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 Les pommes de la discorde. (abigail&tamara) (terminé)

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COLONEL BADASS
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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: Les pommes de la discorde. (abigail&tamara) (terminé)   Mar 23 Jan - 11:48




Les pommes de la discorde

Ils n’étaient pas toujours d’accord, en fait ils n’étaient jamais d’accord sur rien, ils se bagarraient tout le temps et ils se testaient mutuellement mais en dépit de leurs différences ils avaient une chose très importante en commun ils étaient fous l’un de l’autre... - N'oublie jamais



Ils y étaient, enfin ils touchaient au but ! Les foutus oiseaux menaçants montrèrent par leur simple présence que l’objet de leur recherche était à portée de main, mais tout amateur de jeu vidéo savait que c’était loin d’être du niveau du boss de fin que constituait présentement le foutu monstre pourvu d’une centaine de têtes. Tam, surprise de constater que les fameuses pommes d’or mythologiques n’étaient en fait que de gros kakis bien orangés, n’avait pu retenir sa réflexion. Hay, comme à son habitude, en rajouta une couche.

-Désolée de constater que les magnifiques légendes dont vous vous targuez ne sont en fait que de simples réalités un peu enjolivées. Bon à part ce putain de lézard, évidemment…

Sans doute qu’à cette époque primitive, des fruits tels que des kakis ne se trouvaient peut-être pas facilement, aussi le nom de « pommes d’or » eut-il pu convenir. Il fallait à présent agir, plus de temps à perdre, et Tamara armait son pistolet tandis que le fils de Mars abandonnait le sien au profit de sa lame, sous le regard effaré de son amie d’enfance qui ne pouvait pas comprendre qu’on privilégie une méthode aussi barbare et dangereuse quand on avait la possibilité d’avoir une arme à feu. Et cet idiot se jeta directement en ligne de mire du monstre.

-Non ! Imbécile ! lâcha-t-elle, folle d’inquiétude, le cœur serré.

Sans attendre, Tamara repris ses anciens réflexes de tireur d’élite et s’affaira à viser les différentes têtes les plus menaçantes du point de vue du Marsien, crevant tantôt les yeux, perforant tantôt le palais ou brisant des crocs. Mais les têtes étaient si nombreuses que les munitions s’épuisaient rapidement. Elle dût bien recharger tandis que le pauvre Irlandais se trouvait en difficulté. Elle cria à Abby de se bouger le cul et lança un regard vers la fille de Vénus qui semblait tétanisée. L’arme à feu rechargée, Tam vit que son partenaire de combat s’était retrouvé désarmé et pire, qu’il avait reçu un coup qui l’avait propulsé contre la roche.

-Hay !

Aussitôt, la brunette s’acharna à tirer sur le monstre en sortant de sa cachette, se rapprochant, ramassant au passage l’arme que le demi-dieu avait abandonnée un peu plus tôt. Une arme dans chaque main, l’agent de terrain visait toutes les têtes qu’il lui était possible d’atteindre, surtout celles qui se rapprochaient trop du sol et constituaient une menace pour ses camarades et elle-même.

-Abby, grouille-toi ma grande !

Ce que Tam n’avait pas pris en compte, c’ était bien le retour des oiseaux. Combien étaient-ils ces enfoirés ? Ils se dirigeaient dangereusement vers elle. Pas le choix, il fallait partager les offensives. Alors qu’Haytham frappait à mains nues le monstre, provoquant l’inquiétude chez son amie d’enfance dont le cœur battait la chamade, cette dernière visait d’une main le monstre et de l’autre les oiseaux, les regardant tour à tour pour viser aussi justement que possible. Mais les piafs étaient en nombre et il était difficile de tout gérer. D’un côté il fallait choisir entre protéger son ami qui comptait tant à ses yeux malgré son putain de caractère, de l’autre il fallait sauver sa propre vie de ces dangereux volatiles. Elle n’eut guère longtemps à tergiverser. Alors que l’une des créatures volantes allait lui asséner un coup probablement mortel avec ses dangereuses plumes, il fut détourner au dernier moment de sa trajectoire et se dirigea tout droit vers l’une des têtes du dragon. Bouche bée, Tam fut déconnectée pendant une seconde, se demandant d’où une telle réaction pouvait venir. Elle ne mit pas longtemps à comprendre, son regard se tourna vers Abby qui visiblement avait enjolé l’oiseau pour qu’il lui obéisse.

-Bravo Abby, tu cartonnes, continue comme ça !


Et la fille de Vénus sembla maîtriser en effet l’essaim qui se rua sur le dragon, ce qui permit également à Tamara de concentrer ses attaques uniquement sur Lagon. Elle se rapprocha encore d’avantage pour atteindre l’épée du fils de Mars qui se trouvait désormais à ses pieds.

-Hay, attrape !

Posant la pointe de sa rangers sous le pommeau, d’un coup de pied elle envoya l’arme blanche en direction de son ami pour qu’il puisse l’attraper et reprendre son offensive, tandis qu’elle continuait à tirer. Elle eut soudain une idée.

-Décale-toi !

Les bras tendus devant elle, elle tira presque à bout portant dans la cage thoracique du dragon, vidant la moitié des deux chargeurs, déchirant ainsi l’épaisse peau d’écailles déjà bien mise à mal par le Marsien qui l’avait bien entaillé avec son cure-dents et boxé par la suite.

-Abby, on s’en occupe, va récupérer les pommes !


La blondinette, si elle avait été tétanisée par la peur au début, avait pu utiliser son pouvoir à bon escient. Tam était loin de se douter qu’elle puisse être assez puissante pour enjôler tout un essaim d’oiseaux mortels, mais elle avait réussi et les volatiles aveuglaient les têtes ce qui permettait à Hay et Tam de porter des attaques destructrices sur le monstre. Ce dernier commença enfin à fléchir, mais Tamara savait que ce n’était pas pour autant qu’il fallait baisser sa garde. Ces saloperies mythologiques pouvaient se montrer fourbes, elle en savait quelque chose. Elle continuait à tirer, profitant des brèches infligées par les tirs précédents ou les entailles causées par la lame du fils du dieu de la guerre. Le sang de la créature giclait de-ci de-là, ce n’était pas beau à voir, et enfin l’un des tirs parvint à atteindre le cœur. De temps en temps, la jeune femme cherchait Abby du regard. Ne la voyant plus, elle se douta que la fille de Vénus était entrée dans la caverne pour s’acquitter de sa mission, la plus importante, à savoir récupérer quelques fruits mythologiques. Tamara n’avait plus que sa mère en tête. Il fallait la sauver, quel qu’en soit le prix. Jamais elle n’avait été si proche du but. L’une de ses armes fut soudain totalement déchargée, elle la rangea sans pour autant cesser de tirer avec l’autre.




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Lancer de dé:
-OUI: les attaques d'Hay et Tam finissent par tuer le monstre.
-NON: le monstre est grièvement blessé mais ne meurt pas.

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MessageSujet: Re: Les pommes de la discorde. (abigail&tamara) (terminé)   Mar 23 Jan - 11:48

Le membre 'Tamara Lond' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Oui/Non' :
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CAPITAINE BEAU GOSSE
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MessageSujet: Re: Les pommes de la discorde. (abigail&tamara) (terminé)   Dim 28 Jan - 13:44




LES POMMES DE LA DISCORDE

Ils n’étaient pas toujours d’accord, en fait ils n’étaient jamais d’accord sur rien, ils se bagarraient tout le temps et ils se testaient mutuellement mais en dépit de leurs différences ils avaient une chose très importante en commun ils étaient fous l’un de l’autre... - N'oublie jamais




Il ne réfléchissait plus, le fin stratège qu'il n'était pas, s'était ainsi délesté de la réflexion au profit de l'action. Une qualité pour lui, un défaut pour les rares personnes qui peuplaient encore son entourage. Haytham ne voulait pas se l'avouer, mais comme l'alcool, le combat, mais plus encore le danger, était une drogue à laquelle il avait succombé en bon fils de Mars qu'il est.. C'était chimique, presque excitant de sentir l'adrénaline pulser dans ses veines, dans sa tête et dans son cœur. Ses sens en éveil rendaient l'interaction d'autant plus grisante. Chaque pulsation était alors ressentie et grandement apprécier. Il avait besoin de ça, de faire parler ses poings, d'être violent sans concession au risque de perdre le contrôle. Ce risque était encore vivace, trop pour l'ignorer, mais en de telles circonstances avait-il vraiment le choix ? Devait-il peser chacun de ses coups comme lorsqu'il combattait dans une cage, des ennemis inférieurs à lui ? La réponse était vite trouvée. Le regard noir, et ce, malgré son désarmement et la violente projection contre la pierre, le demi-dieu se redressa. La douleur qui venait de l'assaillir était sans bornes, une fois encore, il malmenait son corps, mais peu importe, une cicatrice de plus ou de moins, qu'est ce-que cela va changer? Poings et mâchoires serrés, le digne héritier du dieu de la guerre profita d'une attaque de Tamara pour se précipiter vers le monstre. Le choc fut si violent que la créature fut à son tour projeté contre le mur.

Un premier, un deuxième, puis un troisième coup, Haytham ne se ménageait pas. Tout venait de se brouiller dans sa tête, il ne contrôlait plus rien, aveuglé par une pernicieuse fureur qui décupla sa force. Le Marsien semblait méconnaissable et effrayant à souhait, le monstre lui-même peinait à se défendre face à ce demi-dieu pourtant bien inférieur en taille. « Non reprends-toi Hay ! Aller ! Ne deviens pas un danger pour les autres. Reviens ! » n'avait-il de cesse de répéter dans un coin de sa tête. Il poussa alors un hurlement à faire froid dans le dos et se délesta de sa fureur et de sa force décuplée à son paroxysme. Le monstre en profita pour lui asséner un coup qui le délesta de leur dangereuse proximité. Hay vit alors Tam aux prises avec les volatiles bien décidés à jouer leur partition dans ce combat. « - Tam ! » Il se relava aussitôt et tenta de se soustraire au dragon pour se rapprocher de son amie qui telle une Lara Croft des temps modernes abhorrait ses deux revolvers et tirait ainsi dans deux directions opposées. Les piafs malgré la perte en vol, n'en demeuraient pas moins nombreux. La situation semblait critique, tellement que le demi-dieu en vain à prier son père pour qu'il épargne Tamara. Mais c'est une autre divinité qui les sortis de la mouise cette fois. Abby, qui doutait jusqu'alors de son utilité, parvint non sans mal à enjôler un oiseau qui dévia de sa trajectoire et fonça droit sur l'une des têtes tueuses du dragon. « - Tam mon épée ! » En effet, la demoiselle qui venait de se rapprocher se trouvait à proximité de l'arme blanche. Profitant de la diversion d'Abby qui contrôlait à présent une bonne partie de l'essaim de volatiles, l'agent de terrain posa la pointe de sa ranger sur l'épée et d'un coup de pied bien assuré, elle envoya l'arme à son ami qui la récupéra avec joie. La tornade brune pourvue d'une idée, se rapprocha à vive allure, obligeant le fils de Mars à se décaler.

« - On dirait qu'Einstein a une illumination ! » lança-t-il un brin moqueur. La demoiselle avait de la suite dans les idées et pas froid aux yeux, un constat qui ne laissa pas le demi-dieu indifférent. Il fallait être à sa hauteur, tel était son ambition, de ce fait, il se remit à boxer la créature tandis que la demoiselle vidait son chargeur sur la cage thoracique de la créature. « - On doit maintenir la cadence ! On y est presque » Abby qui arborait à présent un courage qu'on ne lui connaissait pas obtempéra et laissa ses deux ainés s'occupaient du gardien aveuglé par quelques volatiles encore enjôlés. Cependant, d'autres continuaient à se montrer hostiles à l'encontre de nos protagonistes. « - Tam ne t'arrête pas ! » lança le Marsien en se délestant à nouveau de son épée pour mieux faire parler ses poings. Le gardien oscillait peu à peu tandis que les piafs s'entre-tuaient. La mécanique semblait bien huilée du moins jusqu'à ce qu'une des armes de Tam ne se bloque. Le monstre, l'espace d'un instant, aussi fugace soit-il s'empara du poing désarmé de la demoiselle « - NE LA TOUCHE PAS ! » Hay prit de la hauteur et envoya à nouveau valser le monstre contre le mûr, libérant ainsi Tamara. Le demi-dieu ramassa son épée et se précipita vers le dragon pour lui offrir le coup fatal. En un seul coup, le Marsien perça ce qui restait de carapace et enfonça sa lame semi-divine dans le cœur de Lagon. La créature poussa une ultime plainte et cessa de vivre. « - Putain !!!!!!!! » hurla Hay qui tomba à terre ravi « - On l'a fait ! On… » Il vit alors un piaf se précipiter sur Tamara qui elle ne l'avait pas vu venir. Sans réfléchir, le demi-dieu se précipita vers elle, le volatil déplia ses majestueuses ailles, prêt à tirer ses flèches. Le Marsien prit une dernière impulsion et se rua sur son amie d'enfance pour la coucher au sol. L'épée du demi-dieu alla quant à elle se loger dans le volatile qui n'eut toutefois pas le temps de faire le moindre dégât. Hay se retrouva au-dessus de la belle brune, le cœur prompt à éclater tant ses battements étaient rapides. « - Ca va ? Tu n'as rien ? » lança-t-il inquiet alors qu'au loin, une ombre frêle et familière quittait la grotte.


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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: Les pommes de la discorde. (abigail&tamara) (terminé)   Ven 2 Mar - 10:58




Les pommes de la discorde

Ils n’étaient pas toujours d’accord, en fait ils n’étaient jamais d’accord sur rien, ils se bagarraient tout le temps et ils se testaient mutuellement mais en dépit de leurs différences ils avaient une chose très importante en commun ils étaient fous l’un de l’autre... - N'oublie jamais



Ni l’un ni l’autre, humaine ou demi-dieu, ne ménageait ses effort dans le combat qui s’était engagé avec le terrifiant et imposant dragon à cent têtes, tandis que sur les ordres plus que la permission de Tam, la silhouette d’Abby disparaissait dans la caverne pour, la brunette l’espérait, récupérer les pommes. L’agent de terrain avait rendu au Marsien son arme de prédilection, espérant que ça lui permettrait de prendre moins de risque. La lutte acharnée, qui tenait presque du harcèlement, continuait inlassablement, les deux humanoïdes n’étant pas prêts à abandonner. Ils devaient réussir, il en allait de leurs vies, et plus encore, de celle de Victoria, la mère de Tamara. Alors que l’un de ses précieux joujoux se voyait vide de munition, le monstre en profita pour se saisir de sa main libre qui venait de se délester du flingue. Là, Haytham sembla entrer dans une colère folle qui aurait presque pu donner lieu à une explosion si le fils de Mars avait été un baril d’essence. Il frappa avec une telle force le dragon que ce dernier se retrouva à mordre la poussière de nouveau. Il profita de la brèche créée par les coups de feu répétés de sa partenaire sur la cage thoracique de Ladon pour lui infliger le coup fatal en plein coeur. Ils avaient réussi, le monstre était mort ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, cette créature avait trépassé sous leurs coups. Un soulagement immense s’empara des deux partenaires qui se laissèrent tomber au sol. Aucune blessure, aucune séquelle, si ce n’était quelques brûlures sur les mains pour Tam à force de coups de feu.

Soudain, comme si cette aventure n’avait pas été assez palpitante, Hay se jeta sur son amie d’enfance, la plaquant au sol avec force. La jeune femme n’eut rien le temps de voir venir et ne comprit qu’une fois l’action terminée. Il venait de la sauver de l’un des dangereux volatiles restés sauf de l’enjôlement d’Abby. Pour une fois que Tam aurait apprécié un peu d’abus de sa part avec ses pouvoirs… tant que ce n’était pas sur elle que la blondinette à la mine lunaire les utilisait.
Tam était là, le dos contre un sol loin d’être moelleux, Haytham au-dessus d’elle à la mine inquiète. Elle lui sourit, sentant la pression redescendre, posant sa main sur le bas de son visage, sentant sa barbe de trois jours sous ses doigts. Et pour toute réponse, elle apposa ses lèvres sur les siennes. Un baiser qui dura une poignée de secondes, sans même que l’agent de terrain ne se rende vraiment compte de ce qu’elle faisait. Elle le regarda à nouveau, les battements de son coeur reprenant peu à peu une rythmique normale.

- Je pourrais dire que la seule blessure que j’aurais eu est une bosse sur la tête et que c’est toi qui me l’a infligée, dit-elle avec un sourire en coin. La vache, tu pourrais facilement faire des braquages, t’es pluridisciplinaire dans ton genre ! Bon, je ne t’y encourage pas, évidemment, on a déjà parlé des trucs illégaux, pas vrai ? Et euh… merci… de m’avoir sauvée du piaf… ajouta-t-elle un peu plus sérieusement.

Tam n’avait pas vraiment l’habitude qu’on la sauve. Travailler en équipe était quelque chose de réellement nouveau pour elle, car même si ça lui était arrivé par le passé, c’était uniquement par obligation à ses débuts au DLCEM, et elle avait rapidement montré qu’elle bossait mieux en solo.
Elle entendit les pas d’Abby sortir de la caverne qui était à une quinzaine de mètres, et regarda l’Irlandais en se raclant la gorge. Il était toujours sur elle, et elle n’avait pas envie d’entendre la fille de Vénus la ramener sans cesse sur ce qu’elle avait vu ou cru voir.

- On devrait peut-être… je sais pas… se relever ?

Joignant le geste à la parole, elle roula sur le côté pour se remettre debout, époussetant son pantalon et tendant la main à son « Penseur » pour l’aider à faire de même. Elle tourna ensuite la tête vers Abby afin de s’enquérir qu’elle avait bien récupéré les fruits mythologiques. Tamara était pleine d’espoir, il fallait que la pomme d’or aide sa mère à guérir.

-Bon, et maintenant ? Comment on fait pour joindre votre pote le capitaine Crochet ? Il a un téléphone ?

Plus tôt ils seraient rentrés, plus tôt Victoria pourrait retrouver ses esprits. Et le voyage serait encore long. La fatigue inhérente à celui de l’aller, couplé aux émotions vécues en ce jour, commençait à se faire ressentir. Tam s’assit sur un rocher le temps que les demi-dieux ne lui disent comment retrouver le bateau de leur congénère pour quitter cette île.






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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Les pommes de la discorde. (abigail&tamara) (terminé)   Lun 5 Mar - 19:21




LES POMMES DE LA DISCORDE

Ils n’étaient pas toujours d’accord, en fait ils n’étaient jamais d’accord sur rien, ils se bagarraient tout le temps et ils se testaient mutuellement mais en dépit de leurs différences ils avaient une chose très importante en commun ils étaient fous l’un de l’autre... - N'oublie jamais




La lutte fut âpre, il fallait s'y attendre. Une quête aussi officieuse soit-elle, n'est pas une sinécure, qui plus est lorsqu'il est question de dragon à plusieurs têtes et de piafs pourvus d'ailes empoisonnées. Toutefois, Haytham Cassidy, ce monstre de fierté et d'orgueil, devait reconnaître que sans la présence d'Abby et de Tamara, la difficulté se serait accrue davantage, rendant l'issue de cette quête officieuse, défavorable pour le demi-dieu qui mangerait peut-être les pissenlits par la racine à cette heure. Toujours est-il que nos héros étaient encore en proie avec ce qui faisait office de gardien, permettant ainsi à la fille de Venus, de trouver « tranquillement » les fameuses pommes d'or qui n'avaient de « pomme » que le nom. Mais ne nous arrêtons pas aux détails, les Romains et les Grecs ont de toute façon, cette fâcheuse manie d'enjoliver les choses, ce n'est plus une surprise. Malheureusement pour Haytham et Tamara, pour ce qui est du Ladon, la légende disait vraie (enfin presque) Contraint à devoir se défendre, il était difficile et pour Hay et pour Tam, de déterminer le nombre exact de têtes. Mais si l'on considère « beaucoup » comme « une centaine » nous sommes dans le vrai. La créature avait beaucoup de têtes. Par chance, à l'inverse de l'hydre, la coupure n'était pas synonyme de repousse immédiate.

Le monstre était quasi à l'agonie, sa carapace subissant de plein fouet le déchargement des chargeurs de la tornade brune, qui prenait un malin plaisir à faire parler ses petits joujou telle une Lara Croft des temps modernes. C'était si facile de la voir dans ce rôle et encore plus, pour les férus de jeux vidéo que nous sommes, d'imaginer ce cher Haytham dans la peau de Kratos, personnage principal de « God of war » Un titre en adéquation avec celui qui après avoir vu Ladon menaçait sa Lara Croft, se rua sur la créature et animé d'une rage bestiale, parvint littéralement à lui transpercer le coeur, à l'aide de son cure-dent. Les mains tremblantes sous l'effet de la colère, qu'il parvint à sa grande surprise, à contrôler, Hay se laissa ensuite tomber au sol, pour célébrer cette victoire à sa façon. Tam, en fit de même et rejoignit son complice, qui fut ravi de constater qu'elle n'était pourvue d'aucune blessure, hormis quelques rougeurs sur ses mains, en somme rien de bien méchant, comparé au demi-dieu, qui après cette aventure, s'était convaincu d'opter pour quelques jours de vacances bien méritées. Il ignorait encore la destination, mais gardait l'idée dans un coin de sa tête. « - On est vivant ! VIVANT ! » ajouta-t-il plus exalté que jamais.

La célébration fut de courte durée pour Kratos et Lara Croft. Enfin plus pour l'un que pour l'autre au vu de la tournure des événements. Faisant fi des multiples douleurs dues aux « quelques » blessures qui tapissaient son corps, Hay prit de l'élan et se rua sur Tamara tout en envoyant son cure-dent dans le volatile qui venait d'attenter à la vie de la belle brune. L'espace d'un instant, malgré l'inquiétude qui le trahissait, le Marsien redevenait l'intrépide aventurier qu'il était jadis lors de leurs jeux de rôle. Puis lorsque l'agent de terrain osa poser sa main sur le menton de son sauveur d'un jour, il se délesta du caractère enfantin de ses souvenirs, pour redevenir un homme, dans une position quelque peu délicate, le regard braqué sur une femme, car c'est bien ce qu'il voyait. Tamara n'était plus une enfant, mais bel et bien une femme. « Embrasse là idiot ! » songea-t-il alors qu'elle continuait à laisser ses doigts caresser cette barbe de trois jours qu'il se plaisait à ne pas entretenir. Et ce fut une fois encore la belle brune qui osa faire le premier pas et liant ses lèvres pulpeuses à celles d'Haytham qui n'avait rien vu venir. Si le baiser n'en demeurait pas moins chaste, les réactions qu'il suscita ensuite étaient à l'inverse moins enclin à la chasteté, en témoigne le rythme cardiaque de l'intrépide qui se retrouva bien con, incapable de dire quoique ce soit tant il était troublé. Avalant bruyamment sa salive, son regard peinait à se poser sur la demoiselle. « - Je...Désolé, excuse-moi pour la bosse » tenta-t-il avec sérieux, ce qui ne lui ressemblait pas. « - Merci pour les compliments et sois rassuré, je n'ai pas l'intention de me reconvertir. » Encore un peu gêné, il tentait néanmoins de reprendre un minimum de contenance. « - La prochaine fois, on évitera les îles paradisiaques avec des piafs tueurs alors ! » Il lui sourit, un sourire qui se transforma en un petit éclat de rire, puis il braqua à nouveau son regard sur elle, le silence les assaillit à nouveau. Notre Don Juan tenta une approche histoire d'entamer le second pas, mais il fut bien malgré lui interrompu dans son entreprise par l'arrivée imminente d'Abby, qui si elle les découvrait dans cette position quelque peu embarrassante, pourrait être amenée à se poser des questions que ni l'un ni l'autre ne voulait éluder.

« - Ouais tu as raison, on devrait se relever avant que cela ne devienne vraiment gênant, encore plus que ça ne l'est ! » Chacun se releva donc, mettant ainsi fin à ce bien étrange échange. Hay fit craquer ses cervicales, avant d'épousseter à son tour son jean qui ruinait par l'affrontement, trouvera à n'en pas douter la poubelle au retour. Abby venait alors de s'approcher et semblait avoir en sa possession, les fruits tant convoités. Certes, la mission était officieuse, mais n'en demeurait pas moins accomplis, une satisfaction pour le demi-dieu qui offrait à Tamara, une chance de pouvoir ramener sa mère et quelque part une façon pour lui de se racheter de sa fuite des années auparavant. « - Le fils de Glaucos m'a donné un pendentif avec un coquillage. Aussi sommaire soit-elle, j'espère que cette technique nous permettra de récupérer notre taxi » Tamara décida d'aller s'asseoir sur un rocher tandis que son « ami » se délestait du pendentif qu'il portait autour du cou. « - Un téléphone aurait quand même été plus simple ! Enfin bref, si je me souviens bien de ce qu'il a dit, il me suffit de siffler dedans. » Le Marsien examina le coquillage sous toutes les coutures avant d'enfin se décidait à siffler à l'intérieur. L'objet émit un son semblable à celui de la conque lorsque l'on souffle dedans pour produire un son. « - Bon bah voilà, c'est fait ! » Maintenant, il ne restait plus qu'à attendre.



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COLONEL BADASS
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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: Les pommes de la discorde. (abigail&tamara) (terminé)   Lun 14 Mai - 8:43




Les pommes de la discorde

Ils n’étaient pas toujours d’accord, en fait ils n’étaient jamais d’accord sur rien, ils se bagarraient tout le temps et ils se testaient mutuellement mais en dépit de leurs différences ils avaient une chose très importante en commun ils étaient fous l’un de l’autre... - N'oublie jamais




Ils étaient vivants, bel et bien vivants, et ça, ça tenait presque du miracle. Bon, évidemment, Tamara ne dirait jamais cela, elle dirait plutôt que la situation était sous contrôle de A à Z, et elle l’aurait pu l’être, elle en était persuadée, si un certain demi-dieu avait respecté son plan. Mais qu’importe, ils avaient réussi, ils avaient vaincu le monstre à cent têtes, et même les foutus piafs qui avaient tenté de les attaquer en essaim. Et puis… un baiser avait été échangé. Un chaste baiser, à l’initiative de Tamara qui n’avait pas vraiment réalisé ce qu’elle faisait. Elle tenta de passer à autre chose en parlant, et remarqua bien la gêne du fils de Mars qui bafouillait, ce qui ne lui arrivait que rarement. Finalement, il reconnut qu’il valait mieux, pour éviter un moment gênant supplémentaire, se relever. Chose qu’ils firent.

Ils furent rejoints rapidement par Abby, munie des précieuses pommes d’or qu’ils étaient venus chercher. Tam en prit une et s’éloigna un peu après avoir demandé comment retrouver leur « chauffeur ». Hay expliqua qu’il avait un coquillage en sa possession et souffla dedans. Perplexe, l’agent de terrain espérait que ça fonctionnerait et qu’ils ne s’attireraient pas d’autres ennuis. Elle observa le fruit qu’elle tenait, espérant sincèrement qu’elle tenait bien là un remède pour sa mère, et le rangea précautionneusement dans son sac à dos.

- Bon, on y retourne ? Je pense pas que le bateau de ton pote au coquillage pourra nous récupérer ici. J’espère juste que les Hespérides ne vont pas nous les briser si on se fait repérer.

Sans attendre, la tornade brune passa devant pour ouvrir la marche, passant par là où ils étaient arrivés. Abby s’empressa de rejoindre son camarade, pleine de questions.

« - Il s’est passé un truc ? Vous êtes bizarres, et vos liens, ils sont… différents, j’ai jamais vu ça. Tout va bien Haytham ? »

Devant, Tamara ne demandait qu’à se concentrer sur la mission, elle aurait voulu se réjouir, mais malgré tous ses efforts pour ne pas y penser, son esprit restait accaparé par le fils de Mars et ce qui venait de se passer. Elle venait de déglinguer un monstre mythologique terrifiant et pourtant, ce baiser échangé avec son ami d’enfance semblait être la chose la plus anormale du moment. Ce n’était pas la première fois qu’ils s’embrassaient. Le premier baiser avait eu lieu dans l’appartement de Tamara, le jour où ils s’étaient retrouvés. S’en était suivi une dispute (encore une). Qu’allait-il se passer à présent ? Ce fut la vision du littoral qui sortit l’agent Lond de ses réflexions. Ils y étaient. Et le bateau du fils de Glaucos était visible au loin. Un sourire étira les lèvres de la jolie brune qui se tourna vers ses comparses.

- Il est là ! Magnez-vous, on y va !

Elle se précipita vers la barque qui leur avait servi à quitter le navire pour se rendre sur l’île. Enfin ! Ils allaient pouvoir regagner leur Amérique, elle allait pouvoir soigner sa mère. Impatiente comme jamais, elle grimpa dans la barque et se saisit d’une rame, attendant que les deux demi-dieux en fassent de même. Enfin, ils purent commencer à ramer en direction du navire qui les attendait. Les courbatures inhérentes au combat qui venait d’avoir lieu se faisaient sentir, mais Tam faisait de son mieux pour ne pas les écouter. Ils étaient tous sains et saufs, ils avaient pu récupérer les pommes d’or, c’était tout ce qui comptait. A présent, il fallait rentrer au plus vite.
Une fois à bord, le capitaine, qui les avait aidés à remonter, se vit remercié par l’humaine qui s’empressa d’aller gagner le pont supérieur pour mieux observer la vue durant le chemin du retour. Installée, lunettes de soleil sur le nez, elle sortit le fruit mythologique de son sac pour mieux l’observer. Cette pomme, ou plutôt kaki, était son dernier espoir de sauver sa mère. Si ce truc ne la guérissait pas, elle ne savait plus vers quoi ou qui se tourner pour trouver un remède. Il fallait que ça marche, il n’y avait pas d’autre option. Les yeux rivés sur le végétal, ceux-ci dissimulés derrière les verres teintés de ses lunettes, l’émotion la gagnait en repensant à sa mère, cette personne si douce et joviale qu’elle avait été, et qui était devenue seulement l’ombre d’elle-même, à mi-chemin entre le légume et le mort-vivant, incapable de prononcer la moindre parole ou de se déplacer, faire quoi que ce soit. Victoria avait toujours été la bonté incarnée, elle ne méritait pas de finir sa vie ainsi, elle avait vingt-sept ans de vie à rattraper désormais.

Le bateau s’était remis en marche, le retour serait imminent à présent. Ils iraient récupérer la voiture de location et prendrait le premier avion pour regagner New York. Jamais l’agent de terrain n’avait été aussi pressée de rentrer d’une mission. Là, c’était vital pour sa mère, il n’y avait plus une seconde à perdre, elle devait récupérer ses esprits et sa vie. Alors que le navire voguait en direction de la civilisation, Tamara ralluma son téléphone portable pour checker les billets d’avion disponibles. Il n’y en avait pas pour New York avant plusieurs heures, voire jours. La petite veine sur son front marquant un certain énervement commença à apparaître.

- J’attendrai pas vingt-quatre heures pour ce vol, sale con ! Marmonna-t-elle en faisant défiler frénétiquement la liste des compagnies aériennes.

Elle se voyait déjà obligée de taper un scandale à l’aéroport pour qu’on leur trouve un vol pour New York sans avoir à poireauter plus de cinq heures.

- Fait chier !
Souffla-t-elle en constatant qu’il n’y aurait rien de disponible avant.

Réfléchissant aux excuses possibles, elle se demanda si Abby se laisserait casser une jambe pour qu’on doive la rapatrier d’urgence. Cette idée la fit sourire quelques secondes mais en réalité, c’était peut-être la meilleure option pour partir tout de suite. Enfin, pas que ce soit la fille de Vénus la victime, bien sûr, Haytham ne laisserait jamais faire ça.

- Hay ? Viens, faut que je te demande un truc important.

Elle attendit que le demi-dieu à l’ouïe incroyable la rejoigne enfin avant de se lancer.

- Y a pas de vol avant une éternité, et je veux vraiment soigner ma mère… Par contre on a une assurance rapatriement, tu me suis ?

A ce moment précis, le regard de Tamara aurait pu être facilement comparable à celui du chat potté. Elle était redevenue, l’espace de quelques secondes, cette petite tête brûlée prête à tout pour obtenir ce qu’elle voulait, même à faire son air le plus attendrissant. Et ce qu’elle voulait, c’était retrouver au plus vite Victoria pour tenter de la sortir de cet horrible état végétatif.





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MessageSujet: Re: Les pommes de la discorde. (abigail&tamara) (terminé)   Lun 14 Mai - 18:26




LES POMMES DE LA DISCORDE

Ils n’étaient pas toujours d’accord, en fait ils n’étaient jamais d’accord sur rien, ils se bagarraient tout le temps et ils se testaient mutuellement mais en dépit de leurs différences ils avaient une chose très importante en commun ils étaient fous l’un de l’autre... - N'oublie jamais




La mission touchait à sa fin, forte heureusement pour chacun. Haytham ne pouvait cependant nier, malgré le danger, le pied qu'il avait pris. Ce genre d'aventure, bien qu'officieuse, aurait, à une époque passée, inspirée les grands poètes qui auraient pris tout autant de plaisir à narrer de trépidantes aventures dans des contrées lointaines, cernées de danger et de créatures en tout genre, bien décidées à mettre à mal l'avancée de nos héros. Oui, une sorte d'Iliade moderne, vous savez, le genre qui met en exergue les qualités du héros, qui façonne son culte. Haytham n'en attendait heureusement pas autant, lui qui ne se voyait pas comme un héros, mais juste comme l'un des fils (nombreux) du dieu de la guerre. Il aimait juste les belles histoires et puisqu'ils avaient survécu, il se plaisait à imaginer que leur histoire était belle. Elle le sera davantage après le réveil de Victoria Lond, la mère de Tamara. Il le fallait, sinon quoi tout cela n'aura été que du vent. Le Marsien qui venait de se défaire d'une position embarrassante, ne put cependant s'empêcher de fixer la belle brune. Leur histoire, elle aussi était belle, malgré les accros. Mais de toute évidence, avec ce baiser, elle venait de prendre une tournure ô combien inattendue. Un baiser qu'Haytham se surprit à trouver trop court, mais il sentait encore, les lèvres pulpeuses au goût fruité contre les siennes. Un baiser chaste, sûrement pour le remercier et rien de plus. L'explication plausible par excellence, ou comment ne pas se mouiller en dix leçons. Après s'être secoué, avoir fait craquer quelques cervicales, il tâcha néanmoins de revenir à lui. La mission touchait à son but, mais n'était pas encore terminée, nous n'étions pas à l'abri d'une dernière attaque, d'un dernier retournement de situation, d'un baiser... Hay secoua à nouveau la tête pour chasser cette idée de son esprit. Décidément !

Mais pour l'heure, il devait quitter cette île maudite et par chance, Hay avait de quoi les sortir de là, enfin, il l'espérait. « Alors ? » venait de renchérir Abby qui s'était approchée tandis que Tamara avait pris de la distance. « - Hum... » Intriguée, la demoiselle l'était et pour cause, son pouvoir (un brin problématique en de telles circonstances) lui permettait ainsi de constater un changement dans les liens qui unissaient le demi-dieu à la tornade brune. « - Quoi ? » lança-t-il un peu froidement, plus qu'il ne l'aurait voulu d'ailleurs. « - Excuse-moi ! Je ne voulais pas. On va devoir se bouger ! » habile stratagème pour changer de sujet et ne pas évoquer le fameux lien qui unissait notre Roméo et notre Juliette moderne. « - On doit retrouver Tamara, elle est là-bas, regarde ! »

« Haytham Cassidy, ne me prend pas pour une poire, tu veux ? La couleur n'est plus la même. »

« - Quelle couleur ? »

« Celle de votre lien. Et je ressens plus de force, plus d'intensité. Il s'est de toute évidence passé quelque chose ! »

« - Oui, on a combattu ensemble ce truc à cent têtes et on s'est peut-être un peu embrassé. »

« Tu plaisantes !? »

« - S'il te plaît Abby, fais comme si je n'avais rien dit c'est préférable ok ? »

Le temps n'était pas à la romance, mais bel et bien à la survie. Peut-être restait-encore des ennemis à combattre ? Il ne fallait jurer de rien en de telles circonstances. Par chance, puisqu'il subsistait encore, le bateau du fils de Glaucos refit son apparition, obligeant la petite équipée à vite rejoindre le canot qui les avait conduits en terres promises. En moins de temps qu'il faut pour le dire, ils retrouvèrent le « fier » destrier qui à défaut de fendre les océans, naviguait aisément à l'aide de son moteur « Yamaha » Pendant l'ensemble du trajet, Haytham n'avait de cesse d'observer Tamara, qui avait préféré s'isolait. Il ne pouvait lui en vouloir pour le coup, elle vivait des émotions fortes et avait sûrement besoin, par pudeur, d'un peu de solitude pour mieux traverser cette épreuve. Abby elle-même se prêtait au jeu de l'observation et sur son ami et sur l'humaine, comprenant peu à peu ce qui se passait dans la tête de l'un comme de l'autre.« Tu l'aimes ?! » lança-t-elle à l'intéressé en prenant place à ses côtés. « - C'est quoi ce plan ? »  

Il ignorait ce dont était capable Abby avec ses facultés, mais étant une fille de Vénus, il l'imaginait sans peine être capable de voir l'insondable vérité pour le commun des mortels. Haytham préféra regarder l'océan faute de mieux et Abby, victorieuse retrouva sa place initiale, préférant ainsi laisser ses compagnons d'infortune seuls à ruminer pour certain et dans l'impatience attente pour d'autre. Haytham n'était ni vaincu, ni victorieux. Il continuait seulement à regarder le vaste océan, l'esprit bien malgré lui, focalisé sur ce baiser. Certes, ce n'était pas le premier, mais cette fois Tamara en était l'instigatrice. Mille et une question se bousculait alors dans sa tête. Avait-elle de réels sentiments ? Était-ce sa façon à elle de le remercier ? Devaient-ils en reparler ? Qu'avait bien pu voir Abby ? Trop de questions pour le Penseur, qui par frustration, cessa de cogiter et alla discuter avec l'autre demi-dieu. Par chance, bien que la conversation ne soit très enrichissante, l'attente fut moindre et désormais la civilisation pointait le bout de son nez, ramenant avec elle le réseau. Tamara fut d'ailleurs la première à en profiter à en juger pour le portable qu'elle tenait entre ses mains. Elle pestait déjà, preuve que certaines choses ne changent jamais. « - Excusez-moi ! » lança le Marsien au pseudo capitaine. La tornade brune, avait de toute évidence besoin de ses services, il décida donc d'aller à sa rencontre « - Des problèmes ?! » Il s'approcha avec quelques précautions « - C'est quoi ce truc important ? » Il prit place à ses côtés, curieux et un peu anxieux d'entendre ce qu'elle avait à lui dire. Par chance, si l'on peut appeler ça de la chance, le sujet ne tournait pas autour du baiser et quelque part, le demi-dieu ne put se résoudre à cacher son soulagement.

« - Ah ok, tu voulais parler de ça. Mais ... attends quoi ? Tu ne penses quand même pas à ce que je pense ? Arrête ce regard par pitié. Je sais ce qu'est une assurance rapatriement, je ne suis pas né de la dernière pluie. Il faudrait qu'il arrive quelque chose à l'un d'entre nous pour en bénéficier et il est hors de question de faire ça. Tam, je sais que tu veux vite rentrer pour ramener ta mère, ce que je comprends, mais il va te falloir attendre encore un peu. Et je sais ce que tu fais là avec cet air. » Il posa alors son regard sur Abby au loin « - En revanche on peut lui demander te charmer les bonnes personnes pour avoir un billet. Un ça devrait suffire. Je me débrouillerais avec Abby pour rentrer plus tard s'il le faut, mais il est hors de question que quelqu'un se blesse pour bénéficier de cette fichue assurance. C'est tout ce que j'ai en réserve de toute façon Tam ! »




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MessageSujet: Re: Les pommes de la discorde. (abigail&tamara) (terminé)   Mar 15 Mai - 10:01




Les pommes de la discorde

Ils n’étaient pas toujours d’accord, en fait ils n’étaient jamais d’accord sur rien, ils se bagarraient tout le temps et ils se testaient mutuellement mais en dépit de leurs différences ils avaient une chose très importante en commun ils étaient fous l’un de l’autre... - N'oublie jamais




Ils étaient là, sur ce bateau qui les ramenait, à une allure beaucoup trop lente au goût de l’humaine, à la civilisation moderne. Tamara fulminait dans son coin face à l’impossibilité de trouver un billet d’avion avant le lendemain.Il n’y avait pas une seconde à perdre, la situation était urgente. D’aucun aurait dit que sa mère, qui avait attendu vingt-sept ans, pouvait bien attendre vingt-quatre heures de plus, mais la petite fille qui avait grandi sans figure maternelle n’était certainement pas de cet avis. Elle se voyait déjà botter le cul de tous les contrôleurs aériens pour qu’on la renvoie chez elle sous bonne garde, mais il ne fallait pas se faire remarquer, alors l’idée du rapatriement d’urgence en faisant marcher l’assurance avait germé dans son esprit. Aussitôt, elle appela discrètement Haytham pour lui en faire part, ignorant tout de la teneur de la conversation qu’il venait d’avoir avec Abby. Elle était bien loin de ce genre de considération. Certes, ce baiser l’avait un peu ébranlée, bien qu’il soit de son fait, mais pour l’heure, la seule chose qui comptait, c’était une femme dénommée Victoria Lond. Sa mère, la personne qu’elle aimait le plus au monde. Si elle ne lui venait pas en aide, personne ne le ferait, alors Tam mettait un point d’honneur à ne pas faillir à sa mission.

L’Irlandais l’avait rejointe et elle commença à amener son idée, expliquant qu’il n’y avait pas de vol avant le lendemain, une éternité en soi. Hay ne mit pas longtemps à comprendre où son amie d’enfance voulait en venir. L’agent de terrain avait souvent des méthodes un peu brutales, mais là, elle ne voyait pas comment faire autrement. Evidemment, le « Penseur » tenta de la dissuader. Attendre encore un peu ? Mais est-ce qu’il attendrait si lui était dans cette situation ? Tam sentait la moutarde lui monter au nez. Il proposait qu’Abby tente d’enjôler quelqu’un à l’aéroport pour leur trouver un billet. Utiliser les pouvoirs des demi-dieux sur les humains était une chose qui répugnait Tamara au plus haut point. Elle était partagée entre l’envie de lui hurler un « non » négatif ferme et définitif, et celle de tenter le coup, parce qu’elle était vraiment prête à tout pour obtenir ce qu’elle voulait. Les idées les plus folles lui traversaient alors l’esprit, en total désespoir de cause.

- Ou sinon, tu séquestres un passager dans les toilettes pour que je puisse prendre sa place sur une quelconque liste d’attente… Ou tu fais ce que je te dis et tu me casse une jambe, ça va, ça se remet bien les tibias. Je me tirerais bien une balle dans le genou mais j’ai plus de munition… s’il te plaît !

Mais apparemment, son air de chien battu, qui fonctionnait si bien quand elle était enfant, n’avait plus l’air de faire effet.

«  On arrive ! » laissa entendre la grosse voix du fils de Glaucos.

-Fait chier ! Souffla Tamara.

D’un pas décidé, après avoir rangé la pomme dans une des poches de son gilet, elle se dirigea vers la passerelle que le capitaine du vaisseau venait de relier au port.

- Merci mon vieux ! Lança-t-elle depuis le quai avant de se diriger sans attendre, ses affaires dans les mains, vers la voiture de location qui était restée garée au même endroit.

Elle fulminait. Il fallait que les dons d’Abby fonctionnent et servent, sinon elle aurait autorisé la fille de Vénus à les utiliser sur un innocent pour rien. Quelle horreur, c’était tout simplement contre ses convictions et cette simple idée la rendait malade. Mais lorsque dans sa tête elle revoyait le visage de sa mère, alors tout changeait et rien d’autre ne comptait, tant pis s’il fallait se livrer à des actions dont ne serait pas fier. Derrière le volant du véhicule, elle klaxonna pour faire se dépêcher un peu les deux demi-dieux qui l’accompagnaient. Elle serait bien partie sans eux s’il ne se grouillaient pas, mais pour réaliser l’idée du fils de Mars, il fallait que la blondinette soit présente… L’agent de terrain attendit donc que les deux individus, que pas si longtemps auparavant elle aurait appelé « vermines » sans vergogne, ne monte, avant de démarrer en trombe. Puis, elle se rappela que le but n’était pas de se faire remarquer, alors elle adopta de nouveau une conduite plus respectueuse du code de la route, bien que toujours un tant soit peu sportive, jusqu’à l’aéroport. Une fois garée sur l’une des places du concessionnaire, elle récupéra ses affaires dans le coffre et alla rendre les clés, avant de rejoindre ses partenaires de mission éphémère pour retrouver les guichets de l’intérieur de l’aéroport. Ce dernier était bondé, il y avait une queue interminable à chaque comptoir.

- C’est bon, je vais devenir folle… je vais péter un câble. Je veux rentrer aux Etats-Unis, bordel de merde, ma mère a besoin de moi !

Et clairement, elle était prête à tout, à l’impossible, au légal et à l’illégal pour la sauver. Pourquoi Haytham ne pouvait-il pas aller dans son sens ? Bon, il fallait se reprendre. Tamara se racla la gorge.

- OK, on fait des équipes de un, on fait chacun la queue dans une file d’attente, et le premier qui atteint le comptoir faire signe aux autres. On s’y met à tous les trois, on lui fout la pression, Abby lui fait son truc magique, et il nous dégote un retour. Go go go !

Sans attendre, elle se mit dans une fille d’attente, espérant que ses comparses seraient aussi motivés qu’elle. C’était interminable, elle trépignait d’impatience. Il faisait chaud aussi, ça n’arrangeait en rien les humeurs des uns et des autres. Surtout celle de l’agent Lond qui se voyait de plus en plus colérique. Ça n’avançait pas, Tam changeait de pied d’appui à peu près toutes les dix secondes, soufflant, soupirant et manifestant son mauvais humeur de milles façons, grommelant dans sa barbe. Elle lançait de temps en temps un regard vers Haytham et Abby, se demandant où ils en étaient, et ce n’était guère mieux.






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MessageSujet: Re: Les pommes de la discorde. (abigail&tamara) (terminé)   Mer 16 Mai - 0:10




LES POMMES DE LA DISCORDE

Ils n’étaient pas toujours d’accord, en fait ils n’étaient jamais d’accord sur rien, ils se bagarraient tout le temps et ils se testaient mutuellement mais en dépit de leurs différences ils avaient une chose très importante en commun ils étaient fous l’un de l’autre... - N'oublie jamais




Elle demeurait insaisissable. Haytham avait beau y faire, rien ne changeait Tamara était restée cette petite princesse, avide de grandes aventures et capable des pires caprices. Il aurait, malgré tout, aimé échanger avec elle sur leur baiser, mais force est de constater que la belle brune, sur les nerfs, avait d'autres projets en tête. Victoria Lond était une priorité et le reste n'était que purement anecdotique. La cause étant plus qu'honorable, le Marsien, ne pouvait lui en tenir rigueur. «  - Je sais que tu veux y arriver plus vite, mais tu sais aussi que parfois tout ne se règle pas en un claquement de doigts. » Mais comme toujours, preuve que rien ne change, Miss Lond cherchait à avoir le dernier mot.  « - Tu fulmines là et en plus, tu dis n'importe quoi ! » Il croisa les bras sur sa poitrine, pas fier de la voir dans un état qui la conduisait à dire de la merde, n'ayons pas peur des mots. « - Que je quoi ? Attends, tu veux que je séquestre un passager ? Dans les chiottes ? Non, je ne ferais pas ça Tamara, c'est hors de question » Mais pas à court d'idées, la belle brune exposa une autre alternative qui fit presque bondir Haytham. « - Mais tu as perdu la tête ou quoi ? Il est hors de question que j'utilise mes pouvoirs contre toi. Et puisse laisse-tomber, là de toute évidence, c'est impossible d'avoir une conversation censée. » Le fils de Glaucos leur fit alors entendre de sa voix claire et sans charme, l'arrivée imminente qui sonna le glas de cette conversation absurde. « - Hey attends ! » tenta-t-il en lui prenant le bras. Leurs regards se croisèrent à nouveau, mais de toute évidence, Tamara avait autre chose en tête et n'était prête à aucune concession « - Non rien, laisse tomber ! »

Nos comparses quittèrent donc la mer, pour la terre. Une transition qu'Haytham redoutait au vu de la conduite sportive de Tamara. De ce fait, il prit grand soin de boucler sa ceinture et n'en fut que plus surprit en constatant une vitesse « normale » sur le tableau de bord. De toute évidence Schumacher avait raccroché le volant au profit d'une conduite un peu plus pépère. Abby, qui avait pris place à l'arrière du véhicule, semblait-elle, extrêmement calme ce qui n'était pas pour rassurer le Marsien qui priait de toutes ses forces que la blondinette, en confiance, n'amène pas la conversation sur les liens étranges qui unissaient nos deux adultes. « On va en parler ? » lança-t-elle enfin « - Ce n'est vraiment pas le moment Abby et il n'y a rien à dire. » Il lui lança presque un regard suppliant dans le rétroviseur. N'étant « plus » suicidaire, la fille de Vénus acquiesça et posa son regard sur la vitre pour y observer le paysage qui cette fois, ne défilait pas à toute allure, le silence quant à lui acheva de s'imposer entre nos héros. Une fois arrivée, Hay ne cacha pas sa joie à quitter le véhicule et cette odieuse tension instaurée par le silence de chacun. Il récupéra ses affaires, suivi de près par Abby tandis que Tamara avait déjà rejoint le guichet sans les attendre. « Alors ? » tenta à nouveau la jeune demoiselle au teint blafard. « Ou vous l'ignorez, ou vous faites semblant de ne pas le voir, mais vos liens sont puissants et la couleur laisse à présager que c'est sûrement bien plus qu'amical. »

« - Abby, je n'ai vraiment pas envie d'évoquer ce sujet avec toi ! »

« C'est un amour non-récent. »

« - Quoi ? »

« Tu l'aimes depuis longtemps cette fille ! »

« - Tu te goures. Tes pouvoirs sont liés à tes émotions et il est clair qu'en ce moment, ce n'est pas folichon. »

« Tu te voiles la face ! »

« - Je ne me voile rien du tout »

« Elle t'a embrassé. »

« - C'était pour me remercier. C'est répandu comme pratique. »

« Et la mauvaise foi s'est répandue chez les fils de Mars ? Hay, vous êtes des sortes de Roméo & Juliette, c'est hyper romantique. »

« - Non je t'arrête tout de suite. Là, tu pars complètement en sucette. Évite de nous faire tuer ok ? » lança-t-il à demi menaçant en se rapprochant du guichet « - Maintenant tu l'as mets en sourdine ! Tu veux être utile ? Tu le seras sous peu, crois-moi ! » Ils retrouvèrent donc Tamara aux prises avec son impatience, de toute évidence, on ne lui avait pas dit ce qu'elle voulait entendre ni donner ce qu'elle voulait prendre. « - Commence déjà par souffler et te calmer. Les folles dingues, ils adorent. Si on se fait trop remarquer, on risque de finir en observation ou que sais-je encore. Tu sais avec tous les attentats, ils ont la gâchette facile maintenant. Tam, on va trouver une solution. Ok ? » Il posa une main bienveillante sur son épaule pour tenter de la rassurer, tandis qu'Abby continuait à les observer non sans sourire. « C'est dans mes cordes ! » fit-elle entendre. Haytham acquiesça et accepta de se séparer de ses comparses. Abby, toujours le sourire aux lèvres avait repéré une proie, Haytham un distributeur duquel il se rapprocha.

Certes, il refusait de faire du mal aux autres, mais pas à lui-même. Son regard se posa donc sur le dernier paquet de pistaches. « - Putain qu'est-ce qu'il ne faut pas faire » lança-t-il en tapant le bon code et en réglant avec de la petite monnaie. Depuis tout petit, il était allergique aux pistaches, preuve que chaque demi-dieu à son talon d'Achille. Fort heureusement, l'allergie n'était pas mortelle, mais inconfortable, allant jusqu'à lui causer quelques douleurs intestinales et de méchantes migraines et quelques rougeurs. « - Quand faut y aller... » Il ouvrit le paquet, prit une grande inspiration et avala plusieurs pistaches. Le résultat ne se fit pas attendre, il commença à tousser, alertant les gens qui se trouvaient près de lui et tomba à terre, ébranlé par quelques crampes à l'estomac et comme prévu, une vilaine migraine. « - Aidez-moi ! » Il en rajoutait un peu, histoire d'être crédible, plusieurs personnes se précipitèrent donc à son secours. « - J'arrive plus à respirer ! S'il vous plaît ! Aidez-moi, il me fait un médecin ! »  Le plan semblait fonctionner à merveille, une chance !





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MessageSujet: Re: Les pommes de la discorde. (abigail&tamara) (terminé)   Mer 16 Mai - 22:06




Les pommes de la discorde

Ils n’étaient pas toujours d’accord, en fait ils n’étaient jamais d’accord sur rien, ils se bagarraient tout le temps et ils se testaient mutuellement mais en dépit de leurs différences ils avaient une chose très importante en commun ils étaient fous l’un de l’autre... - N'oublie jamais



Tamara n’en pouvait plus, la nouvelle lue sur son téléphone quant aux possibilités de prendre un avion dans l’instant l’avait complètement réduite à un état de nerf et d’impatience inégalé. Et Haytham qui tentait de jouer la voix de la sagesse n’améliorait en rien les choses. Elle avait l’impression de le revoir, enfant, tentant de la raisonner sur une idée stupide qu’elle aurait eue. Le voilà en train de la sermonner, disant que la discussion était inutile. L’agent de terrain lui aurait volontiers sauté à la gorge si le fils de Glaucos n’avait pas annoncé terre en vue. Finalement, le petit groupe de survivants se rendit à l’aéroport par le même moyen emprunté à l’aller, à savoir une voiture de location, tandis que Tamara cogitait encore et toujours à comment faire.

Une fois dans l’aéroport, les choses se corsèrent puisque les files d’attente semblaient interminables. Elle leur proposa de chacun faire la queue quelque part. La brunette leur lançait de temps en temps des oeillades pour voir où ils en étaient. A un moment, son coeur manqua un battement : elle ne voyait plus Haytham. Où avait-il bien pu passer ? Un grand gaillard comme lui, ça ne se manquait pas dans un aéroport, surtout à faire la queue dans une file statique. Ce n’est qu’en entendant sa voix suffocante qui appelait à l’aide qu’elle put localiser le « Penseur ». Volant presque littéralement à lui, poussant un type qu’elle avait presque soulevé du sol, elle trouva le fils de Mars plié en deux à genoux, appelant à l’aide, un paquet de pistaches ouvert à côté de lui.

- C’est une allergie alimentaire, il fait une crise ! Lança-t-elle.

Elle s’agenouilla à côté de lui pour le soutenir.

- Qu’est-ce qui t’a pris ? Marmonna-t-elle dans sa barbe.

Tam vit passer un ado avec un spray de ventoline et se précipita pour le lui arracher des mains pour revenir vers Haytham.

- Tiens, ça t’aidera peut-être à mieux respirer. Et vous bande de cons, allez chercher un médecin. Il faut le rapatrier ! Hurla-t-elle sur le personnel de l’aéroport qui commençait à s’approcher d’eux.

En réalité, elle était vraiment inquiète, elle se doutait qu’il l’avait fait exprès, mais de là à jouer sa santé avec quelque chose d’aussi grave qu’une allergie, c’était préoccupant. Elle l’aida à s’allonger, s’agenouillant derrière sa tête pour qu’il puisse la poser sur ses cuisses.

- T’en as avalé combien ? Espèce de taré, pourquoi tu veux jamais m’écouter ? Demanda-t-elle à voix basse.

Une hôtesse revint avec un médecin qui ausculta l’Irlandais, constatant au vu de la respiration sifflante et des plaques cutanées apparues, qu’effectivement il s’agissait d’une allergie.

«  Vous ne saviez pas que vous étiez allergique aux pistaches ? » demanda-t-il avec un fort accent espagnol.

- Il a pas fait exprès, c’est marqué en espagnol et on a le décalage horaire dans les pattes ! Faites-nous rentrer chez nous s’il vous plaît.

Le médecin acquiesça et leur signa un document leur permettant un rapatriement d’urgence.

Les voilà tous les trois dans un vol imminent pour New York. Hay sous anti-histaminique devait probablement se sentir mieux. Tam le regardait fixement, se demandant si elle devait lui sauter au cou pour son action héroïque ou bien lui flanquer une gifle pour avoir mis sa santé en danger. Elle avait vraiment eu peur pour lui. Abby était assise près d’eux et les observait, une sorte de sourire en coin collé sur le visage. L’agent Lond la regarda furtivement, se demandant ce qu’elle pouvait bien trouver de drôle à la situation. Mais elle préféra ne pas en tenir compte et reporta son attention sur le demi-dieu qui faisait battre son coeur sans qu’elle ne veuille encore l’admettre.

- T’as vraiment perdu la boule ou quoi ? Quand c’est moi qui propose une solution extrême, tu m’envoies chier, mais toi par contre t’as le droit de t’empoisonner ? Et si t’y étais resté ? Dans la famille « idées de merde », t’as tiré le gros lot !

Elle soupira, souffla et secoua la tête avant de finalement poser sa main sur la sienne.

- Merci, c’est grâce à toi qu’on peut rentrer. Mais putain de bordel de merde, ne fais plus jamais ça, OK ? Tu te sens comment là ?

Le vol se passa bien plus paisiblement qu’à l’aller, cela allait sans dire. La fatigue inhérente au voyage, au décalage horaire et surtout aux actions combatives menées sur l’île mythologique, sans parler du stress engendré par tout ça, avait eu raison des petits caractères de chacun et les huit heures de vol furent mises à profit pour un repos bien mérité. De temps en temps, Tamara jetait un coup d’oeil à Haytham, s’assurant qu’il respirait bien, veillant à ne pas être vue en train de se faire du mauvais sang. Il ne manquerait plus qu’on la charrie sur ce point. Deux heures avant d’arriver, Tam était partie se changer, passant quelque chose de plus confortable et surtout de plus propre. Elle revint s’installer et après une collation apportée par les hôtesses, l’avion put enfin atterrir. Enfin, ils touchaient au but. Soulagée d’être enfin en territoire américain, Tam ne se fit pas prier pour descendre de l’avion. Une fois dans l’aéroport, elle se tourna vers les deux demi-dieux qui l’avaient accompagnée.

- Merci beaucoup à tous les deux. Hay, merci pour ce que t’as fait. Abby, toi aussi. J’espère que ces pommes vous permettront d’arranger certaines choses. Hay, je te tiens au courant, d’accord ? Donne-moi des nouvelles.

Ne sachant ce qu’elle devait faire et ne voulant pas trop se montrer familière, déjà bien assez troublée par ce baiser échangé la veille sur l’île des hespérides, elle décida de se contenter d’un petit geste de la main avant de s’éloigner pour regagner sa voiture. Enfin, Victoria Lond retrouverait ses esprits, la superbe femme pleine de vie et d’esprit qu’elle avait toujours été. Tam était impatiente de retrouver sa mère, elles avaient tant à rattraper. Vingt-sept ans.



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Les pommes de la discorde. (abigail&tamara) (terminé)

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