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 On sait tous que nul n'est parfait - Emmet

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MessageSujet: On sait tous que nul n'est parfait - Emmet   Dim 11 Sep - 13:37

EMMET ANDERSON JR
dossier n°0912-98 ; informations générales.
NOM •• Anderson PRÉNOM(S) •• Emett  ÂGE •• 36 ans DATE ET LIEU DE NAISSANCE •• Le 27 juillet 1979 à New York. NATIONALITÉ •• Américain ORIGINES •• Américaines OCCUPATION •• Médecin pour le DLCEM, boire, et faire comme si tout était parfait. ORIENTATION SEXUELLE •• Hétérosexuel STATUT CIVIL •• Marié, deux filles. MEMBRE DU DLCEM DEPUIS •• 5 ans ARME FÉTICHE •• Un club de golf.
CARACTÈRE.
Faux-cul + Egoïste + Lâche + Travailleur + Egocentrique + Sarcastique + Infidèle + Protecteur + Peureux + Paresseux + Méticuleux + Maniaque + Paranoïaque.

QUELQUES ANECDOTES.
01. Emmet déteste les chiens. Ces derniers l’insupportent, au point qu’il n’est pas pour rien dans la disparition de kiki, ex chihuahua de sa belle-mère… 02. Quand il était à l’université il s’est fait de nombreux amis et s’est aussi rendu à de nombreuses soirées auxquelles il a rencontré un coup d’un soir, qu’il a fini par être obligé d’épouser puisqu’elle s’était avérée enceinte. 03.  Petit il vouait un culte à son père, auquel il obéissait sans poser de question.  Chose qu'il regrette aujourd’hui. 04. Il est ce qu’on pourrait appeler une « chochotte ». Peu résistant à la douleur il est du genre à se plaindre à la moindre égratignure et prend peur pour un rien. 05. De ce fait la violence est quelque chose qu’il cherche à éviter. A vrai dire, il ne sait pas se battre. Mais ça bien sûr, c'est un détail qu'il vaut mieux omettre... 06. Alcoolique, il lui arrive souvent de faire la tournée des bars, chose que bien sûr il cache à sa femme. 07. Quand il était petit il rêvait d’être cavalier professionnel, mais il a bien vite été remis dans le droit chemin par son père. 08. Malgré tout c’est un bon vivant. Il apprécie la bonne nourriture et toutes les bonnes choses de la vie auxquelles il ne devrait pas céder. 09.Il prend un certain plaisir à faire croire que sa vie est le parfait stéréotype de l'Américain riche dont il est le héros. 10. Il n'a pas l'air comme ça, mais c'est un vrai papa poule.
interview de Emmet Anderson Jr, agent du dlcem.
01. •• VOYEZ-VOUS À TRAVERS LA BRUME ? SI OUI, À QUEL DEGRÉ ET COMMENT VOUS EN ÊTES-VOUS RENDU COMPTE ? « Pas vraiment, non. » Il sourit, puis leva les yeux au ciel d’un faux air coupable. « Bon ok. Je peux faire un effort une fois de temps en temps, mais ce au risque de me créer une belle migraine. J’ai déjà essayé, et je vous assure que je ne suis pas prêt de recommencer juste pour le plaisir. »

02. •• AVEZ-VOUS DES CONNAISSANCES DE L'EXISTENCE DES MONDES MYTHOLOGIQUES ? SI OUI, À QUEL DEGRÉ ET COMMENT AVEZ-VOUS DÉCOUVERT LEUR EXISTENCE ? QUE PENSEZ-VOUS DE LA MYTHOLOGIE ? « Je devais avoir, disons dix ans à peu près, quand mon père m’a fait confidence de ce qui allait s’avérer être un gros bouleversement quand à ma vision de la vie. Nous étions chez nous et il faisait chaud à cette période de l’année, lorsqu’il m’a ordonné de m’asseoir sur le canapé, en m’annonçant que j’allais connaître le fameux secret familial. A cette époque je n’avais qu’un seul but, celui d’obtenir le maximum d’admiration de la part de mon père. Aussi étais-je tout excité à l’idée qu’il me confie une telle chose. » Emmet se radossa à son siège, et souffla un petit coup de désespoir. « Après coup je me dis que j’aurais préféré ne pas savoir. L’idée que parmi nous vivaient des créatures mythologiques et que notre univers était régi par pleins de Dieux egocentriques m’empêchait de dormir. J’apercevais des choses du coin de l’œil quand je marchais dans la rue et cauchemardait en les imaginant m’attaquer. Alors années après années je continuais de demander pourquoi on savait tout ça, et… je n’ai jamais eu de réponse. Peut-être un de mes ancêtres était un demi-dieu, ou encore un membre du DLCEM qui sait. En fait je pense que personne ne le sait vraiment. » Reprenant son sourire il demanda de l’eau puis reprit. « Mais ce n’était que des connaissances erronées. Après mon embauche, le DLCEM m’a offert quelques éclaircicement sur le sujet. Mais à vrai dire je ne me suis pas plus plongé que ça dans toutes ces histoires mythologiques. » Et pour cause, il s’en fichait complètement.

03. •• QUELLE EST VOTRE PLACE DANS L'ORGANISATION ? POURQUOI ET COMMENT L'AVEZ-VOUS REJOINTE ? « Je suis désormais médecin pour le DLCEM depuis un tout petit peu plus de 5 ans. C’était en 2010 il me semble. A cette époque j’avais quitté Yale depuis cinq ans déjà, et appliquais avec soin mes compétences de chirurgien aux urgences du Lenox Hil hospital de New York. Mais, on va dire que les choses ne tournaient pas aussi bien que je le souhaitais. Et une fois, pendant une pause-café, j’ai émis l’idée de partir afin de… changer d’air on va dire. » Il pensa alors aux quelques infirmières dont il ne souhaitait pas revoir le portrait. Puis, ne perdant pas son sourire, il embraya sans plus attendre. « Et une semaine plus tard j’avais reçu une lettre qui me donnait un rendez-vous à un point précis. J’y suis allé, ils savaient que je savais, et ce je ne sais comment, puis… voilà. Après un petit temps d’adaptation à la « spécificité » de ce travail, j’ai commencé à travailler pour le DLCEM. »

04. •• AVEZ-VOUS PARTICIPÉ À L'INTRUSION DES CAMPS ? QU'ÉTAIT VOTRE RESSENTI ALORS ? « Pas du tout. Je savais qu’une mission d’ampleur se préparait, et que suite à celle-ci j’allais avoir quelques diagnostiques à faire voir une ou deux opérations à effectuer. Mais je ne suis pas non plus médecin militaire, ce qui signifie que mon implication sur le terrain reste limitée. » De toute manière, il préférait rester assis ici que de partir là où il risquerait de se faire mal. Mais il était inutile de faire part d’un tel détail durant l’entretient. « Donc non, je n’y ai pas participé directement. »
à propos du joueur.
PSEUDO/PRÉNOM •• D  ÂGE •• 17 ans COMMENT AS-TU CONNU MALUM DISCORDIAE ? •• Par partenariat COMMENT TROUVES-TU LE FORUM •• Je dirais qu'il possède un contexte fort plaisant sans pareil, et aussi qu'il est booOoo  bril AVATAR •• Josh Duhamel SOUHAITES-TU UN PARRAIN ? •• Oui, ce serait fort sympathique UN DERNIER MOT ••      
©️ .ipar haizea<


Dernière édition par Emmet Anderson Jr le Dim 18 Sep - 16:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Histoire Emmet   Dim 11 Sep - 13:38

HISTOIRE
27 juillet 2014, Alpine.


        On pouvait aisément dire que tout allait pour le mieux en ce dimanche de juillet. Le quartier était illuminé de toutes parts par un soleil aux zéniths, tandis que le vent venait caresser doucettement les hauts tilleuls qui bordaient l’avenue. De chaque côté de celle-ci s’élevaient de fastidieuses bâtisses, mais qui toutes silencieuse venaient s’ajouter à la beauté luxuriante de la ville d’Alpine. Mais il y en avait une qui était encore plus attirante que les autres et pour cause, c’est de celle-ci que venaient les seuls bruits du quartier. Et c’est cette bâtisse qui nous intéresse aujourd’hui puisqu’il s’agissait de celle du plus jeune d’une famille populaire : celle d’Emmet Anderson Jr.
Dans leur jardin recouvert d’une herbe fraîche et parfaitement verte, venaient rire et sourire une vingtaine de personne, qui un verre à la main respirait la douce odeur de viande grillée émanant du gros barbecue familial. Les enfants s’amusaient entre eux dans un coin, à courir les uns après les autres avec leurs vêtements colorés et leurs visages joufflus. D’ici et de là on percevait un léger brouhaha qui provenait des conversations superficielles et moqueuses des voisins qui avaient été convié à cet anniversaire endiablé.
Puis soudain tout le monde se tut et il sortit de sa maison par la baie vitrée grande ouverte, affichant un sourire parfait et rajustant sa chemise Ralph Lauren. Alors toute souriante, une petite fille à la tignasse blonde vint s’écraser contre lui, rapidement suivit d’une seconde, légèrement plus grande aux yeux noisette. Vint ensuite le tour d’une femme aux cheveux blonds et au sourire niais, qui s’approcha de lui, un plateau en main, pour l’embrasser.

- Bon anniversaire mon chéri.

Il l’embrassa rapidement, puis continua son avancée tandis que des dizaines de personnes venaient le saluer d’une tape sur l’épaule accompagné d’un « Bon anniversaire ! » ou encore « Allez champion, aujourd’hui tu es un peu plus vieux. ». Lui souriait, du haut de ses 1m95, et remerciait généreusement chaque voisin comme il se devait. Terminant sa course, il arriva jusqu’au Barbecue qui était alors maîtrisé par monsieur Henley, un petit homme dont la chemise trop serrée dévoilait les bourrelets.

- Bon anniversaire Emmet !
- Merci Larry, c’est très gentil.
- Mais de rien. Ah et quelle performance hier au golf.
- Oh tu sais...
- Ne fais pas ton modeste enfin ! Profite c’est ton anniversaire !

Emmet tapa sur l’épaule de ce dernier avec un sourire qui dévoilait de belles dents blanches parfaitement alignées.

- Tu t’en sors avec le Barbecue ? Rassure-moi, tu ne vas pas faire cramer cette merveilleuse côte de bœuf hein ?! rigola le père de famille.
- Tu sais très bien que je suis le roi du barbecue enfin.
- Tu as besoin d’aide ?
- Non ne t’en fais pas. Tu veux une bière ? demanda l’homme en chemisette en lui tendant sa canette.

Emmet recula d’un pas, un faux air de refus sur le visage.

- Enfin Larry, tu sais bien. Je ne bois plus.

« C’est bien mon amour » dit Kimberly au loin.
- Ah oui c’est vrai. Tu es un saint ma parole !
- N’exagérons rien.

De son regard noisette, il parcourut la petite assemblée puis tapa de nouveau sur l’épaule de son interlocuteur.

- Je dois te laisser, je sens que le gâteau ne va pas tarder.
- Vas-y. On se voit samedi à la salle !

Mai Emmet était déjà loin, en train de contourner la maison, et ne se retourna pas pour lui répondre. Au lieu de ça, il tendit un bras en l’air en criant « Comme toujours enfin ! ».

Petit à petit les bruits de conversations se firent de plus en plus lointains, tandis qu’il s’avançait vers sa vieille Chevrolet camaro de 1969. Tout en glissant un regard en arrière pour s’assurer que personne ne l’observait, il ouvrit la portière et se glissa à l’intérieur de la voiture de collection. Quand il en ferma le battant, un calme soudain l’entoura, et il perdit son sourire angélique. Désormais loin de toute forme de bavardage incessante, chacun de ses muscles se détendit tandis qu’il jetait un œil haineux à son jardin et à toutes les personnes qui le piétinait.
Puis, soufflant un bon coup pour profiter pleinement du calme, il glissa une main jusqu’à la boîte à gant pour en sortir une bouteille d’un Knockando de dix-huit ans d’âge. Dévissant le bouchon avec soin, il porta le goulot à sa bouche et laissa une gorgée de l’alcool brun lui brûler l’œsophage. Se languissant sur sa banquette en cuir de cette agréable sensation à laquelle il avait pris goût avec les ans, il alluma le lecteur cassette qui vint cracher un son à la qualité entravée. Se détendant ainsi pour la première fois depuis plus d’une heure, il perdit bien vite l’habitude de s’assurer qu’il n’était pas épié par un vilain cafeteur.
Aussi, quand la portière passager s’ouvrit, il se laissa entraver par la panique et tenta de camoufler tant bien que mal sa bouteille entre le fauteuil et la portière. Les bruits du dehors pénétrèrent dans la voiture pour finir de nouveau étouffés par la carrosserie. Son regard se posa alors sur l’homme à sa droite, dont les cheveux en brosse venaient épouser parfaitement les yeux noisette familiaux. Se détendant quelque peu, il regarda son frère retirer sa veste en cuir et éteindre le lecteur cassette.

- Tu sais que j’ai toujours détesté The Cure.
- John.

Son grand frère lui porta un regard sévère, surmonté de sourcils arcqueboutés.

- Non...

- Quoi ? demanda Emmet.
- Ne me dit pas que tu es en train de boire.

Comprenant bien vite qu’il était pris sur le fait, il dévoila sa bouteille avant d’en reprendre une gorgée.

- Emmet.
- Quoi ?
- Un dix-huit ans d’âge en plus ! Si tu invites des écossais il faut me prévenir. Aller, donne-moi ça.

Il s’empara de la bouteille et en prit une gorgée à son tour, sous le regard amusé de son petit frère. Puis, il souffla, ravi d’avoir pu prendre une goutte d’un alcool aussi délicieux.

- Rien n’est meilleur qu’un bon whisky à deux heures de l’après-midi. Sauf peut-être une écossaise à deux heure du matin.

Emmet rigola.

- T’as pas changé hein ?

- Jamais.

Un court silence s’installa, tandis qu’ils portaient tous deux le regard sur les voisins qui papotaient entre eux telles de vieilles commères.

- Ces gens sont corrompus jusqu’à la moelle. Ils mériteraient de pourrir en enfer.
- C’est l’hôpital qui se fout de la charité, fit remarquer John.

Silence de nouveau, bien vite rompu par l’aîné.

- Tu es quelqu’un d’horrible.
- Hey ! Je suis devenu chirurgien tout de même ! tenta de se justifier Emmet.
- Oui, pour la gloire et l’argent. Ne viens pas me faire croire que tu te sens vraiment concerné par le sort des pauvres gens.
- Je suis bon dans ce que je fais.
- Ca ne change rien.

Les pensées du jeune homme vinrent s’aventurer vers son emploi, qu’il exerçait depuis déjà quatre ans au sein du DLCEM, et en arriva à la conclusion que ce qu’il y faisait n’était pas si mal. Après tout il aidait une cause qu’il jugeait acceptable, et en plus il était plutôt bien payé pour le faire ce qui le ravissait davantage.  

- Et si je te disais que je travaille pour une organisation qui sauve des vies ?
- Emmet, tous les hôpitaux sauvent des vies enfin ! Et tu as une famille merveilleuse à laquelle tu mens sans arrêt, tu hais tout le monde, tu es alcoolique, tu trompes ta femme à tes heures perdues, tu es fumeur et tu as de toute évidence un gros problème avec la violence... Et le pire c’est que tu caches tout ça vers un masque de perfection tellement faux que s’en devient ridicule... Non en fait tu es pathétique.
- Merci pour cet élan d’honnêteté. Ça me va droit au cœur, embraya-t-il sarcastique.
- Bon anniversaire ! chantonna alors le premier des fils.
- Et je t’arrête tout de suite. La famille parfaite, ça n’existe pas. Et t’es pas mieux que moi je te ferais remarquer, commençait à s’énerver Emmet qui avait repris une gorgée de whisky.
- Peut-être mais moi j’assume.
- Moi aussi. Sauf que c’est plus facile pour toi c’est sûr. Mais bon, il fallait bien qu’au moins l’un de nous satisfasse papa. Et tu as eu de la chance ; ce n’était pas toi. Tu as toujours pu faire ce que tu voulais sans que jamais il ne te dise rien alors que moi j’étais d’office condamné à vivre dans son ombre pour le restant de mes jours.
- Hey ! T’as pas le droit de te plaindre t’as eu la Chevrolet.
- Et toi sa veste, dit-il en lui tapant l’épaule. Ne fais pas semblant on sait très bien qu’il t’a toujours préféré à moi, et ce malgré tout ce que je faisais pour être parfait.
- Oui et dès qu’il est mort tu en as profité pour devenir moralement immonde.
- Je n’ai jamais demandé à avoir cette vie trop clichée pour être réaliste ! Et je déteste cette vie. Non mais regardes-moi. Je viens d’avoir trente-cinq ans et je fête ça avec mes voisins qui sont plus repoussants les uns que les autres. Qui voudrait de ça franchement ? Tu devrais avoir pitié de moi.
- Certainement pas.

Le ton était monté bien rapidement et désormais plus aucun d’eux ne parlait. Ils contentaient de fixer le vide en pensant à tout et rien à la fois. Le temps commençait à se faire long et le ciel à se couvrir tandis que là-bas dans le jardin l’agitation se faisait sentir.

- Si seulement... continua John l’air mélancolique.
- Si seulement quoi John ? s’énervait Emmet.
- Si seulement papa n’avait pas été...
- Eté quoi ? Un tortionnaire antipathique ? Oui, c’est sûr que s’aurait été beaucoup plus simple. Comme ça je n’aurais pas porté le nom de celui qui a détruit mon enfance.
- Oh Emy arrête. T’es pas non plus le père de l’année je te signales...
- Peut-être mais moi au moins je ne vais pas traumatiser mes enfants en leur avouant que des créatures mythologiques se baladent tranquillement parmi nous.
- Inutile de dramatiser !
- C’est la chose la plus terrifiante qui soit.
- Mais… Il faut leur dire ! C’est un truc de famille !
- Tu m’oublies avec tous ces clichés gnian-gnian de « secret de famille ». Tiens j’ai une idée ; fais des gosses et on en reparle.
- Ce que tu peux être de mauvaise foi.

Alors un silence retomba, mais cette fois-ci bien différent des précédents. Tous deux sentaient que même s’ils n’osaient prononcer un mot, il n’y avait là aucune gêne à avoir ni même un quelconque sentiment d’inconfortabilité à ressentir. Aussi eurent-ils plaisir à reprendre une gorgée de Whiky chacun leur tour, comme les deux frère Anderson qu’ils avaient toujours été. Puis, d’un air presque triste Emmet se sentit forcé d’ajouter quelque chose.
En réalité il repensait à l’époque où il était encore étudiant à Princeton, où accompagné de ses amis d’université ils s’étaient préparés à vivre une soirée qui s’annonçait alors des plus époustouflantes. A cet instant il se souvenait avoir été ouvertement lui-même, mais peut-être n’étais-ce qu’un faux souvenir qu’il aimait à croire en fin de compte. Car a ce moment précis il s’était sentit libre, et non contraint par la famille de laquelle il s’était sentit prisonnier. Et pourtant ce soir-là il avait signé l’arrêt de mort d’une telle chose, puisque c’est durant cette fête qu’il rencontra Kim. Et pourtant à l’époque, elle n’avait été qu’un coup d’un soir qu’une amie d’un ami avait ramené.

- Tu te rappelles, le soir où j’ai appris que j’avais une fille ?
- Mmm… acquiesça John.
- J’avais quoi, aller, 26 ans peut-être. Et Vanessa en avait déjà trois. Papa s’était mis tellement en colère. J’ai cru qu’il allait me tuer tellement son visage s’était décomposé. A ce moment, j’ai compris que tous les efforts que j’avais fait pour être parfait avaient été réduits à néant. Et à cause de quoi ? A cause d’un enfant non désiré. C’est nul comme chute pour une fin de liberté.
- Et six mois plus tard, on vous avait marié de force… murmura John dans sa barbe.
- A ce moment j’ai eu peur. Peur que papa ne révèle Vanessa ce que l’on sait tous, et ce contre ma volonté. Mais il ne l’a pas fait, Dieu merci.
- Tu ne crois pas en Dieu arrête.
- Simple expression.
- A la limite dis « par les dieux », mais pas « Dieu merci ».
- Et si je mets un « x » à « Dieux », ça marche je te signale…

John réfléchit quelques instants puis acquiesça d’un signe de tête.

- Et puis il y a eu Ruby, continua Emmet comme si la conversation ne s’était pas interrompu un seul instant. Et là elle a vu.
- Comment ça ? s’interrogea alors le frère aîné, portant alors toute son attention sur la conversation pour la première fois.
- Toute seule. Sans que je lui dise. Pour elle la brume n’existe juste… pas.
- Mais c’est…
- Oui. Improbable.
- Mais pas impossible. Et pourquoi tu ne m’en a jamais parlé ?! s’énerva alors l’aîné des deux.
- Je m’étais dit que ça passerait. Mais là elle va avoir huit ans et… et... ça ne me paraissait pas important.
- Et bien tu te plante ! Tu aurais dû.
- Ecoute je…

Emmet allait tenter tant bien que mal de se justifier quand soudain son cœur manqua un battement. Il sursauta, un mauvais air sur le visage. Quelqu’un venait d’interrompre cette conversation brutalement, le prenant par surprise. Il s’agissait là de Bella, la sœur de Kim.

La jeune femme aux cheveux bruns coupés courts et aux multiples piercings vint frapper contre la vitre de ses doigts anguleux. Alors, elle se baissa et dévoila son visage maquillé de noir aux deux hommes.
Emmet afficha une petite moue avant de baisser la vitre manuellement avec la manivelle prévue à cet effet.

- Quoi ?
- Tu viens, on va apporter le gâteau.

Puis son regard vert se posa sur la bouteille qu’il avait omis de dissimuler. Elle sembla attirer par celle-ci quelques secondes puis se ravisa, réalisant alors la situation.

- Bon ok je ne dis rien à Kim à la seule condition que tu bouges tes fesses maintenant c’est clair ? dit-elle d’un ton sec.
Pris sur le fait, Emmet voulu en reprendre un peu avant de repartir dans son jardin, mais l’alcool fut bien vite intercepté par John qui la referma aussi tôt.
- Ca suffit comme ça pour aujourd’hui Emy.
- Mais... C’est mon anniversaire.
- Justement, il est temps de prendre de bonnes résolutions, s’amusa l’aîné. Et puis qui sait, comme ça tu cesseras peut-être d’être un connard égocentrique.
- Va te faire voir John, répondit-il en rigolant avant d’ouvrir la porte côté conducteur.

S’extirpant contre sa volonté du véhicule, il en ferma la portière, puis rajusta le col de sa chemise. Enfin, reprenant son sourire surfait, il repartit en direction du jardin.
 
12 mars 2016, Manhattan.

Le verre d’Emmet était définitivement vide. Et tout comme le Carragher Pub dans lequel il se trouvait, il ne risquait pas de se remplir de nouveau. Fouillant dans la poche de son sweat de la manière la plus aléatoire qui soit, il en sortais son IPhone et y lisais l’heure malgré la montre attachée à son poignet.
3h50.
Le serveur était déjà en train de ranger les ultimes verres encore sur le comptoir, lui indiquant clairement du regard qu’il était l’heure pour lui de quitter les lieux. Soudain, Zachary se rassit à sa droite, et engloutis la fin de sa bière. Puis, le regardant de ses yeux verts, son vieil ami de fac lui tapota l’épaule avec son sourire malicieux.
Emmet feignit un sourire déformé par une vieille grimace engendrée par la douleur. Deux heures auparavant, ce dernier avait eu l’heureuse idée de se prendre le chambranle de la porte, et depuis, chaque fois que son ami lui touchait l’épaule sympathiquement, il avait envie de gémir en versant une petite larme.
« Mais ne me touche pas là ! J’ai mal. Ca fait maaaaaal ! Retire ta main tout de suiiite ! », avait-il envie de crier. Mais c’est autre chose qui sortit de sa bouche :

- Ah, tu en as mis du temps.
- Allez viens on rentre, dit-il en passant une main dans ses cheveux bruns.
- Quoi ? Mais on rentre où ? demanda Emmet.
- Ben... chez nous. Où est-ce que tu veux aller ? Chez ta mère ?
- Non mais tu plaisantes j’espère.
- Certes elle habite juste à côté mais bon....
- Je ne parle pas de ça. Il me reste encore une heure de route, et mon taux d’alcool dans le sang dépasse largement la limité légale autorisée. Et si Kim me voit comme ça c’est juste... juste la fin de mon mariage !

Il rigola comme un idiot, se bidonnant tellement qu’aucun bruit ne sortait de sa bouche tandis qu’il tapait dans ses mains comme un phoque attardé, et ce sûrement en raison de la dose d’alcool qu’il avait ingurgité. Le médecin lui ne s’esclaffait pas. Car il avait beau avoir l’alcool gai à ses heures perdues, il n’en avait pas encore assez bu pour être définitivement saoule.

- D’ailleurs tu lui as dit quoi ? Pour ce soir je veux dire.
- Que j’étais de garde.

Il rigola, puis redevint sérieux.

- Ah ! Nan mais en réalité t’as de la chance d’être marié. C’est cool. Kim est top en vrai.
- Oui c’est sûr.
- Et ton travail au Lenox Hill hospital ça se passe bien ?
- Génial, mentit-il comme a son habitude. Bon, je passe aux toilettes et on y va.

Aussi se leva-t-il en direction des petits coins, et passa la porte pour s’arrêter devant le lavabo. Un vieux barbu quitta les pissotières sans même lui adresser un regard, et Emmet se retrouva seul face à lui-même. Levant la tête il observa alors une pâle copie de son visage.
Le miroir devant lui reflétait le visage d’un homme fatigué, qui en avait marre de se lever tous les matins pour aller au travail. Ce n’était pas tant le fait de faire croire à tout le monde qu’il travaillait encore à l’hôpital, ou même de se lever à six heures et demi tous les matins qui le gênait. Non, en réalité il s’agissait plus de l’action même de « travailler ».  
En choisissant de bosser au DLCEM, il s’était fait à l’idée que d’opérer d’urgence des grands-mères aveugles qui s’étaient embrochées sur leur épluche légume n’arriverait plus. Mais honte à lui d’avoir penser qu’il y serait plus tranquille. C’était là-bas tout aussi épuisant à bien des égards, voir même davantage que ne l’était la vie de médecin urgentiste. De plus, les choses n’avaient fait que prendre de l’ampleur depuis l’attaque menée à l’encontre des demi-dieux il y a un an de cela.
Tout ceci le dépassait totalement, surtout un samedi matin à quatre heures moins cinq, avec plusieurs bières à son actif. Mais même sobre il ne comprenait pas la nécessité d’attaquer ainsi de pauvres gosses qui de toute évidence n’avaient pas eu le choix de leurs origines parentales.
Et au moins envers cela, il pouvait compatir.

Aussi préférait-il ne pas trop porter d’attention aux missions en cours, et se concentrer davantage sur faire le travail pour lequel il était bien payé, soit ; ausculter, diagnostiquer, opérer si nécessaire, faire des contrôles de routine sur les agents, et poser le minimum de questions pour éviter les risques d’infarctus personnel. C’était beaucoup mieux comme ça de toute manière, ainsi il y aurait moins de prise de tête et donc plus de temps pour faire autre chose, comme prier pour que sa coupure au doigt guérisse vite.

Oui, c’était mieux en tous points.

Se passant de l’eau sur le visage, puis une main dans ses cheveux, il reprit son souffle et alla retrouver son ami, qui se languissait du haut de son tabouret, les coudes appuyés contre le comptoir.

- Allez on y va Zach, dit Emmet en l’obligeant à descendre de son perchoir. Salut Jim ! s’exclama-t-il en s’adressant au serveur qui lui rendit la pareil.

Dehors il faisait froid. Tellement froid qu’Emmet en regrettait presque de ne pas avoir emporté deux couches supplémentaire de vêtement pour se sentir à l’abri des 5°C qui imbibaient l’air. Mais à l’inverse de celui à sa droite, lui s’était au moins vêtu d’un manteau.

- Je vais être malade, dit le jeune homme non couvert en croisant les bras.
- Ce sera bien fait pour toi, rigola Emmet à son tour. Allez, il faut rentrer.
- Ah ouais en plus toi tu travailles dimanche ! Rigola-t-il, presque plié tellement il trouvait cela hilarant.

Emmet lui, n’y voyait rien de marrant. Mais ces quelques journées supplémentaires avaient l’avantage de lui faire passer moins de temps en compagnie de sa famille. Et ça, jamais il n’aurait osé s’en plaindre. De la sorte il évitait tout risque de repas de famille interminables, marqué par un déjeuner trop diététique, une femme au rire terrifiant et une belle-mère ridée qui lui faisait de l’œil.

Cessant de penser à tout cela, Emmet suivit Zachary, et les deux amis repartirent sur leur droite, pour finalement se fondre dans la petite masse des New Yorkais encore debout à cette heure matinale.
       

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Dernière édition par Emmet Anderson Jr le Jeu 13 Oct - 20:19, édité 7 fois
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SANG-MÊLÉ ROMAIN.
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MessageSujet: Re: On sait tous que nul n'est parfait - Emmet   Dim 11 Sep - 14:17

Bienvenue parmi nous
Encore un méchant de plus pour nous martyriser. :mdl: J'ai hâte de lire ton histoire

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MessageSujet: Re: On sait tous que nul n'est parfait - Emmet   Dim 11 Sep - 14:33

Josh
Alors là tu viens de faire un bon choix, ça plus le boulot (et le groupe donc :hii: ), les petites anecdotes et le prénom, j'ai déjà hâte de voir la suite superhero Je te souhaite la bienvenue parmi nous, et si tu as des questions, n'hésite pas ! bril

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Jamais parmi les animaux la créature née pour être une colombe ne se change en une orfraie. Cela ne se voit que parmi les hommes. Victor Hugo
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MISS ARC-EN-CIEL
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MessageSujet: Re: On sait tous que nul n'est parfait - Emmet   Dim 11 Sep - 14:36

J'approuve Isaure, Josh est tellement top et on le voit si peu sur les forum :*-*: En tout cas ça fait du bien (ou pas) de voir un nouvel agent débarquer Huhu Bienvenue parmi nous et bonne chance pour la rédaction de ton histoire !

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S'il y a un prix pour manque de jugement, Je crois que j'ai le ticket gagnant ! Nul homme ne vaut de souffrir autant, c'est de l'histoire ancienne, je jette, j'enchaîne !

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L'AS DE CŒUR.
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MessageSujet: Re: On sait tous que nul n'est parfait - Emmet   Dim 11 Sep - 15:21

Oh le prénom, le groupe, l'avatar, le métier... C'est trop parfait ! bril Tu vas voir, Emmet va avoir du boulot avec toute la belle bande de bras cassés que forme le DLCEM... Bienvenue sur Malum Discordiae, et bon courage pour ta fichette que j'ai hâte de lire du coup ! Bisous eskimau N'hésite pas si tu as la moindre question ! Le parrain te sera attribué à ta validation mais en attendant, tu peux nous contacter sans problème.

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L'enfer c'était hier, ce soir nos rêves sont durs comme fer. #336699
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MessageSujet: Re: On sait tous que nul n'est parfait - Emmet   Dim 11 Sep - 20:18

encore un membre du dlcem, on va finir par crever nous les gentils demi dieux... Arrow
non plus sérieusement, j'ai adoré tes anecdotes! :mdl: emmet promet!
bon courage pour la suite de ta fiche I love you
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DLCEM.
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MessageSujet: Re: On sait tous que nul n'est parfait - Emmet   Lun 12 Sep - 18:22

Bienvenue sur MD ! bril bril Ce personnage promet tellement !

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« Et ça se justifie en plus, et ça fait semblant de bien parler… Mais je sais qui vous êtes moi ! Et quand cette pauvre fille sera alcoolique hein ? Et son marmot ! Qu'est-ce qu'il va devenir, hein ? Un gamin des rues ? Comme vous ? Ben oui, parce que c'est le seul exemple masculin qu'il aura eu ! Le dealeur de sa mère ! » — voisine de Jean.
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SANG-MÊLÉ GREC.
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MessageSujet: Re: On sait tous que nul n'est parfait - Emmet   Lun 12 Sep - 18:47

Oh putain quel magnifique choix d'acteur yeah yeah et comme tous les autres j'approuve le reste aussi.
Sinon bienvenu & courage pour ta fiche classe

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I'm sitting eyes wide open and I got one thing stuck in my mind. Wondering if I dodged a bullet or just lost the love of my life. © signature by anaëlle.

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monsieur pique-feu.

MessageSujet: Re: On sait tous que nul n'est parfait - Emmet   Lun 12 Sep - 19:01

Bienvenue ici ! Bonne chance pour ta fiche !

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Les liens se font et se défont. L'un reste et l'autre part, sans que l'on sache toujours pourquoi. Je ne peux pas tout donner à l'autre avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Je ne veux pas bâtir ma vie sur les sentiments, parce que les sentiments changent. Ils sont fragiles et incertains. Tu les crois profonds et ils sont soumis à une jupe qui passe, à un sourire enjôleur. Des gens qui s'aiment pour la vie... moi j'en connais pas.
(c) acidbrain
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MessageSujet: Re: On sait tous que nul n'est parfait - Emmet   

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On sait tous que nul n'est parfait - Emmet

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