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 Rien de tel qu'un petit remontant. (lyllian-aaron, terminé)

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MessageSujet: Rien de tel qu'un petit remontant. (lyllian-aaron, terminé)   Lun 9 Mai - 21:16



Rien de tel qu’un petit remontant.
Ft. Maisie Cooper et Lyllian-Aaron McLochlainn
Il y a des fois où le destin vous joue quand même de drôle de tour. La plupart du temps, on se dit que l’on va mener une petite vie tranquille qui se résumera un peu à métro, boulot, dodo. C’était du moins ce que Maisie avait pensé. Mais la personne qui avait écrit son destin, avait pris la liberté d’écrire quelques variantes. Elle se ferait élevée par sa mère et les parents de cette dernière. Un père ? Pourquoi faire ? Une mère pouvait largement suffire après tout. Cette dernière était enseignante et faisait tout pour que sa fille unique ne manque de rien matériellement parlant. Car il est clair que le fait de ne pas avoir de père ne pourrait pas être un vide qui serait facile à combler. Tous les oursons en peluche et les babies n’y changeraient absolument rien hélas.


Un jour qu’elle était en train de jouer dans un parc. Elle vit un animal qu’elle ne connaissait pas du tout. Laissant sa balançoire, elle s’approcha de cet animal qui lui était encore inconnu. Il ressemblait à un cheval et il avait une corne sur le front. Oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, Maisie rencontra une licorne à l’âge de neuf ans. Mais elle n’osa en parler à personne de peur qu’on la prenne pour une folle et qu’on la sépare de sa famille. Elle préféra donc garder le silence. Elle ignorait totalement que son père était un demi-Dieu et que c’était principalement pour cette raison qu’elle pouvait voir à travers la brume. Elle avait souhaitait que l’opération se répète, mais pour une raison qu’elle ignorait, elle ne revit pas cette licorne.

Le temps passa et notre petite Maisie grandit. Elle finit par arriver à la période des fameux « pourquoi ». Sa mère en avait assez de l’entendre poser sans arrêt les même questions. Sa fille n’était pas de cet avis. Elle estimait qu’elle avait tout à fait le droit de savoir qui était son père et pour quelle raisons il ne donnait pas signe de vie. Car même si sa mère faisait tout pour que Maisie ne pose pas de questions, elle ne le réussissait pas toujours.

Quand Maisie arriva à l’adolescence, elle ne ménagea pas sa mère. On dit souvent que les ados font une crise d’adolescence. Et une chose était certaine, Maisie ne la rata vraiment pas. Elle accumulait les conneries et ces dernières s’intensifiait en gravité. Entre les bagarres à l’école, les vols, les dégradations de lieux publics, Maisie ne ratait pas une occasion de se faire remarquer. Mais si elle le faisait, c’était uniquement dans le but de se faire remarquer et de montrer de grands signaux de détresse à sa mère qui ne comprenait pas pourquoi sa fille faisais tout ça. Et puis, un jour, elle décida ENFIN de parler de celui qui se trouvait être le père biologique de Maisie. Comme la plupart des mères célibataires, elle n’eut pas envie d’avouer à sa fille que c’est elle qui avait le rôle de la méchante dans l’histoire. Elle fit donc croire à sa fille que quand son père apprit la grossesse de sa mère, il avait fui ses responsabilités.

Il y a quand même mieux comme exemple de figure paternel. La vérité était tout autre en revanche. Ce soir-là, Haytham avait décidé de squatter une fête où il n’avait pas été invité. Il avait rencontré la future mère de sa fille dans cette soirée. Il avait dix-huit ans et elle dix-sept. Comme la plupart des soirées branchées, l’alcool était largement au rendez-vous. Les deux jeunes gens burent plus que de raison et couchèrent ensemble sans se protéger. Et la première fois fut la bonne, Maisie montra son petit nez neuf mois plus tard. Sa mère ne prit même pas la peine de chercher celui qui était le père de sa fille alors qu’elle aurait très bien pu le faire. La version de l’histoire qu’elle donna à sa fille était tout autre bien évidemment. Ce qui enragea d’avantage sa fille. Voilà entre autre la raison qui fit qu’elle fut mise en maison de correction.

C’est là-bas que Maisie prit le goût du sport de combat. Elle apprit à se canaliser et décida d’en faire un sport journalier. Quand elle revint de la maison de correction, elle était totalement transformée. Les personnes qui entouraient les jeunes en difficultés cherchaient vraiment à les aider et non à les enfoncer. La jeune femme se fit même des amies avec qui elle garda contact. A présent, il fallait qu’elle décide ce qu’elle allait faire de sa vie. Elle n’avait pas envie de reprendre les études. Les bancs d’école ce n’étaient pas pour elle. Elle avait besoin d’être dehors et de pouvoir bouger comme elle l’entendait. Elle était un peu du genre hyperactive. Plus elle y pensait, plus elle se disait que se tourner vers l’enseignement serait une bonne idée. Et pourquoi ne pas enseigner le sport de combat ? Au moins, elle serait motivée de se lever tous les matins pour aller travailler. C’était quand même mieux de faire un travail qui donnait envie de se lever que l’inverse. Et puis, elle avait toujours eu un bon feeling avec les enfants.

Mais elle avait encore le temps d’y penser. Et puis, le jour de ses vingt-cinq ans tout bascula. Sa mère lui avoua enfin qui était vraiment son père. Depuis ce jour-là Maisie boude sa mère et passe de plus en plus de temps chez ses copines ou chez Lyllian-Aaron.  Ah ce cher Lyllian. Maisie l’appréciait vraiment beaucoup. C’était un bon ami et un excellent plan cul. Quand elle n’avait pas le moral, elle l’appelait et inversement. Ils étaient toujours là l’un pour l’autre et il n’y avait pas de prise de tête. Ils s’étaient rencontrés en boîte et ils ne se séparaient plus. Cependant Maisie ignorait qu’il était en réalité le Dieu de la vengeance, tout comme il ignorait qu’elle était la petite fille de Mars.  Ce soir-là, la jeune femme était en déprime total. Elle s’était prise un petit appartement car elle avait besoin de rester seul. Elle était devant un film navet à l’eau de rose avec une bouteille de Whisky et de la glace au raisin. Oui, il est vrai que la déprime fait faire des choses étranges. Mais le film ne lui disait rien et elle avait envie de compagnie. Posant le pot de glace qu'elle avait sur les genoux, elle décida d'appeler Lyllian.

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MessageSujet: Re: Rien de tel qu'un petit remontant. (lyllian-aaron, terminé)   Mar 10 Mai - 20:16

J’avais un whisky et je me suis dit...
Maisie & Lyllian-Aaron

A la base je comptais me reposer un petit peu pour tenter de récupérer en vain. Je ne tenais plus en place dans mon appartement ) N.Y.. Encore une chance pour moi il n’y avait que O à supporter ce qui m’aurait normalement motivé de revenir du manoir. C’est même ce qui m’a motivé. Sauf que ça fait plusieurs jours qu’elle ne m’adresse plus trop la parole, ni même la moindre attention. Pour la bonne et la simple raison que depuis les interventions distinctes dans lesquelles on s’étaient embarqué, je suis allé me faire retirer une balle et soigner mes blessures par mon frère et ai passé deux jours là-bas sous sédatif avant de daigner l’appeler. Elle s’était inquiétée je pense. Si j’ai bien tout compris. Je l’ai juste entendu râler et me faire des reproches en pleine crise de nerf. Je suis rentré ce soir là et pas un mot. Je faisais un effort pourtant et elle pourrait au moins répondre à mes politesses. Me dire si ça allait. Non. Rien.  Ce n’était pas plus mal, j’avais aucune envie de parler. Il se laissa tomber dans le canapé. Il n’était même pas allé travaillé, car il avait annulé ses rendez-vous sur une semaine bien tassé. Il avait gardé un ou deux cas exceptionnel. Malheureusement, il lui était difficile de se couper entièrement de son travail sans qu’il y ait parfois de grosses répercussions. Le bras en écharpe, il resta un instant dans son salon à ne rien faire, ni bouger. Il sortait d’une séance de cinéma. Ils étaient à peine trois dans la salle, mais ça lui avait fait du bien. Il aurait bien lu pour son temps libre, mais entre les antalgiques et sa dyslexie, il n’aurait pas eu la force de débuter un paragraphe.

J’ai faillit prendre un allé retour voire deux pour l’Islande ou la Nouvelle-Zélande juste avant de revenir sur New-York, histoire de respirer un peu. En vrai, j’aurais aimé être seul. Être loin de mon environnement, être loin de ma vie, de ce que je suis… Elle a finit par sortir et on savait tout deux pour quoi faire. Elle ne s’était pas gênée pour me faire comprendre que pomponner comme elle était, ce n’était pas pour jouer aux cartes ! Je ne pouvais pas rester là, à la maison et espérer malgré-moi son retour dans la nuit. Alors près mon joint et une rapide réflexion, j’ai décidé de sortir aussi pour m’occuper l’esprit. Me sortir O’ de la tête. Je voulais aussi arrêter de penser à l’agent avec qui j’ai signé mon arrêt de mort. Enfaite, je voulais faire taire toutes ces voix, ces images et ces réflexions plein de « et si » qui me burinaient le crâne avec harcèlement.

Il était devant la porte de l’appartement de Maisie, une amie un peu particulière, comme beaucoup d’autre malheureusement avec un homme comme Lyllian qui abhorre les attaches et a adopté un vie d’hédoniste. Disons qu’après quelques verres – comme à cet instant alors que je galère à trouver la sonnette de sa porte, car quelqu’un à eu la bonne idée de m’appeler en même temps. – ils s’étaient bien entendus, surtout arrivé chez elle et qu’ils ont fait volé leur principes et leur inhibition en ôtant leur vêtement. C’était devenu une petite habitude après et Lilly appréciait beaucoup cette jeune femme. Forcément, elle était en dehors de ma vie. Elle … Je ne pourrais pas dire qu’elle ne faisait pas partie de mon quotidien. Sexuellement, elle en faisait un peu partie, mais question prise de tête, aucune. Elle ne savait rien de moi, ou très peu et c’était pareil pour moi. Au mieux on se racontait des anecdotes de notre journée, ou des détails sans réelles importance. Enfin… Je m’emporte. Ce que j’apprécie vraiment c’est de pouvoir parfois me confier à elle avec son oeil totalement extérieur. Je lui parle souvent de O’, mais je ne la nomme pas. Elle reste elle, et elle n’a pas tout les détails bien sûr. Juste quelques scènes de notre longue ébauche de notre relation. Maisie, c’était un vrai bol d’air frais et c’est pour ça qu’inconsciemment, je me suis retrouvé ici sans vraiment trop me rappeler pourquoi.

Lyllian-Aaron fouilla ses poches maladroitement pour ne pas faire tomber sa bouteille de whisky, ni lui-même, ni son téléphone. Il eut un petit sourire amusé en voyant le nom qui s’affichait. Celui de la demoiselle qu’il s’apprêtait à déranger en plein milieu de soirée. « Viens m’ouvrir ta porte, dit-il avec lenteur après avoir décroché. Ce n’est pas une image hein, viens vraiment m’ouvrir ta porte » avait-il une petite difficulté à articuler avant de raccrocher. Il attendit, le font contre le chambranle et le reste du corps sur la porte. Il se redressa en entendant le verrou et fit un clin d’oeil à la demoiselle : « J’ai du sentir que tu voulais de moi alors je suis venu avant que tu me demandes » lui offrit-il une révérence un peu maladroite qui l’obligea à se rattraper au cadre de la porte. Je me rappelais comment j’en étais arrivé là.

« Je me suis dis que j’allais sortir, et je suis sorti donc. J’étais déjà défoncé, enfin je dirais plutôt posé. Je suis allé boire dans un pub, mais je me faisais chier. Alors j’ai changé, et encore et j’ai fini dans le bar où on s’est rencontré. Et là paf ! J’ai pensé à toi. J’avais pas envie de boire tout seul. Alors j’ai acheté la bouteille au bar enfin ce qu’il en restait pour venir la finir avec toi… Bon j’ai quand même bu un peu en route aussi... Humainement, je sais pas comment je suis arrivé entier ici. Enfin arrivé tout court. C’est ta chance, c’est tombé sur toi ce soir. » s’arrêta t-il un instant pour reprendre son souffle. Il avait prit pourtant une éternité à lui exposer son discours. Il bascula vers l’avant et se rattrapa encore une fois au cadre de la porte : « Dis, il tiens pas très droit ton mur… C’est inquiétant quand même. » eut-il l’air vraiment étonné en louchant sur le pan de mur comme pour vérifier les fondations. Lyllian était déjà pas mal éméché. Il lui tendit en vacillant la bouteille de whisky, à la fois pour la lui proposer et pour qu’elle lui retire des mains. Mieux valait qu’il n’en boive pas une goutte dans l’immédiat.

« Est-ce que mon histoire est con ? Car dans ma tête, c’était un plan d’enfer et maintenant que je le dis, j’ai peur que tu me mettes à la porte… » réussit-il à lui faire un sourire. Il était toujours quelqu’un de plutôt froid aux premiers abords, puis il n’avait pas de honte devant elle. Ils s’étaient connus bourrés.  
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MessageSujet: Re: Rien de tel qu'un petit remontant. (lyllian-aaron, terminé)   Mar 10 Mai - 21:27



Rien de tel qu’un petit remontant.
Ft. Maisie Cooper et Lyllian-Aaron McLochlainn
La soirée de Maisie n’avait pas très bien commencé. Si elle avait voulu se plonger dans de la glace mélanger à de l’alcool, ce n’était pas que parce qu’elle s’ennuyait. Elle aurait très bien pu décider de faire venir sa meilleure amie chez elle et elles auraient pu faire une soirée entre filles. Mais la jeune femme n’était pas vraiment d’humeur. Elle se trouvait dans une période où rien n’allait dans sa vie. Elle s’était grandement prise la tête avec sa mère et elle avait eu ce besoin de prendre l’air. Ce qui était totalement justifié d’ailleurs. Elle n’avait pas réussi à digérer le fait que sa mère lui ait menti au sujet de son père. Elle lui pardonnerait certainement un jour. Mais pas pour le moment. Car elle aimait quand même sa mère et elle savait très bien que des mères on en a qu’une. Elle était donc partie vivre chez Emilie pendant quelques temps. Mais elle ne pouvait pas y rester indéfiniment. Elle avait donc décidé de se prendre un petit appartement qui était dans ses moyens à New York. Mais il allait quand même falloir qu’elle finisse par travailler. Car l’argent de son compte épargne n’allait pas être là indéfiniment. Sur ce coup-là, elle avait eu de la chance d’avoir ses grands-parents qui avaient toujours été très généreux avec leur seul et unique petite fille. Maisie avait aussi travaillé durant ses vacances d’été et tous les baby sitting qu’elle avait faits, avait fini par payer. Elle pouvait donc se permettre de se la couler douce pendant un certain temps. Sa vie avait basculé quand elle eut appris qu’elle avait un père et que ce dernier n’avait jamais été contre le fait de vouloir la rencontrer. Ils avaient donc perdu vingt-cinq années de leur vie qu’ils allaient devoir rattraper.

Elle avait l’impression que sa vie s’était enfin décidée de lui apporter un peu de positif dans ce monde de brut. Une correspondance s’était alors établie entre son père et elle. Ils s’écrivaient assez régulièrement. Mais malheureusement, elle apprit que ce dernier n’était pas en grande forme et qu’elle ne pourrait pas le voir pour le moment. Il avait un certain penchant pour l’alcool. Il lui avait expliqué qu’il était en cure et que pour le moment, il était à son quatre-vingt ème jour sans boire la moindre goûte. Il lui interdisait même le café. D’après eux, cette merveilleuse boisson dont Maisie ne pouvait pas se passer, pouvait rendre vraiment accro certaines personnes. Cela dit elle avait un peu du mal à imaginer une personne en état de manque pour du café. Elle pouvait très bien s’en passer si elle le devait. Et pourtant, elle était une très grande consommatrice de cette boisson qui était la seul chose pouvant la réveiller.

La partie la moins drôle jusque-là, avait été la dispute avec sa mère. Elle savait très bien qu’elle ne pourrait pas l’éviter très longtemps. Au début de son départ, sa mère ne cessait de la harceler par texto ou par téléphone. Mais plus elle insistait, plus Maisie se refermait sur elle-même afin d’éviter tout contact. Sa mère aurait pourtant dû savoir que de la forcer n’aller pas lui donner envie de renouer les contacts. Mais heureusement pour notre futur agent de terrain, elle était bien entourée amicalement parlant. Tous ses amis avaient répondu présent. Même ceux qu’elle n’avait pas revu depuis son séjour à la maison de correction mais avec qui elle avait gardé contact. On dit toujours que c’est quand on est dans la merde ou dans une mauvaise passe que l’on reconnait ses vrais amis. Eh bien elle en avait eu la preuve. Emilie l’avait hébergé un temps et les autres la sortait à droite et à gauche pour qu’elle se change les idées le plus possible. Elle était donc souvent au cinéma, au bowling, dans les bars, en boîte de nuits et au laser Game. Elle n’avait donc pas trop le temps de penser. Et puis, il y avait aussi Lyllian avec qui elle adorait passé du bon temps. Non, elle n’était pas amoureuse de lui. Il s’agissait juste d’un ami avec qui elle s’éclatait au lit et dans la vie en général. Elle espérait vraiment que leur amitié allait durer.

Après avoir un peu réfléchit, elle avait décidé de l’appeler. Elle ne voulait pas le déranger, car elle savait que c’était un homme occupé. Mais pour tout dire, cela faisait un petit moment qu’il ne s’était pas vu et Maisie reconnaissait très volontiers que ce dernier lui manquait quand même. Elle fut surprise d’entendre un écho, un peu comme si ce dernier était déjà derrière sa porte. Ce serait quand même une drôle de coïncidence. Il mit un peu de temps à décrocher. « Donc tu es vraiment là ? Alors ça, pour une surprise. J’arrive. » Elle raccrocha. Mais elle sentait à sa voix qu’il avait déjà bien bue. La soirée ne s’annonçait pas si super que ça finalement. Elle ouvrit la porte. Elle vit à son regard qu’il était déjà bien lancé et qu’il n’avait pas dû boire que de l’alcool. Elle avait deux solutions, soit se mettre aussi minable que lui, soit être là pour lui.

Elle écouta Lyllian parler. Il ne devait vraiment pas être bien pour s’être mit dans cet état. Il était très probable qu’il se soit pris la tête avec sa copine. Maisie ne connaissait que les grandes lignes de leur histoire. Elle voulait rester une oreille attentive et elle ne voulait pas s’immiscer dans sa vie privée. Elle voulait juste être là pour lui tout comme il était là pour elle. Et ce soir, ce n’était vraiment pas triste. Elle fut quand même déçue de se dire qu’ils n’allaient rien faire ce soir. Elle n’était pas du genre à profiter de la situation. Bon d’accord, elle profiterait peut-être un peu après tout, il n’y a pas de mal à se faire du bien. Et puis Lyllian est vraiment un très bon coup. « En effet, je me demande aussi comment tu as fait pour arriver ici en un seul morceau. Je dois dire que je suis flattée que tu es pensé à moi. Mais en revanche, je ne sais pas si c’est une bonne idée que tu continues de boire autant. » A ses mots, elle tendit les bras devant elle pour tenter de le stabiliser. Il fallait qu’elle se dépêche de le faire entrer avant qu’il ne tombe. Il avait déjà un bras en écharpe, ce n’était pas la peine d’en rajouter. Lorsqu’elle vit qu’il tenait encore debout, elle lui prit doucement la bouteille des mains et elle prit soin de la poser sur la console de son entrée. « Vient, tiens-toi à moi. Mon mur va très bien, je crois surtout que tu as un peu abusé de la boisson. »

Elle l’aida à l’emmener jusqu’au canapé et le fit assoir. Elle lui sourit tendrement. « Bien sûr que non, pourquoi est-ce que je te mettrais dehors ? On ne se voit pas que pour coucher Lyllian, tu le sais très bien. Je suis là pour toi. Je pense que le plus raisonnable serait que tu dormes ici cette nuit. » Elle allait passer une nuit très courte, car elle savait très bien ce que ça donnait quand ce dernier était bourré. « Tu ne veux pas boire du thé ou un bon café ? » Elle savait que pour le moment, elle ne pouvait pas lui donner de médicaments, le mélange pourrait être dangereux.


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MessageSujet: Re: Rien de tel qu'un petit remontant. (lyllian-aaron, terminé)   Sam 14 Mai - 21:35

J’avais un whisky et je me suis dit...
Maisie & Lyllian-Aaron

Maisie avait fini par lui attraper la bouteille qu’il s’efforçait à tenir en main. Elle eut peut-être un peu de mal à la lui retirer, car ses doigts s’étaient tétanisé tout autour. Il avait serré si fort de peur qu’elle lui échappe des mains en route. Ce n’était pas qu’il voulait la garder, la preuve, il hochait mollement de la tête alors que sa main était encore figé dans sa prise sur le whisky. Lyllian la jaugea après qu’elle l’ait rattrapé juste avant. Il aurait bien profiter de ses bras un peu plus. Enfaite, il avait simplement envie de s’écrouler, mais pas comme ça par terre. Il n’en pouvait plus et il voulait du réconfort. Maisie lui proposa enfin d’entrée, voulant le soutenir pour marcher. Il s’était vivement redressé et avait quitté son soutient agréable presque inconsciemment. Quoiqu’il arrive j’étais seul… Je devais me débrouiller toujours tout seul. Ne comptez sur personne, de simple phrase de son père qui avait construit sa personnalité solitaire et très centré sur lui même, si ce n’était pas fermé. Malheureusement, il ne s’en sortit pas si bien pour les quatre derniers pas qu’il lui restait jusqu’au canapé. Il vacilla encore et se précipita plus qu’il se dirigeait vers le canapé. Il avait marqué une courbe penchée comme une moto dans un virage, mais il cherchait plutôt son équilibre qu’il n’optimisait sa vitesse. Il cogna sur la petite table à côté du canapé et la lampe bascula avant de rouler légèrement sur le sol. Il chuta alors dans le canapé et tenta de trouver une position des plus corrects. Autant que son état le lui permettait. Donc un peu avachi, mais droit, il était resté un instant sans bouger, ni parler et les yeux clos. Il était essoufflé.

Elle était au-dessus de lui, et parlait. Il n’avait imprimé que quelques mots dans tout son discours. Il s’offusqua presque : « Bien sûr que si on se voit surtout pour coucher et c’est pour ça que je suis là. On va le faire ! … T’inquiète pas… Juste je me repose un peu avant et je décuve, laissa t-il tomber sa tête en arrière contre le chaleureux coussin du canapé. Laisse moi juste un peu de temps, se frotta t-il ensuite le visage en poussant un grognement de douleur lorsqu’il avait bougé le bras à l’épaule en rade. Toi tu viens t’asseoir là, tout près de moi, tapota t-il la place libre à côté de lui, tu finis la bouteille et comme ça, le temps que toi tu montes, moi je descend et on est en parfait alignement d’alcool pour le feu d’artifice que je vais te faire ici dans ce canapé. » avait-il tout balancé, toujours de sa voix qui montrait qu’il était bien éméché et capable de rien pour l’instant si ce n’est fantasmer.

Il se sortit une cigarette qu’il alluma et cela sans bouger de sa position léthargique. La fumée s’envola alors juste au-dessus de sa tête, créant des filaments opaques et sensuels alors qu’elle se développait dans l’air. Il les observa longuement.
« Je suis désolé, j’avais besoin de me changer les idées, brisa t-il enfin le silence. Je savais pas trop quoi faire et j’ai pensé que ce serait sûrement plus sympa de pas passer la soirée seul. Tu étais la seule dans mon listing qui convenait à ce que je voulais ce soir… » se libérer du poids qu’il avait sur les épaules ce qui était possible avec elle. Il suffisait qu’il passe simplement du temps avec elle. Il tourna la tête pour la regarder avec un sourire mauvais : « Pour la baise on est d’accord. Et je tiens à te corriger. Tu mens je ne suis pas là pour toi. Tu sais très bien que je te laisserai crever la gueule ouverte » lui envoya t-il avec taqunerie. Il n’assumait jamais être serviable ou tout simplement pour qui que ce soit. Non, Lilly n’avait aucune attache et il était froid, égoïste, n’avançant que dans son seul intérêt. Bien sûr que c’était faux, mais c’était une faiblesse alors il ne l’assumait pas.
« En vrai ce qui me ferait vraiment du bien là, c’est que tu parle en même temps que tu bois. Allez dépêche toi, je vais pas t’attendre toute la nuit, lui fit-il un signe d’ordre du doigt qui partait de la bouteille et pointait la demoiselle. Raconte moi n’importe. Tu faisais quoi avant que je t’envahisse par exemple ? » ferma t-il les yeux. J’avais vraiment pas envie de parler… Mes soucis petits ou gros, j’avais pas envie de les étaler mais bien de les sortir de ma tête un petit moment.
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MessageSujet: Re: Rien de tel qu'un petit remontant. (lyllian-aaron, terminé)   Dim 15 Mai - 16:27



Rien de tel qu’un petit remontant.
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La jeune femme le connaissait suffisamment pour savoir que, s’il s’était mis dans un tel état, c’est qu’il ne devait pas être bien. Elle savait très bien que l’alcool n’était pas la solution aux problèmes. Mais elle n’allait pas lui jeter la pierre, car pour tout dire, elle s’apprêtait à faire pareil. Elle était elle aussi dans une mauvaise passe. Mais elle avait prévu de boire seul sans que personne ne la voie minable. Car quand on décide de boire, on ne supporte pas l’idée que les gens de l’extérieur puissent nous montrer de la pitié ou de la compassion. Cela dit, c’est vrai qu’à part une bonne gueule de bois, l’alcool n’apporte rien de plus. Mais pour Maisie, elle lui permettait d’oublier tous ses soucis pendant un certain temps. Cela dit, quand elle vu Lyllian, elle comprit qu’elle ne devait pas être très sexy lorsqu’elle était dans le même état. Ce dernier faillit s’étaler au sol et cogna la table qui se trouvait vers le canapé de la jeune femme. Mais cette dernière eut largement plus peur pour lui que pour ses meubles. Elle poussa un soupir de soulagement lorsqu’elle le vit assis sur son canapé. Elle alla ensuite ramasser la lampe qui se trouvait par terre, et alla la remettre à sa place. Il est vrai qu’elle ne connaissait pas Lyllian plus que ça, mais elle n’aimait pas le voir dans cet état. Heureusement, elle n’avait pas beaucoup pour le moment, elle avait donc encore les idées relativement clair. Il allait donc falloir qu’elle fasse attention à ne pas se mettre dans le même état que lui. Car il était fort probable qu’elle s’en veuille si jamais il venait à lui arriver quelque chose. Mais laissons les scénarios catastrophes de côté. Le plus important, c’était de s’occuper de lui.

Maisie croisa les bras et secoua doucement la tête de gauche à droite. En temps normal, elle lui aurait sauté dessus sans la moindre hésitation. Mais là, il était plus que clair que Lyllian n’était vraiment pas en état. Quand il lui demanda de venir s’assoir à côté de lui, elle s’exécuta et posa une de ses mains sur la cuisse du jeune homme. « Lyllian, je ne voudrais pas me montrer désagréable, mais très franchement, tu n’es pas du tout en état. Regarde-toi, on dirait qu’un camion vient de te passer dessus. Donc non, je veux bien m’occuper de toi et coucher avec toi quand tu auras au moins décuvé. Mais en vue de ton état, il est absolument hors de question que je me bourre la gueule. Même si de base, c’est exactement ce que j’avais prévu de faire avant que tu n’arrives. » Franchement, coucher avec Lylllian bourré, ça ne lui disait vraiment rien. De plus, il était blessé ce qui risquait de ne pas faciliter la tâche. Elle ne voulait pas lui faire encore plus mal.

Maisie le regarda faire. Bon Dieu qu’est-ce qu’il était sexy avec sa cigarette en bouche. Elle se mordit la lèvre sans rien dire. Il fallait absolument qu’elle se calme. Il n’était pas en état. Elle se le répétait dans sa tête pour ne pas faire quelque chose qu’elle risquerait de regretter par la suite. Elle haussa un sourcil à suite à ce qu’il était en train de lui dire. « Mais pourquoi est-ce que tu t’excuses ? Tu as parfaitement bien réagit. Tu sais très bien que tu peux faire appel à moi à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Je répondrai toujours présente. » Maisie lui rendit son sourire. Elle savait très bien qu’il la taquinait et qu’il n’était pas sérieux dans ses propos quand il lui disait qu’il la laisserait crever la gueule ouverte. Il avait prouvé le contraire plus d’une fois. Car oui, quand Maisie était au trente-sixième dessous, c’était lui qu’elle appelait. Et il avait toujours répondu présent. Il était même arrivé qu’un soir, il vienne la voir car elle était vraiment mal et ils avaient passé une bonne partie de la nuit à ne rien faire. Maisie avait vraiment apprécié et elle l’avait remercié à sa façon la fois suivante. Mais là, elle n’avait pas envie de se bourrer juste pour faire comme lui. Elle voulait rester sobre au cas où il se passerait quelque chose. Elle le regarda de ses beaux yeux. « Lyllian, il est absolument hors de question que je termine cette bouteille juste pour me mettre aussi minable que toi. Donc tu vas attendre longtemps je peux te le dire. Je n’ai pas envie de te blesser dans mon élan car ton bras a vraiment l’air de te faire mal. En revanche, je suis certaine que tu ne serais pas contre une petite gâterie ? Je me trompe ? » Elle lui avait fait son regard de tu sais très bien que je suis super douée pour ça et que ça pourrait te faire du bien. Elle savait très bien qu’il ne pourrait pas le refuser. Elle s’approcha d’avantage de lui et lui prit sa cigarette des lèvres, elle prit une bouffée, et la lui remit entre les lèvres comme si de rien n’était.

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MessageSujet: Re: Rien de tel qu'un petit remontant. (lyllian-aaron, terminé)   Dim 22 Mai - 0:12

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Il l’avait laissé parlé, sans trop comprendre ce qu’elle pouvait bien dire. Il ne s’tait attaché qu’à des mots, ici et là qui se marquaient dans son esprit. Il verrait les fioritures qui entouraient ses mots plus tard. Ou même jamais. Serais-je simplement en état de me les rappeler ? J’ai déjà pas écouté la moitié. Mais elle est terriblement sexy surtout quand elle n’est pas apprêtée. Juste là au naturel et tellement hors de toute ma vie. Je devrais venir la sauter plus souvent finalement… Ca pourrait m’aider.. Elle était venue s’asseoir à un moment et il écouta encore moins, filtrant encore plus les détails vraiment très important. Sa main sur sa cuisse l’avait totalement déconcentré et il posa un instant sa main sur la sienne. La chaleur de son attention et sa présence l’apaisait et ne le détournait pas de son objectif premier. Celui qu’il visait mais il avait malheureusement bu trop de verre avant. Ce n’était pas prévu, mais le verre appelait toujours son prochain qui était toujours plus agréable en bouche et pour l’esprit. Quand je me vois là, je me dis que j’aurais peut-être du rentrer chez moi et attendre que le sommeil s’empare de moi par la force. Je suis un déchet. Je le sais mais je ne voulais pas qu’elle le sache ou le vois. On n’en est pas là. Ce n’est qu’un amusement. se somma t-il comme pour se rassurer.

Il fronça un instant les sourcils, pour s’obliger à se concentrer sur ce qu’il disait. En lisant sur ses lèvres peut-être qu’il y arriverait mieux. Ou pas. Mêmee pas du tout, il n’avait qu’une idée en tête, l’embrasser. Il tirait sur sa cigarette, complètement focalisé sur ses petites lèvres qui s’agitaient. En résumé, elle ne boit pas, ne couche pas. Mais elle voulait boire. Et elle veut s’occuper de moi… C’est illogique ! Ensuite, il ne se rappelait même plus ce qu’il avait bien pu lui dire donc il n’avait absolument pas compris pourquoi cette phrase avait l’air sortie de nulle part. Pourquoi lui disait-elle qu’il avait bien réagis et qu’il pouvait appeler à toutes heures ? Il se souvint vaguement de quelque chose. Un sujet qu’il préférait éviter. Que. Du. Sexe. C’est alors qu’il y eut un mot qui brilla plus que les autres dans la salade d’information qui baignait dans l’alcool qui noyait son esprit. Il la regarda sceptique un instant, être sûr s’il avait bien compris. Démuni par les fantasmes qu’elle venait de faire germer en lui, il se laissa faire pour sa cigarette, son regard qui la déshabillait. Hagard. Il se pencha subitement pour poser sa cigarette dans le cendrier. Il était plus près d’elle.

Il lui fit presque une moue, déçu et leva lentement la main pour lui casser la joue et le cou avec tendresse et sensualité à la fois : « Tu veux vraiment pas boire avec moi ? Je vais vraiment me sentir seul et con… Enfin non minable comme tu as dis. » La main derrière sa nuque, il l’attira doucement vers lui et vint lui embrasser le coin de la bouche, puis y déposa un simple baiser. « En plus tu comptais boire. Alors fais le. Ce sera que plus fun ». La phalange sous son menton, il l’intima délicatement de s’approcher de lui et vint l’embrasser avec une envie qu’il ne pouvait plus cacher. « Me laisse pas seul, lui susurra t-il presque comme une plainte. Après libre à toi de me faire ce que tu veux. Ensuite, je te fais l’amour toute la nuit ! » ne lâchait-il pas l’affaire, s’adossant à nouveau au fond du canapé. Enfin, au moins une fois » lui sourit-il, bien conscient qu’il tiendrait pas la route. Rien qu’à le voir se frotter les yeux et le visage de sa seule main libre, on pouvait sentir que l’homme était au bout du rouleau.
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MessageSujet: Re: Rien de tel qu'un petit remontant. (lyllian-aaron, terminé)   Dim 29 Mai - 10:22



Rien de tel qu’un petit remontant.
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Maisie avait tendrement refermé sa main sur celle de Lyllian. Oui, elle savait très bien que ce denier n’était « qu’un plan cul » mais elle ne pouvait s’empêcher de tenir à lui et de se faire du souci. Elle l’avait déjà vu bourré et lui l’avait déjà vu bourrée elle aussi. Mais il avait son bras en écharpe. Et là, la situation était clairement différente. Avait-il des ennuis ? Elle espérait que non. Si ça se trouvait, il avait juste eu un accident. Dans tous les cas, elle savait très bien qu’il ne lui dirait rien. Elle vit son regard qui était dans le vide et elle comprit tout de suite qu’il ne l’avait pas du tout écouté. En fait, il était vraiment juste venu passer du bon temps avec elle point final. Le reste ne comptait pas. Il avait envie de mettre sa vie sur pause pendant un court instant afin de s’évader et de penser à autre chose. Et ça, Maisie ne le comprenait que trop bien. Elle avait, elle aussi, été dans cet état d’esprit. Quand elle se prenait la tête avec sa mère par exemple. Quand elle pensait à son père et à qui il était ? Et dire qu’elle avait maudit son père pendant des années tout en lui donnant le mauvais rôle alors que ce dernier n’y était pour rien. Après, il devait très certainement avoir sa part de responsabilité dans l’histoire. Il allait d’ailleurs falloir qu’elle croise cette histoire en profondeur afin d’en savoir un peu plus sur lui. Mais chaque chose en son temps. Pour le moment, il fallait qu’elle s’occupe de Lyllian. Et de préférence, attendre qu’il décuite un peu car là, la seul chose qu’il risquerait d’arriver, serait qu’il s’écroule sur son canapé et qu’il se mette à ronfler. Oui, c’était du déjà-vu.

C’est vrai que parler à Lyllian quand il était bourré, c’était comme tenter d’expliquer un problème de math à un âne. Ça n’allait vraiment pas ensemble. Elle aurait pu lui inventer absolument n’importe quoi, il aurait eu exactement la même tête et la même expression sur le visage. Mine de rien, ça lui avait fait du bien de tirer une taffe sur sa cigarette. Au final, elle se servit un verre mais elle ne le but pas. Elle hésita. Mais elle ne voulait pas qu’il lui arrive quelque chose. Elle avait l’impression que le fait qu’elle lui parle le saoulait autant que tous les verres qu’il venait de s’envoyer avant d’arriver chez elle. D’une certaine manière, elle ne put s’empêcher de se vexer un peu. Car elle venait quand même de lui dire qu’il avait bien fait de venir la voir et qu’elle serait toujours là pour lui. Sa tête, à ce moment précis, signifiait surtout : Arrête de parler, je suis bourré et je me fais chier, viens on baise. Et elle était vraiment persuadée qu’il aurait pu dire ça s’il avait pu. Car elle voyait son regard se poser sur elle et la dévisager de haut en bas. Pourtant, elle n’était vraiment pas mise en valeur du tout.

Elle ne put s’empêcher de sourire. Elle avait du mal à rester sérieuse quand il lui faisait cette petite moue là. « Je veux bien boire Lyllian mais je n’ai pas vraiment envie de me bourrer la gueule. Je fais quoi si tu fais un malaise ou s’il t’arrive un truc ? Je vais m’en vouloir après. » Elle le laissa faire et ferma les yeux. Il était clair qu’il ne pouvait pas nié avoir bu. Il sentait vraiment l’alcool à plein nez. Mais elle s’en fichait complètement. Ce n’était pas ça qui allait l’arrêter. « Oui, tu as raison. C’est vrai que je comptais boire. Mais pas autant. » Maisie se laissa aller contre lui et prolongea le baiser qu’il était en train de lui donner avec passion. Elle ne put s’empêcher de frissonner lorsque ce dernier vint lui susurrer une phrase à l’oreille. « Je suis là, je ne te laisserai pas. » Maisie ne put s’empêcher de sourire. Elle savait très bien qu’il ne pourrait pas tenir la distance dans son état et ce qu’il lui dit par la suite ne fit que confirmer ses soupçons. « Oui, au moins une fois, c’est bien ce que je me disais aussi. Mais je préfère une fois que pas du tout si je dois choisir. » Mais elle avait quand même de la peine pour lui. Elle ne l’avait jamais vu dans un tel état.


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MessageSujet: Re: Rien de tel qu'un petit remontant. (lyllian-aaron, terminé)   Dim 29 Mai - 21:10

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Il lui caressait encore la joue, penchant la tête pour mieux décortiquer chaque petit détail qui donnait forme à l’expression de son visage en cet instant. Il cherchait des failles, mais finalement il s’était laissé aller à la contemplation. Et ça, ça me plaisait pas du tout. Car ça voulait dire que je n’étais pas d’un détachement lucide et que des choses m’échappaient. Il ne contrôlait simplement plus rien. Après tout, s’il avait bu, c’était dans ce but et aussi d’oublier certaines clochent qui tintaient de façon incessante dans sa tête, au loin comme une alerte en sourdine. Physiquement, ce que j’aimais par-dessus tout chez elle, après son sourire, c’était son regard. Ses yeux s'étrécirent alors qu’il levait légèrement le menton pour la jauger avec dédain. Il resta un instant là, à essayer de comprendre ce qui se passait quand il était avec elle. Mais au vu de son état, il préféra abandonner. Il devait parfois lâcher prise. Il avait presque oublié son crédo qui parfois lui disait de se laisser tomber de la falaise sans savoir ce qui l’attendait en bas. C’était différent avec les relations. Quoique… Je le faisais bien avant. Après tout, elle finirait bien par partir. Comme toutes les autres. Je suis doué pour ça, alors pourquoi m’angoissé… Il jeta une nouvelle fois sa tête en arrière et lui tapota le genoux d’un mouvement las. Les baisers lui manquaient déjà et ses paroles n’avaient été que des refus. Il avait encore la sensation chaude de sa bouche contre la sienne.
« J’ai envie de te dire que tu fais un bon choix. Ca va se faire, dès que je serais en état. Au pire, je saurais comment te réveiller demain matin. Je peux dormir ici ? Non je vais rentrer. » se perdait-il entre ses envies diverses, sa raison, et une passion toxique envers Ofelia qui le rongeait de l’intérieur.

Il se pencha alors pour s’allonger dans le canapé, atterrissant directement sur son épaule. Il étouffa un râle contre le haut de la cuisse de Maisie. Il s’était laissé glissé derrière elle, et de sa main encore valide et baladeuse, Il l’entoura, passant par-dessus ses cuisses pour englober ses hanches. Il glissa que deux doigts sous la ceinture de son vêtement. La tête perdu contre sa cuisse, il y déposa un baiser et soupira.
« Tu n’as pas à t’en vouloir s’il m’arrive quelque chose. Je suis majeur. Un grand garçon et si je suis dans la merde c’est parce que je l’ai décidé. Tu ne dois pas t’en vouloir. Surtout que je te laisserai sûrement pas le choix si je décuve plus vite que je m’endors. Tu veux pas me raconter des conneries dis ? Genre ta journée ? J’ai vraiment besoin de me changer les idées, et t’es la seule capable de le faire… » essayait-il de la flatter, pour qu’elle réponde affirmativement à sa demande. Il se replaça, se calant sa main libre derrière la tête, à moitié allongé sur le dos, tout juste arr^été par le dossier du canapé. Il observa un instant le plafond pensif, puis regarda Maisie. Il était bien là finalement et peut-être que si elle parlait, il arrêterait totalement de penser.
« Faut que je mange un truc… Ca tourne vachement, avait-il dit subitement alors qu’il avait fermé les yeux et qu’elle ait commencé à parler ou non. Je vais pas vomir, mais si ça s’arrange pas et que je me dis que je vais vomir, je vais le faire. » se pinça t-il l’arrête du nez, le visage déformé d’une grimace qui n’arrivait pas à suivre la Terre qui tournait et lui dessus. Puis il se retourna subitement pour lui mordre avec taquinerie le bout de cuisse qui avait sous les dents et la poussait hors du canapé.
« Nourris donc ton Prince ! Tu voulais t’occuper de moi, va donc. Après je serais apte à t’écouter parler. » qu’il soit aussi excecrable, c’était une habitude. De l’humour ou naturel, on ne savait jamais vraiment avec lui. Après, il était vendu avec...
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MessageSujet: Re: Rien de tel qu'un petit remontant. (lyllian-aaron, terminé)   Mer 1 Juin - 12:07



Rien de tel qu’un petit remontant.
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Maisie avait fini par comprendre qu’il ne l’écoutait absolument pas. Elle aurait pu lui dire que le père Noël existait, il aurait eu exactement la même réaction. Elle avait un défaut qui ressortait un peu plus que les autres, elle avait cette fâcheuse tendance à trop parler. La plupart du temps, ça agaçait les personnes avec qui elle était. Mais elle ne pouvait pas s’en empêcher. Quand elle était stressée ou quand elle avait peur pour une personne, elle ne cessait de parler. Et justement, c’est précisément ce qui était en train de se passer. Oui c’est vrai, de base Lyllian n’était qu’un plan cul. En règle générale, on n’est pas censé s’attacher à ce genre de personne. Ce sont simplement deux personnes consentante qui ont envie de se voir pour passer du bon temps ensemble. Maisie avait pourtant juré intérieurement de ne pas s’attacher à Lyllian, mais c’était trop tard… Oh non, elle n’en était pas amoureuse, elle tenait juste vraiment énormément à lui. Quand il la jaugea, elle ne put s’empêcher de lui sourire. Elle ne le prenait jamais voir très rarement au sérieux. Il avait une sorte d’armure où il faisait croire qu’il n’aimait rien ni personne à part lui-même. Mais elle savait très bien que ce n’était qu’une défense et qu’au fond de lui, même s’il ne le montrait pas forcément, il tenait à elle lui aussi. Il fallait donc qu’elle arrête de parler. Elle lui laissa lui tapoter le genou et une fois qu’il eut terminé, elle posa sa main sur la sienne.
«On va dire que la plupart du temps, j’essaie de faire des bons choix. Mais on n’est pas là pour faire une psychanalyse sur ma vie. Oh si, reste Lyllian s’il te plaît. Je serai vraiment rassurée de savoir que tu es ici plutôt que dehors où tu risquerai de te reprendre une cuite ou de te blesser d’avantage. » Elle lui fit son regard de chat potté.

Maisie le laissa s’allonger mais grimaça pour lui quand elle l’entendit pousser un râle de douleur. Elle ne pouvait s’empêcher de se demander ce qui avait bien pu lui arriver pour qu’il soit dans cet état. Une fois qu’il fut suffisamment bien calé, elle le garda contre elle et lui caressa les cheveux tout en souriant au baiser qu’il venait de lui faire. Elle était bien dans ses bras et elle s’y sentait en sécurité.

« Je sais que tu es un grand garçon, je ne te dis pas le contraire. Mais j’ai quand même le droit de m’inquiéter un peu. Tu sais que je… » Elle voulait dire que je tiens à toi mais elle ne voulait pas le faire fuir alors elle se ravisa. Elle haussa un sourcil. «Oh tu ne me laissera pas le choix ? Alors là, je demande à voir. » Elle aimait bien quand ce dernier était un peu bestial avec elle. « Eh bien au niveau de ma journée, on va dire que j’ai connu mieux. Ma mère m’a enfin avoué qui était mon père. Moi qui croyais qu’il ne voulait même pas me connaître. Elle m’a dit qu’il n’était même pas au courant de mon existence. Je ne sais pas si tu vois le tableau ? » Elle soupira. Fille de demi-Dieu, tu parles d’une vie de rêve. « Oui bien sûr, je vais te préparer un petit truc vite fait. Mais il va falloir que tu me laisse me lever. Ce n’est pas que je ne t’aime pas, mais je n’ai pas vraiment envie que tu re décores mon canapé. » Elle poussa un petit cri de surprise. « Lyllian ! Je ne suis pas comestible. Arrête et laisse-moi me lever. » Elle ne put s’empêcher de rire.


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MessageSujet: Re: Rien de tel qu'un petit remontant. (lyllian-aaron, terminé)   Mar 14 Juin - 16:38

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« Mais non, je risque pas de m’esquinter plus que ça, arrête de te soucier de mon sort comme ça » finit par râler Lyllian face à la demoiselle qui avait toujours quelque chose à redire. En vrai, il trouvait ça bien tentant de rester la nuit ici, il serait moins porté sur sa montre. Enfin… Je ne l’ai pas regardé depuis un moment. Je ne sais pas même pas quelle heure il est. Je ne suis même pas sûr d’avoir une montre sur moi… Il avait simplement secoué la tête pour dire non avant de s’allonger. L’homme avait jaugé un instant le regard de la jeune fille qui essayait de l’amadouer. Elle était force à ce jeu, alors il préférait ne pas la regarder trop longtemps. Son corps s’était fait une place entre elle et le meuble, mettant un sacré foutoir dans les oreilles dont l’un glissa sur le parquet du salon, juste aux pieds délicats de Maisie. Il avait levé son bras pour vérifier qu’il avait toujours sa montre. Oui et il vit l’heure. Une heure bien avancée dans la soirée, dévorant doucement les longues heures de la nuit. Il allait sûrement rentré qu’au petit matin au mieux. Maintenant qu’il était arrivé là, qu’il avait fait le parcours du combattant il n’avait pas envie de repartir tout de suite. Et surtout est-ce qu’il en trouverait la force sans dormir. Il avait déjà vécu une mission suicide de laquelle il s’en était pas trop mal sorti, il n’avait vraiment pas la motivation à endurer alors que sa vie n’était pas en danger. Ni sa santé physique, ni mentale, surtout pas avec elle. Il aviserait, s’était-il dit en essayant de se positionner un peu mieux dans le canapé, tout en sentant la traction de la Terre qui tournait comme tout les hommes éméchés en cet instant dans le monde entier. Mortels et demi-dieux confondus. Son ventre se tordait, et lui provoquait une sensation nauséeuse. Son égo lui hurlait de ne pas se laisser salir en venant à vomir sur le canapé de cette charmante brune. O’, ce n’était rien, elle avait l’habitude. Avec Maisie, il avait encore un tout petit peu de dignité à conserver. Quoique… Il y avait bien des soirs où ils se rappelaient de peu de chose, si ce n’est de s’être réveillé dans le même lit.

Après quelques petites attentions mutines et l’ordre de le nourrir, il l’avait intimé à quitter le canapé et ainsi il aurait beaucoup plus de place. Retirant son bras, il lui laissa tout le loisir de se lever. Il avait encore l’agréable sensation de la chair de ses cuisses sous ses dents. S’il s’était écouté, il aurait mordu bien plus fort et sans sa blessure il se serait osé à un échange charnel un petit peu maladroit et passionné. La brunette finit par quitter le salon et s’était aventurer dans la cuisine. La tête dans les oreiller, Lilly avait l’horrible et tentante envie de se laisser aller aux limbes. C’est alors que les paroles de son amie quelques minutes plutôt firent mouche dans son esprit. Il se redressa sur son bras valide, gémissant inconsciemment d’une douleur lorsqu’il se redressa en vitesse. Perdant un peu l’équilibre, il attendit patiemment de se stabilité en secouant parfois la tête quand ses yeux louchaient. Ensuite, il partit à la rencontre de Maisie. Il se déplaça à l’aise commençant à bien connaitre son appartement à force d’y passer du temps.
« Tu sais qui est ton père ? T’es sérieuse de me sortir ça comme ça, entre deux délire de poireau que je me tape, comme si de rien n’était. Tu aurais du m’appeler déjà. Sinon au moins me baffer que je me la ferme et me balancer ça pleine tête. Tu avais la priorité de parole avec une nouvelle comme ça. Tu gagnais la partie.» s’osa t-il à ouvrir une armoire pour espérer trouver quelque chose à manger. Il n’était pas patient. Maisie avait quelque chose de vraiment intéressant à raconter. C’était comme un défaut professionnel. Il aimait les changements dans une vie qui frappait la psychologie des gens. Perdu, c’est le verre putain ! claqua t-il la porte de l’armoire fixé au mur. Il fallait qu’il redescende pour ne rien rater de cette petite anecdotes croustillante. « Pour une fois que t’as quelque chose à raconter » avait-il grommeler sans vraiment se rendre compte que ce qu’il pensait n’être qu’une pensée avait été dit à voix haute. Comme si son dédain le dépassait. Il glissa d’un pas sur le côté pour s’attaquer à une autre étagère. Ce genre de jeu est très frustrant. Faut qu’elle occupe mon esprit en ébullition avant que je ne fasse ça avec tout chez elle. était-il prit de manie obsessionnel quand il était aussi excité et curieux comme souvent. A toujours trop réfléchir à trop de chose en même temps, ça lui avait laissé quelques séquelles.
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