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 « La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. » (lyllian-aaron)

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MessageSujet: « La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. » (lyllian-aaron)   Lun 1 Aoû - 22:01

« La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. »

Dewei & Lyllian-Aaron


Dewei avait été élevé et ne vivait que pour un seul but : faire honneur au nom de famille Law. Pourtant, en un instant, il avait trainer ce nom dans la boue. Son univers ordinaire s'était soudainement peuplé de créature de légendes. Encore sous le choc, il avait raconté la vérité et ne réalisa que trop tard de quoi la scène avait l'air. Les preuves s'étaient enchaînées contre lui à une vitesse incroyable et de vieilles rancœurs y avaient certainement jouer un rôle. Son avocat n'était pas très optimiste. Bien que se soit Dewei qui ait appelé les renforts, il avait un passif avec la victime et son arme était vite. La Brume avait arrondi les angles pour le commun des mortelles, mais, de cela, il n'en avait pas encore conscience, ignorant tout de l'univers dans lequel il venait de plonger malgré lui. Sa famille... Quelle que soit l'issue du procès, l'Asiatique se doutait qu'il sera renié par son père. Tout comme il était lucide sur son avenir. Pour l'instant, on l'avait isolé des autres, le temps de procès, mais il en avait vu assez pour savoir quel sort attendait un ancien flic lorsqu'il sera officiellement condamné.

La seule chose qui le faisait tenir, s'était son orgueil blessé. Sans cela, Dewei aurait attendu l'inévitable verdict en se laissant aller au mal-être que ressente ceux qui voit leur vie détruite du jour au lendemain. Ce sursaut d'orgueil vint lorsque son avocat lui parla de plaider la folie, laissant penser que c'était la seule solution pour s'en sortir.

Il avait refusé aussi longtemps que possible. La raison qui l'avait fait finalement accepter au moins un rendez-vous a le psy ? L'ancien flic en avait honte, rien que d'y penser. Officiellement, les coups qu'il avait sur les bras et la joue étaient dus à une erreur de débutant, il se serait trop approché des barreaux de la cellule à côté et le détenu en avait profité. Officieusement... Hé bien, Dewei avait découvert que les criminels n'étaient pas les seules à détester les anciens flics. Les gardiens aussi avaient une dent contre les ex-collègues ayant franchi la ligne. Quelque chose lui disait que ce traquenard qu'il avait subi aujourd'hui n'était que le premier d'une longue liste. Accepter cette visite, c'était s'accorder un instant de paix qu'il comptait bien savourer, à défaut de prêter attention au blabla assommant de son futur interlocuteur.

Dans son regard ou son attitude, tout chez lui trahissait l'orgueil blessé et son manque de motivation à se trouver ici. Une autre pièce fermée, un garde à la porte, une table pour le séparer du visiteur, deux chaises et des menottes pour lui (juste au cas où, lui avait-on dit). Dewei regarda chacun de ces détails avec attention. Au moins, ce décor le changeait de sa cellule.

Le bruit de la porte attira son attention. Enfin monsieur, le spécialiste était là. Par pur réflexe, Dewei s'était levé, mais les menottes avaient arrêté son mouvement, aussi s'était-il rassis avant que cette fausse manœuvre ne prête à sourire.

"Je me moque de ce qu'a pu vous dire mon avocat, ou de quoi mon dossier à l'air." Commença-t-il fermement en guise de salutation. "Je refuse de plaider la folie, compris ?" S'il n'était pas menotté, il aurait certainement croisé les bras pour marquer sa détermination. Heureusement, il n'avait nul besoin d'employé un tel artifice, sa détermination était clairement visible sur son visage. "Je sais ce que j'ai vu." Poursuivit-il après avoir marqué une pause. Il fuyait du regard le gardien rester à la porte qu'il savait prêt à intervenir au moindre geste déplacé. "Si j'ai accepté cette visite, c'est uniquement pour gagner du temps avant mon passage à tabac de 15h." Ajouta-t-il avec ironie et un sourire mauvais, se décidant à regarder de nouveau le psy dans les yeux. Il avait donné une heure complètement au hasard. Au moins, à défaut d'être pleinement coopératif, on ne pourra pas dire qu'il n'avait pas fait preuve de franchise. Distraitement, Dewei se demandait à quoi pouvait ressembler ce fameux dossier qu'il avait évoqué. Son histoire devait paraître folle et son obstination à s'y tenir encore plus. Qui avait-il écrit comme excuse ? Les nerfs d'un policier bien sous tous rapport qui avait fini par craquer ? Il en serait presque curieux.

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MessageSujet: Re: « La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. » (lyllian-aaron)   Mar 2 Aoû - 17:41

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Dewei & Lyllian-Aaron


Lyllian était au café ce matin pour finir d’éplucher le dossier de Dewei Law. Dossier qu’il avait carrément volé en manipulant les esprits. Il en était même très fier d’avoir réussi à le faire avec l’un de ses collègues. Il avait surpris une discussion où un compère râlait déjà dans les bureaux de la police. « il parle de monstre… » ce qui n’échappa pas à notre demi-dieu et qui fit mine de s’intéressé au désarroi de son collègue qui n’avait pas envie de s’en occuper. Il lui posa une question, puis une autre. Ils avaient l’habitude de le faire entre eux, car ils pouvaient s’aider en accordant deux esprits différent. Il invita alors qu’il avait déjà eu des cas comme ceux là et sortit tout un de mots technique qui pouvait expliqué cette vérité : les monstres. Le compère vit alors en Lilly comme une bénédiction et lui demanda s’il voulait bien lui rendre service et s’occuper de ce dossier. Il avait l’air de s’y connaitre après tout. Le plus jeune feignit de voir s’il avait le temps et si c’était dans ses cordes. Et avec le masque du sacrifice, il accepta de lui rendre ce service. S’il savait, il avait tout fait pour qu’il le lui donne.

Arrivant à la prison, il passa une fouille au corps et un bon nombre de portes lourdes et verrouillées, toutes gardées par des geôliers aussi larges qu’elles. Plein de cliquetis, de bip, de sonnette qui lui était si familier. Il soupira en arrivant enfin devant la cellule qu’on lui avait préparé pour cette entrevue. Ils étaient en début d’après-midi. Il prit son inspiration pour se recentrer et pénétra dans la petite pièce impersonnel et qui avait pour seule décoration une table, deux chaise et un téléphone fixé au mur près de la porte. A peine un pied dans la cellule que l’accusé aboyait déjà. Lyllian ne répondit pas, ni même le regarda, posant sa mallette sur la table et sortit le fin dossier de M. Law. On lui avait prévenu qu’il était coriace. Il savait aussi qu’il était un flic et il était si heureux pour une fois d’avoir la place dominante face à un homme de l’ordre. Il s’assit tranquillement avec un sourire poli. « Bon bah j’imagine qu’on s’attarde pas sur les politesses, pas un bonjour, non ? les présentations on passe outre aussi ? Je vais quand même parler de moi. Je suis le Dr. McLochlainn, psychiatre et on m’a demandé d’aller voir dans votre tête. Vous savez, je peux vous faire perdre du temps ici mais vous en faire gagner pour votre situation si on s’arrange tout de suite pour dire que vous êtes fou. Il n’y aurait même pas besoin de parler. Ce serait le top pour vous ? Car vous n’avez pas l’air ouvert à ça... » se pinça t-il les lèvres et haussant les épaules en jouant un peu l’ironique incrédule.

Il sortit un paquet de cigarette et s’en alluma une avant de déposer le paquet et son briquet devant Dewei, lui proposant d’un regard. « J’ai fais coupé les caméra et la discussion n’est pas enregistré. » disait-il la vérité. Il avait le droit de le demander, pour pouvoir mettre l’accusé en confiance. Il tira quelques lattes tout en relisant ce qui était écrit sur le profil de Dewei. « Ca va la prison ? Pas trop dur d’être de l’autre côté, ne put-il s’empêcher de lui lancer avec un sourire cynique. Vous avez eu un peu de visite ? Ca évite aussi les passages à tabac. » finit-il par se pencher vers sa mallette en cuir et sortir son carnet et un stylo.
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MessageSujet: Re: « La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. » (lyllian-aaron)   Mer 21 Sep - 21:47

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Cette visite lui était profitable, d'une certaine façon. Cela le changeait de sa cellule provisoire, bien que sur le papier, il ne faisait que troquer un espace fermé contre un autre. En plus, Dewei venait récemment de découvrir qu'un ex-flic devait craindre autant les gardiens que les autres prisonniers. Ce détail s'était inscrit dans sa mémoire de manière douloureuse. Au moins, cette conversation lui apporterait un répit. Le véritable ennui venait de la raison de cette visite. Son avocat essayait encore de plaider la folie. Sans ce détail qui piquait l'Asiatique dans ce qui lui restait d'orgueil, peut-être se serait-il montré moins agressif. Peut-être aurait-il relativisé en se disant que le psy ne méritait pas de se prendre sa mauvaise humeur, qu'il n'était là que pour faire son travail. D'un autre côté, contre qui pouvait-il se plaindre de ce coup du sort ? Devait-il se maudire pour avoir osé dire ce qu'il avait vu ? Cette histoire lui évoquait un serpent qui se mordait la queue, un problème sans début ni fin.

Son visiteur garda le silence, dans un premier temps, il ne le regardait même pas, en se contentant de déposer la mallette sur la table pour en sortir un dossier. Une attitude qui fit froncer les sourcils au prisonnier. D'accord, il était peut-être mal placé pour s'offusquer au niveau des impolitesses étant donné le charmant accueil qu'il avait donné... Mais tout de même !

Tandis que son visiteur s'installa tranquillement avec un sourire poli, Dewei s'appuya un peu plus sur le dossier de sa chaise, renforçant son attitude hostile. Étant donné que le psy était là pour appuyer la thèse de la folie que son avocat rêverait de prêcher, l'Asiatique avait toutes les raisons du monde de se montrer méfiant envers lui. Ce docteur McLochlainn n'avait pas non plus sa langue dans sa poche. Un point pour lui. "Tout à fait. Pourquoi me présenter ? Vous devez avoir mon nom et les grandes lignes de ma vie dans un de vos jolis dossiers." Répliqua Dewei avec un mouvement sec du menton en direction du dossier en question, bien décidé à ne pas courber l'échine devant cet inconnu.

La suite ne l'aida pas vraiment à se calmer. "Je vous l'ai dit, je sais ce que j'ai vu. Je ne vois pas pourquoi je devrais déclarer être fou alors que je dis la vérité." Insista-t-il. Le pire est de savoir qu'au fond, le psychiatre soulevait un point sensible. Il avait conscience qu'en acceptant de plaider la folie, cette histoire serait terminée depuis longtemps et avec un verdict plus indulgent. Mais à quel prix ? Celui de rouler dans la boue le peu d'honneur qu'il lui restait. Entacher encore d'avantage le nom de Law qu'il avait toujours porté avec fierté. "Vous ne pouvez pas comprendre." Marmonna-t-il, finalement, en détournant le regard.

Son attention fut attirée par le paquet de cigarettes et le briquet poser devant lui. Du temps où il portait l'uniforme, il aurait refusé avec dédain. Il était le genre de personne irréprochable qui n'aurait jamais accepté de nuire à sa santé, même de manière aussi inoffensive qu'avec une simple cigarette. Aujourd'hui, il réfléchissait sérieusement à céder la tentation. Il se souvenait des commentaires de ses anciens collègues lorsqu'il les sermonnait à ce propos. Soi-disant que de prendre une bonne bouffée de leur cigarette les déstressait énormément. Perspective alléchante dans sa situation, si elle s'avérait exacte. Après un bref coup d'oeil à la caméra, tandis que le psy lui assurait qu'il les avait fait couper, l'ex-flic avança une main hésitante pour se saisir du paquet.

La légère quinte de toux qui suivit sa première bouffée trahissait le fait qu'il s'agissait de sa première cigarette. Au deuxième essai, Dewei souffla lentement la fumée comme s'il la savourait. Il avait levé légèrement la tête pour ne pas envoyer la fumée dans la figure de son interlocuteur. Ces épaules se détendirent un peu tandis qu'il se concentrait sur ce menu plaisir. Il fallait croire que ces ex-collègues avaient raison sur ce point.

"À votre avis ?" Rétorqua-t-il lorsque le psy lui demanda si la vie n'était pas trop dure lorsqu'on se retrouvait de l'autre côté des barreaux. "Aucune visite hormis la vôtre." Dewei haussa les épaules, une manière de cacher le fait que ce détail le blessait. Personne n'était venu le voir, que ce soit confrère ou membre de sa famille, ils lui avaient tous tourné le dos, on dirait. "Un dicton dit que c'est dans les moments difficiles qu'on reconnaît ses vrais amis. Me voilà donc fixé." Commenta-t-il avec cynisme.

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MessageSujet: Re: « La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. » (lyllian-aaron)   Mer 2 Nov - 17:44

Un peu de vin, un bout de pain ? Prends donc un coussin
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Monsieur Law n’était qu’un insolent qui avait l’air de porter tous les malheurs du monde sur ses épaules. Ca m’exaspérait. J’aimais encore moins quand ils tenaient tête et finissaient une fois sur cinq par faire ce que je voulais qu’ils fassent… C’est triste de perdre autant de temps. Lilly le jaugeait alors que Dewei refusait de se présenter. Il avait raison, tout était noté sur un dossier et il avait même eu le temps de se faire une idée de lui. « Monsieur Law n’était qu’un insolent qui avait l’air de porter tous les malheurs du monde sur ses épaules. Ca m’exaspérait. J’aimais encore moins quand ils tenaient tête et finissaient une fois sur cinq par faire ce que je voulais qu’ils fassent… C’est triste de perdre autant de temps. Lilly le jaugeait alors que Dewei refusait de se présenter. Il avait raison, tout était noté sur un dossier et il avait même eu le temps de se faire une idée de lui. « Je vous le proposais simplement par politesse. Vous restez une personne vivante avec des droits et dont celui du respect. Ce n’est pas parce que vous êtes derrière les barreaux qu’on ne doit pas vous traiter avec égards. Je ne suis pas flic, ni geôlier, j’ai rien à voir avec ses hommes dont la vie n’a pas été facile et qu’ils leur est plus aisés de s’acharner sur les prisonniers pour calmer leur regret d’une vie. C’est tout. Mais passons outre. Si vous aimez vous faire traiter de la sorte. Moi je m’en moque… Je touche de l’argent pour rencontrer des personnalités qui ont chacune leurs besoins. ». Lilly s’adossa à sa chaise et croisait les bras pensif, dévisageant toujours Dewei tout en se remémorant tout ce qu’il avait bien pu répondre à l’un de ses discours. De longues phrases, un peu technique pour le perdre et le bercer doucement entre ses doigts de maitre.

Il était plus que coriace. C’était emmerdant. Je préfère de loin les affaires à gérer dans les bureaux des fédéraux. J’ai pas la tête à parler avec un pauvre flic qui a rencontré des petits monstres. Pauvre petit… Il refusait d’admettre la folie sans même réfléchir. Il s’en moquait d’avoir à y gagner, car soit disant je ne comprenais pas. Le reste de notre discussion n’avait aucune importance. Des fioritures pour essayer de le mettre en confiance. Les caméras c’était vrai. Elles étaient coupées. Après qu’il vive bien son séjour en prison, j’espère bien que non. Tiens et si j’arrivais à y envoyer le dernier né de la famille McLochlainn. Je suis sûr que je trouverai facilement de quoi le faire croupir un mois. Lyllian avait posé ses affaires sur la table et face à lui. Puis il se mit soudainement à sourire en repensant à sa dernière phrase. Il se rapprocha de Dewei, pensant les coudes sur la table.

« Je pense que je peux mieux comprendre que vous ne l’imaginez M. Law. J’ai un peu étudier ce qu’on n’a bien voulu me donner sur votre père. Un homme dur et stricte, dans des affaires importantes. Intransigeant. La baffe facile ? Ou l’humiliation peut-être ? ». Il marqua un silence regardant en l’air pour chercher les différentes situations classiques qu’on rencontrait dans ce genre de culture. Il reprit : « Ne pas rater une occasion de vous rappelez que vous ne mérité pas votre place... Il faut surtout pas faire un pas de côté, qu’il soit toujours fier de son sang. Bien se tenir, faire les bon choix, caresser les bonnes personnes, toujours être nickel à n’importe quel instant. Je connais bien… Je ne suis pas asiatique, mais je suis né avec une cuillère en argent dans la bouche. Ce n’est vraiment pas si éloigné. Puis la solitude aussi. Vous voulez qu’on en discute ? Parlez moi des monstres. Vous avez vu quoi ? Je veux tout savoir, même le moindre détail de la situation qui vous semble insignifiant peut-être important. On peut même faire un peu d’hypnose-méditation pour vous aider. »

Il se s’adossait de nouveau sur le dossier du siège pour laisser de l’espace et la main au prisonnier. C’était à son tour d’avancer un pion sur l’échiquier. « On fait un marché… Si j’arrive à trouver d’où à pu vous venir cette drôle d’idée, vous passez pour déviant au tribunal et je ferai en sorte de trouver une façon de pas trop briser votre fierté et votre image. Si je ne trouve pas, on arrêtera là, je ne vous embête pas plus longtemps et vous êtes libre… Mais que de moi. Vous vous débrouillerez pour la suite. Si vous ne participez pas. Je ferai un rapport beaucoup plus sale et cinglant par contre. Ce sera catégorique : schizophrénie avec hallucination. Bon a interné. Vous allez regretter la prison monsieur le flic. » et sa bouche s’étirait en un rictus mauvais.
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MessageSujet: Re: « La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. » (lyllian-aaron)   Mer 16 Nov - 10:09

« La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. »

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Dewei n'avait accepté de se plier à ce petit jeu de la visite du psy que parce que cela lui accordait une pause dans ces passages à tabac. Maintenant qu'il écoutait ce psychiatre déblatérer sur la politesse, il en regrettait presque d'avoir échappé à la racler. Au moins, contre un autre prisonnier, (ou plusieurs, ceux qui avaient une dent contre lui n'étaient pas réputés pour la jouer avec fair-play), il pouvait répliquer et se défouler avec ces poings. Ici, son interlocuteur visait juste sur un terrain que l'Asiatique ne maîtrisait pas vraiment, les mots. Ce psy était là uniquement parce que son avocat voulait plaider la folie, chose que l'orgueil de l'ex-flic refusait. Il n'avait aucun raison de se montrer courtois. En fait, il était même plutôt méfiant, toisant Lyllian avec rancœur, comme si le psychiatre cristallisait tous les problèmes qui l'avait conduit ici, alors que cette personne faisait juste son job. *Non, il doit certainement prendre son pied à foutre des étiquettes sur le front des autres pour mieux les regarder de haut.* Songea-t-il. La différence d'âge jouait aussi. C'était véritablement humiliant de se retrouver dans cette situation, du mauvais côté de la table des visites face à une personne d'au moins dix ans plus jeunes.

Bref, rien n'allait pour améliorer son humeur. Dewei avait tellement l'impression d'être une cocotte-minute sur le point d'exploser qu'il en était venu à accepter l'offre de la cigarette. Merde, lui qui avait toujours fait gaffe et saouler ces collègues sur les dangers du tabac. D'un autre côté, en retour, ces mêmes collègues lui vantaient l'apaisement procuré par la nicotine et, en cet instant, il devait bien admettre qu'ils avaient raison. Sa première taffe lui avait arraché une légère quinte de toux, trahissant le fait qu'il n'avait jamais fumé avant ce jour, mais à la deuxième, il prit plus facilement le coup et souffle doucement la fumée comme s'il cherchait à en prolonger l'effet. C'est qu'on prenait vite le pli avec cette saleté. "Foutu Karma." Marmonna-t-il, s'en voulant un peu d'avoir cédé, mais ne regrettant pourtant pas cette cigarette. Lui qui avait baissé les yeux pour se concentrer sur l'objet les releva vers son interlocuteur juste à temps pour voir ce dernier sourire. "Qu'est-ce qui vous fait sourire comme ça ?" Répliqua-t-il aussitôt sur la défensive.

Pour le reste, Dewei s'était contenté de répondre par le strict minimum. Il en avait marre de passé pour un fou en disant la vérité. Il n'avait pas envie qu'un psy lui retourne le cerveau parce qu'il avait dit un mot au lieu d'un autre.

Comme pour lui donner raison, son interlocuteur proclama qu'il pouvait comprendre, ou quelque chose dans le même style. Honnêtement, dès que le sujet du père fut mis sur le tapis, son sang ne fit qu'un tour et il ne fit plus attention aux tournures de phrases employées. "Laissez mon père en dehors de cette histoire !" Commenta-t-il en serrant brusquement les poings. Dewei essayait de se calmer tandis que le psy poursuivait. Pas facile. "Je suis l'aîné, je dois être l'exemple à suivre. C'est normal." Argumenta-t-il, toujours sur la défensive, toujours en nourrissant la certitude que malgré les paroles justes, Lyllian ne pouvait pas comprendre. Il fut ensuite décontenancé qu'on parle immédiatement après des monstres. Ne voyant pas où le psychiatre voulait en venir, l'ex-flic décida de se murer dans le silence, toujours les poings serrés. Il ruminait ces propres paroles. Il devait être l'exemple à suivre et il est en prison. Pas étonnant que sa famille ne lui ait pas encore rendu visite.

Le marché proposé le tira de ces pensées, mais ne le calme pas vraiment. "On dirait que je n'ai pas le choix." Dit-il sur un ton tranchant en fusillant le psy du regard. Intérieurement, il rageait de s'être fait avoir aussi facilement. Comme il avait envie de faire ravaler son rictus ! "Comme si vous n'aviez pas déjà toute l'histoire dans votre fichu dossier." Marmonna-t-il en portant la cigarette à nouveau à ces lèvres pour une troisième taffe. Son regard s'attarda sur les affaires du psy sur la table. Oui, peut-être, qu'il y avait un moyen. Son visiteur semblait persuadé de réussir, mais Dewei n'avait fait que raconter la vérité. Le monstre qu'il avait vu, il ne l'avait pas inventé, il ne provenait pas de son subconscient ou une autre connerie de thérapeute dans le genre. Il ne pourrait pas le trouver. Lorsque le prisonnier reporta son attention sur Lyllian, il semblait un peu plus serein et rendit son sourire déplaisant au psy. "D'accord. Monsieur qui pense tout comprendre, vous allez être servi." Dewei s'appuya contre le dossier de sa chaise. Il en avait marre de raconter cette histoire qui le forçait à se souvenir encore et encore d'une rencontre qu'il rêvait d'oublier. Il regarda avec la mine sombre la cigarette qui se consumait lentement entre ces doigts. Bizarrement, la première chose qui lui revenait en mémoire, c'est la tête d'ahuri de Frank lorsque Dewei avait vidé en vain le chargeur de son arme sur le monstre. Quoi ? Tu veux dire que... Tu peux la voir ? C'est ce qu'il avait dit. L'instant d'après, Frank était mort et le monstre envolé. "Au début, j'ai cru... Que c'était un animal. Un lion évadé du Zoo, ou un truc dans le genre. J'étais trop concentré sur le groupe que je filais, ils agissaient bizarrement. Puis, ça s'est approché et il était évident que ce n'était pas un animal sauvage. C'était beaucoup trop gros et il y avait cette deuxième tête qui... J'oublierais jamais cette saloperie. Je suis sorti de ma planque, j'ai tiré six coups sur ce monstre. Ça ou ne rien faire, c'était pareil. Le monstre n'a pas sourcillé. Par contre, Frank, la victime, elle m'a vu et m'a demander ce que je foutais là." Il eut un bref rire cynique. "Franchement, il se retrouve face à ce... Cette créature qui n'a aucun sens et c'est ça sa première parole ? Puis il a semblé surpris que je puisse la voir. Comment rater un truc pareil ? Je n'ai pas eu le temps de répondre, le monstre a profité de son inattention pour le tuer, puis elle a filé en direction du reste du groupe qui fuyait, sans un regard dans ma direction, comme si je n'existais pas alors que je lui avais vidé mes munitions dans la tronche." Il lança un regard à Lyllian comme s'il voulait le mettre au défi de remettre en question sa version des faits. "Vous avez besoin d'entendre autres choses ?"

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MessageSujet: Re: « La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. » (lyllian-aaron)   Lun 26 Déc - 21:58

Un peu de vin, un bout de pain ? Prends donc un coussin
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Lyllian avait mis le sujet du père sur la table, de l’honneur et tout ce qui allait avec son éducations et les coutumes qui en découlaient. Dewei était toujours sur la défensive, et l’Irlandais le sentait bien. Suffisait de voir ses répliques et le ton qu’il y mettait. Lyllian resta imperturbable, un vraie psychiatre déjà détaché de tout. Ou presque. Dans les prisons, c’était plus prudent de jouer cette carte. Puis on gardait un minimum la situation en main en voulant à ce point garder la tête froide alors que ça le démangeait de lui écraser la cigarette sur le visage et de partir tout simplement. Tout le monde avait ses pulsions. La plus grande force et intelligence est parfois de ne pas y céder… Pour ce qui était donc du sujet du paternel, il fallait qu’il s’attende à ce qu’il soit aussi véhément. Il ne l’avait même pas laissé finir qu’il lui demandait déjà de ne pas parler de son père. Le psychiatre continuait, faisant rouler la mine de son stylo sur sa feuille, entre ses doigts. Il retenait ce qu’il disait dans un coin de sa tête et ne s’arrêtait pas dans son discours.

Il marqua quand même une pause pour lui répondre, avant de lui expliquer son plan. « Mais qui vous a dis que c’était normal ? C’est vous ? Est-ce que c’est vraiment vous, où ce ne sont que des paroles d’ancêtre qu’on a cessé de répéter comme l’héritage d'un patrimoine pour que ça rentre dans votre tête. Ainsi vous pensez que ça vient de vous. Mais qui vous a dis ça ? Votre fratrie ? Qui leur a dit ? Votre père. Et qui lui a dit à lui ? Ce que vous dit votre grand-père ? Ou grand-mère peu m’importe… Vous êtes obligé en rien. Et surtout pas parce que c’est normal. Ce n’est pas normal. Du moins de ne pas porter ses responsabilités de premier-né, n’est pas anormal. Après si vous vous pensez réellement libre de pensé et que c’est votre façon de vivre, je respecte. Tant pis pour vous. ». Bon pour le non-jugement, c’était à revoir avec Lyllian.  

Il lui demanda ensuite de lui expliquer ce qu’il avait vu, et mis carte sur table sur ce qu’il attendait de lui. Non plus précisément la conséquences de ses choix. Soit il se montrait coopératif et optimisait son temps avec lui, soit ils s’arrêtaient là. Lilly ne voyait pas de soucis, il dirait simplement la vérité. Un déni dangereux et inquiétant… Refus de reconnaitre ses hallucinations. L’Asiatique finit au moins par céder en participant au petit exercice que lui demandait Lyllian : raconter ce qui s’est passé, avec des détails. Il s’exécuta et Lyllian s’attendait à ce genre de description. Ce n’était pas ces informations dont il avait besoin. Il ne voulait pas de ce discours pré-fait qu’il avait du vomir à tout le monde comme une simple machine maintenant. Il reconnaissait presque les phrases cité mot pour mot dans son dossier.

Il l’avait écouté attentivement tout le long, alors qu’il lui racontait son histoire avec les monstres. Il prit quelques notes et son visage était impassible. Il y avait « animal », « groupe, jeunes ? », « planque », ... Il avait parfois quelques hochements de tête lorsqu’il soulignait certain mot qu’il avait écrit rapidement. Comme « Frank a vu. » et une flèche sous le prénom renvoyait à un « Qui ? » entouré. Et il tiqua à la suite de son discours. Il se retint d’écrire alors qu’il comptait le faire. Bordel… Y’avais un demi-dieu ? Il est pas con ce gars. Il a remarqué que ça ne l’avait pas choqué. Va falloir te montrer très fin mon grand, il va pas se laisser berner facilement. Il lui faut des cachets. Je vais lui retourner le cerveau. avait-il regardé l’homme droit dans les yeux, lui faisant croire qu’il s’intéressait à ce qu’il disait, mais sa main écrivit : « Th.π par mdct. ». Il tapota ensuite son stylo pensif sur son carnet. Il commença par une confession, histoire de le mettre en confiance avant de lui en demander plus. Enfin, cela avait ce but là. « Pour moi, voir des choses ce n’est pas une faiblesse, c’est une simple blessure suintante qu’il faut vider, nettoyer et refermer. Alors… » se réinstalla t-il droit sur sa chaise, appuyant ses coudes sur la table. Il relisait ses notes. « J’aimerai avoir des précisions sur Frank. Et savoir la situation exacte. Vous filiez qui ou quoi ? » puis il marqua une pause et le jaugea. « J’aimerai aussi savoir d’autres petits détails, ça va vous paraitre anodin, voire intrusif, mais ça peut m’aider. Vous n’êtes pas obligé de répondre, mais si vous refusez, c’est que y’a sûrement quelque chose à regarder de ce côté là. » lui expliquait-il qu’il faisait simplement un déni et qu’ils n’avanceraient pas, et qu’il saurait où creuser surtout. « Donc réfléchissez bien avant de refuser de répondre… »

Il lui laissa le temps d’imprimer les informations et commença : « Avez vous eu des événements marquant peu de temps avant ? On peut remonter jusqu’à un an. Le moral, c’est comment ? Vous étiez plus fatigué que d’autre jour ? Vous êtes allé mangé quelques part avant ? Ou boire ? Consommer des drogues ou des médicament ? Vous avez rencontré quelqu’un en chemin ? Ou simplement bousculé par quelqu’un de presque louche ? Quoi d’autre… Est-ce que vous avez été malade ? Des choses qui vous sortent de votre quotidien. Un nouveau chauffeur dans un bus. Vous voulez vraiment pas faire de l’hypnose ? » histoire que je te colle dans la tête que t’es fou et on en parle plus ! Avec la chance que j’ai t’y es pas sensible. Ce serait trop simple.

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MessageSujet: Re: « La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. » (lyllian-aaron)   Mer 11 Jan - 11:59

« La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. »

Dewei & Lyllian-Aaron


La famille avait toujours été un sujet sensible pour Dewei et cela l'était d'avantage étant donné sa situation. Au fond, il avait honte. Honte d'avoir sali le nom des Law à cause de cette histoire. Honte d'enfoncer le clou en s'entêtant à dire une vérité que personne ne voulait croire. Même si cela le blessait, il comprenait que ni ses frères, ni sa soeur et encore moins ces parents ne soient venu lui rendre visite. Comment aurait-il pu les regarder en face s'ils l'avaient fait ?
Peut-être aurait-il été plus sage d'accepter de plaider la folie afin d'en finir au plus vite avec cet épisode honteux ? Sauf que, de son point de vue, par sa faute, le nom des Law serait de toute façon entaché par ce qui s'était passé lors de cette filature ayant mal tourné. Quoi qu'il fasse, quoi qu'il choisisse de faire. Alors, il voulait crier jusqu'au bout à son innocence, pour qu'au moins il traverse cette histoire en gardant la tête haute. À défaut de garder son honneur intacte, il pouvait se dire qu'il était resté honnête envers lui-même. C'est ce qui l'aidait à tenir.

Dewei avait toutes les raisons de monde de redouter que la conversation aille sur ce terrain et, apparemment, il n'avait pas le choix. Il écouta son interlocuteur avec réticence. Pas de doute, il savait bien parler, ce psy ! Une qualité qu'il lui reconnaissait à contrecœur. Son visiteur arrivait à remettre en doute des choses que l'Asiatique avait toujours pris pour acquis, comme le devoir d'un aîné envers ses cadets. Il fronça les sourcils lorsque Lyllian déclara que le premier-né n'était pas obligé d'avoir des responsabilités. "C'est... C'est normal, c'est tout. Qu'importe qui me l'a dit." S'offusqua-t-il, perturbé par l'argumentation du psy. "Et vous ? Avez-vous des frères ou des soeurs ? Si oui, vous supporteriez de les voir faire de mauvais choix parce que vous-même, vous en faites ? Le regard des plus jeunes se tourne automatiquement vers les plus âgés quand ils cherchent un repère." Répliqua-t-il en tapotant sur la table comme pour appuyer son exemple. À ces mots, il baissa le regard et eu un bref rire ironique. "Quel bel exemple je fais." Marmonna-t-il en reprenant une bouffée de cigarette dans l'espoir de chasser ce triste constat de son esprit.

La suite n'arrangea pas vraiment son humeur. On lui demandait de raconter son histoire. Encore ! Comme il en avait assez de devoir se rappeler cet événement dans les moindres détails, lui qui rêvait d'arriver à oublier cette chose qu'il avait vu là-bas. Son visiteur se montra très clair sur les options qui s'offraient à lui s'il ne se montrait pas docile, alors, il se plia à la demande. Tout en récitant ce qu'il avait déjà mainte fois répété, Dewei observa Lyllian noter certaines choses, en souligner d'autres. Il se demandait à quoi cela servait de raconter encore tout cela alors que le récit devait déjà se trouver dans le dossier sur la table. Bah, au moins cela lui faisait gagner du temps sur l'inévitable moment où il sera ramener dans sa cellule.

De nouveau, la réaction de son interlocuteur lui plongea dans une certaine perplexité. Le petit discours sur la blessure a vidé, nettoyé et refermer, on ne le lui avait jamais fait, celle-là. Avant que l'ex-flic ne puisse se demander où il voulait en venir, Lyllian demanda des précisions sur Frank. Les épaules de Dewei s'affaissèrent, trahissant une légère lassitude. Nous y voilà. Semblait-il penser. "Oh, oui, Frank. C'est lui que je filais. Quant au pourquoi : On se connaissait depuis un sacré bout de temps. Il devait avoir..." Il marqua une pause pour faire un effort de mémoire. "Dix ou douze ans, la première fois que je l'ai rencontré. J'étais un peu plus âgé que lui. Jamais pu le blairer et il me le rendait bien. Ce qui a valu la jolie remarque de 'passif avec la victime' dans votre dossier." Résuma-t-il en indiquant le dossier en question avec un bref geste de la main. Il eut un sourire sans joie devant ce fait. Même mort, Frank continuait de lui attirer des ennuis, ça en serait presque drôle s'il n'était pas en prison à cause de cette histoire.

Il se força à s'interrompre avant d'aller trop loin, voyant que son interlocuteur avait pas mal de questions en stock pour lui. L'heure de dire tout le mal qu'il pensait de Frank arrivera bien assez tôt. Dewei fit un petit haussement d'épaule alors que le psy le prévenait que les questions pourraient être intrusif, mais qu'il devrait réfléchir avant de refuser. "Au point où j'en suis, autant y aller jusqu'au bout." Commenta l'Asiatique.

Ensuite, il se concentra sur le flot de questions de son visiteur. La plupart de ces interrogations étaient pour le moins étranges (et le mot était faible). Concernant certaines questions, Dewei pouvait voir où le psy essayait d'en venir, mais en quoi la question sur le chauffeur de bus allait apporter quelque chose ? Vraiment bizarre. Avec tout ça, il ne remarqua pas que la proposition de l'hypnose était retombé dans la conversation. Dewei se passa une main sur le front, comme si ce geste pouvait l'aider à raviver sa mémoire. Lui qui avait cru avoir raconté son histoire sous tous les angles possibles découvrait qu'il se trompait. Le prisonnier poussa un soupir.

"Des choses qui me sortent du quotidien ? On peut dire que cette filature en faisait partie. Elle n'était pas..." Il s'interrompit, rechignant à avouer ce détail qui sonnait comme une faute dans un parcours exemplaire. "Elle n'était pas officielle. Comme je l'ai dit, Frank et moi, on se connaissait depuis pas mal de temps. On fréquente le même club de kungfu et il avait le don de m'agacer. Je travaillais plus dur que tout le monde et lui ne faisait aucun effort, pourtant, je ne l'ai jamais battu." Ajouta-t-il en serrant les poings. Dewei se força à prendre une grande inspiration afin de se calmer avant de poursuivre. "Un jour, il m'a dit un truc que j'oublierais jamais. Que je pourrais faire tous les efforts du monde, jamais j'arriverais à le battre parce qu'il était spécial et moi non." Cela faisait des années qu'il avait tourné cette phrase pour en comprendre le sens. Est-ce que cela avait un rapport avec ce monstre qui était apparu ? La mine de l'ex-flic se fit songeuse tandis qu'il soupesait mentalement cette éventualité.

"Quand je suis devenu flic, j'enquêtais sur lui pendant mon temps libre. J'ai découvert des trucs, mais aucune preuve irréfutable pour l'arrêter. Alors, ce soir-là, j'ai décidé de le suivre en filature. Histoire d'être fixé. Il y avait lui, notre prof et d'autres jeunes que je ne connaissais pas du tout, peut-être des élèves. Je n'avais rien bu, pris aucun médicament et je ne touche pas aux drogues." Raconta-t-il, toujours sur la défensive, sachant qu'on pourrait retourner ce qu'il venait de dire contre lui. "Peut-être que j'étais un peu fatigué et énerver de ne rien trouver sur lui." Concéda-t-il de mauvaises grâces. "C'est vrai que je rêvais de le foutre en prison, pour lui faire ravaler son sourire suffisant, mais jamais je ne l'aurais tué." Affirma-t-il avec aplomb.

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MessageSujet: Re: « La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. » (lyllian-aaron)   Mer 11 Jan - 21:18

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Lilly avait frappé là où ça faisait mal. Du moins, il avait trouver une corde sensible chez son prisonnier du jour. Mieux encore, une serrure délicate qu’il fallait manier avec minutie. Il le savait, il le sentait et il en jouissait. De voir Dewei tiquer un peu lorsqu’on parlait de sa famille le rassura sur son talent. Du moins, il faisait bien son travail. Une famille asiatique et elle faisait honneur à ce qu’on avait pu rédiger sur son éducation et ses moeurs en général. Il y avait bien des subtilités d’un pays asiatiques à l’autre et beaucoup de fondements se rapprochaient d’autres cultures. Une chance, celle de Law rentrait typiquement dans ce qu’on pouvait écrire en théorie dessus. Malgré l’individualité de chacun. Au début, il manqua d’argument et ça amusa Lilly qui eu du mal à cacher un léger rictus. Ensuite, il cherchait son parti. Dewei appela à son empathie en lui posant des questions sur sa fratrie et s’il n’aurait pas eu les mêmes craintes que lui. Il aurait bien rit, mais il haussa simplement les épaules avec un sourire compatissant. Il était le vilain petit canard de la famille. Maltraité par ses frères, comme son père et tout ses camarades à l’école. Il était complètement fermé à ce genre de relation, surtout avec ses deux autres grands frères. Puis le dernier, ce n’était qu’un denier venu avec la deuxième femme de Monsieur feu-McLochlainn. Lui, il ne prenait surtout pas exemple sur ses grands frères et jamais on a été fier de lui dans sa famille. Après, il n’avait pas aidé pour. Il ne pouvait pas le comprendre. Enfin si, il pouvait le soutenir sur le fait qu’on puisse en attendre beaucoup de lui. Il y avait une image à tenir. Dewei finit même par s’apitoyer sur son sort en ajoutant une phrase sarcastique à son propre sujet. C’était là que Lilly compris que l’honneur et la famille était des serrures chez cet homme. « Bien sûr. Vous êtes tombés et vous vous relèverez. Quoique de mieux que de donner en exemple qu’on n’est pas infaillible, mais qu’on ne cessera jamais de grandir. » appuya t-il sa phrase d’un hochement de tête pour lui signifier qu’on pouvait voir les choses tout autrement.

Ensuite, après avoir rapidement cerné le personnage, il lui demanda de répéter son histoire. Il prit des notes pour pouvoir mieux le questionner par la suite. Ce qu’il fit et sans attendre. Il espérait avoir mieux comme confession de la part de l’Asiatique qui avait répondu bêtement comme s’il n’était qu’un employé des forces de l’ordre entrain de prendre son rapport. Il commença par lui poser des questions sur le dénommé Frank, puis toute une liste de questions qui avaient l’air insignifiantes pour certains, mais qui avait son sens pour Lyllian. Dewei lui expliquait que ce Frank, il le connaissait depuis un moment. Lyllian prit d’autre note mais n’avait pas l’air plus avancé avec ce qu’il lui avait dit. Etait-ce parce qu’il n’y avait rien à en tirer ou que le prisonnier n’en disait pas assez ? Peut-être était-il seulement trop impatient, car les informations venaient fleurir un peu plus ses notes au fur et à mesure que Dewei parlait et répondait à ses questions. Lilly hochait de temps en temps la tête machinalement pour dire qu’il avait toujours son attention, et pourtant il réfléchissait déjà. Sa main ne cessait d’écrire jusqu’au moment où elle hésita à peine une seconde. « … jamais j'arriverais à le battre parce qu'il était spécial et moi non. » Puis il écrivit jalousie et pensa demi-dieu…

Après les paroles de Dewei, Lilly posa son stylo sur son carnet et croisa les bras en relisant ses notes. Il laissa trainer un long silence histoire de réfléchir et construire quelque chose, tout en schématisant dans sa tête le psyché du prisonnier. « Si j’ai bien compris, c’était quelque chose de personnel… » commença t-il pensif. « Vous ne l’aimiez pas, vous vouliez l’envoyer en prison coute que coute… Vous le filiez déjà sur les nerfs et avec un « passif » (mime les guillemets) – car oui, c’est le terme aussi en psychologie – Mais vous ne l’auriez jamais tué… Okay. Je vois. Et au niveau de vous ? Vous étiez comment ces temps-ci ? Stressé ? Ca faisait combien de temps que vous serriez le cul devant votre famille pour être infaillible ? … Vous pouvez me rappeler le nombre de frère et soeur ? Quel poids vous avez sur les épaules M. Le-Premier-Né ? » demanda t-il simplement et concentré comme s’il résolvait une enquête. Il se frotta la tempe et leva enfin son regard clairs vers lui, attendant ses réponses.

Lyllian prit une profonde inspiration et croisa les bras à nouveau en s’appuya sur le dossier de sa chaise puis observait Dewei avec cette suffisance qui lui était naturelle. : « Vous voyez où je veux en venir ? Vous arrivez à ouvrir les yeux ou vous continuer à vous mentir... le « mais » est une faiblesse. C’est une utilisation qu’on peut qualifier d’acte-manqué et qui inconsciemment est comme cette petite rayure sur le même disque que vous tournez en boucle dans votre tête pour vous convaincre vous-même et ne pas assumer la vérité parce qu’elle est trop difficile. »

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MessageSujet: Re: « La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. » (lyllian-aaron)   Mar 7 Fév - 14:06

« La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. »

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La famille. On pouvait deviner sans peur de se tromper que chaque décision que Dewei avait prise dans sa vie, il l'avait fait en pensant à sa famille. C'est vrai qu'il avait défié la volonté paternelle en décidant de devenir flic, mais, ensuite, il avait passé son temps à être irréprochable afin de montrer qu'il avait fait le bon choix. Toujours penser aux répercussions de ces actions ou de ces choix sur le nom des Law. Au fond de lui, il avait espéré que ces actes avaient aidé à adoucir le jugement paternel par rapport à son choix de carrière. Il n'y avait que pour son enquête non-officielle qui avait abouti à son arrestation qu'il s'était montré têtu. Était-ce sa punition d'avoir eu une pensée égoïste ? Devait-il maudire le karma comme son père en avait l'habitude ? Le prisonnier avait eu beaucoup de temps pour se poser ce genre de question. Beaucoup trop de temps.

Qu'il s'obstine à dire ce qu'il estimait être la vérité ou qu'il prétende avoir halluciné, quel que soit le choix qu'il ferait, le nom Law serait terni. Par sa faute. Ce simple constat le rongeait à petit feu quand il y pensait trop. Et comment ne pas y penser ? Sa famille qui n'était pas venue lui rendre visite un seul instant. Au fond, Dewei ne savait pas ce qu'il préférait, leur absence ou qu'ils soient témoins de sa chute. Comment il le dit avec ironie, quel exemple pouvait-il montrer à ces deux jeunes frères et à sa sœur ? Il valait sans doute mieux qu'ils ne viennent pas le voir ici.

L'ex-flic ne s'attendait certainement pas à recevoir du réconfort de la part de son interlocuteur qui avait passé cette conversation à appuyer là ou cela faisait mal. À quoi jouait-il ? "Si vous le dites." Répondit-il, un peu décontenancé par cette façon de voir sa situation. La surprise lui avait fait perdre un peu de son mordant.

Si Dewei avait cru pouvoir échapper au fait de raconter encore son histoire, il fut vite déçu. Pire, ce psy lui avait clairement fait comprendre qu'il n'avait pas le choix. Le prisonnier obéit, répétant encore des mots qu'il n'avait que trop souvent prononcés. Pourtant, l'Asiatique avait beau se plier à cet exercice, il ne nourrissait aucun doute concernant les événements de cette nuit-là. Il ne douterait jamais d'avoir vu ce monstre, bien qu'il espérât qu'un jour cette vision de cauchemar sorte de sa mémoire.

Bien sûr, les questions concernant Frank ne manquèrent pas d'arriver. Dewei poussa un soupir de lassitude. Il n'y avait pas si longtemps, il était encore un policier, de ce fait, il savait exactement de quoi son histoire avait l'air dès le moment où il avouait connaitre la victime, d'avoir un passif avec Frank. Merde, même mort, cet imbécile continuait de lui prendre la tête ! Le prisonnier répondit, sachant pertinemment que chaque précision apportait des arguments contre sa version des faits.  D'un autre côté, en omettre volontairement ne ferait qu'aggraver les choses, alors... Il était frustrant d'en avoir conscience et de ne pouvoir rien dire pour se défendre. Frustrant qu'une histoire de vengeance sonne bien plus crédible que la vérité. Tout ce qu'il avait pour se défendre s'était son affirmation que, bien qu'il détestait Frank, il n'aurait jamais été jusqu'au meurtre. Après cette déclaration, Dewei serra les poings, comme s'il se préparait à recevoir un coup, observant son interlocuteur qui allait peut-être prendre des allures d'adversaire en joute verbale tandis que ce dernier faisait traîner le silence. Surement délibérément. Si la discussion prenait cette tournure, il n'était pas certain de gagner et la suite lui donna raison.

Comme Dewei le redoutait, Lyllian appuyait là où ça faisait mal, tout en posant des questions sur comment il se sentait ce soir-là, faisant de nouvelle allusion à la pression familiale qu'il subissait. L'Asiatique jura intérieurement. "Il ne faisait aucun effort et pourtant, je n'ai jamais réussi à lui porter un coup, c'était tellement agaçant. Je savais qu'il y avait quelque chose qui ne collait pas. Et lui qui se vantait d'être spécial. C'était quoi ces conneries ?" Pesta-t-il dans le vide avec la certitude d'aggraver son cas. Il marqua une pause pour reprendre une bouffée de cigarette. Il ne devait pas s'emporter, il le savait, cela ne jouerait pas en sa faveur. "Je savais qu'il y avait quelque chose, mais je ne trouvais aucune preuve. Vous voulez savoir comment j'étais ? J'étais agacé de ne rien trouver sur lui alors que je savais qu'il n'était pas irréprochable." Fut-il obligé de répondre. "Deux frères et une soeur." Rappela-t-il lorsque le psy lui demanda le nombre de ces frères et soeurs. Cette question, en apparence innocente était une oasis bienvenue dans ce déluge d'interrogations visant à lui faire admettre ce qu'il ne voulait pas. "Je ne leur aurais jamais fait ça, j'ai toujours fait de mon mieux pour être un exemple pour eux."

Face à ces explications, son interlocuteur affichait la suffisance de celui qui avait gagné, ce qui ne manqua pas d'agacer Dewei. Oui, il voyait parfaitement où le psy voulait en venir. "Je suis flic, je sais de quoi mon histoire a l'air, ok ? Mais je ne l'aurais pas tué, j'aurais jamais franchi la ligne." Affirma-t-il avec conviction, tapant du doigt sur la table pour appuyer chaque mot de sa dernière phrase. Il se mordit la lèvre lorsqu'il réalisa qu'il avait encore employé le mot 'mais'... Merde ! Quand il s'en rendit compte, il apporta des précisions en essayant de se calmer, par la même occasion. "Je voulais lui montrer que j'étais meilleur que lui. Je voulais qu'il ait tout le temps d'y penser, derrière les barreaux. Quel intérêt aurais-je eu à le tuer ? Sa mort n'aurait rien prouvé." Plaida-t-il avec l'impression tenace de prêcher dans le vide.

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MessageSujet: Re: « La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. » (lyllian-aaron)   Sam 1 Avr - 12:30

Un peu de vin, un bout de pain ? Prends donc un coussin
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Dewei avait participé à l’exercice en répondant aux questions. Il avait bien conscience que c’en était un. Il compris que Lilly ne cherchait qu’une chose, avoir le plus d'informations possibles et remarqua aussi très vite qu’il fouillait simplement dans sa tête. Il ne cherchait pas la vérité, mais les failles. L’ancien policier était de plus en plus tendu et moins véhément. Il se laissait preque abattre par son triste sort, laissant échapper un peu de colère mais toujours de façon très tempérée. Lyllian aimait beaucoup ce genre de personnalité. Il était encore plus friand à briser ces personnes si maitresses d’elles-même et de la situation. Lilly l’avait parfois coupé pour obtenir un peu plus d’information, continuant toujours de gratter quelques notes sur le bout de feuille. Une grande partie était en sténo, pour que le patient ne puisse pas savoir ce qu’il écrit et par confidentialité s’il en venait à égarer ses papiers.

Ce qu’il compris c’est que cela faisait un moment que Dewei en avait après ce Frank. Un agacement à long terme qui n’aurait jamais cesser de le ronger. Il était persuadé qu’il y avait quelque chose et sans preuve. C’était tellement facile de trouver les failles pour venir alors faire éclater son « déni ». Or, il s’accrochait fortement à sa réalité à lui. Forcément, elle était vrai. Le but était de lui faire admettre que c’était faux et c’est là que c’est magique. L’esprit peut-être si faible. Tout n’est qu’une question de volonté et de manipulation certes... Il était coriace et entêté. Lilly s’adossa mollement sur sa chaise et jouait avec son stylo tout en regardant ses notes, réfléchissant. « Vous savez que dans le fond, peu importe ce que vous dite, c’est mon constat et mon rapport qui compte. Je peux très bien écrire que vous faîtes un déni et on s’arrête là. Sauf que moi, j’aimerai bien tenté de vous le faire admettre, car ça fait naitre la lumière au bout du tunnel. C’est le début de la guérison. Je prends peut-être mon travail trop à coeur, mais je ne suis pas là que pour vous juger. J’aimerai vous aider à avancer. » commença t-il. Il posa son stylo sur la table et regardait le prisonnier dans les yeux. « Vous avez dit que vous êtes flics et vous savez de quoi votre histoire à l’air en dehors de votre point de vue. Vous savez ce que c’est ça ? Du vrai dans le mensonge. Vous-même, il y a une petite voix qui vous dit que en dehors de vous, ça ne peut être que comme ça : vous êtes coupable. Vous l’avez tué. Vous n’aviez rien vu de fantastique, car le merveilleux n’existe pas. Des monstres… Sérieusement ? C’est des réactions normales, je vous le répète. Face à un trauma, on notre cerveau pour se défendre utilise des mécanismes psychiques comme les hallucinations. Vous n’avez pas assumé de l’avoir tué. Ce n’était pas votre but, vous n’êtes pas quelqu’un de mauvais peut-être, vous ne feriez jamais ça pour de telles banalités. Impossible de se laisser dépasser par un petit « agacement ». Sans parler de la pression de l’honneur dans lequel vous avez été étouffé depuis votre berceau et qui fait que dans vos principes cela est impossible »

Il marqua une pause et se redressa légèrement, les coudes appuyés sur la table, jetant un dernier coup d’oeil à ses notes. « Et je peux même vous dire, pour répondre à votre dernier argument qui laisse planer le doute sur ce qui est réel et ne l’est pas. Que l’homme est faillible. Vous pensiez qu’à l’enfermer et le lui faire regretter, lui donner simplement une bonne leçon, sauf que vous avez craqué sous la pression. Vous avez lutté toute votre vie, vous vous êtes battu pour avoir forgé l’image parfaite qu’on attendait de vous et lui… Avec toutes les facilités du monde, il était meilleur que vous. Votre colère vous a dépassé. Vous l’avez tué. Ca genre de décision qui pousse à l’acte ne prend qu’une seconde et s’il n’y a pas le moindre petit élément pour essoufflé cette pulsion, elle vous consume. Faites un effort et reconnaissez le. Essayez d’enlever ce filtre que vous avez mis sur vos actes non-assumés. Ce n’est pas une faiblesse comme vous l’entendez, mais une blessure qui vous donnera une leçon. »

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MessageSujet: Re: « La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. » (lyllian-aaron)   

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