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 (jules) i lose my rhythm, lose my soul (terminé)

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SANG-MÊLÉ ROMAIN.
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SANG-MÊLÉ ROMAIN.

MessageSujet: (jules) i lose my rhythm, lose my soul (terminé)   Dim 12 Juin - 11:02



i lose my rhythm, lose my soul
Jules & Orion

« - T’es sûr que tu sais ce que tu fais ? » Question stupide, il aurait peut-être du y réfléchir avant. Maintenant qu’il y repensait dans le feu de l’action, Orion ne savait pas pourquoi il avait laissé Jules conduire. Malgré les dires de son cadet, il n’était pas un as du volant, loin de là. En fait il n’avait même jamais du entendre parler de code de la route et mieux valait pour les deux Romains qu’ils ne tombent pas sur une voiture d’autorité mortelle en patrouille. Il comprenait mieux à présent la réputation que son ami semblait s’être forgée au Camp Jupiter, des histoires de vol de voiture à répétition et de conduite plus que douteuse. D’un autre côté, la sensation de vitesse était grisante. Il reporta son regard du côté de la vitre où le paysage semblait défiler à toute allure. Il trouvait le monde plus beau ainsi, dans son espèce de flou artistique. L’univers tel qu’il était réellement, dans la netteté de tous ses détails, lui donnait la gerbe, il en avait fait la douloureuse expérience. Ce n’était peut-être pas si mal finalement que Jules fût celui qui maîtrisait les pédales car Orion fut saisi d’une subite envie d’appuyer encore un coup sur l’accélérateur jusqu’à ce que ses pauvres yeux eussent été trop lents pour suivre la succession des images.

C’était le même traitement qu’il avait prévu de faire subir à son cerveau ce soir-là : s’étourdir, s’enivrer jusqu’à ce que ses souvenirs et ses sentiments soient réduits en sourdine, jusqu’à ce qu’ils se contentent d’un rôle de figuration dans un recoin égaré de son esprit, ne serait-ce que l’espace d’un court instant. Depuis qu’il avait fait son grand retour au camp quelques semaines à peine auparavant, il ne se passait pas un seul jour, pas une seule heure, pas une seule minute, pas une seule maudite seconde sans que la brûlure de la trahison que lui avait infligée la fausse femme de sa vie ne se fît atrocement sentir. La douleur à laquelle il était en proie dépassait l’entendement. Sa meilleure amie avait trouvé la mort la nuit de la fameuse attaque sans qu’il ne pût la sauver. Lorelei elle-même avait descendu un pauvre gamin sous ses yeux. Il était seul, il ne lui restait rien si ce n’était ses yeux pour pleurer et sa conscience à blâmer. Sa vie se résumait à une immense déception doublée d’un énorme mensonge. Il était revenu au camp plus par dépit que parce que son coeur l’y appelait réellement. Il n’avait su à quel autre endroit penser pour tenter, sans succès, de fuir son coeur brisé. Il ne pouvait décemment pas continuer à vivre dans son appartement et il était absolument hors de question de s’exiler chez sa mère, alors il ne lui restait qu’une option : le camp Jupiter. Il avait regretté cette décision presque aussitôt que ses bagages furent défaits. Les légionnaires qui l’avaient connus n’étaient pas préparés au changement qui s’était opéré en lui : ses yeux pétillants s’étaient éteints, son sourire n’était plus que sarcastique et ses discours sur le grand amour avaient été remplacés par un fond intarissable de cynisme.

Jules avait au moins eu le mérite de ne pas poser de questions. Orion l’avait toujours apprécié, même lorsqu’il n’était qu’un gamin de quatorze ans fraîchement débarqué dans la seconde cohorte, et même s’il refusait de concevoir le romantisme comme autre chose que de la science fiction malgré tous ses efforts - et en digne fils de Cupidon il en avait déployé des masses. Dans un sens, il devait mieux s’accommoder de cette nouvelle personnalité moins dégoulinante de guimauve mais leur présence dans cette voiture trahissait une pointe d’inquiétude. Aux yeux du monde, le comportement d’Orion était incompréhensible, mais c’était parce qu’ils ne savaient pas. Le reste du voyage se poursuivit en silence, uniquement entrecoupé de quelques indications de route qu’Orion donnait à son camarade. Il n’était pas encore d’humeur à faire la conversation, et après tout c’était Jules qui avait proposé cette virée. Lui n’avait accepté que parce qu’il y voyait une opportunité de faire taire son chagrin pour la soirée.

Il ne réalisa où ses indications les avaient presque machinalement menés que lorsque Jules gara la voiture. Ils en sortirent, firent quelques pas et poussèrent la porte du bar. C’était ici qu’il avait rencontré Lorelei pour la première fois. Ils y étaient souvent retournés depuis. Il se doutait bien que les chances de la croiser ici ce soir étaient infimes, mais son inconscient avait du apprécier le goût du risque après des semaines employées à la fuir. Il traîna le fils de Mars avec lui jusqu’au bar, l’empêchant d’attarder trop longuement son regard sur les demoiselles qu’il pourrait considérer comme des éventuelles proies futures. « - Eh Orion ça fait un bail ! Pas de Lorelei ce soir ? » « - Non pas ce soir, Cassie. » répliqua-t-il à l’encontre de la barmaid. Elle le connaissait bien à force, et il la soupçonnait presque de s’être un peu entichée de lui malgré sa pleine connaissance de la relation qu’il entretenait. Il tenta de lui adresser son sourire charmeur pour couper court à la discussion avant que Jules ne se mit à poser des questions. Cependant, le coeur n’y était pas et le résultat tenait plutôt de la grimace. Tant pis. « - On a besoin d’un petit remontant. » dit-il en désignant Jules du doigt. En réalité il savait que son ami n’était pas un fêtard invétéré mais il n’allait tout de même pas s’amuser tout seul ce soir, non ? « - Surprends-nous. » Il avait essayé de mettre un peu d’entrain dans sa voix, mais cette tentative également tomba quelque peu à plat. Ce n’était pas par réel goût de l’aventure qu’il lui avait demandé cela, mais parce que, peu importe le breuvage tant qu’il arrivait au résultat escompté il s’en fichait pas mal. Cassie leur tendit ainsi deux verres emplis d’un des savants mélanges dont elle avait le secret. Orion attrapa le sien et le leva vers Jules. « - À la tienne. » lui dit-il avant d’avaler son contenu cul sec.


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IULIUS DIVINUS
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IULIUS DIVINUS

MessageSujet: Re: (jules) i lose my rhythm, lose my soul (terminé)   Jeu 23 Juin - 16:05

« Ne t'en fais pas, je gère ! »

C'était peut-être la phrase qui, prononcé par le fils de Mars en cet instant très précis, pouvez vous donner des envies de... Mort subite. Ou vous donner envie de sauter par la portière, se faire éjecter du véhicule au plus vite. Pas Jules. Pour Jules, la conduite était quelque chose de géniale. Il pouvait tout bêtement se laisser aller, oublier ses petits soucis du quotidien et avoir un peu le frisson. Il y avait toujours le soucis de la ceinture de sécurité, des panneaux sur le bords de la route qui voulaient le forcer à rouler moins vite, qui l'empêchait de s'exprimer, de la voiture (volée encore une fois) qu'il conduisait qui était loin d'avoir une coupe sportive et de ce fait, de bonnes roues et un moteur excellent mais à part ça... Il s'amusait. Ce qui ne semblait pas être le cas de son camarade romain. Il était comme les autres, au début il serrait les dents, mais il finirait par toujours lui laisser le volant. Et un beau jour (enfin, pas su beau que ça pour certains), Jules passerais son permis et les gens au Camp Jupiter arrêteraient de le charrier sur sa conduite « douteuse » ou « dangereuse » d'après certains.

La virée, c'était son idée. Ce n'était pas son style, loin de là mais il avait quelque peu sentit que son camarade en avait grandement besoin. Tous les autres gens au courants de son état émotionnel lavaient bombardé de question plus idiotes et gênantes les unes que les autres. Pas Jules. D'abord parce qu'il n'était pas vraiment ce genre de personne là, que Orion avait toujours tenté de le sensibilisé, en vain. Et maintenant il tirait une tête de croque mort, bien loin du type qu'il avait connu autrefois qui tentait de le faire basculer dans son monde de paillettes et de Bisounours. Ou quelque chose dans ce goût là. C'était Orion qui lui donnait les indications et quand enfin ils arrivèrent à destination, la voiture sembla ralentir, le moteur remercia Jules d'arrêter sa torture sur son pauvre système. Un dernier coup de volant brusque et un freinage sec plus tard, ils étaient arrêté et plus ou moins bien garé.

Il suivit le fils de Cupidon à l'intérieur du bar, jusqu'au comptoir. Endroit inconnu pour Jules, pas pour le jeune homme qui semblait déjà avoir ses marques ici. En tout cas ce fut ce qu'en conclu le fils de Mars en prêtant attention aux dires de la serveuse. « Super Jules, il t'a amené dans le coin où lui et son ex passaient du bon temps... Bon sang, pourquoi t'es là déjà ? » pensa t-il. Jules sauta sur son siège et attendit patiemment sa boisson. Bon sang ce qu'Orion pouvait être maussade quand il le voulait ! Ça n'allait pas tarder à changer, et vite !

« Aller, souris un peu, arrête de faire la gueule et à la tienne ! »

Il regarda son ami boire cul sec et l'imita presque aussitôt. Jules et la boisson.... Disons qu'il était assez résistant, ais que comme tout le monde, enfant du dieu de la boisson mis à part, il avait ses limites.

« Aller hop, encore un ! Je paie le tout, fais toi plaisir, on teste tout ce soir ! »

Comment il allait payer, il n'en savait trop rien, mais pour le moment son but était simple, changer les idées du fils de Cupidon. Peut-être lui faire rencontrer une fille sympa ? Même si ça, il le savait, serait nettement plus compliqué.

(désolé pour le retard x_x)

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SANG-MÊLÉ ROMAIN.
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MessageSujet: Re: (jules) i lose my rhythm, lose my soul (terminé)   Dim 26 Juin - 13:32



i lose my rhythm, lose my soul
Jules & Orion

L’alcool lui brûla la gorge sur son passage. Cette sensation de chaleur était pour le moins étrange après plusieurs semaines passées dans l’idée que tout s’était glacé en lui. Orion dut se forcer pour avaler le liquide d’un air impassible, sans trahir l’envie qui le prenait de tout recracher. Ça n’aurait pas été correct, et il ne tenait pas à donner à Jules des raisons de le charrier à peine ils étaient arrivés. En réalité il n’aimait même pas le goût de l’alcool. Il n’en buvait qu’en de très rares occasions (ce qui expliquait sans doute sa très faible résistance) et se contentait d’ordinaire de commander une simple bière. Mais ce soir, c’était différent : son ami lui avait promis une folle virée et même s’il avait un peu (beaucoup) perdu le goût de la vie ces derniers temps, il avait décidé d’en profiter. Alors après avoir dégluti discrètement et esquissé une petite grimace, il reposa son verre vide devant lui reportant son attention sur son camarade qui l’avait imité. En sept ans qu’il connaissait son cadet il ne se souvenait pas non plus l’avoir souvent vu un verre à la main. Il l’écouta trinquer et le regarda descendre cette douce liqueur sans une seule mimique de dégoût. Combien de verres fallait-il pour rendre un fils de Mars joyeux ? Il ne s’était jamais posé la question, mais elle lui semblait essentielle à présent. Est-ce que cette histoire de force surhumaine fonctionnait aussi sur leur métabolisme ? Il espérait secrètement que non : il n’était rien (ou presque) de plus triste que d’être seul en proie à l’effet de la boisson, laquelle commençait déjà, doucement mais sûrement, à s’insinuer en lui.

Ses muscles se détendirent soudain, comme si le poids qui avait été oublié sur ses épaules depuis trop longtemps avait d’un coup décidé de s’envoler. Sa bouche ne prenait pas encore le pli du sourire que Jules lui avait demandé avant de boire son verre, mais c’était une début. Son regard nerveux cessa de divaguer vers la porte à intervalles réguliers, à l’affût de sa silhouette. Elle n’allait pas entrer ici ce soir, et peut-être n’habitait-elle même plus dans le coin, qu’en savait-il puisqu’il s’était refusé à remettre les pieds chez eux depuis plusieurs semaines. Elle avait quand même buté un pauvre gamin innocent sous ses yeux, elle méritait qu’il ne l’abandonnât non ? Tout n’avait plus besoin d’être à propos d’elle à présent, il pouvait très bien faire sans. C’était elle qui lui avait menti, sans doute depuis le début, et qui avait tout envoyé en l’air. Il n’avait pas à être celui qui en souffrait. Du moins parviendrait-il peut-être à s’en convaincre avec un peu plus d’alcool dans le sang.

La proposition de Jules tomba ainsi fort à propos. Orion n’avait aucune idée de comment son ami comptait payer ou de comment ils allaient rentrer au camp Jupiter ou poursuivre leur virée ailleurs lorsqu’aucun d’entre eux ne serait plus en état de prendre le volant. Il s’imaginait déjà devoir partir en catastrophe sans payer, s’envoler en tenant Jules sous les bras, et abandonner la voiture qu’il avait volée. La situation vue sous cet angle, il n’était plus certain que l’emmener dans un endroit qu’il avait fréquenté par le passé et où on le connaissait fut une idée lumineuse. Au pire, ils mettraient toutes leurs consommations sur le compte de Lorelei, ça lui ferait les pieds. On finit par leur apporter les boissons que Jules avaient commandées. « - Eh ton truc de surhomme là j’espère que ça ne marche pas avec l’alcool parce que si c’est le cas c’est pas très équitable ! » lança-t-il, l’ombre d’un sourire naissant sur son visage. De toute manière il n’allait pas tarder à perdre toute notion d’équité, ou tout du moins, la faculté de prononcer un mot aussi long sans inverser une ou deux syllabes.

Malgré les dires de son ami, « tout tester » ce soir n’allait sans doute pas inclure l’intégralité de la carte des alcools du bar. Après avoir enchaîné quelques verres de plus, Orion sentait déjà sa tête lui tourner. Il commençait à avoir incroyablement chaud et son humeur s’améliorait considérablement, si bien qu’il finit même par offrir à Jules le sourire qu’il lui avait un peu plus tôt demandé au fur et à mesure de leurs conversations, qui souvent ne voulaient d’ailleurs plus signifier grand chose de sensé. Il leva un autre verre. « - À toi ! » lança-t-il à Jules, lui renversant presque quelques gouttes dessus tant le verre était penché. « - Le seul à ne pas m’avoir fait chier depuis que je suis revenu. » De rudes paroles pour tous ses autres compagnons au camp. Heureusement qu’ils n’étaient pas là pour les entendre. Surtout Lux, sa soeur avait fait de son mieux pour l’aider mais elle ne parvenait juste pas à comprendre que ce dont il avait réellement besoin c’était qu’on le laissât exprimer sa frustration envers l’amour, cracher sa haine contre ce sentiment qui l’avait anéanti, et aussi s’amuser un petit peu comme il comptait le faire ce soir. « - Bon aller on fait quoi maintenant ? » C’était bien beau d’ingurgiter tout cet alcool mais il n’avait pas non plus prévu de passer toute sa soirée assis sur une chaise. Il appréciait beaucoup son ami romain là n’était pas le problème, il sentait simplement que s’ils restaient seuls tous les deux à parler il n’allait pas tarder à avoir l’alcool triste ce qui ruinerait un peu leur virée. L’épaule de Jules n’était pas exactement l’endroit où vous voudriez pleurer votre amour perdu, une stupide bague de fiançailles à la main. « - Oh mais je sais ! » s’écria-t-il un doigt levé vers le plafond comme s’il venait d’avoir l’idée du siècle. « - Tu vas nous chercher de la compagnie ! » L’alcool avait pris possession de son esprit, si bien qu’il était obligé de faire des pauses entre chaque phrase pour s’assurer qu’elle sortît de manière intelligible. « - Oui oui, je meurs d’envie de voir le grand Jules en action ! » Il n’était pas certain de tout à fait penser ses paroles, mais il savait que son camarade n’était pas vraiment le genre à essayer de le raisonner.


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IULIUS DIVINUS
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IULIUS DIVINUS

MessageSujet: Re: (jules) i lose my rhythm, lose my soul (terminé)   Dim 21 Aoû - 14:19

« Hélas non, ça ne fonctionne pas pour ce genre de choses ! Juste les coups de poings et d'épées ! »

Dommage, pensa t-il en son plus fort intérieur. Il aurait aimé être comme beaucoup des enfants de ce cher Bacchus et pouvoir s'enfiler verres sur verres histoire de goûter à tout sans tomber raide par terre dans la minute qui suivait. Mais il était comme tous le monde, un peu résistant certes, mais il ne gagnerait pas à ce petit jeu. De toute façon il y jouait pas (et cela pouvait paraître étrange, les gens avait tendance à lui colle l'étiquette de mec qui aime faire la fête avec un verre à la main) et savait rester raisonnable. Il nota le sourire de son camarade, se disait alors qu'il était pour le moment sur la bonne voix. Il leva son verre, s'enfila une nouvelle gorgée sous le regard amusé de quelques clients du bar. La scène ressemblait presque à n'importe quel scène de beuverie entre pote dans une comédie américaine. Il manquait la musique ringarde en fond et le compte était bon.

« Oh, tu sais... »

Il était bien le dernier à vouloir faire ça. Parler des affaires de cœur de son camarade ? Honnêtement ce n'était pas dans les cordes du fils de Mars de comprendre quoi que se soit à tout ce charabia. Il était même plutôt content de voir que le fils de Cupidon avait un peu plus la tête sur les épaules ces derniers temps. C'était cruel, mais vrai. L'amour rendait tout le monde dingue, et c'était un concept qui lui était totalement inconnu. Au fond, il n'en voyait même pas l’intérêt, comme quoi, il n'avait même pas besoin de se forcer pour montrer qu'une relation durable ne le bottait pas plus que ça. Il avait, au Camp Jupiter, tous les pires et les meilleurs exemples de couples, il se contentait de voir ce que chacun devenait. Et ce n'était pas toujours fantastique et transcendant. Non, il préférait continuer sur sa voie à lui, beaucoup plus sûre et surtout, moins prise de tête. Orion enchaîna déjà sur la suite, lui demanda ce qu'ils feraient tous les deux pour le reste de leur soirée. Alors que l'esprit de Jules partait déjà la recherche de l'idée en or qui ferait de leur nuit une nuit meilleur et plus marrante, Orion balança déjà son idée, visiblement... sûr ? Fier de lui ? Jules sentait déjà qu'il était dans un autre monde. Et il était curieux de voir ce que cet Orion plus décontracté avait derrière la tête, vraiment. Le grand Jules en action ?

« Ah ! »

Il avait levé son verre, souriant franchement, avant de le poser brutalement sur le bar, manquant de le fendre en deux.

« Tu vas voir ! »

Mauvaise idée. Enfin, mauvaise idée quand on connaissait Jules qui, sans avoir bu un seul verre, était déjà réputé pour être terriblement... chaud lapin comme disaient certains. Et que l'idée vienne de son camarade le réjouissait encore plus. Le fils de Mars sauta de son tabouret, et donna une grande claque dans le dos de son camarade, histoire de s'encourager. Il était encore maître de ses esprits, encore heureux, mais déjà il se sentait plus... entreprenant que d'habitude. Il parcourut rapidement l'endroit du regard et ses yeux se posèrent sur une table où papotait trois jeunes femmes. Parfait. Ce qu'il y avait de bien avec Jules, c'est qu'il n'avait pas peur d'aller aborder n'importe qui, n'importe quand. Il tenait ça de sa mère, hélas il voulait bien se l'avouer, mais il était incapable de rester calme et raisonnable quand une belle fille traînait dans le coin. C'était plus fort que lui.

« Salut les filles ! »

Pire abord du monde, mais pour Jules. Il n'y allait jamais pas quatre chemins, à quoi bon commencer à discuter sur quelque chose de poétique ou de parfaitement inintéressant si on voulait juste se saluer ? Au début il eut le droit à trois regard perplexes, mais pas mauvais. Il évalua leur âge à quoi, vingt ou vint et un an ? Ou bien elles faisaient plus jeunes et elles devaient bien en profiter. Mais là n'était pas le soucis, Orion voulait de la compagnie et il allait lui en ramener. Il s'accouda à leur table, soudain terriblement à l'aise avec la situation et leur fit remarquer que leur verre était vide. L'une d'elle laissa échappé un petit rire, visiblement gêné.

« J'me suis même pas présenté ! Je m'appelle Jules. Et mon ami là-bas, celui qui tirait une tronche d'enterrement tout à l'heure c'est Orion. Il est un peu timide et... - il se pencha vers une des filles – il n'ose pas vous demander de nous rejoindre depuis un quart d'heure. »

Elles se présentèrent à leur tour, visiblement ravie de voir que Jules n'était finalement pas un de ces types trop lourd qui venait aborder les filles coup de compliments dégoulinants de faussetés. Il était toujours très naturel le fils d'Arès. Il l'avait toujours été, pour compenser sans doute ce petit quelque chose chez lui qui faisait que les gens ne le prenaient jamais trop au sérieux au premier abord. Il fallait dire que côté physique, beaucoup se méprenaient sur sa personne. On l'imaginait mal casser la figure à des monstres ou excellé au combat à l'épée. L'une d'elle lui déposa un baiser sur la joue avant de se lever, souriante. Il lui rendit son sourire et fit de grands signes à Orion. Il voulait de la compagnie ? Il en avait maintenant. Et alors qu'il invitait le fils de Cupidon à le rejoindre avec les trois jeunes femmes, il en remarqua pas au fond du bar l'allure suspecte d'une autre femme aux cheveux sombres qui semblait les épier d'un air... gourmand.

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MessageSujet: Re: (jules) i lose my rhythm, lose my soul (terminé)   Lun 24 Avr - 23:34



i lose my rhythm, lose my soul
Jules & Orion

Le verre de Jules toucha le comptoir dans un grand bruit. S’il y avait mis ne serait-ce qu’un tout petit peu plus de zèle, il était sûr qu’il aurait pu voir le verre se fissurer et des morceaux s’échapper de ses mains. Heureusement, le fils de Mars lui avait assuré que sa force surhumaine ne pouvait rien contre l’alcool. Ce genre de don semblait réservé aux enfants de Bacchus et ils partaient par conséquent plus ou moins sur un pied d’égalité. Une telle pensée lui sembla presque bizarre, inappropriée dans un tel endroit. De l’extérieur, ils avaient sans doute l’air d’une paire de fêtards parfaitement normaux, deux amis mortels venus profiter de leur soirée. Il aurait presque aimé y croire, oublier les dieux, surtout Cupidon, et les problèmes qu’ils laissaient tomber sur leurs épaules. C’était sans doute cette pensée frivole qui l’avait poussé à demander à Jules une démonstration de ses talents. Au Camp Jupiter - et peut-être même à la Colonie des sang-mêlés grecs, qui sait - la réputation de son ami n’était plus à refaire. Orion lui avait souvent fait la morale à ce propos, défendant becs et ongles les intérêts de son cher papa, mais son camarade était définitivement une cause désespérée. Ce n’était pas tant qu’il condamnait les relations légères, après tout lui-même s’y était adonné par le passé, mais la différence entre les deux Romains résidait en ceci qu’Orion avait toujours eu une foi infaillible dans le fait qu’elles laisseraient un jour la place au grand amour. À présent il n’en était plus si sûr, et il aurait sans doute recommencé à s’apitoyer sur son sort si sa proposition n’avait pas fait naître un grand sourire sur les lèvres de Jules.

Il le regarda se lever, ou plutôt sauter sur ses pieds, et s’éloigner de lui dans une démarche plus que confidante. Il ignorait quelle était la part de son caractère naturel et quelle était la part de l’alcool dans son comportement, et il n’était pas sûr de vouloir le savoir. Jules s’arrêta ensuite à la hauteur d’une table occupée par un groupe de filles qu’il ne distinguait pas clairement depuis sa place au bar mais qui avaient l’air d’être au début de leur vingtaine. Son camarade se pencha vers elles, entamant une conversation qu’Orion n’était plus sûr d’avoir bien fait de suggérer. Il sentit presque le rouge lui monter aux joues lorsque son ami lui fit signe de les rejoindre. Il leva le verre qu’il avait en mains et le vida d’une traite - ce qui n’était pas nécessairement une idée lumineuse dans une telle situation - et le reposa sur le comptoir avant de quitter son tabouret. Il sentit une vague de chaleur s’emparer de sa tête et l’engourdir, et dut prendre un moment pour s’assurer que ses jambes allaient le supporter avant de se mettre en marche. La dernière chose dont il avait besoin était de se ridiculiser auprès des demoiselles avant même d’avoir eu la chance de leur adresser la parole. Dans son effort de concentration, il ne remarqua pas le regard gourmand, presque affamé que lui lança une femme à la chevelure sombre lorsqu’il passa devant elle.

« - Quoi qu’il vous ait raconté à mon propos, je suis prêt à démentir. » lança-t-il avec un sourire et sur un ton qui se voulait enjoué en arrivant aux abords de la table où Jules avait élu domicile. Orion et Cupidon n’étaient pas en excellents termes ces derniers temps et, si son ami avait l’air de se sentir comme un poisson dans l’eau, lui était loin d’être à son aise. Il avait tenté l’approche la moins pathétique à laquelle il avait pu penser, il n’avait pas flirté depuis longtemps et il se sentait extrêmement rouillé. À ce stade ses yeux envoyaient presque des signaux de détresse dans la direction de Jules, le suppliant de reprendre les choses en main, mais une des filles le devança. « - Oh, ton ami Jules ne nous a rien raconté de dramatique… je crois. » Ses yeux brillaient de malice, elle se moquait gentiment de lui et semblait grandement apprécier la situation. Il tenta de se comporter comme si la situation était parfaitement normale pour lui pendant que les filles se présentaient. Il n’avait pas encore absorbé assez d’alcool pour masquer sa nervosité et pour oublier que si les choses n’avaient pas dégénéré quelques semaines auparavant, il n’aurait pas à se trouver là, en compagnie de filles certes attirantes mais qui ne représentaient rien à ses yeux. Voyant que les verres posés sur la table étaient vides, il se proposa de retourner au bar en chercher d’autres pour tous les cinq.

La barmaid était occupée lorsqu’il arriva au comptoir du bar. Contraint d’attendre, il remarqua une jeune femme qui marchait dans sa direction, celle à qui il n’avait pas fait attention quelques instants auparavant. Quelque chose dans sa démarche était étrange, elle était presque claudicante, et son sourire devenait plus carnassier que gourmand. Cependant, même s’il n’était pas encore ivre, Orion avait l’esprit déjà bien trop embrumé pour remarquer ces légers détails. Lorsqu’elle arriva à sa hauteur, elle prit la parole, presque dans un murmure « - Je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer votre odeur… vous avez un parfum… particulier. » Aucune femme ne l’avait jamais abordé de la sorte et il n’était pas sûr de la manière dont il convenait de prendre ses propos. Son ton semblait indiquer qu’elle l’avait pensé comme un compliment, mais si c’était le cas, alors elle avait encore plus de progrès à faire que lui lorsqu’il s’agissait de draguer quelqu’un dans un bar - et ce n’était pas peu dire. « - Euh… merci ? » balbutia-t-il pitoyablement. S’il avait baissé les yeux, il aurait pu remarquer que là où s’arrêtait la robe de la jeune femme, et là où devaient par conséquent se trouver ses jambes, il y avait en fait un membre de bronze et une jambe recouverte de fourrure. Mais Orion ne remarqua pas tout ça, il était bien trop occupé à se perdre dans son regard envoutant.


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je suis mortifiée, j'ai tellement honte du délai que je ne sais même pas quoi dire, pardon pardon pardon

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MessageSujet: Re: (jules) i lose my rhythm, lose my soul (terminé)   Mer 26 Avr - 13:24

(ne t'en fais pas, pas de soucis ! ♥)

Bah voilà, ce n'était pas si compliqué. Une fois Orion assit à leur table il se sentit tout de suite mieux pour son ami. Il allait enfin pour s'amuser un peu ! Et peut-être arrêter de faire cette tête de poisson mort. Il l'adorait, mais pas dans cet état, lui il voulait le Orion pimpant et fringant qu'il avait connu autrefois, pas la version obsolète, Roméo maudit qui noie s'apitoie sur son sort à longueur de journée. Bon d'accord, il exagérait peut-être un poil. Alors qu'il continuait de faire le discussion (et l'une des filles assise à la table se révéla être très bavarde ce qui n'était pas pour lui déplaire) une autre s'était levée et était venue les rejoindre. Il ne vit rien de louche chez elle, sans doute parce qu'il était trop occupé avec les demoiselles déjà assises et que, de toute façon, la nouvelle venue porta toute son attention sur Orion. Il lui donna un coup de coude, l'air de dire qu'il avait peut-être une touche. Il n'entendit que d’une oreille les étranges compliments qu'elle lui fit (plus tard, il se demanderait bien quel genre de nana abordait les hommes en leur parlant de parfum envoûtant et particulier mais pour le moment il ne se posa aucune question). Cela dura peut-être cinq, ou dix minutes, quand il s'amusait bien il n'avait plus la notion du temps et tandis que la serveuse venait leur apporter de nouveaux verres et leur en offrit un au passage (sans doute avait-elle pitié de cette bande de jeune complètement pompette ou bien elle aussi avait flashé sur Orion) et soudain la femme mystérieuse se leva et fit signe à Orion de la suivre dans les toilettes. Plus subtil, tu meurs. Et tandis qu'elle le tirait à moitié (tout en lui susurrant des mots toujours plus étranges à l'oreille), Jules fut interpellé par un détail. Ses jambes. Parce que oui, elle avait de grandes jambe,s à en faire pâlir de jalousie toutes les filles du bar réunis. Le genre sans fin et bien faites. Sauf que là, l'une d'elle était en bronze et l'autre plein de poil. Plusieurs solution, où elle était en réalité un monstre, ou bien elle avait oublié de s'épiler une jambe et l'autre était une prothèse un peu étrange. Et si l'esprit embrumé de Jules pencha d'abord pour la seconde option (qui d'accord, était la pus stupide), son instinct de demi-dieu et de fils de Mars se réveilla soudain pour tirer la sonnette d'alarme.

« Orion... »

D'un geste de la tête il lui désigna les jambes de la jeune femme.

« Toi aussi tu veux aller ailleurs Juju ? »

Une des filles avait agrippé son tee shirt et bien que l'envie était là il y avait à peine deux minutes elle semblait s'être envolé après son effroyable vision. Orion voyait-il qu'il était en train de se faire draguer par un monstre ? Et s'il n'avait pas tout à fait les idées au clair, des tonnes de noms de monstres se bousculait dans sa tête, des simples empuses aux chimères, les deux étant tout aussi redoutable. Et les deux étant des tueurs de mangeurs de demi-dieux par la même occasion.

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MessageSujet: Re: (jules) i lose my rhythm, lose my soul (terminé)   Mar 6 Juin - 23:24



i lose my rhythm, lose my soul
Jules & Orion

On l’avait déjà abordé en complimentant ses beaux yeux verts ou encore son sourire espiègle à fossettes, mais jamais personne n’avait mentionné son… odeur, ce qui en tant que demi-dieu aurait déjà dû lui mettre la puce à l’oreille. Si encore elle avait été plus subtile en parlant plutôt de son parfum… Pourtant, Orion ne remarqua rien. Bien sûr, le compliment lui avait semblé un peu étrange mais après tout, lui-même, dont le père était le dieu de l’amour en personne, avait manqué de peu de se ridiculiser en rejoignant Jules et les demoiselles qu’il avait abordées à leur table. Cette jeune femme nouvellement arrivée auprès d’eux devait être audacieuse mais maladroite, ce qui la rendait d’autant plus charmante. Un large sourire s’étala ainsi sur son visage lorsque Jules lui envoya un coup de coude, l’air de signifier que le moment était venu pour lui de prendre les choses en main. Les trois demoiselles qui leur tenaient déjà compagnie ne semblaient en revanche pas voir la nouvelle venue d’un bon oeil, ce qui ne l’étonna pas non plus outre mesure : elle était sans doute venue perturber les plans que celles-ci avaient échafaudé concernant la suite de la soirée en ne lâchant pas Orion d’une semelle. Lequel avait perdu toute notion du temps et du monde extérieur. Quelque chose dans le visage de sa nouvelle compagne du soir l’envoûtait, l’attirant irrémédiablement vers elle. Il ne savait pas combien de temps s’écoulait pendant qu’elle lui faisait oublier à la fois ses bonnes manières et la conversation qu’il avait commencée avant son arrivée. Sans doute une dizaine de minutes, au bout desquelles elle lui fit signe de la suivre en direction des toilettes. Le sous-entendu était dépourvu de toute finesse ou délicatesse. Orion fut soudain pris d’hésitation. Avait-il réellement été prêt à aller si loin lorsqu’il avait demandé à Jules une démonstration de ses talents pour améliorer leur soirée ? Le souvenir de Lorelei se rappela à sa mémoire. Il avait voulu passer le reste de sa vie avec cette femme, seulement elle et nulle autre. Pouvait-il réellement se résoudre à tourner la page si facilement ? Sobre, rien n’était moins sûr. Mais dans son état, après avoir ingurgité plus de verres d’alcool qu’il n’en avait compté, ses pensées s’embrouillaient sous l’effet de la colère. Lorelei n’était plus là, elle avait tout ruiné et il mourait d’envie de lui faire payer. La perspective de son corps contre celui d’une belle inconnue lui procurait soudain une excitation qu’il n’avait pas soupçonnée en début de soirée.

Ses réflexions avaient duré quelques secondes de trop. La jeune femme semblait s’impatienter, le tirant malicieusement mais fermement - encore une fois, cette force insoupçonnée aurait du l’inquiéter - dans sa direction. « - J’arrive. » lui glissa-t-il d’un ton qu’il voulait charmeur tout en se levant, quittant la place qu’il n’avait pris que quelques instants auparavant. Une fois sur ses pieds, l’alcool le fit tituber, si bien qu’il utilisa au passage l’épaule de Jules pour se stabiliser, lui adressant ensuite un clin d’oeil une fois que sa tête avait arrêté de tourner. Son camarade lui rendit un regard complice avant d’évaluer l’inconnue du regard. Son visage resta un instant bloqué, avant d’afficher une expression qu’un Orion alcoolisé avait du mal à saisir. Jules tenta de le retenir, l’appelant et lui désignant les jambes de sa compagne de manière urgente. Orion suivit son regard sans comprendre. Certes, elle avait des jambes longues et fines à en faire pâlir presque n’importe quelle fille du bar, mais il ne voyait pas où son ami voulait en venir. La Brume était particulièrement puissante ce soir là face à un esprit embrumé qui ne désirait pas vraiment voir. Ainsi, il était loin de se douter du spectacle dont Jules était témoin. La seule explication qu’il trouva était celle-ci : Jules était jaloux. C’est vrai, sa réputation de coureur de jupon n’était plus à refaire, Orion ne la connaissait que trop bien. Il enchaînait les belles filles, les jetant dès qu’il avait obtenu d’elles ce qu’il désirait. Et il n’aimait pas perdre. Orion avait vaguement entendu parler de cette grecque qui avait refusé ses avances et du mal que Jules s’était ensuite donné pour tenter en vain de la séduire. Sans doute l’inconnue qui tentait de l’emmener avec elle lui plaisait-elle plus que les autres demoiselles de la table et il voulait essayer de se l’approprier. « - Rêve pas mec, tu prendras pas ma place. » marmonna-t-il avant de s’écarter de Jules suivant la jeune femme. Du coin de l’oeil, il remarqua que l’une des filles s’était agrippée au tee-shirt de Jules, l’empêchant ainsi de répliquer. Elle aussi était plutôt mignonne, il n’allait tout de même pas lui en vouloir…

À peine eut-il retourné la tête pour regarder devant lui qu’il en avait déjà oublié son ami. Il suivait l’inconnue qui l’envoûtait telle une sirène, l’empêchant de penser à quoi que ce soit d’autre. Il se laissa mener jusque dans les toilettes à l’écart de la salle bruyante du bar. Elle ferma le verrou derrière eux, et il s’approcha d’elle, prêt à plaquer ses lèvres contre les siennes. Elle l’arrêta au dernier moment. « - Dommage que je sois trop affamée pour me laisser aller plus longtemps à ce petit jeu. » Encore une fois, il aurait probablement dû commencer à s’inquiéter, mais il était encore sous le charme. « - On a le temps, pas la peine d’aller trop vite… » « - Ne t’inquiète pas demi-dieu, je prendrai le temps de te savourer. Il y a longtemps que je n’ai pas eu un repas aussi consistant. » C’est avec ces paroles que le sort fut brisé. Orion prit soudainement conscience de la réalité : il avait failli embrasser un monstre. Lorsque ses yeux se posèrent sur ses jambes, il comprit ce que Jules avait voulu lui montrer. D’un bond, il recula vers la porte, mais elle avait bloqué le verrou qui refusait à présent de s’ouvrir. Sans son arc sur le dos, il se sentait pris au piège. Le monstre commençait à rire, savourant sa victoire, pendant qu’il balançait des coups sur la porte, priant pour que Jules ne soit pas loin.


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MessageSujet: Re: (jules) i lose my rhythm, lose my soul (terminé)   Dim 11 Juin - 14:44

Orion l'ignora complètement. D'accord… il devait être dans une optique tout à fait différente de la sienne. Sauf que là, c'était sa vie et par extension, celle du fils de Mars qui était en jeu. Hors de question qu'ils terminent tous les deux pendus par les pieds où que savait-il, pour finir ensuite rôtis ou bien dévoré tout cru par une drôle de femme-monstre ! Il le regarda se lever les yeux ronds comme des soucoupes, une des filles passa une main moite sur sa joue et Jules la repoussa (fait rare qu'il ne regretta pourtant pas du tout sur l'instant). Non, sa priorité c'était de divertir Orion, pas de le mener tout droit au casse pipe. Ce n'était pas encore son heure, pas leur heure. Malgré les protestations pour les jurons des filles qui visiblement, n'avaient pas apprécié la tournure que prenait la soirée, il continua de se diriger vers les toilettes au fond du bar. Mourir dans les chiottes d'un bar… Il y avait plus glorieux pour un fier romain.

« Orion ! »

Boum, boum boum. Ça, c'était le bruit de poings qui cognait sans relâche contre une porte bien verrouillé. Et il avait bien de la chance, Jules était du genre à enfoncer des portes avec une grande facilité, surtout quand ces dernières n'étaient pas bien solides.

« Orion pousse toi de derrière la porte, décale toi ! »

Il espéra avoir parlé assez fort (ou du moins, assez pour que son ami l'entende car plusieurs personnes lui jetèrent des regards de travers). Il prit son élan et se propulsa de toute ses forces contre la porte. Super force et peau de fer offert par Mars faisait bon ménage, en tout cas, c'était fort pratique pour des moments pareils. La porte vola en éclat et il pria quelques secondes pour que son ami se soit bel et bien décalé. Quand la poussière retomba, que les clients commencèrent à regarder, puis à chuchoter (et à hurler pour certains), il la vit. Cette femme, enfin, ce monstre qui se léchait littéralement les lèvres d'envie. Sauf que dans son regard o pouvait y lire une certains colère, une grande frustration, sans doute celle d'avoir vu son repas s'envoler aussi brusquement.

« Tu n'as rien ?! »

Il n'avait pas baissé sa garde aussi son pouvoir était-il toujours en action. Ils n'avaient pas le choix, c'était le combat qui s'imposait à eux. Un fils de Mars ne renonçait jamais à se battre, la fuite n'était pas une option. Et pour lui, c'était presque parfait. C'était dans leur gène, les enfants du fils de la guerre avaient ça dans le sang. L'envie de se bastonner, et tout le plaisir que cela leur procurait était inouïe. 

« T'es prêt camarade ? »

Il ne savait pas si le fils de Cupidon était apte à se battre ou pas. Il le savait doué une fois un arc et des flèches entre les mains hors là… Il allait devoir faire sans. D'accord, il y avait les nombreux verres qu'ils s'étaient enfilés avant que tout cela ne commence. Mais ce n'était qu'un détail. Enfin, pour le moment.

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MessageSujet: Re: (jules) i lose my rhythm, lose my soul (terminé)   Jeu 22 Juin - 15:43



i lose my rhythm, lose my soul
Jules & Orion

La soirée prenait une tournure qu’il était loin d’apprécier. C’était bien sa veine de tomber sur un monstre. Au moment où il avait finalement décidé de sauter le pas, de tenter de tirer un trait sur le passé et de prendre un peu plus exemple sur Jules (ce qu’il n’avouerait évidemment jamais, après les années qu’il avait passées à essayer de lui faire croire en vain au grand amour) pour passer un bon moment, Cupidon décidait de se moquer encore une fois de lui et de lui envoyer ce qui ressemblait fort bien à une empouse ? Une colère noire s’empara de lui. S’il ne s’était pas laissé, de manière pitoyable, enfermer dans les toilettes du bar, il aurait été prêt à conduire jusqu’à New York, à grimper sur le Mont Olympe au sommet de l’Empire State Building, et à régler ses comptes avec son père en personne. Vingt-six années de fois infaillible étaient encore une fois récompensées. Ou bien peut-être Cupidon venait-il de l’empêcher de faire une erreur qu’il aurait pu regretter par la suite, même s’il ne parvenait pas à le concevoir pour l’instant. Dans tous les cas, comment avait-il pu se laisser avoir aussi facilement ? À croire que l’entraînement de la légion se dissipait comme un rien à la moindre goutte d’alcool. On dit qu’il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir, et c’est particulièrement vrai dans le cas de la Brume : il s’était laissé berner comme un simple mortel, confondant les membres disparates, l’un de métal et l’autre couvert de poils de chèvre, du monstre avec des jambes dignes de Vénus elle-même. Et il allait à présent payer le prix fort pour cette erreur, seul, dans les toilettes d’un fichu bar. C’en était fini de lui, et sa chute ne portait pas la moindre trace de gloire romaine.

Abandonnant toute once de dignité, il continuait à frapper ses poings contre la porte en lançant des « - Jules ! Jules ! » à pleins poumons sans s’interrompre. Il ne pouvait qu’espérer que son cadet, celui qu’il avait formé à son arrivée au Camp Jupiter, s’était ce soir montré plus lucide que lui et ne manquerait pas d’arriver en renfort. Avec du recul, il pensait que c’était ce que Jules avait voulu lui dire, qu’il avait tenté de le prévenir du danger dans lequel il s’engouffrait. Mais il n’avait aucun moyen d’en être sûr. Peut-être son ami profitait-il simplement de la présence de trois belles demoiselles pour son unique plaisir. De plus, ses cris et ses coups eurent pour unique résultat d’agacer le monstre, qui vint le saisir dans ses griffes et le pousser loin de la porte. « - Ton ami ne va pas venir à ta rescousse. Mais ne t’inquiètes pas, je garderai une place pour lui en tant que dessert. » Elle semblait se délecter de la situation, sûre d’elle et de sa victoire sur un demi-dieu totalement à sa merci. C’est à cet exact moment que son camarade décida de faire irruption dans la pièce, enfonçant la porte et son verrou qui allèrent s’écraser sur le sol en soulevant une nuée de poussière. Orion, qui n’avait pas entendu son ami le prévenir, mais s’était grâce au monstre trouvé hors du cadre de la porte, dut se protéger les yeux tout en toussant. Règle de survie numéro un : toujours garder un fils de Mars sous le coude, ce sont eux qui obtiennent les pouvoirs les plus cools, et surtout les plus utiles. « - Ça va, je vais bien. Mais c’était moins une, merci mec. » lui répondit-il sans trop s’approcher. À la fougue dans son regard, il devinait qu’en digne fils de son père, Jules était prêt à en découdre et que, par conséquent, ses pouvoirs devaient encore être actifs. Tant mieux, ce ne serait pas de trop contre leur ennemie, mais lui ne voulait pas finir avec trois côtes cassées dans une accolade de remerciement.

Le monstre, elle, n’avait pas l’air ravie de voir Jules accourir. Elle le regarda d’un oeil noir, consciente qu’il venait de lui retirer son dîner. Pourtant, Orion refusait de crier victoire trop tôt. Ils allaient devoir se débarrasser de leur ennemie et la renvoyer aux enfers s’ils voulaient quitter le bar sans provoquer de dégâts supplémentaires. Il s’étonnait d’ailleurs que personne ne se soit encore précipité après le bruit qu’avait fait Jules en défonçant la porte. Leur champ de bataille actuel n’était vraiment pas idéal, qu’allaient-ils faire si un mortel avait besoin de passer aux toilettes ? De plus, l’alcool qu’il avait ingurgité lui embrouillait l’esprit, de temps à autre il avait encore l’impression de ne voir qu’une belle femme en regardant le monstre. Sans son arc sur le dos, il ne se sentait pas spécialement en confiance. Il n’avait même pas eu la présence d’esprit d’emporter un poignard d’or impérial avec lui en cas de problème. Ça ne lui laissait que le combat rapproché, et il n’était pas sûr de pouvoir tuer un monstre par la simple force de ses poings. « - Euh je te suis, c’est toi qui commandes. » répondit-il à son camarade. La bagarre c’était le domaine de Mars, pas de Cupidon. Lui tout ce qu’il aurait pu faire c’est s’envoler hors de la portée du monstre si le plafond ne l’en empêchait pas… ou essayer de l’envoûter. « - Hé, je crois que tu n’as plus très envie de manger finalement. » dit-il au monstre sur son ton le plus persuasif, tentant de jouer de son propre charisme. Il n’était pas sûr d’y parvenir en état d’ébriété, mais c’était tout ce qu’il était capable d’essayer dans son état. Repérant une fenêtre dans la pièce, il tenta le tout pour le tout « - Je suis même sûr que tu as très envie qu’on sorte tous d’ici par cette fenêtre, l’ambiance est pas géniale dans ces toilettes. » Il aurait pu aussi lui ordonner de les laisser s’enfuir tranquillement, mais il se sentait coupable d’abandonner un monstre dans un lieu fréquenté par des mortels. On ne savait jamais ce qu’il pouvait arriver. C’était leur responsabilité de s’en débarrasser, mais l’environnement actuel ne possédait rien qui risquait de les aider. Malheureusement, le monstre ne semblait pas disposé à obéir, et s’approchait à nouveau avec un air menaçant. Orion se retourna vers Jules, d’un air désespéré. « - T’as un autre plan ? »


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oui le monstre réagit au pouvoir d'Orion et obéit à ses ordres
non dans son état d'ébriété, Orion ne parvient pas à se faire obéir

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Dernière édition par Orion Nightshade le Jeu 22 Juin - 15:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (jules) i lose my rhythm, lose my soul (terminé)   Jeu 22 Juin - 15:43

Le membre 'Orion Nightshade' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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MessageSujet: Re: (jules) i lose my rhythm, lose my soul (terminé)   

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(jules) i lose my rhythm, lose my soul (terminé)

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