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 Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)

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SANG-MÊLÉ ROMAIN.
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SANG-MÊLÉ ROMAIN.

MessageSujet: Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)   Mar 28 Juin - 19:13

- HILLEL DAVIS -
dossier n°0508-44 ; informations générales.
NOM •• Davis PRÉNOM(S) •• Hillel SURNOM(S) •• Squirrel/L’écureuil ou Peter Pan, ou selon l’imagination des gens. Hillel est déjà un prénom court, pas facile de réduire. ÂGE •• 25 ans DATE ET LIEU DE NAISSANCE •• 14 Avril 1991, à Sydney, Autralie. NATIONALITÉ •• Double nationalité américaine et australienne ORIGINES •• australienne (ça s’entend rien qu’à son accent) et italienne (sang de dieu oblige) OCCUPATION •• La Légion et petits boulots en tout genre ORIENTATION SEXUELLE •• Hétérosexuelle. Les filles ! Les filles ! Les filles ! et juste pour les gars, il assume pas trop... mais y’en a quand même. STATUT CIVIL •• Célibataire, mais on pourrait presque dire marié à sa mère. Toute son énergie et son temps lui est consacré. Il n’a la place pour personne d’autre. Si sa demi-soeur mortelle récemment née. Ici s’arrête les deux femmes de sa vie. Bien sûr il croit en l'amour mais ne se fait pas trop d'idées. Il faut encore trouver quelqu'un qui accepte sa mère, qui l'accpete lui et les deux en même temps puis aussi son sang divin. C'est pas gagné. PARENT DIVIN •• Mercure, dont il fait honneur par ses farces, ses fourberies et ses vols. POUVOIR(S) •• Hypervitesse : c'est simple il se déplace vite mais alors très vite. Il maîtrise bien ce pouvoir étant le premier qu'il a découvert et travaillé. Il l'utilise aussi pratiquement tout le temps. C'est presque naturel chez lui. S'il ne tient pas en place ce n'est pas dû qu'a son hyperactivité. Il ne lui sert pas seulement pour courir mais aussi au combat lui faisant gagner en célérité. Pour les coups, les esquives, ... Il peut aussi créer quelques effets avec l'environnement comme la terres sèche ou le sable pour former des nuages de fumée. Sa dernière lubie est de rajouter des silex à ses chaussures pour créer des étincelles voire laisser des trainées de flammes derrière lui mais c'est encore à travailler. Il en pleine expérimentation.
Camouflage  : il peut pratiquement disparaitre. Enfin ce n'est pas aussi simple que ça. Dans l'ombre, l'obscurité, dans un buisson ou les feuillage d'un arbre s'il trouve quelque chose pour brouiller la vue et qu'il ne bouge plus du tout sans faire un bruit il vous est impossible de le trouver si ce n'est par l'odeur. Sur un terrain vague il n'est bon à rien. Il peut aussi se déplacer mais toujours sans faire de bruit il reste trop discret pour être vu, on peut le deviner comme une image déformée. Un fantôme ou un spectre lorsqu'il l'allie à son hypervitesse : une sorte de forme brouillée, tel un message plein d'interférences dans votre esprit jusqu'à ce qu'il s'immobilise dans une cachette et disparaisse à nouveau. En gros plus il bouge plus on le voit et moins il bouge moins on le voit. Contrairement à son autre pouvoir il doit se concentrer pour pouvoir l'activer. ARME FÉTICHE •• Trois petits couteaux de lancé en or impérial DÉFAUT FATAL •• la Haine mais on pourrait aussi dire sa mère. D'un autre côté c'est avec elle qu'il a appris ce sentiment.  AU CAMP JUPITER DEPUIS •• 13 années NUMÉRO DE COHORTE •• IIIe Cohorte
CARACTÈRE.
Espiègle, bipolaire, rieur, farceur, moqueur, lâche, mauvais, impulsif voire violent, attentionné, bonne adaptation, fier, un petit peu arrogant, malin, autodidacte, insolant, franc mais un peu hypocrite, menteur parce que c'est drôle et qu'il aime raconter des histoires et surtout que ça peut aider, se ment à lui-même aussi, ironique, sarcastique, excentrique, social, brisé, perdu, idiot, s’amuse d’un rien, perturbateur et chiant, curieux, dissipé, puéril, énergique, nonchalant, irresponsable et donne l'air de tout prendre à la rigolade, ...

Préfère se voiler la face derrière son attitude d’enfant idiot et indolent que d’assumer une maturité précoce qu’il lui a dévorer son enfance.

QUELQUES ANECDOTES.
01. Il adore les farces qu’elles soient petites ou énormes. Même en tant que légionnaire, il continue à faire ses blagues, ses bêtises juste parce que ça le fait rire et que il adore défié l’autorité. Rien de mieux que de montrer qu’il lui est facile de faire de la merde dans leur dos. Mais bien sûr, on oublie jamais de le faire payer son insolence, et il le fait presque sans rechigner. 02. Il lui arrive parfois de trouver lui même ses punitions. 03. Un matin, tout le camp s’est réveillé avec tous les pégases, vraiment tous arborant une carotte collé sur la tête. Il y avait une banderole qui manifestait « Contre la tyrannie de l’étalon ailé. Place à la douceur et l’insouciance des licornes ». Il était si fière de sa nuit blanche ce jour là. Il était hilare devant les têtes dépités des autres légionnaires. 04. Sa phrase de provocation puérile est : « J’aurais préféré être chez les Grecs ! ». 05. Fait du parcours et adore grimper partout, aidé par son agilité naturelle. Hyper souple et dynamique, il ne faut pas le sous-estimer dans sa détente ou ses acrobaties pour se faufiler.  Son passe-temps au Camp est de sortir ses camarades de leurs gonds et de les semer avec insolence. Il sûrement plus doué pour la fuite que le combat. 06. D'un tempérament sportif car il ne tient pas en place il aspire aussi et surtout aux sports extremes : ca va de la course à pied et le parcours (évidemment) jusqu'au saut en parachute ou en wingsuit, l'escalade sauvage, rafting, kayak, ou canyoning en passant par la longboard, skate, BMX et le surf.  Il aime mettre son coeur à l'épreuve et tenter de nouvelles expériences. 07. A force de s’en prendre toujours plein la figure, que ce soit par sa mère durant ses décompensation ou ses camarades, il encaisse assez bien les coups et a une bonne endurance quant à sa tolérance à la douleur. 08. Une fois, il s’était enfilé un collant vert, s’était coincé une plume derrière l’oreille et volant (grâce à des chaussures ailées qu’il a volé emprunté)au dessus du camp, il jetait des paillettes sur tout le monde. Il chantait à tue-tête : « You can fly ! You can fly ! You can flyyyyyy ! ». On lui a demandé de ramasser jusqu’à la dernière paillette. 09. Il arrive alors souvent qu’il soit en conflit avec d’autre légionnaire, qu’il se batte. Il n’aime pas trop en venir là, mais quand il faut, il faut ! Le plus souvent, il essaie juste de se défendre, car on le frappe plus qu’il ne frappe le premier. Après comme on l’a dit c’est un sacré chieur qui ne récolte que ce qu’il sème. Puis heureusement pour lui, il court vite et grimpa partout comme un écureuil, d’où son surnom Squirrel. 10. Il est souvent perché en hauteur. A défaut de voler, il s’élève. Puis on le trouve moins facilement et il est moins atteignable là-haut. 11. Il y a une chose qui le fait toujours rire voire aller jusqu’au fou-rire. C’est une vidéo de chat qui chantent Dansons la capucine. (lien youtube) 12. Tenant de son père c’est un voleur. Cleptomane totalement inconscient, il en avait parfois assez de se retrouver les poches pleines et plein de trésor dérobé dans sa chambre en ville ou au camp. Il a même se lasser et finit par laisser des paillettes quand il vole. C’est son nouveau défi, sa signature. Ce qui est idiot c’est qu’on sait que c’est lui maintenant. Mais ça peut lui permettre de rendre les affaires. Quand il ne les rends pas il aime dire qu’il n’a rien fait et que c’est des farfadets, fée, korrigan ou autre créature magique, selon son humeur. 13. Il a des tendance impulsive et violente, mais c’est assez rare et il se défoule surtout sur les éléments inanimé qui l’entourent plus que les personnes. Il faut vraiment y aller pour qu’il se jette sur quelqu’un. Evitez les sujets sur sa mère. Ne parlez pas de sa mère même, c’est plus prudent. 14. Il est lâche mais dans un état psychologique où parfois il y a une rupture et il n’a pas vraiment peur de mourir. Ce qui fait de lui souvent un suicidaire quand il est question de raid ou d’attaque, mais ça porte souvent ses fruits et lui donne des ailes. Il peut être tout aussi irresponsable qu’un bon élément 15. Il a vécu de plage, de soleil, de paysage grandiose, d’une vie cool, d’amis et de soirée avec feu de camp en bord de mer avec musique et alcool.  16. Ce qu’il aime, c’est être entouré, d’amis ou pas, mais il aime partager et les bonnes ambiances amicales. Ce qui explique qu’il est très sociale, tactile et amical. Les gens diront un peu trop familier souvent quand on ne le connait pas. C’est coooool ! c’est tout. Les amis, les gens agréables qu’ils rencontrent et avec qui ils passent de bon moment, c’est ça sa famille.  17. Il a une demi-soeur mortelle de 2 ans. Jules. C’est la chose la plus précieuse pour lui au monde depuis sa naissance, avec sa mère bien sûr.
18. Il fait aussi du violoncelle, de la batterie, piano, guitare. La batterie c'était plus jeune pour l'aider à se canaliser et se dépenser avec son manque de concentration et surtout son hyper-activité. Il excelle surtout au violoncelle et c'est son instrument préféré. Le reste il a juste quelques maitrise et se débrouille en ayant appris lui-même. 19. Ah au fait, sa mère est atteinte de schizophrénie et lui mène la vie dur. Or, elle lui est plus précieuse que tout. L’amour qu’il lui porte est aussi forte qu’il la hait. 20. Il jongle aussi et avec tout. Il adore ça. Bolas, quilles, bâtons, couteaux. Dernièrement sa dernière lubie sont les glaives et les haches. Mais sinon il peut le faire avec n'importe quoi. Ne lui confier rien de valeur ou de fragile… Il va jongler avec. Ca l’aide à se concentrer, dissipé comme il est. 21. Il adore les One Direction même s'il ne l'avoue pas trop. Il dirait pas qu’il est fan mais c'est vrai que c’est plus pareil depuis le départ de Zayn 22.  Il adore les festivals en tout genre et événements. La Mermaids' Parade de Coney Island, Cocchela, Burning Man, Spring Break ... 23. A été chear-leader au lycée. C’était juste pour faire des acrobaties et être entouré de fille dont il touchait les fesses à longueur de temps pour les portés. 24. Son péché mignon c'est les rousses. 25. Tatoo : bracelet de psychiatrie en trompe l'œil à l'identique de celui qu'il avait porté. "love" à l'annulaire gauche en cursive. Et son tatouage de Légionnaire dans l'interieur du bras. et « Your Name » écrit sur le haut de la fesse droite. C’est pour draguer ça et que c’est drôle quand il fait croire à une nana qu’il à « Son nom » écrit sur les fesses. 26. Quand il fait du surf son plus gros soucis sont bien sûr les monstres mais pas que. Une fois avec sa petite soeur alors qu'ils se baignaient tranquillement, assis tout les deux sur le surf à se laisser flotter il y eu un requin. Une chance pour eux qu'il se déplaçait vite et qu'il eut à faire à pire que ça dans sa vie. Mais ça sa mère ne le comprenait jamais et a beaucoup de mal a lui confier sa petite soeur. Et pourtant le plus dangereux des deux c'est peut-être elle. 27. Il a prit du temps à accepter que sa mère soit enceinte. Non pas qu'il ne voulait pas la partager, il était assez grand pour ne pas être touché par cette peur fraternelle d'être mis de côté sans comprendre. Non c'était simplement de la folie vu l'état de sa mère. Or il y avait Jeffrey qui lui promis que tout se passerait bien. Et maintenant ce qu'il aime par dessus tout durant ses perm' c'est passé du temps avec elle. Tant mieux car Jules n'attends que le retour de son frère depuis qu'elle a un temps soit peu conscience du temps. 28. Sa gourmandise préféré, c’est des mini-cookies glacées entourant de la glace vanille de chez une grande marque de glace américaine B&J. Rien que pour leur prénom, il ne pouvait que les aimé : « Son of a... Wich". Il pourrait se nourrir que de ça. Ce qu’il fait quand il est en dehors du camp. 29. Sa mère était une zoologiste spécialisée dans les kangourous et a la tête d'une association qui s'occupait d'un parc naturel en Australie qui préservaient la diversité des animaux de ces terres. C'est aussi grâce à ce travail au milieu de la nature et surtout des animaux que l'odeur de son fils a pu être souvent camouflé des monstres. 30. Il a une formation pour animer auprès des enfants d’environ 3 à 18 ans. Il aurait aimé pousser plus loin en faisant un diplôme d'éducateur de jeunes enfants ou spécialisé mais au vu de sa nature c'est un peu compliqué. Il aimerait ne pas apporter plus de soucis aux jeunes qu'ils ont déjà avec les monstres. Même maintenant il lui arrive de faire des missions d'une courte période en jardin d'enfant ou autres activités en plein air pour les enfants voire colonie de vacances. Il aime beaucoup être auprès d'eux mais malheureusement il doit penser à leur sécurité aussi alors ne s'attarde jamais sur des contrat trop long. 31. Il se compare lui-même à Quicksilver joué par Evan Peters dans la récente série de film X-Men. 32. Il adore regarder les nuages et deviner des formes. Il peut passer des heures à le faire. 33. Vous savez comment il a découvert son pouvoir d’hypervitesse ? En se prenant un mur au camp de plein fouet. Il a voulu fuir un camarade qu’il avait énervé et s’était mis à courir, le pauvre... Parti comme une flèche d’un coup, il a atterri contre un mur sans comprendre.
interview de hillel davis, camp jupiter.
01. •• QUE PENSEZ-VOUS DES DIEUX ? ET DES GRECS ? « Moi ? Mais j’aime tout le monde c’est connu ! Ou pas. J’aime pas les Centurions... Ah ouais mais c’est pas d’eux qu’on parle. Les dieux en général, j’ai rien contre eux. Ils sont là, des fois pour nous, des fois ils s’en moquent. Je les ai soutenu face à Cronos, mais disons que j’ai surtout suivi ma Cohorte et fait mon devoir pour nous défendre. Non mais revenez sur terre. Cronos au pouvoir ! Je préfère mourir. Après si vous voulez plus particulièrement parler de mon père, j’en ai rien à foutre. J’ai pas de père okay ? D’un point de vu symbolique oui, il m’a donné mes pouvoirs et mes facultés hors-normes comme l’agilité et tout le tintouin... Mais c’est tout. Il n’est qu’un dieux parmi les autres. Je leur reste respectueux, enfin pour Mercure, j’ai tendance à y penser le moins possible, ça m’évite de lui manquer de respect. Depuis que je l’ai croisé, je suis un chouia succeptible et sensible à ce sujet, je l’avoue.
Pour les grecs, ils sont trop funs. Moi je les adore ! C’est tous mes amis. J’aurais rêvé être au camp grec moi ! Je le dis souvent quand j’ai envie de faire chier les supérieurs de la Légion. J’aurais préféré être chez les grecs !!! Mais d’un autre côté je me dis, si j’avais fini là-bas, je ne sais pas ce que je serai devenu. Je serais sûrement parti dans tout les sens. En bref, j’ai vraiment rien contre eux au contraire. »

02. •• QUE FAISIEZ-VOUS ET OÙ ÉTIEZ-VOUS LA NUIT DE L'INTRUSION DE LA BANDE ARMÉE DE MORTELS AU SEIN DU CAMP JUPITER ? Il était présents aux deux attaques des mortels dans les camps. La première, il l’a très mal vécu, appeuré, paniqué, il s’est caché grâce à ses dons de discrétion, protégeant une demi-soeur avec lui, et sont resté cammouflé sous un lit jusqu’à ce que tout le carnage se calme. La deuxième, il rendait juste visite à des amis grecs dans leur camp et cette fois-ci il ne resta pas sans bouger, au contraire. Tout ce qu’il avait emmagasiné la première fois, il l’a déchargé à cette nouvelle rencontre. Préparé, il ne comptait pas les laisser s’en sortir de la sorte. Il s’est acharné de façon un peu inquiétante sur un mortel. Il s’est battu et a défendu vaillamment leur sang. .

03. •• QUE PENSIEZ-VOUS DES MORTELS JUSQU'ALORS ? ET MAINTENANT ? Il n’a jamais rien eu contre les mortels jusqu’à maintenant, mais contre l’humanité en général. Plutôt l’inhumanité même tous sang confondus. Mais alors depuis leur intervention, il a été plus que déçu et ça n’aura fait que nourrir son dégoût pour le genre humain qui ne cesse de s’autodétruire et appuyer sa domination sur les autres. Pour lui, ils ont juste peur de personnes plus fortes ou avantagés qu’eux. Ce n’est pas quelqu’un de méchant dans le fond, mais disons qu’il a des principes et brisés, il a du mal à faire la part des choses. Il en a marre de prendre sur lui et il est clair qu’il leur voue une haine face à la leur. Il ne vaut peut-être pas mieux qu’eux, mais au moins il ne mets pas tout le monde dans le même panier. Disons qu’il sera beaucoup moins confiant avec un mortel, mais attendra avant de frapper. Il en a déjà tué un et peut-être même d’autre, il a été choqué par son acte, mais il sait que s’il a pu le faire une fois, il pourra le refaire.
« Je vais tous vous buter... Venez pas me chercher des crasses. Je peux être bien plus mauvais que vous. A partir de maintenant, c’est la loi de la nature. La loi du plus fort... »

04. •• VOUS SENTEZ-VOUS PARTICULIÈREMENT EN DANGER OU DÉMUNI FACE À CETTE MENACE INVISIBLE ET INCONNUE ? « Je me dis que je mourrais jeune. Les monstres, les bêtes d'Australie, mes passe-temps, maintenant les mortels… Après un de plus ou de moins, qu’est-ce que ça y change ? Tant que je pourrais me défendre je le ferais, c’est tout. Et je peux être vraiment une saloperie, alors j’ai envie de dire : gares à eux ! »
Il ne se sent plus vraiment en sécurité et ça, il n’en a pas parlé à sa mère, mais à Jeffrey son nouveau « père » de substitution et surtout le père de sa petite soeur Jules. Il ne veut pas l’inquiéter plus surtout avec la venue de la petite il y a deux ans. Après il a confiance en ses capacités et sait que s’il le faut, il se mettra à courir où à se battre.
à propos du joueur.
PSEUDO/PRÉNOM •• écrire ici. ÂGE •• 26 ans. COMMENT AS-TU CONNU MALUM DISCORDIAE ? •• C’est mon troisième compte oui, je sais déjà... Sinon pour info, par mon frère Leth/Vassily/Ariel et j’en oublie t'être COMMENT TROUVES-TU LE FORUM •• Je suis in love je crois... AVATAR •• Ashton Irwin SOUHAITES-TU UN PARRAIN ? •• Non merci    UN DERNIER MOT •• Vive les licornes
©️ .ipar haizea

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Dernière édition par Hillel Davis le Dim 3 Juil - 8:17, édité 10 fois
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SANG-MÊLÉ ROMAIN.
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SANG-MÊLÉ ROMAIN.

MessageSujet: Re: Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)   Mar 28 Juin - 19:14

« Tu veux te faire une brève idée de ma vie ? »
We are young - Fun
[Un peu plus d’un an auparavant]

Le jeune homme entra dans sa chambre en fermant doucement la porte. C’était un réflexe, mais à quoi bon, ils l’avaient réveillé. Il jeta son jean de deux coups de jambes au pied de son lit et s’installa à son bureau. Il déposa avec délicatesse et maniaquerie sa petite caméra numérique sur son pied qui se trouvait sur ce meuble, à côté de l’ordinateur ronronnant en sourdine. Il y avait deux écrans, un immense d’une grande marque réputée pour sa qualité d’image et du service, puis un autre de seize pouces plus simple. Juste ce dernier était allumé et il cadra la captureuse d’image sur lui. L’angle était bon et il s’avachit dans son fauteuil à roulette et s’y balançait de gauche à droite. Il tapotait ses doigts sur son t-shirt noir où il était imprimé en grosses lettres blanches : « Je suis con, mais je suis mignon ! ». Il perdit un instant son regard sur ce qu’on pouvait apercevoir dans le plan : sa chambre. Il y avait un bazar assez organisé qui y régnait et permettait de s’occuper à observer tout ce qu’on pouvait y trouver. Des canettes froissés, vides, certaines étaient des détritus d’autre des collections ou encore d’une valeur sentimentale, meublaient des étagères décoré de linge, de photo, livres, figurines, ... Sur une poignée tombait une collection de ceinture et des nunchaku en mousse, mêmes des bolas. Il y avait aussi des petites balles en cuir de jonglage sur la corniche d’un meuble juste à côté de la porte de son armoire. Il avait son lit, jamais fait et don un oreiller était toujours à nu. A droite, il y avait un pupitre et surtout on devinait les courbes gracieuses d’un violoncelle.

Il soupira un bon coup et alluma un joint qu’il avait allumé avant d’être interpellé par la crise de sa mère. Il se pencha pour attraper le sac de petits pois congelés qu’il avait emporté et jeté sur le bureau en entrant, pour se couvrir la main droite.

« Hillel Davis, euh… 25 ans. Je vais te raconter une histoire dont je suis le héro. Donc je commence l’histoire. Bonjour, je suis Hillel, 25 ans, australien et fier de l’être, malgré notre réputation et notre façon de parler en mâchant nos mots. Moi j’ai envie de dire que c’est vous qui donnait l’air d’épeler vos paroles. Je suis né dans une petite ville côtière tout proche de Sydney. Ca pose le décor ? Une mer bleue azure et pleine de requin et de monstre divers. Il y fait beau presque toute l’année et il y a dans ses terres des décors à vous couper le souffle si vous avez le courage de vous y aventurer. Puis rien que pour les kangourous ça vaut le coup. J’ai pu apprécier le bruit des vagues dans le ventre de ma mère et je pense que c’est pour cela que je ne peux plus m’en passer. Rien ne me détend plus que le bruit des vagues et de savoir la mer à portée de main. Je vivais seul avec elle. De père, j’en ai pas eu physiquement, ce qui fait sûrement que je sois si macho et à la fois respectueux des femmes. Ou pas. Enfin si, un peu ! Ca dépends des jours quoi ! J’ai pas eu de modèle et j’ai du combler cette place pour ma mère. Elle m’a très bien élevé jusqu’à ce que je commence à avoir l’âge de réfléchir et de l’élever à mon tour.

« Elle fait une sorte de psychose et a de moins en moins notion de la réalité qui l’entoure. Elle est dans son monde qui n’est que fabulation dans un esprit brisé. Et comme les problèmes ne viennent jamais seuls et sont trop souvent emmêlés dans des noeuds interminables de connerie, c’est à cause de mon père. Il faut bien un coupable non ? Du moins, il a été le déclencheur. Elle va un jour quitter totalement la réalité et deviendra sénile. En plus c’est assez héréditaire. Scientifiquement je sais pas, mais surtout dans la notion que les chiens ne font pas des chats. Ma mère est vulgairement ce qu’on appelle une schizophrène et a fait une dichotomie avec ce qu’elle ressent et ce qui se passe réellement. Elle mélange de façon psychotique les faits et les opinions. Puis elle a ses décompensations, où elle me prend pour mon père ou des réactions démesurées sur des choses insignifiantes et ça fini souvent par des coups… Que je donne pour me défendre ou que j’encaisse parce qu’elle souffre et qu’elle n’est pas consciente. Sinon, elle cri, casse tout, rêve de mourir et essaie de mourir. Elle oublie beaucoup aussi, et galère à se rappeler comment faire des choses qu’elle savait faire. Sa cuisine c’est de la merde ! Elle ne sait plus cuisiner. Puis… Y’a ses jours de lucidité que j’appelle les bons jours et c’est un plaisir de la retrouver.

« On n’a jamais vraiment quitté l’Australie, même si dernièrement on est à San Fransisco, on a gardé notre maison là-bas. Puis j’ai bossé dur pour qu’on se trouve un pied-à-terre, un petit appartement miteux dans la ville sans avoir besoin de vendre notre maison en bord de plage. J’ai un diplôme pour moniteur de colonie, et j’m’occupais d’un baraquement en bords de mer qui géraient des surfs. Je gagnais pas grand chose, ayant suivi les pas de ma mère et faisant parti d’une assoc’ de club de surf. Donc j’entretenais les surfs qu’on confiait et les réparais, les stockais, les comptais, … J’en étais responsable quand j’étais de service. Mais surtout, je faisais découvrir le surf aux plus jeunes quand je n'étais pas coincé dans ma cabane. C’était top. Puis c’était devenu une obsession pour ma mère d’aller à San Fransisco depuis mon plus jeune âge. Je n’arrive pas à me rappeler vers quel âge elle me bassinait déjà avec ça comme une vieille rengaine, une voix dans sa tête qu’elle répétait sans cesse : « Il faut aller à San Francisco. C’est là-bas qu’on devrait être. »  et elle avait cette peur dans le regard à vous glacer le sang. Puis des fois c’était New-York. Je l’ignorai, je pensais qu’elle câblait, mais elle y tenait vraiment que j’ai fais ce que j’ai pu. Même si je ne voulais pas partir. Même si ma vie était ici en Australie. Mes amis, mes rêves, mon souffle. Tout était là et je ne voulais pas partir. Sauf qu’avec le temps ça ne s’est pas calmé. Et encore moins quand on a du fuir et affronter nos premiers monstres. C'était dans ma tête qu'elle disait et pourtant on fuyait. J'étais gosse et c'était absurde mais j'y croyais. C’est qu’en arrivant au camp Jupiter que j’ai compris pourquoi New-York et pourquoi cette ville fut sa prochaine obsession après S.F.. Elle voulait absolument le revoir, au moins une fois. Elle me disait aller aux U.S. car c’est là-bas qu’il est. Oui, le pays des civils armés et que quand on est malade ça coute très cher. Elle était malade, mais je ne le savais pas encore et je n’avais pas encore la maturité pour le savoir et y penser ou même lui dire : « Hey ! M’man, tu réfléchis un peu ? Ce serait pas trop risqué. Tu as pensé à tout ? Genre les sous ? Y'a pas de parc à kangourou là-bas. ». Aussi égoïstement que je suis venu au monde, elle a décidé qu’on partirait, « San Fransisco, c’est là que tu dois être… Mais je veux aller à New-York ». De longues discussions sans queue ni-tête. On est parti sans penser à notre bien-être et notre confort. Heureusement, j’avais réussi à mettre un tout petit peu de côté et en quittant son association, elle s’était faite une petite fortune pour notre départ presque définitif. Donc j'ai grandi à moitié aux States. La vie, la bouffe, la mentalité tout est si différent. J’avais 12 ans la première fois que j’y mis les pieds… Ouais, c’est compliqué. Ca a prit du temps pour s’installer et je crois avoir passé plus de temps en avion que dans n’importe quel véhicule de transport. La première fois, ça ne devait être qu’un allé-retour d’un mois. Finalement, j’y suis resté plus longtemps et comme à chaque fois pendant une bonne période je repartais directement à Sydney où ma mère venait me récupérer. Quand elle ne m’oubliait pas. Donc on remettait ça, en louant une petite chambre d'hôtel miteux et dégueulasse… Et quand j’étais à Sydney, dès mes 16 ans, je me suis débrouillé pour exploiter mon temps libre à gagner des sous. J’ai même commencé à 11 ans en livrant le journal dans mon quartier. Bien sûr, ça ne fut pas facile. Ma vie fut semée d'embûches. Voir un jeune garçon à l’air abattu et éreinté prendre l’avion, ça alerte un peu… Puis quand j’étais interrogé par les flics et qu’on voyait mon dossier j’avais envie de disparaitre. Quand t’es gosse, t’as le droit de rien faire à part subir les adultes et leur choix sur ta personne…

« J’ai été retiré plusieurs fois des bras de ma mère, car elle a été déclarée « folle » assez tôt. On ne m’a pas revu à au camp durant deux ans. J’avais peu-être 14 ans, je ne me rappelle plus trop. Ce n’était pas sain et elle prônait la négligence avec moi et malgré elle. Je ne suis pas resté très longtemps avec mes familles d’accueil. D’un j’étais exécrable et de deux j’attirais les problèmes. Elle s’est toujours battue pour me récupérer et pourtant ce n’était pas facile psychologiquement, mais jusqu’à ce que j’atteigne la Maison de Lupa, elle a serrer les dents et combattu sa maladie. Après, elle s’est relâchée. Je ne lui en veut pas. J'admire cette force qu'elle a eut jusqu'à mes douze premières années. Quand j’étais jeune et « mortel » elle finissait souvent par arriver à l’école appelée par la directrice pour mauvais comportement ou problème de dégradation.  Ce n'était pas toujours de ma faute. Vous savez c'est les monstres dans ma tête... Puis même des fois elle ne venait pas, et on me retenait jusqu’au dernier élève pour voir que je rentrais seul. On n’a pas évité l’assistante sociale, et pourtant j’avais menti pour la protéger et je disais que mes bleus c’était parce que je me battais. Ce qui était en parti vrai. Rapidement, j’ai été confié. Maman a du être « internée ». C’est le genre de situation préoccupante qui traversent les frontières. Ca a commencé en Australie et a continué aux U.S.A.. Faut dire que si je m’étais tenu tranquille, que j’avais pas commencé si tôt et si fort à faire des bêtises, des farces et de me foutre de la gueule du monde avec mon arrogance, j’aurais beaucoup moins attiré l’attention. Mais j’y peut rien, j’adore faire de la merde et ce que je veux concrètement. Ca me vide l’esprit et je vis pleinement. Faut dire aussi que je tenais pas en place sur une chaise. Puis y’a eu un âge, ou j’avais plus besoin de passer par des familles d’accueil donc j’ai fini dans des centres pour jeunes difficiles. Donc encore une fois, on m'a pas vu souvent à la Légion. Durant trois ans, je passais  des périodes de deux semaines à cinq mois dans ces centres. Au début c’était pour me placer quelques parts, après c’était parce que dans ma tête, ça commençait aussi à câbler. J'ai même eu droit à un petit séjour en centre psychiatrique, mais ils appelaient ça autrement pour que ce soit politiquement correct. Encore une longue histoire. J’avais seize ans par là. Ils avaient trouvé ça évident de m’y envoyé vu les antécédent de ma mère, de mon dossier et parce que j’ai osé donné un coup de crique au policier qui me retenait parce que je ne voulais pas qu’on m’enlève ma mère encore une fois. Franchement ? J’ai pas eu le temps de frapper si fort…. Avant ma majorité, c’était un sacré bordel mon quotidien quand j’y pense. C’est comme si toutes mes vies se mélangeaient. Après, j’ai pratiquement pas quitté le camp, juste pour voir ma mère, mon pays et mes potes… C’était plus sûr.

« Ensuite, après qu’elle se soit battue pour me retrouver dans nos débuts épique de famille équilibré, parlait-il avec ironie, et avant de m’annoncer mon départ très prompt de la chambre d’hôtel, je suis resté enfermé ma dernière semaine en Australie avant le grand (le premier quoi !) débarquement chez les ricains, et c’est là que j’ai appris le violoncelle. Je vous ai dis que j’étais doué ? Pas un sur-doué, mais un touche à tout. Je lisais à peine pour apprendre, vu que je n’y arrivais pas facilement. J’ai su me montrer beaucoup plus malin et débrouillard. J’observais, j'étudiais et je comprenais. Le dessin, la jonglerie, les échecs, le parcours, le bmx, … J’arrêtais pas et j’arrête toujours pas. Je suis donc allé à cet endroit où les enfants sang-mêlés devaient aller. Je suis resté sur le cul quand j’ai vu. Je me suis posé tellement de question comme : « Ma mère est entrée dans une secte… ». C’était horrible… La Maison de Lupa quoi ! C’était très éprouvant. » il fit une pause pour retourner le sachet de petits poids congelés sur sa main rouge et gonflée. Une des phalanges avait été égratigné et luisait d’un rouge plus vif et intense, par dessus un hématome violacée présent depuis déjà deux jours. Bien sûr seuls les murs ou les objets étaient victimes de ses crises de nerfs avec sa mère.

« Et donc ce jour arriva. Elle ne m’a rien dit. Juste elle m’a foutu dehors, j’avais donc douze ans. On était enfin à S.F. ! Eh bah c’est moche ! Et dès le deuxième jour, ma mère m’a poussé hors de la chambre d'hôtel et elle m’a dit de « trouver un truc ». C’étaient ses mots. J’allais « l’entendre et savoir », il fallait que j’écoute. Elle a fermé la porte sans donner plus d’explication. Je pensais qu’elle avait encore une crise de folie. Que peut-être une sorcière contrôlait son esprit. Ca me rassurait de me dire ça. Je suis alors allé me balader tout seul dans la ville. C’était devenu une habitude d’exécuter ses délires.  J’ai rien trouvé, ni compris, ni entendu…  J’ai visité. Quand je suis revenu le soir, elle était partie. J’ai vraiment cru que mon coeur s’était arrêté. J’ai tout fait, paniqué, hurlé, pleuré, frappé la porte à n’en plus sentir mes mains, demandé à tout le monde si on avait pas vu ma mère. Puis j’ai fini par fouiller le sac à dos qu’elle m’avait donné. J’avais la dalle. Il y avait une lettre dans une enveloppe avec une liasse de billet. « Je suis désolée mon chéri, tu as une vie à vivre et je crois que j’ai pas la force de t’en parler, ni de t’accompagner. C’est à toi seul d’y arriver. Je t’ai laissé des sous. Dès que tu trouveras, tu reviens quand tu pourras. Je t’attends. Je t’aime mon chéri, et je t’attendrais, je te le promet. Tu seras en sécurité là-bas ». LA-BAS ? Mais c’était où ? J’ai cherché partout une adresse caché dans mon sac, mais rien. J’ai pris trois jours et deux nuits à trouver, la peur au ventre de me faire piquer mon fric ou égorgé ou les deux ! Elle était complètement malade ! Mais ! Elle était tellement lucide et c’était tellement incroyable que j’ai continué à chercher pour lui faire plaisir. Il s’est avéré que c’était vrai, j’ai entendu comme un murmure dans ma tête. Merde ! La sorcière dans la tête de maman me parle, m’étais-je dis. J’ai pris du temps à l’encaisser… Par contre, le camp romain, c’est des fou-furieux. C’est pire qu’une maison de redressement en fait. J’ai pris le temps de m’y faire et maintenant, je me passe presque plus de cet endroit. J’y suis assez bien. C’est ma deuxième maison. Ma première elle est en Australie et ma troisième aux States.

« Sinon, je ne me suis jamais posé de question sur mes origines surnaturelles. J’ai jamais eu de chose qui m’ont plus perturbé que ça, ni même des prémices de mes dons. J’avais la tête bien trop occupée à gérer notre vie de famille avec ma mère. C’est là-bas en arrivant au camp Jupiter qu’on m’a tout dis. Mercure m’a rapidement reconnu et mes pouvoirs ont prit une semaine de plus à enfin émerger. Pour ce qui est de mon père, rit-il. C’est un sacré connard, comme beaucoup de père, surtout ceux qui vous laissent tout seul avec une mère folle. Qui laissent une mère folle avec un enfant. J’ai pas cherché à le connaitre, à vouloir le voir, rien. Je m’en fou. J’ai vécu sans lui et ma mère a souhaité l’avoir à ses côtés suffisamment pour deux que je n’en ai pas eu besoin. Ma mère me suffisait. Elle me suffit. J’ai bien cherché à vouloir des réponses à certaines questions, qu’il explique lui même son sang divin dans mes veines, mais j’ai trop attendu. J’ai pas envie de foutre une partie de ma vie en l’air à espérer comme ma mère. Jusqu’à maintenant je suis vivant et c’est pas grâce à sa présence. Donc papa si tu m’écoutes, te penches pas sur moi, je suis un grand garçon. Je suis mon propre père, mon propre maitre et je me suis construis seul.  » signa t-il d’un geste de main un baiser sarcastique qu’il envoyait à l’intéressé, face à la caméra. Hillel faisait comme si sa rencontre avec le dieu n’avait jamais existé. Il rit de nouveau, se berçant encore sur le siège, lourdement appuyé sur l’accoudoir gauche de son fauteuil. « Après s’il venait me parler, je l’écouterai, mais je ne cherche pas après lui, c’est aussi simple. Heureusement il m’a prévu une vie où je n’ai pas le temps de m’ennuyer et de réellement penser à ce que je souhaite à ce sujet. Enfin ça encore, il ne m’a pas demandé mon avis. Ne viens plus me parler...

« Et me voilà légionnaire ! Enfin avant probatio, même si encore maintenant je trouve qu’on me traite toujours de la même façon que lorsque j’étais un bleu. Quel plaisir de se faire malmené, humilié, et bizuté ! On m’a crié dessus, on a joué d’autorité et de persuasion avec moi. Mais j’avais tellement envie de mourir chaque matin quand on venait nous réveiller. Non en vrai maintenant c’est plus sympa. Disons qu’après si je me fais punir ou taper dessus, c’est parce que je l’ai cherché, éclata t-il d’un léger rire et un sourire fièrement coupable. Je pense sincèrement que je passe plus mon temps à payer mes pots cassés qu’à être vraiment productif au camp. Mais je m’en fou un peu. Je me calme des fois quand je ne me sens plus capable de subir une autre punition. Je pourrais pas arrêter définitivement mes conneries et mes blagues, j’aime trop ça. Peut-être un jour quand je serai lassé et plus raisonnable, mais c’est clair que c’est pas pour maintenant. Après… Je dois bien avouer que le camp m’a permis de souffler un peu et de pouvoir faire des reculs sur certain soucis. Pour ça aussi que des fois, je fais des efforts pour y rester. Et être utile en passant... C’est mieux quand t’es indispensable. Tu sais qu'un pégase doit chier quatre fois son poids en une journée je suis sûr ! 

« Après, je ne suis pas forcément investi – du moins je ne le montre pas – dans ce mode de vie, ou mes devoirs de demi-dieu ou légionnaire. J’ai pas la tête à ça. Souvent, c’est par ressentit que je me donne plus ou moins. Je peut-être très dévoué à quelque chose si ça me parle, comme ne pas avoir de motivation du tout. Ou alors pas assez de corones. Après je fais ce que je me dois de faire, par mon bon vouloir ou que je ne le conçoive pas. Je n’accepte pas tout non plus, tout est discutable. Je ne suis pas non plus le légionnaire modèle, mais après je me débrouille très bien. Je suis insolant, oisif, versatile, chiant. Très chiant même ! Mais je sais me battre, je suis futé quand je veux, et un pro de la fuite. Puis je suis quand même malin pour arriver à faire de la merde dans le camp sans qu’ils le voient venir. Après oui… Je suis pas hyper costaud, puissant et en roc, au contraire, je suis plus en carton, mais je suis vif et agile et ça aide beaucoup. Qu’est-ce que j’ai oublié ? » se pencha t-il sur son bureau pour attraper une petit balle rebondissante et la jetant d’une main à l’autre pensif. Il laissait tomber sa tête en arrière et finit par se redresser. Il se tourna sur le côté pour jeter la balle au sol, rebondissant contre le mur qui le séparait du couloir avant de lui retomber dans la main. Il continua inlassablement et reprit sa confession.

« Il y a eu des moments où j’ai du faire mon devoir comme tout le monde et parfois c’est parce que je prenais parti, mais souvent c’est pour soutenir mes camarades et le crédo que je dois suivre en étant resté au camp, à la Légion. Je t’avoue les premières batailles, j’ai pas fais le fier. J’avais quoi ? A peine 17 ans et je commençais à avoir ce qui se rapproche le plus à une enfance et une jeunesse. C’est vrai  ! J’avais des amis, je riais, des objectifs, j’ai fais les 400 coups, j’ai vécu. Puis surtout j’ai eu des limites, celle que je n’ai jamais eu dans la construction logique d’un enfant. J’aime défier l’autorité et tout le temps, c’est presque maladif, mais j’ai besoin de ces limites. Et comme je suis un peu fêlé, j’aime bien quand elles sont un peu rudes et violentes. Pour ça que je suis resté à la Légion et que je ne me suis pas lancé dans les études. Enfin, voilà… On avait beau être préparé au combat et dans ce genre de situation, j’ai eu les boules. J’avais envie de disparaitre, d’être loin. La deuxième fois, beaucoup moins, mais quand même. Faut pas déconner, on s’y fait pas en un jour. Je crois qu’on ne s’y fait jamais…»

« Hillel tu parles tout seul ? intervint subitement sa mère qui venait d’entrer dans la chambre.
_Non, y’a que toi qui fais ça, murmura t-il dans sa barbe alors que la fine silhouette de la femme se dessinait derrière lui.
_Tu sais que je t’aime ? Tu m’as trop manqué » lui glissa t-elle avant d’enlacer son fils.
Hillel ne put s’empêcher de sourire et vint caresser la tête de sa mère avec tendresse et complicité.
« Je te présente maman. Regarde m’man, t’es filmée. »
La mère un peu incrédule fit un signe timide à son image qui se reflétait sur l’écran. Hillel coupa la caméra et attacha la video en pièce jointe d’un mail.
« Tu fais quoi ?
_Je raconte ma vie…
_T’es bizarre » fit la mère, vraiment étonnée par son propre fils, mais avec une voix légère d’humour. Puis elle quitta la pièce. Hillel enregistra le fichier et le nomma « Jules birthday ». Quand le temps viendra, il faudra qu’elle sache. Surtout si sa mère ne tenait pas mentalement assez longtemps. Qu’elle sache qui était sa mère réellement et pas ce qu’on lui brodera pour pas perturber son innocente enfance. Un jour, elle devra savoir la vérité sur elle et sur lui. Vivre avec un frère demi-dieu, ce n’est pas un petit détail.
© .ipar haizea


The Jersey Squirrel
Awkward - San Cisco
Un jeune homme arriva, la tête encore bien marquée par la fatigue qu’il avait été à peine panser d’un trop court sommeil. Il rejoignit un camarade qui était stoïque devant l’écurie. Il se frotta le visage, les cheveux hirsutes et baillait à s’en décrocher la mâchoire. Il avait à peine pu se reposer de sa nuit de garde pour la surveillance du camp. Un centurion, venait de sortir expressément le chef de cohorte de son lit aux aurores. A peine de quoi prendre le temps de s’assoupir.
« Qu’est-ce qu’il y a… » commença celui dont le repos l’attendait ardemment. Son camarade ne le regarda mêmee pas, les bras croisés de colère et les pieds bien ancrés au sol. Sa veine temporale pulsait avec une rage silencieuse qui débordait dans son regard noir. Il lui lança simplement un signe de tête vers l’écurie. Le plus mal en point tourna lentement la tête et resta interdit. Il lâcha plusieurs jurons : « … l’enfoiré ! 
_Hillel, soupira l’autre. Va me le chercher. Clairement tu vas aussi payer pour la forme d’avoir laissé passer ça. Mais comment t’as pu laissé passer ça ?! fulmina le centurion.
_On préviens un prêteur ?
_Non, à voir s’il pourra tout nettoyer avant que l’un d’eux vois ça. Tant pis pour sa gueule. Il aurait vraiment pas de chance pour qu’il y en ai un qui décide de passer au camp… Puis franchement, on va juste passer pour des cons. » soupira le plus haut gradé avec exaspération. Le repos n’était pas pour tout de suite. Il partit, le pas trainant jusqu’à sa caserne. Celui qui venait de commencé sa journée restait devant les écuries à observer l’oeuvre du fils de Mercure, dit Hillel. Les pégases tranquilles dans leur box arboraient tous une carotte sur le front tenu par du fil de cuisine. Une banderole pendait sur la corniche en bois qui bordait la toiture de l’enclos. « Contre la tyrannie de l’étalon ailé. Place à la douceur et l’insouciance des licornes ». Le centurion jaugeait sa bêtise presque avec admiration. Tout se mal qu’il s’était donné, ne serai-ce que dans le soin créatif qu’il avait mis dans sa banderole. « [coor=goldenrod]Il se fout juste de notre gueule…[/color] » se fit-il la réflexion pour la énième fois. Les centurions étaient largement visés dans son message. Il avait presque envie de sourire, mais ce genre d’attitude et de blague ne passait pas à la Légion. Malheureusement moins ça passait et plus le jeune-homme mettait de l’énergie à braver les interdits. C’était juste pour leur montrer qu’il était capable de le faire sans que personne ne le voit venir. Il était libre. Personne en ce monde ne lui dictera sa vie. Il signait même ses actes où les assumait pleinement. Il ne supportait pas non plus qu’on ne remarque pas ses fourberies. Ils ne savaient plus quoi faire avec lui. Dès qu’il avait pris ses repères à la Légion, il ne s’est jamais arrêté. Pourtant on prenait soin de le sanctionner à chaque fois. Parfois même très durement ce qui le calmait mais jamais éternellement. Il avait fait ses années obligatoires et il était resté quand même par masochisme ou provocation, pensaient parfois la plus part des guerriers qu’il exaspérait par sa réputation. C’était bien plus compliqué. Il n’y avait pas que ça. Non, le jeune-homme en avait juste besoin. La Légion lui était précieuse comme soutient moral. Et ses bêtises, c’était sa façon de se sentir vivant. De vivre pleinement tout simplement. Cette autorité qu’il réfutait lui a cruellement manqué durant son enfance, seulement élevé par sa mère qui avait fait ce qu’elle a pu, mais décidément pas assez. Mère qui depuis la naissance de son fils vit sa raison se gangrener par une maladie psychotique et vicieuse. Pour sa mère, ils le savaient aussi.

Quelques minutes plus tard, on tirait le grand gaillard devant l’écurie. Il freinait des quatre fers en se plaignant qu’il était fatigué, juste pour se moquer de son chef de cohorte. Il se mettait en scène, sachant très bien pourquoi on l’avait sorti du lit si tôt. Ou tard. Il pensait être réveillé plus hâtivement. Il a pu se reposer du sommeil du juste au moins trois heures. Son supérieur direct ne releva pas à ses provocations. Ce n’était jamais méchant et ils avaient appris à ne plus entrer dans son jeu un peu malsain. Du moins, ils essayaient. Le chef de cohorte poussa sèchement le demi-dieu vers le centurion qui n’avait pas bougé. Hillel trébucha, faisant quelques pas maladroit avant de se redresser et se tenir droit, accentuant sa carrure qui n’était pas entièrement négligeable mais surtout le dominait de sa taille. Il affichait un grand sourire, imitant la posture bras croisé de son supérieur, comme un reflet mais le jaugeait plus petit que lui d’une demi-tête. Il fléchit légèrement les genoux. Pour être à sa hauteur, c’était gentil ! Je ne voulais pas qu’il soit en position de vulnérabilité.
« Pourquoi on me réveille de si bon matin ?
_Nettoie des conneries, siffla la voix du centurion entre ses dents serrés devant l’énergumène qui se moquait de lui par son attitude.
_Lesquelles ? Les draps c’est une fois par semaine non ? continua t-il de se payer ouvertement sa tête.
_Je parle de ça !!! vociféra le jeune homme perdant patience après lui avoir claqué l’arrière de la tête avec force.
_Ah ça ! s’exclama t-il en jouant les ignorants et se massant le crâne. C’est beau hein ! Tu devrais le laisser au moins pour la journée. C’est drôle rhooo ! Un sourire ça fait toujours du bien pour commencé la journée et ça motive les troupes !
_Dépêche toi avant qu’on le voit. T’auras pas le mérite d’atre vu.
_Mais c’est quoi ça ? fit une voix féminine qui s’approchait avec un confrères de la Ve Cohorte qui était déjà mort de rire.
_Trop tard ! répliqua Hillel en haussant les épaules non-coupable avec un sourire fier, prêt à se protéger d’un nouveau coup.
_Dépêche toi je t’ai dis, soupira le centurion. Je te colle de corvée de fumier trois mois en comptant que tes jours actifs. Nettoie tes bêtises avant qu’un prêteur le voit car je te préviens, je le laisse t’achever. Ils vont te supprimer encore une fois tes perm’… Mère folle ou non.
_Retire ça ! siffla à son tour le fils de Mercure qui avait brusquement attraper le centurion par le bras pour lui faire face.
_Nettoie » lui ordonna calmement le centurion sans sourciller une lueur mauvaise dans les yeux. Le chef de cohorte était resté aux auget au cas où il devait intervenir. Hillel l’avait agacé de si bon matin, il était bien content d’avoir frappé là où ça faisait mal. C’était petit, mais il fallait voir ce qu’ils enduraient parfois avec lui. Hillel finit par lâcher son collègue et prit son élan vers le haut de la corniche. Un pied sur le bord d’un box, il s’élança légèrement en arrière et attrapa le bord de la toiture. Il prit le coin de sa banderole et courut sur les planches de bois qui abritaient les animaux des intempéries, puis redescendit d’un bond gracieux et agile, la chute de tissus qui suivait son mouvement aérien. Revenant vers le centurion, il lui plaqua la banderole roulée en boule contre le torse : « Je ne peux pas la jeter, elle a trop de valeur sentimentale… Fais le s’il te plait, prit-il un faux air attristé.
_Tu m'as pris pour qui ? claqua la voix du supérieur en imitant le geste d’Hillel, lui redonnant fermement la banderole. T’as pas fini de me faire chier !?
_Si tu le fais pas je la garde et je l'accroche au-dessus de mon lit » répliqua t-il avec un grand sourire fourbe et le centurion le lui arracha des mains avant de la déchirer pour qu’elle ne soit plus du tout exploitable. Des demi-dieux arrivaient lentement, formant une foule toujours un peu plus grosse. Hillel était entré dans la grange. Le centurion tenta de disperser l’amas de légionnaire qui venait admirer ses prouesses.

Cette blague allait encore faire le tour du camp, comme son numéro de « Peter Pan ». Sa farce la plus célèbre. Armé de collant verts et d’un déguisement, un stock de paillettes dorées achetée dans une boutique d’art et création, il arriva au milieu du Champs de Mars en volant grâce à des chaussures ailées qu’il avait emprunté sans permission. Il planait au-dessus du sol en jetant des paillettes par poignée en plein entrainement, chantant à tue tête de son accent de campagnard australien : « You can fly ! You can fly ! You cana FLY ! ». Il fut rapidement attrapé et plaqué au sol sans ménagement. Il dut ramasser jusqu’à la dernière paillette. Ca lui prit une semaine. Ce fut une de ses punitions la plus marquante. Sur le coup, ça l’avait calmé un bon moment. Maintenant, il s’arrangeait pour ne plus avoir de choses aussi petites et nombreuses à ramasser que des paillettes. Pour ce genre d’ânerie, Hillel ne manquait pas d’inspiration. Il perturbait le camp et le ponctuait d’un peu de légèreté, ce qui par contre manquait cruellement à La Légion. Il avait même quelques admirateurs, mais comme dis plusieurs fois, en général on ne le supportait pas, préférant le casanier ou le remettre à l’ordre voire avoir de la peine pour cet étrange personnage.

Puis Hillel ressortit de la grange levant le doigt pour signifier qu'il avait quelque chose d'important à dire au centurion.
« On risque d'avoir un soucis au fait pour le nettoyage des écuries. Je le fais quand ? La matinée je fais le baby-sitting des probatio, fit-il allusion aux entrainements basiques qu'il devait leur donner.
_Bah le soir après tes entrainements, lui lança le supérieur pas du tout gêné par ce détail.
_Nop je nettoie les arènes de combat. Tu sais, pour avoir sécher les entrainements.
_Après alors... commençant par être agacé, voyant bien qu’Hillel commençait ses habituelles négociations.
_Je suis de garde a partir de ce soir...
_Tu fais chier, claqua t-il sa langue, maintenant exaspéré de voir qu’il y avait vraiment un soucis ; trop de punition. C'est dingue ça. Dis t'en a pas marre de perdre plus de temps à réparer tes conneries plutôt que d'exploiter tes talents de légionnaire ?
_Tu veux vraiment qu'on parle encore de ça maintenant... soupira Hillel.
_Tu gâche tellement tes capacités à faire des conneries, continua t-il sans même écouter le fils de mercure, que t'as finis dans la 3e cohorte alors que tu vaux de loin la deuxième. Tu t'en fou ou quoi ? … » Hillel le laissa parler et continuer ce sermon qui n'avait pas l'air d'en finir et il le connaissait par coeur. Beaucoup de personne le lui ont dit ; ses chefs de cohorte les premiers et ce centurion bien un milliard de fois. Lorsque ce dernier eut fini il lui annonça qu'il ne s'occuperait plus des probatios mais des écuries finalement. Hillel lui fit une révérence « Merci ! Enfin je vais m'occuper de gens qui en valent la peine » fit il référence aux pégases face aux nouvelles recrues. Le centurion se retint de lui donner un poing sachant pertinemment qu'il se moquait de lui. Hillel s'occupait très bien des jeunes même s'il ne l'assumait pas et ça lui permettait de garder le rythme vis a vis de ses entrainements ainsi que de s’investir. Même ça il le gâchait. Il avait un si bon feeling avec les plus jeunes. S'il avait insisté le supérieur lui aurait laissé cette tache et l’aurait émancipé du nettoyage des arènes. Puis l'immense gaillard retourna dans les écuries.

Le centurion secoua la tête là entendant d'ici le légionnaire parler avec plus d'humanité aux pégases qu'il ne pouvait parfois le faire avec ses compères. Pour le supérieur du camp ce garçon gaspillait son talent. Pas simplement en tant que demi-dieu mais une personne avec des ressources qu'on ne pouvait négliger. Passionné, endurant, et surtout déterminé avec une rage qui pouvait lui donner des ailes. Déjà tout jeune lorsqu'il était arrivé à la Maison de Lupa il n'avait pas manqué de force et d’énergie pour vouloir s'échapper de l'inconnu qui lui avait fait horriblement peur. Ils ont du être deux pour l'attraper et le calmer. Ensuite déjà durant les six mois de mise à niveau il avait démontré sa mauvaise foi en se cachant ou essayant de sécher les travaux mais dès lors qu'on l'y jetais il a vite trouvé des réflexes et faisait parti des dix meilleurs sang-mêlés arrivés au à la maison de Lupa durant la même période et encore à ce moment il ne connaissait pas lui-même ses capacités comme son agilité et ses réflexes de combattant digne de son sang mi-divin. Sans parler que ses pouvoirs ne s'étaient toujours pas manifestés. Vers les derniers mois d'entraînement de jeunes recrues avant le passage à la Douzième Légion Hillel avait prit confiance en lui et aspirait à être cette nouvelle personne qui s'imposait à lui : un demi-dieu. Il se donna, fier de ses capacités et de ce sentiment d'invulnérabilité qui s'alliaient parfaitement à sa crise d'adolescence qui naissait doucement en lui. Sauf que déjà il avait donné un aperçu de sa personnalité, faisant presque honneur à son père qu'on avait deviné alors que Mercure ne le reconnu que quelques jours après son passage au statut de probatio. Il a donc fini dans la Troisième cohorte au vu de son manque de fiabilité. Épuisé et indolent il fut quand même ému par le rituel du tatouage qui le faisait entrer dans un groupe... Une nouvelle famille. Après, sa période de probatio ressembla à son entraînement chez Lupa. Entre l'étonnement de certains jours à se surpasser et grandir d'expérience et l'exaspération de ses rebellions et ses bêtises. Ceux qui avaient du le chaperonner se disait chaque jour que sa place dans la Troisième Cohorte amenuisait ses ressources. Il s'était montré très futé déjà lorsqu'il découvrit ses pouvoirs surtout celui de la vitesse. Rapidement il a su exploiter ses talents autrement que pour courir. Il en usait tout d'abord dans des mouvements courts de pour les combats dans les esquives ou les coups. Ou alors de créer des nuages de fumée en courant en cercle dans le sable par exemple. Non pour ça il ne manquait pas d'idées. Pour ce qui était de son pouvoir de disparition ce fut un drame à la Légion car forcément il l'utilisait pour ses farces ou échapper à ses supérieurs et ou ses punitions. Une nonchalance qui fit vite sa réputation.  

Le centurion finit par retourner à ses occupations, la banderoles déchirée sous le bras. Il allait trouver les prêteurs pour leur tenir la jambe le temps que Hillel finisse de ranger. Il n'en était vraiment pas à sa première bêtises de cette ampleur. Tous le monde avait entendu parler de son Peter Pan. Il ne voulait pas que le fils de Mercure continue à nourrir sa célébrité avec ce coup là. Pour quoi ils allaient passer après. Hillel pourrissait leur crédibilité et c'est ce qui les énervaient le plus. Pour ce qui était de ses collègues certains l'admiraient d'autre le haïssaient car il perturbait la tranquillité du camp et infligeait un peu trop souvent des punitions de groupe.

A ce jour, il était le même, plus fort, plus confiant. Toujours n très bon élément. Démontait tout en entrainement, quand il voulait bien s’y mettre et surtout s’y rendait… Il excelle dans le corps-à-corps grâce à ses pouvoirs, ce qui compensait qu’il ne frappait pas fort, mais il savait où frapper et avec sa rapidité il pouvait faire un vrai carnage. Rien qu’à main nu, il est capable de vous faire encaisser une dizaine de coup en moins de trois secondes. Mais ce qu’il préférait de loin, c’était ses coups bas, tapis dans l’ombre, il sortait de nulle part pour vous assener de frappe rapide et parfois vitale avant de disparaitre à nouveau. Son terrain de prédilection étaient la forêt ou les bâtiments et la nuit, il était presque imprenable. En vrai, il adorait ça, les combats, les batailles surtout en entrainement ou autre « jeux » qui devaient les poussés à se surpasser. Il est rebelle, fumiste mais pour rien au monde il quitterait la Légion. Il s’y sent utile et ça lui occupe l’esprit. Ce n’était pas pour rien qu’il disait que le Camp Jupiter était sa deuxième maison, il s’y sent juste bien. Pour lui la famille ne peut être éprouvé qu’en ayant vécu et grandit avec lui. Ce qui s’en rapprochait le plus, après sa mère, c’était alors récemment ce voisin qui a eut un peu de compassion pour eux et venait les soutenir et les aider dès qu’il le pouvait. Il était aussi ce qui se rapprochait le plus d’un père pour lui, mais ce n’était pas encore ça. Ses frères-d’armes étaient alors eux aussi, ce qui composait sa famille  de fortune, des pièces éparses qui reconstruisaient l’immense puzzle inachevé de son cocon d’affection sécure. Après s’il s’est battu contre Cronos, ce n’est pas seulement pour soutenir son « divin papa » au contraire. Il a juste remplis son devoir pour la Légion, sa survie car franchement, entre nous… Cronos au pouvoir ? Vraiment ! Je préfère mourir que de voir ce genre de chose se réaliser. Et ce fut aussi pour les mêmes raisons qu’il affronta Gaïa par la suite. Il n’a pas fait le fier et pour sa première grosse bataille, il n’a jamais eu aussi peur de mourir de toute sa vie, mais il s’est armé de courage avec ses compatriotes et il s’est défendu jusqu’au bout. Comme tout, il en est ressorti grandit d’expérience et fut déjà plus à l’aise et efficace lorsque Gaïa avait décidé de réitérer le soulèvement des foules. Il savait plus ou moins à quoi s’attendre. Et c’était avec ses mêmes hommes qui le punissaient et le malmenait à la Légion qu’il s’était battu, aussi loyal que possible et en leur donnant toute sa confiance sur le terrain. Une confiance partagée.
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MessageSujet: Re: Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)   Mar 28 Juin - 19:14

Faire ressurgir des blessures du passé.
Paper planes - M.I.A.
[Il y a environ six ans]

Deux semaines avant sa permission.

Hillel était dans un coin isolé du quartier des légionnaires. Il avait envoyé un iris mail à sa mère qui avait reçut l'appel non sans un sursaut. Elle le lui reprocha avec humour et une humeur bon enfant. Son fils ne la partageait pas. Ce qu'il avait a dire n'était pas facile et il avait le coeur lourd. La mère le sentit et sa voix se brisa alors : « [color=purple]Qu'est-ce qu'il y a ?
_On m'a sucré ma perm' m'man je vais pas pouvoir venir à la fin de la semaine, finit-il par lâcher après un long silence à découdre un fil qui dépassait de l'ourlet de son t-shirt.
_Mais pourquoi ? Il faut que tu leur dise qu'ils n'ont pas le droit de faire ça.
_Si m'man ils ont le droit. J'ai fais trop de connerie. C'est juste repoussé jusqu'à nouvel ordre.
_Tu mens !!! Dis le que tu ne veux pas me voir ! Qui voudrait rester avec moi après tout ?! T’es comme ton père !!! » s'emporta t-elle soudainement, sa voix résonnant presque dans le camp. Il se disait qu'il aurait peut-être du aller sur le long chemin qui séparait la Nouvelle Rome du Champs de Mars.  Il la laissa se décharger et resta le plus impassible alors qu'elle était passée aux insultes. L'échange se finit promptement de la part de la mère qui lui reprochait de l'abandonner – la meilleure ! – de vouloir passer plus de temps au camp et pas avec elle – peut-être – et qu'elle ne voulait plus le voir vu qu'il avait l'air si peu soucieux d'elle.

Enfin revenu de sa permission, il avait passé deux jours où sa mère ne lui avait pas adressé la parole, ou si de temps en temps, mais se rappelait vite qu’elle lui faisait la tête. Elle lui en voulait. Puis ce matin au petit déjeuner, après un éclat de voix et quelques fracas, Hillel était recroquevillé dans un coin de la cuisine, les bras devant le visage pour se protéger. Une tasse de thé au lait brisée gisait sur le sol, avec une cuillère recouvert de confiture. Sa mère le frappait en lui reprochant de n’être qu’un insolent, et d’autres adjectifs plus insultant sur son comportement qu’elle ne tolérait pas et qui avait causé une absence bien plus longue. Il encaissait les coups jusqu’à ce qu’il ne tienne plus. Il repoussa violemment sa mère qui accepta encore moins son attitude et le gifla. Il lui attrapa sèchement les poignets et les serrait avec force, l’obligeant à se mettre à genoux. Son regard était noir et il serrait les dents de rages et de désespoir. Jeffrey, leur voisin avait été alerté par les bruits. Il était passé par la porte arrière du jardin qui donnait directement dans la cuisine. Il intervint rapidement en interpellant le jeune-homme d’une voix ferme et autoritaire, le séparant de sa mère avant qu’il n’ait un geste regrettable. Cette dernière essaya de se jeter sur son fils, mais Jeffrey la tenait fermement dans ses bras et Hillel préféra quitter la cuisine pour monter dans sa chambre. Après avoir calmé la femme, il alla voir le jeune-homme pour aller discuter avec lui aussi. A cette époque, il n’était qu’un voisin qui s’était pris de compassion puis d’affection pour cette famille peut-être compliquée mais avec le coeur sur la main. Depuis qu’ils étaient arrivés à San Francisco, il avait un peu ce rôle d’intermédiaire paternel entre les deux protagonistes. Déjà, il portait quelques sentiments à la femme, mais sans le montrer, ni le dire. Il était simplement là pour eux. Il calma alors le jeu entre les deux partis et même si Hillel s’était montré insolent avec lui, les mots que Jeffrey lui avait dits dissipèrent cette envie destructrice que ce soit envers lui même, sa mère ou le mobilier.

Le jeune fils de Mercure préféra alors se changer les idées en prévoyant le programme de la journée. Il compensa ce petit déjeuner en passant par une chaîne de café pour se prendre un thé au lait et se rendit au magasin pour aller à la pharmacie récupérer les médicaments de sa mère. Sauf que dans ce café, entrain de faire la cour à une mortelle, il y avait Mercure qui avait alors remarqué rien que par son aura sa chair et son sang. Il le suivit. Un pur hasard qui allait presque tourner au carnage….

Hillel récupéra sa commande au comptoir pharmaceutique qui arrivait presque toujours en temps et en heure. Enfin c’était rare. Le sachet blanc en main, il alla se balader au milieu des rayons. Il s’était arrêté dans celui des céréales et autres mal-bouffe du matin. Il regarda à droite, puis à gauche et fit glisser l’air de rien une portion pour une personne dans un petit bol plastique de Foots Loop. C’est alors que Mercure décida de se manifester. Passant près de lui : « Hey Hillel… Il fallait que je te dise. En profiter que tu es là… Je suis désolé pour ta mère… Et pour toi.
_Euuuh… Okay ?! Mais je crois pas vous avoir demandé quoique ce soit.» lui avait-il répondu d’un air suspicieux et étonné avant de continuer son chemin dans la supérette et caresser les boîtes céréalières du bout des doigts. Arrivant devant ceux au miel, il s’arrêta alors. C’était trop étrange. D’un il connaissait son prénom, de deux une partie de sa vie. Il ne se rappelait vraiment pas l’avoir déjà croisé quelques parts ou assez pour qu’il en sache autant que ça sur lui. Travaillait-il à l’hôpital ou en centre ? Et puis quand bien même, qu’est-ce qu’il serait venu me voir pour me dire ça ? Il aurait des soucis qui le pousse alors à venir montrer sa compassion aux gens sans leur demander leur avis et par surprise comme ça ? Je m’en moque… Oh merde… venait-il alors de réaliser une autre hypothèse possible. L’homme n’avait pas bougé du rayon, maintenant à quelques mètres de lui. Hillel ne le sentait pas. Il était comme épié, sans parler qu’il avait osé l’appeler par son prénom. Enfin, il avait l’air d’en savoir trop. Mortel, il aurait pensé à une bonne grosse blague pas drôle… En tant que demi-dieu, il était un peu paranoïaque et s’était vite imaginé les possibilités de rencontrer des problèmes. Là maintenant. Dans un rayon de céréale. Avec un homme qu’il ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam. C’en était trop, et son sachet toujours dans sa main, il finit par lui poser quelques questions. En même temps il se sermonnait de ne pas avoir prit ses armes sur lui. Quel idiot ! L'homme observait le moindre de ses gestes, devinant que l'australien était partagé entre ses peurs et sa trop grande curiosité.
« Si tu penses que j'attends qu'on me demande les choses pour agir, je m'ennuierai avec une vie aussi longue… » lui confia le dieu avec un sourire espiègle alors que son fils resta figé et pensif. Il pensait à un monstre. Encore un bouffeur de demi-dieu... J'en étais sur ! Hillel plissa les yeux pour le jauger : « Tu fais pas genre des trucs... Magiques par hasard ?
_Oui je peux. Des choses plus puissantes que des monstres, avait-il sentit les angoisses du jeune-homme. Si tu savais je ne suis pas n’importe qui. Or tu n'as pas à avoir peur de moi. Un père ne mangera pas son fils »

Hillel s'était légèrement tournée sur le côté faisant mine de lire une boite de céréale la tapotant du bout du doigt la main posée sur l'étagère. Il se répétait les phrases de l'inconnu : «  plus puissant qu'un monstre... ? Un titan ? Un demi-dieu c'est plus fort qu'un monstre ou pas techniquement ? » s'était il perdu dan son monologue à lui même. Mercure se disait que parfois ce gosse n'était vraiment pas une flèche. Encore une chance qu’il courrait vite grâce à son père. « Père » et alors la fameuse confidence tomba dans le rayon, où Hillel et cet homme était le seul témoin. Il n’avait relevé tout de suite, caressant une étagère faisant mine de s’intéresser aux boîtes de céréales. Enfaite, il cherchait encore à savoir qui il était et ce qu’il pouvait être. Plus puissants que des monstres ? C’est maintenant que je cours où j’attends de voir avant… Et pourquoi il ne me mangerait pas son propre fils ? C’était comme une énigme, son cerveau qui bloquait le message pourtant clair. Je comprends rien putain. PUTAIN !!! et le message avait enfin fini son cheminement dans sa tête. Il releva brusquement la tête pour le darder de ses yeux verts d’eau. La surprise et la haine venait alors faire briller une flamme dans son regard. Puis soudain Hillel s'empara d'une boite qu'il jeta au dieu. Franchement, quand il lui avait jeté les céréales, il pensait vraiment atteindre le dieu Mercure. Son père ? Peut-être. Ou finalement pas du tout alors autant jouer le tout pour le tout. Il était en colère et surpris, c’était qu’une simple réaction du aux procédés psychiques de son esprit.

Sa main gauche broyait le sachet en papier blanc. Il jaugea l’homme devant lui et se posait mille questions. Encore une mauvaise blague ? Puis il y avait de ces choses qui ne trompait pas. Son regard, son expression, il l’était. Ou alors il jouait très bien son jeu ! Soudain, il lui jeta son sachet de médicament.
«  Et t’as pas demandé avant de te faire ma mère ? hein… » commença t-il la provocation, laissant parler son humeur attisé par la mauvaise surprise. Jamais il ne s’était posé de question à son propos. Peu de demi-dieu avait la « chance » de voir leur parent divin, même si Mercure était plus accessible. Mais lui il s’en foutait. Des années à vivre sans, il ne s’était jamais imaginé la possibilité de lui faire face. Il avait déjà perdu du temps à se demander ce qu’il lui dirait si ce jour arriverait, puis plus le temps passait et le petit garçon se rassura en se disant qu’il avait sa mère. Juste elle. Ce qui explique aussi son refus de se plier à l’autorité surtout face à un homme. Quelque fut le discours qu’il s’était imaginé, rien ne valait la peine d’être dit. Qui était-il après tout ? Un sang-mêlé parmi tellement d’autre. Il était au-dessus de tout ça. Enfin il le pensait.

Il attrapa ensuite une boite de barre de céréale au chocolat et toute la rangé, qu’il continuait à lui jeter pour ponctuer ses paroles : «  Tu t’es pas dis que si je t’ai jamais appelé ou prié c’est qu’il y avait une raison ? Dégage. Je m’en fou. J’ai pas envie de savoir qui tu es, Wiki ma déjà tout raconté. Si j’ai une question comment on peut être aussi con pour mettre en cloque une folle ? T’as pensé à la vie du gosse après ?! Et moi tu m’as demandé si je voulais venir au monde avant de te la faire ?!! » avait-il légèrement hurlé malgré lui. Finalement, il en avait des choses à lui dire.

Il jeta un oeil au boite de médicaments qui avaient roulés sur le carrelage de supérette. Un jeune couple, dont la femme dans ses derniers mois de grossesse s’était arrêté, le caddie déjà embranché dans le rayon. Ils finirent par faire demi-tour avant de prendre du pain plutôt que des céréales pour le petit déjeuner. «  C‘était pas à moi de la gérer. C’était pas à moi de me gérer. Je sais pas ce que tu veux, mais disparais. Je suis pas le bon fils. Je suis pas celui qui rêve de te voir. Je t’en veux même pas » mentit-il à lui même. Je vous en veux à tout les deux de m’avoir fait naitre. J’ai jamais demandé cette vie. Entre toi qui procrée à ne plus te rappeler le nom de tes enfants ni même le nombre. Et elle, de ne pas avoir pu se remettre de son idylle hypocrite avec toi.

Il s’approcha de Mercure et prit tout son courage pour le regarder de haut avant de s’agenouiller et récupérer les flacons de cachet qu’il glissa un à un dans ses poches. «  Pourquoi tu t’es senti obligé de me parler et de me le dire… » avait-il murmuré alors qu’il se relevait une fois la médecine hors de prix récupérée. Hillel tourna les talons. Mercure apparut subitement face à lui après avoir fait quelques pas pour le fuir. Les deux mains sur ses épaules le dieu lui confia avant de se volatiliser pour de bon : « N'importe quel père serait fier de toi malgré les apparences derrière lesquelles tu te caches, et le laissant seul dans un murmure résonnant juste dans sa tête son père continua son discours. Et si tu ne veux plus me voir je peux facilement faire ça pour toi. »
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Un pour tous et tous pour un.
sous-titre.Counting bodies like sheep to the rhythm of the war drums - A Perfect Circle
[Au camp grec, durant le deuxième assaut du DLCEM]

L’homme était à terre. Hillel serrait l’arme à feu dans ses mains jusqu’à en blanchir ses phalanges. Il tremblait de rage, les dents serrés. Il visait toujours le corps gisant sur le sol humide. Il soufflait de peur et de colère. Puis soudainement, il se jeta sur l’homme et lui abattu plusieurs violent de coup de cross au visage. Rapidement la tête se disloquait sous ses coups lorsque des amis et des frères l’ont attrapé pour l’arrêter et lui faire lâcher le cadavre. Ils le savaient fragiles. Ils étaient intervenus aussi vite que possible, mais surtout efficacement. Il fut calmé avec quelques baffes et on lui beuglait avec autorité de revenir à lui. Soit il se battait, soit il allait se mettre à l’abris, on ne lui en tiendrait pas rigueur. Hillel n’avait pas lâché et s’était remis en selle, un peu secoué. Il se montrait déjà beaucoup moins téméraire et misait sur la sécurité et les coups bas en toute discrétion. Ce jour là, Hillel s’est fait peur lui-même. Il avait jeté un dernier regard au corps, le crâne en bouillie. Comment avait-il fait pour en arriver là…

La première fois qu’il les avait croisé, c’était à son propre camp. Discrètement et vicieusement ces mortels s’étaient infiltrés pendant leur sommeil. La garde de nuit fut mis hors d’état de nuire où n’avait simplement rien vu. Des personnes entrainées et sur-équipé. Les premiers coups de feu et cri avait progressivement réveillé tout le camp. Il s’en rappelle encore, pas de tout, mais de ce réveil brusque et des lumières qui éclatait à l’extérieur suivit de bruit distinct d’arme à feu. La porte de son dortoir s’ouvrir dans un fracas. Un de ses frères tomba. Hillel avait roulé sur le côté malgré la peur qui avait tendance à le tétaniser. Il rampa sous son lit. Alors une de ses demi-soeurs tomba, quittant en précipitation le lit superposé à côté du sien. Lui attrapant le bras, il la fit glisser sous le lit et la serra contre lui en prenant soin de l’englober de ses bras. Il lui fit signe de se taire et lui chuchota de ne pas bouger. Elle tremblait sûrement autant que lui. Les secondes s'ecoulaient comme des minutes. Un mortel arriva, ses rangers claquant tout près de sa couche. Hillel resserra l'étreinte et se concentra. Il se retint de paniquer en voyant que les draps de la fille de Mercure avait été tirés jusque sous son lit dans la précipitation. Cette dernière fermait les yeux et retenait ses sanglots en se blottissant toujours plus contre son aîné. Malgré le palpitant il put remercier son adrénaline qui lui permit d'user de son pouvoir de camouflage. Le dortoir était subitement calme, mais à l'extérieur on pouvait entendre la frayeur des sang-mêlés pas du tout préparés à ce genre de menace. L'homme était resté trop longtemps près de la couchette pour espérer qu'il passe aussi facilement son chemin. Et un pieds se releva alors qu'il fléchissait un genoux. Hillel inspira profondément et s'arrêta de respirer par peur quand il croisa le visage caché d'une cagoule du mortel. La fille restait contre le jeune homme alors qu'il lui plaquait avec angoisse la tête contre lui au cas où elle serait trop tentée de regarder ce qui se passe. Grâce a ses dons de discrétion et la pénombre sous le lit' ils s'en sortirent indemnes. L'homme continua son chemin. Il n'avait plus osé bouger écoutant la détresse de ses camarades. Ca ne dura que quelques minutes avant que le silence ne se dépose comme un linceul sur le camp Jupiter. Or c'était pareil, atroce, comme si cela avait duré une éternité. Il se rappelle encore que la pauvre petite d'à peine onze ans en avait uriner sur elle d'angoisse. Un sale moment pour tous qui le réveillait parfois en sursaut la nuit avec une panique post-traumatique sourde qui du faire intervenir deux de ses compatriotes pour l'immobiliser dans son lit non sans en avoir blessé un.

Maintenant il y était préparé même si quelques névroses persistaient. S'il le pouvait il n'en laisserait aucuns s'en sortir vivants à chacune de leur rencontre. Bien sûr pour lui la fuite restait sa meilleure défense et la plus raisonnable. Juste assez pour revenir en force. Il échangea un regard entendu avec ses frères et il disparut presque fonçant sur un mortel a grande vitesse qui trainait un fils d'Apollon au sol. Derrière lui, il lui tapota l'épaule. L'agent se retourna libérant l'autre sang-mêlé et Hillel se pencha rapidement pour éviter un coup de coude et le contourna lui fichant un coup de couteau dans la hanches. Puis un autre. L'homme paniqua commençant à tirer ici et là pour atteindre ce furet qui lui tournait autour et le trouait comme une passoire. Bientôt il chancela se vidant de son sang. Un fils d'Ares arriva courant en direction du mortel épaule en avant comme un joueur de superball et éjecta l'homme à plusieurs mètres jusqu'en dehors de la barrière de la Colonie. La bataille n'était pas finie et ils s'étaient battus avec les siens sans rien lâcher malgré son petit câblage psychique.
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MessageSujet: Re: Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)   Mar 28 Juin - 19:14

« Ah mon soeil d’Australie ! ❤︎ »
Calypso Queen - Calypso Rose
[Il y a un mois...]

Assis à l’ombre de sa planche de surf planté dans le sable, il appréciait la vue. La mer qui s’étendait et le soleil qui se levait lentement. Il avait toujours préféré la douceur et fraicheur d’un jour nouveau que la chaude morosité d’un astre qui s’éteint. C’était son dernier levé de soleil, demain, il retournerait au camp Jupiter. Il avait eu une permission un peu précipité pour raison familiale. Pour dépression plus exactement, de sa mère et qui en avait presque entrainé une à son fils. Il eut le droit à deux mois et sans aucune hésitation, il était retourné à leur maison sur les côtes d’Australie. Tant pis pour les risques. Elle en avait besoin, et lui aussi. C’étais sa terre. Son âme était là-bas. Celle de sa mère aussi. Ca leur avait fait un bien fou. Sauf que tout avait une fin. Ils reviendraient dès que l’occasion se présenterait à nouveau. Ils y revenaient souvent. Incapable de faire autrement il avait laissé une partie de sa vie là-bas, ses amis, ses passe-temps, ses paysages cher à son coeur, ses souvenirs d’enfance, …

Une enfant avec sa petite bouille parsemé de cheveux châtains clairs et ondulés, mal coiffé courrait dans le sable d'un pas peu assuré encore et criait "Hillé !" avec enjouement. Le jeune homme n'eut pas le temps de se retourner que déjà l'enfant lui sauta sur le dos, entourant affectueusement ses bras autour de son cou. Hillel encaissa le choc de la petite qui était une vraie brute de pomme. D'un bras il la bascula devant lui sur ses jambes et la couvrit de chatouille et de bisous. Elle riait à gorge déployée avec le rire que seul un enfant pouvait encore avoir à deux ans. Cet être plein de joie n'était autre que Jules, sa petite soeur. Sa petite demi-soeur mortelle donc fragile et précieuse et demi de la même mère donc deux fois plus précieuse. La silhouette de sa mère n’était pas loin, en direction du chemin qui menait à leur maison, la main dans celle de Jeffrey. Ca s’était officialisé il y a déjà 4 ans, mais leur affection été bien là depuis beaucoup plus longtemps. La graine de leur amour avait lentement germer en silence, jusqu’à ce qu’un jour, l’homme vienne parler à Hillel. Il lui avait presque demandé son autorisation. Il ne refusa pas, mais avait confié à Jeff qu’il faisait une « connerie » et qu’il en souffrirait. Bien sûr, l’homme n’était pas né d’hier et n’avait pas hésité à leur tendre la main sans aucune obligation. Ce n’était pas ça qui allait le gênér. Au contraire, il y était préparé. En dehors de ça, il ne voyait pas pourquoi il lui refuserait ça. Si ça le rendait heureux et sa mère aussi, pourquoi pas. Jeffrey était un homme bien. Par contre l’annonce de la grossesse de sa mère fut un réel choc. C’était complètement inconscient, et tout le monde le pensait, sauf Moira, sa mère. Elle ne voulait avorter alors Jeffrey et Hillel s’était fait la promesse de s’occuper d’elle et de la protéger dès que la petite fille allait venir au monde. Ce n’était pas pour rien qu’il avait gardé son appartement malgré leur idylle officiel, ainsi Jules pouvait être en sécurité lors des phases obscure de la mère. Elle verrait moins souvent Jeffrey se défendre face à Moira ou l’enfermer dans sa chambre alors qu’elle hurlait et tapait du poing jusqu’à l’épuisement. La plus part du temps, quand il était en permission, c’était Hillel qui s’occupait de sa petite soeur. Il adorait passer du temps avec elle, en prendre soin, travailler son imagination en jouant avec elle, lui contant des histoires, la consoler quand elle se faisait mal ou perdait son doudou et l’aidait à le trouver. Il la nourrissait aussi, la baignait, la soignait et la protégeait des monstres, la sortait… Il était un peu son troisième parent.
« Je veux faire du suf’ !
_Comment on demande ?
_Siiiii te plaiiiiit… »

Hillel se leva, alors qu’elle se pendait à son cou. Elle tenait bien et balançait joyeusement ses pieds dans le vide, sans peur. Puis alors que son grand frère attrapait la planche, elle se lâcha et tomba presque du mètre quatre-vingt six de l’aîné, les fesses directement dans le sable. Elle était aussi inconsciente et assoiffée d'expérience que lui. Tomber ne lui faisait pas peur, par contre ça avait tendance à angoisser leur mère, puis Jeffrey aussi. Hillel pas du tout, il lui faisait confiance et c’est comme ça qu’on apprenait à grandir. Bien sûr, il n’était pas complètement irresponsable et savait jauger s’il y a avait vraiment de trop gros risque. Ou presque. Dans tout les cas, c’était dans les gênes. Il était pareil à son âge, il ne pouvait pas lui jeter la pierre.
« Je veux po’ter la planche ! 
_Ca va être trop lourd. » lui confia Hillel alors que déjà la petite essayait de la lui prendre des mains. Il lui dit alors que si elle voulait, il pouvait la porter à deux et ça avait l’air de plaire à la petite qui souleva l’arrière. La mère les interpella, les yeux plein de peur.
« Fait attention ! Je ne sais pas si c’est vraiment très prudent…
_M’man, on va pas l’empêcher de vivre. C’est arrivé une fois et c’tait un r’quin, c’tout. Fais moi confiance » lui dit son fils, soutenu par le regard de Jeffrey. La mère le laissa alors s’éloigner avec la petite à contre-coeur.

Jules était un vrai petit singe. Avec juste l’aide d’un bras de son grand frère, elle grimpa sur son dos alors qu’il s’enfonçait dans l’eau. Puis une fois la planche flottant et l’eau arrivant au genoux d’Hillel, elle l’escalada en lui écrasant la tête, puis lui mettant presque les doigts dans les yeux et sauta sur la planche, et se positionna à genoux. Hillel poussait tranquillement la planche amusé. Jules était plus proche de l’animal sauvage que d’une fille. Il s’enfonça jusqu’à avoir de l’eau sur les hanches, puis grimpa sur la planche avant de pagayer. Il visait des vagues moyennes, qui ne faisaient pas trop de tonneaux, donc plus proche du bord. Guettant l’horizon pour les vagues, les requin ou les monstre, il finit par s’élancer et Jules ne bougea pas, les yeux pétillants et un sourire émerveillé.

Hillel n’avait vraiment pas envie de rentrer. Ils ont continué comme ça presque jusqu’à l’heure du déjeuner. Jeffrey adorait le voir avec sa petite soeur. Il était un autre homme, plus épanoui. Il essayait de réparer avec Jules ce que sa mère avait brisé en lui. Il avait une autre raison de vivre et de se battre après sa mère. Ce qui était rassurant après sa grosse période suicidaire et ses dépressions répétées

Avant de partir pour le camp, en fin d’après-midi, il était passé au parc naturel (où travaillait sa mère avant) pour aller voir les kangourous avec Jules. C’était devenue une habitude, il disait au revoir aux premiers amis qu’il avait eu depuis sa naissance. Hillel avait côtoyé ces animaux avant de rencontrer un autre enfant de son âge. Il reviendrait revigoré à la Légion, comme un nouveau départ plein d’entrain et une envie de profiter. Il revenait tout-neuf jusqu’à leur prochaine rechute. Il est vrai que ça allait mieux depuis que Jeffrey était entré dans la vie de sa mère, mais rien ne pourra remplacer son fils. C’était parfois de façon inexplicable lui seul qu’elle voulait. Quoiqu’ils arrivent, ils avaient besoin l’un de l’autre ayant vécu comme ça depuis peut-être trop longtemps.
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MessageSujet: Re: Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)   Mer 29 Juin - 11:32

Oh quel personnage explosif yeah yeah yeah Puis Mercure en parent divin quel classe
Ce sont les admins qui vont être content de voir une nouvelle fiche longue
Sinon re-bienvenu & courage pour la fin de ta fiche

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MessageSujet: Re: Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)   Mer 29 Juin - 13:40

(re)Bienvenue avec ce nouveau personnage. Wink Bon courage pour la terminer et si tu as des questions, n'hésite pas nous sommes là pour y répondre. I love you (simple interrogation de ma part, pourquoi ne pas tout caser en un message pour l'histoire ? Arrow )

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Tout comme il y a deux versions à chaque histoire, il y a deux versions à chaque personne. Une version que nous révélons au monde et l’autre que nous gardons cachée... Chacun de nous a la capacité d’accomplir le bien et le mal mais ceux qui sont capables de brouiller la ligne de division morale détiennent le vrai pouvoir.

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MessageSujet: Re: Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)   Mer 29 Juin - 13:50

(re)Bienvenue à nouveau sur MD ! Huhu Bon courage pour cette nouvelle fichette, et n'hésite pas si tu as des questions ! Bon, tu connais déjà bien la maison mais sait-on jamais... (Hillel, c'est inventé ? hem)

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MessageSujet: Re: Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)   Mer 29 Juin - 17:48

Merciiii pour vos messages

Loïs : pour gratter des messages voyons What a Face non en vrai c'est juste pour aérer enfin pour la présentation et que j'ai peur que tout ne tiennent pas dans un. Wink

Tristan : Pourquoi c'est moche ? Alors c'est une longue histoire mais non ce n'est pas inventé. Je ne suis plus sûre de l'orthographe près. Ca se peut que c'est Hillen ou pas. Je saurais jamais vu que la nana écrivait comme un pied et que ça remonte. Me rappelle plus exactement :mdl: ce que je me souvient c'est que j'ai beaucoup aimé la sonorité Hillel

Et je n'hésiterai pas si j'ai des soucis. N'hésitez pas à me dire aussi si vous voyez des choses qui vont pas déjà dès le départ ! :3

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MessageSujet: Re: Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)   Jeu 30 Juin - 11:48

Oh la quantité, pauvres admins !
Re-bienvenue sur Malum Discordiae et bonne chance pour finir ta fiche ! Ton personnage a l'air bien fun !

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« Et ça se justifie en plus, et ça fait semblant de bien parler… Mais je sais qui vous êtes moi ! Et quand cette pauvre fille sera alcoolique hein ? Et son marmot ! Qu'est-ce qu'il va devenir, hein ? Un gamin des rues ? Comme vous ? Ben oui, parce que c'est le seul exemple masculin qu'il aura eu ! Le dealeur de sa mère ! » — voisine de Jean.
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MessageSujet: Re: Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)   Jeu 30 Juin - 12:44

rebienvenue ♥
j'ai hâte de lire ta fichette, fighting pour la dernière ligne droite ~
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MessageSujet: Re: Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)   

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Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)

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