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 sebastian & héloïse • interconnections culturelles. (terminé)

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MessageSujet: sebastian & héloïse • interconnections culturelles. (terminé)   Mar 11 Oct - 10:17

« Ok ok, je prends un pégase et j'arrive demain. » Sebastian agita la main dans l'Iris Mail qui se dispersa. Sa sœur venait juste d'avoir son bébé, après neuf mois d'attente, et le fils d'Héphaïstos était pressé de rencontrer son neveu. Le père… Il le connaissait à peine. Un mec bien, Romain, enfant de Juventas ou quelque chose comme ça. À vrai dire, la seule fois où il l'avait vu, c'était lors de la seconde attaque de la Colonie, durant la fête en l'honneur de Monsieur D. Forcément, la fin de la journée avait jeté un froid et les deux garçons avaient bien peu échangé. « Demain je serai absent ! » cria-t-il en passant à Lionel qui passait non loin de la forge. C'était plus fort que lui : depuis qu'ils étaient parti pour cette chasse aux loups, il était toujours heureux de la croiser. Non, c'était même pire que ça. Il faisait en sorte de la croiser, simplement pour lui dire bonjour ou lui proposer un peit entraînement. Bref, pour passer du temps avec elle. Il ne voulait pas, il sentait que ce n'était pas naturel, mais ça lui était tombé dessus du jour au lendemain sans qu'il parvienne à s'en débarrasser. Rendre visite à sa sœur n'en était qu'encore que mieux. S'éloigner un peu de la Colonie, de ses tourments, de tous ces gens qu'il connaissait et de… Lionel… Oui ce serait le mieux. Même pour quelques jours.

Sebastian acheva de seller le pégase qu'il appréciait le plus (Clapton, un pégase gris clair un peu trop gros mais sacrémen confortable pour de longues heures de vol) et lui caressa le chanfrein avec un sourire doux. Hey, t'as oublié Greg, bro' ! « La ferme, le tournevis. » Oh bah si on peut même plus parler… Sebastian savait ce qui l'attendait : un trèèès long moment à dos de poney volant avec pour seule compagnie son tournevis féminin et casse-pied. Mais il devait avouer qu'avec ça, il ne risquait pas de s'ennuyer. Le fils d'Héphaïstos quitta l'écurie en tirant Clapton par la bride, jeta un coup d'oeil plein d'espoir – et coupable – au cas où, histoire d'être sûr et certain que Lionel n'était pas dans les environs, puis enfourcha sa monture. Lionel c'était… insupportable. Elle occupait ses pensées en permanence, il était heureux quand il la voyait à son cours, il avait envie de la voir quand elle n'était pas là et cherchait à la fuir quand elle l'était. « Ben mon vieux, on sera bien au Camp Jupiter pendant quelques temps je pense. » Il flatta l'encolure épaisse du pégase et l'incita à décoller. Il leur restait toute la traversée des Etats-Unis à faire avant d'arriver à bon port.

C'était catastrophique. Ils étaient en approche du Camp Jupiter lorsqu'il avait totalement perdu le contrôle de Clapton. L'animal volait paisiblement et Sebastian était presque prêt à s'endormir – le poney connaissait par coeur le chemin vers le camp des Romains – quand soudainement les oreilles du cheval avaient frétillé. Ensuite, la débandade avait commencé. Clapton avait pris les rènes, aussi simplement que ça, pour plonger en piquet tout droit vers le sol. Sebastian avait bien essayé de rétablir la situation mais il avait bien fallu qu'il se rende à l'évidence : le poney avait une bouche dure comme fer et restait complètement insensible à ses ordres. Les limites du Camp Jupter finirent par se dessiner au loin pour s'approcher à toute allure devant la vitesse soutenu du pégase. Sebastian, hurlant, enfouit ses mains dans sa crinière fournie et ferma à moitié les yeux, autant pour se protéger du vent que pour ne plus voir sa fin désormais inéluctable. Allegria le tournevis s'en mêla. On va tous mouriiiiiiiir ! En ouvrant légèrement les paupières, il entrevit la forme ovale du Colisée, près, bien trop près. Bientôt, ce furent les derniers gradins qui apparurent. Clapton effectua un virage serré au milieu des cordes du velum avant de passer entre les arcades. Sebastian dut bien lâcher un hurlement qui se répercuta sur les murs en pierre épaisse. Comment Clapton passa dans les couloirs d'accès au Colisée, excellente question – d'ailleurs il ne voulait même pas le savoir – mais il déboucha finalement dans l'arène, galopa dans le sable avant de foncer dans les gradins, toujours au grand galop. Il décolla à nouveau, heurta quelque chose (ou quelqu'un ?) avant de se prendre le plus haut mur. Sebastian glissa sous le choc pour dégringoler le long du mur et tomber sur quelque chose avec un couinement de douleur et de frayeur. Du coin de l'oeil et à moitié sonné, le Grec vit Clapton se redressa lentement, s'ébrouer et bondir vers eux pour plonger le nez das un panier rempli… des carottes.

Sebastian avisa ce qui lui servait de tatami depuis deux minutes : une fille. Sur laquelle il était joyeusement assis. « Oh ! Oh, je… Oh non, pardon ! » Il se releva prestement en essayant vainement de ne pas grimacer de douleur. « Oh non, vous êtes enceinte ! Oh ! » Ça y était, il ne s'arrêtait plus de s'excuser. « Oh non vraiment je suis confus, je… » Ne voulais pas tomber du ciel pour vous tomber dessus, moi ainsi que mon pégase obèse ? Trop tard. Le mal était fait. Il lui épousseta les épaules et les cheveux, passant pour le mec qui caresse les filles comme on caresse un gentil chien. « Oh non, je… Sebastian. » Il lui tendit une main polie, quoi que plein de poussière. Il venait voir une femme venant d'avoir son bébé, il tombait sur une fille enceinte. C'était bien sa veine, tiens ! D'un geste leste, Sebastian attrapa les rênes de Clapton qui traînaient par terre et lui retira le nez du panier de carottes. « Pardon je… Enfin il a du voir les carottes quand on a survolé San Francisco… Il a une très bonne vue et... » Sebastian rougit devant les bêtises qu'il pouvait sortir à la pelle depuis cinq minutes. « Et pardon pour vos carottes… Enfin si c'était les vôtres bien sûr, et... » « ALEEEERTE ! ALEEEEERTE ! INTRUSION NON-AUTORISEE AU CAMP JUPITER ! ALEEEEERTE ! » Terminus se mit à hurler dans un coin. Forcément, l'entrée de Sebastian au Camp Jupiter ne s'était pas faite de façon très… réglementaire. Clapton tira violemment sur les rênes pour achever son repas improvisé.

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MessageSujet: Re: sebastian & héloïse • interconnections culturelles. (terminé)   Mar 11 Oct - 11:48


sebastian & heloïse
interconnections culturelles
- Qu'il est chou ! 

Elle n'en pensait pas un traître mot. Mais c'était ce que l'on devait dire aux jeunes parents, disait-on. Même si leur môme était moche. De toute façon un bébé c'était rarement beau. Et celui-ci n'échappait pas à la règle. Elle se pencha vers le nouveau-né, souriante. Elle posa une main sur son ventre rebondit tandis que la fille d’Héphaïstos la regardait en souriant. Elle devait penser qu'Héloïse avait maintenant plus que hâte d'avoir le siens, de pouvoir le tenir dans ses bras et de… Non. En fait, non. Elle n'avait jamais voulu de môme, encore moins d'un père inconnu. Alors oui, son fiancé était aux anges. Elle s'était quasiment auto persuadé que l'enfant était de lui. Il était si fier, si heureux… Quand elle avait rencontre Ingrid elle avait été prise de remords. Cette femme vivait le grand amour avec son romain, leur vie était parfaite, et maintenant ils avaient un bébé. Et elle… Certes, elle aimait son fiancé. D'un côté l'enfant tombait mal mais il avait toujours été dans ses projets d'en avoir un. Pas si tôt, voilà tout. Mais à huit mois, elle n'avait pas vraiment le choix. Elle avait même une idée de prénom pour une petite fille. Oui, parce qu'à aucun moment Héloïse Miller se disait que l'enfant qui grandissait en elle pouvait être de sexe masculin. C'était une fille, elle le sentait !

- J'ai rendez-vous au Colisée avec mon fiancé, merci encore pour les carottes !

Un de ses demi-frères qui servait ici d'aide soignant lui avait conseillé d'en faire une cure durant ces deux derniers mois de grossesse. Elle n'en connaissait ni les vertus, ni l’intérêt mais bon, pour faire plaisir à ce Terrence elle avait accepté de tester. Au pire, les carottes, c'était bon. Son dos la tirait peu, chose étonnante. Il fallait dire qu'elle était loin de ressemblait à une baleine. Elle avait pris, certes, mais dans la limite du raisonnable. Héloïse priait pour pouvoir reprendre les activités sportives (dont celle avec son fiancé) au plus vite après son accouchement. Plus qu'un gros mois à tenir.

Jefferson avait toujours aimé cet endroit. Il disait qu'il le faisait voyager dans le temps. Quant à la fille de Phébus… disons qu'elle avait toujours trouvé barbare le concept de se taper dessus joyeusement pour satisfaire un peuple. Aujourd'hui ils avaient les séries télé et les films au cinéma pour satisfaire ce genre de pulsion, c'était bien mieux. Mais il fallait bien avouer que ces bâtiments étaient de vraies pépites archéologiques pour l'époque. Si savamment pensés ! Les Romains avaient imaginé l’infrastructure quasi parfaite, si bien que certains Colisée comme celui de Rome pouvait accueillir des batailles navales. Ah, comme elle aurait aimé être présente juste pour voir à quoi tout cela pouvait bien ressembler. Bref. Elle prit place tout en haut des gradins, à l'ombre du vélum. Elle posa son panier de carottes (et de yaourt bio conseillé pour les femmes enceinte d'avoir une fille de Cérès…) et attendit la venue de Jefferson. Il était en plein entraînement avec des jeunes recrues de sa cohorte, et elle était un peu en avance. Alors qu'elle se mit à siffloter, inattendue se pointa.

I just wanna stay in the sun where I find
I know it's hard sometimes

PAF. Le choc fut rude. D'abord elle sentit un sabot lui frôler le bas (non en fait il ne le frôla pas, il l’égratigna carrément) et un homme atterrit sur ses genoux. Bien que sa réactions fut assez rapide, Héloïse poussa un cri digne d'un sims et agita les bras dans tous les sens, ajoutant un peu plus de comique à cette scène déjà très amusante.

- Mais ! Mais ! Aaaaaah !

Son premier réflexe fut de baffer l’individu, puis de se confondre en excuse et enfin de tâter son ventre. Le bébé donna un coup visiblement mécontent.

- Désolé, fichus hormones je heu… Mais qu'est ce que vous faite là ?! Et comment…

Le poney n'avait pas vraiment l'air paniqué de la situation. Non, non,, pour lui tout semblait allait bien, il avait choppé une carotte qu'il mangeait déjà comme un goinfre. Bon sang ! Mais il était déjà tout gras ! Il devait au moins avoir cent kilos à perdre, cette pauvre bête. Et soudain une voix se fit entendre. Évidement l'intrusion de ce Sebastian n'avait pas été très.. discrète. Et encore moins dans les règles. Et les romains avaient un tas de règles. Qu'il fallait respecter sous peine d'une grave punition. Et évidement, une légion tout en arme se pointa, les encerclèrent en moins d'une minutes et bientôt six lances furent pointé sous leur nez.

- On se calme les gars c'est…

Elle regretta que Jefferson ne fasse pas partis du groupe, tout aurait été plus simple. Au lieu de ça deux de ses ex la dévisageait avec mépris. Oui, ils avaient sans doute mal digéré comme beaucoup qu'elle se fiance et qu'elle attendent déjà son première enfant, pas le leur hélas.

- Tout va bien, c'est juste… à cause des carottes.
- Suivez nous.
- Rooh. Fais chier.

Et le bébé donna un  nouveau coup comme pour ponctuer.


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MessageSujet: Re: sebastian & héloïse • interconnections culturelles. (terminé)   Mar 18 Oct - 14:53

Il était encore en train de d'excuser quand la fille lui asséna une gifle qui lui fit voir trente-six chandelles. Elle se confondit aussitôt en excuses et leurs voix se mêlèrent dans un tintamarre incompréhensible. Terminus joignit sa propre voix, mille fois plus forte que celle des deux demi-dieux, et Clapton lui arracha les rênes des mains, lui faisant monter les larmes aux yeux. Il en était encore à se demander que faire et à tenter de reprendre ses esprits qu'une légion complète de demi-dieux grimpa les différents niveaux du Colisée. Sebastian envisagea bien un instant de sauter sur le dos de Clapton, de le bourrer de coups de talons pour filer au plus vite mais il craignit un malheur dans le ciel et s'abstint, se laissant entourer. Une lance lui effleura le bout du nez. « Hey fais attention, ça pique ces choses-là ! » C'était la phrase la plus ridicule qu'il ait pu sortir aujourd'hui mais il fallait le comprendre : il venait de faire plusieurs kilomètres à fond la caisse à dos de pégase avant de faire l'équivalent de la pire attraction du monde et de ponctuer le tout par une magnifique chue de cheval au sommet du bâtiment en tombant sur une femme enceinte. Qui lui avait collé une baffe. Tout cela en moins de trois minutes top chrono. Forcément, il lui fallait un peu de temps pour se remettre. La jeune femme enceinte tenta bien de s'interposer mais deux la regardaient avec un mépris évident, les autres gardaient leurs yeux fixés sur lui, comme s'il était Cronos lui-même revenu d'entre les morts. Remarquez, c'est peut-être ce qu'ils pensaient vraiment… « Non mais sinon, on doit pouvoir s'arranger… non ? » « Tais-toi l'intrus, et lève-toi ! » « Mais vous me connaissez en plus… Du moins pour certains. J'ai quand même été ambassadeur plusieurs fois ces deux dernières années et... » La pointe de la lance lui piqua le genou, laissant instantanément apparaître une petite perle de sang. « Debout. C'pas assez clair ? » « Si si... » Sebastian se releva et épousseta sa veste d'un geste agacé. « Toi aussi tu viens, t'es peut-être complice. »

« Aller, suivez-nous ! » Les deux rancuniers et les autres poussèrent Sebastian et la future mère en bas des gradins et les forcèrent à avancer dans le sable de l'arène. « On en fait quoi ? On les amène aux prêteurs ? » « Franchement j'ai envie de m'amuser un peu… On s'ennuie comme de rats morts en ce moment... » Un éclat s'alluma dans les yeux du deuxième légionnaire et un sourire s'étira sur ses lèvres. Il dégaina son glaive et le balança à Héloïse sans se soucier de savoir si elle le rattraperait ou non. « Bon toi, t'as une arme ? » « Euh... » « T'as une arme, ducon ? » « Oui oui... » Qu'est-ce que... » « Sors la mais fais pas l'malin ok ? » Sebastian obtempéra et déploya sa lance. « J'ai bien envie de vous voir vous battre tous les deux... » « Mais elle est enceinte ! Vous êtes dingues ! » « Et alors… t'es son amant, nan ? » Ces deux-là avaient vraiment l'air d'en vouloir à la jeune femme enceinte. « Alors préparez-vous les tourtereaux... »

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MessageSujet: Re: sebastian & héloïse • interconnections culturelles. (terminé)   Jeu 17 Nov - 21:51


sebastian & heloïse
interconnections culturelles
Bon, clairement ces deux là étaient là pour les ennuyer. Pour rester poli. Non, ils était là pour les faire bien chier. Voilà. C'était dis, c'était la vérité. Elle, complice ? Mais complice de quoi ? Ils étaient stupides ou bien... ? Non, juste rancunier. Bon sang. Et bientôt elle se retrouva avec un glaive dans les mains. Qu'est ce...pensa t-elle. Était-ce une mauvaise blague ? Dès que Jefferson rentrerait, ils allaient le payer, et cher. Le dernier qui avait osé traiter Héloïse de tout les noms s'était retrouvé avec trois dents en moins. Son fiancé savait placer ses coups, et faire mal. Sans compter que le pauvre malheureux s'était retrouvé avec du gazon qui lui poussait sur le crâne. Un enfant de Déméter pouvait être terrible quand il voulait.

- Vous voulez qu'on se batte ? Mais vous êtes malade. Dès que je vous dénoncerez aux prêteurs vous serez punis, vous le savez ça ? Vous voulez quoi, des excuses ? J'vous ai rien fais, fichez lui la paix bon sang ! C'pas de ma faute si vous étiez des brêles au pieu !

Petit moment de silence (pendant lequel l'un des deux prit une teinte plus rouge) avant que l'un d'eux éclate de rire. Est-ce que la situation était si drôle de que ça ?

- Et je suis fiancé bande de petits cons. Je n'ai pas d'amants.
- Pas encore, mais on te connais tu...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que le pied d'Héloïse finisse entre ses jambes. Elle y avait mis toute sa force et faire un tel mouvement dans son état... Bref. En tout cas son coup de pieds eu l'effet escompté puisqu'il lui arracha un cri de douleur.

- Aaaargh ! Mais t'es trop conne putain !
- Oh bah ça va, de mémoire y'a pas grande chose là dessous.
- Tu vas le payer...
- Tu vas le payer, répéta t-elle en lui empruntant son timbre.
- Battez vous !
- Certainement pas.

Et l'autre qui avait encore son entre deux jambes intact s’avança et pointa son arme sur l'autre jeune homme.

- I just wanna stay in the sun where I find I know it's hard sometimes Pieces of peace in the sun's peace of mind I know it's hard sometimes Yeah, I think about the end just way too much But it's fun to fantasize All my enemies who wouldn't wish who I was But it's fun to fantasize ♫
- Qu'est ce que tu fais ?!
- Je chante, et tu vas chanter avec moi.
- Non non je... I just wanna stay in the sun where I find I know it's hard sometimes … Non...

Trop tard. Le garçon toujours à terre s'étaient redressé pour effecteur des mouvements de danse aussi ridicules que marrants. Il s'était gratté la gorge puis, prenant son inspiration se joignit à son ami dans son chant. Et l'autre... l'autre n'en pouvait plus. Clairement il était envoûte jusqu'au bout et n'avait plus de contrôle. Il effectua un salto. Un salto en arme. Il leur fit même signe de les rejoindre, tout sourire, dans sa soudaine frénésie musicale.

- Phébus, dit-elle en se tournant vers l'homme au poney, c'est mon mère. Prend ce gros poney, on s'en va avant que la musique se termine, on a trois minutes quarante cinq secondes plus que trois maintenant. Je te dois des excuses pour ce merdier, c'était pas ta faute...


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MessageSujet: Re: sebastian & héloïse • interconnections culturelles. (terminé)   Jeu 24 Nov - 18:03

Outré, Sebastian regardait la bande de légionnaires. Il supposait que chaque camp devait avoir son lot de petits cons mais ceux-là se plaçaient en bonne position au concours des types les plus stupides. Heureusement, sa rencontre du jour aka Héloïse sauva plus en moins la situation en choisissant de castrer le plus virulent. Un sourire aux lèvres, le fils d'Héphaïstos le regarda se plier en deux, les mains sur son entre-jambe douloureux. La suite le fit exploser de rire. « Waouh... » Que dire devant ces trois guignols qui chantaient, se croyant soudain à The Voice ? « Héphaïstos ! Et lui c'est Clapton. Pardon s'il t'a marché dessus, il est gentil mais des fois… Enfin voilà, tu avais des carottes quoi ! » Il attrapa la main de la jeune fille pour la serrer chaleureusement. « Et moi ! Moi je suis son tournevis ! Et je suis une femme s'il te plaît jeune fille ! » « Mais ta gueule toi ! » Il adorait son tournevis, ça se sentait dans sa voix. Attrapant Clapton par la bride, il y jugea Héloïse dessus comme si elle n'avait pesé que le poids d'une plume. « On va où ? Bon attends, on sort d'ici ! » Il mit Clapton au petit trot et le tira derrière lui sans le sable de l'arène. « Tu habites où ? » Cette fille était trop fun, il n'avait qu'une envie : découvrir sa vie un peu plus.

***

31 octobre 2016, Camp Jupiter.
Le claquement des sabots de Clapton résonna sur les pavés de la Nouvelle Rome. Cette fois-ci, pas de hurlements, pas de légionnaires armés jusqu'aux dents, son entrée dans le camp romain était conventionnelle et il avait réglé les détails à l'avance, mentionnant son arrivée à Terminus il y a deux semaines déjà. Le pégase trottina sur les pavés avant de finalement s'immobiliser et Sebastian se laissa glisser au sol. « Il faudra vraiment qu'on revoit les bases toi et moi. » Le cheval ailé n'en faisait qu'à sa tête, s'arrêtant quand ça lui chantait, s'envolant s'il le voulait. Le fils d'Héphaïstos profita d'une fontaine pour jeter un coup d’œil à son reflet et se recoiffer rapidement. Une estafilade lui traversait toute la journée, petit souvenir du passage de Clapton dans les buissons au grand galop. L'animal en profita pour se désaltérer dans l'eau claire de la fontaine, y abandonnant un nuage vert. « Charmant. Sérieux Clapton, c'est délicat pour cette fontaine. » Le poney se moucha dans l'eau. Sebastian leva les yeux au ciel et passa un licol au pégase pour l'entraîner vers chez Héloïse. Avant de sonner, il se passa une main dans les cheveux. Il n'y avait rien en eux, rien d'autre qu'une franche amitié, mais ça n'empêchait pas le Grec de souhaiter se montrer sous son meilleur jour. Ce fut Héloïse qui ouvrit. « Par les dieux, Hello ! J'en peux plus ! Tu te rends compte que je rêve toujours de Lionel la nuit ?! » Elle comprendrait, ils avaient parlé par Iris Mail la veille. « Au temps pour moi, joyeux Halloween ! » Il lui tendit un bouquet bizarre avec des fleurs en forme de citrouille. Un enfant d'Hécate l'avait fait apparaître par magie avant qu'il ne parte. « Sympa les citrouilles, non ? Enfin bref, tu viens ? » Dans le fond, il vit Jefferson, le fiancé d'Héloïse, passer la tête par l'entrebâillement d'une porte. « Hey Jefferson ! » Sebastian, c'était l'ami sympa. Le meilleur ami, le type avec qui on ne courrait aucun risque. Piquer Héloïse à Jefferson ? Aucun risque, il ne la voyait vraiment que comme une amie. Et puis il y avait toujours Lionel dans son esprit, si agaçante, si présente…

Ils étaient partis depuis une petite demi-heure, marchant dans les sous-bois en papotant de tout et de rien avec animation, quand il se mit à pleuvoir à verse. Avec la voûte des arbres au-dessus de leurs têtes, la pluie ne leur arrivait que par petites gouttes mais dés qu'elle passerait vraiment. « Je… Tu veux mon manteau ? » Sebastian tendit sa veste à Héloïse. Un écusson de la Colonie était collé sur la manche mais elle n'était pas comme beaucoup de ces Romains, à mépriser bêtement les Grecs. « Enfin dans ton état, faudrait pas que tu attrapes froid hein ! » D'ailleurs il la trouvait un peu pâle mais… « Et tout va bien avec Jefferson ? » Il marchait, marchait, quand il se rendit compte qu'Héloïse n'était plus à côté de lui. « Héloïse ? » Il se retourna et la vit, dix mètres derrière. « Hello ? Ça va ? »

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Dernière édition par Sebastian A. Johansen le Jeu 24 Nov - 21:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: sebastian & héloïse • interconnections culturelles. (terminé)   Jeu 24 Nov - 18:29


sebastian & heloïse
interconnections culturelles

Elle avait adoré Sebastian. Depuis le jour de leur rencontre elle avait vraiment eu l'impression d'avoir un nouvel ami dans sa vie. Le genre à qui elle pouvait parler librement, un peu comme à TJ, avec qui elle pouvait rigoler, parler d'elle, de la Colonie, des choses délirantes qu'il se passait là-bas... Il était la gentillesse incarnée, en clair, elle l'adorait. Su certains point il lui faisait penser à son fiancé. Il avait cette patience avec elle que les autres n'avaient pas toujours. Depuis le jour où elle l'avait amené ici, et qu'elle lui avait fait rencontrer Jefferson par la même occasion, elle avait compris qu'entre eux, c'était du sérieux. Pas d'une petit amitié futile qui s'envolait au bout de quelques semaines sans se voir. Non. Et aujourd'hui il venait lui rendre visite. Elle lui avait promis qu'une fois sa grossesse terminé, ça serait elle qui viendrait.

« Tu te couvre bien ma chérie. S'il te plaît. » « Jef'... » « Oui ? »

Oh, qu'elle n'aimait pas ce regard là. C'était le genre de regard auquel on ne pouvait que craquer.

« Je sais, regarde, j'ai mis mon manteau. » « Vous rentrez pour dîner ce soir ? » « Yep ! »

Et Sebastian sonna. Elle fut ravie de le voir et faute de pouvoir le serrer dans ses bras elle l'embrassa sur la joue. Jefferson le salua, les bras chargé de bouquins sans doute très passionnants mais qu'elle ne trouverait jamais le courage de lire. Il terminait de vider intégralement la chambre du futur bébé. Dire qu'il était investit dans dans cette histoire était un peu faible. Il était beaucoup plus que tous les autres pères réunis ici. Il avait lui même fais la chambre du bébé, de A à Z. influencé sans doute par son ascendance divine il avait opté pour des couleurs pastelles, qui allaient pour une fille et pour un garçon. Il avait demandé de l'aide à un enfant de Vulcain pour quelques meubles et c'était à peu près tout. Elle déposa le bouquet sur la table de leur petit salon en souriant.

« Encore Lionel ? Mon pauvre... Tu vas voir, je suis sûre que tout ça va s'arrêter. A ce soir J' ! »


* * *


« Je veux bien, oui... »

Il avait commencé à pleuvoir. C'était sympa... Mais au fond elle s'en fichait, elle passait un très bon moment. Certes, elle marchait comme une tortue, elle s'excusait de temps en temps envers son ami pour sa lenteur.

« Oui, tout va bien, tu le verrais, il est tellement heureux que... »

Ses mots se perdirent en route. Elle n'avait toujours pas su commencer lui annoncer que le bébé n'était probablement pas le siens. Il y avait d'infimes chance que oui mais... Elle avait de gros doute. Et il était fils de Maïa, la déesse de la fertilité. Et ils avaient toujours des ressentis sur les grossesses disait-on. Il avait par exemple parié que l'enfant serait un garçon. Sebastian avait continué son chemin tout seul avait de se rendre compte que la fille de Phébus était restée en retrait. Non. Pas maintenant. Ça ne pouvait pas être maintenant. Et pourtant, il avait beau pleuvoir, elle sentait bien qu'elle venait de perdre les eaux.

« Sebastian aide moi je... » Elle se raccrocha à un arbre. Le travail allait commencer et elle étaitloin de chez elle. À une demi-heure de marche. Elle pouvait toujours tenter d'y aller mais il allait devoir la porter et... « Je viens de perdre les eaux. »


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MessageSujet: Re: sebastian & héloïse • interconnections culturelles. (terminé)   Jeu 24 Nov - 21:28

Se prendre la foudre n'était sans doute pas aussi électrisant que la phrase d'Héloïse. Bouche bée, incapable du moindre mouvement, Sebastian regarda son amie avec des yeux grands comme des soucoupes. La jeune femme était appuyée contre un arbre, raide comme la justice et blanche comme un verre de lait. « Tu quoi ? » Voix blanche. Il avait mal entendu. Il avait forcément mal entendu. Les deux se trouvaient à plus d'une demi-heure du Camp Jupiter, en pleine forêt, sous une averse du Diable et Héloïse… perdait les eaux ? Ce n'était qu'une blague, une vieille blague de son amie, non ? Non. Si ça avait été une blague, elle n'aurait pas eu un tel air crispé sur le visage. « Tu perds les eaux… Par les dieux, Héloïse, tu perds les eaux ! » Petit speech informatif au cas où que quelqu'un n'est pas compris. Sebastian rebroussa chemin à toute allure pour rejoindre la fille de Phébus et se planta à côté, agité mais incapable de faire ou dire quelque chose de cohérent. « Oh là là mais qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là ? Ouh là là... » Il agita les mains avec désarroi. « Tiens, tu n'as qu'à… T'asseoir ! Oui c'est ça, assis-toi ! Doucemeeeent... » Il se frotta les mains et les passa sur ses joues devenues rouges. « Attends tiens, regarde, pose-toi sur mon manteau. Ou dessous ? Oui, peut-être dessous... » Il ne pouvait pas la ramener jusqu'au camp, c'était beaucoup trop loin, même pour son gabarit et celui d'Héloïse. Sur une plus petite distance il aurait pu la porter sans mal mais là, avec son poids et des pauses obligatoires pour qu'il souffle, ils en auraient plutôt pour une heure voire une heure et demi ! « Tu as lu des trucs ! Tu as forcément lu des trucs ! Hein que tu as lu des trucs ? » Il parlait, il parlait, sans s'arrêter, avec angoisse. « Qu'est-ce que tu as l… Oh mon Dieu, ton pantalon est mouillé. » Belle évidence, elle venait de perdre les eaux. Rouge écrevisse, lui qui d'habitude avait plutôt le teint pâle, il força son amie à s'appuyer contre l'arbre le plus large du coin. « Tiens, assis-toi sur… ma chemise. » Il se déshabilla, fila sa chemise à Héloïse avant de jeter son manteau par-dessus. Froid ? Oh il ne risquait pas d'avoir froid, pas à s'agiter inutilement comme il le faisait.

Le temps passait et ils faisaient un concours de celui qui aurait la plus sale mine. « Euh… Tu devrais respirer. Inspire, expire ! Inspire, expire ! » Il lui tapota l'épaule maladroitement. « Comment on sait que tout se passe bien ? Tu te sens bien ? En forme ? Tu as trop chaud ? Trop froid ? Mal ? Pas mal ? Faim ? Soif peut-être ! » En fait c'était plutôt lui qui se sentait prêt à tomber dans les pommes. Sebastian attrapa la main de sa meilleure amie pour la serrer fort, remontant de l'autre le manteau jusque sous le menton de la fille de Phébus. « Je… peux faire un feu peut-être ? Si tu as froid ? Par contre je peux pas faire de glace, haha... » Il racontait strictement n'importe quoi. Bon, Héloïse ne l'écoutait sans doute que d'une oreille mais même lui se sentait pitoyable. « Oh là là et Jefferson qui n'est même pas là... » Un écureuil pointa la tête par dessus une branche et laissa tomber un gland sur la tête d'Héloïse. « Dégage ! Dégage, c'est privé ici ! » Il déraillait complet, à la limite de l'hystérie.

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MessageSujet: Re: sebastian & héloïse • interconnections culturelles. (terminé)   Jeu 24 Nov - 22:01


sebastian & heloïse
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Non, cela ne pouvait pas arriver maintenant. Pas juste là, pas dans les bois, pas avec juste Sebastian pour l'aider pas, pas pour son premier (et dernier, elle le jurait devant tous les dieux assemblés) bébé... Ce n'était qu'un rêve ! Enfin, un cauchemar plutôt. Mais non, elle ne rêvait pas, elle venait bel e bien de perdre les eaux en pleine balade en forêt, sous la pluie. Et aussitôt ou presque le fils d'Héphaïstos paniqua. Il paniqua tout comme elle qui suivit bêtement ses directives, en se posant calmement. Et la suite ? La suite ce fut Sebastian qui n'arrêtait plus de parler.

« Non, non j'ai rien lu ! C'est Jefferson qui lit ce genre de livre ! Il sait quoi faire ! Moi pas ! Oh bon sang je devais faire ça dans l'infirmerie, avec lui, avec des soigneurs, non ! »

Sa voix avait atteint les aigus les plus extrêmes qu'elle avait à offrir. Elle s'était cramponné à la chemise de son ami, tentant de réguler son souffle. Bon sang. Deux minutes plus tard il était torse nu sous la pluie (à une autre époque et dans un contexte différent Héloïse aurait trouvé ça terriblement sexy et attirant mais là c'était tout autre chose) et il lui balançait des consignes de... de respiration ? Des choses sans queue ni tête mais elle suivait, le simple fait de l'avoir près d'elle l'apaisait terriblement.

« Oui j'ai un peu froid et je heu... Aaaaaargh ! Sebastian ! »

Faut de lui arracher sa chemise elle planta ses ongles dans son bras et le tira sur elle.

« Ça va trop vite ! Ça commence non mais non non non non non non ! »

Elle buguait complètement, elle avait envie de rire et pleurer à la fois tellement tout ça était terriblement absurde. Sebastian hurlait sur un oiseau et elle commençait à avoir ses contractions.

« Enlève moi ça je peux pas je... »

Et elle bénissait son fiancé de la forcer à en pas porter ses slims pour mamans enceintes mais des habits de femmes enceintes, des vrais de vrais. Bon sang. Si un jour on lui avait dit qu'elle demanderait à un ami de quelques semaines de la déshabiller dans les bois... Elle n' aurait probablement pas cru. Et pourtant, elle était bien là un soir d'Halloween, réduite à accoucher dans les bois.

« J'ai vu heu... un épisode friends ou heu... »

Parler d'une de ses passions l'aidait à réfléchir plus posément. « Joue pas ta grossesse et ton accouchement sur un épisode friend Héloïse... »

« Joey tenait la main de la fille et heu... oui, un truc avec le col qui se dilate, faut que tu regarde à combien j'en suis ! Faut genre dix centimètres je... Aïe je... JE NE FERAIS PLUS JAMAIS D'ENFANT ! »

On dit souvent que chaque femmes vit l'accouchement de manière particulière. Alors que certains tiennent le coup, restent calme, d'autre sont irritable, voir agaçante au plus haut point. D'autre encore se sentent vulnérable. Héloïse elle... Héloïse avait à la fois envie de rire, de chanter, et le tout en priait son père pour que tout se passe bien. Phébus avait bien un lien avec la médecine non ? Alors c'était le moment où jamais d'être présent et de lui faciliter la tâche. Combien de temps elle resta là, les jambes écartées devant un de ses meilleurs amis ? Elle n'en savait rien, mais ses contractions semblèrent se calmer peu à peu. Maintenant elle le sentait. Elle tremblait de tout son être.


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MessageSujet: Re: sebastian & héloïse • interconnections culturelles. (terminé)   Jeu 24 Nov - 22:36

Comment ça elle avait rien lu ! Mais lui non plus n'avait rien lu là-dessus ! Il ne pouvait pas savoir comment ça marchait ces choses-là ! « D'accord, d'accord, c'est pas grave ! » Sa voix dérailla dans les aigus de manière foutrement ridicule mais ni lui ni Héloïse ne prêta la moindre attention à ce genre de détail si peu utile. Elle cria, lui arrachant en passant dix centimètres de peau sur l'avant-bras. Il se contenta de sursauter en manquant de tomber dans les pommes. « Froid ? Tu as froid ? » Il buguait sur ce qu'elle avait dit avant de crier. « Je peux faire un feu si tu veux, ça illuminera un peu ? » Non parce que mine de rien, il était venu pour Halloween et la nuit commençait à tomber. Entre la pluie et le soir qui tombait, le sous-bois s'était déjà bien assombri. « J'espère qu'il ne va pas y avoir d'orage ! Qu'est-ce qu'on va faire si y a de l'orage ! » Il n'avait pas d'accent. Jamais. Pourtant un bel accent norvégien refit surface dans la panique. « Respire Héloïse, respire ! » Rouge comme une tomate, le conseil pouvait aussi s'appliquer à lui qui était en apnée depuis bien cinq bonnes minutes. « T'enlever… ? » Est-ce qu'il devait vraiment répéter tout ce qu'elle disait à chaque fois ? Parler l'apaiser, même si on ne comprenait plus grand-chose à ce qu'il baragouinait sous le coup de la panique. « Ok d'accord, euh… Attends trois secondes. » Il la déshabilla avec difficulté. Ses mains tremblantes ne l'aidaient pas du tout et défaire un bouton devint de suite une tache insurmontable. Enfin l'odieux mécanisme céda et il balança tout ça sous ses genoux. « La culotte aussi ? » Bougre d'âne ! Il vira la culotte aussi et détourna pudiquement le regard, soudain gêné – et peut-être sa première réaction censée depuis le début. « C'est quoi Friends ? » À la Colonie, il n'avait pas l'occasion de regarder la télévision et en internat non plus… Il n'était pas vraiment à la page côté série. Et d'ailleurs il s'en foutait, il posait juste la question pour parler, dire des mots, pas trop penser. « Respire ! » Il balançait ça à intervalle de temps régulier, mue par un bête automatisme.

« Faut que je regarde quoi ? » Non non, c'était une blague ! Pourtant Héloïse affichait un air terriblement sérieux. Et tandis que la pluie tombait enfin à verse dans le sous-bois, Sebastian plongea dans la boue, la tête la première entre les genoux d'Héloïse. « Je, euh… » Dix centimètres ? « Argh mais j'peux pas faire ça ! » Pourtant il était toujours là, couché dans la boue, à observer avec attention. Il réfléchit, mesura comme il pouvait, hésita… « J'en sais rien moi ! » Fais un effort, Sebastian, fais un effort... « Ouais oui, ça doit faire dix centimètres je pense ! » Elle tremblait comme une feuille et lui aussi, à moitié nués sous la pluie. La scène ? Probablement la plus bizarre que cette forêt ait dû voir de toute sa longue existence. « Inspire, expire ! Vas-y, c'est bien ! Je... » Il était toujours penché, à guetter il ne savait quoi avec le plus grand sérieux. « Par les dieux c'est dégueulasse... » Navré pour Héloïse mais c'était immonde, affreux… Quand sa sœur lui avait dit que son accouchement était la plus belle chose qui lui soit arrivé… Au Diable ! Sebastian pourrait dire que lui, c'était bien la pire ! Enfin ce n'était pas son accouchement à proprement parler bien sûr, mais c'était tout comme… « Oh mon dieu ! Oh mon dieu, y a un truc ! Argh c'est ignoble. » En fait, c'était une tête. Le bébé pointait enfin le bout de son nez après quoi… Plusieurs heures assis dans le froid et la boue ? « Vas-y pousse ! » Sebastian fut obligé de détourner le regard quelques secondes pour reprendre contenance – et quelques couleurs. « Encore ! » En quelques heure,s il était devenu un pro des contractions et des naissances. « Ah, la tête est sortie... » Le tout sur un charmant anglais avec sonorités norvégiennes. Héloïse n'aurait pu rêver accouchement plus original. « Encore, et... » Le bébé hurla. Sebastian le tint du bout des doigts, resta quelques secondes planté sur place avant de filer le bébé à la jeune mère. « Tiens, un petit garçon. Et… Attention au… ça ! » Il n'avait pas le mot anglais pour cordon ombilical (ce qui jusque là n'avait pas franchement manqué à son vocabulaire, soyons honnêtes).

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MessageSujet: Re: sebastian & héloïse • interconnections culturelles. (terminé)   Jeu 24 Nov - 23:07


sebastian & heloïse
interconnections culturelles

Dégueulasse. Ok. Elle avait bien compris que Sebastian ne ferait pas de sage femme sa vocation première. Et qu'elle n'aurait plus jamais de môme. Merci bien. Parce qu'elle hurlait dans les bois, elle souffrait le martyr (oui oui, le plus beau jour d'une vie son cul oui...) et n'avait qu'une seule envie, remonter le temps et annuler cette balade champêtre. Bon sang il faisait quasiment nuit !

« Tu vois un truc ! Que Phébus soit loué il arrive ! »

C'était Jésus. Ou presque. Il était tellement attendu, elle avait tellement hâte d'arrêter d'être grosse comme une baleine, de se traîner chaque matin et d'être inactive sexuellement parlant avec son fiancé... Oui, Héloïse était du genre à penser ça au beau milieu de son accouchement.

« Un p'tit garçon ? »

Ce fut plus fort qu'elle, l'émotion sans doute qu'elle eut les larmes aux yeux en prenant son fils pour la première fois dans ses bras. Et à ce moment là, il n'eut plus qu'eux sur terre. Elle avait plongé son regard dans ces yeux encore couleurs huîtres, ses pleurs s'étaient atténué. Il était si mignon. À ce moment là les questions de qui était le père de cet enfant (où es tu bel inconnu?) ou ce qu'allait penser Jefferson de tout ça n'avait plus d'importance. Il était si petit, jamais elle n'aurait que... qu'une telle chose allait lui arriver. Elle sentait son petit cœur battre contre sa poitrine et ne pu s'empêcher d'afficher un sourire béa quand ses petits doigts s'écartèrent.

« Merci, murmura t-elle. Merci Sebastian. »

Elle caressa la tête de son enfant (toute chevelue, alléluia, elle n'aimait pas les enfants rouge et tout chauve) en rigolant. Oui, elle avait cette subie envie de rire, de relâcher toute cette nervosité...

« Être le parrain, ça te brancherais ? Hein Joey, qu'est ce que en pense, tu veux bien que oncle Sebastian soit ton parrain ? »

Parce que le prénom était tout trouvé. Et dire qu'elle avait bataillé pendant des mois pour imposer Maya en prénom féminin. Elle venait d'avoir un petit garçon, Jefferson avait gagné son pari le bougre. Ils avaient opté pour Jake mais à présent, elle était incapable de le voir autrement. C'était Joey, point barre. Jefferson était tout aussi fan qu'elle, il approuverait. La pluie avait cessé de tomber dans les bois, elle avait moins froid aussi. Elle enroula son enfant dans le premier vêtement qu'elle avait à portée de main.


* * *


Ils avaient passées une heures et demi dans les bois après la naissance de Joey. Après quoi elle avait enfiler avec difficulté son pantalon de grossesse un peu trop lare maintenant, et trempé. La chemise de Sebastian était elle... hors d'usage. Idem pour sa veste. Ils avaient coupé le cordon avec ce qu'ils avaient sous la main, mais elle ne tarderais pas à amener son fils voir les soigneurs pour s'assurer que tout allait bien. Et quand il arrivèrent à l'entrée de la Nouvelle-Rome... Une véritable troupe les attendais, Jefferson à leur tête. De ce qu'elle entendait de loin, il s'inquiétait et pattait à leur recherche avec un petit commando.

« Jefferson ! »

Elle agita la main, son bébé dans les bras, Sebastian à ses côtés. Elle était sale, pleine de boue et de sang et son ami... N'en parlons pas. Comme deux jeunes gens qui avait vécus un accouchement dans la boue en plein sous la pluie et dans les bois quoi. Et bientôt une dizaine de regard se fixèrent sur eux. Un mélange d'expressions très différente s'afficha alors, passant de la surprise la plus totale, à l'horreur pour finir en dégoût.

« Héloïse, Sebastian ?! »


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