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 Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour Tam. (hay&tam, terminé)

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COLONEL BADASS
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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour Tam. (hay&tam, terminé)   Lun 20 Juin - 23:45




Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour Tam
 


[03/07/2016]

Aussi nouveau que tout ceci puisse être pour Haytham, ça l’était également pour sa petite amie. Ca faisait vraiment bizarre à Tam de se dire qu’elle était la petite amie de quelqu’un, même si ce quelqu’un n’était autre que son « Penseur », celui dont elle rêvait lors de sa jeune adolescence, celui dont à l’époque elle souhaite plus que tout être la fameuse petite copine. Aujourd’hui, plus d’un quart de siècle après, c’était enfin le cas, alors qu’elle avait passé sa vie à rejeter toute forme d’attachement à qui que ce soit, qu’il s’agisse d’amour ou d’amitié. Ce n’était pas pour rien que les seules personnes qui avaient son numéro de fixe étaient son père et l’hôpital où sa mère séjournait. D’où sa grande surprise lorsque, quelques années auparavant, une certaine Abby Cardin, télévendeuse de son état à l’époque, l’avait appelée, ce qui avait valu une petite dispute. Enfin non, pas vraiment, pour se disputer, il faut être deux à s’énerver, et la demi-déesse était restée d’un calme olympien et d’un optimisme des plus agaçants pour la personne qu’était l’agent de terrain à l’époque, dont la patience avait ses limites, des limites d’ailleurs rapidement atteignables. La fille de Vénus avait d’ailleurs pu le constater, subissant l’agréable caractère de la jeune femme.

A présent, même si Tam était délesté de tous ces sentiments qui la rongeaient, elle était toujours dotée d’un certain caractère bien trempé. Mais désormais, elle n’avait plus peur d’aimer. Celui qui était à l’origine de ses réserves et craintes, était aussi celui qui avait ravivé la flamme dans son cœur qui était à nouveau ouvert aux sentiments, et plus précisément à l’Amour. Haytham était le grand amour de sa vie, Tam n’avait plus peur de se l’avouer et de l’avouer tout court d’ailleurs. Les trois mots magiques étaient sortis de sa bouche comme de celle du fils de Mars. Les deux tourtereaux avaient échangé avec sincérité et un certain soulagement leurs sentiments, et depuis, tout allait pour le mieux dans la vie de l’agent Lond. Sa mère était guérie, elle était revenue à elle, et de retour chez elle en Louisiane. Tam lui avait promis de venir la voir très bientôt avec Hay, mais elle avait plusieurs choses à régler avant. Et le nouveau couple, délesté de toutes les petites pressions et tensions qui les accaparaient, avait envie de profiter un peu de cette sérénité nouvelle, après toutes les disputes qu’ils avaient endurées.

Cet état totalement nouveau de « guimauvitude » que la belle brune s’autorisait à présent, mais sous conditions, à savoir uniquement en privé à l’abri de tout regard extérieur pouvant en attesté, n’était finalement pas si désagréable que ça. Elle avait si souvent jugé et regardé d’un œil désapprobateur les couples pourvus de cet état, se disant qu’ils couraient à leur perte, ou plutôt à une déception plus ou moins proche. Aujourd’hui, les choses étaient différentes, aujourd’hui, son cœur battait à nouveau, aujourd’hui, elle croyait en l’Amour. Non, en fait elle croyait en Haytham, nuance. Il la connaissait mieux que personne, malgré l’ellipse temporelle qu’ils avaient subie. La tendresse était maintenant omniprésente entre eux, ils évoquaient avec taquinerie et amusement de vieux souvenirs nostalgiques (ou pas pour certains).

-Des histoires à raconter ? Pendant les repas ?? Tu n’es pas sérieux Hay ! Si tu fais ça, je n’hésiterai pas à ressortir des dossiers sur toi, et même le fait que j’aie pu te baver dessus étant bébé ou que j’ai percé ma première dent en mordant dans un de tes vieux distributeurs de Pez ne pourra égaler ce que je balancerai. Et ne demande pas, c’est ma botte secrète, je ne dévoilerai rien, même sous la torture.

Comme toujours, il l’avait percée à jour. Malgré cet air sérieux qu’elle essayait désespérément de se donner, Tam avait envie de rire, mais donner raison au fils de Mars était quelque chose qu’elle n’était que peu encline à faire lorsque cela la desservait. Elle se laissa donc aller à un petit rire qu’elle avait du mal à retenir.

-C’est bon, t’as raison… Tu m’énerves à trop bien me connaitre. Tu es vraiment ma faiblesse en fait. Ça craint, je me suis toujours dit que je n’en aurai pas… Qu’est-ce que tu as fait de moi ?
demanda-t-elle en caressant  sa main qu’il avait glissée dans la sienne. Et pour ta gouverne, tu es peut-être  « le Penseur », mais ça ne me dispense pas de me servir de mes neurones de temps en temps tu sais, ajouta-t-elle avec un clin d’œil. Et tu pourrais être surpris.

Elle pouffa de rire devant l’expression théâtrale qu’il lui avait empruntée, puis le regarda avec tendresse. Il devait vraiment l’aimer très fort pour avoir pardonné le coup de l’oréo croqué sans vergogne et surtout sans séparation des biscuits. Cette pensée amusa grandement l’agent de terrain qui songea alors que ce sujet pourrait sans doute amener à la discorde des gens un peu originaux comme Marvin par exemple.

-Eh bien peut-être que tu pourras me donner des cours particuliers de dévissage d’oréo, qu’en penses-tu ? Je ne voudrais surtout pas avoir à subir tes foudres… ajouta-t-elle d’un air faussement apeuré.

Tamara savourait ce moment de tendresse, avec les bras puissants de son homme autour d’elle. Cette soirée d’été était vraiment magnifique, le ciel était dégagé au-dessus de New York, les étoiles décoraient le manteau noir de la nuit et conférait une agréable lumière, en plus de la lune, au toit qui leur servait de refuge.

-Tes bras me suffisent, répondit-elle à sa proposition du plaid, après lui avoir déposé un autre bisou sur l’épaule.

La tirade d’Haytham avait émue Tam comme jamais encore elle ne l’avait été. Contrairement à ce qu’il pensait, l’irlandais savait se montrer touchant et poétique, largement assez pour tirer des larmes d’émotions à sa petite amie. Il prit les devant en passant des pouces doucement sur son visage pour rattraper les petites perles qui menaçaient de quitter ses yeux. Il rattrapa aussi le coup en lançant un brin d’humour, ce qui la fit sourire avant qu’elle ne lui donne un nouveau baiser. Le demi-dieu osa ensuite prétendre qu’entre les Pez et sa chérie, son cœur balançait. Cette dernière haussant les sourcils d’un air faussement outré, et fit une mine hautaine en entendant qu’il la choisirait toujours.

-C’est bien la moindre des choses. Mais je te préviens, je ne jouerai pas les contorsionnistes pour entrer dans ces bidules en plastiques avec des têtes étranges.

Elle ne put retenir un nouvel éclat de rire à la nouvelle déclaration d’Haytham qu’il qualifia lui-même de « combo guimauve ». Il fallait dire que quand deux novices s’y mettaient, ça envoyait du lourd !

-OK, OK, je crois qu’on a atteint le summum de nos capacités là, tu crois pas ? On va pouvoir se calmer sur les guimauveries.

Visiblement, le fils de Mars apprécia de sentir les lèvres de sa petite amie lui dispenser une ligne de baisers depuis l’épaule jusqu’au coup, ayant pris soin d’écarter le tissu du t-shirt pour atteindre directement la peau. Un élan de fougue emporta Tam qui ne laissa pas à son homme le temps d’achever sa réplique qu’elle était déjà sur ses lèvres, avide d’un nouveau baiser plus ardent cette fois. Hay choisit de s’en détacher un bref instant pour proposer de passer « au dessert », ce à quoi la jeune femme répondit par un sourire évocateur et un regard pétillant. Elle avait déjà les mains sous son t-shirt, dans son dos, et ne se fit donc pas prier pour le lui retirer.

-J’aime ce genre de proposition ! lança-t-elle sur un ton visiblement enthousiaste.

Le torse à présent dénudé d’Haytham devant les yeux, elle ne pouvait qu’être d’avantage motivée. Comment aurait-il pu en être autrement ? Elle le trouvait absolument irrésistible, et même si elle ne le lui dirait pas ouvertement de manière sérieuse afin d’éviter de se décrédibiliser (après tout, oui, elle avait une réputation à tenir, même devant lui, aucune victoire ne devait être trop facilement acquise), elle n’en pensait pas moi : elle le trouvait parfait. Les mains chaudes de l’agent de terrain parcouraient le dos, puis le torse du demi-dieu, avant d’aller s’aventurer du côté du jeans de ce dernier, entreprenant d’en défaire les boutons, tandis que ses lèvres embrassaient son ventre. La braguette défaite, Tam descendit du transat, retirant ses ballerines au passage, et tira sur le bas du jeans pour le retirer complètement, le larguer sans ménagement au même endroit que le pauvre t-shirt, avant de revenir se coller contre le torse de son petit ami, assise à moitié sur lui, dévorant ses lèvres à nouveau. Elle ne s’en détacha qu’une poignée de secondes pour se défaire du débardeur enfilé à la va-vite en sortant de la salle de bain, et sous lequel elle ne portait rien. Elle se plaqua à nouveau contre lui, sa peau caressant la sienne, pour se ruer avidement sur son cou qu’elle mordilla effrontément. Les battements de son cœur s’accéléraient à mesure que le désir montait, le souffle chaud de la jeune femme venait effleurer la peau de la nuque de son amoureux à qui elle prodiguait d’audacieuses caresses. Elle commençait d’ailleurs à faire descendre le caleçon d’Haytham tout en ondulant sur lui, incapable de résister à l’enivrante sensation de sa peau contre la sienne. Le souffle court, elle détacha ses lèvres de lui pour reprendre sa respiration.

-Je t’appartiens, Hay, souffla-t-elle à son oreille avant d’en saisir le lobe du bout des dents.

Ceci faisant, elle entreprit de défaire le laçage de son short, sous lequel elle ne portait rien non plus, sans lâcher l’oreille de son demi-dieu qu’elle titillait allègrement. Son coeur s'emballait tant elle le désirait, et sa respiration suivait le même chemin.

-J'en peux plus, tu me rends folle, j'ai trop envie de toi !




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MessageSujet: Re: Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour Tam. (hay&tam, terminé)   Mer 22 Juin - 0:37

 
Un petit pas pour l'hommeUn grand pas pour Tam


« -Oui j’aurai un nombre incalculable d’histoire à raconter au repas de famille. Un tas d’anecdotes bien croustillantes qui peuvent, je le pense, rivaliser avec les tiennes. D’autant plus que tu bluffes et ne vas pas me dire le contraire, je sais que je suis dans le vrai. Tu viens de te remettre une mèche de cheveux du côté gauche. Tu le faisais à chaque fois que tu mentais quand nous étions gosses ! Je n’oublie rien, j’observe belle plante ! » nargua-t-il sans vergogne. Et il pouvait le faire au vu de la grande maîtrise qu’il avait du sujet. Une connaissance parfaite, à tel point que le demi-dieu pourrait aisément retranscrire par écrit tout ce qui faisait de Tamara Lond cet être exceptionnel pour lequel il fondait comme neige au sommeil. « - Je te connais si bien que je pourrais poudre une sorte de mémoire, le fruit de plusieurs années d’apprentissage sur le sujet Lond, la créature la plus envoutante, la plus fascinante, la plus… attachiante, mais que je me plais à étudier avec assiduité chaque jour. Et c’est là que tu vas me dire, que j’ai l’art de retourner les choses en ma faveur. J’aime tellement d’entendre rire comme ça. Le monde ne se porterait que mieux si tout le monde pouvait entendre ce magnifique rire cristallin et voir cette petite paire de fesses à damner les dieux » Pour justifier cet aveu il se permit de laisser sa main glisser le long de son dos pour ensuite se placer tout naturellement sur le charmant fessier de miss Lond, accréditant ses dires. Il ne quittait plus son sourire, un sourire si longtemps réfréné pour ne pas paraître trop sociable aux yeux des autres. « - Je suis ta faiblesse ? Vraiment ? Mince alors, moi qui penser que le colonel Badass n’avait aucune faiblesse, je suis déçu, une déception amoindrie par cet aveu. On ne m’a jamais fait ce genre de déclaration. Ravi d’être ta faiblesse dans ce cas. Fais-moi pensé à rayer les oréos et les pez de ma liste ! Trois faiblesses pour un demi-dieu, fils de Mars de surcroît, ce n’est pas tip-top. Quant à la question du « qu’est-ce que j’ai fait de toi ? » je me contenterais de te retourner la question. Je ne pense même plus aux pez et aux oréos maintenant, je ne pense qu’à vous chère Tamara Lond. À votre bouche outrageusement pulpeuse, à vos courbes et formes outrageusement merveilleuses, à vos fesses outrageusement délicieuses. O mon dieu, je suis faible, très faible. Trop de « guimauveries » en moi ! »

Les deux amoureux prompts à la guimauverie, cessèrent aussitôt de se congratuler de quelques compliments pour passer à des choses un peu plus sérieuses. Tamara peu encline à cacher son enthousiasme, délesta le nouvel homme de sa vie, de son t-shirt laissant paraître, malgré quelques cicatrices et tatouages, un torse parfaitement sculpté. Le sourire aux lèvres, car fier de son effet, le bel Irlandais savoura les douces caresses de l'agent de terrain qu'il dévorait du regard. Dans le dos, sur ses omoplates, petit glissement jusqu'aux abdominaux saillants, les mains baladeuses de Tam arrivèrent à bon port et commencèrent à défaire le bouton de son jean, tandis que la bouche audacieuse de la belle brune s'aventurait sur le ventre du demi-dieu qui le rentra par réflexe. Plusieurs picotements lui assaillirent le bas-ventre à mesure que la divine créature qui venait de le chevaucher, se rapprochait de la fermeture éclair de son pantalon. Hay, visiblement, surprit par autant d'initiative, avala bruyamment sa salive tandis que Tam quittait le transat pour se défaire de ses ballerines dans un premier temps et du jean de notre cher demi-dieu par la suite avant de revenir sur lui.

Le regard envoûté, il la laissa se coller à lui pour s'emparer de son visage et rendre à leurs bouches la promiscuité tant attendue. Chaque baiser, chaque caresse, chaque soupir, chaque regard, chaque geste se décuplaient au centuple pour un Haytham définitivement conquis. Il le fut encore plus en regardant cette bombe anatomique se défaire d'un débardeur blanc sous lequel il n'y avait rien ne laissant pas à son docile Irlandais l'occasion de profiter de la vue. Sans attendre la fougueuse demoiselle se plaqua contre le torse puissant de son homme à elle. Laissant la raison au placard, elle le dévora de baisers et morsure. Il était à elle, rien qu'à elle et ça n'est pas ces quelques marques qui parleraient en sa défaveur. Encline à la précipitation, les mains de Tam se ruèrent sur le caleçon d'Haytham pour commencer à le faire descendre progressivement ne manquant pas bien sûr d'onduler sur le demi-dieu qui n'avait de cesse de sentir sa virilité s'accroître « - Tu me tortures là chérie ! J'ai très très très chaud ! » Elle continua à le provoquer du regard et défit le laçage de son short, sous lequel elle ne portait rien. Le cœur du fils de Mars loupa un battement alors que les dents de Tam tenaient encore le lobe de son oreille entendant sa supplique.

« - Je suis un volcan en éruption » dit-il le sourire aux lèvres. Il enfouit alors son visage dans son cou, y déposa ses lèvres puis fit jouait habillement sa langue sur la peau sucrée de la tornade brune. Enfin approchant outrageusement son oreille, il lui saisit le lobe qu'il suça avec sensualité avant d'emprunter une trajectoire invisible qui le mena jusqu'à la bouche de l'agent de terrain, qu'il embrassa avec une fougue qu'elle ne lui connaissait pas encore. Leurs souffles se mélangèrent, leurs lèvres se rencontrèrent encore et encore. Les premiers baisers d'abord doux et emprunts d'une timidité adolescente, s'intensifièrent pour devenir de plus en plus intimes. La sensation éprouvait à cet instant était incroyable, leurs cœurs battaient dans une harmonie parfaite et les lèvres de Tam devinrent très vite, tout comme son corps, addictives. La langue experte d'Haytham pénétra la bouche de Tamara. La respiration haletante, le Marsien se dégagea de cette étreinte et regarda son plus précieux trésor avant de se ruer à nouveau sur la demoiselle pour que plus jamais leur proximité ne soit rompue enfin presque… « -Hum attends ! » Il se leva, alla récupéra son portable qu'il déverrouilla avant de reprendre sa place. « - C'est notre première fois, je veux que ça soit parfait » Il alluma le lecteur mp3 laissant entendre les premières notes « D'unchained Melody » des Righteous Brothers. Il enfouit à nouveau son visage dans son cou, parant sa peau satinée de baisers fiévreux. Sa main se posa sur sa cuisse avant qu'ils ne perdent l'équilibre et se retrouvent par terre. Hay se retrouvait à présent au-dessus de la jeune femme continuant malgré tout à l'embrasser dans le cou tout en lui caressant la cuisse. Il se débarrassa ensuite de son caleçon se retrouvant nu devant elle pour la toute première fois.

« -Ferme les yeux et laisse-toi aller » lui susurra-t-il à l'oreille toujours calé sur le rythme de la musique. Elle le regarda surprise par une telle initiative, mais obtempéra malgré tout. Le jeune homme attendit que ses paupières soient closes pour s'approchait à nouveau. D'une main, il la souleva de l'autre, il récupéra le téléphone. Ne perdant pas une seconde et malgré la nudité, il regagna l'ascenseur. Personne en vue, il retrouva l'appartement, puis la chambre. Arrivé à bon port, le fils de Mars déposa sa princesse sur le lit, il reprit ses douces caresses et ses quelques baisers enflammés. « -Je t'aime Tam ! » Sa main caressa délicatement sa poitrine qu'il embrassa par la suite « -Mon dieu comme tu es parfaite ! » Sa bouche se posa sur son cou, sur sa gorge, descendit avec lenteur jusqu'à sa poitrine, puis ce fut au tour de l'abdomen d'être assailli par ses baisers fiévreux. Ses lèvres arrivèrent ensuite jusqu'à son nombril. Le corps magnifiquement sculpté de Tam commença à se cambrer sous le feu de cette audacieuse bouche qui venait d'entrer en terre inconnue. Le désir éprouvait pour la demoiselle allait bien au-delà d'une caresse, d'un baiser. La fièvre qui égrainait le corps d'Haytham augmentait considérablement le rythme de son cœur. Le sourire de miss Lond, rien que ça suffisait à lui faire perdre la tête. Et c'est cette faiblesse qui permit à Tam de dominer à son tour. Son corps de déesse se cambrait à présent sur celui de son Irlandais, offrant un déhanchement d'un érotisme époustouflant.

Haytham reprit la main, il tenait sans forcer, les poignets de la demoiselle qui lui envoyait des regards sans équivoque. Elle semblait avoir les idées bien plus claires que celle d'Hay et entrant dans le jeu, elle commença à se débattre de son emprise pour reprendre la main, elle qui avait de toute évidence l'habitude de dominer. Hypnotisait par l'odeur au combien enivrante de l'Américaine, Cassidy sentait le corps nu de sa compagne contre le sien. Pour ne rien arranger à la languissante torture, le bas-ventre de Tam frôlait l'intimité du mâle en chaleur qui tentait de rester au-dessus de la demoiselle. Une initiative qui désarçonna notre ami qui se retrouva sous Tamara en moins de temps qu'il ne fallait pour comprendre. Il avait à peine eu le temps de dire « ouf » que la demoiselle était déjà à califourchon sur lui. « -J’espère que tu es endurante, car la nuit risque d’être longue » lança-t’il le regard plein de sous entendu.

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Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous pourquoi ils ne le deviennent pas. Devant tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant... Demandez-vous ce qui fait qu’on tienne le coup
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COLONEL BADASS
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MessageSujet: Re: Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour Tam. (hay&tam, terminé)   Jeu 23 Juin - 19:34




Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour Tam
 


[03/07/2016]

Personne ne connaissait mieux Tam que son « Penseur ». Il l’avait encore une fois démontré, et il fallait bien le reconnaitre, en plus d’agacer la demoiselle, ça l’amusait. Il connaissait tout de ses petits tics, de la mèche de cheveux derrière l’oreille, au regard, froncement de nez, petite veine apparente sur le front, tout ! Il fallait dire qu’elle cultivait ces petites manies depuis l’enfance, sans s’en apercevoir. Quelque part, c’était flatteur de constater que le demi-dieu s’était souvenir de tout cela, même après vingt-sept longues années de séparation. Elle avait envie de sourire face à son argumentation, mais se retenait, un vieux réflexe pour ne pas lui donner raison, et se contenta de pincer les lèvres, ayant du mal à retenir ce petit rire qui ne demandait qu’à sortir, et qu’elle ne put finalement pas maitriser. Et puis il fallait reconnaitre qu’il faisait l’effort d’y mettre les formes (sans doute pour ne pas se reprendre un coup de poing dans l’épaule) afin de rendre son omniscience plus agréable… ou moins agaçante, en glissant par-ci par-là un petit compliment. L’agent de terrain secoua lentement la tête de droite à gauche avec un petit sourire en coin. Il savait comment s’en sortir, le bougre, et la demoiselle n’était pas dupe mais l’acceptait de bon cœur. Ce qu’on ne fait pas par amour !

A présent, l’ambiance s’était sérieusement réchauffée entre nos deux amoureux, et délestés de la plupartde leurs vêtements, ils n’avaient de cesse de se chercher et se provoquer, que ce soit par les gestes ou le regard. La belle brune ne put retenir un sourire en coin lorsque son homme déclara avoir très chaud. Se doutait-il qu’il lui faisait le même effet ? Et dire qu’un peu plus tôt il s’inquiétait qu’elle ait pu avoir froid… Ils étaient tous deux chauds comme la braise, et Tam avait de plus en plus de mal à réfréner ses ardeurs, surtout lorsqu’Haytham joua de sa bouche magique dans son cou, sur son oreille ou sur ses lèvres. Son cœur tambourinait dans sa poitrine, des frissons parcouraient tout son corps, elle en demandait toujours plus. Mais soudain, entre deux baisers passionnés, Hay rompit cette délicieuse proximité, sous le regard étonné de sa petite amie, qui fut rassurée en comprenant qu’il voulait parfaire le contexte avec un peu de musique. Il était attention, ce marsien. Ah, cette musique, tellement romantique, tellement sensuelle, les emporta dans un tel élan qu’ils tombèrent du transat, sans même s’en apercevoir, eux qui pourtant étaient dotés de réflexes plus développés que la moyenne. Le demi-dieu au-dessus d’elle, désormais nu, elle obtempéra à sa demande de fermer les yeux, et fut surprise de se retrouver dans ses bras. Elle comprit qu’il se dirigeait vers l’intérieur de l’immeuble.

-Hay, t’es cinglé, on est à poil ! lança-t-elle, mi amusée, mi paniquée.

Si quelqu’un tombait sur eux, ce serait… quoi, la honte, la catastrophe, une accusation d’exhibitionnisme ? Après tout il n’était pas si tard que ça, et il était encore très possible de croiser des voisins dans le couloir. Ricanant nerveusement, elle enfouit son visage dans le cou de l’irlandais, voulant éviter qu’on la reconnaisse si d’aventure âme qui vive venait à les croiser. Elle entendit avec soulagement les clés ouvrir la porte de leur appartement, ce qui lui fit pousser un petit soupir rassuré. Peu après, elle sentit le lit dans son dos et rouvrit les yeux en souriant à la nouvelle déclaration du fils de Mars.

-Je t’aime aussi Hay, répondit-elle en souriant.

Les caresses et baisers de l’irlandais reprirent, agrémenté d’un adorable compliment, et la jeune femme se sentit perdre pied un instant, tant la langue experte d’Haytham œuvrait bien, la faisant se tortiller dans tous les sens, le souffle court. Tam profita d’une seconde  d’inattention de son « Penseur » pour reprendre le contrôle de la situation, ondulant sur lui, posant ses lèvres sur sa peau réchauffée par l’excitation montante. Les mains posées sur les pectoraux de son demi-dieu, elle sentit les siennes lui attraper les poignets tandis qu’il essayait de se redresser. Un petit sourire carnassier aux lèvres, elle tenta de l’en empêcher, se penchant d’avantage vers lui, appuyant de toutes ses forces sur son buste, continuant d’onduler doucement, taquinant ses parties intimes de son corps chaud. Il y avait une petite lutte pour savoir qui dominerait la partie, les deux protagonistes étant visiblement peu habitués à laisser la main. Pour l’instant, la belle brune avait réussi à se placer au-dessus de son homme, à califourchon sur lui au milieu du lit, satisfaite de son petit exploit, elle lui sourit en entendant ce qu’il disait, promesse d’une nuit inoubliable.

-Tu sais très bien le métier que je fais ? Endurance est mon deuxième prénom, mon Amour !

Bouillonnant littéralement de l’intérieur, elle lui prit la main, entrelaçant ses doigts entre les siens, lui lançant un regard enflammé avant de lui donner un baiser fougueux et d’unir leurs corps avec une douce lenteur. Elle détacha ses lèvres de celles de son amant, laissant son souffle chaud envahir son cou avant de se redresser, sa main toujours dans la sienne. Elle se redressa lentement, jetant ses cheveux en arrière, et commença à onduler du bassin dans des mouvements de va-et-vient torrides, sans quitter Haytham du regard, pour sonder ses réactions. D’ordinaire, elle ne se souciait que peu du partenaire, agissant de manière purement égoïste, mais quand les sentiments s’en mêlent, c’est une autre affaire. Cet homme, elle l’aimait au-delà de ce que les mots pouvaient décrire, elle aurait donné sa vie pour lui sans la moindre hésitation si cela pouvait sauver la sienne. A présent qu’il était revenu, il était impensable pour Tam d’envisager sa vie sans lui. La température n’avait de cesse de monter tandis que la belle brune accentuait la cadence, laissant une vague de sensations l’envahir, toutes plus agréables les unes que les autres. L’agent de terrain se mordit la lèvre, étouffant un gémissement de plaisir, avant de se pencher à nouveau sur son compagnon, le corps totalement en feu, laissant sa bouche parcourir son cou, l’agrémentant de quelques mordillement, jusqu’à son oreille, avant de gagner ses lèvres pour lui offrir un baiser ardent.

-Je t’aime ! souffla-t-elle en se redressant à nouveau et l’attirant contre elle.

Il était plus facile ainsi de l’embrasser dans le cou tout en continuant ses mouvements. Elle laissa ses mains se balader dans le dos musclé du demi-dieu, traçant quelques lignes du bout des ongles, tandis que ses dents s’attaquaient de nouveau à son lobe d’oreille, l’une des parties les plus érogènes, qu’elle ne quitta que pour reprendre son souffle, puis gagner sa bouche une nouvelle fois. Ses baisers, elle ne s’en passait déjà plus. Elle lâcha soudain sa main pour agripper sa nuque, plaquant son front contre son épaule, ne pouvant plus retenir un cri, submergée par un plaisir grandissant.

-Hay… murmura-t-elle en reprenant son souffle.

La jeune femme se rua sur ses lèvres pour les dévorer littéralement avant de les relâcher pour lui lancer un regard de braise, se mordant la lèvre inférieure. Tam commençait à être dépassée par le déferlement de sensations qu’elle ressentait. Elle retira une main de son dos pour prendre appui dessus, se penchant un peu en arrière pour laisser le fils de Mars reprendre le dessus.


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MessageSujet: Re: Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour Tam. (hay&tam, terminé)   Sam 25 Juin - 18:18

 
Un petit pas pour l'hommeUn grand pas pour Tam


♪ ♪ Wooh my love, my darling
I've hungered for your touch
A long, lonely time…♫ ♫

Les quelques notes de la chanson continuaient à se faire entendre à mesure que le fils de Mars déposait sur la peau satinée de sa belle, une ribambelle de baiser allant de la modération à la perte de raison totale. Il se fichait de tout à présent même du regard des autres et pour cause, d'une main il souleva la belle « ingénue » de l'autre il récupéra le téléphone pour continuer à rester dans l'ambiance. Tam, visiblement gênée, enfouis son visage dans le coup de son homme, pour que personne ne soit en mesure de la reconnaître, si par un malheureux hasard, les deux exhibitionnistes croisaient quelqu'un sur leur passage.  Le sourire aux lèvres, Hay pianota sur le clavier numérique.  « -Il faut être cinglé pour être à poil dans l'ascenseur ? » lança-t-il faussement septique. Confiant le fils de Mars n'avait rien entendu dans le couloir ou ailleurs. Ses sens n'ayant pas pour habitude de l'induire en erreur, il s'y fia aveuglément et puis si jamais ne quelqu'un croisait leur route, il se contentera d'en rire comme à présent. « -Je ne suis pas cinglé beauté, juste dingue de toi ! » dit-il en sortant de l'ascenseur pour reconduire sa belle jusqu'à l'appartement.

♪ ♪  Lonely rivers sigh
Wait for me, wait for me
I'll be coming home
Wait for me ♪ ♪

Il la déposa avec douceur sur le lit, se mit au-dessus d'elle et l'affubla de chaudes caresses tout en se laissant aller à quelques déclarations enflammées avant de perdre sa bouche sur le corps de sa moitié, un corps tout aussi chaud que le sien. Jamais ô grand jamais il n'avait connu autant d'ardeur. Lui qui d'ordinaire faisait impasse sur les préliminaires, arborait en présence de Tamara un tout autre visage. Soucieux de son désir à elle avant le sien, il prenait le temps de jouer de sa bouche, de ses mains, de son corps contre le sien sans jamais forcer les choses. Contrairement aux fois précédentes, il attendait d'y être invité, une invitation que Tam ne tarderait sûrement pas à lui offrir si l'on se fiait aux multiples exaltations que provoquaient les baisers du beau brun qui continuait à faire languir l'impétueuse avec cette bouche experte qui se perdait aux confins d'un corps paré de forme à damner les dieux. « - Même les belles statues peuvent se rhabiller, tu les coiffes sur le poteau. D'ailleurs je vais sûrement finir par devenir accro à ce corps si parfait... » dit-il en continuant de jouer les audacieux aventuriers.  Son corps nu frôla à nouveau celui de Tamara tout aussi dévêtu, ses lèvres chaudes retrouvèrent chaque parcelle de son cou. Langoureuse fut l'étreinte presque autant que les paroles de la chanson qui continuaientde défiler dans la chambre.

♫ ♫ Wooh my love, my darling
I've hungered, hungered for your touch
A long,lonely time ♫ ♫

Le sourire de Tamara, lui permit de troubler suffisamment l'homme de sa vie pour lui permettre de reprendre les rennes.  Ni lui ni elle n'avait l'habitude d'être dominé de la sorte, ce qui rendait l'échange on ne peut plus exaltant, car ni l'un ni l'autre ne semblait enclin à perdre la partie.  Hay fut cependant enclin à la faiblesse lorsqu'il posa son regard sur le corps de déesse qui se cambrait sur le sien à présent. Jamais il n'avait été habité par un tel désir, jamais de telles sensations n'avaient ébranlé le « dessous de la ceinture » Tam était parfaite, totalement parfaite. Son corps, ses formes, sa poitrine tout transpirait d'érotisme, le genre qui vous rend accro... « Il y a pire comme addiction et j'en sais quelque chose ! » pensa-t-il pour lui tout en laissant ses mains chaudes prendre délicatement les seins de sa compagne avant de glisser sur ses hanches afin de mieux la guider.  La belle indolente continuait à faire onduler son corps magique sur le pauvre Irlandais qui aurait pu hurler à la mort tant il était excité par ses mouvements sur son bas ventre. « -Ne t'arrêtes pas ! » trouva-t-il la force de murmurer avant qu'elle ne pose ses lèvres sur sa peau brûlante encline à une très grande excitation. Mais traître de plaisanterie, c'était à son tour de prendre le contrôle de la partie. Il tenta de lui capturer les poignets, essayant au passage de se redresser. « - Tu veux jouer !? » lança-t'il le regard chargé d'érotisme tandis que la mélodie continuait à faire son œuvre.

♪ ♪ And time goes by so slowly
And time can do so much
Are you still mine ♪ ♪

Tam se montra résistante, le sourire aux lèvres, elle empêcha son amant de reprendre le contrôle lui murmurant à l'oreille qu'Endurance était son second prénom. Passé cette révélation, elle se penchant un peu plus, appuyant sur le buste puissant du Marsien. Elle ondulait encore et encore taquinant la virilité de l'Irlandais qui n'avait de cesse de s'accroître. « -Si tu savais l'effet que tu me fais là ! » Leurs mains se lièrent ainsi que leur corps scintillant au vu de l'effort physique déployait. Il faisait donc chaud, très chaud dans cette chambre qu'ils partageaient à présent. Les mains du preux chevalier sans son armure, glissèrent le long des hanches de la belle princesse sans sa robe ( « sans rien du tout d'ailleurs et je ne vais pas m'en plaindre  ») Leur regard n'avait de cesse de se croiser, chacun pensait à l'autre et non à sa petite personne. Jamais encore Hay n'avait éprouvé parfaite symbiose avec une femme. D'ailleurs, jamais il ne leur avait laissé la possibilité de prendre le contrôle. Individualiste jusque dans sa sexualité, le fils de Mars ne pensait (jusqu'alors) qu'à son propre plaisir, se souciant très peu de l'avis des filles qu'il se faisait. Tam était différente, totalement différente. Il le ressentait dans chaque baiser, chaque caresse, chaque mouvement sur son corps. Elle était à lui et lui à elle. Son soleil, sa lune, le centre de sa vie. « Alors c'est ça aimer ? On se fiche de tout, seul compte cette personne que vous dévorez du regard ? Le temps n'a plus aucune ascendance sur vous et vous confère un goût d'éternité dans la bouche. Vous ne pensez qu'à elle, elle et encore elle. Vous avez son prénom graver dans les lèvres et son corps dans le cœur. Vous en connaissez chaque partie, chaque mouvement… »

♪ ♪I need your love
I I need your love
God speed your love to me ♪ ♪

La chanson venait d'atteindre son paroxysme alors que nos deux amants atteignaient ensemble l'orgasme, mais ça n'était pas fini de toute évidence. Les deux corps ruisselant se collèrent à nouveau l'un contre l'autre, décuplant les sensations et les gémissements. Les « je t'aime » se firent entendre à tout va, tandis que les positions changeaient. Hay fit jouait de son bassin. Lèvres contre lèvres, ils exultaient et ne se privaient plus de hurler tant le plaisir était puissant. « -Tam… ! » Un deuxième orgasme les assaillit, le Marsien reprit le contrôle et fit jouer son bassin avec dextérité pour offrir les derniers coups de reins de cette folle cavalcade érotique. Il retomba ensuite sur le dos, aux côtés de Tam. Son torse brillait, son cœur tambourinait. Il resta silencieux durant deux trois secondes, le temps de reprendre son souffle. « -Mon dieu ! J'ai…je n'ai jamais connu ça. C'était … *avala sa salive*wow ! Imagine-nous avec dix ans de moins. A l'arrière d'une voiture ou je ne sais où ! » Il se redressa et se mit sur le côté pour mieux la contempler. « - Endurance ? Si on a une fille un jour, promet-moi de ne pas lui donner ce prénom ? » Il se tue et éclata de rire avant de lui embrasser le bout du nez pour ensuite capturer ses lèvres et y glisser un « -Je t'aime ! »  

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MessageSujet: Re: Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour Tam. (hay&tam, terminé)   Lun 27 Juin - 14:16




Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour Tam
 


[03/07/2016]

L’irlandais n’était pas avare de compliments, et sa petite amie n’avait guère trop l’habitude de l’entendre s’épancher autant. Cela dit, ça faisait toujours plaisir à entendre. Certes, beaucoup d’hommes lui avaient fait des compliments sur son physique avantageux, tous ses amants l’avaient fait, mais lorsque cela venait d’Haytham, c’était particulier : elle l’aimait, alors ce qu’il disait comptait vraiment. Les paroles des autres n’avaient été que du vent. Les paroles du fils de Mars se gravaient toutes dans un petit coin de sa tête et de son cœur, elle n’en oublierait jamais aucun mot.

Peu encline à lui laisser le contrôle des opérations tout de suite, le colonel Badass mettait tout en œuvre pour rester au-dessus, et faire comprendre au capitaine Beau Gosse qu’il ne le regretterait pas, ce qui visiblement fonctionna vu qu’il en réclamait plus. La musique qu’il avait choisie conférait encore plus d’érotisme à l’ambiance déjà bien chaude de la pièce. L’effet qu’elle lui faisait ? Et lui, avait-il conscience de celui qu’il avait sur elle ? Elle était quasiment incandescente ! Tam n’avait jamais autant désiré un homme, elle-même se demandait d’ailleurs comment elle avait fait pour ne pas lui sauter dessus plus tôt. Il fallait dire que depuis leurs retrouvailles quelques mois auparavant, leurs vies avaient été quelque peu mouvementées. Cette soirée l’était un peu aussi, mais de manière Ô combien agréable. Ils étaient attentionnés l’un envers l’autre, chose que l’un comme l’autre n’avaient pour habitude d’être avec leurs partenaires. Etait-ce ce qui rendait cette étreinte si spéciale, si merveilleuse ? Assurément.
Quelque peu surprise par le déchainement de sensations qui l’envahit, Tam laissa le contrôle à Haytham, le cœur battant la chamade, chaque centimètre carré de son corps en proie à un plaisir inégalable et probablement inégalé. Non pas un, mais deux orgasmes, ce qui en soit était quand même assez exceptionnel. Le demi-dieu au-dessus d’elle, leurs mains entrelacées, la jeune femme resserrait ses doigts entre les siens, laissant l’exaltation du moment prendre possession d’elle, trahie par des cris et gémissements incontrôlables, tremblant presque tant la passion était grande.

Elle reprenait son souffle, bouche bée, le cœur tambourinant encore mais enclin à un retour à une rythmique normale, fixant le plafond, tandis qu’Hay, dont elle n’avait pas lâché la main, était allongé à côté d’elle. L’agent de terrain mit une bonne dizaine de secondes à retrouver ses esprits, encore légèrement engourdie, les larmes aux yeux, ne cessant de se demander ce qui venait de se passer. C’était tout simplement incroyable. Il n’y avait pas à dire, toutes les conneries des magazines n’étaient pas réellement des conneries : faire l’amour avec une personne que l’on aimait changeait considérablement les choses. Le fils de Mars semblait du même avis, au vu de sa réaction. Respirant profondément, elle l’écoutait dire combien ça avait été « waow ». Exactement ce qu’elle pensait.

-Mon dieu, Hay ! Qu’est-ce que tu m’as fait ? ... C’était fabuleux …

Un petit sourire satisfait se dessina sur ses lèvres avant qu’elle ne tourna la tête vers lui.

-Tu crois que ce sera comme ça à chaque fois ?

Elle le regarda se tourner vers elle, lâchant sa main, et fit de même, accoudée sur le lit, la tête posée sur la main. Elle réalisa d’ailleurs qu’ils étaient complètement en travers du matelas, à force de changer de position.

-Pas besoin d’imaginer, il y a dix ans j’étais déjà parfaite, dit-elle avec une prétention faussement exagérée. A l’arrière d’une voiture ? Si c’est ton fantasme, on met le mode décapotable de la mienne et on repart tout de suite ! lança-t-elle avec un sourire en coin.

L’idée de répondre à sa question précédente, de savoir si toutes les fois seraient aussi magistrales, lui traversa l’esprit.

-Au fait, oui, il faut être cinglé pour être à poil dans un ascenseur. Tu sais que parfois y a des caméras dissimulées à l’intérieur ?

Un petit sourire amusé sur les lèvres, elle s’imagina la tronche des mecs qui seraient éventuellement chargés de vérifier que tout se passe bien dans l’ascenseur via des caméras de surveillance, qui verrait alors ces deux-là nus comme des vers emprunter ledit ascenseur pour redescendre à leur appartement. Puis, le fils de Mars releva la petite blague sur « Endurance ».

-Tu rigoles ? N’y pense même pas, on serait les pires parents que la terre ait portés. Le meilleur service qu’on puisse rendre à un enfant, toi et moi, c’est de ne pas en faire ! lança-t-elle en riant à son tour. Et puis on est bien juste tous les deux, non ? demanda-t-elle d’une petite voix presque mielleuse.

C’est vrai quoi, un père étant resté lui-même bloqué à l’âge de douze ans, vouant sa vie à ses bonbons tels que des Pez ou des gâteaux comme les Oréos, qu’il mettait un point d’honneur à manger à la méthode des cinq-huit ans, ayant une nouvelle passion pour les jeux vidéo et les films cultes (merci Marvin Knight !), et une mère dont la sociabilité frôlait le zéro absolu, tout comme la patience avec autrui… Autant dire qu’un enfant issu de cette union aurait la vie dure, c’était à parier. Et puis, les amoureux venaient seulement de se retrouver, il était normal qu’ils aient envie de profiter l’un de l’autre sans être encombrés par les pleurs incessants d’un bébé qui aurait besoin d’attention à toute heure.
Tam ferma les yeux lorsque les lèvres de son « Penseur » se posèrent sur le bout de son nez, puis sur sa bouche pour un baiser tendre et langoureux qu’elle lui rendit avec amour, encore bercée par l’agréable souvenir de ce feu d’artifice qui venait d’avoir lieu.

-Je t’aime aussi. Je crois que je ne l’aurais jamais autant dit. Tu m’as vraiment transformée en guimauve, dit-elle en souriant. Le retour à la réalité va être difficile demain matin.

Eh oui, la simple idée de devoir retourner à son boulot, qu’elle commençait à exécrer, et donc ne pas voir Haytham de la journée, la déprimait un peu. Mais bon, il serait là le soir, c’était le point positif. Ils ne se quitteraient plus jamais. La vie serait belle, ils en profiteraient pleinement, rattrapant les vingt-sept années qui leur avaient fait défaut. Tous les plans et idées qu’ils avaient eus, comme faire le tour du monde par exemple…

-Eh, on se le fera, ce tour du monde dont on avait parlé ? Il faut que tu m’aides à améliorer mon français tout naze. Et puis j’aimerais bien que tu me montres ton pays d’origine. Il parait que les irlandais ont un accent affreux, j’ai envie de voir ça de plus près, d’autant que toi tu n’en as pas.

Elle lui caressa la joue avec tendresse, les yeux brillants d’amour.


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MessageSujet: Re: Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour Tam. (hay&tam, terminé)   Sam 9 Juil - 22:57

 
Un petit pas pour l'hommeUn grand pas pour Tam


Peu à peu, les dernières notes de cette douce mélodie se noyèrent dans le chaleureux silence qui berçait à présent le rythme de la chambre, de leur chambre. Les deux amoureux venaient de passer un cap dans leur relation en consentant à se livrer mutuellement l'un à l'autre, laissant ainsi parler leur corps avide d'amour, de tendresse, d'égard, de plaisir…L'Irlandais qui avait enfin décidé de déverrouiller ce cœur restait trop longtemps fermer à l'amour, ne regrettait nullement ce choix. Jamais encore il n'avait ressenti pareille légèreté, pareille insouciance. C'est un peu comme si ces quelques moments de tendresse avaient gommé les quelques sombres années de son existence. Comme s'il venait de pénétrer une machine à remonter le temps et qu'on lui avait, de ce fait, laissait la possibilité de modifier le cours du temps. Un changement de comportement, qui passait la porte de l'appartement, se faisait ressentir. Haytham délesté de la moindre appréhension, ne s'épanchait plus sur ce qu'il appelait lui-même « ses phases de cogitation ». Il se contentait de vivre l'instant présent et se fichait du reste, seul importait Tamara qu'il n'hésitait plus à couvrir de mille et un compliment. Elle avait surplombé toutes les autres et de loin. Jamais il n'avait connu autant de passion, autant d'ardeur, de tendresse. Jamais il n'avait regardé une femme de la sorte. Une évidence voilà ce qui qualifiait ce couple de l'interdit. Un demi-dieu, un agent du DCLEM, une histoire somme toute impossible sur le papier et qui malgré tout existe et qui de par son intensité pourrait même se targuer de rivaliser avec celle des amants de Vérone. Souhaitons-leur malgré tout une toute autre fin si possible.

Allongé sur le dos, les sens en alerte, notre demi-dieu parvenait à percevoir chaque battement émanant de la cage thoracique de Miss Lond. Croyez-le ou non, à cet instant très précis, leurs deux cœurs battaient à l'unisson continuant ainsi à mettre en exergue cette évidence, leur évidence. Hay referma sa main sur celle de Tam laissant ses doigts s'entremêlaient aux siens. « - C'est plutôt à moi de te retourner la question. Jamais je n'ai ressenti ça. J'ai le droit de dire que tu es une déesse du sexe ? Tant pis je le dis quand même ! Tu es une déesse du sexe ! Quant à ta seconde interrogation, à savoir si nos ébats seront aussi intenses à chaque fois, je pense que pour se faire, je vais devoir prendre un abonnement à la salle de gym pour suivre la cadence. » Les deux adultes qui se retrouvaient tels les ados qu'ils n'étaient plus, ne purent que constater, au vu de leur position sur le matelas, qu'effectivement le parcours fut on ne peut plus physique. D'ailleurs le lit en était tout défait, preuve que cela ne fut pas de tout repos. Hay en arrivait même à se demander si par chance l'appartement était insonorisé, une réflexion qu'il se retint malgré tout de partager avec la délicieuse Tam à qui il continuait de faire de l'œil tandis qu'elle usait d'une fausse prétention qu'il ne lui connaissait que trop bien. Sans attendre il se rapprocha d'elle, la déséquilibra pour se retrouver au-dessus « - Parfaite ? Tu en as épuisé plus d'un alors ? Tiens, j'en suis presque à plaindre tes amants, c'est grave docteur ? » Il se baissa pour capturer ses lèvres, la laissant profiter de cet instant d'inattention pour reprendre le dessus. « - Tigresse en plus ! Ajoutes l'ascenseur à la liste de nos fantasmes ! J'enlèverai toutes les caméras si tu veux ! Je suis très habilles de mes mains comme tu as pu le constater. Et oui je suis totalement cinglé, c'est ce qui fait mon charme Madame. Et toi, dis-moi donc quels sont tes fantasmes ! »

Le demi-dieu ne pouvait s'empêcher de sourire, puis de se laissait happer par le fou rire au vu de la tournure de la conversation. Rire à en avoir mal ventre certes, mais rire ivre d'un bonheur trop longtemps absent de sa vie. Il passa sa main dans ses beaux cheveux couleur ébène et la fit basculer à nouveau pour cette fois, la retenir captive dans ses bras. « -Comment ça les pires parents que la terre ait portés. Je fais de super pancakes une fois sur deux et puis je ne t'ai pas dit, mais j'avais prévu de monter une équipe de foot dans le meilleur des cas, dans le pire il me faut un héritier pour ma collection de rechargeur de pez. » Il la laissa se placer sur lui, continuant à lui sourire pour travestir la réalité. Les paroles de Tam, bien qu'empruntes d'une réalité qu'il préférait ignorer, l'avaient malgré tout légèrement ébranlés. « -Oui, tu as raison, on est bien tous les deux » répondit-il avec le plus de conviction possible histoire de ne pas la faire culpabiliser. « - Ne pense pas à demain alors ! Au pire du pire dis-toi que je serais à l'appartement quand tu rentreras et que je m'occuperai de toi. » Il l'embrassa dans le cou et commença à lui murmurer à l'oreille « -Je peux commencer par apprendre à cuisiner non ? Et puis remercions l'inventeur du téléphone portable, car nul doute que ce petit objet nous sera bien utile demain. Entre deux cafés, tu pourrais m'envoyer ta liste de fantasmes par exemple. Imagine la tronche de Marvin s'il venait à tomber dessus ? » Devant l'expression arborée par Tam, Hay ne put s'empêcher de rire aux éclats, d'autant plus que lui-même essayait d'imaginer la tête de Marvin si ce dernier tombait sur cette fameuse liste de fantasmes. Puis, pour alléger davantage ce moment déjà fort délicieux, la belle agent de terrain mit en lumière un vieux rêve qu'ils s'étaient promis de réaliser un jour et tout laissait à penser que ce jour approchait à grands pas. Un doux rêve agrémentait par l'envie de découvrir, pour Tam, la terre natale de son homme.

« - Bien sûr qu'on se le fera ce tour du monde ! C'est une promesse que je compte bien tenir. Je t'emmènerai au bout du monde. On ira se faire bronzer sur des plages paradisiaques en buvant quelques cocktails, sans alcool pour moi. Puis on ira en Inde assister à la Holi, la fête des couleurs. Et on prendra la route pour l'Italie afin de se délecter de leur sublime cuisine et de tous ces magnifiques constructions. Ensuite, on passera par la Grèce voir les quelques vestiges de mes très chers ancêtres. Puis, passage obligé par Paris, sous la tour Eiffel et sur les bateaux mouches. On finira notre périple par les landes verdoyantes de mon Irlande natale. On verra bien si on arrive à se faire comprendre. » Au contact de la main sur sa joue, il ferma les yeux pour savourer au mieux cette délicieuse caresse.

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MessageSujet: Re: Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour Tam. (hay&tam, terminé)   Dim 10 Juil - 17:11




Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour Tam
 


[03/07/2016]

Une chose était certaine, Tamara n’avait jamais été aussi bien. Elle se sentait légère, aimée, comme sur un nuage. Aimer peut transformer les gens. Cette phrase était ô combien vraie. Tam n’en avait peut-être pas encore pleinement conscience, mais elle n’était plus la même. Haytham la changeait, en mieux, il faisait d’elle une meilleure personne, tout simplement parce qu’il la rendait heureuse. C’était un peu comme si tout ce qu’elle avait souhaité depuis toujours se réalisait : sa mère était guérie, Hay lui avait déclaré sa flamme. Que rêver de mieux ?
Sur le côté, la belle agent de terrain observait son amoureux, sourire aux lèvres, amusée par ses compliments.

-Oui tu as le droit de le dire… je crois que je pourrais m’habituer à ce statut. Tu crois que je pourrais avoir un temple avec une statue géante à mon effigie ? Avec un panneau disant : « Prosternez-vous devant la grande et magnifique déesse du sexe, Tamara Lond, dont vous n’égalerez jamais les talents ».

Elle ne put s’empêcher de rire, imaginant la scène.

-Franchement, tu assures comme personne. Moi non plus je n’ai jamais ressenti ça avant, c’était juste… magique, incroyable. Et arrête avec ta fausse modestie, je sais très bien que tu n’as pas besoin d’un abonnement à une salle de gym pour tenir le rythme. C’est toi-même tout à l’heure qui l’a dit, je te signale. Et puis si ce n’est que ça, je me ferai un plaisir de t’entrainer.

Sans avoir eu le temps d’ajouter ou faire quoi que ce soit, la jeune femme se retrouva avec un demi-dieu au regard taquin au-dessus d’elle, ce qui la fit sourire.

-Mes amants ne se sont jamais plaints… je crois qu’ils n’ont pas osé. Est-ce grave de savoir que tu les plaints ? Ça dépend… Est-ce que tu te considères comme à plaindre ?

A son tour, elle se retrouva au-dessus, profitant d’un baiser volé pour le déséquilibrer.

-Attention à ta réponse, fils de Mars, dit-elle avec un sourire en coin. Et toi, tes conquêtes, tu les as mises sur les rotules ? Aaah non pas cette image…

Elle le regarda, se retenant de rire difficilement.

- L’ascenseur ? Vraiment ? OK, s’il n’y a que ça pour te faire plaisir, je suis partante. Mais pas de caméra, pas de miroirs, et on le bloque entre deux étages. Quant à tes mains… oh mon dieu tes mains, comme je les aime. Mais ça a toujours été toi mon gros fantasme. Non, j’avoue que je n’y ai pas réfléchi. Il faut que j’y pense sérieusement…

Tam se retrouva ensuite dans les bras de son « Penseur », riant aux éclats avec lui, et savourant cette douce proximité.

-Une équipe de foot, carrément ? Et tu comptais me demander mon avis avant ? Parce que, je te signale, monsieur « je suis accro à ce corps magnifique », qu’il ne restera pas magnifique très longtemps si je me transforme en poule pondeuse. Non seulement je deviendrai énorme, j’aurais plein de vergetures partout, mais en plus les femmes enceintes ont une libido plus importante. Comment tu comptes gérer ça, si là en temps normal tu envisages un entrainement intensif ?

Elle lui grimpa dessus à nouveau, lui lançant un regard félin tout en caressant son torse.

-Au pire, si dans quatre ou cinq ans tu n’as pas trouvé de digne héritier pour tes distributeurs de Pez, on peut adopter un petit chinois, je suis sure que mon collègue peut nous trouver ça, ajouta-t-elle avec un sourire amusé en pensant à Dewei. Et en attendant, on peut profiter de nous deux, juste nous deux.

Elle s’allongea doucement contre lui, plaçant sa tête dans son cou. Elle sentit ses lèvres embrasser le sien, ce qui la fit sourire en fermant les yeux. A cet instant, elle se dit que jamais elle ne pourrait s’en passer.

-Oh, tu apprendrais à cuisiner pour moi ? Comme c’est adorable. C’est une bonne initiative, parce que je crois que des pancakes réussis une fois sur deux, ça ne me suffira pas sur le long terme. Hum, une liste de fantasmes par SMS, quelle bonne idée… Je suis sure que les rapports que j’ai à écrire ou relire vont m’inspirer.

Là, lorsque le demi-dieu évoqua la tête de Marvin s’il tombait sur cette liste, Tamara écarquilla les yeux et ne put s’empêcher d’éclater de rire, prenant soin d’écarter son visage de l’oreille d’Haytham pour éviter de le rendre sourd.

-Oh non ! Déjà qu’il a du mal à parler sans bégayer devant moi, imagine ce que ce serait s’il tombait sur une liste pareille. Oh, dans la nature, genre, le coin paradisiaque qu’on avait trouvé au fin fond du domaine de mes parents, tu te souviens ? Ce serait super chouette de faire l’amour sous les arbres, là-bas, perdus dans la végétation, qu’est-ce que tu en penses ? On l’ajoute sur la liste ? Ascenseur, coin paumé au fond du jardin…

Un petit sourire rêveur se dessina sur ses lèvres. Cela faisait des lustres qu’elle n’était pas retournée à la Nouvelle-Orléans, elle se demandait quelle tête pouvait bien avoir le domaine, et la maison. Elle savait que la cuisinière et le jardinier son mari y étaient toujours, en guise de gardiens, grassement payés par monsieur Lond qui lui, continuait à sillonner le monde, surtout l’Asie, pour ses affaires.
Le sourire de Tam s’agrandit lorsque son bel irlandais détailla les escales de leur voyage fictif, mais, elle l’espérait, futur. Le programme lui paraissait parfait, en tout cas, c’était très alléchant.

-Il me tarde d’y être alors. Tu sais vendre du rêve toi. Tu aurais pu travailler dans une agence de voyage. Quant à l’Irlande, si on n’arrive pas à se faire comprendre, on craint vraiment. Au pire tu retrouveras l’accent de tes racines et puis ce sera moi qui ne te comprendrai plus après.

Elle avait posé sa main sur la joue de son demi-dieu, le regardant avec amour. Elle était si heureuse en cet instant, tout était parfait. Elle espérait que rien ne viendrait jamais ternir ce bonheur qu’elle commençait à peine à goûter, et qu’elle n’était pas prête à abandonner. Tam observa son homme fermer les yeux sous la caresse de sa main, ne pouvant s’empêcher d’avoir un sourire attendri.

-Est-ce que tu es fatigué ? Tu veux que je te laisse dormir un peu ?

L’agent de terrain avait l’habitude de ne quasiment pas dormir, ayant depuis presque deux ans un sommeil agité par des cauchemars qui la hantaient.

-Je vais récupérer nos affaires sur le toit, qu’est-ce que tu en penses ? Ce serait bête que nos fringues s’envolent… Sans parler de ton précieux distributeur de Pez… Ça me laissera le temps de méditer à une liste éventuelle et de vérifier la présence de caméras dans l’ascenseur.


Elle se redressa, lui adressant un clin d’œil.



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MessageSujet: Re: Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour Tam. (hay&tam, terminé)   Ven 15 Juil - 0:48

 
Un petit pas pour l'hommeUn grand pas pour Tam


Vous êtes-vous déjà assis pour réfléchir ? Avez-vous pris le temps, ne serait-ce qu'une petite minute, pour retracer le cours de votre existence ? Essayez, de voir votre vie dans sa globalité pour en faire la synthèse ? Non ! Moi si et il m'aura fallu plus de quarante ans pour en prendre l'initiative. Ne vous fourvoyez pas, je ne suis pas malade, mon temps (je crois) n'est pas compté, je vais bien, même très bien, mais c'est un état que je n'avais, jusqu'alors jamais connu. Je m'étais malgré tout contenter de quelques ersatz de bonheur, des substituts, des espèces d'effets placebo qui vous permettent de sortir la tête de l'eau de temps à autre. Mais jamais jusqu'alors je n'avais goûté au vrai bonheur. Celui qui chasse toutes formes de noirceur dans votre arme. Celui qui nettoie votre cœur. Celui qui répare votre âme et vous rend plus fort. Celui qui vous laisse entrevoir au lever, une merveilleuse journée, même si dehors, il pleut comme vache qui pisse. Le bonheur, le vrai, celui qui efface presque toutes vos ratures, laissant ainsi entrevoir votre plus belle écriture. Ah, je pourrais en bouffer tous les jours des parts de bonheur tant je me délecte de son goût, je pourrais même en devenir accro et me revendiquer sans peur « bonheurophile » ou alors « Tamaraphile » car si je suis accro au bonheur, je le suis tout autant de cette femme avec laquelle je partage un dressing et ma vie par extension. Je la connais depuis toujours (enfin presque). Je l'ai vu grandir, nous avons partagé la plus belle des amitiés, qui cachait en fait un amour aussi indicible qu'impossible. Oui, j'ai menti à plusieurs reprises. À cette époque, que les plus jeunes nommeront affectueusement (je l'espère) époque des dinosaures (pas d'internet, pas de téléphones portables, pas de réseaux sociaux), je regardais les filles à moitié attentif, à l'inverse de mes camarades qui enchaînaient les trophées sportifs et féminins. Ma tête et mon cœur étaient ailleurs, un ailleurs que je n'ai assumé qu'à bonne distance. Tamara, encore et toujours. Âgée de 12 ans à l'époque, mais d'une maturité à toute épreuve, j'exagère à peine en rétorquant qu'elle était bien plus mature que moi. J'ai commencé à comprendre à cette époque, que mon âme et mon cœur étaient verrouillés et c'est bien plus tard, que je découvrirais que Tam possédait la clé pour me délivrer de tout ça.

Nous étions deux enfants, des enfants qui ont grandi et moi, l'adolescent, j'étais amoureux de l'enfant. Est-ce que je regrette le temps perdu ? Je serais tenté de dire oui, mais en réalité et pour être en accord avec moi-même, je répondrais « non ». Le temps a attisé les rancœurs certes, mais il a aussi fortifié à notre insu l'amour, exacerbé nos passions. Nous nous sommes trop mal quittés, pour mieux nous retrouver. Je me sens bien, tellement bien si vous saviez. J'ai l'impression d'être totalement accompli, d'avoir déverrouillé le cadenas qui entravait mon cœur et mon âme. Je respire enfin et je n'ai plus à me contenter d'un placebo de bonheur. Et bon sang que je l'aime cette femme, comme je n'ai jamais aimé qui plus est. Je l'aime à tel point que je pourrais prétendre adorer ce qu'elle écoute, la laisser manger le dernier oréo, la laisser chanter sous la douche même si elle chante faux. Je l'aime au point de le lui dire chaque jour sans avoir peur de trouver ça ridicule. Je l'aime et jamais je ne me languirais de le lui dire. Cette femme peut se targuer d'avoir réussi l'impossible, elle m'a rendu meilleur, elle a extirpé l'abruti qui me faisait faire tout un tas de conneries et lui a foutu un bon coup de pied au derrière pour que jamais plus il ne revienne. J'ai beau être un demi-dieu et de ce fait être pourvu de « quelques pouvoirs » avec elle, je me sens encore plus fort. Je ne crains rien quand elle est près de moi, je ne vois que le positif. Bon, je le confesse, nos deux caractères volcaniques et semblables, ne facilitent pas la tâche, mais je sais, j'en ai l'intime conviction, que quoiqu'il arrive, je reviendrais.J'ai trouvé mon chez-moi, ça serait con de lui claquer la porte au nez. Malgré tout, à présent « un petit quelque chose » me trouble. Un, quelque chose, qui depuis l'entrée de Maisie dans ma vie, ne fait que s'accroître dans ma tête et dans mon cœur, la paternité.

Les deux amants commençaient à se remettre peu à peu de leur « formidable » performance. Le cœur exultant et les corps encore soumis à quelques tremblements, Haytham et Tamara tâchaient de reprendre leur souffle se congratulant de quelques compliments. Ils venaient de vivre leur toute première nuit d'amour, bien que la nuit ne soit pas encore terminée. Un moment spécial et pourtant tant attendu par les deux amoureux qui venaient en plus du déménagement, de franchir une autre étape dans leur relation. Juste au-dessus d'elle, en équilibre sur ses bras, Hay faisait face avec l'humour qui le caractérisait tant. « - J'ai fait exprès de me rabaisser pour t'entendre dire que j'assure comme personne. J'adore t'entendre me faire des compliments, mais ce que j'aime encore plus c'est le simple fait de savoir que j'ai coach personnelle aussi sexy. » Tamara renversa la vapeur et reprit le contrôle, comme s'il ne pouvait en être autrement. Indomptable à souhait, elle continuait malgré tout à fasciner le beau brun ténébreux. « -Je ne suis pas à plaindre, loin de là. Avec toi, je ne suis pas prêt de me laisser aller et pour répondre à ta question, car même si tu viens à rétorquer le contraire, je sais que tu veux une réponse. Mon record personnel se situe aux alentours de cinq minutes. Je n'avais jusqu'alors jamais pris le temps, c'était expédié et avant que le jour ne se lève, je mettais les voiles. Et puis franchement, elles n'étaient pas aussi bonnes… Au lit que toi. Non, j'ai vraiment dit ça ? Quel goujat je suis. Il va falloir que je me rattrape après une telle connerie. D'où la rédaction de cette fameuse liste. Et laisse-moi te dire que là, en te voyant aussi dévêtue, je me permets de te placer au sommet de la liste des fantasmes. Rien que d'y penser, j'en ai des crampes dans le bas-ventre » Il se tue quelques secondes, faisant mine d'être sérieux puis il éclata de rire tout en profitant de cette accalmie pour désarçonner la belle et la prendre dans ses bras.

Puis l'envie de paternité refit son apparition cachée sous le ton de la boutade pour ne pas ébranler davantage Tam qui semblait avoir déjà pris sa décision quant à cette éventualité. Légèrement touché, Hay faisait de son mieux pour ne rien laisser paraître, ça n'était pas le moment, pas après avoir vécu une si douce parenthèse. Alors, il fit ce qu'il savait faire de mieux, ironiser. « - Bah oui une équipe de foot, ça peut servir. Et puis laisse-moi te dire que oui, je le confesse, je suis accro à ce corps magnifique, mais qu'avant toute autre chose, je suis accro à toi et à toi seule. Le corps, ça passe en deuxième ou alors troisième histoire de ne pas trop tiré sur la superficialité. Et puis tu me vends du rêve « la libido importante. » Passé sa réplique, la brune incendiaire se défit de l'étreinte de son homme des cavernes et lui grimpa dessus attisant son regard et son désir en lui caressant le torse. « - On peut commencer par adopter un petit chien non ? C'est presque pareil, ça hurle, ça fait pipi et caca n'importe où et c'est mignon quand même ! Ou alors un chat ! » Puis la belle s'allongea contre son homme plaçant sa tête dans son cou, tandis que le beau Hay, toujours avide de plaisanterie, lui caressait le haut de l'épaule en y dessinant quelques cercles invisibles. « - Alors j'apprenais à lire des recettes sur Google pour commencer, puis lorsque je me sentirais en confiance je sortirais la poêle. Il faut y aller doucement, tu vois ? Genre ne pas griller les étapes. Et quand je serais prêt, je te ferais ou les meilleurs pancakes que tu n'aies jamais mangé, ou les pires. Il n'y aura pas de demi-mesure. Si je me loupe, je te laisserai me tromper avec un chef étoilé. Et si je réussis, on pourra s'envoyer en l'air dans la cuisine pour fêter ça. Tiens à mettre sur la liste, s'envoyer en l'air dans la cuisine ajoutons d'un restaurant pour que ça soit plus original. » Ils éclatèrent de rire une fois encore, décidément Hay n'en loupait pas une. « - Au pire tu tapes fantasmes originaux sur Google. Au mieux, tu as des idées sur des forums, aux pires, tu tombes sur un site porno. J'imagine bien la tronche de tes collègues. Et encore une fois, c'est le visage de Marvin qui me revient, décidément ! » Tam éclata de rire « -Bon je me tais, sinon ta vessie ne va pas me dire merci, nos draps non plus ! »

La liste était à présent au centre de toutes les conversations et comme si le sujet avait une réelle importance, les deux protagonistes méditaient conjointement pour alimenter la discussion. « - Ah oui tu es du genre, dans la nature toi ? Attends, tu parles de là où il avait les immenses arbres, certainement centenaires, avec un petit lac pas loin ? Je me souviens quand on allait là-bas les soirs d'été pour mieux voir les lucioles. Et puis le bruit des grillons qui venait s'ajouter à ça. Je serais ravi de te faire l'amour là-bas. Donc ça laisserait présager qu'on retourne à la Nouvelle-Orléans, ce qui voudrait dire que nous serions forcés de prendre l'avion. Tu vois où je veux en venir ? Bon, je sais, c'est cliché, mais avoue que l'ajouter sur la liste, c'est tentant ? Non mais plus sérieusement, tu sais que j'y pense souvent, de retourner là-bas. J'y pense encore plus depuis qu'on est ensemble. Ça serait une belle façon de boucler la boucle et puis il va bien falloir, qu'on le dise à ta mère pour nous et à ton père par extension. Quant au reste, c'est une évidence, on doit le faire ce tour du monde et de ce fait, je dois continuer à te vendre du rêve. Bon pour l'accent, tu m'excuseras, mais je ne peux m'y résoudre au risque de perdre de mon sex-appeal. » La belle lui caressa la joue, ivre de bonheur et sensible à cette douce caresse le demi-dieu ferma les yeux. « -Hum non je ne suis pas fatigué, j'aime juste sentir ta main sur mon visage. C'est tellement agréable que je préfère fermer les yeux pour mieux en profiter. » Elle lui fit savoir, sûrement pour dévier un sujet embarrassant qu'elle allait récupérer leurs affaires sur le toit, prétendant au passage méditer sur la fameuse liste de fantasme qu'ils avaient décidé de réaliser. Mais à son tour le Marsien se leva pour se placer devant la belle brune et lui barra le passage. « -Non hors de question femme. Moi être homme et moi être galant. Vas te recoucher, je me charge de récupérer nos affaires. Aller au lit ! » Il alla même jusqu'à la soulever afin de la reconduire dans le lit « conjugal » puis se dirigea vers le placard d'où il récupéra un bas de jogging qu'il enfila à la hâte. «-Je reviens, j'en ai pour cinq minutes grand max. À toute déesse du sexe ! » A son tour, il lui offrit un clin d'œil, puis ne lui laissant pas d'autre alternative, il quitta la chambre pour regagner le couloir et l'ascenseur qui le conduisit jusqu'au toit. Il récupéra d'abord son précieux distributeur de Pez, puis se pencha pour ramasser un à un les vêtements qui traînaient un peu partout sur la terrasse improvisée. Ensuite, il retrouva l'ascenseur, le couloir et l'appartement qu'il prit soin de fermer de l'intérieur. Il se délecta de la fraîcheur du sol sous ses pieds nus et sans attendre, il retrouva la chambre « -Voilà voilà missions accomplit personne n'a rien vu. » Il posa le tout sur le petit fauteuil style baroque qui se trouvait près de l'imposant miroir et regagna sans attendre le lit. Il laissa sa petite amie prendre place et l'entoura de ses bras, qu'il voulaient rassurants cette fois. « - Je suis là maintenant et je n'ai pas l'intention de m'en aller. Alors s'il le faut, je veillerai toute la nuit pour que tu trouves enfin le sommeil. Aller ferme les yeux, prends une grande inspiration. Tu te souviens de la berceuse que chantait ma mère ? » Il la serra un peu plus contre lui et commença et chantonner le premier couplet d' Irish Lulluby, une berceuse irlandaise.


Over in Killarney
Many years ago,
Me Mither sang a song to me
In tones so sweet and low.
Just a simple little ditty,
In her good ould Irish way,
And l'd give the world if she could sing
That song to me this day.


« - Prête pour le refrain ? »

Too-ra-loo-ra-loo-ral, Too-ra-loo-ra-li,
Too-ra-loo-ra-loo-ral, hush now, don't you cry!
Too-ra-loo-ra-loo-ral, Too-ra-loo-ra-li,
Too-ra-loo-ra-loo-ral, that's an Irish lullaby


Il continua à lui chantonner la berceuse jusqu'à ce qu'il soit sûr qu'elle se soit endormit puis il s'approcha de son oreille et y murmura un délicieux « je t'aime » puis il releva la couverture pour la couvrir un peu plus et se fut à son tour de se préparer pour regagner le royaume de Morphée.

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Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous pourquoi ils ne le deviennent pas. Devant tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant... Demandez-vous ce qui fait qu’on tienne le coup
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MessageSujet: Re: Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour Tam. (hay&tam, terminé)   Dim 17 Juil - 0:21




Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour Tam
 


[03/07/2016]

Quand on n’a pas l’habitude, qu’on a verrouillé son cœur aussi longtemps, aimer, ça fait peur. Le dire, ça fait peur. Mais aimer et prononcer ces trois petits mots magiques, aussi effrayant que cela puisse paraitre, ça fait du bien. Un bien fou, même ! Quand elle y réfléchissait, Tam se disait que son histoire avec Haytham était digne d’un roman. Combien de chances y avait-il pour que passé vingt-sept ans de séparation, ils se soient retrouvés, et que toutes les rancoeurs soient abandonnées au profit de sentiments bien plus doux et agréables.
Une autre chose était agréable, c’était ce corps à corps qui venait de prendre fin et qui avait laissé les deux amants béats quelques secondes, et transits d’amour. Tamara n’avait jamais connu autant de passion, et d’après ses dires, l’irlandais non plus.

-Allons, tu n’as pas besoin de te rabaisser pour que je te fasse des compliments, si ? Tu vas me faire passer pour la fille qui est super méchante avec l’homme de sa vie. Je suis pas comme ça, pas vrai ? Et puis, être ta coach sexy, ça me plairait !

Alors qu’elle était à nouveau sur lui, un sourire en coin sur les lèvres, ce dit sourire s’estompa rapidement face à une mine étonnée, des yeux ronds et la bouche entrouverte, ne croyant pas ce qu’elle entendait.

-Attends attends attends, tu peux me répéter ça ? CINQ MINUTES ? Et t’appelles ça un record toi ? Waow j’en reviens pas, cinq minutes, mais c’est CRIMINEL ! Tu mérites la taule pour ça ! Un type aussi canon et aussi sexy, cinq minutes ?!


Complètement abasourdie par ce qu’elle venait d’entendre, elle se laissa renverser pour se retrouver de nouveau en dessous, sous le rire de son beau « Penseur ».

-Ouais ouais, raccroche-toi au fait que je sois une déesse du sexe pour te dédouaner de tes méfaits. Cinq minutes ! Bordel Hay, j’en suis à plaindre tes pauvres conquêtes qui devaient s’attendre à un truc de malade et qui se sont retrouvées avec CINQ PAUVRES MINUTES ! Franchement, si un mec m’avait fait ce coup-là, et crois-moi, ce n’est jamais arrivé, il ne serait plus de ce monde pour en parler.

Bien entendu, elle ne put se retenir de rire plus longtemps et éclata de rire à son tour, en continuant de marmonner des « cinq minutes », se demandant si elle devait réellement y croire. Sans vraiment qu’elle s’y attende, un autre sujet, plus délicat, arriva sur la tapis. Celui d’avoir des enfants. A la vérité, Tam n’y avait jamais pensé, et pour cause, elle ne pensait pas se caser sérieusement un jour. Elle s’imaginait vouer sa vie à son travail qu’elle pensait réellement honorable, et probablement mourir en mission un jour. Déjà, lorsqu’Haytham lui avait annoncé qu’il était père d’une jeune femme de vingt-cinq ans, elle avait cru faire une attaque, d’autant que cette demoiselle en question s’avéra être Maisie, une collègue de travail. Vraiment, la surprise avait été de taille, et pas forcément bonne. A présent, les deux jeunes femmes s’entendaient à merveille, mais sur le coup ça avait été un choc, sans doute pour l’une comme pour l’autre, d’autant que lors du premier jour de l’agent Cooper, la petite amie du demi-dieu s’était vraiment demandé ce qu’elle foutait au DLCEM.

Contrairement à l’agent de terrain, le fils de Mars ne semblait pas avoir totalement écarté l’hypothèse de la vie de famille avec les gamins qui courent partout de sa tête. Tam essaya d’avancer des arguments pour lui démontrer que ce n’était pas une bonne idée, comme le fait qu’il ne verrait plus ce corps sculptural dont il semblait si friand, ou une libido démesurée, il semblait malgré tout enclin à dire que ça ne le décourageait pas.

-Ah oui, ça vend du rêve ? Attends, j’ai entendu des collègues de boulot discuter, et l’un d’eux disait qu’il refusait toutes les missions de terrain parce que sa femme enceinte l’épuisait trop au pieu. Ce à quoi bien sûr un autre collègue a répliqué qu’il avait de la chance et qu’il ne devrait pas se plaindre, et quand il lui a dit que c’était plusieurs fois par jour, tous les jours, et qu’une fois ils étaient montés à dix fois, et qu’une fois il avait dû dormir tout seul à l’hôtel pour tenter de se reposer, l’autre collègue s’est finalement dit qu’il n’avait pas autant de chance que ça. Dix fois par jour, tous les jours, tu crois que tu pourrais assumer ? T’es déjà mort là !

Si après ça il trouvait toujours l’idée cool, le désespoir l’assaillirait, c’est sûr ! N’empêche que cette histoire l’avait bien fait rire sur le coup. Déjà,  elle s’était demandé comment ce type avait fait pour avoir une vie de famille avec le job qu’il avait. Cela impliquait de mentir sans arrêt à son épouse. Quand ils arrivaient au DLCEM, on prévenait les agents qu’avoir une vie familiale était compliquée, et que quoi qu’il arrive, ils devaient garder le secret.
Elle s’était remise sur son demi-dieu adoré, caressant son torse et le regardant avec passion, lui proposant une autre alternative pour gagner du temps, celle d’attendre un peu et d’éventuellement adopter. Lui proposa d’adopter… un animal.

-Sérieux ? Dans un appartement ? On a qu’à récupérer un chat du chaudron de la vieille voisine de la Nouvelle-Orléans. JE TE JURE que cette femme faisait des ragouts de chats, j’en suis sure !

Elle eut un petit rire amusé, elle aussi faisait diversion avec une touche d’humour qui lui était propre. Puis elle se blottit contre cet homme qu’elle aimait tant. Elle sourit en le sentant faire des dessins invisibles sur son épaule et commença à faire de même, dessinant des cœurs. Elle se dit alors que la guimauvitude n’avait plus de limite, et ça la fit sourire d’avantage. Elle l’écouta ensuite établir son plan d’attaque pour apprendre à ne pas rater les pancakes.

-Oui, en gros je suis destinée à crever la dalle, c’est ça ? Pour ce qui est de te tromper avec un chef étoilé, je ne sais pas trop, tu crois qu’il en existe d’aussi canon que toi ? Et puis maintenant que tu m’as fait peur avec tes cinq minutes, je suis méfiante. Au pire, je peux faire semblant de te tromper avec toi-même, tu enfiles une blouse et une toque de chef étoilé, j’y verrai que du feu, je t’assure !

La petite brune éclata à nouveau de rire en l’entendant ajouter la cuisine d’un restaurant sur la liste des fantasmes. Décidément, il n’en loupait pas une.

-T’es complètement dingue… mais j’aime bien l’idée. Par contre tu vérifieras que les plaques sont éteintes, y a pas moyen que je me crame les fesses pour que tu puisses dire que tu t’es envoyé en l’air dans la cuisine d’un resto.

Bien sûr, le fils de Mars ne put s’empêcher d’imaginer encore la tronche de Marvin s’il tombait sur l’éventuel historique de recherches informatiques de Tamara, en quête de nouveaux fantasmes à accomplir, surtout si par malheur elle tombait sur un site porno. Et bien entendu, cette idée la fit de nouveau éclater de rire.

-Le pauvre, Marvin a les oreilles qui sifflent ce soir. Tu lui en veux à ton ex voisin ou quoi ?

Puis, le retour de la liste des fantasmes. Hay avait déjà trouvé quelques idées, comme la voiture ou la cuisine (d’un resto parce que c’est plus fun). Tam proposa sur super coin secret où la végétation ressemblait plus à une jungle qu’un jardin.

-Je sais pas si c’est mon genre, j’ai jamais essayé, mais ça pourrait être fun. Oui le lac, où tu me faisais croire qu’il y avait des alligators pour pas que j’y aille seule. Et moi, je gobais tout ce que tu disais. Et oui, il faudra bien y retourner, maman va y habiter de nouveau maintenant qu’elle est de nouveau elle-même. Madame Lignac sera tellement contente. Oh dans l’avion, avec les trous d’air et tout, on va faire des acrobaties ! Prévois des casques, mon amour.

Elle lui sourit avec tendresse. Le simple fait d’évoquer un retour dans cette maison qui les avait vus grandir la faisait sourire avec nostalgie et à la fois avec une envie irrépressible d’y retourner. Elle avait vécu les plus belles et heureuses années de sa vie, là-bas.

-C’est évident qu’il faut qu’on y retourne… Et qu’on le dise à ma mère. Je suis sure qu’elle sera heureuse au possible. Et les Lignac aussi. Oooh on aura de la vraie bonne cuisine française ! T’imagines même pas comme ça me manque tout ça ! Tu se souviens quand elle faisait des pains au chocolat maison pour nos petits déjeuners ? Je n’en ai jamais trouvé d’aussi bons ailleurs. Et pour mon père, je crois que je le préviendrai par téléphone, parce que si on attend qu’il revienne, on n’est pas sortis de l’auberge.

Et puis, ils panifièrent également ce fameux tour du monde dont ils avaient tant parlé étant enfant. Ce projet-là, c’était vraiment quelque chose qu’elle avait envie de faire avec lui.
Alors qu’elle proposa de retourner sur le toit chercher leurs affaires, un marsien réfractaire lui barra la route, lui parlant une langue d’australopithèque, lui faisant comprendre qu’il était hors de question pour elle de quitter la chambre. Il alla même jusqu’à la remettre dans le lit. Bouche bée et amusée devant une telle initiative, elle ne put qu’obtempérer en souriant.

-Bon… ok… Ouais cinq minutes, c’est ton timing préféré, je sais ! A tout de suite. Lança-t-elle avec à son tour un clin d’œil.

Alors qu’il quittait leur chambre, elle tira sur les draps pour les lisser et tout remettre bien comme il faut, puis attendit sagement le retour du demi-dieu, qui en effet, ne mit pas longtemps à revenir. Il s’installa et la jolie brune vint se blottir contre lui, posant sa tête sur son épaule et savourant la douce étreinte des bras de son homme. Il était si prévenant, il entreprit même de lui chanter la berceuse que sa mère lui chantait pour l’endormir, et que surement elle lui avait chantée aussi lorsqu’il était plus petit. Il s’en souvenait encore, et il la chantait pour elle. Elle trouva cette attention si charmante, un sourire nostalgique se dessina alors qu’elle fermait les yeux. Les images de leur enfance revinrent, et finalement, contre toute attente, le sommeil vint à la gagner, entendant de très très loin la déclaration murmurée d’Haytham.

[04/07/16]

N’ayant pas aussi bien dormi depuis longtemps, et autant d’heures d’affilée, Tam fut surprise en voyant l’heure. Le réveil indiquait 6h43. Il sonnerait d’ici deux minutes, aussi, l’agent de terrain s’empressa de l’arrêter avant, espérant qu’Hay ne se réveille pas. Il était tôt, et autant qu’il se repose après l’épuisante journée de la veille. Elle se leva aussi délicatement que possible, attrapa dans le dressing une tenue, puis quitta la chambre. Elle posa ses vêtements dans la salle de bains, alla dans la cuisine enclencher la cafetière et alla prendre un douche avant de s’habiller. Puis, sa traditionnelle tasse de café du matin,  la plus indispensable pour un bon réveil. Elle attrapa une feuille de papier et laissa un petit mot à son homme.

« Je sais, ce n’est pas aussi excitant qu’une liste de fantasmes, mais je te souhaite une bonne journée. Je t’aime.
PS : fais gaffe si tu loupes les pancakes ! »

Elle lui dessina un petit cœur histoire de lui rappeler toutes les histoires de guimauveries de la veille, sourit de sa bêtise et avala sa dernière gorgée de café. Un dernier saut dans la salle de bain pour le brossage de dents et un peu de maquillage, et elle partit pour le travail.

Une fois arrivée au travail, elle salua Marvin, ne pouvant réprimer un sourire en repensant à la discussion à laquelle son nom fut mêlé. Avant qu’il ne puisse demander une quelconque explication, elle entra dans son bureau et referma la porte. Il y avait tout un tas de choses à faire, étant donné qu’elle s’était absentée pour la petite quête personnelle visant à délivrer sa mère de la soit-disant démence diagnostiquée bien des années auparavant. Après une heure de travail, elle retira ses lunettes et souffla en les posant sur son bureau. Haytham lui manquait. Etait-il réveillé ? L’agent de terrain attrapa son téléphone portable et un sourire en coin se dessina sur ses lèvres. Elle afficha la conversation avec l’irlandais et commença à taper un SMS.

« Bonjour petite marmotte. Bien dormi ? Dis, je pensais à un truc à ajouter sur la liste. Tu vas me prendre pour une exhib qui adore la nature, mais une plage, ça te dirait pas ? A tester quand on fera notre tour du monde. Et dans une piscine tiens ! Je crois qu’on en est à trois chacun là, non ? Voiture, avion (c’est ton délire les transports ou quoi ?), cuisine (de restau) (t’as quelque chose contre la nôtre ?), jardin, plage, piscine… C’est pas mal non ? »

Toujours souriante, elle appuya sur la touche « envoyer », puis décida d’aller se prendre un café à la machine. Après tout, qu’était une matinée au travail sans un bon café ?


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MessageSujet: Re: Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour Tam. (hay&tam, terminé)   Mer 20 Juil - 0:11

 
Un petit pas pour l'hommeUn grand pas pour Tam


Les rêves ! On en fait beaucoup lorsque nous sommes enfants. C'est une période propice à cela, d'autant plus, qu'encore parés de naïveté, on ne doute pas de les voir un jour se réaliser. Alors, tout est possible, devenir astronaute n'est qu'une formalité, être un super agent secret que toutes les agences mondiales s'arrachent, une voie d'avenir et faire un tour du monde, une évidence. Tamara et Haytham, encore des enfants, allongeaient dans les herbes hautes, les yeux rivés sur le ciel bleu qui par ces quelques volutes blanches, laissaient imaginer le passage récurrent de quelques avions, rêvaient à tout-va. « -A quoi tu rêves ? » avait alors demandé l'adolescent à la fillette qui semblait hypnotisée par les nuages. Pour attirer toute son attention et parce qu'il n'avait pas encore de réponse à sa question, le Penseur frappa à nouveau. « - La forme des nuages, c'est une illusion d'optique. On appelle ça une paréidolie. En fait, on associe un stimulus visuel informe et ambigu à un élément clair et identifiable. À ajouter dans les trucs qui servent à rien. » Puis à son tour, il regarda à nouveau le ciel, les bras derrière la tête, enclin à la rêverie. Tamara lui répondit quelques secondes plus tard, qu'elle rêvait de voyage et que comme son père, elle aimerait faire le tour du monde. « -On le fera, je te le promet ! » s'était empressé de répondre le demi-dieu en quittant des yeux l'imposant nuage à la forme d'éléphant. Il croyait très fort, presque autant que la promesse qu'il avait fait à sa mère, trop fort pour ne pas voir la réalité et la fatalité obscurcir son horizon.


Enlacé l'un dans l'autre, le corps et le cœur au repos, les deux amants se laissaient aller à la formulation de quelques rêves, rectifications, de quelques fantasmes. Voyant que le sujet « parentalité » semblait déplaire à Tam, Hay avait jugé bon d'orienter la conversation vers un autre sujet moins polémique…quoique « -Bah quoi, notre appartement est assez grand pour accueillir une bestiole à quatre pattes non ? Pour ce qui est de la vieille sorcière, il faudrait que l'on reprenne l'enquête agent Lond ! Là nous en sommes au point mort. Tu te souviens quand on a débarqué chez elle à Halloween. Tu étais déguisée en chat et moi en chaudron. Je me souviens encore de l'expression de son visage quand on lui a expliqué. On aurait dit un poisson rouge mort dans un bocal. » Aussitôt, il se mit à imiter un poisson rouge dans un bocal à la grande joie de sa petite amie qui riait encore de ses bêtises. Et il les enchaînait comme des perles. Jamais encore il n'avait fait autant dit de bêtises en aussi peu de temps. Lui qui d'ordinaire se voulait taciturne et peu adepte de la sociabilité sauf avec les quelques rares personnes faisant partie de son cercle très restreint « de connaissances » Puis il cessa de rire et regarda la jeune femme droit dans les yeux, conférant un peu de sérieux au moment « - Avec toi, j'oublierai les cinq minutes de goujaterie dont j'ai fait preuve avec de « nombreuses » nanas » Mais incapable de rester sérieux plus d'une minute il reprit de plus belle « - Le jeu de rôle c'est pas mal aussi non ? On pourrait tenter le combo avec la cuisine. Je me vois bien enfiler l'uniforme de grand chef étoilé et te faire un repas que j'aurais au préalable commander histoire de t'éviter les mauvaises surprises. Puis l'air de rien, quand il n'y a plus personne, on s'enferme dans la cuisine et on fait buller le champagne. » Il releva un sourcil, l'allusion était à peine voiler, mais ne tombait pas dans le graveleux. Hay savait jouer avec les mots et malgré son caractère de rustre irlandais, ne tombait jamais dans la vulgarité. Tamara charmée et amusée ne pouvait réprimer le fou rire à venir, se demandant même si son mec n'était pas dingue, sans pour autant dénigrer totalement l'idée de la cuisine. « -Je protégerai tes magnifiques fesses en personnes s'il le faut. Le corps à corps c'est mon truc » Il s'approcha et tenta de lui voler un baiser.

Puis revint le temps des doux rêves toujours agrémentés de la « petite » liste de fantasmes. La nostalgie se mêla à l'humour lorsque la Nouvelle Orléans s'immisça dans la conversation. Ses paysages, son atmosphère, ses couleurs, les quelques nombreux doux souvenirs émanant de cette période ne pouvaient qu'inciter Hay à entrevoir un retour, même temporaire. Bien qu'étant né ailleurs, il n'y a que là-bas qu'il s'était senti chez lui. « - Alligators ? Ce n'était pas des crocodiles ? Quoique tu n'as peut-être pas tort. Si je voulais te faire flipper il me semblait plus logique de parler d'alligators, ils sont proportionnellement plus gros. Je m'inquiétais pour toi tu sais et je n'ai rien trouvé de mieux que le coup des alligators pour refroidir tes ardeurs d'aventurière. Pas sûr que cela fonctionne toujours maintenant ! Comment va ta mère à ce propos ? Tu l'as appelé récemment ? Elle reprend ses marques, ça n'est pas trop difficile ? » Madame Lond était et demeurait aux yeux d'Haytham une figure maternelle et à ce titre il osait posé ces questions non pas par politesse mais bel et bien pour amoindrir son inquiétude. « -J'ai hâte de la revoir et de revoir Madame Lignac aussi, mon estomac surtout. Je salive déjà rien que de penser à ses petits pains au chocolat, mais plus encore ses tartes maisons. Et son crumble aux fruits rouges. Et ces petits pavés au beurre qu'elle écrasait pour en faire une chapelure. Tu sais, je crois qu'une partie de moi est restée là-bas le soir du drame. Peut-être que je serais enfin moi-même en retournant là où nous avons grandis. Je n'en demeure pas moins anxieux. Ma mère est morte là-bas et…C'est difficile ! Aller je vais sortir une connerie pour ne pas plomber la conversation. » Parler d'Eileen était encore difficile malgré les presque trente ans qui venaient de s'écouler. Se sentant toujours coupable de la mort de sa mère, le demi-dieu peinait à totalement tourner la page. Il ne désespérait pas de retrouver le monstre qui l'avait privé de sa mère, mais se garder bien de le faire savoir. C'était son combat, sa quête et personne pas même Tamara ne devait se mettre au travers de ça.

Le demi-dieu exhorta sa belle de ne pas sortir de la chambre pour aller ramasser leurs affaires sur la terrasse et pour se montrer un peu plus clair, il la souleva pour la reconduire jusqu'au lit, promettant de revenir dans cinq minutes. « - On peut faire beaucoup de choses en cinq minutes » prétendait-il le sourire aux lèvres. Et effectivement il ne s'attarda pas et retrouva la chambre en moins de cinq minutes. Il reprit ensuite sa place et offrit une berceuse à la belle brune pour exorciser ses quelques démons et pour l'endormir. Bien plus que de se calmer lui-même, il avait besoin de l'apaiser elle. Le sourire aux lèvres, il attendit qu'elle retrouve les bras de Morphée puis après l'avoir congratulé d'un « Je t'aime » dont il ne pouvait plus se passer, il consentit à s'endormir. La nuit fila paisiblement sans qu'aucun cauchemars ne viennent ébranler la tranquillité de nos deux amoureux enlacés l'un dans l'autre. Au petit matin, lorsque le soleil jugea bon de laisser ses rayons pénétrer la pièce, Hay sortit de sa léthargie. Il chercha de la main, le corps de Tam, mais la place froide à ses côtés lui fit comprendre qu'il était seul depuis un moment. Le jeune homme soupira et se redressa sans attendre, il enfila un caleçon et le bas de jogging qu'il avait utilisé pour monter jusqu'à la terrasse et passer les futilités vestimentaires, il retrouva la cuisine où une odeur de café frais remonta jusqu'à ses narines. Il remarqua sur le plan de travail en marbre, un petit mot qu'il s'empressa de lire. Le sourire aux lèvres, il prit  plaisir à observer l'écriture soignée de Tamara, un plaisir décuplé lorsqu'il vit en bas de page ces trois mots assujettis à de la « guimauverie » et dont il se fichait d'user à profusion. Ajoutez à cela le petit cœur et vous obtenez un véritable combo qui mettrait KO n'importe quelle fleur bleue. « Sacré Tam » Il s'apprêtait même à lui répondre par le biais d'un sms, mais le petit bip émit par son ordinateur, le sortit de sa rédaction. Il s'approcha méfiant et ouvrit sa boîte mail. Lorsque le nom de « Josh » fit son apparition, notre demi-dieu national s'empressa de refermer le mail, mais rongeait par la curiosité, il ne put se résoudre à ignorer totalement le message son ancien « bouque » maker.

L'organisateur de cette grosse teuf a besoin de gros bras. J'ai filé ton nom. Tu seras payé en conséquence et c'est légal cette fois.
Ps : Même si tu n'es plus ma poule aux œufs d'or
Tu me manques fils de Mars
Josh ton ex « bouque » maker.

Puis il cliqua sur la pièce jointe et découvrit le carton d'invitation. La fête allait avoir lieu le 11 juillet, soit une semaine plus tard, ce qui laissait peu de temps pour réfléchir. Haytham n'avait pas besoin d'argent, du moins pas pour l'instant, mais il ne pouvait se résoudre à vivre sur le dos de Tam, s'est pourquoi, il répondit presque aussitôt au satyre, qu'il serait présent. Passé cette action loin de le mettre en joie, le demi-dieu alla se préparer pour rejoindre Sean et lui prêter main forte au pub. Tam lui manquait déjà, chose qui l'énervait, mais trop fier, il ne laissa rien paraître et tout sourire, offrit une accolade à son ami humain.

« -Salut beau gosse ! Alors ? »

« -Alors quoi ? »

« -Bah ça fait quoi de ne plus être célibataire ? »

« -Tes serveuses ne pourront plus reluquer mon derrière. »

« -Elles sont discrètes ! »

« -Je n'en doute pas, mais ma chérie a des yeux partout ! »

« -Oulà c'est flippant ! »

« -Je plaisante. C'est la femme la plus incroyable que je connaisse. Elle arrive encore à me surprendre alors qu'on se connaît depuis presque trente ans. Elle me manque déjà alors qu'on a passé 48 h ensemble. Sean, c'est la bonne, c'est la femme avec laquelle je vais finir mes jours, avec laquelle je veux fonder une… »
Il se tue aussitôt pour ne pas ressasser un sujet dit « polémique ».

« -Elle ne veut pas d'enfants ? »

« -C'est compliqué. »

« -Mais pour toi ça ne l'est pas c'est ça ? »

« -J'aime être père, avec Maisie c'est génial, mais je ne peux m'empêcher de me sentir coupable de ne pas avoir été là pour elle. Je ne l'ai pas vu grandir, je ne l'ai pas élevé. J'aime Tamara et j'ai envie de connaître avec elle. Elle pense qu'on serait les pires parents du monde. Je veux lui prouver le contraire. »
Son portable vibra à ce moment très précis et aussitôt notre beau brun le sortit de sa poche pour s'enquérir des nouvelles. « -C'est elle » lança-t-il avec le sourire afin de s'empresser de répondre :

« J'ai très bien dormi, malgré ce grand lit vide. Et je suis ravi de voir que cette histoire de liste accapare tes pensées. Pour la plage je suis très très open. Je crois que c'est mon côté Irlandais ça. Pour la piscine je le suis tout autant. En fait avec toi je suis prêt à faire l'amour n'importe où. Tu me manques mon amour. Je t'aime ! »
Le sourire aux lèvres il cliqua sur la touche « envoyer » et rangea à nouveau son mobile dans sa poche sous le regard de Sean.

« -Tu devrais lui dire. Avoir une vraie conversation avec elle sur le sujet. »

« -Nos vies sont compliquées pour le moment. »

« -Ca c'est une excuse bidon vieux »

« -Non, c'est vrai ! Finalement ça serait égoïste de vouloir un enfant maintenant. »
Le pensait-il vraiment ?

Nombre de mots/citation
© idyllic prince.

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Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous pourquoi ils ne le deviennent pas. Devant tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant... Demandez-vous ce qui fait qu’on tienne le coup
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Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour Tam. (hay&tam, terminé)

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