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 Père sur le tard. (Maisie, terminé)

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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Lun 8 Aoû - 14:13

Père sur le tard
Rencontre entre un demi et un quatre quarts de Dieu
▬ HAYTHAM & MAISIE



Parlons bien, parlons juste ! Aller, je pioche un sujet à tout hasard. Roulement de tambours, faux suspens et le thème abordé est… Remarquez bien les points de suspension qui instaure un faux suspens que j'alimente en meublant la conversation. En fait, c'est parce que c'est un sujet que je ne maîtrise que très mal. La famille ! Un des « rares » domaines dans lequel je ne parviens à excéder. Entre nous, j'ai déjà dû mal à entretenir comme il se doit une « amitié » longue de presque trois décennies. Une amitié qui se rapproche théoriquement d'une appartenance familiale. Les Lond étaient et demeurent (hormis le paternel qui ne m'a jamais porté dans son cœur) ma seconde famille. Oui, le genre de famille dont tu ne prends aucune nouvelle parce que tu es un gros enfoiré. En revanche, on ne peut nier que j'excède dans le domaine de l'auto-flagellation. Connard par ci, enfoiré par-là, je suis passé par tous les noms et adjectifs qui n'ont en commun que l'aspect non-mélioratif de leur caractère. Oui, c'est vrai, je ne m'aime pas beaucoup, un constat encore plus accablant lorsque je m'enfilais une bouteille de Whisky au petit-déjeuner. Maintenant, ça va mieux, la cure-prison aura eu quelques effets bénéfiques sur moi à commencer par la sobriété et l'acceptation de soi. Enfin à moitié, je suis du genre têtu, donc il me faudra encore un peu de temps pour m'accepter totalement et cessé de m'affubler de tous les noms d'oiseaux qui me passeront par la tête au moindre petit souci.

J'ai une fille ! La révélation de l'année et de toutes les autres où je n'ai pu être présent pour jouer ce rôle dont jamais je n'aurai cru revêtir le costume un jour. En cours de sobriété lorsque j'ai appris la nouvelle, je me suis senti obligé de sortir la tête de l'eau. Dès lors, je n'avais plus le droit d'être égoïste et cette famille que je pensais alors inexistante, malgré les retrouvailles avec Tam, est devenue une réalité concrète. On dit que les pères sont prêts à tout pour leur fille, même à soulever des montages. Je pensais que c'était de la connerie, juste une belle image pour forger la mythologie paternelle dans la tête des naïfs et des plus jeunes, je me trompais. Au moment où j'ai pris connaissance de mon nouveau statut et en voyant transparaître dans les écrits de Maisie, le pardon, j'ai senti en moi un sentiment de toute-puissance. Vous savez le même genre de sentiment éprouvé par Clark Kent lorsqu'il enfile pour la toute première fois le costume de Superman. Mon dieu, si Marvin pouvait avoir accès à cette pensée, il jubilerait sur place. Oui, je me suis senti devenir une espèce de héros et qui de ce fait se devait de vaincre tous ses démons et paraître, au moment venu, sous son meilleur jour. Oui, la famille a longtemps était l'une de mes lacunes, mais à présent, puisque l'on me laisse une chance, j'ai bien l'intention de transformer cette faiblesse en force. Je veux changer, être meilleur pour elle, pour ma fille. N'est-ce pas ce qu'un père doit faire ?

« - J'ai résisté, fortement résisté même pour ne pas ouvrir la boîte. Cette boulangerie française est une bénédiction pour les gourmands, un malheur aussi. Tiens d'ailleurs vu que toi aussi, tu sembles aimé les bonnes choses, ça peut être un prétexte pour revenir non ? Ils ont un salon de thé, il me semble, je t'amènerai là-bas la prochaine fois. » Ils ne se connaissaient pas et pourtant la conversation était fluide, sans silence pesant, avec quelques éclats de rire, des regards complices. Hay ne regrettait pas un seul instant d'avoir accepté de rencontrer Maisie et continuait de découvrir bien des similitudes qui n'avaient de cesse d'étayer son bonheur. À son tour, il éclata de rire reconnaissant volontiers être très gourmand et avide de mauvaises choses bien malgré lui. « -La gourmandise est un vilain défaut comme dit ! Mais à ce que je vois, on a tous les deux de la chance, notre métabolisme et notre organisme semblent concilient. Et tu choisis les mille-feuilles en plus ! Bah dis donc ça ne rigole pas ! Allé pour la peine, je reprends un croissant. » Il évoqua ensuite son « petit » séjour dans la jungle amazonienne avec toute une section de la Légion étrangère. Expérience au combien intéressante qui lui permit d'une part d'améliorer son français (langue officielle du campement) mais aussi de développer son pouvoir « passif » à savoir ses sens surdéveloppés. Il n'était pas peu fier de cette expérience qui lui avait permis de se dépasser comme jamais, de rencontrer des personnes courageuses prêtes à risquer leur vie pour protéger les leurs et de partager avec elles leur culture.

« - Ah l'armée ! Je n'en garde pas un bon souvenir pour ne rien te cacher. J'étais en Irak en 2006. Évitons les sujets épineux, tu veux ? C'est notre première rencontre, laissons les fantômes au placard. Pour ce qui est du français « Je suis vraiment content de te rencontrer et de savoir que tu aimes manger » En gros, je t'ai dit que j'étais heureux de te voir et de savoir que tu aimais manger. Quand j'étais gamin, je vivais dans la plantation de Oak Alley en Louisiane. Là-bas, ils enseignaient le français en langue vivante. J'adorais ça, et puis pour draguer, c'était pratique. Tam, ma meilleure amie n'appréciait pas trop que je me serve ainsi de la langue de Molière. » Ça oui, elle n'appréciait pas cela, mais notre demi-dieu était loin de se douter des vraies raisons de ce désaveu. « -Il faut que je pense à l'appeler d'ailleurs. Je ne lui ai pas donné de nouvelle depuis mon entrée en cure. » Vas-y enfonce toi, montre à ta fille que tu n'es même pas capable de rassurer les personnes qui tiennent à toi. « -Elle va me tuer. Enfin bref, ça peut attendre, le plus important pour le moment, c'est toi. On a du temps à rattraper. »

Il se resservit un verre de jus d'orange et en fit de même avec Maisie qui peinait à croire qu'il ne soit pas capable de faire des pancakes. Incapable de trouver les bons arguments pour justifier ses incompétences culinaires, Hay soupira et se pinça la lèvre inférieure. « -Bon j'ai quelques failles je le confesse. Pour compenser, je peux te filer les meilleures adresses de resto à emporter et crois -moi ce n'est pas négligeable ici. Mais, parce que je reconnais mes défauts, je pense qu'il faudrait que j'apprenne à cuisiner, au moins pour frimer devant Sean. Je te le présenterai à l'occasion. Il tient un Pub pas très loin d'ici. Je bosse avec lui de temps en temps. Il sera ravi de te rencontrer. » Puis vint le temps des aveux difficiles, ceux qui font monter les larmes aux yeux, ceux qui alourdissent votre cœur et éclipsent en un rien de temps un magnifique sourire. Hay face aux questions de Maisie sur ses grands-parents, ne put se résoudre à lui mentir et lui servi la vérité sans détours s'excusant presque d'avoir d'aussi mauvaises nouvelles à lui annoncer. « -Ce n'est pas grave Maisie, tu ne pouvais pas le savoir. Je ne l'ai évoqué nulle part dans les lettres. » Il voulait tout lui raconter, mais devait avant s'enquérir de la situation et prendre connaissance des informations données par sa mère, une femme bafouée en droit de travestir la réalité. « -Oui, nous nous sommes bien rencontrés à une soirée. C'était trois ans après la mort de ta grand-mère. Ma première vraie sortie de la Nouvelle Rome. Je voulais juste m'amuser, mais pour se faire, j'ai bu plus que de raison. Ta mère était là, jolie, gentille. J'ai mal agi ce soir-là. Passé la nuit, je suis parti et je n'ai plus jamais donné aucune nouvelle. Je n'ai appris ton existence que lorsque tu as commencé à m'écrire. Pour ce qui est de la partie demi-dieu, je sais que ça peut paraître loufoque, absurde, tout ce que tu veux, mais c'est une réalité qu'il faut accepter. Ton grand-père est le penchant romain d'Arés le dieu de la guerre. Pour nous, c'est Mars. Il a fait le même coup à ma mère et moi aussi, je l'ai détesté pendant des années, je le déteste encore aujourd'hui. Ce n'est pas tendre, tu sais ! L'inverse de ta grand-mère. Naïvement, je me dis qu'elle l'a sûrement un peu adouci, que leur histoire aussi brève soit-elle, était vraie. Je me raccroche aux branches comme on dit. J'ai l'impression que toi et moi, nous avons vécu des choses difficiles. Je n'ai jamais été en maison de correction, mais j'imagine que là où j'étais après la mort de ma mère, s'apparente à ce genre d'endroit. J'ai sombré dans l'alcool à cause de tout ça. Tu sais certaines personnes pensent que les demi-dieux sont une menace et qu'il faut l'éradiquer. Ils ne comprennent pas, ne veulent pas voir que la vraie menace est ailleurs. Bien sûr certains demi-dieux agissent mal, mais ils ne sont qu'une minorité, tu comprends ? Ces personnes-là nous ont attaqués à plusieurs reprises. J'ai vu des enfants se faire tuer. Ils étaient incapables de se défendre. J'imagine que ça plus l'Irak ça ne m'a pas aidé. J'ai vu beaucoup de personnes mourir, sans être capable de les protéger. Pour oublier ma culpabilité, je n'ai rien trouvé de mieux que de boire encore et encore. Je faisais des combats aussi. Je me servais de mes capacités pour gagner de l'argent, d'où ce bel appartement. C'est ma meilleure amie, une humaine avec laquelle j'ai grandi à la Nouvelle-Orléans, qui a commencé à m'ouvrir les yeux. Bien sûr par fierté, je lui ai caché mes problèmes d'alcool. Elle ne sait pas que j'ai passé plusieurs mois en clinique, elle pense que j'étais en mission. Tu vois le genre ?! Maintenant que je suis totalement sobre, je prends la pleine mesure de toutes mes erreurs. Je veux redevenir le Penseur, ce garçon qui rêvait de faire de grandes choses. WOw, je me rends compte que j'ai beaucoup parlé, peut-être un peu trop non ? »  


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Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous pourquoi ils ne le deviennent pas. Devant tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant... Demandez-vous ce qui fait qu’on tienne le coup
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LITTLE ASSKICKER
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LITTLE ASSKICKER

MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Ven 23 Sep - 21:18

Père sur le tard
Rencontre entre un demi et un quatre quarts de Dieu
▬ HAYTHAM & MAISIE[/i]

Maisie se doutait qu’il y avait des sujets qu’elle ne devrait peut-être pas aborder. La famille était un sujet sensible. Cela dit, chez elle aussi. Quand elle était plus jeune, elle avait souvent rêvé de la famille de son père. Elle les imaginait dans une grande maison avec du personnel riant aux éclats. Le genre de famille soudée qui s’entendait vraiment très bien. La réalité finit par la rattraper très vite. Apparemment, sa grand-mère était décédée. Et voilà, bravo Maisie… Elle ne voulait pas remuer le couteau dans la plait. C’était trop tard. Malgré tout, elle se doutait que son père le comprenait très bien lui aussi. Il devait très bien se douter que sa fille ne voulait pas le blesser volontairement. Maisie hésitait à lui poser d’avantage de question. Elle devrait peut-être le laisser aborder les sujets. Elle ignorait totalement que la meilleure amie de son père allait être sa futur collègue. La situation allait être assez étrange d’ailleurs. Mais pour le moment, on n’en est pas encore là. Il fallait cependant qu’elle en sache d’avantage sur la famille de son père. Car elle savait que son père était un demi-Dieu. En effet, n’importe qui aurait traité sa mère de cinglée à l’annonce de cette nouvelle. Mais pas Maisie. La jeune femme allait se souvenir durant toute sa vie de la licorne qu’elle avait vu ce fameux jour. Elle voulait donc en savoir d’avantage sur son grand-père. Mais allait-elle réussir à aborder le sujet ? Peut-être que son père le ferait tout seul. Un peu de patiente jeune fille.

La chose qui ravissait Maisie était le fait que son père était aussi intimidé qu’elle. Et pour cause, il venait d’acheter des pâtisseries alors qu’ils étaient censé prendre le repas du midi ensemble. Elle avait trouvé cette attention vraiment adorable. La jeune femme avait toujours rêvé de voyager et d’aller à Paris. Cette ville était tellement riche en musées. Et si elle pouvait y aller avec son père ? Ce serait absolument génial ! Pourquoi ne pas le lui proposer après tout ? Mais avant toute chose, n’oublions pas de déguster ces pâtisseries qui ont l’air absolument délicieuses. Avant d’arriver au rendez-vous, elle avait l’estomac complètement noué. Au fur et à mesure qu’ils parlaient, cette appréhension finit par s’envoler totalement. Elle espérait que son père serait à la hauteur et que ses nouvelles responsabilités n’allaient pas le faire fuir. En même temps, Maisie était adulte à présent. Ce qui aller grandement lui faciliter la tâche. Elle espérait quand même qu’il referait sa vie et qu’il aurait d’autres enfants. Car quand on y pense, c’est triste toutes les choses qu’il a manqué. Ses premiers mots, ses premiers pas, ses premiers rires, mais aussi ses premiers caprices. Car oui, Maisie a un très fort caractère. Et à présent, elle sait de qui elle le tient. Une pause pâtisserie allait faire du bien. Rien de tel pour se remettre de ses émotions. Elle espérait qu’il allait être à la hauteur de son rôle de père. Car d’habitude, c’est le genre de nouvelle qui a tendance à faire fuir. Elle espérait vraiment que ce ne serait pas son cas. Car quand Maisie aime, elle a tendance à être un peu envahissante parfois sans vraiment s’en rendre compte.

« -Vu ce que je vois, je veux bien te croire que tu as dû faire un effort surhumain pour ne pas ouvrir la boîte et tout terminé avant que j’arrive. Si ces pâtisseries sont aussi bonnes que belles, je crois que tu as trouvé le paradis. » Elle lui fit son plus joli sourire. « C’est une excellente idée mais pourquoi est-ce que j’aurai besoin d’un prétexte pour revenir ? Je n’ai besoin d’aucun prétexte à part avoir l’envie de venir voir mon père tout simplement. Cela dit, je retiens quand même ton idée. » Le rire de son père était la plus belle chose qu’elle avait pu entendre. Ils passaient vraiment un très agréable moment. « Oh ça oui, on a vraiment de la chance. Je ne te dis pas le nombre de copines que j’ai rendu jalouse grâce à mon super métabolisme. C’est trop génial de pouvoir manger n’importe quoi n’importe quand. Surtout quand tu déprimes et que tu te consoles au pot de glace. Ah mais oui je choisi le mille-feuilles, autant se faire plaisir jusqu’au bout non ? » Maisie le regarda manger son croissant et écoutait avec une attention toute particulière ce que son père lui racontait. L’armée n’était vraiment pas une partie de plaisir. Ça devait être très dur moralement. Physiquement, étant un demi-Dieu, il devait quand même avoir un avantage. La jeune femme admirait les militaires. Elle regardait assez souvent des documentaires sur les entrainements qu’ils subissaient. C’était vraiment inhumain. Mais si l’on survivait à ce genre de traitement, on devenait une véritable machine de guerre humaine. Son père avait vraiment vécu de sacrées expériences. Et encore, il y a plein de choses que la jeune femme ignorait encore à son sujet.

« Ça, je veux bien te croire. J’ai vu quelques documentaires sur les entraînements et je trouve vraiment impressionnant tout ce que notre corps peut-être capable de faire. Une troupe on dormit quatre heures sur une semaine et les exercices qu’ils faisaient étaient vraiment très physiques. Ils devaient, par exemple, effectuer un parcours dans une eau à quatorze degrés avec armes et vêtements et ils étaient chronométrés. Franchement, quand je les ai vus faire, je me suis dit que je me serais très certainement noyée. En ce qui concerne les sujets épineux et les fantômes, je veux bien les laisser là où ils sont. » Elle écouta son père parler dans un français absolument parfait. Il n’avait pas un seul accent. Bien évidemment, elle ne comprit pas un seul mot. Mais elle trouvait vraiment cette langue magnifique. Elle avait entendu dire que c’était une des langues les plus difficiles à apprendre. Son père pourrait peut-être lui apprendre quelques mots ? Car s’ils vont à Paris, ce serait pratique qu’elle sache dire deux trois choses. « Il n’y a pas à dire, j’adore vraiment cette langue. Tu l’as parlés vraiment parfaitement c’est impressionnant. Tu peux me parler un peu plus de Tam ? Vous avez grandi ensemble ? Attends, tu ne l’as pas appelée depuis tout ce temps ? Mais pourquoi ? Enfin pardon, ça ne me regarde pas. Mais tu ne veux pas lui envoyer un sms maintenant ? Elle doit être folle d’inquiétude… Oui, on a du temps à rattraper, mais tu sais, un texto ça prend dix secondes.»

Maisie laissa son père la resservir en jus d’orange. Ce dernier était excellent. Soit il l’avait pressé lui, soit il avait acheté une bouteille de jus d’orange fraîchement pressé que l’on peut trouver en boulangerie. Elle écouta avec attention ce qu’il lui disait. Elle ne put s’empêcher de sourire à nouveau. Oui, elle souriait tout le temps, mais elle ne pouvait pas s’en empêcher. « Il n’y a pas de honte à ça tu sais. Personne n’est parfait. Je vais quand même prendre tes adresses. Ça peut toujours servir. Mais en ce qui me concerne, j’adore cuisiner. Ce serait super sympa que je te donne quelques cours. Qu’est-ce que tu en penses ? Oh tu bosses dans un pub ? Mais c’est génial ça. Tu dois savoir-faire pleins de cocktails. » Elle mit aussitôt sa main devant la bouche. Elle avait oublié pendant quelques secondes, que son père avait des soucis avec l’alcool. Elle qui raffolait des cocktails. « Oh zut, je suis désolée. C’était un peu stupide comme question. » N’empêche, elle a la cuisine et lui aux boissons, il ferait un malheur.

Le sujet bascula ensuite sur ses grands-parents et sur la rencontre entre son père et sa mère. Au moins, elle avait dit la vérité sur ça. Ce qui était une bonne chose pour une fois. « Au moins elle a dit la vérité sur ça. Ce qui est une bonne chose. Pour le moment je suis encore très fâchée contre elle. Je sais, c’est ridicule. Mais elle m’a menti et elle m’a manipulé afin que je te déteste durant des années. Et pendant un temps, elle est parvenue à ses fins. Je considère qu’elle aurait pu me parler de toi bien avant. Enfin, ce qui est fait est fait. » Elle sourit. « Je sais que tu es un demi-Dieu et que c’est vrai. Quand j’étais petite, j’étais en train de jouer dehors et j’ai vu une licorne. Pendant une fraction de secondes, j’ai cru que j’étais en train de rêver. Mais il se trouve que ce n’était pas un rêve. J’ai toujours su que j’étais spécial. Mais je n’ai jamais osé en parler à qui que ce soit. Ni à ma mère ni à mes grands-parents. J’avais peur qu’il m’enferme dans un asile et de ne plus jamais voir personne. Donc je n’ai rien dit. Mais du coup ça veut dire que tu n’as jamais vu ton père ? Ça ne doit pas être facile non plus. Attends éradiquer les demi-Dieux ? Tu es sérieux ? Mais pourquoi ? Il ne faut pas tous les maîtres dans le même sac. Les êtres humains ne sont pas tous des tendres non plus j’ai envie de dire. Je n’aime pas trop ce genre de jugement. » Elle écoutait tout ce que son père lui disait sans l’interrompre. Elle comprenait vraiment mieux pour quelle raison il avait fini par sombrer dans l’alcool. Si Maisie avait vu des enfants se faire tuer sous ses yeux, elle aurait probablement agit comme son père. Mais bon sang, comment peut-on arriver à tuer des enfants ? C’est vraiment horrible de faire ça. Son père avait vraiment traversé beaucoup d’épreuves. Il avait ensuite profité de ses « dons » pour se faire de l’argent. Bon, d’accord, ce n’était pas cool. Mais après tout, qui n’aimerait pas se faire de l’argent facile ? Tout le monde serait tenté par ça. La jeune femme voulait vraiment en savoir un peu plus sur cette fameuse amie d’enfance. Elle avait vraiment l’air d’avoir une excellente influence sur lui. Son père a envie de s’en sortir et ça c’est une excellente chose. Mais il allait vraiment falloir qu’il appel Tam. « Non au contraire, tu ne parles pas trop. Quand tu me dis que j’ai vécu des choses difficiles, j’ai l’impression que ce n’est rien du tout à côté de tout ce que toi tu as vécu. Bon, on n’a pas le même âge tu me diras. Mais c’est horrible tout ce que tu as traversé. J’ai l’impression que ton amie a vraiment une très bonne influence sur toi. Il faut vraiment que tu l’appel papa, car elle va se faire du souci pour toi ou elle va penser qu’il t’est arrivé quelque chose. » Elle se rendit compte qu’elle venait de l’appeler papa, c’était sorti complètement naturellement





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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Dim 25 Sep - 20:05

Père sur le tard
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Parler n'est pas un domaine dans lequel excède Haytham. Laconique dans ses propos, l'on ne pouvait lui reprocher d'être avide de bavardages inutiles. Certains disent que l'on ne naît pas mauvais, qu'on le devient. Hay pourrait aisément subtiliser « mauvais » par « peu loquace » s'il devait appliquer l'adage à sa propre personne. Tant de chemin parcouru tout ça pour finir ainsi, un être peu avide de conversation, solitaire que se réjouit d'avoir quelques connaissances, qui au vu de son silence sur le passé, ne peuvent se targuer d'en savoir assez sur lui. Pourtant, le demi-dieu bourru dans l'âme et généreux de cœur, n'avait pas toujours été avare de paroles et se traînait une réputation inconnue de Penseur, de façonneur de mots, de créateur prolifique de belles tirades éructaient sous l'impulsion de l'impossible conquête d'un royaume imaginaire. Aux services de la petite Tamara, il ne manquait pas d'étayer leurs longs récits d'aventures, tous deux armés de leur cure-dents. Une époque pleine de souvenirs, à la saveur de l'authenticité, une madeleine de Proust dont il a perdu le goût à force de prendre de la distance avec son passé. Oui par le passé, Haytham Cassidy, alors jeune et innocent, en compagnie de Tamara qui était à peine plus haute que trois pommes, ne se contentait pas d'ouvrir la bouche pour que trois mots en sortent afin de constituer un semblant de conversation. Le jeune garçon parlait, peut-être même trop, il mâchait les mots, les distordaient, les inventer. Parler et penser étaient alors ses domaines de prédilection. Pas renfermé sur lui-même, il s'ouvrait aux autres et au monde, toujours accompagné par celle qui se substituait à une muse. Une époque, des décennies passées, un souvenir, des fantômes, mais rien de plus que le reflet distant d'un petit garçon tellement vivant.

Les années avaient passé, emportant avec elles les doux souvenirs et la loquacité de ce pauvre Haytham Cassidy. Séparé de sa mère emportée par la Mort, éloigné de Tamara emportée par la tragédie, le jeune homme livré à lui-même, cessa d'être un penseur, un façonneur de mots, un créateur de belles tirades. Incapable de mettre des mots sur ses maux, le Penseur cessa de penser se laissant alpaguer pour de nouvelles capacités cependant moins enviables. Les longs récits d'aventures s'estompèrent, les longs discours également. L'adolescent se mura d'abord dans le silence, avant de trouver une nouvelle façon de s'exprimer, la colère. Les mots devinrent alors des poings, percutant, au moins autant que ceux qui viennent conclure une phrase. Le poète et penseur disparu autant que sa sociabilité et toutes les qualités qui émoustillaient la jeune Tamara. Les années continuèrent à défiler sans que rien ne change. Enfin presque, par chance la maturité permet à certain de revenir à leurs fondamentaux au prix de quelques décennies de souffrances, de colère, de rancune, de tristesse, de mauvaises décisions engendrées par de mauvais agissements. Mais réjouissons-nous, après des retrouvailles, une cure de désintox et une profonde remise en question à laquelle s'ajoute une paternité sur le tard, Hay première version était enfin de retour après presque trois décennies d'absence. Autant vous dire qu'il en avait des choses à dire peut-être trop même. Et puis si on le lance sur un sujet aspirant, nul doute qu'il sera s'éterniser.

« -Tu veux que je te parle de Tam ? » Petit sourire en coin, le sujet est délicat mais impossible à contourner et puis Tamara Lond est certainement avec sa mère, la femme la plus importante dans sa vie, il ne peut donc se résoudre à faire l'autruche face à Maisie. Le demi-dieu prit une grande inspiration, se passa une main dans les cheveux, les ébouriffant un peu plus au passage et entreprit de se lancer. « -Et bien Tam et moi c'est une longue, une très longue histoire en fait. J'ai quitté l'Irlande avec ma mère, j'avais à peine six ans. Une tempête et une créature ont ravagé notre maison. Dès lors, on a pris le peu de choses que nous possédions et nous avons changé de continent. C'est comme ça qu'on a rejoint l'Amérique. Ta grand-mère avait une ou deux connaissances en Louisiane. On s'est installé dans un petit appartement à la Nouvelle-Orléans puis on a démangé vers Oak Alley dans le Manoir Antebellum, chez l'une des familles les plus riches de la Nouvelle Orléans. Ils cherchaient une gouvernante à plein temps et proposaient le gîte et le couvert. C'est comme ça que j'ai rencontré Tam. Nous avons grandi ensemble et nous étions les meilleurs amis du monde. Nous partagions tout et nous faisions les quatre cents coups au grand dam de nos mères. C'était les plus belles années de ma vie. Puis ta grand-mère est …partit, j'avais 16 ans à peine. La créature qui nous avait attaqués en Irlande est revenu finir ce qu'elle avait commencé. Je n'ai rien pu faire pour sauver ta grand-mère. La mère de Tam a quant à elle sombré peu de temps après, dans un état catatonique, traumatisé par ce qu'elle avait vu. Moi, j'ai fui comme je l'avais fait promettre à mère quelque jours plus tôt. Je regrette encore d'avoir tenu ma promesse, si tu savais. D'ailleurs, je ne suis plus jamais retourné là-bas. Je n'ai pris aucune nouvelle, je n'en ai donné aucune. Presque trente années se sont écoulées avant que je ne retrouve enfin Tam. »

Le silence, passé ces quelques révélations, vint à nouveau rythmer la conversation. Haytham se sentait léger, bien que délesté de son armure. Il en avait trop dit, grillant une à une toutes les étapes. Un trouble l'assaillit alors, Maisie avait parfaitement raison, il aurait dû appeler Tamara, prendre sur lui, mettre sa fierté de côté et lui donner ne serait-ce que quelques nouvelles rassurantes pour lui éviter la moindre inquiétude. « - Tu as raison, je devrais lui envoyer un message pour la rassurer. Je le ferais ne t'en fais pas. Bon aller, il faut que j'arrête de plomber l'ambiance-là. » Lui-même en avait conscience, et même si ainsi, il consentait à lui livrer quelques anecdotes sur son passé, il aurait préféré ne pas tout balancer d'un coup et laissait un peu de substances pour leurs prochaines rencontres. Mais que voulez-vous, on arrête difficilement monsieur Cassidy quand il est sur sa lancée et puis cela faisait tellement longtemps qu'il ne s'était pas exprimé avec autant de vivacité, d'éloquence, tellement longtemps qu'il n'avait pas tenu d'aussi longs soliloques, qu'on ne pouvait le blâmer de trop s'exprimer. Passé l'épineux passage de la première rencontre avec la maman de Maisie et de cette nuit de dérapage qui avait conduit à la naissance de la jeune demoiselle.

« -Je regrette que les choses se soient passées de la sorte Maisie, mais je n'en veux pas à ta mère de t'avoir caché mon existence. Tu sais parfois il y a des vérités qui sont dures à attendre et plus encore à assumer. Ta mère a simplement voulu te protéger, certes maladroitement, mais je ne peux lui reprocher d'avoir dressé un portrait peu élogieux de moi. Pour tout t'avouer, j'ignore ce que j'aurais fait, si elle m'avait avoué sa grossesse. J'ai mis du temps pour mûrir, tu sais, pour tuer le petit garçon et laisser l'homme prendre sa place. D'ailleurs, je suis toujours un ado dans ma tête, c'est évident. Bon, il m'arrive aussi d'être un adulte quand il le faut. » confessait-t-il en esquissant à son tour un petit sourire tout en écoutant d'une oreille attentive ce que Maisie avait à lui dire. Elle évoqua sans encombre le lien divin de son père par le biais d'une petite histoire qu'elle avait gardé pour elle durant toutes ces années. « -Il n'y a rien de plus difficile pour un enfant que d'être spécial sans en connaître la raison. Par chance, ta grand-mère m'a très vite appris ce que j'étais. À bien y réfléchir, j'aurais aimé que ça soit mon père qui m'apprenne la vérité. Qu'il m'offre des paroles rassurantes, une main sur l'épaule ou que sais-je encore. Je me serais contenté de cinq minutes, si on m'en avait donné l'occasion. Mais non, je ne l'ai jamais rencontré, ni même parlé. J'ai développé un hypothétique lien avec lui par le biais de tous un tas d'ouvrages mythologiques. Parfois, il m'arrive de l'appeler, de le prier voir même de lui adresser quelques mots en espérant naïvement qu'il les entende où qu'il soit. Mais comme je ne l'ai jamais rencontré, je n'éprouve aucun manque à son égard. C'est une bien maigre consolation, mais ça m'aide. » Il attrapa une fois encore son verre de jus d'orange pour le vider d'une traite comme s'il s'agissait d'un bon remontant. Puis passé l'effet placebo, il posa un doux regard sur la jeune fille ébranlait par tout un tas de questionnement.

« - Maisie, nous demi-dieux vivons dans un monde hostile. Certains humains ont fait de nous de parfait bouc émissaire. Nous sommes nombreux, nous avons des pouvoirs, de ce fait, nous représentons incontestablement, une menace et je serais le dernier des hypocrites en m'offusquant d'être ainsi pointé du doigt. Les gens craignent ce qu'ils ne comprennent pas. Malgré tout, j'ai de l'espoir et il me suffit de t'écouter pour en prendre la pleine mesure. » Il lui sourit tendrement et se permit même de lui prendre la main attendrie par ses paroles, mais plus encore, touché par le fait qu'elle l'appelle papa « -Ne t'en sens pas gênée, c'est venu naturellement qui plus est. On a du temps a rattrapé tous les deux, on peut déjà commencer par ça non ? Et si on allait se promener un peu qu'en dis-tu ? Il fait beau aujourd'hui, autant en profité non ? Et puis tu pourras continuer à me poser des questions et moi aussi, je l'espère. Je suis tellement content de t'avoir rencontré, tu sais ! J'ai l'impression que pour une fois, la vie me donne une vraie seconde chance et que celle-là, je ne vais pas la foirer. » Il se tue quelques secondes, elle avait terminé son mille-feuille et à n'en pas douter, elle avait également héritée du métabolisme de son père « - Et si tu restais manger ici ce soir, tu pourrais m'apprendre à cuisiner. On pourrait même se regarder un film ou jouer à un jeu vidéo. J'ai un super voisin qui m'approvisionne dans ce domaine. Et puis ne t'en fais pas pour l'heure, je te ramènerai. Qu'est-ce que tu en dis ? » Il espérait qu'elle dise « oui » mais il ne pouvait lui imposer sa réponse, il se contenta donc d'attendre sagement et attrapa pour se faire une nouvelle viennoiserie qu'il dévora avec autant de vigueur que la précédente pâtisserie. À n'en pas douter, malgré le bon métabolisme, quelques foulées au parc seraient salutaires pour gommer cette petite folie gourmande, au combien délicieuse.



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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Dim 2 Oct - 18:58

Père sur le tard
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Plus Maisie parlait avec son père, plus elle essayait d’imaginer à quoi il pouvait bien ressembler lorsqu’il était petit. Est-ce qu’il jouait les durs ? Est-ce qu’il défendait les plus faibles ? Est-ce qu’il restait dans son coin, trop timide pour aller vers les autres ? Il y avait un tas de scénarios possibles. Oui, elle était curieuse c’est vrai. On dit parfois que la curiosité est un vilain défaut. Mais ce n’est pas toujours le cas. Elle se demandait s’il avait gardé des photos de lui et de son amie d’enfance lorsqu’ils étaient petits. Elle jeta un coup d’œil rapide dans l’appartement, et constata qu’il n’était pas le genre à avoir des photos. La décoration de l’appartement était relativement sobre. Il n’avait que le strict nécessaire en fait. Il ne devait pas avoir envie de se casser la tête. Ce qu’elle trouvait drôle, c’était que mine de rien, son père était encore un grand enfant. Il avait une console de jeux. Maisie n’en avait jamais eu. Sa mère considérait que les jeux vidéo abrutissaient les enfants. Pourtant, il y avait des jeux qui étaient quand même relativement éducatif. Elle n’avait donc qu’une seul solution, allez jouer chez sa meilleure amie. Les deux jeunes filles devinrent très proches et se considéraient vraiment comme des sœurs. Cela dit, elle n’avait jamais manqué de quoi que ce soit. Mise à part l’absence d’une figure paternelle, Maisie ne manqua de rien. Ses grands-parents adoraient la gâter. Ils l’emmenaient souvent au zoo ou parfois au cinéma. Son grand-père faisait vraiment figure de papa pour Maisie. Il lui racontait souvent des histoires le soir avant qu’elle ne s’endorme. Elle adorait l’écouter. Il lui racontait comment c’était quand il était petit. Étrangement, même si la vie était plus dur et un peu plus compliquée à certains niveau, la petite fille aurait bien voulu y vivre. Car elle avait l’impression que les personnes se respectaient beaucoup plus que maintenant.

La jolie brune ignorait totalement par quoi son père était passé. Il n’allait probablement pas tout lui dire. Ou s’il le ferait, il est clair que ce ne serait pas tout de suite. Certes, elle n’avait pas vécu d’épreuves aussi difficiles que lui. Mais elle en avait vécu quand même. On dit que les enfants piquent des crises lorsqu’ils arrivent au moment, pas toujours évident, de l’adolescence. Malheureusement pour la mère de Maisie, sa fille tomba en plein dedans. Elle partait sans dire où elle allait, elle s’habillait de façon relativement provocante, elle volait de l’argent à sa mère, et elle traînait avec des gens pas du tout fréquentable. Le plus triste la dedans, c’était que même son grand-père n’arrivait pas à la raisonner. Elle était tellement en colère, tellement déçue que son père la déteste et ne veuille pas d’elle. Mais qu’est-ce qu’elle avait bien pu faire pour mériter ça ? Elle était juste née, elle n’avait rien demandé à personne. Elle était tout simplement devenue un dommage collatéral. Elle ferait tout pour connaître la vérité mais comment s’y prendre ? Elle ne connaissait ni le nom de son père et encore moins son visage. Ce qui n’allait certainement pas lui faciliter la tâche. Sa mère n’avait pas vraiment envie de se montrer coopérative. Alors peut-être qu’en l’énervant au plus haut point, elle finirait peut-être par craquer ? Mais tout ce qu’elle y gagna, se fut un séjour en maison de correction. Heureusement, tout ceci était derrière elle à présent.

« Oui je veux bien que tu me parles d’elle. Enfin, si ça ne te dérange pas. » Elle vit ensuite la réaction de son père et un sourire se dessina sur ses lèvres. Il se passa les mains dans les cheveux et prit une grande inspiration. Est-ce que son cher papa en pinçait pour son amie de toujours ? Elle n’allait pas tarder à le savoir. Elle écouta donc avec attention ce que son père était en train de lui raconter. Au début, tout avait l’air de bien aller dans son enfance. Lui et sa mère déménagèrent pour une nouvelle vie. Cette dernière avait trouvé une place de travail en or. Et étant sel pour élever son fils, il était tout à fait normal qu’elle ne puisse pas passer à côté de ça. Tout avait l’air de bien se passer, jusqu’au jour où une créature en décida autrement. Le cœur de Maisie se serra. Il ne fallait surtout pas qu’elle pleure. Elle essayait tant bien que mal de retenir ses larmes. Cette partie du passé de son père devait être bien assez difficile à raconter sans que cette dernière en rajoute une couche. Mais sa tristesse fut rapidement remplacée par des sourires. Elle imaginait très bien son père et Tam faire des bêtises avec les mamans qui courraient derrière. Mine de rien, il avait quand même eu une enfance heureuse jusqu’à ce fameux jour. Comme quoi, votre vie peut rapidement basculer du jour au lendemain. Le monde de son père s’écroula complètement. Elle ne put s’empêcher de se demander ce qu’il avait dû ressentir. Il avait dû se sentir totalement impuissant face à ce qu’il venait de se passer. La mort de sa mère n’avait pas non plus aidé. Il avait donc tout quitté comme il l’avait promis à sa mère. Mais comment avait-il eu le courage de laisser Tam ? Maisie espérait qu’elle ne se retrouverait jamais dans une situation aussi délicate. Elle avait de la peine pour Tam. Car non seulement elle avait perdu sa mère, d’une certaine manière, mais elle avait aussi perdu son meilleur ami qui avait été son pilier jusque-là.

Son père termina ainsi de lui raconter son enfance. Même si ce ne fut pas la partie la plus heureuse de son existence, Maisie fut ravie qu’il l’ait fait. Il avait l’air d’en avoir besoin lui aussi. Leur relation devait se baser sur une confiance totale. Ils devaient être sincère l’un envers l’autre. Il n’y avait que de cette façon que ça pourrait marcher entre eux. La jeune femme ne voulait rien lui cacher non plus sur elle. Il allait peut-être avoir des questions à lui poser et elle lui répondrait très sincèrement. Elle lui parlerait de la maison de correction, du mauvais passage relationnel qu’elle eut avec sa mère, et peut-être d’autres choses encore. Elle ne pouvait s’empêcher de se demander à quoi pouvait bien ressembler Tam. Mais comme son père venait de clore le sujet, elle ne voulait pas le relancer. « Parlons de ce que tu veux alors. » Elle lui fit un sourire rassurant qui voulait aussi dire merci. Elle se doutait que ça avait dû être difficile pour lui de lui raconter tout ça et de le revivre. Son père méritait une fin heureuse. Et Maisie ferait tout pour l’y aider. Elle voulait soutenir son père du mieux qu’elle pouvait. Avec ce qu’il avait vécu, elle comprenait mieux pourquoi il s’était réfugié dans l’alcool.

« Moi je ne peux pas m’empêcher de lui en vouloir. Je peux tout à fait comprendre qu’elle ait eu peur Elle était jeune et elle devait avoir peur de la réaction de ses parents et de la tienne. De ce côté-là, je ne lui en veux pas du tout. Je pense que j’aurai probablement eu la même réaction à sa place. Mais arrivé à un moment, il faut que tu penses à l’éventuelle question que ton enfant risquerait de te poser en grandissant. A savoir, où est mon père ? Qui est-il ? Elle devait se douter que je finirai par le demander. Je suis désolée mais pour moi, le mensonge n’est vraiment pas une solution… C’est pour ça que je suis aussi remontée contre elle. Ce n’est pas le fait qu’elle m’en ai parlé tardivement, mais le fait qu’elle est menti. Jusqu’ici, ma mère était on exemple. Je rêvais de devenir comme elle. Une personne forte et débrouillarde. Mais tout a fini par s’écrouler depuis que je sais qu’elle m’a menti. J’aurai préféré qu’elle me dise qu’elle était saoul et qu’elle ne se souvient plus de ce qu’il s’est passé ni de qui est mon père. Ça aurait quand même été moins difficile que d’entendre que mon père me déteste et refuse de me voir. Tu ne penses pas ? » Maisie soupira et but son verre de jus d’orange. Elle avait besoin de faire une pause. Le fait de reparler de sa mère lui faisait monter une colère terrible en elle. Le genre de colère qu’elle arrivait à calmer uniquement en faisant du sport. Elle n’a pas menti sur le fait que tu es un demi-Dieu ce qui est déjà un bon début. Mais même en sachant ce que tu étais, je n’ai jamais osé parler de la licorne. Je suis vraiment désolée en ce qui concerne ton père. Ça doit vraiment être difficile de savoir qu’il est là mais que tu ne peux pas le voir. Juste lui parler. Il t’entend tu crois ? Il peut te faire un signe pour te montrer qu’il est là ? Après, je suis contente si ça te convient.

« Oui, je suis tout à fait d’accord avec toi. Les personnes ont peur de ce qu’elles ne connaissent pas. Au lieu d’approfondir leur connaissance, elles se mettent des barrières et s’éloignent le plus possible des personnes qui ne sont pas comme elles. Mais il faut qu’elles comprennent que l’on n’est pas tous né dans le même moule. Les gens sont jaloux quand ils rencontrent des personnes qui possèdent certaines capacités qui les dépassent. » Elle ne put s’empêcher de soupirer. Elle sourit au geste de son père et serra doucement sa main dans la sienne. Elle ne pouvait pas être plus heureuse que là. « Oui, tu as parfaitement raison, il faut bien commencer quelque part après tout. Je pense que c’est une excellente idée. Après toutes ces merveilleuses pâtisseries, un peu de marche me ferait vraiment le plus grand bien. Je suis très contente moi aussi tu sais papa. » Elle lui lâcha la main un instant et elle le prit dans ses bras. Elle le serra contre elle et ferma les yeux. Comme ce contact lui faisait du bien ! Elle reprit ensuite sa position et prit le soin de remettre sa main dans la sienne. « J’accepte ton invitation avec un immense plaisir ! Qu’est-ce que tu aimerais que je t’apprenne à cuisiner ? Oh c’est vrai ? Mais c’est trop génial ! Ça fait tellement longtemps que je n’ai pas joué à un jeu vidéo. C’est une super idée ! Je ne m’en fais pas du tout pour l’heure, je n’ai aucun impératif de toute façon. » Il était clair qu’elle allait passer une excellente soirée. Et puis marcher dans le parc c’était vraiment une super idée. Heureusement qu’elle n’avait pas mis de talons. Sans quoi, ça aurait été un peu problématique pour la suite. Elle avait hâte de voir comment son père se défendait aux jeux vidéo. Mais elle avait aussi hâte de lui apprendre à cuisiner. Ils iraient sûrement devoir faire certaines courses car il n’aurait peut-être pas tous les ingrédients mais qu’importe.




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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Mar 4 Oct - 17:21

Père sur le tard
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*******************************

Le passé me rattrape d’une étrange, très étrange façon…
Être jeune, c’est être irresponsable ! Cher Journal, tu te remplis à vue d’œil sans que j’aie l’impression d’avoir tout dit. Hier, le passé m’a rattrapé et collé un uppercut au visage. Une lettre puis une photo voilà la cause de cet état de stupeur qui ne me quitte plus depuis hier. J’avais dix-neuf à peine, elle en avait dix-sept. Elle ne représentait rien, juste un flirt et ce que nous les hommes considérons comme une conquête. L’affaire d’une nuit. Même à cette époque, j’étais incapable de m’attacher à une femme, alors je voguais en parfait aventurier. Sauf que cette fois, j’ai payé le prix de mon insouciance. Elle s’appelle Maisie, elle a 25 ans et c’est ma fille. Oui, j’ai une fille, moi. Comment est-ce possible ? Je suis au moins aussi indigne que mon père. […]

« -Il y en a qui sont fait pour ça et d'autre non ! »

« -Vous devriez nommer les choses Haytham, en l'occurrence les personnes. »

« -Vous avez une multitude de diplômes, ne me dites pas que vous n'avez pas compris de quoi je parle. »

« -Continuez ! »

Assis sur son fauteuil en cuir, le psy noircissait la page de son carnet à mesure que son patient s'exprimait, il lui arrivait même de prendre quelques notes lors des intermèdes. Haytham, allongé dans l'autre fauteuil, continuait à regarder le plafond. Perdu dans ses pensées, il peinait à réfléchir correctement et craignait de ce fait, de dire pas mal de conneries. « -J'ai couché avec cette femme dont je ne me souviens même pas du nom. À vrai dire et sans prétention, j'ai couché avec pas mal de femmes sans connaître leur nom, mais aux dernières nouvelles, je ne les ai pas mit enceintes. Je me sens vraiment coupable, vous savez, pas vis-à-vis d'elle, mais vis-à-vis de…notre fille. C'est tellement étrange que je peine encore à imaginer que j'ai une fille et qu'elle veut me rencontrer. Bien sûr, ce ne sont que des mots, mais je parviens malgré tout à ressentir que derrière son crayon à bille, il n'y a aucune rancœur à mon égard. Elle veut me voir, me connaître, passer du temps avec moi. Elle attend de moi bien plus que ce je peux lui donner, elle veut un père. »

« -Vous avez peur n'est-ce pas ? »

« -Oui, j'ai peur de la décevoir, mais aussi dingue que cela puisse être je veux essayer, je veux voir si je peux être capable d'être responsable, d'assumer mes actes. Je veux grandir, vous comprenez ? Je veux me défaire de cette attitude »

« -Vous voulez-vous conduire en homme responsable ! »

« -C'est ce que je viens de dire toubib. Vous pensez que je pourrais y arriver ? Que je serais un bon père ? »

« -C'est en essayant que vous le saurez Haytham ! »

« -Je suis à peine capable de prendre soin de moi. Je suis du genre asocial, je n'aime pas les gens et ils me le rendent bien en général. Vous croyez que je me cherche des excuses ? Je crois que c'est la première fois depuis longtemps, que j'ai autant peur de décevoir quelqu'un !»
       
*********************************


Le sourire aux lèvres, il la contemplait encore cherchant inexorablement ce petit quelque chose, ce petit élément de ressemblance qui les lieraient encore plus l'un à l'autre. Il ne put que constater de nombreuses similarités, puis il y avait ce sourire tantôt séducteur, tantôt enfantin qui allait de pair avec leurs yeux chocolat. Touché par cette observation, Hay laissa paraître un sourire encore plus conséquent malgré ses tristes révélations sur un passé qui n'avait de cesse de le poursuivre. Il fut d'autant plus ému lorsque la jeune fille s'approcha pour le serrer dans ses bras faisant définitivement taire toutes les craintes du demi-dieu qui ferma les yeux et serra sa fille contre lui tout en serrant la mâchoire pour ne pas laisser l'émotion le submerger davantage. « -Aller ! » dit-il la voix tremblotante en mettant un terme à cette douce étreinte entre un père et sa fille. Il lui prit ensuite le visage, lui offrant son plus beau sourire et passa son pouce sur sa joue pour essuyer la première larme, incapable d'être retenue. « - Je suis content que tu sois là, mais plus encore je suis content que tu sois entré dans ma vie. Regarde-toi, tu es magnifique ma fille. La vie m'offre une seconde chance, je dois la saisir. Bon, je ne sais pas si je serais le meilleur des pères, mais je veux bien commencer par essayer d'être le tien. » A son tour, malgré sa pudeur, il consentit à laisser une petite larme couler le long de sa joue, puis il souffla et l'essuya aussitôt.

« - Bon aller ! On ne va pas se mettre à pleurer hein ?! » Haytham retira donc sa main de celle de sa fille et se leva pour commencer à débarrasser la table « -Voilà ce qu'on va faire ! Tu vas rester dormir ici ce soir ok ? On va commencer par aller chez toi, pour que tu puisses prendre quelques affaires. Ensuite, on va faire des courses pour l'atelier cuisine. Euh après… *se gratte le sommet du crâne* On peut aller faire un peu de sport. Il y a une salle pas loin, j'allais là-bas de temps en temps pour m'entraîner avant un combat. Après on rentre, petite douche, tu peux même faire un bain si tu veux. Atelier cuisine, on dîne, on se mate un film ou une série, c'est toi qui décides et pour finir une bonne partie de jeux vidéo. Qu'est-ce que tu en dis ? Après on peut changer l'ordre si tu veux ! On peut commencer par aller faire des courses, passé prendre tes affaires. Revenir, aller à la salle de sport. On peut aussi le faire demain matin si tu veux. C'est un peu brouillon hein ? Je n'ai pas l'habitude de prévoir des trucs comme ça. Peut-être qu'on peut faire simple et juste organisé l'atelier cuisine pour aujourd'hui et garder d'autre activité pour la prochaine fois ? » Le pauvre Haytham, a vouloir trop bien faire, il s'en mêlait les pinceaux.






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Dernière édition par Haytham Cassidy le Sam 22 Oct - 11:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Jeu 20 Oct - 21:30

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Lyllian avait eu tort. Et Maisie ne se gênerait pas de le lui faire savoir. Avant qu’elle ne rencontre son père, elle s’était confiée à lui pour avoir son ressenti par rapport à la rencontre avec son père. Car la jeune femme était un peu nerveuse. Ce qui était une réaction tout à fait normal. Mais quoi de mieux que de demander son avis à un psy. Pardon ? Qui est Lyllian ? Humm, eh bien pour parler crûment, Lyllian est le plan cul de Maisie. Quoi ? On ne peut pas avoir toutes les qualités de la planète. Personne n’est parfait. La jeune femme n’a jamais considéré qu’elle l’était. Elle est à un âge où elle a envie de s’éclater. Et après ? Elle se protège donc où est le souci ? Il vaut mieux être accro au sexe qu’à l’alcool et à la drogue non ? C’est bien ce que je pensais.

Mais ce qu’elle ignorait, c’était que son père et son amant s connaissait. Et quand ça allait se savoir, ça allait faire de sacrées étincelles. Mine de rien, elle avait quand même trouvé la réaction de ce dernier un peu étrange. Elle lui avait montré la seul photo de son père que sa mère avait bien voulu lui montrer. Non seulement il avait eu une réaction étrange, mais en plus, il lui avait gentiment craché le bonbon qu’il avait en bouche en plein milieu du visage. Heureusement pour elle, ça n’avait pas été du Whisky. Puis, il s’était un peu refermé sur lui-même. Lyllian était un être abjecte qui n’aime rien ni personne à part lui-même et peut-être Ofélia. Lui et Maisie avait vraiment une relation particulière. Ils étaient toujours là l’un pour l’autre mais vivaient chacun leur vie de leur côté. Ils profitaient des côtés sympas de la vie. Ils se sont rencontrés dans un bar un soir et ils ne se sont plus lâchés depuis. Mais, sans le savoir, ils ont pas mal fe points en commun. Par exemple, Lyllian est plus ou moins en couple avec Ofélia. Cette dernière, est une des meilleures amies de Maisie. Elles se sont connues en maison de correction et ne se sont jamais vraiment perdue de vue. Alors quand Maisie va apprendre qu’elle est plus où moins en couple avec Lyllian, il est clair qu’elle fera très certainement une croix sur lui. Enfin, du moins en théorie.

Car même si ce dernier est relativement mal saint, il a quelque chose qui attire Maisie. Un peu comme le miel qui attire la mouche. Elle sait très bien qu’elle va se brûler les ailes, mais elle le fait quand même. Elle avait donc hâte de lui clouer le bec en lui disant qu’il avait eu tort quand il lui disait que la rencontre se passerait sûrement mal. Mais elle ne lui en voulait pas car inconsciemment, il avait voulu la protéger. Elle voulait juste qu’elle reste un peu sur la réserve au cas où. Il lui avait conseillé de se forger une carapace. Mais comme d’habitude, elle n’en avait fait qu’à sa tête. Oui, notre petite Maisie avait ce don d’être têtue. Qui sait, elle le tenait peut-être de son père après tout ? Certainement même. Ce n’est peut-être pas lui qui allait lui dire le contraire. Mais revenons-en à notre rencontre principal.

Maisie était à présent dans une bulle. Elle se sentait en sécurité et elle se sentait vraiment bien. A présent, elle était avec son père qu’elle avait cru définitivement absent depuis tant d’années. Au début, elle n’avait pas pu s’empêcher de croire que sa mère avait pris la photo du premier garçon venu en lui disant qu’il était son père. Mais quand Maisie l’avait vu, elle avait tout de suite comprit et ressenti qu’il s’agissait bel et bien de son véritable père. Elle se voyait dans les gestes qu’il faisait. Elle était la plus heureuse à ce moment précis. Rien ni personne ne pourrait gâcher ça. Elle décida alors de le prendre dans ses bras. C’était plus un besoin qu’une décision pour tout dire. Et qu’est-ce que ça faisait du bien ! Son père la garda contre elle pendant quelques secondes. Maisie avait un sourire jusqu’aux oreilles. Il lui fit ensuite la plus belle de toutes les déclarations. La jeune femme ne put retenir une larme que son père prit gentiment le soin d’essuyer. Elle ne savait pas trop quoi dire sur le coup. Elle était un peu submergée par l’émotion. « Tu n’imagines pas à quel point je suis heureuse que tu m’acceptes dans ta vie. Avant que l’on commence à s’écrire, j’avais un peu d’appréhension. J’avais tellement peur que tu me rejettes et que tu ne veuilles pas de moi du tout dans ta vie. Mais c’est tout le contraire et tu n’imagines pas comme je suis fier que tu sois mon père. » A son tour, elle essuya la larme qui coulait sur la joue de son cher papa.

Lorsque son père se leva, Maisie sécha ses larmes. Il avait raison, il fallait se secouer et rapidement changer de sujet. Ils avaient du temps à rattraper et ça n’allait pas être de cette manière qu’ils pourraient le faire. Elle écouta ce qu’il avait prévu pour la suite des opérations. Le programme était tout à fait génial et au goût de Maisie. Une fois qu’il eut fini de lui dire ce qu’il pensait faire, elle se leva à son tour et prit son verre vide ainsi que le carton où il y avait eu les pâtisseries. « C’est absolument parfait et il n’y a rien à modifier. Je préfère largement tout ce que tu as dit au début dans le même ordre. C’est absolument parfait. Est-ce que tu as une idée de ce que tu aimerai que je t’apprenne à cuisiner ? » Elle se creusa la tête. Que pourrait-elle lui apprendre de facile ? Il y avait des tonnes de possibilités. Elle pourrait peut-être aussi lui apprendre à faire des desserts ? Elle connaissait une super recette de fondant au chocolat. Ou des cookies. Elle avait aussi hâte de faire su sport avec lui. Il était clair qu’elle tenait son amour du sport de lui. Elle avait une excellente endurance. Tout le monde lui disait qu’elle était vraiment faite pour ça. « On pourrait faire plat et dessert qu’est-ce que tu en penses ? » Elle connaissait aussi une marque de limonade maison.




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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Sam 22 Oct - 17:45

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Il y a des jours comme ça où tout vous tourne le dos, où vous vous sentez aussi misérable que le dernier des enfoirés. Foutu karma ! Puis il y a des jours comme ça où au contraire, un semblant d'espoir vous titille le cœur, apaise votre âme et vous fait revoir votre copie. Bon après je ne pense pas avoir le cul bordé de nouille, du moins pas au point d'aller jouer au loto ou d'aller me blinder dans le casino le plus proche. Je ne me suis pas débarrassé d'une addiction pour m'en traîner une autre cela va se soit. Mais aujourd'hui, Jackpot !!! La chance me sourit enfin sous les traits d'une magnifique jeune demoiselle qui se trouve être ma fille. L'ancien, moi, celui qui se sifflait des verres de whisky avait autant d'aisance qu'un gamin obèse qui se siffle des verres de Coca-Cola, se serait offusqué d'une telle nouvelle. Non attendez le verbe « offusquer » me paraît en dessous de la vérité. Je pense que l'ancien moi aurait sauté au plafond, ou de la fenêtre, à vous de voir quelle version vous séduit le plus. Il aurait peut-être hurlé ou peut-être aurait-il envoyé son poing vengeur dans un mur qui se serait écroulé au passage. En fait, l'ancien moi cumule les possibilités, mais n'en restait pas moins un enfoiré qui refusait d'assumer quoique ce soit et qui avait choisi l'alcool comme porte de sortie pour fuir au mieux ses « quelques » problèmes. Et ça marchait au début, un vrai placebo contre le cumul de culpabilité que je me traînais telle des casseroles. Mais rien ne dure, car tôt ou tard, il nous faut grandir et enfin prendre nos responsabilités.


Haytham Cassidy, un rustre parmi les rustres, le type qui se traine tellement de casserole qu'il pourrait dès lors penser à ouvrir une quincaillerie. L'associable par nature, le type qui peut compter ses vrais amis sur les doigts d'une seule main. Et bien ce même type commençait à goûter aux joies de la paternité avec un enfant de vingt-cinq ans et aussi curieux que cela puisse être, il aimait ça. Le simple fait de s'imaginer père, le faisait sourire et non fuir. Il était là, assit face à cette jeune femme devenue à présent le centre de sa vie. Dès le premier regard, il avait compris que pour elle, il serait prêt à gravir bien des montagnes. Que pour une fois, il ne tournerait pas les talons, qu'il assumerait tout, comme l'adulte qu'il était censé être. La première étreinte fut libératrice, ainsi que les quelques aveux qui en découlèrent. Hay se fichait de faillir, de mettre à mal sa carapace de gros dur. Il se laissa donc aller à quelques défaillances et accepta sans hésiter la belle étreinte qui le liait à présent à Maisie. Puis enfin, le coup de grâce, il osa la sincérité, sans mensonge et le regard brillant, il offrit ce qui sonnait comme l'une des plus belles déclarations qu'il n'est jamais fait à personne. Dès lors se fut au tour de la belle brune d'être étreinte par l'émotion. Puis dans un élan de gentillesse qu'il ne se connaissait pas, Hay essuya la première larme venue s'écraser sur la joue de la jeune sportive.


« - Mais c'est normal. J'ai fait trop d'erreurs dans ma vie, tu sais ! Si je t'avais fermé la porte au nez, je pense que je l'aurai regretté le reste de ma vie. Et puis sous mes ères de rustres, se cache un petit cœur tout mou. Tu n'as pas à craindre que je te rejette Maisie d'accord ? Et je suis touché de te savoir fier de m'avoir comme père. Bon peut-être que ça sera moins le cas quand on se connaîtra davantage, ce que je n'espère pas. Bon aller, on arrête les émotions fortes pour ce soir ! » Refusant cet état, le demi-dieu se leva, laissant ainsi à sa fille la possibilité d'essuyer ses larmes par elle-même. Le Marsien énonça la suite du programme, une initiative qui plus à la jeune demoiselle, bien désignée à faire progresser son père en cuisine. « - OK on part là-dessus. Laisse ton verre et la boîte sur la table, je rangerai plus tard. On va aller chez toi prendre tes affaires avant de se livrer à l'atelier cuisine. Je pense qu'on s'arrêtera faire quelques petites courses en route. Ensuite, pour ce qui est de la recette, si tu as un truc simple en tête ça me va ! Je ne veux pas prendre le risque de tout faire péter dans l'immeuble, ou pire de nous empoisonner. » Il laissa le champ libre à la jeune femme pour qu'elle puisse trouver un quelque chose de simple « -Plat, dessert ? Ok ça me va. On peut trouver des choses simples à préparer, en théorie. Pour le dessert, j'ai bien envie de cookies. Tu sais en faire ? Je t'aurais bien proposé de tenter le mille-feuille, mais vu mon niveau, je pense que ce serait une très très très mauvaise idée. Je pense qu'on devrait partir sur du basique, le cookie ! Aller enfile ta veste, on y go ! C'est parti. » Le sourire aux lèvres, le demi-dieu récupéra sa veste et ses clés, puis suivi de près par sa fille, il quitta l'appartement pour rejoindre l'ascenseur. « -On a du bol aujourd'hui il fonctionne. » Confiant, il appuya sur le bouton, un petit bruit se fit entendre, rien de bien rassurant pour les non-initiés. « - Ne t'en fais pas ! Il fait ça souvent. Ça me tue, on paye tous les mois un supplément pour ça et cet enfoiré d'ascenseur ne marche qu'une fois sur deux ! » Il se calma aussitôt lorsque les imposantes portes métalliques s'ouvrirent pour les délester de leur prison temporaire. « -Bon pour la voiture ne fait pas attention. C'est un peu tape à l'œil. Je me la suis acheté quand je faisais des combats, pas très légaux. Donc bon, je ne sais pas encore si je vais la garder ! » Ils arrivèrent donc devant la décapotable, un vieux modèle de collection, qui fit sourire Hay « -Tu veux la conduire ?! » lança-t-il le prêt à lui balancer les clés.

 


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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Dim 6 Nov - 19:34

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Rencontre entre un demi et un quatre quarts de Dieu
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C’est quand même drôle à quel point le destin peut basculer du jour au lendemain. Quand Maisie apprit que son père ignorait totalement son existence, tout un tas de sentiments la traversa. Mais pas seulement, tout un tas de questions se bousculèrent dans sa tête. Et si elle allait être déçue ? Et si au final, elle n’était pas devenue assez bien pour lui ? Les parents veulent toujours ce qu’il y a de mieux pour leurs enfants. Que ce soit dans leur vie ou dans leur future carrière. Médecin, ou avocat, sont les professions qui reviennent le plus souvent. Mais pour pouvoir effectuer ces professions, cela demande plusieurs années d’études et un porte-monnaie très bien rempli. Maisie avait toujours été attirée par le sport et elle n’avait jamais changé d’avis. Quoi de mieux que de pouvoir vivre de sa passion ? Et elle s’en sortait plutôt bien d’ailleurs. Quand elle allait courir avec ses camarades, ces derniers avaient parfois du mal à la suivre. Elle avait donc trouvé sa vocation. Sa mère en était fière d’ailleurs. Cette dernière aurait voulu que Maisie enseigne le sport aux enfants. Mais Maisie et les enfants, ce n’était vraiment pas ça. Avec ces petits êtres qui paraissent tellement mignon et innocent, il faut s’armer de patience. Patience que Maisie ne possédait vraiment pas du tout. Non, elle, elle voulait plutôt enseigner le sport à haut niveau. Pour des policiers ou des militaires par exemple. Ça, ça la branchait vraiment. Le sport est une discipline où il faut donner le meilleur de soit—même. Il faut toujours aller plus loin que nos capacités. Et Maisie s’entraînait comme une force née pour avoir le niveau suffisant afin d’intégrer l’école de ses rêves.

Mais au final, la rencontre entre son père biologique et elle s’était merveilleusement bien passée. La jeune femme en était incroyablement rassurée. Elle savait que maintenant qu’elle avait une place importante dans la vie de son père, elle allait pouvoir l’aider en cas de coup dur et inversement. Elle ferait vraiment tout pour que son père ne replonge pas dans l’alcool. Et puis, il y avait eu cette étreinte. Le moment que Maisie n’oublierait jamais de sa vie. Et elle savait qu’il allait encore y en avoir beaucoup d’autre. Mais pour l’heure, ils avaient un programme assez chargé. Elle avait hâte de passer tous ces moments avec son père. Il fallait qu’elle réfléchisse à des recettes simples mais bonne qu’il pourrait être capable de reproduire tout seul sans faire exploser sa cuisine ou faire cramer les casseroles. Elle savait qu’elle serait fière de lui. C’était déjà bien qu’il fasse l’effort d’apprendre. Mieux vaut tard que jamais comme on dit. Et puis qui sait, ça pourrait peut-être l’aider à impressionner une fille ? C’est vrai que Maisie ignorait si son papa avait une personne dans sa vie. Elle espérait que oui. Car c’est triste de terminer sa vie tout seul. Maisie était encore à un âge où elle avait envie de s’amuser. Certaines de ses copines étaient déjà maman. C’était leur choix après tout. Mais elle, elle ne se sentait pas encore prête pour ça. Pour le moment, elle préférait s’amuser plutôt que de ce passé déjà un boulet à la cheville pour dix-huit longues années.

« On fait tous des erreurs papa. C’est aussi ça qui nous permet d’avancer tu sais. Mon grand-père me dit toujours que c’est en se cassant la figure que l’on apprend à marcher. Je suis un peu d’accord avec ça. Oui, j’ai remarqué que sous ce tas de muscle, il y a un cœur tendre. Non promis, je n’ai pas peur que tu me rejettes. Je sais que ça n’arrivera pas de toute façon. Ne dis pas de bêtise papa. On a tous fait des erreurs sur certaines choses mais on efface tout et on recommence. Considère que notre rencontre est une remise à zéro. Oui, tu as raison. Passons à autre chose.» Elle sécha le reste des larmes qu’elle sentait couler en prenant soin de ne pas ressembler à un panda. Eh oui, Maisie était une vraie fille, il était hors de question qu’elle sorte de chez elle sans être maquillée. Mais en général, elle se maquillait toujours discrètement. Elle n’aimait pas être maquillée comme un camion volé. « Non, laisse, je peux très bien débarrasser. Ce sera ça en moins à faire pour après. Je ne peux pas partir d’un endroit en laissant les choses traîner. J’ai un petit côté manique en fait. Ok ça marche. Et bien je pense que l’on pourrait faire une recette basique de pâtes à la bolognaise ? C’est facile à faire et je connais une recette de sauce maison qui est vraiment à tomber. T’en fais pas, ça va aller. Je suis certaine que ton immeuble ainsi que ta cuisine, resteront entier. » Elle alla jeter le carton et posa le verre dans levier. « Oui, les cookies je sais faire ça ce n’est pas un souci. En revanche, le milles feuilles je n’aurai jamais réussi à faire ça. Il faut un sacré niveau je pense pour réussir à faire ça. » Elle obéit à son père et elle alla chercher sa veste qu’elle enfila et prit son sac à main. Elle suivit ensuite son père dans le couloir et ils arrivèrent devant l’ascenseur. « Il fonctionne aujourd’hui ? Eh bien heureusement que je ne suis pas restée bloquée quand je suis venue te voir. Ouais je suis d’accord avec toi, les charges des appartements c’est super cher et ils se fichent de tout la plupart du temps. Tu as une voiture de sport ? Mais elle doit te coûter super cher non ? » Bon, d’accord, en vraie elle avait hâte de voir à quoi elle pouvait bien ressembler. Une fois que les porte s’ouvrir, elle suivit son père et ils s’arrêtèrent devant une magnifique voiture jaune. La mâchoire de Maisie faillit tomber par terre. « Waw ! Elle est magnifique ! Tu veux vraiment te séparer de ça ? » La jeune femme fit rapidement le tour de la voiture. Une chose était certaine, son père en prenait grand soin. Quand il lui proposa de la conduire, son regard s’illumina. [b]« T’es sérieux ? Eh comment ! »[/b] Elle attendit patiemment qu’il lui donne les clefs et ouvrit la voiture. Elle prit place dans la voiture et régla le siège et les rétros. Elle mit ensuite le contact. Le moteur ne tarda pas à ronronner. Le sourie aux lèvres, Maisie sortit la voiture du garage et se dirigea vers chez elle pour la suite de leur aventure.




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MessageSujet: Re: Père sur le tard. (Maisie, terminé)   Mer 23 Nov - 23:37

Père sur le tard
Rencontre entre un demi et un quatre quarts de Dieu
▬ HAYTHAM & MAISIE



Le passé finit toujours par nous rattraper quoique l'on fasse. C'est un peu comme balancer un boomerang, on l'attend sagement et comme on ne le voit pas arriver, on tourne les talons pour vaquer à de nouvelles occupations. Sauf que (manque de bol) le boomerang revient et nous laisse à peine le temps de réaliser avant d'élire domicile sur notre tronche. Un court instant certes, mais qui n'en reste pas moins douloureux. L'image n'a aucun attrait poétique, je le confesse, mais à au moins le mérite d'être claire. C'est la victoire de la comparaison sur la métaphore, hourra ! Vous me trouvez sarcastique n'est-ce pas ? Peut-être le suis-je, même si je pense que cette intervention n'était pas prévue pour cela. Je ne suis pas sarcastique, même si la situation s'y prête. Ce que je cherche à dire, maladroitement, c'est que quoique l'on fasse, où que l'on soit, tôt ou tard, le passé finit par nous rattraper et nous tombe sur la gueule comme le boomerang que l'on attendait plus. C'est cette sensation que j'ai éprouvé la première fois que je me suis assimilé au terme « paternité » J'ai d'abord cru que le ciel bien que trop haut, aller me tomber sur la tête et que jamais je ne me réveillerais de ce qui me semblait être un cauchemar. Mais quand j'ai pris le temps de regarder cette photo, de lire cette lettre, j'ai compris que ça n'allait peut-être pas être si cauchemardesque. En fait, de vous à moi, ce qui me faisait flippé, c'était de me retrouver face à une gamine pourvue de rage, de colère et de rancœur à mon encontre. Ces mêmes sentiments que j'ai éprouvés durant tant d'années à l'encontre de mon propre père. Je ne me sentais pas capable de gérer un tel afflux de haine et pourtant j'aurai compris qu'elle choisisse cette voie plutôt que celle du pardon.

« J'avais dix-neuf à peine, elle en avait dix-sept. Elle ne représentait rien, juste un flirt et ce que nous les hommes considérons comme une conquête. L'affaire d'une nuit. Même à cette époque, j'étais incapable de m'attacher à une femme, alors je voguais en parfait aventurier. »

Je n'ai jamais été doué avec les sentiments, je me cherche des excuses pour justifier cette carence, mais je n'en trouve aucune de plausible. Je pourrais toujours vous dire que j'ai eu une enfance difficile. Faux ! Si elle fut semée de quelques péripéties, mon enfance n'en demeure pas moins merveilleuse. Je pourrais vous dire que j'ai souffert après la mort de ma mère. Vrai ! En la perdant c'est un peu de moi-même que j'ai perdu. La meilleure part surement. Mon monde s'est écoulé lorsqu'elle est morte. Tout ce en quoi je croyais, n'avait plus aucun sens, toutes ces valeurs qu'elle m'avait inculquées n'avaient plus lieu d'être sans elle. A quoi bon continuer alors… Puis la fuite, m'a fait abandonné plus que des principes, j'ai laissé l'autre lumière de mon existence, s'éteindre derrière moi. Je crois qu'on m'éloignant de Tamara, je me suis éloigné de mon humanité. Sans ma mère, j'ai perdu la foi et sans Tamara j'ai perdu l'envie d'aimer. Malheureusement pour moi, je ne m'en suis rendu compte que trop tard.

« Considère que notre rencontre est une remise à zéro » Les mots de Maisie sonnaient avec tellement de justesse. Et l'entendre l'appeler « papa » sans la moindre hésitation, lui mit du baume au cœur. « -Brave gamine ! » lui concéda-t-il avant qu'ils ne quittent définitivement l'appartement pour rejoindre l'extérieur. Dans l'ascenseur, lieu prompte aux conversations vides de sens, aucun blanc ne s'instaura entre le père et sa famille qui se parlaient comme si jamais ils n'avaient été séparés. Le sourire aux lèvres et fier comme un coq, le demi-dieu présenta sa voiture à la jeune demoiselle elle-même subjuguée par le modèle qui lui faisait face. « -C'est un peu comme un pêché mignon. J'aime les belles choses, encore plus lorsqu'il est question de belles mécaniques. » Il lui lança ensuite les clés qu'elle attrapa au vol « -Elle est à toi si tu veux ! Je n'aurai pas le cœur à la vendre. Et puis comme ça, elle reste dans la famille non ? » A son tour, le regard d'Haytham s'illumina. Il aimait faire plaisir et encore plus lorsqu'on lui offrait un tel sourire. Et puis c'était sa fille, avec toutes ses années d'absences il lui devait bien ça. Alors, il ne s'offusqua pas de lui offrir sa voiture en guise de réparation. « -Oui je suis sérieux ! Je te la donne ! Au moins elle ne prendra pas la poussière. Aller c'est parti ! Fais donc ronronner le moteur ! » Ils prirent donc place, Hay côté passager, Maisie derrière le volant. Nos deux protagonistes prirent ainsi une nouvelle direction, droit devant, laissant paraître un futur radieux à l'horizon.


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Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous pourquoi ils ne le deviennent pas. Devant tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant... Demandez-vous ce qui fait qu’on tienne le coup
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Père sur le tard. (Maisie, terminé)

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