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 « La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. » (lyllian-aaron)

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PETIT SCARABÉE.
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MessageSujet: Re: « La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. » (lyllian-aaron)   Ven 7 Juil - 19:33

« La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. »

Dewei & Lyllian-Aaron


Plus il racontait cette histoire et plus elle lui paraissait insensée. C'était fou, complètement fou. Un monstre ? Vraiment ? Il pouvait comprendre les réactions lorsqu'il expliquait ce qu'il continuait malgré tout d'appeler les faits. Pourtant, il refusait de nier ce qu'il avait vu ce jour-là, cherchant désespérer à être cru, tout en sachant que cela était impossible. Au début, il aurait cru naïvement que son parcours parfait jouerait en sa faveur. Il avait vite constaté qu'au contraire, cet argument avait servi de base pour justifier son 'pétage de plomb' (pour reprendre le terme employé par certains collègues à la barre des témoins). Ce qui renforça son amertume. Voilà sa récompense pour s'être efforcé d'avoir un parcours sans tache.

Et voilà que, maintenant, on lui avait collé une conversation avec un psy ! Comme si son enfermement n'était déjà pas suffisamment humiliant ! Lyllian notait des trucs incompréhensibles depuis l'angle de vue de Dewei et avec une attitude supérieur qui l'agaçait. C'était lui qui menait la danse et l'ancien flic ne pouvaient rien faire contre cela. Durant cette conversation, le prisonnier avait réalisé qu'il n'y avait aucune solution idéale à laquelle se raccrocher. Personne ne le croirait. Il n'avait que deux choix : passer pour un fou ou pour un assassin. Dans les deux cas, le nom des Law serait sali... Uniquement par sa faute ! C'était certainement cela le plus dur à supporter dans toute cette folie. C'était ce qui le mettait autant à cran. Il était l’aîné, celui qui devait donner l'exemple et il avait échoué. Il passait d'exemple à suivre au mouton noir qu'on avait renié. C'était dur, plus dur qu'il ne voulait l'admettre.

Pendant que cette certitude le rongeait, son interlocuteur continuait de l'embrouiller avec des mots et des tournures de phrase bien choisies. "Si vous n'avez pas besoin de mes aveux, écrivez donc ce que vous voulez et partez." Commenta-t-il d'un ton sec alors que son visiteur déclarait que c'était son constat qui comptait et non la version du prisonnier. Était-ce vraiment par professionnalisme et envie d'aider que Lyllian s'attardait sur son cas ? Dewei eut un sourire ironique. "Quoi que je vous dise, je resterais en prison, alors ne me parler pas de lumière au bout du tunnel." Commenta-t-il sur un ton cassant et avec sarcasme.

Lyllian continuait d'essayer de le persuader qu'il avait commis l'impardonnable, franchis cette ligne qu'il s'était tracé. Dewei essayait de se raccrocher à sa version des faits malgré les arguments pertinents qui s'enchaînaient. Cette lutte entre la logique et sa conviction profonde, entre une version plausible des faits et son orgueil qui le poussait à croire en son innocence, était perceptible dans son regard. Il se prit la tête entre les mains. Incapable de trancher, il voulait juste que ce satané psy se taise ! "Taisez-vous !" Ordonna-t-il. Être un fou ou un assassin, tu parles d'un choix ! "Je n'aurais jamais fait ça !" S'obstina-t-il avec rage. Pourtant, son visiteur avait raison en parlant d'être consumé. Il le sentait au fond de lui. À cette pensée, Dewei tapa violemment sur la table et se força à prendre une grande respiration pour se calmer. Il s'en était fallu de peu pour qu'il ne s'en prenne au psy, afin de le forcer à le taire. S'il avait fait ce geste, cela serait revenu à signer des aveux. Toutefois, même s'il avait réussi à se contenir, sentir cette rage l'avait fait douter. Était-ce ce qui s'était passé cette nuit-là ? Est-ce qu'il avait raison ? "Est-ce que... Est-ce que je l'ai tué ?" Murmura-t-il, s'interrogeant à voix haute, le regard perdu dans le vague.

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hrp : désolé c'est pas terrible et j'ai mis une plombe à te répondre en plus, shaaammmmeeee

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MessageSujet: Re: « La folie n'est pas déraison, mais une foudroyante lucidité. » (lyllian-aaron)   Sam 5 Aoû - 19:11

Un peu de vin, un bout de pain ? Prends donc un coussin
Dewei & Lyllian-Aaron

Il était vraiment plus que tenace. Lilly, tenta de jouer un peu avec la fierté et l’égo de l’Asiatique en disant qu’il pouvait bien écrire n’importe quoi au final et que ça se saurait, aux yeux de tous. Enfin, il espérait du moins qu’il aurait assez d’égo pour ne pas accuser qu’on lui colle l’étiquette de « fou » alors qu’il ne le reconnaissait pas lui même. La preuve, il était encore là et préférait passer pour un assassin. Il n’y avait rien à faire. Il ne voulait pas. Cela ne valait pas le sort qu’il endurait déjà. Du moins il le pensait. Oui, enfin il avait raison, ça ne changeait pas grand chose, mais techniquement… « Vous en ferez moins… » au mieux, il gagne un an… « … et il y aurait un suivi psychologique, c’est tout. Je peux prendre en charge votre dossier si vous le souhaitez. » lui avait-il glissé, comme s’il lui avait expliqué les closes de son nouveau contrat téléphonique.

Lilly ne lâchait pas l’affaire non plus et commença à lui démontrer qu’il y avait bien eu un soucis à un moment « t ». Je sentais qu’il y avait une faille. Je l’ai presque senti quand j’ai entendu parlé de son cas et que je me suis penché sur son dossier. C’était tellement bon. Fallait pas que je lâche et que je continue à venir combler cette faille avec un placebo. J’adore l’esprit humain. Il est fascinant à tailler, modeler et saigner.

Dewei ne voulait pas en entendre plus non-plus. Le sommant de se taire, il perdait un peu le contrôle de la situation. Lyllian respirait à peine, tel un pêcheur qui attendait de ferrer le poisson d’un simple geste. Il cachait au mieux son sourire suffisant. Il avait ce rictus qu’on pensait être le trait naturel de ses lèvres. Quand le prisonnier frappa la table, il n’oscilla même pas et s’humecta les lèvres. Un tic qu’il avait quand il était content de lui et qu’il cachait son sourire trop satisfait. Après l’objectif aussi, c’était qu’il n’en vienne pas aux mains. Car on serait obligé de me sortir de la salle et… Tout s’essoufflera et mon long et assidu travail au corps partie en fumée. Il se retranchera dans son idée. Allez, on y est presque. Mère ne me punissez pas, je sauve notre monde en le gardant secret de ces si miséreux yeux de mortels. Et ce qu’il espérait tant arriva. Dewei doutait. La faille s’était ouverte, plus grande. Il suffisait d’entrer. Lilly se demanda s’il allait le payer cher ou si Némésis reconnaissait ses actes. Ou juste parce que je suis trop doué. Sa question flottait encore dans la salle. Le silence paraissait imperturbable. Lyllian le jaugea. Au fond de lui même, il brûlait d’un allégresse que rien d’autre au monde ne pouvait égaler. Ce qui l’enivrait plus qu'Ofelia, c’était ça. Etre supérieur et avoir le pouvoir de torturer les gens de l’intérieur s’il le voulait. Il ne le faisait pas forcément, mais il le pouvait. Ca commençait avec des petites victoires comme celle-ci. C’était juste vicieux et gratuit. Disons clairement les choses. J’ai eu une vie de merde et ceux qui croiseront mon chemin en auront une aussi.

Le psychiatre tapota alors son stylo sur le calepin. Il avait planté la graine dans sa tête. L’idée qu’il était fou, victime d’hallucination, en pleine crise schizophrénique, … « C’est ce qu’on va tenté de vous faire réaliser oui. Ca ne vous aidera pas à oublier, car ce meurtre restera toujours là dans votre tête. Cela fera partie de vous mais vous apprendrez à vivre avec plutôt que de l’étouffer et qu’elle revienne à nouveau frapper. » fit-il une pause pour rassembler ses affaires et les glisser dans sa manette. « On va s’arrêter là. ». Le laisser partir, pour mieux l’attraper. Le laisser seul avec ses idées et continuer de maintenir la « confiance » établie. « On mets votre dossier en attente et on discute. Après… On verra si la justice aura un peu pitié de vous ou non, pour alléger votre peine. Et croyez moi, la prison c’est mieux que l’asile. Vous avez encore une chance de sortir ici… Je vous laisse vous reposer. Je vous revois dans… cinq jours. » le quittait-il sur le grand discours du psychiatre investi et emphatique.

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