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 Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)

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monsieur pique-feu.
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monsieur pique-feu.

MessageSujet: Re: Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)   Jeu 30 Juin - 16:52

Rebienvenue !

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Les liens se font et se défont. L'un reste et l'autre part, sans que l'on sache toujours pourquoi. Je ne peux pas tout donner à l'autre avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Je ne veux pas bâtir ma vie sur les sentiments, parce que les sentiments changent. Ils sont fragiles et incertains. Tu les crois profonds et ils sont soumis à une jupe qui passe, à un sourire enjôleur. Des gens qui s'aiment pour la vie... moi j'en connais pas.
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SANG-MÊLÉ GREC.
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MessageSujet: Re: Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)   Ven 1 Juil - 12:10

Ça c'est de la fiche dis :mdl:
Re-bienvenue avec ce nouveau personnage bril J'ai hâte de voir ce qu'il va donner ce monsieur il a l'air pétillant

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be a freak like me too

now here i go again I see a crystal vision, i keep my visions to myself. it's only me who wants to wrap around your dreams. have you any dreams you'd like to sell? dreams of loneliness acidbrain
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MessageSujet: Re: Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)   Ven 1 Juil - 13:02

Rebienvenue. yeah yeah
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SANG-MÊLÉ ROMAIN.
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SANG-MÊLÉ ROMAIN.

MessageSujet: Re: Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)   Ven 1 Juil - 21:21

Merci tout plein pour vos messages !
Et arrêtez c’est pas si long >< en tout cas, j’espère qu’il sera à la hauteur de vos attentes ! What a Face

Edit : Bon okay, j’ai été peut-être un peu beaucoup inspiré par son histoire... ><‘ désolée.

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fun & run
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ICE T.
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MessageSujet: Re: Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)   Lun 4 Juil - 17:46


Bienvenue Hillel !
Tu es des nôtres !
Sois le bienvenu sur Malum Discordiae, Hillel ! Te voilà donc validé ! Félicitation, te voilà (re)validé.e pour la troisième fois avec un nouveau personnage ! Ta fiche est bien, même si certaines choses auraient sans doute pu plutôt être développées dans les anecdotes. J'admets que sur des fiches conséquentes, les répétitions ou la recherche absolue de détail peut perdre un peu le lecteur et c'est dommage ! De même, le passage sur l'hôpital psychiatrique (enfin le séjour) me semble un peu curieux mais soit. Cela dit, c'est bien écrit et j'aime beaucoup la mère d'Hillel et son courage, c'est plaisant à lire et j'étais heureuse de voir que tu ne l'a pas tournée de façon trop irresponsable ni trop horrible (j'avoue, j'ai eu un peu peur quand tu m'as dit qu'il allait grandir avec une mère malade et compagnie, la façon dont tu le disais m'effrayait un peu) ! Elle est juste parfaite dans sa nuance et c'est géniale. bril Et puis Jules... Mignonne petite sœur ! Notre Jules local pourra te faire penser à elle ! Arrow Aller, (re)bienvenue sur Malum Discordiae et bon courage avec ce nouveau personnage ! J'ai hâte de le voir évoluer parmi nous ! Enjoy! Bisous eskimau

Maintenant que tu fais partie des nôtres, voici ce que tu ne dois surtout pas oublier ! Si ton personnage est un sang-mêlé, rendez-vous juste et enfin, ici. Si ton personnage fait partis du DLCEM, tu n'as plus qu'à te rendre juste . Pour recenser le travail de ton personnage, c'est juste .

Ensuite, n'oublie pas d'ouvrir ta fiche de liens à cet endroit et ta fiche de sujets juste là. N'oublie pas de remplir ton profil, c'est toujours plus agréable pour les gens avec qui tu rp !

Enfin, si t'as une question, une suggestion, une demande, n'importe quoi, ou même si tu as juste envie de causer, n'hésites pas à t'adresser à Tristan E. Langley ou bien Loïs I. Clinton, tes administratrices qui sont là pour toi !
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DLCEM.
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DLCEM.

MessageSujet: Re: Hillel Davis - De paillettes et de licornes, et je vous emm*rde tous... (12.07.2016)   Dim 18 Mar - 10:57

@Hillel Davis a écrit:
« Tu veux te faire une brève idée de ma vie ? »
We are young - Fun
[Un peu plus d’un an auparavant]

Le jeune homme entra dans sa chambre en fermant doucement la porte. C’était un réflexe, mais à quoi bon, ils l’avaient réveillé. Il jeta son jean de deux coups de jambes au pied de son lit et s’installa à son bureau. Il déposa avec délicatesse et maniaquerie sa petite caméra numérique sur son pied qui se trouvait sur ce meuble, à côté de l’ordinateur ronronnant en sourdine. Il y avait deux écrans, un immense d’une grande marque réputée pour sa qualité d’image et du service, puis un autre de seize pouces plus simple. Juste ce dernier était allumé et il cadra la captureuse d’image sur lui. L’angle était bon et il s’avachit dans son fauteuil à roulette et s’y balançait de gauche à droite. Il tapotait ses doigts sur son t-shirt noir où il était imprimé en grosses lettres blanches : « Je suis con, mais je suis mignon ! ». Il perdit un instant son regard sur ce qu’on pouvait apercevoir dans le plan : sa chambre. Il y avait un bazar assez organisé qui y régnait et permettait de s’occuper à observer tout ce qu’on pouvait y trouver. Des canettes froissés, vides, certaines étaient des détritus d’autre des collections ou encore d’une valeur sentimentale, meublaient des étagères décoré de linge, de photo, livres, figurines, ... Sur une poignée tombait une collection de ceinture et des nunchaku en mousse, mêmes des bolas. Il y avait aussi des petites balles en cuir de jonglage sur la corniche d’un meuble juste à côté de la porte de son armoire. Il avait son lit, jamais fait et don un oreiller était toujours à nu. A droite, il y avait un pupitre et surtout on devinait les courbes gracieuses d’un violoncelle.

Il soupira un bon coup et alluma un joint qu’il avait allumé avant d’être interpellé par la crise de sa mère. Il se pencha pour attraper le sac de petits pois congelés qu’il avait emporté et jeté sur le bureau en entrant, pour se couvrir la main droite.

« Hillel Davis, euh… 25 ans. Je vais te raconter une histoire dont je suis le héro. Donc je commence l’histoire. Bonjour, je suis Hillel, 25 ans, australien et fier de l’être, malgré notre réputation et notre façon de parler en mâchant nos mots. Moi j’ai envie de dire que c’est vous qui donnait l’air d’épeler vos paroles. Je suis né dans une petite ville côtière tout proche de Sydney. Ca pose le décor ? Une mer bleue azure et pleine de requin et de monstre divers. Il y fait beau presque toute l’année et il y a dans ses terres des décors à vous couper le souffle si vous avez le courage de vous y aventurer. Puis rien que pour les kangourous ça vaut le coup. J’ai pu apprécier le bruit des vagues dans le ventre de ma mère et je pense que c’est pour cela que je ne peux plus m’en passer. Rien ne me détend plus que le bruit des vagues et de savoir la mer à portée de main. Je vivais seul avec elle. De père, j’en ai pas eu physiquement, ce qui fait sûrement que je sois si macho et à la fois respectueux des femmes. Ou pas. Enfin si, un peu ! Ca dépends des jours quoi ! J’ai pas eu de modèle et j’ai du combler cette place pour ma mère. Elle m’a très bien élevé jusqu’à ce que je commence à avoir l’âge de réfléchir et de l’élever à mon tour.

« Elle fait une sorte de psychose et a de moins en moins notion de la réalité qui l’entoure. Elle est dans son monde qui n’est que fabulation dans un esprit brisé. Et comme les problèmes ne viennent jamais seuls et sont trop souvent emmêlés dans des noeuds interminables de connerie, c’est à cause de mon père. Il faut bien un coupable non ? Du moins, il a été le déclencheur. Elle va un jour quitter totalement la réalité et deviendra sénile. En plus c’est assez héréditaire. Scientifiquement je sais pas, mais surtout dans la notion que les chiens ne font pas des chats. Ma mère est vulgairement ce qu’on appelle une schizophrène et a fait une dichotomie avec ce qu’elle ressent et ce qui se passe réellement. Elle mélange de façon psychotique les faits et les opinions. Puis elle a ses décompensations, où elle me prend pour mon père ou des réactions démesurées sur des choses insignifiantes et ça fini souvent par des coups… Que je donne pour me défendre ou que j’encaisse parce qu’elle souffre et qu’elle n’est pas consciente. Sinon, elle cri, casse tout, rêve de mourir et essaie de mourir. Elle oublie beaucoup aussi, et galère à se rappeler comment faire des choses qu’elle savait faire. Sa cuisine c’est de la merde ! Elle ne sait plus cuisiner. Puis… Y’a ses jours de lucidité que j’appelle les bons jours et c’est un plaisir de la retrouver.

« On n’a jamais vraiment quitté l’Australie, même si dernièrement on est à San Fransisco, on a gardé notre maison là-bas. Puis j’ai bossé dur pour qu’on se trouve un pied-à-terre, un petit appartement miteux dans la ville sans avoir besoin de vendre notre maison en bord de plage. J’ai un diplôme pour moniteur de colonie, et j’m’occupais d’un baraquement en bords de mer qui géraient des surfs. Je gagnais pas grand chose, ayant suivi les pas de ma mère et faisant parti d’une assoc’ de club de surf. Donc j’entretenais les surfs qu’on confiait et les réparais, les stockais, les comptais, … J’en étais responsable quand j’étais de service. Mais surtout, je faisais découvrir le surf aux plus jeunes quand je n'étais pas coincé dans ma cabane. C’était top. Puis c’était devenu une obsession pour ma mère d’aller à San Fransisco depuis mon plus jeune âge. Je n’arrive pas à me rappeler vers quel âge elle me bassinait déjà avec ça comme une vieille rengaine, une voix dans sa tête qu’elle répétait sans cesse : « Il faut aller à San Francisco. C’est là-bas qu’on devrait être. »  et elle avait cette peur dans le regard à vous glacer le sang. Puis des fois c’était New-York. Je l’ignorai, je pensais qu’elle câblait, mais elle y tenait vraiment que j’ai fais ce que j’ai pu. Même si je ne voulais pas partir. Même si ma vie était ici en Australie. Mes amis, mes rêves, mon souffle. Tout était là et je ne voulais pas partir. Sauf qu’avec le temps ça ne s’est pas calmé. Et encore moins quand on a du fuir et affronter nos premiers monstres. C'était dans ma tête qu'elle disait et pourtant on fuyait. J'étais gosse et c'était absurde mais j'y croyais. C’est qu’en arrivant au camp Jupiter que j’ai compris pourquoi New-York et pourquoi cette ville fut sa prochaine obsession après S.F.. Elle voulait absolument le revoir, au moins une fois. Elle me disait aller aux U.S. car c’est là-bas qu’il est. Oui, le pays des civils armés et que quand on est malade ça coute très cher. Elle était malade, mais je ne le savais pas encore et je n’avais pas encore la maturité pour le savoir et y penser ou même lui dire : « Hey ! M’man, tu réfléchis un peu ? Ce serait pas trop risqué. Tu as pensé à tout ? Genre les sous ? Y'a pas de parc à kangourou là-bas. ». Aussi égoïstement que je suis venu au monde, elle a décidé qu’on partirait, « San Fransisco, c’est là que tu dois être… Mais je veux aller à New-York ». De longues discussions sans queue ni-tête. On est parti sans penser à notre bien-être et notre confort. Heureusement, j’avais réussi à mettre un tout petit peu de côté et en quittant son association, elle s’était faite une petite fortune pour notre départ presque définitif. Donc j'ai grandi à moitié aux States. La vie, la bouffe, la mentalité tout est si différent. J’avais 12 ans la première fois que j’y mis les pieds… Ouais, c’est compliqué. Ca a prit du temps pour s’installer et je crois avoir passé plus de temps en avion que dans n’importe quel véhicule de transport. La première fois, ça ne devait être qu’un allé-retour d’un mois. Finalement, j’y suis resté plus longtemps et comme à chaque fois pendant une bonne période je repartais directement à Sydney où ma mère venait me récupérer. Quand elle ne m’oubliait pas. Donc on remettait ça, en louant une petite chambre d'hôtel miteux et dégueulasse… Et quand j’étais à Sydney, dès mes 16 ans, je me suis débrouillé pour exploiter mon temps libre à gagner des sous. J’ai même commencé à 11 ans en livrant le journal dans mon quartier. Bien sûr, ça ne fut pas facile. Ma vie fut semée d'embûches. Voir un jeune garçon à l’air abattu et éreinté prendre l’avion, ça alerte un peu… Puis quand j’étais interrogé par les flics et qu’on voyait mon dossier j’avais envie de disparaitre. Quand t’es gosse, t’as le droit de rien faire à part subir les adultes et leur choix sur ta personne…

« J’ai été retiré plusieurs fois des bras de ma mère, car elle a été déclarée « folle » assez tôt. On ne m’a pas revu à au camp durant deux ans. J’avais peu-être 14 ans, je ne me rappelle plus trop. Ce n’était pas sain et elle prônait la négligence avec moi et malgré elle. Je ne suis pas resté très longtemps avec mes familles d’accueil. D’un j’étais exécrable et de deux j’attirais les problèmes. Elle s’est toujours battue pour me récupérer et pourtant ce n’était pas facile psychologiquement, mais jusqu’à ce que j’atteigne la Maison de Lupa, elle a serrer les dents et combattu sa maladie. Après, elle s’est relâchée. Je ne lui en veut pas. J'admire cette force qu'elle a eut jusqu'à mes douze premières années. Quand j’étais jeune et « mortel » elle finissait souvent par arriver à l’école appelée par la directrice pour mauvais comportement ou problème de dégradation.  Ce n'était pas toujours de ma faute. Vous savez c'est les monstres dans ma tête... Puis même des fois elle ne venait pas, et on me retenait jusqu’au dernier élève pour voir que je rentrais seul. On n’a pas évité l’assistante sociale, et pourtant j’avais menti pour la protéger et je disais que mes bleus c’était parce que je me battais. Ce qui était en parti vrai. Rapidement, j’ai été confié. Maman a du être « internée ». C’est le genre de situation préoccupante qui traversent les frontières. Ca a commencé en Australie et a continué aux U.S.A.. Faut dire que si je m’étais tenu tranquille, que j’avais pas commencé si tôt et si fort à faire des bêtises, des farces et de me foutre de la gueule du monde avec mon arrogance, j’aurais beaucoup moins attiré l’attention. Mais j’y peut rien, j’adore faire de la merde et ce que je veux concrètement. Ca me vide l’esprit et je vis pleinement. Faut dire aussi que je tenais pas en place sur une chaise. Puis y’a eu un âge, ou j’avais plus besoin de passer par des familles d’accueil donc j’ai fini dans des centres pour jeunes difficiles. Donc encore une fois, on m'a pas vu souvent à la Légion. Durant trois ans, je passais  des périodes de deux semaines à cinq mois dans ces centres. Au début c’était pour me placer quelques parts, après c’était parce que dans ma tête, ça commençait aussi à câbler. J'ai même eu droit à un petit séjour en centre psychiatrique, mais ils appelaient ça autrement pour que ce soit politiquement correct. Encore une longue histoire. J’avais seize ans par là. Ils avaient trouvé ça évident de m’y envoyé vu les antécédent de ma mère, de mon dossier et parce que j’ai osé donné un coup de crique au policier qui me retenait parce que je ne voulais pas qu’on m’enlève ma mère encore une fois. Franchement ? J’ai pas eu le temps de frapper si fort…. Avant ma majorité, c’était un sacré bordel mon quotidien quand j’y pense. C’est comme si toutes mes vies se mélangeaient. Après, j’ai pratiquement pas quitté le camp, juste pour voir ma mère, mon pays et mes potes… C’était plus sûr.

« Ensuite, après qu’elle se soit battue pour me retrouver dans nos débuts épique de famille équilibré, parlait-il avec ironie, et avant de m’annoncer mon départ très prompt de la chambre d’hôtel, je suis resté enfermé ma dernière semaine en Australie avant le grand (le premier quoi !) débarquement chez les ricains, et c’est là que j’ai appris le violoncelle. Je vous ai dis que j’étais doué ? Pas un sur-doué, mais un touche à tout. Je lisais à peine pour apprendre, vu que je n’y arrivais pas facilement. J’ai su me montrer beaucoup plus malin et débrouillard. J’observais, j'étudiais et je comprenais. Le dessin, la jonglerie, les échecs, le parcours, le bmx, … J’arrêtais pas et j’arrête toujours pas. Je suis donc allé à cet endroit où les enfants sang-mêlés devaient aller. Je suis resté sur le cul quand j’ai vu. Je me suis posé tellement de question comme : « Ma mère est entrée dans une secte… ». C’était horrible… La Maison de Lupa quoi ! C’était très éprouvant. » il fit une pause pour retourner le sachet de petits poids congelés sur sa main rouge et gonflée. Une des phalanges avait été égratigné et luisait d’un rouge plus vif et intense, par dessus un hématome violacée présent depuis déjà deux jours. Bien sûr seuls les murs ou les objets étaient victimes de ses crises de nerfs avec sa mère.

« Et donc ce jour arriva. Elle ne m’a rien dit. Juste elle m’a foutu dehors, j’avais donc douze ans. On était enfin à S.F. ! Eh bah c’est moche ! Et dès le deuxième jour, ma mère m’a poussé hors de la chambre d'hôtel et elle m’a dit de « trouver un truc ». C’étaient ses mots. J’allais « l’entendre et savoir », il fallait que j’écoute. Elle a fermé la porte sans donner plus d’explication. Je pensais qu’elle avait encore une crise de folie. Que peut-être une sorcière contrôlait son esprit. Ca me rassurait de me dire ça. Je suis alors allé me balader tout seul dans la ville. C’était devenu une habitude d’exécuter ses délires.  J’ai rien trouvé, ni compris, ni entendu…  J’ai visité. Quand je suis revenu le soir, elle était partie. J’ai vraiment cru que mon coeur s’était arrêté. J’ai tout fait, paniqué, hurlé, pleuré, frappé la porte à n’en plus sentir mes mains, demandé à tout le monde si on avait pas vu ma mère. Puis j’ai fini par fouiller le sac à dos qu’elle m’avait donné. J’avais la dalle. Il y avait une lettre dans une enveloppe avec une liasse de billet. « Je suis désolée mon chéri, tu as une vie à vivre et je crois que j’ai pas la force de t’en parler, ni de t’accompagner. C’est à toi seul d’y arriver. Je t’ai laissé des sous. Dès que tu trouveras, tu reviens quand tu pourras. Je t’attends. Je t’aime mon chéri, et je t’attendrais, je te le promet. Tu seras en sécurité là-bas ». LA-BAS ? Mais c’était où ? J’ai cherché partout une adresse caché dans mon sac, mais rien. J’ai pris trois jours et deux nuits à trouver, la peur au ventre de me faire piquer mon fric ou égorgé ou les deux ! Elle était complètement malade ! Mais ! Elle était tellement lucide et c’était tellement incroyable que j’ai continué à chercher pour lui faire plaisir. Il s’est avéré que c’était vrai, j’ai entendu comme un murmure dans ma tête. Merde ! La sorcière dans la tête de maman me parle, m’étais-je dis. J’ai pris du temps à l’encaisser… Par contre, le camp romain, c’est des fou-furieux. C’est pire qu’une maison de redressement en fait. J’ai pris le temps de m’y faire et maintenant, je me passe presque plus de cet endroit. J’y suis assez bien. C’est ma deuxième maison. Ma première elle est en Australie et ma troisième aux States.

« Sinon, je ne me suis jamais posé de question sur mes origines surnaturelles. J’ai jamais eu de chose qui m’ont plus perturbé que ça, ni même des prémices de mes dons. J’avais la tête bien trop occupée à gérer notre vie de famille avec ma mère. C’est là-bas en arrivant au camp Jupiter qu’on m’a tout dis. Mercure m’a rapidement reconnu et mes pouvoirs ont prit une semaine de plus à enfin émerger. Pour ce qui est de mon père, rit-il. C’est un sacré connard, comme beaucoup de père, surtout ceux qui vous laissent tout seul avec une mère folle. Qui laissent une mère folle avec un enfant. J’ai pas cherché à le connaitre, à vouloir le voir, rien. Je m’en fou. J’ai vécu sans lui et ma mère a souhaité l’avoir à ses côtés suffisamment pour deux que je n’en ai pas eu besoin. Ma mère me suffisait. Elle me suffit. J’ai bien cherché à vouloir des réponses à certaines questions, qu’il explique lui même son sang divin dans mes veines, mais j’ai trop attendu. J’ai pas envie de foutre une partie de ma vie en l’air à espérer comme ma mère. Jusqu’à maintenant je suis vivant et c’est pas grâce à sa présence. Donc papa si tu m’écoutes, te penches pas sur moi, je suis un grand garçon. Je suis mon propre père, mon propre maitre et je me suis construis seul.  » signa t-il d’un geste de main un baiser sarcastique qu’il envoyait à l’intéressé, face à la caméra. Hillel faisait comme si sa rencontre avec le dieu n’avait jamais existé. Il rit de nouveau, se berçant encore sur le siège, lourdement appuyé sur l’accoudoir gauche de son fauteuil. « Après s’il venait me parler, je l’écouterai, mais je ne cherche pas après lui, c’est aussi simple. Heureusement il m’a prévu une vie où je n’ai pas le temps de m’ennuyer et de réellement penser à ce que je souhaite à ce sujet. Enfin ça encore, il ne m’a pas demandé mon avis. Ne viens plus me parler...

« Et me voilà légionnaire ! Enfin avant probatio, même si encore maintenant je trouve qu’on me traite toujours de la même façon que lorsque j’étais un bleu. Quel plaisir de se faire malmené, humilié, et bizuté ! On m’a crié dessus, on a joué d’autorité et de persuasion avec moi. Mais j’avais tellement envie de mourir chaque matin quand on venait nous réveiller. Non en vrai maintenant c’est plus sympa. Disons qu’après si je me fais punir ou taper dessus, c’est parce que je l’ai cherché, éclata t-il d’un léger rire et un sourire fièrement coupable. Je pense sincèrement que je passe plus mon temps à payer mes pots cassés qu’à être vraiment productif au camp. Mais je m’en fou un peu. Je me calme des fois quand je ne me sens plus capable de subir une autre punition. Je pourrais pas arrêter définitivement mes conneries et mes blagues, j’aime trop ça. Peut-être un jour quand je serai lassé et plus raisonnable, mais c’est clair que c’est pas pour maintenant. Après… Je dois bien avouer que le camp m’a permis de souffler un peu et de pouvoir faire des reculs sur certain soucis. Pour ça aussi que des fois, je fais des efforts pour y rester. Et être utile en passant... C’est mieux quand t’es indispensable. Tu sais qu'un pégase doit chier quatre fois son poids en une journée je suis sûr ! 

« Après, je ne suis pas forcément investi – du moins je ne le montre pas – dans ce mode de vie, ou mes devoirs de demi-dieu ou légionnaire. J’ai pas la tête à ça. Souvent, c’est par ressentit que je me donne plus ou moins. Je peut-être très dévoué à quelque chose si ça me parle, comme ne pas avoir de motivation du tout. Ou alors pas assez de corones. Après je fais ce que je me dois de faire, par mon bon vouloir ou que je ne le conçoive pas. Je n’accepte pas tout non plus, tout est discutable. Je ne suis pas non plus le légionnaire modèle, mais après je me débrouille très bien. Je suis insolant, oisif, versatile, chiant. Très chiant même ! Mais je sais me battre, je suis futé quand je veux, et un pro de la fuite. Puis je suis quand même malin pour arriver à faire de la merde dans le camp sans qu’ils le voient venir. Après oui… Je suis pas hyper costaud, puissant et en roc, au contraire, je suis plus en carton, mais je suis vif et agile et ça aide beaucoup. Qu’est-ce que j’ai oublié ? » se pencha t-il sur son bureau pour attraper une petit balle rebondissante et la jetant d’une main à l’autre pensif. Il laissait tomber sa tête en arrière et finit par se redresser. Il se tourna sur le côté pour jeter la balle au sol, rebondissant contre le mur qui le séparait du couloir avant de lui retomber dans la main. Il continua inlassablement et reprit sa confession.

« Il y a eu des moments où j’ai du faire mon devoir comme tout le monde et parfois c’est parce que je prenais parti, mais souvent c’est pour soutenir mes camarades et le crédo que je dois suivre en étant resté au camp, à la Légion. Je t’avoue les premières batailles, j’ai pas fais le fier. J’avais quoi ? A peine 17 ans et je commençais à avoir ce qui se rapproche le plus à une enfance et une jeunesse. C’est vrai  ! J’avais des amis, je riais, des objectifs, j’ai fais les 400 coups, j’ai vécu. Puis surtout j’ai eu des limites, celle que je n’ai jamais eu dans la construction logique d’un enfant. J’aime défier l’autorité et tout le temps, c’est presque maladif, mais j’ai besoin de ces limites. Et comme je suis un peu fêlé, j’aime bien quand elles sont un peu rudes et violentes. Pour ça que je suis resté à la Légion et que je ne me suis pas lancé dans les études. Enfin, voilà… On avait beau être préparé au combat et dans ce genre de situation, j’ai eu les boules. J’avais envie de disparaitre, d’être loin. La deuxième fois, beaucoup moins, mais quand même. Faut pas déconner, on s’y fait pas en un jour. Je crois qu’on ne s’y fait jamais…»

« Hillel tu parles tout seul ? intervint subitement sa mère qui venait d’entrer dans la chambre.
_Non, y’a que toi qui fais ça, murmura t-il dans sa barbe alors que la fine silhouette de la femme se dessinait derrière lui.
_Tu sais que je t’aime ? Tu m’as trop manqué » lui glissa t-elle avant d’enlacer son fils.
Hillel ne put s’empêcher de sourire et vint caresser la tête de sa mère avec tendresse et complicité.
« Je te présente maman. Regarde m’man, t’es filmée. »
La mère un peu incrédule fit un signe timide à son image qui se reflétait sur l’écran. Hillel coupa la caméra et attacha la video en pièce jointe d’un mail.
« Tu fais quoi ?
_Je raconte ma vie…
_T’es bizarre » fit la mère, vraiment étonnée par son propre fils, mais avec une voix légère d’humour. Puis elle quitta la pièce. Hillel enregistra le fichier et le nomma « Jules birthday ». Quand le temps viendra, il faudra qu’elle sache. Surtout si sa mère ne tenait pas mentalement assez longtemps. Qu’elle sache qui était sa mère réellement et pas ce qu’on lui brodera pour pas perturber son innocente enfance. Un jour, elle devra savoir la vérité sur elle et sur lui. Vivre avec un frère demi-dieu, ce n’est pas un petit détail.
©️ .ipar haizea


The Jersey Squirrel
Awkward - San Cisco
Un jeune homme arriva, la tête encore bien marquée par la fatigue qu’il avait été à peine panser d’un trop court sommeil. Il rejoignit un camarade qui était stoïque devant l’écurie. Il se frotta le visage, les cheveux hirsutes et baillait à s’en décrocher la mâchoire. Il avait à peine pu se reposer de sa nuit de garde pour la surveillance du camp. Un centurion, venait de sortir expressément le chef de cohorte de son lit aux aurores. A peine de quoi prendre le temps de s’assoupir.
« Qu’est-ce qu’il y a… » commença celui dont le repos l’attendait ardemment. Son camarade ne le regarda mêmee pas, les bras croisés de colère et les pieds bien ancrés au sol. Sa veine temporale pulsait avec une rage silencieuse qui débordait dans son regard noir. Il lui lança simplement un signe de tête vers l’écurie. Le plus mal en point tourna lentement la tête et resta interdit. Il lâcha plusieurs jurons : « … l’enfoiré ! 
_Hillel, soupira l’autre. Va me le chercher. Clairement tu vas aussi payer pour la forme d’avoir laissé passer ça. Mais comment t’as pu laissé passer ça ?! fulmina le centurion.
_On préviens un prêteur ?
_Non, à voir s’il pourra tout nettoyer avant que l’un d’eux vois ça. Tant pis pour sa gueule. Il aurait vraiment pas de chance pour qu’il y en ai un qui décide de passer au camp… Puis franchement, on va juste passer pour des cons. » soupira le plus haut gradé avec exaspération. Le repos n’était pas pour tout de suite. Il partit, le pas trainant jusqu’à sa caserne. Celui qui venait de commencé sa journée restait devant les écuries à observer l’oeuvre du fils de Mercure, dit Hillel. Les pégases tranquilles dans leur box arboraient tous une carotte sur le front tenu par du fil de cuisine. Une banderole pendait sur la corniche en bois qui bordait la toiture de l’enclos. « Contre la tyrannie de l’étalon ailé. Place à la douceur et l’insouciance des licornes ». Le centurion jaugeait sa bêtise presque avec admiration. Tout se mal qu’il s’était donné, ne serai-ce que dans le soin créatif qu’il avait mis dans sa banderole. « [coor=goldenrod]Il se fout juste de notre gueule…[/color] » se fit-il la réflexion pour la énième fois. Les centurions étaient largement visés dans son message. Il avait presque envie de sourire, mais ce genre d’attitude et de blague ne passait pas à la Légion. Malheureusement moins ça passait et plus le jeune-homme mettait de l’énergie à braver les interdits. C’était juste pour leur montrer qu’il était capable de le faire sans que personne ne le voit venir. Il était libre. Personne en ce monde ne lui dictera sa vie. Il signait même ses actes où les assumait pleinement. Il ne supportait pas non plus qu’on ne remarque pas ses fourberies. Ils ne savaient plus quoi faire avec lui. Dès qu’il avait pris ses repères à la Légion, il ne s’est jamais arrêté. Pourtant on prenait soin de le sanctionner à chaque fois. Parfois même très durement ce qui le calmait mais jamais éternellement. Il avait fait ses années obligatoires et il était resté quand même par masochisme ou provocation, pensaient parfois la plus part des guerriers qu’il exaspérait par sa réputation. C’était bien plus compliqué. Il n’y avait pas que ça. Non, le jeune-homme en avait juste besoin. La Légion lui était précieuse comme soutient moral. Et ses bêtises, c’était sa façon de se sentir vivant. De vivre pleinement tout simplement. Cette autorité qu’il réfutait lui a cruellement manqué durant son enfance, seulement élevé par sa mère qui avait fait ce qu’elle a pu, mais décidément pas assez. Mère qui depuis la naissance de son fils vit sa raison se gangrener par une maladie psychotique et vicieuse. Pour sa mère, ils le savaient aussi.

Quelques minutes plus tard, on tirait le grand gaillard devant l’écurie. Il freinait des quatre fers en se plaignant qu’il était fatigué, juste pour se moquer de son chef de cohorte. Il se mettait en scène, sachant très bien pourquoi on l’avait sorti du lit si tôt. Ou tard. Il pensait être réveillé plus hâtivement. Il a pu se reposer du sommeil du juste au moins trois heures. Son supérieur direct ne releva pas à ses provocations. Ce n’était jamais méchant et ils avaient appris à ne plus entrer dans son jeu un peu malsain. Du moins, ils essayaient. Le chef de cohorte poussa sèchement le demi-dieu vers le centurion qui n’avait pas bougé. Hillel trébucha, faisant quelques pas maladroit avant de se redresser et se tenir droit, accentuant sa carrure qui n’était pas entièrement négligeable mais surtout le dominait de sa taille. Il affichait un grand sourire, imitant la posture bras croisé de son supérieur, comme un reflet mais le jaugeait plus petit que lui d’une demi-tête. Il fléchit légèrement les genoux. Pour être à sa hauteur, c’était gentil ! Je ne voulais pas qu’il soit en position de vulnérabilité.
« Pourquoi on me réveille de si bon matin ?
_Nettoie des conneries, siffla la voix du centurion entre ses dents serrés devant l’énergumène qui se moquait de lui par son attitude.
_Lesquelles ? Les draps c’est une fois par semaine non ? continua t-il de se payer ouvertement sa tête.
_Je parle de ça !!! vociféra le jeune homme perdant patience après lui avoir claqué l’arrière de la tête avec force.
_Ah ça ! s’exclama t-il en jouant les ignorants et se massant le crâne. C’est beau hein ! Tu devrais le laisser au moins pour la journée. C’est drôle rhooo ! Un sourire ça fait toujours du bien pour commencé la journée et ça motive les troupes !
_Dépêche toi avant qu’on le voit. T’auras pas le mérite d’atre vu.
_Mais c’est quoi ça ? fit une voix féminine qui s’approchait avec un confrères de la Ve Cohorte qui était déjà mort de rire.
_Trop tard ! répliqua Hillel en haussant les épaules non-coupable avec un sourire fier, prêt à se protéger d’un nouveau coup.
_Dépêche toi je t’ai dis, soupira le centurion. Je te colle de corvée de fumier trois mois en comptant que tes jours actifs. Nettoie tes bêtises avant qu’un prêteur le voit car je te préviens, je le laisse t’achever. Ils vont te supprimer encore une fois tes perm’… Mère folle ou non.
_Retire ça ! siffla à son tour le fils de Mercure qui avait brusquement attraper le centurion par le bras pour lui faire face.
_Nettoie » lui ordonna calmement le centurion sans sourciller une lueur mauvaise dans les yeux. Le chef de cohorte était resté aux auget au cas où il devait intervenir. Hillel l’avait agacé de si bon matin, il était bien content d’avoir frappé là où ça faisait mal. C’était petit, mais il fallait voir ce qu’ils enduraient parfois avec lui. Hillel finit par lâcher son collègue et prit son élan vers le haut de la corniche. Un pied sur le bord d’un box, il s’élança légèrement en arrière et attrapa le bord de la toiture. Il prit le coin de sa banderole et courut sur les planches de bois qui abritaient les animaux des intempéries, puis redescendit d’un bond gracieux et agile, la chute de tissus qui suivait son mouvement aérien. Revenant vers le centurion, il lui plaqua la banderole roulée en boule contre le torse : « Je ne peux pas la jeter, elle a trop de valeur sentimentale… Fais le s’il te plait, prit-il un faux air attristé.
_Tu m'as pris pour qui ? claqua la voix du supérieur en imitant le geste d’Hillel, lui redonnant fermement la banderole. T’as pas fini de me faire chier !?
_Si tu le fais pas je la garde et je l'accroche au-dessus de mon lit » répliqua t-il avec un grand sourire fourbe et le centurion le lui arracha des mains avant de la déchirer pour qu’elle ne soit plus du tout exploitable. Des demi-dieux arrivaient lentement, formant une foule toujours un peu plus grosse. Hillel était entré dans la grange. Le centurion tenta de disperser l’amas de légionnaire qui venait admirer ses prouesses.

Cette blague allait encore faire le tour du camp, comme son numéro de « Peter Pan ». Sa farce la plus célèbre. Armé de collant verts et d’un déguisement, un stock de paillettes dorées achetée dans une boutique d’art et création, il arriva au milieu du Champs de Mars en volant grâce à des chaussures ailées qu’il avait emprunté sans permission. Il planait au-dessus du sol en jetant des paillettes par poignée en plein entrainement, chantant à tue tête de son accent de campagnard australien : « You can fly ! You can fly ! You cana FLY ! ». Il fut rapidement attrapé et plaqué au sol sans ménagement. Il dut ramasser jusqu’à la dernière paillette. Ca lui prit une semaine. Ce fut une de ses punitions la plus marquante. Sur le coup, ça l’avait calmé un bon moment. Maintenant, il s’arrangeait pour ne plus avoir de choses aussi petites et nombreuses à ramasser que des paillettes. Pour ce genre d’ânerie, Hillel ne manquait pas d’inspiration. Il perturbait le camp et le ponctuait d’un peu de légèreté, ce qui par contre manquait cruellement à La Légion. Il avait même quelques admirateurs, mais comme dis plusieurs fois, en général on ne le supportait pas, préférant le casanier ou le remettre à l’ordre voire avoir de la peine pour cet étrange personnage.

Puis Hillel ressortit de la grange levant le doigt pour signifier qu'il avait quelque chose d'important à dire au centurion.
« On risque d'avoir un soucis au fait pour le nettoyage des écuries. Je le fais quand ? La matinée je fais le baby-sitting des probatio, fit-il allusion aux entrainements basiques qu'il devait leur donner.
_Bah le soir après tes entrainements, lui lança le supérieur pas du tout gêné par ce détail.
_Nop je nettoie les arènes de combat. Tu sais, pour avoir sécher les entrainements.
_Après alors... commençant par être agacé, voyant bien qu’Hillel commençait ses habituelles négociations.
_Je suis de garde a partir de ce soir...
_Tu fais chier, claqua t-il sa langue, maintenant exaspéré de voir qu’il y avait vraiment un soucis ; trop de punition. C'est dingue ça. Dis t'en a pas marre de perdre plus de temps à réparer tes conneries plutôt que d'exploiter tes talents de légionnaire ?
_Tu veux vraiment qu'on parle encore de ça maintenant... soupira Hillel.
_Tu gâche tellement tes capacités à faire des conneries, continua t-il sans même écouter le fils de mercure, que t'as finis dans la 3e cohorte alors que tu vaux de loin la deuxième. Tu t'en fou ou quoi ? … » Hillel le laissa parler et continuer ce sermon qui n'avait pas l'air d'en finir et il le connaissait par coeur. Beaucoup de personne le lui ont dit ; ses chefs de cohorte les premiers et ce centurion bien un milliard de fois. Lorsque ce dernier eut fini il lui annonça qu'il ne s'occuperait plus des probatios mais des écuries finalement. Hillel lui fit une révérence « Merci ! Enfin je vais m'occuper de gens qui en valent la peine » fit il référence aux pégases face aux nouvelles recrues. Le centurion se retint de lui donner un poing sachant pertinemment qu'il se moquait de lui. Hillel s'occupait très bien des jeunes même s'il ne l'assumait pas et ça lui permettait de garder le rythme vis a vis de ses entrainements ainsi que de s’investir. Même ça il le gâchait. Il avait un si bon feeling avec les plus jeunes. S'il avait insisté le supérieur lui aurait laissé cette tache et l’aurait émancipé du nettoyage des arènes. Puis l'immense gaillard retourna dans les écuries.

Le centurion secoua la tête là entendant d'ici le légionnaire parler avec plus d'humanité aux pégases qu'il ne pouvait parfois le faire avec ses compères. Pour le supérieur du camp ce garçon gaspillait son talent. Pas simplement en tant que demi-dieu mais une personne avec des ressources qu'on ne pouvait négliger. Passionné, endurant, et surtout déterminé avec une rage qui pouvait lui donner des ailes. Déjà tout jeune lorsqu'il était arrivé à la Maison de Lupa il n'avait pas manqué de force et d’énergie pour vouloir s'échapper de l'inconnu qui lui avait fait horriblement peur. Ils ont du être deux pour l'attraper et le calmer. Ensuite déjà durant les six mois de mise à niveau il avait démontré sa mauvaise foi en se cachant ou essayant de sécher les travaux mais dès lors qu'on l'y jetais il a vite trouvé des réflexes et faisait parti des dix meilleurs sang-mêlés arrivés au à la maison de Lupa durant la même période et encore à ce moment il ne connaissait pas lui-même ses capacités comme son agilité et ses réflexes de combattant digne de son sang mi-divin. Sans parler que ses pouvoirs ne s'étaient toujours pas manifestés. Vers les derniers mois d'entraînement de jeunes recrues avant le passage à la Douzième Légion Hillel avait prit confiance en lui et aspirait à être cette nouvelle personne qui s'imposait à lui : un demi-dieu. Il se donna, fier de ses capacités et de ce sentiment d'invulnérabilité qui s'alliaient parfaitement à sa crise d'adolescence qui naissait doucement en lui. Sauf que déjà il avait donné un aperçu de sa personnalité, faisant presque honneur à son père qu'on avait deviné alors que Mercure ne le reconnu que quelques jours après son passage au statut de probatio. Il a donc fini dans la Troisième cohorte au vu de son manque de fiabilité. Épuisé et indolent il fut quand même ému par le rituel du tatouage qui le faisait entrer dans un groupe... Une nouvelle famille. Après, sa période de probatio ressembla à son entraînement chez Lupa. Entre l'étonnement de certains jours à se surpasser et grandir d'expérience et l'exaspération de ses rebellions et ses bêtises. Ceux qui avaient du le chaperonner se disait chaque jour que sa place dans la Troisième Cohorte amenuisait ses ressources. Il s'était montré très futé déjà lorsqu'il découvrit ses pouvoirs surtout celui de la vitesse. Rapidement il a su exploiter ses talents autrement que pour courir. Il en usait tout d'abord dans des mouvements courts de pour les combats dans les esquives ou les coups. Ou alors de créer des nuages de fumée en courant en cercle dans le sable par exemple. Non pour ça il ne manquait pas d'idées. Pour ce qui était de son pouvoir de disparition ce fut un drame à la Légion car forcément il l'utilisait pour ses farces ou échapper à ses supérieurs et ou ses punitions. Une nonchalance qui fit vite sa réputation.  

Le centurion finit par retourner à ses occupations, la banderoles déchirée sous le bras. Il allait trouver les prêteurs pour leur tenir la jambe le temps que Hillel finisse de ranger. Il n'en était vraiment pas à sa première bêtises de cette ampleur. Tous le monde avait entendu parler de son Peter Pan. Il ne voulait pas que le fils de Mercure continue à nourrir sa célébrité avec ce coup là. Pour quoi ils allaient passer après. Hillel pourrissait leur crédibilité et c'est ce qui les énervaient le plus. Pour ce qui était de ses collègues certains l'admiraient d'autre le haïssaient car il perturbait la tranquillité du camp et infligeait un peu trop souvent des punitions de groupe.

A ce jour, il était le même, plus fort, plus confiant. Toujours n très bon élément. Démontait tout en entrainement, quand il voulait bien s’y mettre et surtout s’y rendait… Il excelle dans le corps-à-corps grâce à ses pouvoirs, ce qui compensait qu’il ne frappait pas fort, mais il savait où frapper et avec sa rapidité il pouvait faire un vrai carnage. Rien qu’à main nu, il est capable de vous faire encaisser une dizaine de coup en moins de trois secondes. Mais ce qu’il préférait de loin, c’était ses coups bas, tapis dans l’ombre, il sortait de nulle part pour vous assener de frappe rapide et parfois vitale avant de disparaitre à nouveau. Son terrain de prédilection étaient la forêt ou les bâtiments et la nuit, il était presque imprenable. En vrai, il adorait ça, les combats, les batailles surtout en entrainement ou autre « jeux » qui devaient les poussés à se surpasser. Il est rebelle, fumiste mais pour rien au monde il quitterait la Légion. Il s’y sent utile et ça lui occupe l’esprit. Ce n’était pas pour rien qu’il disait que le Camp Jupiter était sa deuxième maison, il s’y sent juste bien. Pour lui la famille ne peut être éprouvé qu’en ayant vécu et grandit avec lui. Ce qui s’en rapprochait le plus, après sa mère, c’était alors récemment ce voisin qui a eut un peu de compassion pour eux et venait les soutenir et les aider dès qu’il le pouvait. Il était aussi ce qui se rapprochait le plus d’un père pour lui, mais ce n’était pas encore ça. Ses frères-d’armes étaient alors eux aussi, ce qui composait sa famille  de fortune, des pièces éparses qui reconstruisaient l’immense puzzle inachevé de son cocon d’affection sécure. Après s’il s’est battu contre Cronos, ce n’est pas seulement pour soutenir son « divin papa » au contraire. Il a juste remplis son devoir pour la Légion, sa survie car franchement, entre nous… Cronos au pouvoir ? Vraiment ! Je préfère mourir que de voir ce genre de chose se réaliser. Et ce fut aussi pour les mêmes raisons qu’il affronta Gaïa par la suite. Il n’a pas fait le fier et pour sa première grosse bataille, il n’a jamais eu aussi peur de mourir de toute sa vie, mais il s’est armé de courage avec ses compatriotes et il s’est défendu jusqu’au bout. Comme tout, il en est ressorti grandit d’expérience et fut déjà plus à l’aise et efficace lorsque Gaïa avait décidé de réitérer le soulèvement des foules. Il savait plus ou moins à quoi s’attendre. Et c’était avec ses mêmes hommes qui le punissaient et le malmenait à la Légion qu’il s’était battu, aussi loyal que possible et en leur donnant toute sa confiance sur le terrain. Une confiance partagée.
©️ .ipar haizea

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