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 Des flingues pour Barbie (tamara, terminé)

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MessageSujet: Des flingues pour Barbie (tamara, terminé)   Sam 22 Oct - 16:34

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Il entendit la porte de son atelier grincer, lourde et épaisse frottant sur le sol dont le bitume était à nu. Il se leva de son tabouret roulant et arriva jusqu’au comptoir qui marquait une autre petite sécurité entre les visiteurs et les armes. Puis ça lui évitait d’avoir du monde dans les pattes et surtout dans sa salle de travail. Même si c’était un sacré bazar là-dedans, c’était le sien et on se devait de le respecter. A défaut de pouvoir arranger ce côté bordélique chez lui, il préférait qu’on ne vienne pas mettre un peu plus la zizanie dans son organisation chaotique. Il s’appuya sur la plaque froide en aluminium et soupira en voyant rien qu’à sa silhouette et sa coupe de cheveux de qui il était question. Elle s’approcha en face de lui, au comptoir du « S.A.V. » Vladimir joignit ses mains en prièrent devant sa bouche pour forcer cette dernière à ne pas utiliser de nom châtié qu’il lui aurait bien dit pour la saluer et serra brièvement les poings. Tapotant des doigts sur la table qui les séparait, il ne dit pas un mot. Non, il la jaugeait avec dédain, d’un charisme imposant du à sa taille malgré qu’il se soit avachi sur le comptoir. Il savait très bien pourquoi elle venait, mais il lui laissait le plaisir de le lui rappeler. Ses armes de fonction. Bien sûr ! Tout de suite Madame ! L’armurier lui offrit qu’un simple sourire jaune et s’éclipsa dans son atelier. La porte était laissée entrouverte et on pouvait deviner qu’au son qui crachait c’était Confetti de Sia. Eh oui, c’est pas parce que j’ai cette tête que je ne peux pas écouter comme tout le monde. Je suis dingue, pas satanique…

Tamara et Vladimir ce n’était pas une grande histoire d’amour. Mais alors pas du tout. Ça on le savait, car ils n’en rataient pas une pour montrer à quel point ils ne pouvaient pas se supporter. Vladimir en bon homme qui se respecte – et que les chiens ne font pas des chats, vu le padre – une femme n’avait pas sa place dans ce genre de milieu. Il avait très peu de respect pour elles même si elles arrivaient jusque là. Il pouvait en avoir, mais il fallait qu’elles en aient aussi dans le ventre. Puis avec Tamara c’était drôle. Ça passait le temps au Quartier Général. Enfin, il faut quand même dire que sincèrement je ne l’aime vraiment pas beaucoup. Mais j’aime bien la faire sortir de ses gonds… Ça allait du petit mot cinglant ou même une remarque voire une insulte, passant par des petites crasses comme renverser malencontreusement un café ou un croche-pied dans les couloirs jusqu’aux mains de la part de Vladimir – c’est arrivé une fois et on m’a retenu. Je l’ai juste claquée lourdement et elle a bien de la chance. Après du côté de Tamara, il ne savait pas trop ce qu’elle pensait de lui, mais ça ne devait pas être aussi glorieux.

Il cherchait dans l’autre partie blindée de son armurerie : le coffre-fort qui enfermait les armes. Il se baladait entre les étagères en fer. C’est en voyants les deux pistolets au milieu de toutes ces armes froides et sombre, si guillerettes et différentes qu’il se rappelait sa bêtise. Il explosa d’un rire franc, seul dans la pièce où même le bruit n’était pas convié. Il prit les deux automatiques [ou autre tu me dis si je dois modifier] avec un sourire fier et revint auprès de la brune. Rien que de revoir son arrogance de femme d’action dans ses yeux noisettes il se retint encore de la traiter d’un nom bien peu valorisant. Les deux armes dans son dos, un air espiègle sur le visage il plaqua subitement les deux pistolets sur le comptoir en métal, juste devant Tamara. Ils étaient repeints en rose bonbon. « Et voilà, j’ai limer un peu le canon, c’est pour ça qu’il se bloquait. L’usure, dit-il sereinement. Et comme je t’aime fort, je les ai customisé à ton image. Il ressemble presque à des jouets tu ne trouves pas. Ce que tu mérites quoi… » la regardait-il mutin avec un rictus narquois. Comment avait-elle osé me demander d’arranger ses armes rouillées comme si c’était un devoir sans que je ne me venge… Bon c’était un peu son travail, mais Vladimir avait trop tendance à l’oublier. « Les mêmes que Barbie ! » finit-il par chantonner avant d’éclater d’un rire presque mauvais et moqueur. « C’est cadeau, tu ne me dois rien... » croisait-il les bras avant de s’appuyer au mur, à tout juste un mètre du comptoir.

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COLONEL BADASS
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MessageSujet: Re: Des flingues pour Barbie (tamara, terminé)   Dim 23 Oct - 19:18

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Les flingues s’avéraient souvent être les meilleurs amis des agents de terrain, surtout ceux qui, comme Tamara Lond, aimaient travailler seuls. La jeune femme avait une sainte horreur de devoir se préoccuper d’une autre personne, au risque de perdre du temps et compromettre la mission. Elle avait ses méthodes et n’avait nullement envie d’avoir quelqu’un dans les pattes. Ça lui était pourtant arrivé, au début de sa carrière, de devoir faire équipe, mais c’était principalement une sorte de rite de passage. A présent, elle avait ses preuves depuis bien longtemps et pouvait faire un peu ce qu’elle voulait. La plupart du temps, elle choisissait ses missions, on lui laissait carte blanche, étant donné que ses échecs se comptaient sur les doigts d’une main.

Le pistolet étant donc le fidèle allié de l’agent de terrain, ce dernier se devait de s’assurer d’avoir les joujoux les plus efficaces qui soient. Quelle ne fut pas la surprise de Tam lorsque, en pleine mission, son flingue s’enraya, manquant non seulement de lui faire louper son opération, mais surtout de la faire tuer. Heureusement pour elle, la jolie brune avait plus d’un tour dans son sac, et elle s’était plutôt bien débrouillée pour venir à bout de la créature qu’elle avait traquée durant des jours. Elle était donc retournée au quartier général le lendemain dès la première heure pour faire arranger ça, amenant au passage son second pistolet à réviser.

Malheureusement pour elle, celui en charge des armes et leurs réparations n’était autre que l’agent Zaleska. Ce type, pour faire court, Tam ne pouvait pas l’encadrer. Bon, il était vrai que rares étaient les personnes avec qui l’agent de terrain s’entendaient, mais avec Vladimir, c’était physique. Dès leur première rencontre, au stand de tir, une sorte de rivalité s’était installée. Il fallait dire que tous deux excellaient au tir, l’agent Lond étant une ancienne sniper, elle n’avait rien à envier aux meilleurs tireurs du Département. Et Vlad étant un putain de macho, il n’avait clairement pas apprécié qu’une femme fasse un score aussi bon que le sien et que des collègues le lui fassent remarquer. Depuis lors, les remarques et les vannes fusaient dès qu’ils étaient dans la même pièce. Ils en étaient même venus aux mains une fois, alors que le russe avait dépassé les bornes avec ses remarques machistes voire carrément sexites et une main au cul. La tornade brune avait pété un plomb et lui avait collé une droite, qui lui avait été rendue. Des collègues avaient dû retenir le ruscoff pour éviter que l’un des deux ne finisse avec un nez cassé et des dents en moins. Et malheureusement pour l’un comme pour l’autre, ils étaient forcés de se croiser, somme toute assez souvent.

Tamara avait donc confié ses deux pistolets de service à ce cher Vladimir, ne manquant pas de lui glisser un « fais ton boulot pour une fois ». Oui parce que clairement, tout le monde savait que Vlad était bordélique comme c’était pas permis. Néanmoins, force était de constater que son taf était impeccable, mais ça, inutile de le préciser, il avait déjà bien assez la grosse tête selon la petite brune. Ce matin-là, l’agent de terrain était donc allée directement au « S.A.V » tenu par Zaleska, histoire de récupérer ses fidèles compagnons de mission, et les tester sur le stand, histoire de vérifier qu’il n’ait pas fait une petite blague de mauvais gout dessus. Après tout, ce sale con s’en ficherait pas mal si une collègue perdait la vie parce qu’il avait mal fait son taf ou avait voulu faire une farce, elle en était sure. Elle passa la porte, et eut, comme toujours, la mauvaise surprise de voir sa tronche tatouée.

-Y a pas à dire, chaque fois que je vois ta gueule, j’ai envie de vomir. Allez, rends-moi mes flingues.

Elle le regarda s’éloigner, s’accoudant dos au comptoir pendant qu’il regagnait son atelier. Soudain, elle l’entendit éclater de rire. Se demandant ce qu’il avait, elle ne put s’empêcher de lui relancer une pique.

-Qu’est-ce qu’y a ? Tu viens de comprendre une blague que ton pote t’a fait la semaine dernière ?

L’entendant revenir, elle se retourna, histoire de ne pas être surprise par encore une de ses blagues stupides. Tam haussa un sourcil, se demandant ce qui lui valait cet air et ce sourire fiers et satisfaits. Hélas, elle ne tarda pas à comprendre. Cet enfoiré avait repeint ses flingues en rose ! La jeune femme les fixa, bouche bée, avant de lever un regard noir vers son interlocuteur.

-Efface-moi ce putain de sourire de ta sale tronche ou je te pète les dents !

Elle souffla bruyamment en prenant l’un des deux pistolets en main.

-Franchement t’as quel âge pour faire des blagues de ce genre ? Allez bouge ton cul et donne-moi les mêmes, version normale. Je te laisse t’amuser avec la version Barbie, t’as l’air de savoir de quoi tu parles, je voudrais pas que tu sois frustré de pas les avoir.

Là, tout de suite, elle n’avait qu’une envie, c’était de lui coller son poing dans la gueule. Mais elle savait qu’il ne sentirait probablement rien, tandis qu’elle, malgré la rage, aurait surement un peu mal à la main. Il était donc inutile de se donner cette peine.

-Bordel mais ça leur arrive d’embaucher des gens compétents ici ou merde ?

A son tour, elle croisa les bras, se plantant en face de lui, le fixant d’un œil noir. Elle ne bougerait pas de là tant qu’elle n’aurait pas eu ce qu’elle voulait, et ce qu’elle voulait, c’était récupérer ses deux automatiques en état de marche et dans leur couleur d’origine. C’était trop demander que de vouloir récupérer des outils de travail tel qu’on les avait laissés ? Agacée de devoir perdre autant de temps, elle souffla une nouvelle fois en secouant la tête. Ce type avait quoi, la trentaine, et il se comportait comme un gosse de maternelle. Les mecs, tous les mêmes, au moins dix ans d’âge mental de moins que leur page physique. Qu’est-ce que c’était lourd !


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MessageSujet: Re: Des flingues pour Barbie (tamara, terminé)   Dim 23 Oct - 21:05

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Tamara lui fit une remarque adorable pour première parole de la journée, comme d’habitude. Elle lui partagea que de voir son visage lui donnait des hauts-le-coeur. Il avait simplement sourit accoudé au comptoir, d’un rictus figé. Il retenait juste sa langue. J’espère bien que ma gueule te fais vomir, car si c’était pas le cas, c’est moi qui vomirait. Manquerait plus que tu me trouves charmant. Il avait alors récupérer le petit bout de papier qui servait à conserver une traçabilité des armes qui circulaient à l’armurerie et entres les mains des agents. L’autre bout du coupon avec un numéro était sur les possessions déposées. Il revint soudainement tout guilleret. Il ne relevait toujours pas la remarque de la brune. Il était vraiment de bonne humeur et son coup allait frapper fort. Il l’avait tellement espéré. Il lança alors les hostilités, sur la table qui les séparait, si adorablement coloré d’acrylique rose. Il lui suffirait de frotter avec un peu d’eau et beaucoup d’huile de coude, mais ça il n’allait pas le lui dire. Pas tout de suite

Forcément, elle avait beuglé. Qu’elle les prenne et s’en aille sans un mot et là ça aurait été moi qui me serait mis à beugler. J’ai pas bougé d’un poils. Je la regardais amusé, les bras croisés et j’ai ressorti toute l’insolence que j’étais capable de dégager. Vous savez de toute ma demi-fratrie j’étais celui qui avait le plus une tête à claque. Rhooo la tête qu’elle tire ! Je m’en lasserais jamais. Si elle se voyait, je suis sûr qu’elle rirait autant que moi. J’en pouvais plus, j’étais plié en deux. Elle n’y croyait pas. Le moment où elle la prit en main, comme pour s’assurer que c’était bien réel, il était simplement magique. J’aurais du la filmer ! Tamara était hors d’elle. Prêt à mordre. Son langage, elle ne le ménagea pas pour lui dire ce qu’elle pensait de lui. Cela ne fit qu’étirer plus encore son sourire fier. Il attendit qu’elle finisse de cracher ses flammes et inspira calmement et relâcha tout en soupirant. « Le pire c’est que je suis compétent, tu le sais… Mais comme là-haut ils ont d’autre chat à fouetter que mon sexisme envers toi, on va pas aller me blâmer pour ça. Donc tu dois faire avec. C’est bête hein… » avait-il approché lentement son visage avant de se redresser rapidement. Faudrait pas que je lui laisse l’occasion de m’attraper…

Il posa la main sur les deux pistolets roses et les glissa légèrement sur le côté. Il posa devant Tamara le stylo qui était coincé derrière son oreille et posa une feuille A4 imprimée. C’était un formulaire. « Y’a pas de soucis, on va te les changer. Faut juste remplir ça. Y’a beaucoup de chose à rentrer. Le numéro de ton arme par exemple, et t’en a deux, donc ah ! » leva t-il le doigt comme touché par une illumination et se baissa pour venir poser une deuxième feuille. « Ensuite, on envoie ça plus haut et tu vas devoir attendre qu’ils s’occupent de ta demande quand ils auront le temps de se pencher là-dessus. Je peux me permettre de prendre la responsabilité de l’échange que quand c’est une urgence. Là, ce n’est pas une urgence, car c’est aussi à moi de remplir l’état de l’arme. Elle marche très. Elle passera pas en priorité. » Il attrapa le stylo et remplissait la plus grosse case en bas de la feuille. « Anomalie de revêtement. Utilisable » se mit-il a griffonner sur la feuille et la tourner à l’endroit devant Tamara. Il claqua le stylo sur le comptoir. « En attendant de pouvoir les changer tu vas devoir garder ceux là, ou te balader sans ce qui te donne l’impression d’avoir deux couilles… » et il se retenait de rire, alors il ricanait.

Il attrapa un des flingues rose et le tenait près de son visage, visant le plafond, tel James Bond. « Non mais regarde en plus, si tu les tiens bien comme ça, ça fait ressortir ton teint, approchait-il l’arme près de Tamara comme pour comparer les tons. Ah mais de fou. T’as meilleure mine d’un coup... » se mordait-il la langue pour ne pas rire.

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MessageSujet: Re: Des flingues pour Barbie (tamara, terminé)   Mar 25 Oct - 17:57

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Tamara n’en revenait toujours pas, ce sale petit trou du cul de Vladimir avait osé peindre ses deux automatiques en rose. Mais quelle enflure, sérieusement, quel genre d’abruti pouvait faire un truc pareil ? Et en plus il en rajoutait ! Il n’y avait pas à dire, il était vraiment l’une des seules personnes du Département à parvenir à la faire sortir de ses gonds aussi vite. Ses flingues, elle en avait besoin pour bosser, elle devait retourner sur le terrain l’après-midi même sinon l’objet de sa traque lui filerait sous le nez, ça faisait des semaines qu’elle faisait des recherches dessus avec l’aide d’un agent de liaison. Bras croisés, elle le toisa, sourcils froncés.

-Ouais, t’es compétent, faut le dire vite ! Ou en deux mots peut-être…

Elle l’avait regardé approcher son visage du sien, sans sourciller. L’idiot s’imaginait peut-être qu’elle essaierait de le choper. Mais non, si elle devait le faire, ce serait en le prenant par surprise. Alors qu’elle avait demandé à procéder à un échange pour avoir des armes aux couleurs normales, il l’avait narguée en expliquant bien par A+B que sa demande ne serait clairement pas prioritaire, étant donné que l’état de marche était parfait. L’agent Lond prit une lente inspiration, tentant de se calmer. Elle attrapa rageusement le stylo qu’il posa devant elle sur le comptoir, signa et le brisa en deux en le faisant passer entre ses doigts, avant de laisser les débris tomber sur le formulaire.

-Merci beaucoup ! Faudra que tu m’expliques comment tu peux parler de couilles alors que toi-même tu n’en as pas ? Ah attends –elle leva un index comme il l’avait fait, mimant une soudaine idée, affichant un grand sourire- ah oui, c’est vrai, je m’en tape !

Voilà à présent que ce charmant petit plaisantin se foutait d’elle, approchant l’un des pistolets de son visage pour lui dire que la couleur lui allait bien au teint si elle le tenait de cette manière. Pendant ce temps, elle tendit la main droite pour se saisir du second flingue, laissant parler son insupportable interlocuteur. Elle profita de cet instant de fanfaronnade pour lui arracher celui qu’il tenait près d’elle et lui asséna un violent coup de crosse dans la mâchoire. Tam commençait à connaître l’animal, elle savait qu’un tel coup lui vaudrait des représailles, aussi, ne demandant pas son reste, elle partit en courant, claquant la porte derrière elle. Elle pouvait l’entendre pester et rouvrir la porte rageusement. Elle décida donc d’essayer de mettre un peu de distance entre eux. Il saurait sans doute qu’elle voudrait aller au stand de tir, mais il lui faudrait avant tout se démerder pour faire partir cette immonde couleur de ses armes.

Courant à toute allure telle un chat poursuivi par un bulldog, Tamara rangea les pistolets les coinçant à sa ceinture, et choisit de passer par l’open space, où les nouveaux, et ceux qui étaient les plus sociables, avaient leurs bureaux. D’autres avaient un bureau fermé, comme Tam, Dewei ou Marvin. Entrant comme une fusée, elle attrapa la première chaise vide à sa portée, et dans un mouvement rotatif presque similaire à une pirouette de danse, elle la balança au niveau du visage de Zaleska, reprenant ensuite sa course, sautant par-dessus un bureau, s’aidant d’une main appuyée dessus, et faisant valser avec l’élan toutes les feuilles volantes présentes dessus. Tous les « stagiaires », comme elle aimait les surnommer, regardaient, l’air éberlué, la scène qui se déroulait sous leurs yeux. S’il était de notoriété publique au DLCEM que ces deux agents ne pouvaient pas se blairer, jamais ils ne se seraient douté qu’ils en viendraient aux mains… encore ! Mais entre eux, c’était physique, ça ne passerait jamais. En parlant de stagiaire, un petit jeune qui essayait de prendre des photos de la scène, eut le malheur de se trouver sur le chemin de la tornade brune, qui alors, l’attrapa par le coude et le jeta littéralement dans les bras de Vlad. Ce pauvre type se souviendrait sans doute longtemps de ce moment d’anthologie où il avait servi de projectile entre deux agents connus et respectés des Département. Sans se soucier de ce qui avait pu arriver à ce dommage collatéral, l’agent de terrain continua sa course infernale, croisant le regard de Marvin qui, sans doute entendant le remue-ménage, avait sorti le nez de son bureau. Il fallait dire que les exclamations fusaient dans tous les sens, à peu près autant que les insultes que ces deux pouvaient se balancer tout en courant. Au moins, ces bureaucrates avaient une démonstration du genre de choses qui pouvaient se passer sur le terrain. Certains agents, qui avaient déjà assisté à leurs prises de bec, se mirent à commenter depuis le bout de l’open space vers lequel se dirigeait Tam à toute allure.

« Tu crois qu’on arrête Vlad ? »
« Attendons encore un peu. »
« Il va la tuer s’il la chope… »




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MessageSujet: Re: Des flingues pour Barbie (tamara, terminé)   Sam 5 Nov - 13:23

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« Que tu le dises vite ou lentement, c’est pareil. En tout cas ça ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd » claqua avec insolence la voix de Vladimir. Un sourire carnassier apparaissait sur sa bouche. Il continua : « Hm… C’est dur de n’avoir rien d’autre qu’un joli cul et des flingues rose pour s’en sortir ici. J’espère que t’avale, ça pourrait que t’aider… » répliquait-il alors qu’elle avait suggérer de dire qu’il était simplement « con ». Il ne faisait pas dans la dentelle et c’était connu. Surtout avec Tam, il pouvait parfois être si affreux. Il aimait tellement la chercher et ne jamais lui laisser une minute de répit. Du moins, ça dépendait de son humeur et des jours. En ce moment, il était en forme. Un peu trop même. Les attaques et remarques continuèrent, si amèrement caché derrière de gentilles attentions. Ils continuèrent donc sur la même note. Il en rajouta une couche, puis elle aussi, allant jusqu’à lui dire qu’il était plus proche d’un eunuque d’un homme. Tamara réussit à lui arracher un petit rire nerveux. Il s’était replacé contre le mur, se retenant de lui dire ce qu’il pensait. Elle rêve que de savoir ce que je vaux. Bien sûr qu’elle s’en tape pas. Avoue le ma belle. Tu fantasmes sur moi. Moi je fantasme de te voir me supplier d’arrêter.

Il passa alors à une autre boutade. Très gentille en plus ! Je pensais à elle ! Franchement. Il argumenta que le rose de ses pistolets n’étaient qu’une bonne chose. S’il avait su qu’elle en avait besoin maintenant de ses pistolets, il aurait tellement ris. A un point qu’il ne s’en serait pas remis, plié en deux par terre. C’est alors qu’elle changea la donne de leur échange. Attrapant l’autre arme rose sur le comptoir, elle lui donna un coup dans la mâchoire. Et pas un petit. Vladimir tourna violemment la tête à cause du choc et en ouvrant sa mâchoire, il entendit un horrible craquement. Il releva lentement son regard vers Tamara qui avait préféré prendre la fuite. T’as raison ma petite parce… « Tu vas crever !!!! Salope ! » et d’un bond, il sauta par-dessus le comptoir, une main dessus. Il la poursuivit dans le couloir, cherchant maladroitement son élan et sa vitesse.

La lourde porte de l’armurerie claqua dans le couloir, annonçant comme le glas à Tamara déjà bien devant. Au bout du couloir, un homme charger de la surveillance, assis à une petite table observa d’abord Tam passer en courant, sceptique. Puis ensuite, il vit la carrure de Vladimir soulever l’air sur son passage et ses yeux prirent une expression plus proche de l’effroi. Il se disait bien avoir entendu l’armurier beugler, mais c’était une sale habitude même lorsqu’il était seul dans l’atelier. Il hésita à appeler le reste de la sécurité pour un « Code ruscoff » qui signifiait qu’il fallait maitriser Vlad. Lorsqu’il entrait dans une colère, il était difficile de l’arrêter si ce n’est en l’immobilisant, voir le rendant inutile. Souvent, c’était une bonne décharge électrique qu’il lui fallait. Après plusieurs mètres dans une course effréné, ils arrivèrent dans une partie des bureaux. La porte s’ouvrit sous le geste de Tamara qui fit sursauter une partie de l’assembler. Vladimir à son tour, arrachant la porte d’une de ses charnières dans son geste et une secrétaire hurla de surprise. C’était de la très mauvaise qualité les locaux bureaucratique. La brune se faufilait entre les tables. Il la poursuivait, poussant tout ceux qui se mettait sur son passage. Un jeune homme tomba au sol, bousculé avec violence par l’armurier de deux mètres et enragé.

Tamara lui jeta une chaise, il la balaya d’un geste du bras, presque pas ralenti dans sa course. Un jeune-homme du par contre faire un bond pour éviter le meuble qui venait d’être malmené. Ensuite, elle tenta de le semer en passant par-dessus des bureaux. Vladimir n’avait qu’à sauter et se croire dans une course de haie pour passer l’obstacle contrairement à Tam. Ce n’était donc pas la meilleure idée. Il traversa alors la nuée de papier administratif qu’elle avait créé. Il lui restait des feuilles plaqués sur le corps et retenues par la magie de la physique. Ensuite, elle prit un stagiaire. Ce dernier reçu le même sort que la chaise de bureau : il avait été envoyé sans ménagement sur le russe. Vladimir poussa violemment le stagiaire hors de son passage et le jeune-homme se retrouva brusquement plaqué contre une paroi en plastique qui séparait certains petits bureaux. Son nez en avait légèrement saigné et l’écran de son téléphone ressemblait à une mosaïque.

Une partie des agents de bureau, habitués à Vladimir, commentaient pas plus choqués :
« Tu crois qu’on arrête Vlad ?
_Attendons encore un peu.
_Il va la tuer s’il la chope…
_On devrait pas voir la sécurité et leur tazzer ?
 » ajouta un troisième qui s’invita dans la discussion. Vladimir avait réussi à grignoter la distance qui le séparait de la brune. Il tendit la main, et encore un petit peu. Un dernier effort et… Ses doigts se prirent dans les soyeux cheveux de Tamara. Il referma subitement la prise et tira en arrière. La belle fut soudainement freinée dans sa course. Tout le monde avait retenu sa respiration. La gazelle venait de se faire choper par le jaguar. On priait pour le sort de Tamara. Il l’avait attrapé, il ne lui suffisait plus que de décharger toute sa rage. Heureusement pour la victime, cela ne durera pas longtemps et il n’eut le temps de rien faire. Il se mangea violemment un coin de bureau dans le bas du ventre. Il fut arrêté net dans son élan, lachant Tam par la même occasion. Il poussa un grognement de surprise et de peur. Ce n’est pas parce qu’on sent rien, qu’on n’a pas peur d’y rester ou de sentir finalement quelque chose. Des fois ça déconne… Et il fut heureux de n’avoir rien senti.

Il ne perdit pas plus de temps et continua sa poursuivre. Il allait reprendre sa course effrénée, ayant à peine fait un mètre quand il entendit subitement : « Assomme le Tam ! C’est la seule solution. Pleine tête comme les zombies ! ». Vlad s’était arrêté net – une nouvelle fois mais de lui même cette fois-ci – pour fusiller le bureaucrate du regard. Il attrapa une corbeille à ses pieds brusquement et la lui balança avant de reprendre sa course. « Gare à toi si je me rappelle de ton visage. « Pleine tête », tu vas voir je vais t’en mettre du pleine tête… » parla t-il pour lui même en cherchant Tamara du regard.
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MessageSujet: Re: Des flingues pour Barbie (tamara, terminé)   Dim 6 Nov - 20:25

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-Hm, toi tu sais parler aux femmes, c’est surement pour ça que t’es un vrai Dom Juan ! lança-t-elle aussi ironiquement que lui.

Ce fut ses dernières paroles avant de lui asséner un violent coup de crosse rose et de détaler comme un lapin pour éviter de se retrouver le crâne écrasé contre le comptoir de l’armurerie. Tam avait cédé à son élan de colère suite aux irrespectueux propos de son très cher collègue russe, et elle savait que s’il l’attrapait, ce type totalement dénué de raison n’aurait lui non plus aucune maitrise sur ses pulsions et il n’hésiterait pas à la fracasser. D’ailleurs, la phrase qu’il lui hurla en se lançant à sa poursuite n’était pas composée de « mots en l’air », non, l’agent de terrain le savait. Heureusement pour elle, elle avait un sérieux entrainement physique qui lui permit de mettre une distance salutaire le temps d’atteindre l’open space. Là, une sorte de parcours du combattant s’engagea, mais qui permit à Tamara, tout en créant une sacrée pagaille dans cet espace d’ordinaire si calme, de tenter de retarder Vladimir. Elle put entendre la porte s’arracher de ses gonds alors que le ruscoff avait à son tour pénétré dans cette partie des bureaux. Elle put même entendre des exclamations de panique ou des cris, comprenant que certaines personnes avaient été bousculées, voire carrément propulsées hors de son chemin. Connaissant l’animal, ce n’était pas surprenant. Aussi, quelle idée de se foutre au milieu d’une course poursuite endiablée entre ces deux-là ? Malheureusement pour Tam, elle sentit que la distance entre elle et son assaillant s’était considérablement amoindrie, et avant qu’elle n’ait pu faire quoi que ce soit pour esquiver, elle se sentit tirée en arrière. Ce connard l’avait attrapée par les cheveux, lui provoquant au passage une sacrée douleur au niveau du cuir chevelu et des cervicales.

-Enfoiré ! lâcha-t-elle tandis que son élan avait été freiné, voire carrément inversé.

Mais dans la même seconde, quelque chose sembla avoir arrêté l’armurier. Tam profita de cet instant de battement et de son élan en arrière pour lui balancer un coup de genou dans le nez avant de tomber au sol et rebondir pour repartir en courant dans la même direction. Elle put remarquer, grâce à sa pirouette, qu’elle devait son salut à un coin de bureau que Vlad avait percuté violemment au niveau du bas-ventre.

Ça doit faire mal… Dommage qu’il n’ait rien senti ce sale con !

A ce moment précis, Tamara vouait une haine sans nom envers Vladimir. Il n’y avait probablement personne sur Terre qu’elle détestait autant que ce type. Franchement, s’il avait eu ne serait-ce que le moindre tentacule qui s’échappait de sa tête en faisant une créature mythologique, elle n’aurait eu aucun scrupule à l’abattre grâce à l’un de ses flingues si gentiment repeints en rose. Histoire de boucler la boucle. La belle brune put entendre les conseils que criait l’un de ses collègues, proposant d’assommer le russe. Ouais, sympa, elle le savait mais encore fallait-il pouvoir le faire ! L’agent de terrain avait reconnu la voix de son collègue et ami Marvin, et tourna furtivement la tête vers lui pour lui lancer un clin d’œil. Elle n’avait pas vraiment le temps de retourner un bureau dans la gueule de Vlad et puis surtout, il fallait avoir l’opportunité de le choper par surprise. Elle entendit d’ailleurs ce cher Zaleska répondre au pauvre bureaucrate, tandis qu’elle passait la porte pour quitter l’open space, effectuant une nouvelle pirouette pour fermer la porte, espérant ralentir encore l’armurier C’est là qu’elle vit, telle une lueur dans la nuit, un extincteur posé juste derrière la porte. Elle remercia intérieurement les pompiers de ne pas avoir décidé de faire leurs tests en ce jour sur le matériel. Elle attrapa donc la bouteille métallique et se tint prête à le lui écraser sur le crâne, histoire de suivre les conseils de l’informaticien et avoir la paix le reste de la journée. Il lui faudrait au moins ça pour tâcher de redonner leur couleur d’origine à ses neuf millimètres. Son cœur battait la chamade, pas tant à cause de la course poursuite, mais surtout parce qu’elle se disait qu’elle avait eu chaud aux fesses, il avait réussi à l’attraper tout de même, et sans la présence opportune de ce coin de bureau, son sang et sa cervelle seraient probablement en train de dégouliner sur le sol de l’open space. Cette idée fit frémir d’horreur la jeune femme, s’imaginant la tête prise en étau dans les mains de ce taré de ruscoff qui lui aurait alors brisé le crâne en deux aussi facilement que s’il s’était agi d’une noix.



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MessageSujet: Re: Des flingues pour Barbie (tamara, terminé)   Dim 18 Déc - 16:56

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Tam & Vlad

La guerre venait d’être déclaré à l’armurerie. Vladimir avait échaudé la jeune-femme et cette dernière avait porté le premier coup. Elle eut l’intelligence de courir avant  même de se demander s’il allait répondre. C’était évident, mais le doute était dans : est-ce qu’il s’arrêterait dans son geste ou irait jusqu’à ce que mort s’en suive ? Vu le pourcentage de risque pour qu’il arrive à la deuxième solution il était plus instinctif de ne pas attendre la preuve du contraire. Elle s’était mise à courir et il l’avait suivi comme une bête sauvage et en pleine rage après avoir grogner des menaces. Ils avaient surpris quelques personnes dans les couloirs et avaient imposé une pause dans le travail pour ce qui était du service bureaucratique. Ils avaient déboulé en trombe dans l’open-space. Elle avait tenté de le semer en lui jetant des objets voire des gens afin d’obstruer son chemin, mais en vain. Il était comme insubmersible, ou peut-être simplement plus fou qu’elle ne pouvait l’imaginer. Une chaise ou un stagiaire, vu l’état dans lequel il était, c’était la même chose. Il s’en débarrassa sans ménagement. Le meuble avait rebondi sur un bureau et une ravissante femme en tailleur l’avait évité de peu en bondissant sur le côté et renversant son café sur son supérieur. Le stagiaire, il avait laissé de son A.D.N. sur la paroi séparatrice de box.

La course entre le prédateur et le gibier continuait dans l’immense espace qui ne servait qu'à une partie de l’administration. Des gens les connaissaient parmi les têtes qui dépassaenit des tables ou de derrière les portes des grands bureaux, salle de réunion, … Ils discutaient, partageaient, s’inquiétaient et même certains s’osaient à donner des conseils à Tamara. Cela n’avait pas plus au russe tatoué aussi haut qu’un géant, digne personnage d’un Mary Shelley. Il le lui fit comprendre. Il y eut ensuite ce moment où il l’avait presque eue, mais malheureusement trop concentré à vouloir dévorer sa proie, il ne fit pas attention aux obstacles. Il fut arrêter dans son élan et l’agent lui avait échappé. Puis l’autre qui en rajoutait une couche. Il eut bien de la chance de s’en sortir avec si peu de remontrances de la part de l’armurier.

Tamara avait disparu. Plus personne n’osait bouger ou respirer tant que le monstre était encore dans la place. Il la cherchait, sa victime du jour. Celle qu’il se retenait de frapper depuis bien trop longtemps. L’agent Lond. Une porte se ferma et Vlad tourna brusquement la tête en direction du bruit. Un bond par-dessus le bureau et il se rattrapa en catastrophe. Il ne sentait pas réellement la douleur, mais bien une gêne dans le haut de sa cuisse gauche. S’il ne s’était pas déloger le fémur, c’était une chance. Sûrement un nerf du mouvement en mauvaise posture. La bonne blague. Tout le monde se poussait de son chemin, de peur d’être utilisé comme projectile. Vladimir ouvrit la porte plus vite qu’il n’avait abaissé la poignée. En carton-pâte, le cadre de la porte se décrocha en partie arraché par la clanche. Il était dans le couloir, juste sa tête dépassait. Il ne l’avait pas encore vu. Il regardait à droite, puis tourna la tête dans l’autre sens.
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MessageSujet: Re: Des flingues pour Barbie (tamara, terminé)   Jeu 29 Déc - 0:45

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Tam & Vlad

Tam attendait, le cœur battant la chamade, derrière la porte, dans le couloir, adossée au mur, l’extincteur dans les mains en position d’attaque. Dès qu’il passerait la porte, Vladimir se recevrait la base du cylindre métallique en pleine poire et avec élan, ça, c’était certain. Malgré tout, l’agent de terrain avait une petite appréhension, parce qu’elle savait que si elle se loupait, elle prendrait cher… très cher ! En temps normal, sur le terrain, elle n’avait aucun scrupule à fracasser les tronches des créatures mythologiques qu’on l’envoyait chasser pour la sécurité des civils, mais là, il s’agissait quand même d’un humain, aussi taré soit-il… Il fallait qu’elle dose sa force pour juste l’assommer, et sans lui fissurer le crâne… Pas forcément facile ! D’autant que l’adrénaline pulsait. L’agent Lond pouvait entendre les pas de son terrible collègue marteler le sol, et les bruits se faisant de plus en plus rapprochés, nul doute que d’ici quelques secondes, ils seraient de nouveau nez à nez.

Quand elle pensait à la violence avec laquelle le russe avait réussi à balancer les divers bureaucrates se trouvant sur son passage, elle ne pouvait s’empêcher que s’il avait été moins cinglé, il aurait été un atout de taille sur le terrain. Mais d’une part, avec ses tatouages de partout, il n’était pas très discret, et l’instabilité de son comportement en faisait une bombe à retardement, et c’était assez dangereux pour le Département. La petite brune avait entendu son ennemi s’arrêter au milieu de l’open space, sans doute la cherchait-il. Puis, surement après avoir entendu la porte se refermer derrière elle, il en avait déduit sa localisation et avait repris sa course effrénée. Tamara prit une grande inspiration et bloqua l’air dans ses poumons.

La porte s’ouvrit à vive allure, assez pour se décrocher tant l’individu était une brute, et la tête de Zaleska passa par l’embrasure. Par chance, il tourna d’abord la tête du côté opposé où Tam se trouvait, ce qui lui laissa le temps de prendre de l’élan supplémentaire avec son extincteur. Et alors que Vlad tourna son visage de l’autre côté, l’énorme bouteille métallique vint s’abattre avec force et violence sur son crâne. L’agent Lond avait frappé de toutes ses forces. Le ruscoff tomba donc assommé sur sol dans un bruit sourd, et la jolie brune put reprendre sa respiration après avoir lâché tout l’air de ses poumons, avec un certain soulagement. Elle enjamba le corps de son « ennemi du moment », pour passer par le trou laissé béant par la porte à moitié arrachée.

-Quelqu’un peut appeler l’infirmerie pour venir le ramasser ?
demanda-t-elle.

-C’est déjà fait, on se doutait bien que l’un de vous deux en aurait besoin… lança maladroitement un des collègues.

Tam haussa les épaules, posa l’extincteur au sol et traversa l’open space. Là, on pouvait en entendre certains commenter la scène incroyable qui venait de se dérouler sous leurs yeux, d’autres réclamaient le montant de leur pari. La brune secoua la tête, et regagna son bureau. Il lui faudrait faire un rapport ce qui venait de se passer avant de pouvoir partir en mission… Avec des flingues roses !

Putain…

Pour le coup, même si lui envoyer un bon coup d’extincteur dans la gueule avait un peu soulagé Tam, ça la saoulait vraiment de devoir se coltiner des pistolets de Barbie… aussi efficaces soient-ils. Elle n’impressionnerait personne avec ça, c’était certain. Mais bon, tant qu’ils étaient efficaces, c’était le principal, non ? Et puis le petit côté fun, c’était de se dire que lorsqu’il reprendrait connaissance, Vlad aurait surement une bonne migraine. Il ne sentait peut-être pas les coups, mais une bonne migraine, ça devait bien lui arriver de temps en temps, non ? En tout cas, c’était bien ce que l’agent de terrain espérait. A bien y réfléchir, elle ne savait pas vraiment à quand remontait l’animosité qui existait entre eux deux. Sans doute qu’il avait faire une réflexion machiste la première fois qu’il l’avait vue, et que comme Tamara avait tendance à ne pas se laisser faire et à dire ce qu’elle pensait, elle l’avait probablement rembarré avec son franc-parler habituel. C’était ensuite devenu une sorte de rituel, chaque fois qu’ils se voyaient, ils ne se loupaient pas. Aujourd’hui, ils en étaient venus aux mains, preuve que les choses avaient dégénéré. Que serait la prochaine étape ? Il ne fallait pas qu’il y en ait…




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MessageSujet: Re: Des flingues pour Barbie (tamara, terminé)   Ven 30 Déc - 18:45

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Il tourna la tête, vit la chevelure de Tam d’un noir profond et ensuite une chose non identifiée. Après, ce fut le même noir profond que les cheveux de l’argent Lond. Plus rien. Il s’écroulait au sol, inconscient. Elle avait bien visé et mis la force qu’il fallait. C’était limite si on avait pas applaudi dans les bureaux. L’infirmerie était déjà appelée, on récupérait l’argent des paris et les rares qui avaient misé sur la brune fut bien content de toucher leur butin. Personne ne s’attendait à ce que Tam arrive à bout de la bête, surtout dans les locaux. Elle l’avait fait proprement ou presque, si on oubliait la moitié des locaux qu’ils avaient soulevé sur leur passage.

Vladimir fut ramassé, ses pieds dépassant de la civière et directement amené à l’infirmerie. Dans un lit d’un box, en observation, on en profita pour lui faire une prise de sang. L’infirmière s’attendait à ce que le tube d’hémoglobine soit de couleur fluo. Elle l’envoya au labo. Histoire de se faire un constat du niveau de produit illicite dans son sang. Il avait peut-être baissé. Ou augmenté. Ou alors de nouveaux composants seraient présents pour en remplacer d’autre comparé à son dernier relevé. On avait toujours des surprises avec lui. Au bout d’une bonne heure, il se réveilla en sursaut. L’infirmière était entrain de le prélever et retira tout juste l’aiguille. Ses yeux étaient injectés de sang et à serrer si fort ses dents on les entendait grincer. Il porta une main à sa tête qui lui faisait un mal de chien. « Où elle est ?  » hurla t-il, commençant à tirer sur les lanière en cuir qui le retenait au lit. « Putain Mary détache moi !!! » parlait-il à l’infirmière, la menaçant de son regard de fou. « Calme toi Vlad. T’es à l’infirmerie, détacha t-elle bien chaque syllabe. Ca va aller. Je vais bien m’occuper de toi comme d’habitude. Tu peux me faire confiance.
_Pourquoi j’suis là ? Elle est où l’autre salope !!! » avait-il hurlé. L’infirmière fit glisser son tabouret jusqu’au chariot scellé de médicament et attrapa une seringue qu’elle avait posé au-dessus, juste derrière une boite de compresse. Il ne la regardait même pas. Il persistait à vouloir faire céder les liens en tirant dessus. Elle revint vers lui. « Ne me dis pas qu’elle m’a foutu à terre ! Je vais la buter ! Je te promet que je vais l’exploser et si tu ne me détache pas je te démonte ta gueule aussi ! Détache moi !!! » et un des bracelet de cuir ceda. L’infirmière ne cacha pas sa surprise, même si elle s’y attendait. Ce n’était pour rien qu’elle était allé chercher la seringue. Il lui attrapa le bras et elle ne réfléchit pas. Elle se laissa entrainé par la poigne de Vlad et s’assit sur lui, lui plaquant le visage sur le côté avant d’enfoncer l’aiguille dans la jugulaire. La seconde d’après, il reparti dans les limbes à cause du calmant. L’infirmière soupira de soulagement. « Il s’en remettra jamais… » pensa t-elle tout haut avant de vaquer à nouveau à ses occupations. « Ah oui, le sang au labo ! »
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