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 césar × evil spirits in heavenly places.

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MessageSujet: césar × evil spirits in heavenly places.   Dim 8 Mai - 20:43

- CÉSAR A. DELANGE -
dossier n°4289-XY ; informations générales.
NOM •• Delange, le nom de son père, un nom qu'il porte comme un gant. PRÉNOM(S) •• César, choisi principalement par sa grand-mère pour sa signification et sa grandeur, et Azénor histoire d'honorer l'endroit où il a grandi. Là encore, c'est sa grand-mère qui l'a choisi. SURNOM(S) •• Son frère l'appelle C., sa grand-mère Zazar. Cependant, interdiction de l'appeler ainsi pour n'importe quelle autre personne ! Après, difficile de raccourcir encore son prénom : il est déjà plutôt bref. ÂGE •• 27 ans. DATE ET LIEU DE NAISSANCE •• Son père l'a ramené en Bretagne un 08 mai 1989 et ses divers certificats affichent Penmarch comme ville de naissance. NATIONALITÉ •• Française uniquement. ORIGINES •• Grecques par la divinité qui l'a apparemment mise au monde, françaises par son père. OCCUPATION •• Il se fond dans l'univers mythologique au quotidien sur les ordres de son cher frère, sinon il travaille aussi dans un cinéma à mi-temps. ORIENTATION SEXUELLE •• A priori César est hétérosexuel même s'il n'est pas contre tester de nouvelles expériences. Mais seules les filles sont capables de faire battre son cœur. STATUT CIVIL •• Son coeur est pris mais il reste célibataire pour autant. PARENT DIVIN •• Até, la déesse de l'illusion, de la toquade, de la folie aveugle, de l'imprudence et de la ruine. On la définit aussi comme la déesse de la faute et de l'égarement. POUVOIR(S) •• Création d'illusions, soit la capacité à créer des illusions, qu'elles soient sonores, visuelles, olfactives ou autre. Au maximum de ses capacités, ce pouvoir laisse trente minutes d'existence à ses illusions, ensuite elles s'évaporent instantanément. Le défaut de ces illusions ? Elles correspondent exactement à ce que César imagine et si un souvenir d'un objet est incomplet, l'illusion le sera aussi. C'est beaucoup plus simple d'imaginer des choses de A à Z pour les matérialiser : aucun défaut, aucun souvenir rattaché à. Cependant, César n'a jamais utilisé ce pouvoir et ne sait même pas qu'il existe. Clonage, ou la capacité à se dédoubler et à contrôler les clones issus de ce doublage. Ce pouvoir serait sans doute très utile pour duper quelqu'un, prouver sa présence à un endroit précis ou autre... D'autant que les souvenirs engrangés par les clones reviennent à César. Mais uniquement s'il le récupère. Si le clone meurt ou disparaît, les souvenirs sont perdus. Là encore, César n'a pas conscience de son pouvoir. Il l'a utilisé une seule fois accidentellement et n'a jamais revu (et ne sait même pas qu'il existe) la doublure qui en est issue. ARME FÉTICHE •• César n'utilise jamais d'arme mais il possède toutefois un pistolet, plus précisément un Beretta 9000 S originaire du DLCEM. DÉFAUT FATAL •• C'est clairement sa loyauté qui le perdra un jour. LIEU DE RÉSIDENCE ACTUEL •• New-York, depuis seulement six mois même s'il a déjà fait de nombreux voyages dans cette ville.
CARACTÈRE.
gentil + loyal + médisant + énergique + calme + peu bavard + discret + rêveur + tête en l'air + acide + peu cultivé + amoureux de la nature + très tourné vers la famille + respectueux + suiveur + assez timide + sociable + courageux + possessif + studieux + passionné (trop) + secret + romantique + attentionné.

QUELQUES ANECDOTES.
01. César a passé toute son enfance en compagnie de sa grand-mère, là-bas sur la côte bretonne. Il menait une vie un peu solitaire dans cette petite maison au bord de l'océan mais il n'échangerait ces années-là contre rien au monde, elles sont beaucoup trop précieuses à ses yeux. D'ailleurs, encore aujourd'hui, il ne passe pas une semaine sans envoyer des messages via Facebook à sa grand-mère restée en France. Parce que oui, il a une mamaie sacrément moderne qui envoie des textos à tire-larigot (mais Penmarch-New-York, ça fait un peu cher pour communiquer ainsi), qui débute des visioconférence Skype à pas d'heure et... qui envoie aussi des lettres délicatement parfumées et bien écrites à son petit-fils. La meilleure des mamies. 02. Élise Delange a élevé seule son petit-fils, tâche difficile pour une femme déjà âgée et usée par la vie. Pourtant, cette mission lui a redonné une seconde jeunesse et désormais on ne l'arrête plus ! Juste à l'année passée, elle s'était lancée dans le concours de saut d'obstacle avec le vieux cheval du pré derrière chez eux, Nestor. L'arthrose soudaine les a tous deux forcés à abandonner cette activité fort distrayante. Depuis, elle s'est mise au tarot. 03. L'histoire que César connaissait - et que sa grand-mère avait supposé - c'est qu'il était le fruit d'un coup d'une nuit. La femme, mystérieuse personne, n'a jamais voulu assumer le bébé et l'a abandonné dans les bras de François Delange. L'homme ne s'est pas vu élever seul le fruit d'une erreur et l'a confié à sa mère, mamie Élise. Il n'avait alors pas revu sa mère depuis plus de quinze ans mais ça ne l'a pas empêché de venir sonner à sa porte en pleine nuit, un bébé dans les bras. 04. En vérité, François Delange venait juste de fonder une famille à Marseille, où il travaillait comme agent de liaison pour le DLCEM. Il aimait trop sa femme pour lui imposer la présence de César et il a choisi une solution alternative : une double vie. Organisé de nature, il est parvenu à concilier ces deux vies parallèle pendant vingt-deux ans, date à laquelle il a trouvé la mort en mission. Ses deux vies parallèles sont entrées brutalement en collision avec son testament. 05. Deux vies parallèles, deux enfants. César et Timothé. L'enfant venu de nulle part et le fils à son papa. Ils avaient tout pour se haïr, se jalouser, mais ils ont préféré s'allier. À deux, on est plus fort et d'ailleurs, Tim a rapidement soupçonné que son demi-frère pourrait lui être bien utile. Ils s'aiment réellement mais il y a tellement de secrets entre eux... Timothé travaille pour le DLCEM. Son père l'a entraîné avec assiduité dés ses vingt-trois ans pour faire de lui un bon agent. Tim voit à travers la Brume sans aucun problème et même mieux que la plupart des demi-dieux. Elle est incapable de le berner. César, lui, est un sang-mêlé qui s'est longtemps ignoré. Et puis Tim est tombé amoureux de la meilleure amie de son frère, qui n'a accepté de les suivre aux États-Unis que pour cette unique raison... 06. César est amoureux d'une unique fille depuis aussi longtemps qu'il se souvienne. Pourtant, Diana a choisi l'autre, son double plus âgé. 07. Il n'y a eu personne pour lui expliquer son ascendance divine, à César. Il sait simplement ce que son frère a bien voulu lui dire et ce qu'il découvre ensuite par lui-même. Il ne sait même pas qui est sa divine génitrice. Il travaille du coup pour son frère aîné, qui vient de rejoindre la cellule new-yorkaise du DLCEM depuis voilà six mois, comme indic'. En gros, il exécute le travail d'un agent double mais sans avoir réellement conscience de ce qu'il fait. D'après ce que Tim lui a fait comprendre, les personnes un peu spéciales qu'il approche sont généralement dangereuses pour le monde et il importe de les neutraliser au plus vite. Tim ne fait pas partie des services secrets pour rien, n'est-ce pas ? César ignore bien sûr qu'il vend ses semblables à un département du gouvernement certes secret mais au programme peut-être un peu plus extrême que ce que lui a décrit son frère. Entre eux, il y a Diana qui ne sait rien de tout cela mais qui a accepter de les suivre si loin par amour pour Timothé. César reste persuadé qu'elle est venu parce qu'il le lui avait demandé. Les secrets finiront sans doute par les tuer tous les trois... 08. César a les armes en horreur quand il s'agit de s'en servir réellement. Il est pourtant un excellent tireur après plusieurs années passées à s'entraîner à cette discipline. Il n'a cependant jamais tiré que sur des cartons de la salle de tir du quartier. La défense est assurée par son frère et ça lui convient très bien comme ça. 09. À la mort de leur père, César et Timothé ont hérité chacun d'une belle petite fortune. Cependant, si Tim aime s'en servir à tout va, ce n'est pas le cas de César qui conserve la sienne soigneusement sur un compte en banque en France. Il apporte sa part au foyer avec son petit salaire gagné au cinéma. 10. En tant qu'indic', César se cache derrière le pseudonyme de Wyngarde. Le DLCEM sait que les informations que Timothé obtient viennent de Wyngarde, et c'est tout. Ils n'ont aucun autre nom, aucun autre moyen de remonter à leur source. César utilise ce pseudonyme pour beaucoup d'autres choses à côté, notamment lorsqu'il enquête pour Tim. 11. Dans son quotidien, il y a quelques objets qu'il ne quitte jamais : les plaques militaires de Lucas Bridel, son père adoptif, et de François Delange, son père biologique, et sa paire de rangers qu'il possède depuis son entrée à l'éole de police, offertes par Bridel. Ces objets font intégralement partie de son identité et il ne supporterait pas de les perdre.
interview de césar a. delange, itinérant sang-mêlé.
01. •• QUE PENSEZ-VOUS DES DIEUX ? ET DES CAMPS ? À vrai dire, pas grand chose. César n'ignore plus l'existence des dieux depuis qu'il fréquente son frère et qu'ils ont emménagé à New-York mais il n'en sait guère plus. Il commence à peine à lire des choses là-dessus et c'est à grands coups de Wikipédia et d'encyclopédies en ligne qu'il se renseigne. Il faudrait, éventuellement, qu'il lise l’Iliade et l'Odyssée, ça pourrait être une autre bonne solution mais sa dyslexie prononcée rend la lecture assez déplaisante. Pour les camps, César sait vaguement qu'ils existent, sans en savoir plus. Et puisqu'il n'y a jamais mis les pieds, il ne voit même pas à quoi ils peuvent ressembler.

02. •• POURQUOI NE PAS ÊTRE À LA COLONIE/CAMP JUPITER César est Français, enfant d'une divinité mineure, donc forcément, il n'a eu jusque là aucune raison de venir vivre dans l'un de ces camps. Il est fraîchement débarqué aux États-Unis donc qui sait, peut-être qu'il y mettra un jour les pieds... Mais ce n'est absolument pas dans ses prévisions actuellement. Sa faible odeur n'attire pas les monstres plus que ça et de toute façon, Tim est là pour remédier à ce problème si quelques créatures s'aventuraient sur leur pallier.

03. •• AVEZ-VOUS ENTENDU PARLER DE L'INTRUSION DE MORTELS AU SEIN DE LA COLONIE DES SANGS-MÊLÉS ET DU CAMP JUPITER ? Non, même pas. César est vraiment novice dans, cet univers auquel il appartient pourtant. Son frère, bien sûr, est au courant bien qu'il n'ait pas participé à la première intrusion, et puisqu'il déforme la réalité du DLCEM pour son frère, il ne va certainement pas lui parler de massacres et autres horribles actions. D'ailleurs, il est possible que Timothé ne cautionne même pas ce genre d'action, même de la part du Département qu'il chérit pourtant plus que tout.

04. •• VOUS SENTEZ-VOUS PARTICULIÈREMENT EN DANGER OU DÉMUNI FACE À CETTE MENACE INVISIBLE ET INCONNUE, VOUS QUI ÊTES ISOLÉ À L'EXTÉRIEUR ? De par son lien avec son frère, César a acquis involontairement une certaine immunité. C'est clair, le DLCEM ne sait pas que César est un demi-dieu - et il vaut sans doute mieux pour lui que cela reste ainsi - mais il dispose de quelqu'un sur place pour détourner les radars du Département. Donc forcément, César ne se sent pas spécialement menacé par cette menace qu'il ne perçoit même pas.
à propos du joueur.
PSEUDO/PRÉNOM •• BLACKJACK. ÂGE •• 20 ans. COMMENT AS-TU CONNU MALUM DISCORDIAE ? •• Ici Aurèle et TJ ! COMMENT TROUVES-TU LE FORUM •• Magnifique bril AVATAR •• Jesse Lee Soffer UN DERNIER MOT ••  
©️ .ipar haizea


Dernière édition par César A. Delange le Mer 18 Mai - 21:07, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: césar × evil spirits in heavenly places.   Dim 8 Mai - 20:43

HISTOIRE
chapitre 01 (naissance) ☞ des images me reviennent.
Le carillon de l'entrée résonna dans le petit couloir de la vieille demeure bretonne. Debout sous la pluie, François Delange attendait en serrant un bébé contre lui. Le Français claquait des dents. Il avait traversé la moitié de la ville sous l'averse glacée, en pleine nuit. Mois de mai ou pas, il caillait et ce n'était pas prêt de s'arranger. Et dire qu'il lui fallait encore refaire le chemin en sens inverse… Il tira de nouveau sur la chaîne rouillée de la corde. Un chien aboya enfin derrière la porte. Il n'était pas encore mort ? L'air breton devenait régénérer et rendre la jeunesse. La porte d'entrée s'entrouvrit enfin sur le visage soupçonneux d'une vieille femme. « François ? » Le regard de la grand-mère papillonna du visage de l'homme à celui de l'enfant endormi dans ses bras. « Mais qu'est-ce que... » « Laisse-moi entrer, maman. S'il te plaît. » Élise Delange s'écarta en silence pour laisser passer son fils unique. Elle ne put s'empêcher de lui toucher l'épaule au passage, comme pour s'assurer qu'il était bel et bien là. François se glissa dans le minuscule corridor et avança jusqu'à la cuisine dans le noir. Il connaissait la maison, il y avait passé toute son enfance. Il alluma la lumière de la cuisine, non sans continuer de serrer le bébé contre lui. Élise apparut dans l'encadrement de la porte. « François, ça… ça fait quinze ans. » C'était une guerrière Élise, pourtant elle ne trouvait plus ses mots. Elle se contentait de dévisager son unique garçon avec désarroi, ses yeux se retrouvant de temps en temps aspirés jusqu'au bébé qui continuait de dormir à poings fermés, insensible à la tension qui s'accumulait dans la pièce. François finit par poser l'enfant au milieu de la table et se laissa tomber sur l'une des quatre chaises soigneusement ordonnées. C'était vrai, ça faisait quinze ans qu'il n'avait pas remis les pieds ici, quinze ans qu'il avait quitté sa mère et la Bretagne comme une furie, hurlant qu'il ferait quelque chose de sa vie. Un adolescent rebelle et indiscipliné, voilà ce qu'il était à l'époque. Ce n'était pas la faute d'Élise, elle avait fait ce qu'elle avait pu face au caractère difficile de son garçon, seule avec un mari malade. « Ton père est mort. Soixante-trois jours après que tu sois parti. » Le reproche était violent dans la voix douce de la grand-mère. « Soixante-dix-neuf jours après ton départ, on l'enterrait. » Plus vif, plus tranchant. « Est-ce que tu es venu, François ? Est-ce que tu es venu enterrer ton père qui t'avait tout donné ? Est-ce que tu es venu, ne serait-ce que par décence ? Es-tu venu écouter la messe et faire un dernier adieu à ton père ? » François eut la décence de baisser la tête un instant. « Tu dois m'aider, maman. Je… Ce bébé, je ne peux pas le garder. C'est impossible. » Il poussa de quelques centimètres l'enfant en direction d'Élise. « Gard… Bon sang mon garçon, mais tu as perdu la tête ! Tu es parti d'ici il y a quinze ans ! Quinze années sans envoyer ne serait-ce qu'une petite lettres à ta mère ! Et tu reviens comme une fleur pour me donner un bébé ? Mais tu te rends compte ? » « Je suis marié, maman. » « Mais... » La grand-mère se laissa tomber en face de François et se prit la tête entre les mains. Et François savait qu'il avait déjà gagné.
chapitre 02 (huit ans) ☞ comme le souvenir tendre.
Le poisson barbotait dans sa bassine, projetant des gerbes d'eau salée chaque fois qu'il se débattait un peu trop fort. « Il va manquer d'eau, non ? » César sourit et versa un nouveau seau d'eau de mer dans le récipient vert pomme. « Je sais pas, j'espère pas. Il est beau, non ? » C'était un poisson bizarre qu'ils avaient là, plat et vaguement rond, avec des nageoires quasiment inexistantes. « C'est un bébé, non ? » « Tu rigoles ? Il est énorme ! » Diana mima la grande taille de la bestiole en ouvrant grand les bras. « Mamie saura, viens ! » Le petit garçon se pencha, attrapa délicatement la bassine verte pour courir vers la maison. « Mamie ! Mamie ! » Élise Delange ouvrit la vieille porte de la demeure des Delange. « Regarde ce qu'on a attrapé avec Diana ! » Il faillit lâcher la lourde bassine en passant le portillon du jardin, qui donnait tout droit sur la plage. Diana le doubla pour bondir sur le perron. « Il est énorme Élise, énorme ! » La vieille femme sourit devant l'excitation des deux enfants et se pencha sur l'aquarium improvisé de la bête à écailles. « Vous… Vous l'avez pêché ? » « Avec l'épuisette ! » « Bon, c'est bien. Mais remettez-le dans l'eau les enfants. C'est un beau poisson mais il sera mieux dans l'océan. » « Mais mamie... » « Mettez-le dans l'eau, on en reparle après. » « Mais... » Diana capitula la première et attrapa la bassine. « Mamie ! » « Fais ce que je dis, César. Je vous surveille jusqu'à ce que je vois ce brave poisson nager et rentrer chez lui. » Diana obtempéra, soulevant avec difficulté la bassine. « Et aide ton amie, César. » « C'est nul. » Le garçon obéit tout de même et porta avec sa meilleure amie le poisson jusqu'à la plage. « Là-bas, dans les rochers, pour qu'il ait de quoi nager. » Les deux gamins bifurquèrent et firent les trente mètres supplémentaires. Le poisson fit un magnifique plouf en heurtant l'eau puis disparut aussitôt sans demander son reste. Élise resserra les pans de son manteau et balaya la plage du regard. Huit ans qu'elle élevait son petit-fils seule, huit ans que François était passé pour déposer ce curieux marmot sur la table de sa cuisine. Son fils continuait à venir à présent, se posant parfois le temps d'un week-end pour passer deux jours avec son enfant. Parfois, la vieille dame aurait préféré qu'il n'en fit rien, qu'il se contente de le poser là un beau jour pour ne plus jamais revenir. François était son fils unique et elle l'aimait mais qu'il continue à venir compliquait singulièrement les choses. Bien sûr que César voulait savoir pourquoi il ne vivait pas avec son père, pourquoi c'était elle, mamie Élise qui se chargeait de son éducation, de lui apprendre à faire ses lacets et à relâcher les poissons, pourquoi François ne passait que de temps en temps pour l'emmener au cinéma ou manger une glace sur la plage. Pourquoi lui, César Delange, n'habitait-il pas avec son père ? Si François n'était jamais revenu avec cette nuit-là, Élise aurait eu la sensation d'un second abandon… mais ça aurait été plus simple pour son petit-fils. « Ton père a disparu il y a longtemps César, peut-être même qu'il est mort. » Voilà ce qu'elle aurait pu lui dire. « Oui, comme ton copain Terry, tout à fait. » Au lieu de quoi c'était plutôt des phrases comme « Je ne sais pas quand il va venir, je suis désolée. » qu'elle devait lui dire le soir, après l'histoire.

« On a relâché le poisson, mamie. » César boudait, Élise le sentait au ton de sa voix. Alors une fois de plus il fallait qu'elle enfile son tablier oublié de mamie-devenue-maman par obligation pour lui expliquer la vie, pour en faire un bon garçon. Meilleur que son père, sans doute. « Venez-là vous deux. » Diana, la meilleure amie de son petit-fils, boudait aussi, mais plus discrètement. Les deux enfants entrèrent dans le salon de mauvaise grâce. « Ce poisson faisait sa vie tranquillement dans l'océan, vous pouvez jouer avec lui mais il faut le laisser partir bien en forme après, d'accord ? » « Ben ça va, il est parti maintenant. » « César. » Il se renfermait une fois de plus. « Vous saviez ce que c'était comme poisson ? Un ange de mer. C'est ce qui a donné ton nom, C. Peut-être qu'il avait des enfants dans l'océan, il fallait bien qu'il rentre à l'heure pour les voir, non ? » Les deux n'étaient pas convaincus mais tant pis, Élise refusait d'avoir un cimetière de poissons sous ses fenêtres. « Partez plutôt à la chasse aux crabes, tous les deux. » « Terry peut venir ? » « S'il ne pique pas une tête dans la vasque comme la dernière fois, oui. » Le chapitre précédente était oublié, César se précipita vers le téléphone pour appeler son camarade de classe.
chapitre 03 (onze ans) ☞ une ancienne ritournelle.
Lucas Bridel, brigadier du commissariat de Penmarch, dévisageait les deux enfants assis en face de lui. C'était la troisième fois ce mois-ci qu'ils se retrouvaient perchés sur les chaises de la police locale. Dans ce coin de la ville, tout le monde connaissait tout le monde, et leur identité n'était pas inconnue au brigadier. Il connaissait les parents de Diana depuis presque toujours, il avait été au collège en même temps que son père. Quand à Élise Delange… Qui ne connaissait pas la grand-mère de César ? Sa gentillesse à toute épreuve l'avait poussée à rendre service a à peu près la moitié de Penmarch. « Je crois qu'il y a quelque chose que vous ne me dites pas. » Diana était beaucoup trop honnête pour se retrouver assise dans ce bureau médiocre et défraîchie. Quant à César, Lucas Bridel restait plus méfiant. Le gamin avait hérité de la gentillesse de sa grand-mère, les faits étaient indéniables, mais il y avait autre chose… Quelque chose qui poussait ses instincts de flic à se méfier. « On a rien fait... » « Mis à part piquer la caisse du bureau de tabac d'Adel Thiers ? » Comment les deux gamins avaient fait pour passer derrière la caisse, l'ouvrir, et repartir avec le pactole (quinze euros, il était neuf heures et demi du matin au moment des faits), mystère. « Moi je crois que vous le faites pour quelqu'un. » César ne parlerait pas, Lucas sentait ces choses-là. Diana en revanche… « Et je crois que vous êtes obligés de le faire. Mais si vous ne dites rien, ça sera de votre faute pour la police. » À leur âge, Diana et César ne risquaient quasiment rien mais quand même : le brigadier Bridel les aimait bien, ces gosses. « C'est le bon moment pour me raconter, Élise, Isabelle et Marco n'en sauront rien et ça pourra rester entre nous. » Forcément, Diana parla.

« Merci Lucas, vraiment. » « Ce n'est rien Élise, je t'assure. C'est des bons gamins et ils n'y pouvaient pas grand-chose. » Lucas Bridel donna une tape amicale sur l'épaule de la vieille dame. « Ça m'ennuie de te demander ça mais… Enfin François passe très peu et j'aimerais bien que César ait un exemple à suivre. Si tu vois ce que je veux dire. Je fais de mon mieux mais avec l'adolescence et compagnie, je m'inquiète un peu je dois dire. Je ne suis plus toute jeune et César… C'est un gamin adorable mais il y a des fois où je me fais du soucis et... » Lucas leva une main pour l'interrompre. « Je passerai du temps avec lui. » Élise laissa échapper un sourire soulagé. Elle faisait confiance à ce brigadier. Il était bien plus jeune qu'elle mais ils partageaient une amitié sincère depuis longtemps. Et puis c'était un homme droit, fidèle à ses principes, un bon policier et quelqu'un d'honnête.
chapitre 04 (douze ans) ☞ autrefois en décembre.
Le soleil se couchait sur la plage qui bordait le sud de Penmarch. Notre Dame de la Joie projetait une ombre immense sur le sable tandis que les derniers rayons du soleil réchauffaient rapidement les promeneurs. C'était le début de l'été, bientôt les grandes vacances, et quelques touristes passaient déjà dans la région. François Delange sourit à son fils. Ils étaient assis sur la murette qui entourait l'église. « Et l'école ? Mamie m'a dit que tout se passait à merveille, sauf en Français ? » « Oui. » François avait connu son fils plus bavard. Autrefois quand il venait, impossible de faire taire César jusqu'à son départ. Le gamin lui racontait tout, depuis les insectes attrapés jusqu'à ses petites amourettes secrètes. Généralement Diana Dorival était conviée et le père avait l'impression d'avoir subitement deux enfants au lieu d'un. « C'est habituel. » que disait à chaque fois Élise : Diana vivait presque autant chez elle que dans la petite maison des Delange. « Tu n'es pas très bavard ce week-end, C... » « Tu es où le reste du temps ? » Ah, c'était donc ça… François se redressa, s'éloignant au passage de son enfant. « Je te l'ai déjà dit César, je travaille. Je travaille dans le commerce international et ma présence est souvent demandée à divers endroits d'Europe voire même des États-Unis donc... » « Et pourquoi tu ne reviens pas ici le reste du temps ? » Ça allait de soit, le père se sentait piégé par les questions de son fils. « Je fais comme je peux, c'est tout. » César garda le silence, les yeux obstinément fixés sur les vagues de l'océan Atlantique. François en profita pour l'observer à la dérobée. Il ne lui ressemblait pas du tout, ce garçon. Il y avait bien un peu d'Élise dans ses yeux ou dans son sourire mais pour le reste, c'était Até toute entière qui résidait dans ce petit morceau d'homme de douze ans. Sa plus grande erreur dans sa vie avait tendance à se matérialiser dans ce gamin. Il aimait César, c'était son fils tout de même, mais il avait préféré mettre beaucoup de distance entre eux. Il l'avait éloigné de lui parce que… Il ne pouvait pas avoir un tel enfant dans sa vie. Pourtant, il avait continué à lui garder une petite place, minuscule certes, mais bien présente et importante pour lui. La nuit où il l'avait déposé chez Élise, François aurait pu choisir de ne jamais revenir, de replonger dans l'anonymat comme il l'avait fait pendant quinze ans. Pour ne pas mentir, il y avait beaucoup pensé dans l'avion le ramenant chez lui. Mais il était revenu pour rester dans la vie de César. Élise le lui reprochait à chaque fois d'ailleurs. « Peu importe si on ne se voit pas souvent C., je t'aime. » Il n'aurait pas dû et pourtant…

« Tu t'étonnes ? Tu t'étonnes, François ? Tu aurais pu t'en douter pourtant qu'il allait s'éloigner de toi. Eh bien oui, César grandit. Et oui, il est aller au cinéma avec Lucas Bridel vendredi dernier, pendant que tu étais on ne sait où à faire on ne sait quoi. … Lucas connaît certainement mieux César que toi, François. Et c'est normal ! Normal ! Tu n'as été là que sept week-ends cette année. … Si je les compte ? Bien sûr que je les compte ! Je m'intéresse à la vie de mon petit-fils moi. Et Lucas Bridel est brigadier lui. Au moins je sais précisément à quoi il occupe ses journées lui ! » Élise raccrocha violemment le téléphone et jeta le Nokia portable sur la table de la cuisine, celle-là même où François Delange avait déposé son fils douze ans plus tôt. Le père l'avait appelé, furieux, pour lui reprocher de laisser César passer du temps en compagnie du brigadier. Lucas avait tenu sa parole et occupé les après-midi où César ne faisait rien. Ils en avaient fait des choses tous les deux, ce qui faisait plaisir à Élise. Elle inspira profondément avant de reprendre le vieux téléphone portable. « Lucas ? C'est Élise. Je voulais juste te remercier pour ce que tu fais pour C. N'hésite pas à passer prendre un thé quand tu auras ce message. Bises. »
chapitre 05 (quinze ans) ☞ des jeux qu'on inventait ensemble.
« Tu sais qu'ils pensent tous qu'on va se marier ? » César et Diana se trouvaient au sommet du phare de Penmarch. « Et alors, ça te dérange ? » Le sourire de Diana flotta un temps dans l'obscurité jusqu'à ce qu'elle enfouisse son visage dans le sweat de son meilleur ami. « Non, pas du tout. C'est plutôt marrant. » « Marrant… ou cool ? » Les yeux de la jeune fille réapparurent, reflétant la lumière temporaire du phare. « Cool. Et tu le sais très bien. » « Ah oui ? » La lumière repassa. « Oui. » César se pencha pour poser un baiser léger sur les lèvres de son amie d'enfance. Ils se trouvaient dans l'un des plus beaux endroits de la ville selon  le garçon. Le phare en lui-même n'était pas forcément exceptionnel mais il le devenait quand on n'avait pas le droit de s'y trouver, en pleine nuit, seuls, et qu'à chaque passage de la lumière, leurs silhouettes à tous les deux se retrouvaient projetées sur les murs en pierre. « Tous les bateaux doivent nous voir. » « Tant mieux, ça fait très… film. » L'adolescent se fit plus entreprenant avec son amie, souriant lorsqu'elle éclata de rire. « Si on se marie… On partira à l'aventure, hein ? On ne restera pas à Penmarch ? » Ce n'était qu'une conversation hypothétique : ni l'un ni l'autre ne projetait de se marier avant au moins les quinze années à venir, mais César voulait se rassurer. Comme amie ou comme copine, César n'imaginait pas de futur sans Diana. Ça avait toujours été eux plutôt que lui et elle. Leur vie, elle s'était faite ensemble, depuis toujours. « Je te suivrai n'importe où, C. » Cette fois, ce fut elle qui l'embrassa.

Son fils avait quinze ans aujourd'hui. Ce n'était pas un week-end mais François Delange avait tenu à être là, assis à côté de son garçon près de Notre Dame de la Joie. Le 08 mai 1989, il était passé devant cette même église, le bras chargé d'un bébé dont il ne voulait pas et avait couru jusqu'à chez sa mère dans l'espoir de reprendre une vie normale. Les années avaient passé maintenant et César était grand. Avec le temps, François avait fini par trouver quelques points de ressemblance avec lui, comme une touche dans telle expression, ou un point commun dans la carrure. Les yeux restaient ceux d'Élise, avec toujours cette légère trace dans le sourire. Mais Até était si présente dans cet enfant, comme un petit clone à peine modifié, que François se demandait s'il ne s'agissait pas d'une punition. Il avait fauté il y a seize ans, l'aventure s'était poursuivie un bon moment, et César… Cet enfant était là pour le lui rappeler en permanence, comme une photographie au masculin de cette femme qu'il avait aimé sans trop savoir pourquoi. « Bon anniversaire César. » François se gratta la joue, gêné, puis tendit un enveloppe kraft à son fils avant de soulever le gâteau qu'Élise avait préparé dans l'après-midi. « Tu fais partie de l'armée ? » César regardait d'un air perplexe les plaques militaires gravées au nom de son père qu'il tenait en main. « On va dire ça, oui. » Il sentit aussitôt qu'il venait de gaffer quand César détourna le regard. « Je peux jamais avoir de réponse claire avec toi, c'est toujours plein de… plein de secrets et de « on va dire ». » L'adolescent passa pourtant la chaînette autour de son cou, glissant les plaques sous son tee-shirt.
chapitre 06 (seize ans) ☞ dans un sourire la flamme des souvenirs.
« Eh bien oui, ton fils grandit François. Loin de toi. Je ne vois pas comment tu arrives encore à t'en étonner ! » « Ce Bridel, j'en ai marre de le voir avec mon fils, tu comprends ça maman, tu le comprends ? » Élise lui planta un doigt dans la poitrine, le forçant à reculer contre la table de la cuisine. « En attendant, Lucas se comporte vraiment comme un père avec César. Tu ne peux pas vraiment en dire autant il me semble. Comment tu veux faire partie de la famille alors qu'on ne sait rien de toi ? Je ne sais même pas si tu travailles vraiment dans le commerce ! » « Bien sûr que je bosse dans le commerce, tu voudrais que je sois quoi, agent secret ? » François éclata d'un rire bizarre mais Élise ne se démonta pas, croisant ses bras noueux contre sa poitrine. « Franchement François ? Je ne sais plus quoi penser. Je ne savais même pas que tu avais été dans l'armée ! Même pas ça ! » « Maman, arrête un peu, je... » « Tu devrais être ravi que César passe du temps avec Lucas alors ! Lui aussi il a été militaire – un bon – avant de revenir travailler ici dans la police. Il n'y a jamais assez de bons exemples dans la vie de son gamin non ? » François quitta la pièce, refermant la porte de la cuisine d'un geste du pied. Élise se laissa tomber sur une chaise et se passa une main sur le visage. Ces discussions stériles, qui tournaient en rond… ce n'était plus de son âge. « Papa est reparti ? » À son petit-fils maintenant.

Les embruns leur mouillaient le visage tandis que le bateau fonçait à toute allure dans l'eau de l'océan Atlantique. La côte s'éloignait à vitesse grand V, laissant la silhouette du phare de Penmarch rapetisser. « Waouh Diana on dirait que t'as conduit ça toute ta vie ! » « C'est un peu vrai, C. ! » Le bateau buta contre une vague et l'adolescent retomba assis à côté de sa meilleure amie. « Heureusement que l'eau est calme aujourd'hui ! » Des petites vagues, pas énormément de courant… Juste de quoi s'éclater bien comme il fallait avec le bateau. « On visitera l'Angleterre un jour, hein ? On voguera à toute allure et... » Pendant que le bateau décélérait, Diana se pencha pour faire taire son camarade. « Arrête de parler un peu, profite du moment. » Elle l'embrassa, les noyant sous sa chevelure claire. Le garçon de seize ans recula avec un grand sourire pour reprendre sa respiration. « Dire qu'on n'est même pas ensemble... » Pas officiellement du moins. César ne savait pas où ils en étaient tous les deux, c'était assez bizarre. À mi-chemin entre leur amitié fusionnelle et une véritable relation sans doute. « Je ne sais pas ce que je ferais sans toi, Diana. » « Moi non plus. » Elle se blottit contre lui et ils regardèrent la ville briller sous le soleil. « J'aime les jours comme ça, Penmarch est tellement belle quand il fait ce temps. »
chapitre 07 (dix-sept ans) ☞ doucement, un écho.
« Vingt-trois ans aujourd'hui, Tim ! » François entra dans la grande cuisine de sa maison du sud-est de la France. Son fils aîné buvait une bière fraîche en regardant par la fenêtre les voitures passer dans la rue marseillaise. « Je suis fier de toi, fils. » Il l'avait entraîné lui-même avec soin, l'avait préparé pour le modeler à sa façon, comme il l'entendait. À présent… Oui, il était fin prêt. « Comme promis... » François tendit à Timothé les plaques du DLCEM gravées à son nom, avec un numéro discret pour son grade. « Ta carte officielle devrait être prête prochainement, en attendant te voici officiellement un agent du Département. Ne change rien de ce que tu diras à maman, tu es bien un employé du gouvernement français Tim. » Son fils s'empara des plaques en acier inoxydables et les passa autour de son cou. Curieusement, François trouva une immense ressemblance dans le mouvement de ce fils et dans celui que l'autre, celui de Bretagne, avait eu deux ans plus tôt lors de son quinzième anniversaire. « Merci papa. Pour tout ça. » « Tim, c'est toi qu'il faut remercier, tu vas être un grand agent, j'en suis sûr. » Plus que lui en tout cas, mais impossible de fauter autant, si ? Certes, il avait croisé le chemin de la divinité personnifiant la faute et l'égarement, François s'appuyait là-dessus chaque fois qu'il ressentait le besoin de se voiler la face. « Vingt-trois ans, c'est un bon âge fils, ça te laissera l'opportunité de monter en grade rapidement si tu t'appliques et de donner moins d'importance à tes erreurs. Car tu en feras. Mais reste fidèle à tes promesses et… prends soin de ta famille avant tout. » Pourquoi disait-il tout cela ? François même n'en avait pas la moindre idée. Il savait cependant qu'il ne serait pas éternel et savoir que ses fils seraient toujours sur cette terre bien après lui… Il ne voulait pas imaginer sa famille, aussi bizarre soit-elle, se battre par sa faute, parce qu'il avait été incapable de choisir un camp et de s'en tenir à ses promesses et ses serments. « Bref, bon anniversaire Tim. » Il lui donna une claque sur l'épaule.
chapitre 08 (dix-huit ans) ☞ comme une braise sous la cendre.
Il y a sept ans, César Delange s'était assis sur cette même chaise, alors trop petit pour que ses pieds ne touchent le sol. Il y a sept ans, Lucas Bridel avait pris ce gamin sous son aile pour lui tendre la main, pour le garder sur le droit chemin et en faire un bon garçon. Aujourd'hui, ce même policier pouvait se féliciter d'y être presque arriver. En sept années, César était un peu devenu comme un second fils pour lui. Bridel avait été marié à une époque, jusqu'à l'accident de son fils unique avec un train. Cette mort avait entraîné la fin de son mariage et le début d'une vie faite de routine et de solitude. La vieille Élise et son petit-fils César avaient mis fin à tout ça. « Élise va bien ? » « À merveille ! Elle est partie vers Brest pour un CSO avec Nestor. Je te parie ce que tu veux qu'elle est sur le podium. » « Oh ça va, tu ne prends pas trop de risques avec ce pari, jeune homme ! » Les deux éclatèrent de rire et le vieux bureau replongea dans le silence. Élise s'était remis à l'équitation il y a deux ans, après avoir accompagné le brigadier et l'adolescent pour une petite balade à cheval le long de la côte. Depuis, on ne l'arrêtait plus et la maison se remplissait lentement mais sûrement de flots et de coupes de toutes les couleurs. Quant à Nestor, le vieux cheval du voisin, il avait retrouvé une seconde jeunesse en compagnie de la grand-mère pleine d'énergie. « Et toi César, tu sais ce que tu veux faire ? » Ses notes s'étaient gâtées à son entrée au lycée pour ne plus jamais revenir à ce qu'elles étaient avant. Peu de chances pour lui d'intégrer une grande école (de toute façon, Élise n'en avait pas les moyens, et François prétendait la même chose), et la faculté ne serait que des années de perdues s'il se révélait incapable de faire un master. Et puis de toute façon, il n'avait pas d'idées. « Comme toi, je pense. » Bridel posa un regard surpris sur son protégé. « Comme moi… Flic ? » « Bah, pourquoi pas, non ? À te voir, j'ai envie de t'imiter. » César haussa les épaules, l'air légèrement gêné. Le brigadier quant à lui était aux anges mais tâcha de ne pas le montrer. « De m'imiter ? Fais mieux que moi, C. » Lucas adressa un grand sourire au garçon, empli de fierté. Il préférait cent fois plus le savoir dans l'uniforme plutôt que du mauvais côté de la barrière.
chapitre 09 (vingt-et-un ans) ☞ un murmure à mi mots.
« Et tu sais qu'il est devenu cuisto' ? Terry cuisinier, t'arrives à imaginer toi ? » César ricana en versant une cuillère à café de chocolat dans son bol. « Franchement Diana ? J'ai un peu de mal. La dernière fois qu'il est passé, il a foutu en l'air l'une des poêles de mamie. Tu l'aurais entendu lui hurler dessus… Magique. » « Mmh, j'imagine bien. » Diana étala du Nutella sur son pain grillé. « Je t'en fais griller aussi, C. ? » La porte s'ouvrit à cet instant sur une Élise à la mine défaite qui se laissa aussitôt tomber sur la chaise la plus proche, juste à côté de son petit-fils. « Ça va mamie ? » « Je… César, écoute... » « Je vais vous lais... » « Non reste Diana, tu… Comme un membre de la famille, tu vois ? » Et puis César aurait besoin d'elle. « François est… Enfin ton père est décédé. » Le père de César… et son fils. La grand-mère se blottit contre son petit-fils frappé de stupeur. Son odeur, ce vieux sweat tout doux qu'il portait toujours… Elle avait besoin de réconfort Élise. Diana serra discrètement la main de son meilleur ami. C'était ce qui était bien avec elle : présente, mais discrète.

Si seulement. Si seulement François Delange n'avait fait que mourir sans laisser autant de secrets secrets derrière lui. Si seulement il n'avait pas autant empli sa vie de mensonges avant de partir. Si seulement il n'avait pas mené une double-vie, séparant soigneusement deux existences et deux parts de lui-même. Et pourtant, il l'avait fait. Il avait passé vingt-et-un ans à vivre deux vies différentes sous le même nom, à être ce père absent, trop occupé à travailler dans le commerce international, pour César, et être ce père très présent, très impliqué, travaillant dans une cellule mystérieuse du gouvernement, pour Timothé. Mais avec la mort, aucune chance de poursuivre la comédie. Il avait suffi de lire le testament pour que tous les secrets volent en éclat, éclatent aux yeux du monde. César et Élise, Timothé et Alicia… Leurs vies se percutaient violemment, avec toutes les découvertes que cela impliquait. Le tout au bord du cercueil vide de François Delange. L'organisateur de cette vaste blague n'était même pas présent à ses propres funérailles puisque son corps était porté disparu. Clairement mort, selon ses employeurs, mais pourtant disparu.

« Il était MARIÉ ! » Impuissante, Élise regarda son petit-fils faire les cent pas dans la cuisine, bouillant de rage. « MARIÉ ! Le commerce, ses putains de voyages, c'était du vent ! Des mensonges ! » « Je sais César, je sais bien... » Pour sa part, elle n'était pas si surprise : elle n'avait jamais cru à cette histoire de commerce ou à ces voyages aux quatre coins du monde. Du moins pas dans ce contexte-là. Elle savait qu'il était marié, puisqu'il le lui avait jeté à la figure voilà vingt-et-un ans plus tôt. Elle se doutait bien aussi qu'elle devait avoir d'autres petits-enfants quelque part. Mais seule avec César, elle avait gardé ses doutes pour elle, les avait soigneusement enfermés en elle pour se consacrer pleinement au seul petit-fils qu'elle avait le droit de connaître et d'appeler comme tel. Découvrir Alicia, la belle-fille mystère, et Timothé, petit-fils surprise, avait ravagé la tranquillité de la famille de Penmarch. Les deux familles, comme séparées par une ligne invisible trop difficile à franchir, ne s'étaient pas adressées la parole lors de l'enterrement. En public ? Comment auraient-elles pu ?
chapitre 10 (vingt-deux ans) ☞ loin du froid de décembre.
« Bonjour, entrez, entrez. » Élise s'effaça sur le pas de la porte pour laisser Alicia et Timothé Delange entrer dans la maison bretonne. Les deux invités passèrent sur ce pallier que François avait franchi à tant de reprises, emporté dans ses secrets. Cela faisait presque un an que le père de famille était mort mais il fallait bien ça pour accepter les événements et comprendre que de toute façon, on n'y pouvait plus rien. Alicia et Timothé passèrent sans un mot devant César, debout dans le vestibule, et gagnèrent la petite cuisine sur les talons d'Élise. Diana, jusque là en train de travailler sur la table, se leva à leur entrée et rassembler en vitesse ses cours pour les jeter pèle-mêle dans son sac. César entra en dernier et s'appuya près de la petite fenêtre, les yeux rivés au sol. « Hum... » Même Élise, si gentille, ni douée avec les gens, n'avait aucune idée des paroles qui convenaient pour une telle situation. Que dire à celui qu'elle découvrait comme étant son petit-fils « officiel » ? Et à sa belle-fille dont elle ignorait tout ? Que dire pour présenter César, ce petit-fils qui n'aurait même pas dû exister ? Que dire pour excuser les mensonges de son fils unique ? « Drôle de situation, hein ? » Malgré elle, la grand-mère rougit et se tordit les doigts dans un geste nerveux. « Mais je vous en prie, asseyez-vous ! Mettez-vous à l'aise ! Euh… La jeune fille ici présente, c'est Diana, la meilleure amie de César. Enfin, euh… Voilà. » « Enchantée, madame, Timothé. » Diana termina de rassembler ses affaires et passa devant ce frère mystère qui, quoi que très différent, gardait certains airs de son meilleur ami. Elle serra brièvement la main de César en passant devant lui et s'éclipsa. « Vous êtes la mère de François, donc ? Élise Delange ? » « Oui, oui c'est bien ça. Je… C'est un peu tard mais je suis heureuse de faire votre connaissance. » Les deux femmes se serrèrent la main en silence et les silence revint dans la pièce. « Et, euh… Tu es Timothé, donc ? » « Oui, Timothé Delange, fils de François Delange qui, visiblement, avait oublié de nous dire certaines choses. » Élise aussi retrouvait du César dans son second petit-fils qu'elle n'avait pas eu l'occasion de connaître avant aujourd'hui. « Je suis désolée pour François et ses… agissements. » Élise s'excusait, mais elle ne savait même pas bien pourquoi. Elle n'était pas celle qui avait vu François au quotidien ces trente dernières années. Il n'était qu'un étranger venu leur rendre visible ponctuellement histoire de se donner bonne conscience. César était celui qui ne savait rien, qui vivait sans bien savoir pourquoi il était là. Elle se doutait que la découverte de la vérité ne devait pas avoir été facile pour Timothé non plus mais il était celui que François avait été choisi. Ce détail, Élise savait que César le retournait dans sa tête depuis l'ouverture du testament l'année dernière. Il faisait comme si tout allait bien, il avait terminé avec difficulté une licence de sociologie dans l'université la plus proche, et devait entrer à l'école de police à la rentrée prochaine. Son petit-fils faisait sa vie avec ce qu'il avait, grâce au père de substitution qu'il s'était trouvé en Lucas Bridel, mais tout ça… C'était n'importe quoi.
chapitre 11 (vingt-trois ans) ☞ une voix nous appelle
Pas de doute, son père avait réellement la belle vie. César n'était pas ravi mais lorsque Timothé Delange l'avait invité à passer un mois à Marseille pour qu'ils « apprennent à se connaître », Élise avait insisté pour qu'il accepte et Lucas l'avait encouragé dans le même sens. Alors malgré lui, le jeune homme avait pris un train pour traverser la France en diagonale direction la chaleur du sud-est. Il sentait qu'Alicia, la mère de Timothé, faisait de grands efforts pour se montrer gentille et il en était reconnaissant. Quant à Timothé lui-même, il avait l'air partisan d'enterrer la hache de guerre. La dernière année n'avait pas été simple à gérer du côté relationnel et César avait été plus heureux que jamais d'être entré dans la police et de suivre sa formation, l'empêchant d'être trop souvent chez lui. Malgré les efforts de tous, il restait de la rancœur entre eux et les relations ne seraient sans doute jamais au beau fixe. Élise essayait de se comporter avec Timothé comme elle le faisait avec César mais rien à faire, il restait un gamin étranger pour elle. Quant à Alicia, même si elle se montrait cordiale et gentille, César savait très bien qu'elle ne l'aimait pas et qu'il en serait ainsi pour toujours. Mais peu importe, les deux garçons au moins avaient réussi à franchir tout ce qui les séparait pour accorder leurs violons. Tim y parvenait clairement mieux mais c'était déjà ça. « Je suis content que tu sois venu, César. Je… Disons que je préfère une famille unie et je suis heureux au final d'avoir découvert un frère. »
chapitre 12 (vingt-six ans) ☞ sonne le clairon.
« César, je pars pour New-York dans quelques mois. » « Pardon ? » « Je… Enfin, tu pourrais venir avec moi, non ? » « Mais… Non ! Enfin j'ai un boulot, Tim. Et je ne peux pas l'exercer à l'étranger, tu le sais aussi bien que moi. » « Oui enfin on n'a plus besoin de travailler, C. Entre l'héritage et mon propre boulot… J'aurais juste besoin de toi comme aide et ce serait parfait. » En trois ans, ils avaient eu le temps de réellement se rapprocher, tous les deux. Ils étaient aussi bien deux frères que deux compagnons, l'un officier de police, l'autre agent pour le gouvernement. César ne savait pas précisément ce que faisait son frère – secret d'État – mais il avait compris depuis bien longtemps qu'il exerçait le même métier que leur père. « Réfléchis-y César, tu as toujours eu envie de partir. »

César avait entendu les coups de feu résonner dans la vieille maison. Le cœur battant comme un fou dans sa poitrine, il leva son arme de service et gravit les escaliers en silence. S'il lui était arrivé quelque chose, s'il… Enfin c'était de sa faute s'ils se trouvaient dans cette maison aujourd'hui, c'était lui qui avait remonté une piste jusqu'à cette adresse. Il n'y avait plus le moindre bruit dans la maison et César ne savait même pas s'il y avait d'autres accès à l'étage. Du bout du pied, il ouvrit une porte poussiéreuse qui pivota sur ses gonds en grinçant. « Lucas ! » Personne dans la pièce, César se jeta en avant pour atterrir à genou à côté de Bridel. Il était encore en vie, malgré la large plaie qui lui barrait le cou. « César... » Le jeune officier plaqua sa main sur la blessure qui saignait beaucoup trop. D'un geste clairement difficile, Bridel fouilla dans son col de chemise et tira sur une chaîne. « Prenez ça, lieutenant, comme souvenir. » Le brigadier força son fils adoptif à saisir les plaques ensanglantées. « Un souvenir d'un homme fier de vous… Lieutenant Delange. » Une traînée de sang jaillit des lèvres de Lucas Bridel qui trouva encore l'énergie de sourire. « Je t'aime, César. »
Quand les secours arrivèrent, le corps de Bridel refroidissait déjà dans l'atmosphère humide et glaciale de la maison. Aucune trace de l'assassin, qui leur avait filé entre les doigts. Et Bridel était mort. Mort heureux, mais mort pour toujours. « Au revoir… Papa. »

Il faisait beau dans le cimetière de Penmarch. César lâcha sa lettre d'admission à l'école de police sur le cercueil de Lucas Bridel, à côté de la rose qu'Élise avait déposé. Il n'y avait pas grand monde à l'enterrement, mis à part Diana, Timothé et l'ex-femme de Lucas. Le reste, c'était des collègues, quelques officiels, des proches mais sans plus, des connaissances… Pas de réelle famille. Mais Lucas Bridel aurait aimé savoir ceux réunis comme étant sa famille. Il n'y avait que ça qui comptait. César regagna la masse vêtue de noir, serra la main de Diana. « C'est bon Tim, je viens avec toi à New-York. » Il ne restait rien à Penmarch, il était temps de prendre le large.
chapitre 13 (vingt-sept ans) ☞ dis leur que je pars.
Ils étaient trois, trois dans l'avion direction New-York. César avait fait ses derniers adieux à sa grand-mère en lui promettant de revenir régulièrement la voir puis il était monté sans se retourner. Il n'aurait pas cru que c'était si difficile de quitter son pays pour l'inconnu. Lui qui rêvait de voyages et d'aventures, oui, il avait peur aujourd'hui. César avait tout laissé derrière lui : sa famille, ses proches, son métier… Mais New-York l'attendait, et Diana était avec lui. Elle ne voulait pas venir au début, jugeant son projet complètement fou, et puis elle avait changé d'avis, sans qu'il ne sache vraiment pourquoi. Il supposait que quand elle avait su qu'il ne plaisantait pas, elle s'était fait une raison et avait accepté parce qu'il le lui demandait sérieusement.
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Dernière édition par César A. Delange le Mer 18 Mai - 21:31, édité 9 fois
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IULIUS DIVINUS

MessageSujet: Re: césar × evil spirits in heavenly places.   Dim 8 Mai - 20:44

AVE TOI. JULES TE SALUT AVEC RESPECT.


(re)Bienvenue parmi nous Ton personnage s'annonce génial comme prévu, alors je viendrais demander des liens avec mes personnages. Et Jules et César ça claque. Fanatique

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MessageSujet: Re: césar × evil spirits in heavenly places.   Dim 8 Mai - 20:50

Bienvenue avec ce nouveau personnage ! Fanatique (en plus d'être moche c'est un demi-dieu, tss, il a tout pour plaire lui dis donc... Mais sinon si ton cœur est libre  Arrow ) J'te souhaite bon courage pour cette nouvelle fiche que j'ai hâte de lire ! :3

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Il y a des choses qu’on fait par nécessité, par désir ou encore par devoir, et d’autres parce qu’on n’a absolument pas le choix. En général, ces dernières impliquent un risque mortel. C’est le cas ici.
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MessageSujet: Re: césar × evil spirits in heavenly places.   Dim 8 Mai - 21:20

Ohlalalla mais dis moi ce personnage à l’air de promettre. Déjà breton, je craque bril
(Re)bienvenue à toi ! Et plein de courage pour ta fiche. Déesse de l’illusion, j’adore ! Je savais même pas qu’elle existait. Ca va promettre ! Bref je veux voir ça en toute hâte.

Je trouverais comment te harceler de lien Wink

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Ma vie est une éternelle vengeance envers ma condition passée, présente et future.

Pour m’envoyer un mp, merci de passer par hillel. ❤︎
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MessageSujet: Re: césar × evil spirits in heavenly places.   Dim 8 Mai - 21:28

Merci beaucouuup ! bril

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SANG-MÊLÉ GREC.
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SANG-MÊLÉ GREC.

MessageSujet: Re: césar × evil spirits in heavenly places.   Dim 8 Mai - 22:04

Le patent divin est top yeah et quel avatar !
Re-bienvenu & courage pour ta fiche

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MessageSujet: Re: césar × evil spirits in heavenly places.   Dim 8 Mai - 22:08

Rebienvenue yerk Personnage plutôt prometteur, il faut bien l'admettre, je suis curieux de lire son histoire tiens. Bon courage pour la rédaction de ta fiche.
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GLOBALEMENT INOFFENSIF

MessageSujet: Re: césar × evil spirits in heavenly places.   Lun 9 Mai - 6:59

re-bienvenue
personnage très intriguant, j'ai hâte d'en lire plus bril

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Je sens que je peux devenir fort, à ma manière, même si, au fond, je sais, que je ne suis qu'un pauvre être humain.
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MORTEL INSOUCIANT.

MessageSujet: Re: césar × evil spirits in heavenly places.   Lun 9 Mai - 7:08

Miam ! Mais c'est qu'il est à croqué ce petit ! A chaque fois que tu nous sort un perso tu nous en met plein la vu

Bref, rebienvenuuuuuuuuuuuuuuuue ! Le personnage semble déjà prometteur, le choix de parent divin est cool, j'ai vraiment hâte d'en savoir plus dessus.

Du coup bon courage pour ta fiche !
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MessageSujet: Re: césar × evil spirits in heavenly places.   

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césar × evil spirits in heavenly places.

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