoudre à lui offrir des chocolats sans liqueurs bien évidemment.

Le réveil sonna tôt le lendemain matin. C’était le jour J ! Pour ne pas perdre de temps, Maisie fit monter son petit déjeuné qu’elle dévora une fois sortie de sa douche. Elle alla ensuite s’habiller et se maquiller. Elle avait décidé de lâcher ses cheveux. Et puis l’heure de partir arriva. Ses chocolats dans la main, elle descendit à la réception afin de demander un taxi. Elle donna l’adresse et le taxi partit. Elle était tellement nerveuse, qu’elle sentit son cœur battre assez fort dans sa poitrine. Le taxi la déposa devant l’immeuble. Elle le paya est sorti. Elle se dirigea ensuite vers l’entrée. D’une main tremblante, elle sonna à l’interphone et attendit que son père lui réponde.





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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Dim 19 Juin - 23:44

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Faire des erreurs, n'est-ce pas le propre de l'être humain ? Bien plus qu'un fait avéré c'est une réalité ! Nous faisons tous des erreurs et c'est ce qui nous rend meilleurs. Haytham lui-même était un vecteur à erreur, en d'autres termes. Il semblait même les collectionner non sans grande motivation. Haytham suivi de près par son ami Sean, regagna sa place derrière le bar ou quelques nouveaux clients avaient pris place. Torchon sur l'épaule, il fit état de ce constat et retourna à l'autre bout du comptoir où deux zigotos l’appelaient « -Oui qu'est-ce que je vous sers ? » lança-t-il essayant d'arborer un sourire chaleureux pour ne pas faire fuir ces deux nouveaux clients. L'un des deux hommes se contenta de demander deux bières tout en remerciant d'avance le demi-dieu qui rejoignit le fut de bière, sorti une chope qu'il inclina afin d'avoir un peu plus de mousse, il pressa ensuite la petite manivelle afin d'emplir la chope de bière, puis il réitéra l'expérience avec la seconde et alla les servir aux deux hommes qui s'éloignèrent aussitôt pour aller se trouver une table. Le cœur léger, le demi-dieu observa les lieux, bondé ce soir et pour cause, un match semblait mobiliser toutes les attentions. Sean de son côté assurait les commandes, aidé par la nouvelle serveuse, qui se permettait quelques regards sur le postérieur de son patron lorsque ce dernier avait le dos tourné.

« -Elle te mange le derrière du regard » murmura-t-il à l'oreille de son ami, profitant d'un moment d'accalmie. Surprit Sean leva un sourcil et fit savoir à son compère que beaucoup de nénettes lui dévorer le derrière du regard, mais que ça n'était rien comparé à lui. « -Quoi ? Comment ça ? » questionna Hay en se saisissant d'un verre qu'il remplit d'eau. « - Les nénettes aiment regarder ton derrière champion ! » Passé cette remarque le gérant d'un pub s'éloigna pour aller prendre de nouvelles commandes, laissant le Marsien en pleine réflexion. La serveuse au regard ravageur revient quant à elle, le sourire aux lèvres et se posa près du bel Irlandais. « -Il y a du monde ce soir ! » lança-t-elle toute guillerette. Hay ne se formalisa pas de son attitude aguichante et essuya les quelques verres qu'il avait sortis de la machine « -Invite Sean à sortir ! » Sans pincette cela va de soit, le demi-dieu n'est pas du genre à s'embarrasser de grandes formules. « - Sauf que ce n'est pas lui que j'aimerais inviter. » Le regard brillant, le sourire enjôleur, la jeune demoiselle chercha à se rapprocher du fils de Mars qui s'en trop savoir pourquoi répondit « - Désolé, je ne suis pas libre ! » ce qui théoriquement était faux… « -J'ai quelqu'un dans ma vie » acheva-t-il en pensant aussitôt à Tamara qu'il n'avait pas revu depuis des mois et qui à ce stade devait le haïr au moins autant que la dernière fois où qu'il avait agis de la sorte. « -Ah ok » se contenta la jeune serveuse visiblement déçue d'avoir été éconduite de la sorte. Le plateau en main elle s'éloigna laissant l'Irlandais en proie au doute. Pourquoi avait-il dit ça ? Pourquoi, lui le chasseur à nénettes, avait-il refuser un rendez-vous avec une belle plante ? Pourquoi ne cessait-il de penser à Tamara ? Pourquoi ???

Il acheva son service sans encombre et proposa de l'aide pour passer un coup de balais et délester son ami du plus gros du travail. Un ami qui avait semblerait-il eu une petite conversation avec la serveuse « matteuse » qui avait, de toute évidence, changée son fusille d'épaule. Hay fit la vaisselle et passa un coup sur le bar pour le défaire de toutes les marques de verres qu'il arborait bien malgré lui. Sean s'approcha et posa une main bienveillante sur l'épaule du Marsien lui demandant si c'était bien demain qu'avait lieu la rencontre avec sa fille. « -Ouais, demain après-midi. Je suis un peu stressé… » Son ami le coupa aussitôt ne lui laissant aucune autre alternative. Il était presque 1h du mat et de ce fait le bel Irlandais devait, selon son compère, mettre les voiles et rentrer chez lui pour se reposer. « -Avoir une tête de mort vivant pour rencontrer sa fille, ce n'est pas le top, tu as raison. Je te laisse en bonne compagnie alors ! » Sans attendre, le demi-dieu retrouva sa voiture et prit la route pour rentrer chez lui. Soucieux de ne pas encore se prendre une prune, il ne grilla aucun feu et respecta les limitations de vitesse, car maintenant qu'il était père (sur le tard) il se devait d'être un bon exemple. Les rues semblaient désertes, il était bien loin le bruit des klaxons qui rythmaient le quotidien des New-Yorkais, bien loin la foule grouillante qui se pressait pour rejoindre un point. Sous ses airs endormis, La Grosse Pomme paraissait presque apaisante, tellement qu'il était tentant de s'arrêter sur le bas-côté de la route pour observer les paysages métalliques de la belle endormie. C'est d'ailleurs ce que fit le demi-dieu en s'asseyant sur le capot de sa vieille voiture de collection. Portable en main, il chercha l'adresse d'une certaine mademoiselle Tamara Lond. Pour ensuite trouver non sans mal, son numéro de téléphone. S'armant de courage, il composa ledit numéro et attendit. Le téléphone sonna une première fois, puis une deuxième et une troisième avant que le jeune homme ne se résolve à raccrocher. Le cœur serré il regagna sa voiture et jeta un dernier regard sur la ville endormie avant de reprendre la route. Cheveux en vent, il alluma la radio et laissa la musique défiler. Avide de liberté, il laissa échapper une main pour caresser l'air. Demain serait un grand jour et il effacera, à n'en pas douter les quelques quatre-vingt jours d'enfer.

Il rentra enfin dans son doux chez lui, prenant soin en pénétrant le couloir, de ne pas faire trop de bruit histoire de ne pas rameuter les voisins. Passé la porte, il retira sa veste qu'il balança sur le canapé. Il se délesta de sa paire de basket qu'il rangea dans le placard prévu à cet effet. L'appartement sentait encore le frai, à la grande joie du demi-dieu qui ferma enfin les fenêtres. Il se rua ensuite vers la cuisine pour se préparer un thé et délesta le frigo d'un yaourt. L'estomac noué, il n'avait envie de rien. Assit sur le canapé, fixant l'écran éteint de l'imposante télévision qui trônait au milieu du salon, il dégusta son yaourt nature tout en observant l'écran de son téléphone. Sa chère fille avait à nouveau pris le temps de lui répondre, mais au vu de l'heure plus que tardive, il se garda d'en faire autant. « - Pff aller abruti vas donc te coucher si tu veux être présentable demain ! » murmura-t-il en se massant les tempes. Il souleva donc sa tasse, balança le yaourt vide à la poubelle et regagna sa chambre sans attendre. « -En priant pour que Morphée passe me prendre ! » ironisa-t-il en achevant de se préparer pour aller se coucher. Sous les couvertures, il posa son regard sur le plafond, les pensées toutes dédiés à sa fille qu'il essayait tant bien que mal d'imaginer. Avait-elle un trait commun avec lui ? Un regard ? Une expression ? Avait-elle hérité de son sale caractère ? Il se posait tout un tas de questions, qui restaient irrémédiablement vides de sens puisqu'il ne pouvait leur apporter la moindre réponse. Une heure plus tard à court d'interrogation, il s'endormit avec l'espoir d'être sous son meilleur jour.

« Bonjour. Il est 12 h New-York... »

« -Hum... » grogna Hay qui peinait à ouvrir les yeux, du moins jusqu'à ce qu'il entende l'heure. Il tomba littéralement de son lit laissant échapper quelques jurons. « -Merde ! Merde ! Merde ! » Il se précipita vers sa penderie, prit des vêtements et se précipita vers la salle de bains. Il tourna le robinet sans, au préalable s'enquérir de la température de l'eau « -HAAAAAA putain c'est froid ! » hurla-t'-il en tourna légèrement le robinet vers la gauche. L'eau à présent tiède, il s’enduit de gel douche qu'il rinça aussitôt puis il sauta dans une serviette et chassa du revers de la main, la buée qui avait envahi son miroir. « -Putain j'ai la gueule dans le cul ! » Il s'empara de la bombe à mousser à raser qu'il passa sur son visage, tout en préparant sa brosse à dents. Une fois prêt, il regagna le salon veillant à tout ranger une seconde fois. Il consulta ensuite son portable et n'y vit aucun message. « -Bon je suppose que j'ai encore un peu de temps hein ! » Stressé, il dut prendre une grande inspiration, pour ensuite enfiler ses baskets et sa veste. Etant un très mauvais cuisinier et refusant d'empoisonner sa fille, il opta pour une boulangerie française à quelques pâtés de là. En courant, car le fils du Mars est du genre actif, il entra dans la boutique, offrit son plus beau sourire à la gérante. « -Je vais vous prendre quelques viennoiseries s'il vous plaît ! » La charmante demoiselle déposa les quelques viennoiseries françaises dans la boîte en carton qu'elle tendit à Haytham qui régla la note et retourna en courant jusqu'à son appartement. Il déposa le tout sur la table fit un tour dans la cuisine pour rien avant de retourner dans le salon pour se rendre compte qu'il avait oublié les viennoiseries sur la table. « - Crétin ! » Il récupéra le carton qu'il déballa et déposa dans la cuisine. Il chercha un plateau, non sans mal et déposa le contenu du carton à l'intérieur. Toujours en stress, il retourna dans le salon pour récupérer son portable. Mais avant même qu'il ne se saisisse du mobile, l'interphone le rappela à l'ordre augmentant davantage la jauge de stress de l'Irlandais. Il hésita un instant et pressa l'interrupteur « -Je t'ouvre ! C'est le dernier étage » Il relâcha le bouton et attendit devant la porte jusqu'à entendre la sonnerie puis, arborant son plus beau sourire il ouvrit la porte. « -Salut ! » dit-il presque timide.




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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Lun 20 Juin - 14:25

Père sur le tard
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Et voilà, le jour J avait fini par arriver. Maisie avait envie de sauter partout, mais elle avait surtout peur. Elle ressentait les deux émotions en même temps. C’était assez étrange d’ailleurs. Comme il fallait s’y attendre, elle avait encore voulu changer de tenue. Elle s’était donnée une heure de départ, et elle avait bien faillit partir en retard. Tout le monde sait que les femmes sont des personnes qui sont relativement compliquées et qui ne sont jamais satisfaite de ceux qu’elles possèdent. Les filles qui ont les cheveux plat veulent les avoir bouclé et inversement. Certaines se trouvent trop grosse ou trop maigre. Même la femme la plus belle du monde trouve qu’elle a un défaut. La jeune femme avait du succès auprès de la gente masculine. Elle ne le cherchait pas spécialement pourtant. Il fallait dire qu’elle était plutôt bien foutue. Elle faisait partie de ces femmes qui avaient tout ce qu’il faut là où il le faut. Et cerise sur le gâteau, elle pouvait manger tout ce qu’elle voulait, elle ne prenait pas de kilos. C’était le genre de truc qui faisait rager vraiment toutes ses copines sans la moindre exception. Même sa mère lui en voulait un peu. Contrairement à sa fille, elle était obligée de surveiller de très près absolument tout ce qu’elle mangeait. C’était contraignant, mais si elle voulait garder la ligne, elle n’avait vraiment pas le choix hélas.

Elle avait mis son réveil très tôt ce matin-là. Comme elle avait horreur de se réveiller avec la radio, elle avait mis une musique relativement calme afin d’éviter de se réveiller en sursaut. Elle était déjà bien assez stressée comme ça. Lorsque la musique se mit en route, Maisie peina à ouvrir les yeux. Elle se retourna dans son lit afin d’éteindre son réveil qui venait de se déclencher. Il affichait 5h30 tout rond. La jeune femme avait fait exprès de prendre une grande marge afin de s’assurer qu’elle pourrait vraiment prendre tout son temps. Une fois ses yeux ouverts, elle sortit de son lit pour aller se prendre une bonne douche afin de bien se réveiller. Elle avait gagné du temps la veille en prenant le soin de s’être lavé les cheveux. Elle appela ensuite la réception afin de pouvoir se faire monter son petit déjeuné. Elle venait tout juste de finir de s’habiller que l’on frappa à la porte de sa chambre. Maisie alla ouvrir, elle avait encore les cheveux mouillés. C’était le petit déjeuné qui arrivait. C’était pile poil dans les temps. Elle remercia la personne et referma la porte derrière le membre du personnel qui lui avait apporté son petit déjeuné. Même si elle avait l’estomac noué par le stress, il fallait quand même qu’elle mange quelque chose. Elle avala donc son jus d’orange tout en répondant au sms d’Emilie qu’elle venait de recevoir. Elle se fit ensuite une tartine de confiture tout en réfléchissant à ce qu’elle allait bien pouvoir dire à son père. Elle n’avait pas trop les idées claires. Il fallait qu’elle se concentre sur ce qu’elle allait porter et comment elle allait se coiffer. Une fois son petit déjeuner terminé, elle alla se brosser les dents, se maquiller et se coiffer. Elle choisit un maquillage léger et elle garda ses cheveux lâchés comme elle l’avait prévu la veille. Une fois prête, elle descendit pour aller prendre son taxi.

« Mais qu’est-ce qu’il fabrique se taxi bon sang ! Le chauffeur est en train de finir son petit déjeuner ou quoi ? » Maisie était en train de faire les cents pas devant l’hôtel. A l’heure qu’il était, elle aurait déjà dû être en route pour aller voir son père. La jeune femme avait une véritable horreur du retard. Quand on lui donner une heure, elle faisait tout pour être sur place au moins quinze minutes en avance. Mais le chauffeur de taxi était en train de faillir à sa réputation de jeune femme ponctuelle. Le temps que le chauffeur arrive, elle avait eu le temps de le traiter de tous les noms d’oiseau. Un taxi finit enfin par s’approcher de l’hôtel. Maisie lui donna le code qu’elle avait reçu par sms afin de s’assurer qu’il s’agissait du bon chauffeur. Il le lui confirma et elle monta dans le véhicule. Elle préféra rester silencieuse. Même si elle avait envie de lui dire ce qu’elle pensait, elle n’avait pas envie de taper un scandale. Elle se contenta simplement de lui donner l’adresse à laquelle elle devait se rendre. La voiture se mit alors en route. Afin de pouvoir se détendre au maximum, elle se mit les écouteurs dans les oreilles. Elle n’était pas du genre à mettre le son à fond dans ses oreilles. Elle était donc tout à fait capable d’entendre lorsqu’on lui parlait. Il arrivait certaine fois que des mecs montent dans les transports et parle d’elle en pensant qu’elle n’entendait rien. On peut dire qu’ils n’avaient pas un langage très recherché. Il fallait vraiment qu’ils arrêtent de chercher des noises aux personnes qui n’avaient rien demandé. Maisie ne comprenait pas pourquoi ils se sentaient supérieurs à tout le monde. Un jour qu’elle descendait de son bus, elle fut suivie par trois mecs. Heureusement pour elle, elle savait se défendre. Mais ça, c’était une information qu’ils n’avaient pas encore. Il n’allait pas tarder à être mis au courant de ses capacités au combat. Ce qu’il devait arriver fini par arriver. Ils se mirent à l’insulter et à la pousser. Elle avait appris durant ses cours de défense qu’elle ne devait jamais être frappée la première. Elle attendit donc que le premier coup lui arrive et là, elle se défendit comme on le lui avait appris. Les trois hommes repartirent donc la queue entre les jambes et Maisie rentra chez elle. Les années passèrent et elle continua de s’entraîner encore et encore. Elle avait toujours voulu en faire sa profession. La voix du chauffeur de taxi la sortit de son sommeil. Elle avait fini par s’endormir et elle ne s’en était pas rendu compte.

Elle paya le taxi est descendit. Ce dernier redémarra presque immédiatement. Une chose était certaine, ce n’était pas la politesse qui étouffait le chauffeur. Si ce dernier ne supportait pas les gens, il fallait tout simplement qu’il change de profession. Son potable en main, elle regarda une dernière fois l’adresse de son père une dernière fois. Elle regarda le numéro sur l’immeuble qui se trouvait en face d’elle et c’était le bon. Ce qui était déjà une bonne chose. Elle s’approcha du digicode et se mit à faire défiler les noms des personnes jusqu’à tomber sur celui de son père. Elle se stoppa pendant quelques secondes. Voilà, elle y était. C’était le grand jour. Elle n’avait plus qu’à appuyer sur le bouton pour que son père sache qu’elle était devant chez lui. Elle s’adossa à la grille et ferma les yeux. Oui, elle avait peur. Tout un tas de question se mit à tourner dans sa tête. Est-ce qu’elle allait lui plaire ? Est-ce que lui allait lui plaire ? Il n’y avait qu’un moyen de le savoir. Elle se remit donc en face du digicode et recommença l’opération. Elle prit une grande inspiration et appuya sur le bouton pour sonner à l’appartement. La voix de son père ne tarda pas à se faire entendre. Il lui indiqua l’étage et elle poussa la porte. Il était au dernier étage et Maisie constata qu’il y en avait treize au total. Heureusement pour elle, l’ascenseur fonctionnait. Elle n’aurait pas voulu monter à pied. Car arriver en haut en transpirant, elle se serait vraiment sentie mal à l’aise pour une première entrevue. L’ascenseur était relativement rapide. Elle se rendit compte qu’elle n’avait pas demandé le numéro de l’appartement. Mais elle se doutait qu’il devait très certainement l’attendre devant sa porte. Elle se mordit la lèvre lorsqu’elle vit qu’elle était en train d’arriver.

Le ting de l’ascenseur ne tarda pas à se faire entendre et les portes s’ouvrirent dans une incroyable s’intronisations. Maisie sortit et regarda des deux côtés. Elle vit un homme sur le palier de sa porte et se dit que ça devait très certainement être lui. Elle regardait souvent la photo que sa mère lui avait donnée de lui lorsque son père était plus jeune. Cette photo ne l’avait jamais quittée. Elle reconnut l’homme qui se trouvait sur le palier. Elle constata assez rapidement qu’ils avaient le même regard. Elle tenait déjà ça de lui. Elle avait l’impression d’être dans un rêve. Elle avait attendu ce moment toute sa vie. Elle espérait vraiment que tout irait bien et que la rencontre se passerait le mieux possible. Son cœur se mit à battre un peu plus rapidement que d’habitude au fur et à mesure qu’elle approchait de lui. Elle ouvrit la bouche pour parler mais elle constata qu’aucun son n’avait voulu sortit. Intérieurement, la jolie brune se dit qu’il fallait qu’elle se secoue et qu’elle ne reste pas plantée là comme une potiche sans rien dire. Elle aurait été face à sa star de cinéma préférée, ça aurait donné exactement la même chose. Super la première impression… Elle hésitait entre partir en courant ou trouver un moyen de remonter le temps afin de pouvoir faire son entrée convenablement. Mais le mal était déjà fait, et elle allait devoir sans contenter. Elle sourit donc à celui qui était son père biologique. Elle ne savait pas si elle devait l’appeler par son prénom, ou si elle pouvait lui dire papa. Mais elle se dit que c’était certainement trop tôt. Elle lui fit alors son plus beau sourire. « Salut, je suis ravie de pouvoir enfin te voir. » Elle resta figée sur place sans savoir ce qu’elle pouvait rajouter. Devait-elle lui faire la bise ? Lui serrer la main ? Pourquoi est-ce que ça paraissait aussi compliqué ? Après tout, il s’agissait de son père. Bon, d’accord, pour le moment, il s’agissait encore un peu d’un étranger. Elle avait hâte que ce dernier la fasse entrer afin de voir comment s’était chez lui. Si les sacs à main des femmes reflétèrent leur personnalité, l’appartement reflète celle des hommes. Tout le monde disait de Maisie qu’elle était maniaque. Est-ce qu’elle tenait ça de son père ? Elle n’allait pas tarder à être fixée. Elle espérait que oui. Elle avait besoin de choses positives. Car à une époque, sa mère ne disait vraiment pas que du bien sur son père. Et la jeune femme avait besoin d’avoir une tout autre vision de cet homme qui lui avait donné la vie sans être mis au courant.





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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Mer 22 Juin - 0:39

Père sur le tard
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La peur, un sentiment aussi inexplicable que fascinant. Un sujet enclin à de nombreux débats, de longues et profondes réflexions non éludées encore aujourd'hui. Il y a autant de peur, qu'il y a d'êtres humains sur cette charmante petite planète bleue. Certains ont peur des insectes (les femmes en général) d'autre de la hauteur. Certains ont peur du noir, d'une couleur, d'un objet. Les êtres qui osent se pensaient virils rétorqueront avec confiance, qu'ils n'ont peur de rien. Une certitude qui disparaît lorsque les portes se referment. D'autre, vous diront que c'est en cour de traitement, que sous peu, ils parviendront à vaincre leur peur. Mon œil ! On flippe tous, c'est dans notre nature. Moi, puisqu'il faut bien parler de soi à un moment, j'avoue avoir « un peu » flippé face à l'hydre qui a bien failli avoir raison de moi et mes petits camarades du Camp Jupiter. En général plus le monstre est gros, moins la confiance est à son paroxysme. Je vous épargne donc les gorgones, le double maléfique et autres créatures que j'ai eu "la chance" de croiser. Paradoxalement et au risque de passer pour un menteur (ce que je ne suis pas… du moins, j'essaie de ne pas l'être selon les circonstances) je n'ai jamais autant flippé qu'à ce moment-là. Bon, je n'irais pas jusqu'à dire que je fais dans mon froc. L'image n'est pas très glorieuse et risquerait d'en froisser plus d'un. Toujours est-il que je suis là, dans mon salon, la boule au ventre, incapable de savoir ce que les prochaines minutes vont me réserver. Incapable de faire taire cette odieuse petite voix, qui martèle dans ma tête, de bien méchantes paroles mettant en lumière ma propension à prendre de mauvaises décisions, que je regrette après coup. En guise de justificatif, je pourrais rétorquer (naïvement) que c'est ma nature humaine qui prend le dessus et qui me fait commettre « quelques » erreurs.  Sauf qu'à un moment donné, il va bien falloir que j'assume les choses, comme l'adulte responsable que je suis censé être.

J'ai une fille ! Pas un bébé, pas une fillette, pas une adolescente... Une femme. Donc reprenons, j'ai une fille qui n'est plus un bébé, je vais donc éviter toutes les conneries qui risquent de me faire passer pour un vieux sénile. Pas de « tu es toute mignonne » ni de « qu'est-ce que tu veux faire plus tard ? » Je vais me contenter d'un « Salut ! Je suis ton père. Pas trop déçue ? » Non, je crois que je vais m'abstenir ! Un « Salut ça va ? » me semble être une bonne première approche.  Aller Haytham, tu peux le faire ! Prends une grande inspiration, souris et attends de voir si oui ou non tu vas te prendre une tarte dans la gueule. Si cela arrive, je ne m'en offusquerais pas et si cela n'arrive pas je... Bah en fait, je crois que je n'ai pas médité sur cette alternative alors que tout laisse à présager que je ne me prendrais aucune baigne dans la tronche. Au contraire, Maisie semble attendre plus que tout cette rencontre qui n'est pas synonyme de confrontation à ses yeux. Pourvue qu'elle ne soit pas déçue, pourvue que je ne commette aucune bourde, pourvue que... Je suis à court d'idées là, mais ça viendra. Il faut juste que je me pose deux secondes, que j'arrête de faire des allers-retours jusqu'à la cuisine, les mains vides et inversement pour les allers-retours dans le salon. Mais Haytham, sors-toi les doigts du cul merde ! Ta fille va bientôt arrivée et toi, tu joues à je ne sais quoi ?! Ce n'est pas digne d'un demi-dieu ça, encore moins d'un fils de Mars. Abrutit, avec A majuscule ! Il est beau l'exemple, la pauvre, elle va me prendre pour un débile dans le meilleur des cas. Aller Hay ! Prends une grande inspiration, n'oublie pas d'inspirer et d'expirer. Tout va bien se passer, tu vas juste rencontrer ta fille de vingt- cinq ans. C'est tellement commun ce genre de situation. Pas besoin de stresser hein ! Stupide, stupide, stupide ! Je ne sais même pas quoi dire, c'est malin ça.

J'aurais pu continuer à tergiverser comme ça longtemps, mais il me fallait à présent m'ancrer dans la réalité. L'interphone venait de retentir, un peu comme le gong qui se fait entendre au mauvais moment. Réunissant le peu de confiance qu'il me restait alors, je décroche le téléphone et fais savoir à la charmante petite voix que je viens d'entendre, que mon appartement se trouve au dernier étage et ce n'est que quatre secondes plus tard, que je percute bien malgré moi que je ne lui ai pas donné le numéro de l'appartement. Le cœur battant, que dis-je le cœur cognant et le sourire crispé, j'ouvre la porte et finis par rejoindre le couloir où l'ascenseur vient d'émettre. Les deux portes s'ouvrent sur une jeune demoiselle qui me sourit et s'approche. Je remarque ses yeux marrons, les mêmes que les miens, plus aucun doute n'est permis, voilà ma fille ! Le sourire aux lèvres, elle continue à s'approcher. Je me contente d'un timide "Salut" et ne sachant que dire de plus je me contente de sourire bêtement. C'est fou ce que j'ai envie de m'auto frapper parfois. Je suis l'adulte et de ce fait, c'est à moi de la mettre à l'aise, au lieu de ça, je me conduis comme le pécore d'adolescent que je ne suis plus depuis belle lurette. Aller bordel Hay, c'est ta fille, rassure la un peu ! La pauvre, au moins aussi tendue que moi, est incapable d'aligner le moindre mot. Enfin si, elle venait de me faire savoir qu'elle était ravie de pouvoir enfin me voir. Une joie qu'elle ne feignait pas. Son regard semblable au mien ne trichait pas, elle était ravie de me voir et ne semblait nourrir la moindre rancœur à mon égard. Une observation qui me rassura et me permit de reprendre du poil de la bête, laissant le pécore d'adolescent au placard.

« -Pardon excuse-moi ! J'ai bugué! J'ai essayé de me préparer, j'ai même pensé à écrire un discours... On va faire comme si tout allait bien, car tout va bien. Je crois que je suis au moins aussi stressé que toi. Entre je t'en prie ! » Enfin une bonne parole, laissant la pression retombait, je m'écarte pour laisser Maisie entrer. « -J'ai fait un peu de ménage. Je n'avais pas envie de te faire fuir dès notre première rencontre. Fais comme chez-toi ! J'ai pris des viennoiseries françaises, c'est un assortiment, il y a l'embarras du choix. Je vais chercher le tout, c'est dans la cuisine. Tu peux te mettre à l'aise si tu veux. Le canapé est très confortable. Tu veux boire quelque chose ? Un soda ? Un jus d'orange ? Un thé, un chocolat ? »





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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Jeu 23 Juin - 13:35

Père sur le tard
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Il est très difficile de grandir avec un seul parent. Quand on est jeune, les paroles des enfants du même âge ne vous épargnent pas. N’ayant que sa mère, Maisie était un peu considérée comme la pestiférée de son école. La maîtresse qu’elle avait à cette époque-là, n’arrangeait pas non plus les choses contrairement à ce qu’elle aurait dû faire. La pauvre petite fille avait vraiment l’impression que l’univers entier était contre elle sans vraiment savoir ce qu’elle avait bien pu faire pour mériter tout ça. Sa maîtresse demandait souvent à ses élèves de parler de leur papa. La cerise sur le gâteau, avait été la fois ou elle avait organisé un pique-nique père et fille. La veille de cette journée, la petite s’était enfermée dans les toilettes et avait pleuré toutes les larmes de son corps. Sa maman avait alors décidé de la faire porter pâle afin qu’elle ne souffre pas d’avantage de cette situation. La petite fille grandit donc avec sa maman et ses grands-parents maternels. Tout le monde essayait de faire le maximum pour l’absence de son père ne se fasse pas trop ressentir. Mais la petite le ressentait malgré tout. Elle passa par certaines phases qui étaient très loin d’être facile. Elle devint agressive envers ses proches et ne faisait que des conneries. Son comportement lui valut donc un séjour en maison de corrections. Elle en ressortit transformée mais dans le bon sens du terme et décida qu’il était temps pour elle de prendre sa vie en main et de cesser les conneries. Pour le plus grand soulagement de ses proches d’ailleurs. Elle avait souvent rêvé qu’elle retrouvait son père mais tout ne se passait pas vraiment bien à ce niveau-là. Il fallait dire que sa mère lui avait fait pas mal de bourrage de crâne sur le fait que son père ne voulait pas d’elle. Ce qui brisa un peu plus le cœur de Maisie. Elle avait donc détesté ce père qu’elle ne connaissait pas durant un très grand nombre d’années. Jusqu’ à ses vingt-cinq ans où sa vie changea.

Et le jour de la fameuse rencontre avec son père avait enfin fini par avoir lieu. Maisie aurait très bien pu repousser cette rencontre ou y réfléchir encore pendant un temps. Après tout, elle avait appris que son père était alcoolique et qu’il était en cure. La jeune femme aurait très bien pu s’arrêter sur cette image et tout laisser derrière elle. Mais elle préférait se faire son propre jugement. Et puis, elle était très bien placée pour savoir que tout le monde peut avoir des moments de faiblesse. Elle aussi elle aurait pu mal tourner. Elle aurait pu devenir alcoolique, ou droguée ou les deux en même temps. Mais heureusement, même si elle avait eu un moment de faiblesse, elle avait une force de caractère suffisante pour se relever et reprendre le bon chemin. Il était donc tout à fait logique qu’elle laisse une chance à son père biologique. Si ce dernier était allé en cure, ça ne voulait dire qu’une chose. Il avait envie de s’en sortir et d’effacer certaines de ses erreurs passées. C’était donc très bon signe. Ils allaient pouvoir tous les deux repartir sur de très bonnes bases et peut-être pouvoir se construire une jolie relation père fille. Si durant un temps elle avait détesté son père plus que tout, c’était à présent au tour de sa mère. Et oui, elle allait avoir du mal à lui pardonner s’était clair. Elle avait un peu mal prit le fait que son père prenne la défense de sa mère en faisant passer cette dernière pour une héroïne. Maisie ne l’avait pas entendu de cette oreille. Mais pour le moment, elle préférait se consacrer à la rencontre avec son père et oublier sa mère pendant un temps. De toute façon, il était clair que son père et elle finiraient très certainement par aborder ce sujet. Mais avant tout, Maisie le voulait pour elle toute seul. Elle avait tout un tas de questions qu’elle voulait lui poser. Pour ne pas s’égarer, elle avait pris le soin d’écrire toutes ses questions sur un petit carnet. Car elle ne savait pas si elle allait réussir à parler correctement. Donc dans le doute, elle avait préféré le faire avec l’aide de sa meilleure amie.

Et voilà, elle avait son père en face d’elle. Le plus drôle dans l’histoire, c’est que ce dernier avait l’air aussi mal à l’aise qu’elle. Ce qui était tout à fait logique. Il ne pouvait pas deviner la réaction que sa fille allait avoir face à cette confrontation. Il est vrai qu’elle aurait pu aller vers lui et le gifler de manière spectaculaire. Mais ce cas de figure ce serait présenté si ce dernier avait connu son existence et n’en aurait vraiment pas voulu. Là, il est clair que la jolie brune ne se serait pas gênée. Mais ce n’était pas le cas heureusement. Elle trouva son sourire trop mignon. Elle avait l’impression que lui aussi avait attendu ce moment toute sa vie. Elle espérait qu’elle ne le décevrait pas. Car lui aussi devait avoir un certain nombre de questions à lui poser. Rattraper vingt-cinq ans allé probablement être long. Au moins, ils allaient avoir du temps devant eux pour parler. Elle était contente qu’il l’invite en début de journée et non en fin. Car Maisie se doutait bien que la journée allait passer incroyablement vite. Heureusement, elle avait prévu de faire son école de sport à New York. Elle serait ainsi sur place et pourrait voir son père vraiment plus souvent. Cette idée la réjouissait d’avance. Elle se demandait intérieurement si son père avait les mêmes manies qu’elle. Par exemple, quand elle était stressée, elle ne pouvait pas s’empêcher de parler très vite et très longtemps. Elle ne pouvait malheureusement pas s’en empêcher. C’était un peu égoïste de sa part, mais elle espérait que ça allait être le cas. Car dans le sens contraire, elle allait se sentir vraiment ridicule et elle était déjà bien assez intimidée comme ça. Retrouver son père était vraiment le plus beau cadeau d’anniversaire qu’elle pouvait rêver d’avoir. Elle avait hâte de rentrer dans son appartement et de pouvoir enfin commencer à lui parler.

« Tu n’as pas à t’excuser tu sais. Je ne le montre peut-être pas, mais je suis aussi stressée que toi pour tout te dire. Oh mais on est pareil ! J’avais tellement peur de ne pas pouvoir trouver mes mots, que j’ai préparé des questions que j’ai écrites sur un petit carnet. Je me sens moins ridicule du coup. »

Maisie entra et se mit à regarder un peu partout. L’appartement était très bien rangé et sentait bon le propre. Il était grand et très bien agencé. « Je suis ravie de constater que je tiens aussi ça de toi. Maman me reproche souvent d’être bordélique. Mais elle ne comprend pas que c’est du bordel organisé et que si c’est trop bien rangé, je n’arrive pas à m’y retrouver. » Elle lui fit son plus beau sourire. Des viennoiseries comme repas du midi ? La jeune femme sourit intérieurement. « Oh tu as eu une excellente idée ! C’est parfait, Je prendrai un jus d’orange alors. Est-ce que tu veux que je vienne t’aider ? » Elle retira sa veste qu’elle accrocha aux portes manteaux prévu à cet effet et se souvint qu’elle avait une boîte de chocolat dans les mains. Elle se retourna pour faire face à son père et la lui tendit. « Tiens, je t’ai pris ça. J’espère qu’ils seront à ton goût. » Elle se sentait un peu ridicule, mais elle ne savait pas quoi lui apporter d’autre en fait. Elle avait aussi pris le soin de mettre son portable sur silencieux afin que ces retrouvailles tant attendue ne soient pas interrompues.
 



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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Sam 9 Juil - 22:57

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Le sourire toujours un peu crispé, le demi-dieu commença, passé les premiers échanges, à se décoincer peu à peu, remarquant les quelques points communs qu'il partageait avec Maisie. Il est vrai qu'il est plus aisé de se défaire du balai que l'on a dans le derrière lorsque l'on remarque quelques similitudes avec notre interlocuteur. Une chance quand l'interlocuteur en question se trouve être votre propre enfant. « Oui bah désolé, mais au risque de vous contredire, je me permets d'ajouter que c'est plus facile à dire qu'à faire. Après tout ça n'est pas tous les jours que vous apprenez que vous êtes père d'une fille qui a soufflé depuis peu ses vingt-cinq bougies. » Mais les sourires surplombant la gêne trahissaient une joie à peine voilée. Les deux protagonistes semblaient heureux de se rencontrer, laissant de côté (pour le moment) les aléas du passé. Les premiers mots quelques peu maladroits lancèrent la conversation et après quelques secondes à poireauter sur le palier, le père et la fille entrèrent enfin à l'intérieur de l'appartement qu'Hay se félicita d'avoir nettoyé de fond en comble. La conversation continuait tout naturellement à présent, sans la moindre fioriture donnant ainsi l'impression que ces deux personnes jusqu'alors « inconnues » se connaissaient depuis toujours et ne faisaient que se retrouver après une longue absence.

La jeune demoiselle le suivie visiblement encline au même stress, un mimétisme qui ne faisait qu'accroître le lien de parenté. L'histoire n'en était qu'à ses prémisses, mais déjà notre Irlandais semblait plus à l'aise, mais ne se sentait pas à l'abri de commettre un impair risquant au passage de décevoir la jeune femme. Une alternative in-envisageable pour le demi-dieu qui voulait paraître sous son meilleur jour en cette première rencontre, somme toute très importante pour celui qui jusqu'alors n'aurait jamais envisagé être père. Avant de connaître l'existence de Maisie, il n'avait d'ailleurs pas pris le temps d'étayer cette hypothèse. Il aimait plus que tout son indépendance, sa liberté et s'était probablement interdit de penser à « un quelque chose » susceptible de venir corrompre cela. Et puis, pour avoir passé un peu de temps avec les adolescents du Camp Jupiter, notre demi-dieu avait, bien malgré lui, pu se faire une pseudo expérience de la paternité, une expérience disons-le salvatrice pour ne pas se reproduire. Et enfin, argument ultime et pas des moindres, la stabilité sentimentale. Haytham était incapable depuis… toujours, d'avoir une relation stable, considérant cela comme une perte de temps. Et puis les trucs de couple ce n'est pas vraiment son truc. Jouer les jolis cœurs, être gentil, attentionné et puis quoi encore. « En guise de défense et pour ne pas passer pour un gros con, je préciserai que si j'agis de la sorte, c'est tout simplement parce que je n'ai pas trouvé la bonne chaussure pour compléter la paire. » Et poète en plus ! On se demande pourquoi le bel Irlandais n'est pas encore parvenu à conquérir le cœur d'une jolie demoiselle ! Affaire à suivre !

Il n’avait de cesse de la regarder et se sentait presque ému de percevoir autant de bienveillance dans le regard de Maisie. Un nombre incalculable de question traversaient son esprit, tellement nombreuses qu’il était incapable d’en faire le décompte. Et puis il se voyait mal la harceler de la sorte alors qu’elle venait à peine d’entrer dans sa vie et dans son appartement. La première face d’observation, une fois le seuil de la porte franchit, permis au marsien de déceler un premier point commun et pas des moindres. « -J’ai tendance à dire beaucoup de conneries… enfin je voulais dire bêtises. Je suis censé montrer l’exemple et voilà que je te parle de conneries au lieu de bêtises. Mais quand on y réfléchit tu as passé l’âge qu’on prenne des pincettes… Je parle trop hein ? C'est ce que je fais quand je stresse un peu, je parle beaucoup. » Une vraie pipelette, par chance peu de personnes ne pouvaient prétendre connaître cet attrait de sa personnalité, puisqu'il est rare de voir notre demi-dieu préféré enclin à un tel degrés de stress. « -Je suis un faux maniaque » lança-t-il après que Maisie lui fasse remarqué qu'elle aussi était adepte du bordel organisé. « - C'est ma façon à moi de ne pas avoir mauvaise conscience. Et puis j'avais envie de faire bonne impression. Je n'en demeure pas moins rassuré de voir que je ne suis pas le seul à être adepte du bordel organisé. Tu m'aurais vu à ton âge c'était pire. »

Ils échangèrent un nouveau quelques sourires, Hay proposa à sa fille de s'installer pendant qu'il allait chercher les viennoiseries et le jus d'orange si gentiment demandé. Il retrouva donc la cuisine, sortit deux verres, une brique de jus d'orange du frigo et embarqua la boite de viennoiserie sur son passage. Maisie venait de se défaire de sa veste et tenait entre ses mains une boîte de chocolat. « -Ah c'est trop mignon ! Attends je pose tout ça sur la table avant de faire une bêtise. » Il s'enquit de cette tâche et déposa les deux verres, le jus d'orange et les petites viennoiseries sur la table près de l'imposant canapé autour duquel père et fille prirent place. « -C'est vraiment très gentil pour les chocolats ! Tu n'étais pas obligé tu sais ! Mais j'aurai sûrement fais la même chose. Ma mère ... ta grand-mère disait souvent que d'arriver les mains vides chez son hôte c'est un peu comme entrer dans un pub sans commander de pinte ! Je crois que l'on ne peut s'y dérober. » Il lui prit la boîte des mains et remarqua l'absence de liqueur dans la composition « -Et sans alcool en plus ! Décidément tu as le sens du détail. C'est vraiment très gentil et désolé de me répéter. » Il prit à son tour la boite en carton émanant de la boulangerie française « -Tiens voilà les fameuses viennoiseries. Elles proviennent d'une boulangerie française à quelques pâtés de là. C'est délicieux, tu m'en diras des nouvelles ! » Il servit ensuite deux verres de jus d'orange et lui en tendit un verre « -Alors, j'imagine que tu as tout un tas de questions en tête. Ne t'en prives pas, vas-y tu peux me bombarder, je suis prêt. Je peux commencer par te mâcher le travail si tu veux ! Ma couleur préférée, le rouge. Mon plat préféré de la pizza. Enfin ce n'est pas vraiment mon plat préféré, mais c'est le premier qui m'ai venu en tête. Mon petit plaisir, les oréos et les pez. Oui je n'ai pas grandis de ce côté-là. J'adore les chemises à carreaux type bûcheron. J'adorais aussi le whisky, un peu trop d'ailleurs. Je suis une grosse buse en termes de pop culture, j'ai d'ailleurs un super voisin qui me remet à niveau. En échange je joue les coachs sportifs. J'adore courir et j'ai un abonnement à la salle de sport. Frappé dans un sac est libérateur. Allez vas-y à toi ! Dis-moi tout et n'hésite pas à me poser des questions, mêmes les plus dingues que tu aies en tête. Je promets de ne dire rien que la vérité, toute la vérité ! »


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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Mer 3 Aoû - 18:25

Père sur le tard
Rencontre entre un demi et un quatre quarts de Dieu
▬ HAYTHAM & MAISIE[/i]

Le cœur de Maisie recommençait à battre normalement. Il fallait dire que plus elle avançait vers la demeure de son père biologique, plus elle était nerveuse. Ce n’était pas une situation banale quand on y réfléchissait bien. La jeune femme se sentait incroyablement chanceuse de pouvoir rencontrer son père. Tous les enfants qui se trouvaient dans la même situation qu’elle n’avaient pas tous droit à la même chance qu’elle. Pour elle, c’était le plus beau jour de sa vie et elle s’en souviendrait longtemps. Le plus drôle, c’est que son père était aussi nerveux qu’elle. La jeune femme ne mit donc pas longtemps avant de se détendre. Son père était exactement comme elle l’avait imaginé. Elle se souvint de la photo que sa mère lui avait donnée afin de lui montrer à quoi il ressemblait le jour où ils se sont rencontrés. La jeune femme finit par entrer dans l’appartement de son père et posa son regard partout. Tout était parfaitement bien rangé et ça sentait vraiment bon le propre. Un petit sourire se dessina sur le visage de la jeune femme. Il devait très certainement être bordélique et si c’était le cas, elle savait très bien de qui elle tenait se défaut. Elle s’était battu un nombre incalculable de fois avec sa mère sur ce sujet. Pour Maisie, il s’agissait tout simplement de bordel rangé. Quand sa mère rangeait les choses derrières elle, elle ne retrouvait plus rien.

Heureusement pour la jeune femme, elle avait eu l’intelligence de prendre des notes afin de ne pas manquer une question. Elle avait plus l’impression de faire passer une interview à son acteur préféré plutôt que de retrouver son père. En même temps, il est tout de même légitime qu’une absence de vingt-cinq ans suscite des questions de la part de Maisie. Lorsqu’elle était plus jeune, elle était passée par toutes les émotions en ce qui concernait son père. Elle l’avait détesté pendant un très grand nombre d’année. Il fallait quand même bien avouer que sa mère avait incroyablement bien joué le rôle de la victime. Elle ne voulait sans doute pas passer pour une fille facile. Pourtant, quand Maisie apprit la manière dont ses parents s’étaient rencontrés, sa mère serait plutôt passée pour une alcoolique et non une fille de joie. Car nos deux adolescents étaient fortement alcoolisés ce soir-là. Ce qui ne les empêcha pas de coucher ensemble et de commettre l’irréparable. La suite, tout le monde la connait. Maisie pointa ensuite le bout de son nez. Mais maintenant que la jeune femme était un peu plus calme, elle comprenait un peu la raison pour laquelle sa mère n’avait rien voulu dire à son père. Sur le coup, elle avait dû s’en doute avoir peur qu’il n’assume pas. Ou de lui gâcher la vie. Finalement, elle n’avait pas été si garce que ça. Mais il avait quand même le droit d’être au courant après tout. Car cette « bêtise » ils avaient été deux à la faire. Mais sa mère n’était pas le sujet principal pour le moment. Ils auraient s’en doute le temps d’en parler un autre jour.

Et voilà, la machine était lancée et son père commençait à parler, et parler et parler. La jeune femme ne put s’empêcher de sourire. Non, ce n’était pas du tout de la moquerie, elle était tout simplement contente de constater qu’elle avait quelques points en commun avec lui à peine arrivée dans l’appartement. Elle avait aussi appris que son père était un demi-Dieu.Étrangement, elle resta très calme lorsque sa mère lui avoua cela. Et pour cause, la jeune femme voyait à travers la brume. Elle put donc enfin en informer sa mère sans que cette dernière ne la prenne pour une folle et ne la fasse enfermer. Maisie avait un doute, est-ce qu’elle pouvait l’appeler papa, ou devait-elle l’appeler par son prénom ? Grande question. « Oh tu sais, j’ai quand même vingt-cinq ans, donc si tu veux dire connerie, je ne vois vraiment pas où est le souci. Oui tu parles beaucoup, mais si ça peut te rassurer, je suis exactement comme toi quand je stress. Je sais donc de qui je tiens ça. » Elle lui fit un joli sourire. Ah, il était donc un faux maniaque, encore un point qu’ils avaient en commun. Décidément, elle tenait beaucoup plus de son père que de sa mère. Enfin, pour le moment en tout cas. La jeune femme avait un caractère relativement fort, et elle n’hésitait pas à dire ce qu’elle pensait sans prendre de pincette. Si ça se trouve, elle tenait aussi ce trait de caractère de lui. « C’était pire ? Non ? Tu me fais marcher ? »

Tout en attendant que son père revienne de la cuisine, Maisie prit place sur le canapé. Il était très confortable. Elle vit la télé que son père possédait et trouvait vraiment génial d’avoir un écran aussi grand. N’importe qu’elle personne aurait dit qu’il s’agissait là d’un truc de geek. Mais Maisie pensait qu’il ne fallait pas mettre toutes les personnes dans le même panier. Quelqu’un qui est fan de film va préférer les regarder sur une télé grand écran que sur une télé basique. On devait se régaler à regarder des films ici. Elle s’imaginait déjà avec le paquet de pop-corn et des bouteilles de soda en compagnie de son père devant un bon film d’épouvante. Eh oui, notre petite Maisie n’était pas du genre à aimer les navets à l’eau de rose. Elle adorait les films d’actions et les films d’épouvantes. Elle en avait passé des soirs avec Emilie à se faire des soirées pyjamas avec un bon film d’épouvante. Elles adoraient sursauter ou crier ensemble. Certaine fois, elles se cachaient dans les oreillers pour ne pas voir ce qui allait se passer. Ou elles hurlaient au personnage principal ce qu’il devait faire, comme si ce dernier aller se retourner, les remercier, et faire les choses différemment. Son père revint ce qui la sortit de ses pensées. Elle avait toujours la boîte de chocolat dans ses mains. Elle finit par lui tendre la boîte. « Oh tu n’as pas à me remercier, c’est trois fois rien tu sais. Ma grand-mère est une personne pleine de sagesse. Car j’ai toujours agit de cette manière. Je ne supporte pas d’arriver chez une personne les mains vident. Je trouve que c’est un manque de politesse. » Oui, elle savait que son père avait des soucis avec l’alcool, elle avait donc fait attention à ce qu’elle avait acheté. Maisie tapa dans ses mains comme une petite fille impatiente. « J’ai vraiment hâte de les goûter. Tu sais que je rêve d’aller à Paris. Cette ville a l’air tellement magnifique. Est-ce que tu y es déjà allé ? » Elle prit le verre de jus d’orange et en bus une gorgée. « Eh bien merci, tu m’as mâché une bonne partie de mes questions. C’est drôle, moi ma couleur préféré c’est le bleu, je suis une fan de pizza, j’adore les pez et mes oréos préféré c’est les enrobé. Pour ta culture musicale, je peux t’aider si tu veux. Oh tu sais que je veux faire une école pour devenir prof de sport de combat de défense ? Alors attends. » Elle sortit un petit calepin de son sac à main. « Oui je sais, ça fait un peu journaliste, mais j’avais peur d’en oublier. » Elle traça les réponses qu’elle avait déjà eues. « Est-ce que tu as des frères et sœurs et est-ce que tu as d’autres enfants ? Est-ce que mes grands-parents sont encore en vie ? » Elle voulait le bombarder mais elle se tut car il fallait quand même qu’elle lui laisse le temps de répondre.

 


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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Ven 5 Aoû - 17:46

Père sur le tard
Rencontre entre un demi et un quatre quarts de Dieu
▬ HAYTHAM & MAISIE



Parfois, l'on manque à des personnes que l'on connaît par cœur, des êtres avec lesquels nous avons vécu quelques belles aventures et tout autant de mésaventures. Et parfois, l'on manque à des personnes dont l'on ignore totalement l'existence. Eux à l'inverse de vous, ne sont pas bercés dans l'ignorance et vous connaissent, du moins ils essaient de le faire malgré l'absence. De ce fait pour palier à cela, ils construisent autour de cet être, tout un tas de fantasmes. L'être est omniscient par son absence et devient presque un mythe, un fertilisant pour l'imagination. Chaque jour qui passe est moins une occasion de plus pour inventer une histoire dont il est le héros ou le méchant. Oui, le mythe est parfois délesté de son piédestal pour croupir avec les quelques autres pécores de son espèce. Haytham ne connaissait que trop bien cette façon de penser, lui-même ayant été privé d'un père. Sa mère n'étant pas encline à trop s'étaler sur le sujet, s'était contenté du strict minimum en termes d'apport informatif laissant à son fils le soin d'inventer le reste de l'histoire à sa convenance.


« Tout ça pour au final se dire que je le déteste malgré tout ! Qu'il a détruit ma vie, que par sa faute ma mère est morte, mon innocence avec. Peut-être aurais-je préféré avoir un père mort. L'absence justifiée m'aurait permis de faire mon deuil et de ne pas perdre mon temps à me raconter tout un tas de conneries… »


Les absents ont toujours tort… Par chance Maisie ne semblait penser comme son père. Son regard clair aux saveurs océaniques n'avait de cesse de pétiller lorsque par chance, il croisait le regard chocolat de son aîné qui s'en retrouva quelque peu désarçonné. Il s'attendait à de la colère, de la rancœur, une animosité somme toute justifiée et au lieu de cela, il se retrouvait avec une jeune femme, magnifique de surcroît, visiblement ravie de rencontrer son père, une alternative secrètement espérée, mais pas attendue. Haytham d'ordinaire si sûr de lui, en perdait presque ses moyens. Les sourires se multipliaient mettant en exergue l'évident mimétisme entre les deux êtres qui se découvraient donc pour la toute première fois, une découverte aussi étrange que passionnante. De nombreuses questions se bousculaient dans la tête de l'Irlandais qui, avant de laisser la curiosité prendre le pas sur sa réflexion, prit la direction de la cuisine afin d'aller chercher les fameuses pâtisseries et le jus d'orange qu'il reporta jusqu'au salon « -Je vais sûrement commettre quelques maladresses au départ. Ne m'en tiens pas rigueur. » A son tour, il lui sourit incapable de s'exprimer sans. Les échanges de politesse et de présents achevèrent de mettre le père et sa fille un peu plus à l'aise autour de l'imposant canapé. Hay attrapa son verre de jus d'orange, tout en observant la boite de chocolat disposée près de celle contenant les quelques délicieuses viennoiseries de la boulangerie d'en face. Intrigué et emplit d'une curiosité qui pouvait parfois lui faire défaut le demi-dieu récupéra des mains de sa fille, la boite de chocolats, tout en lui délivrant l'une des répliques « cultes » de sa mère qui n'oubliait jamais son Irlande natale. « -Ah ça oui ta grand-mère était un puits de sagesse. » L'homme ne préféra pas s'attarder sur le sujet, car il était évident que la pauvre Maisie n'était pas au courant du décès de sa grand-mère, vingt-huit ans auparavant. La conversation reprit aussitôt, par chance la jeune femme ne joua pas les curieuses et arbora l'expression d'une petite fille impatiente, prête à dévorer le monde ou ci-compte une boîte de viennoiserie. Le fils de Mars trouva la bouille de sa fille adorable et regretta presque de ne pas l'avoir connu plus petite pour en profiter chaque jour. Elle avait ce petit sourire au coin et cet air un brin malicieux qui rappelait à Hay le souvenir de sa mère. Oui Maisie avait de lui, mais elle avait aussi hérité de sa grand-mère à la plus grande joie de son père enclin à la nostalgie.

« - Vas-y fais comme chez toi ! C'est à l'invité de se servir le premier, même si je ne te cache pas que je lorgne dessus depuis quelques minutes. » Il lui tendit la boîte pour qu'elle puisse se servir un peu plus facilement et attrapa au passage le petit croissant qui lui faisait de l'œil. « Ô, tu sais, je n'ai pas voyagé tant que ça, du moins pas en Europe. En revanche, j'ai passé quelques mois avec la légion étrangère en pleine jungle. Ce séjour m'a permis d'améliorer mon français. C'est la langue officielle chez les légionnaires. Peut-être, sans vouloir faire trop de plans sur la comète, qu'un jour l'on pourra aller à Paris si tu veux. » Un petit sourire et chacun se désaltéra à nouveau. Les viennoiseries étaient délicieuses comme toujours, Hay se permit même de goûter les chocolats eux aussi très agréables en bouche. Il se lança ensuite dans un « petit » monologue à travers lequel il consentit à se livrer un peu histoire d'achever de briser la glace. Maisie se prêta-t-elle aussi à l'exercice à la grande joie de son père qui apprenait dès lors à mieux la connaître par le biais de petites choses, qui aussi anodines soient-elle en disait long sur la charmante jeune femme qui se tenait face à lui. « - Le bleu ? Intéressant, c'est une jolie couleur soit-dit en passant. Attends, je devrais prendre des notes non ? » Il posa un doigt sur sa tempe et fit mine de tout enregistrer. « -Ok alors tu aimes le bleu. Pour ce qui est de la nourriture, je crois que nous sommes tout les deux du genre à prendre le téléphone et commander. Je sais faire les pancakes, mais je ne les réussis qu'une fois sur deux, donc ça ne compte pas hein ? Et pour le reste-là, c'est sûr, tu es ma fille. On parle le même langage celui des pez et des oréos. Quoiqu'entre nous, je n'ai jamais essayé les enrobés. Il faudra que tu me convertisses. » Il lui offrit un beau sourire et se permit de piocher à nouveau dans la boîte à viennoiseries tandis que la jeune femme sortait son petit calepin pour rayer quelques petites choses sur une liste qui échappait au regard du nouveau papa.

« -Je suis content de voir que l'on partage les mêmes centres d'intérêts toi et moi. » confessa-t-il après une gorgée de jus d'orange. Maisie qui observait sa liste, déposa le calepin et le crayon puis reprit la parole. Avide de curiosité, elle posa quelques questions qu'elle s'apprêtait à rayer de sa petite liste après s'être satisfait des réponses de son cher père. « -Oulà effectivement tu avais bien préparé l'entrevu. Alors, pour commencer oui, j'ai certainement des frères et des sœurs, enfin « demi » pour être précis. Mon père est du genre…Prolifique. Et non, contrairement à lui, je ne peux me vanter d'avoir des centaines de rejetons. Tu es à ma connaissance, mon seul enfant. Pour ce qui est du reste, j'ai bien peur de devoir t'annoncer de mauvaises nouvelles. Je n'ai jamais rencontré ton grand-père. Quant à ta grand-mère, elle est décédée, il y a vingt-huit ans. À l'époque, je vivais à la Nouvelle-Orléans. Par la suite, j'ai migré jusqu'à San Francisco. Dis-moi, qu'est-ce que ta mère t'a dit au juste à mon sujet ? » Une question somme toute légitime, mais dont la réponse permettrait à l'Irlandais de mieux appréhender les choses, à savoir le caractère divin de son père.


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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Sam 6 Aoû - 15:34

Père sur le tard
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Maisie était heureuse d’avoir retrouvé son père. Mais elle était encore plus heureuse que ce dernier ait été d’accord de la voir. Elle se demandait si avec un peu de chance, il y aurait d’autres membres de sa famille en vie. Elle s’imaginait déjà passer les fêtes en famille comme le faisait monsieur et madame tout le monde. Elle imaginait une immense table avec toute sa famille réunie, riant aux éclats aux histoires que lui racontait son grand-père. Mais malheureusement pour la jeune femme, la réalité était tout à fait différente. Elle ne vivait pas dans un conte de fée et pour le coup, elle aurait droit à une fin semi-heureuse et non pas heureuse complètement. Elle avait retrouvé son père et ça, c’était vraiment un incroyable bonheur. Elle avait hâte d’en savoir d’avantage sur lui. Est-ce qu’il était en couple ? Voulait-il avoir d’autres enfants ? La jeune femme ignorait totalement ce qu’avait bien pu être l’enfance de son père. Elle lui poserait sans doute la question. Et il y aurait de très fortes chances pour qu’elle fasse remonter à la surface des souvenirs douloureux.

La jolie brune ignorait totalement le fonctionnement de la reproduction des Dieux. Ces derniers descendaient sur terre en prenant forme humaine. Faisaient ce qu’ils avaient à faire et repartaient aussitôt. On ne peut pas vraiment dire que ça fasse rêver comme situation. Surtout pour la mère qui allait terminer, très certainement, mère célibataire. Pourquoi ces derniers ne revenaient pas pour se présenter au moins à leurs progénitures ?

On a tous une partie de notre vie que l’on aimerait oublier. Une page noire de notre histoire que l’on aimerait bien arracher ou effacer afin de mieux la réécrire. Maisie avait grandi avec la persuasion que son père se fichait complètement d’elle et n’avait absolument pas envie de la connaître. C’est la chose la plus douloureuse du monde que l’on peut dire à un enfant. Pendant une période, elle en voulait à la terre entière et elle le faisait bien comprendre. Petit à petit, son comportement changeait. Elle écoutait du métal avec des paroles qui auraient pu être écrites pour elle. Elle s’habillait de manière provocante et se fichait complètement du regard des autres. Elle n’aimait plus personne et plus le temps passait, plus Maisie se refermait comme une huitre. C’était peut-être des appels au secours, ou peut-être pas. La mère de Maisie essayait de parler à sa fille, mais elle ne mettait pas le ton qu’il fallait. Et puis, la jolie brune s’enfichait royalement de ce que pouvait bien penser sa mère. La plupart du temps, elle s’enfermait dans sa chambre avec la musique à fond dans les oreilles. Le jour des bulletins scolaire arriva et les notes de Maisie étaient catastrophiques. Afin d’éviter encore un sermon de sa mère qui n’en finirait pas, elle décida d’imiter la signature de sa mère et rendit le carnet. Le temps passa et personne ne se douta de quoi que ce soit. Jusqu’ au jour où, surprise de ne pas recevoir le bulletin de sa fille, sa mère appela l’école. Une fois au courant de la supercherie de sa fille, elle alla voir le principal qui lui expliqua que Maisie était sur la corde raide. Elle avait séché plusieurs fois les cours et elle avait pris beaucoup d’avertissement. Si elle s’en prenait encore un, c’était la porte de suite. Ne sachant plus que faire, elle décida d’envoyer sa fille en maison de correction « pour son bien ». Et la suite, on la connait. Du l’eau avait coulé sous les ponts depuis et Maisie avait réussi à se reprendre. Lorsqu’elle apprit la vérité, elle fut triste d’avoir détesté son père pendant autant d’année alors que ce dernier n’avait rien fait du tout. A présent, elle se retrouvait dans le salon de son père avec un verre de jus d’orange à la main lui posant toutes les questions qui lui passait derrière la tête. Elle était persuadée qu’ils allaient vraiment très bien s’entendre. Elle était contente de voir que son père avait réussi à se sortir de son souci d’alcool. Elle espérait que rien ne le ferait replonger.

« Oh merci beaucoup ! Oui, je te comprends tout à fait. Je ne sais même pas comment tu as fait pour ne pas les manger sur le chemin. » Elle éclata de rire. « Je crois que ma gourmandise finira par me perdre un jour. Heureusement, je fais partie de ces personnes qui peuvent manger tout ce qu’elles désirent sans prendre un gramme. » Lorsque son père lui tendit la boîte, elle opta pour le milles feuilles qui lui faisait de l’œil. Elle le posa sur l’assiette qui se trouvait devant elle et écoutait ce que lui disait son père. « La légion étrangère ? Waw, je suis impressionnée. J’ai hésité à faire carrière dans l’armée pour tout te dire. Mais je ne sais pas trop pour quelle raison, j’ai renoncé un peu à la dernière minute. Non ?? Tu sais le français ? Oh, dis-moi quelque chose en français. J’ai entendu dire que c’est l’une des langues les plus difficiles à apprendre. Je la trouve tellement belle. » Elle lui fit de grands yeux ronds remplit de surprise. « Oh mais ce serait vraiment génial !! On va mettre ce projet dans un coin de notre tête. » La jeune femme prit une part de son milles feuilles. Il n’y avait pas à dire, il était vraiment délicieux. Si elle s’écoutait, elle en mangerait jusqu’à se faire une crise de foie. Mais ce n’est pas une excellente idée. Elle écoutait avec attention ce que son père lui disait. « Oui, je sais que le bleu est une couleur que l’on attribue aux garçons en général. Mais en ce qui me concerne, j’adore vraiment cette couleur. Mon élément favori c’est l’eau. C’est peut-être pour cette raison que j’aime tellement le bleu. » Il ne savait donc pas cuisiner ? Ah, les hommes et la flemme. Maisie leva un doigt afin de le corriger. « Ah non, je n’ai jamais dit que je ne savais pas cuisiner. Je sais faire les pizzas maison. » Il arrivait à réussir une fois sur deux les pancakes ? Mais comment est-ce que ça pouvait être possible ? Il ne connaissait pas non plus les oréos enrobés ? Mais de quelle planète venait-il ? « Il va vraiment falloir que je te fasse goûter ces oréos. Et je te ferais aussi de la pizza si tu veux. »

« Je suis aussi ravie de savoir que tu adores le sport autant que moi. On pourrait peut-être en faire ensemble un de ces jours ? Qu’est-ce que tu en penses ? » Elle but une gorgée de jus d’orange. Maisie reçu une baffe au sens figuré du terme lorsque son père lui annonça qu’elle ne pourrait jamais rencontrer ses grands-parents. La mort ne devait pas exister. Elle nous retirait les êtres que l’on aimait le plus au monde nous laissant seul avec une souffrance quotidienne et un gros vide. Son regard devint triste pendant quelques minutes. Son père avait donc plus souffert qu’elle. Il était devenu orphelin sans qu’on lui demande son avis. « Je suis vraiment désolée, je ne voulais pas te faire remonter des souvenirs douloureux. » Pourtant, elle savait très bien que ce n’était pas de sa faute. Elle ne pouvait pas deviner que sa grand-mère était morte. Mais elle s’en voulait de faire du mal à son père qu’elle venait de rencontrer. « Eh bien ma mère, m’a dit que vous vous êtes rencontrés dans une soirée. Vous avez parlé et but un peu plus que vous auriez dû et une chose entraînant une autre, vous avez couché ensemble. Tu lui as avoué que tu étais un demi-Dieu ce soir-là. Puis, elle a appris quelques semaines plus tard qu’elle était enceinte. Ça c’est la version la plus récente. La première que j’ai eu est exactement pareil, sauf la fin diffère. Elle m’a dit que quand elle t’a annoncé qu’elle était enceinte, tu es parti et tu lui as dit que c’était son problème et non le tiens. » Elle se racla la gorge. « Je t’ai détesté pendant des années en croyant à cet horrible mensonge. Et je m’en veux pour ça. Ça été l’époque où je me suis retrouvée en maison de correction. » A présent, c’était à sa mère qu’elle en voulait. Et il lui faudrait du temps pour digérer le tout.



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