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 (hot) [La Nouvelle-Orléans 03/10/2016] Something has changed (terminé)

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COLONEL BADASS
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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: (hot) [La Nouvelle-Orléans 03/10/2016] Something has changed (terminé)   Jeu 9 Fév - 18:46



Something has changed





15/11/16

Egal à lui-même, le fils de Mars ne manqua pas de rappeler à sa chère et tendre que si elle trouvait les clowns flippants à l’époque de leurs quatre-cents coups d’enfance, c’est parce qu’elle avait insisté pour regarder ce fameux film d’horreur dont le grand méchant était un clown. Elle éclata de rire en repensant à la nuit blanche qu’elle lui avait fait passer dans sa chambre, sursautant au moindre bruit de l’extérieur et chouinant derrière ses mains camouflant son visage des « il va arriver ! » complètement paniqués.

-Oui, ben ça m’a endurcie, maintenant je n’ai plus peur de rien. Et puis te moque pas, je voulais t’impressionner en regardant un film d’horreur. Résultat, tu as eu matière à te moquer de moi pendant des lustres.

Le « Penseur » n’avait pas changé, il pensait toujours autant et faisait mine d’être la voix de la sagesse. Il parlait à présent de toutes ces vieilles choses entassées dans des cartons qui rappelaient une ancienne vie.

-Oh tu sais, si j’avais jeté tous mes vieux cartons, tu n’aurais jamais pu mettre ton nez de « Penseur » fouineur dans mon vieux journal
, glissa-t-elle avec un sourire en coin.

Une fois arrivés dans l’un de leurs « repères secrets », ici étant le « lac mystérieux », qui en réalité n’était qu’un bras de fleuve qui n’avait rien de mystérieux si ce n’était ce qui se trouvait sous la vase et les végétaux aquatiques, Tam s’empressa de montrer ses progrès en matière de ricochets. Mais soudain l’esprit d’Haytham sembla absorbé par tout autre chose, et elle ne tarda pas à le rejoindre, à son invitation, pour en savoir plus.
Ainsi donc, le demi-dieu avait songé que sa passion pour la cuisine aurait pu se transformer en carrière professionnelle. Ce qui en soit était loin d’être une mauvaise idée, et s’il n’y avait pas eu le « truc » en préparation, Tamara l’aurait vivement encouragé à suivre sa formation immédiatement. Mais à l’heure actuelle, leur vie avait pris un virage totalement inattendu, si bien que tout projet devait être mûrement réfléchi. Cela faisait partie des raisons pour lesquelles Tamara Lond n’avait jamais voulu avoir d’enfants. Faire ce que l’on voulait sur un coup de tête, sans avoir à se poser mille et une question était bien plus exaltant que de devoir planifier chaque minute de chaque heure de chaque jour de l’année. Et c’était précisément ce qui allait leur arriver ! Elle qui n’était organisée que pour les missions, n’ayant jamais vraiment eu besoin de l’être dans sa vie personnelle, voilà que tout prenait un sens différent… Et la vérité était qu’elle détestait ça.
Lorsque sa petite amie parla de la notion de « temps », l’Irlandais sembla soudain revenir à la réalité, et la lueur de déception dans son regard fit mal au cœur à Tam. Elle ne voulait pas lui faire de peine ni lui faire penser que son projet n’était pas réalisable, bien au contraire, elle voulait qu’il s’épanouisse, seulement, elle ne voulait pas qu’il le fasse en la laissant seule à gérer le mini quatre-quarts. Etre mère au foyer, voilà bien un job pour lequel l’ex agent de terrain n’était absolument pas faite. Hay sembla littéralement tomber des nues lorsque la petite brune dans ses bras lui exposa ses petites craintes quant à ce projet, que cependant elle soutenait. Il eut soudain l’air de penser, et d’accepter, que c’était foutu, qu’il devait se consacrer à sa petite famille qui s’agrandissait, qu’il verrait plus tard. Mais voir cette déception déchirait le cœur de Tam.

-Eh, ma Guimauve, ça va le faire. Si tu y tiens vraiment, on l’ouvrira, ton restaurant. Ce n’est pas une mauvaise idée, c’est bien que tu l’aies eue maintenant, comme ça, on aura le temps de tout planifier et ainsi, quand ce sera le moment, on sera prêts, TU seras prêt et ce sera parfait. Et tu sais quoi, je mettrai même une robe pour l’occasion si tu veux.

Oui bon, là elle s’emballait peut-être un peu. Un excès soudain de bonne humeur lui faisait parfois dire des choses qu’elle regrettait dans la seconde.

-Euh… pour la robe on pourra négocier pas vrai ? demanda-t-elle avec un petit froncement de nez. Et puis si on repart à New York, t’es pas obligé de reprendre un boulot tout de suite, c’est pas comme si on était dans l’urgence. On n’a pas de soucis financiers, on a cette chance alors autant ne pas se mettre la pression. On va déjà tellement en avoir avec ça… Enfin le « truc » quoi. Lui ou elle, il va nous en bouffer du temps.

Elle songea au fait que sa propre mère avait eu besoin de l’aide d’Eileen, la mère d’Haytham pour s’occuper d’elle. Bon, il était vrai aussi que Victoria avait une santé fragile et qu’elle avait eu beaucoup de mal à se remettre de son accouchement. Tamara était bien plus solide, mais contrairement à sa mère, c’était l’instinct maternel qui lui manquait.
Entre parler Hay de New York la fit sourire. C’était vrai, elle adorait cette ville, « la ville qui ne dort jamais ». Elle était si grande, si peuplée mais en même temps on pouvait ne pas rencontrer les gens si on ne le voulait pas, on pouvait vivre aussi bien la nuit que le jour, c’était parfait.

-Oui, on pourrait faire ça, mais n’oublie pas une chose, un minuscule détail qui a son importance : on est recherchés tous les deux. Il faut que je trouve un moyen pour brouiller les pistes. Et puis sinon, on trouvera bien. Si c’est pas New York, ce sera ailleurs, moi je m’en fiche du moment que je suis avec toi. Bon, si on peut éviter la Sibérie ou le pôle sud ça me va aussi.

Elle sourit pour lui montrer que ce n’était pas la peine de se prendre la tête pour ça.

-Oui, je serais plus rassurée si on attendait que le truc ait un peu grandi… Comme ça Mamie Victoria pourra nous apprendre plein de trucs pour qu’on soit au taquet, enfin surtout à toi, ajouta-t-elle avec un clin d’œil. Moi je risque surement de l’oublier dans le sèche-linge ou un truc comme ça, acheva-t-elle comme pour elle-même avec une petite moue qui tordait ses lèvres sur le côté.

Malgré ce qu’il disait, Tamara voyait bien que cette idée de restaurant lui tenait à cœur. Sa main toujours sur la joue du fils de Mars, l’autre main libre vint trouver la sienne pour s’entrelacer dans ses doigts.

-Ecoute, je te promets que si c’est ce que tu veux, on y arrivera, tu l’auras ton restaurant, et je parie même qu’il sera hyper populaire et que tout le monde s’arrachera tes petits plats. Et y a intérêt à ce qu’il y ait du gratin dauphinois. Alors rien n’empêche d’y réfléchir et de préparer un plan d’action. OK ? Ne lâche pas l’affaire juste parce qu’il y a un petit contre-temps à quatre pattes et en couche-culotte qui va débarquer dans nos vies.

Et vu les coups de pieds qu’elle se prenait, Tam ne pouvait plus nier sa présence, à ce petit « truc » qui semblait déjà être bien assez grand pour manifester sa présence. En sentant les mains de son père sur le ventre de sa mère, il se retourna à nouveau pour être au plus près des dites mains, alors que le Marsien rassurait sa compagne, en proie à un petit instant de faiblesse.

-Oui, tu as raison, quand on est tous les deux, on est intouchables. Moi aussi je t’aime, Hay. La vie n’avait pas de sens sans toi.

Tam blottit sa tête dans le cou du demi-dieu, le serrant dans ses bras, quasiment allongée contre lui.

-En tout cas, le « truc » il t’aime bien, il est prêt à me retourner les boyaux pour venir contre tes mains. Tu crois qu’il va bouger comme ça tout le temps ? Maman avait l’air de dire que ça montrait qu’il était en forme, la vache il est carrément hyper actif ! lança-t-elle en regardant le ciel.

Ses paroles n’étaient pas du tout teintées de mauvaise humeur, simplement elle faisait part au futur papa de ce qui se passait à l’intérieur.

-Je suis sure que là il réclame un morceau de cookie.

Joignant le geste à la parole, elle attrapa la petite serviette en papier contenant quelques cookies en forme de pistolet qu’elle avait posée sur le tronc d’arbre couché, et ne tarda pas à croquer dans un petit gâteau dont elle tendit l’autre moitié à son homme.

-Il faut que tu prennes des forces pour me supporter jusqu’à ce soir, mon amour. Et puis n’oublie pas que cet après-midi on doit aller acheter du déca, des tonnes de déca pour que je puisse boire du café sans qu’on me regarde comme si je commettais un crime, déclara-t-elle tout sourire. Et euh… je me suis peut-être un peu vengée sur tes oréos hier soir, alors je serais toi, je referais le stock, ajouta-t-elle avec un air aussi innocent que possible.




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MessageSujet: Re: (hot) [La Nouvelle-Orléans 03/10/2016] Something has changed (terminé)   Sam 11 Fév - 17:41

Something has changed
La Nouvelle-Orléans
Hay ✧ Tam


Le regard rivé sur l'horizon, Haytham Cassidy songeait au futur. Certains parlent de faire des projets sur la comète et à cet instant précis l'expression prenait tout son sens. En effet, à peine énoncer le projet d' Haytham rencontrait quelques obstacles auxquels il n'avait de toute évidence pas pensé. En même temps, bien que l'intention soit bonne, il faut avouer qu'hormis la consultation de quelques sites par-ci par-là, le demi-dieu n'avait pour ainsi dire pas assez construit son projet pour entrer dès à présent dans la phase « maturation » phase essentielle menant à la plénitude du projet. Plus que l'envie de cuisiner, il était question pour Haytham de commencer à concevoir un avenir, de prendre une voie non-dissidente, d'avancer non pas sur des charbons ardents mais bel et bien sur une voie praticable. Bien sûr, il y a eu l'armée, une voie certes un peu moins praticable que peut l'être la restauration, mais une profession tout aussi légale. Car oui, c'est bien de légalité dont on parle. Plus que l'envie de bien faire, en agissant de la sorte Cassidy espérait aussi et surtout ne pas sombrer à l'appel de la facilité, mais plus encore ne pas retomber dans de vieux travers. Cette vie qui n'en demeurait pas moins proche, était derrière lui, mais pas assez pour qu'il ne puisse se résoudre à résister convenablement à la tentation. Une tentation en entraînant une autre, Hay craignait aussi de se laisser happer par l'appel de la bouteille. Et voilà qu'à son tour, il se laissait entravait par le doute, alors qu'il avait quelques secondes auparavant tenté de le dissiper auprès de Tamara. Cette dernière, qui percevait la déception de son compagnon après son petit discours, se sentait au moins autant coupable que lui, qui n'avait pas assez réfléchi, un comble pour le Penseur.

« - Je sais mais… » Pas de, mais dans la bouche d'une Tamara Lond à nouveau combattante encline à l'espoir et à la réalisation de ce projet qui semblait tant lui tenir à cœur. Elle se permit même une once d'humour en évoquant l'hypothèse de porter une robe, lorsqu'il sera prêt. Une proposition qui fit légèrement sourire le beau brun. « - Je me méfis avec toi, surtout lorsqu'il est question de robe ! Tiens la preuve, tu essaies déjà de négocier. » L'avenir continua à monopoliser la conversation, un avenir qui s'exportait dès à présent en terres new-yorkaises. Tam avait raison dans le fond, ils n'étaient pas en situation d'urgence concernant l'aspect financier et de ce fait, le demi-dieu n'avait pas à se sentir obligé de reprendre le boulot tout de suite. « -Je crois que tu as raison, je me prends trop la tête et pour rien en plus. Je pense, je suis même certain que l'on ne devrait pas trop se projeter. Le truc va nous obliger à vivre l'instant présent et ce n'est peut-être pas plus mal en fait ! » Comment faisait-elle ? Était-elle pourvue d'un pouvoir ? Ces interrogations semblaient légitimes au vu du retournement de situation. Ou alors peut-être que Tamara connaissait tellement bien son Penseur qu'il lui était, de ce fait, très facile de trouver les bons mots pour le rassurer et pour que l'aigreur dans son cœur n'ait aucune chance de perdurer. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cela fonctionnait et que cette réalité difficile à encaisser semblait à présent moins austère à Haytham qui n'en demeurait pas moins en alerte à présent.

« -Oui on pourrait retourner à New-York et vivre normalement. Si on se fond dans la masse, personne ne nous traquera Tam. Écoute, je vais tenter de trouver une solution ok ? C'est moi qui t'ai foutu dans la merde, c'est donc à moi d'assurer. J'ai d'autres amis itinérants dans le coin, ils sauront nous aider à brouiller les pistes. Et puis j'ai dit New-York certes, mais rien ne nous empêche de vivre à l'extérieur de la ville. Mais stop, je suis encore en train de faire des plans sur la comète. On retourna à New-York, c'est une certitude et personne ne nous traquera, je te le promets. Et quand bien même cela devait arriver, je ne laisserai personne, vous approchez. Enfin pour la Sibérie, je ne te cache pas que là, à chaud, c'est tentant. » Il se tue pour jauger sa réaction. De toute évidence, il était bon comédien, tellement qu'il dut se résoudre très rapidement à rattraper le coup. « -Tam, je plaisante. C'est une blague, certes pas drôle, mais c'est une blague ! » Il éclata de rire, un rire qui balayait peu à peu les appréhensions et la tentative presque désespérée de se trouver une porte de sortie pour assurer un avenir déjà oppressant. « -Mamie Victoria va nous former pour que nous soyons au taquet. Tu verras à nous deux, on sera au top, j'en suis sûr. » Leurs mains se retrouvèrent à nouveau, et leurs doigts s'entrelacèrent avec harmonie soulignant le fait que ce geste aussi futile soit-il avait avec eux de véritables vertus d'apaisement. « - Oui, j'ai grillé des étapes, mais je n'ai pas le droit de couper le moteur parce que le feu est rouge pour le moment. Je vais attendre, faire preuve de patience et mûrir ce projet, notre projet. Ce restaurant, je veux que tu en fasses partie Tam. Je ne sais pas encore comment, mais tu auras ta place. Peut-être que je concevrais tout un menu à ta gloire ! Oui imagine ! La salade spéciale, l'omelette de compet, le gratin dauphinois et la tarte tapin. Il envoie du rêve ce menu hein ? Aller, ne dis pas non, je suis sûr que toi et le truc, vous en salivez déjà ! Hein bonhomme ?! Tu entends ?! »

Puis, lorsqu'il comprit que rien n'était impossible, juste à remettre à plus tard, il s'en voulut d'avoir regretté ne serait-ce qu'un court instant, l'arrivée du bébé. Ce petit être, qui de toute évidence semblait apprécier les mains de son père contre le ventre de sa mère, n'avait rien demandé et ne pouvait être pointé du doigt à la moindre difficulté. Il fallait se reprendre et vite, grandir même, délestant l'époque des aventuriers en culotte courte pour celui des parents d'un futur aventurier en culotte courte. Cette pensée fit d'ailleurs sourire le demi-dieu qui se plaisait à imaginer le bonhomme qu'il sentait encore contre le ventre de Tam. D'ailleurs, elle-même, certainement moins amusée, tentait d'imaginer comment serait ce petit truc qui lui assénait quelques coups pour faire acte de présence. « - Je suis content de savoir que le petit truc m'apprécie, je ne suis pourtant pas un gars facile c'est le moins que l'on puisse dire. S'il bouge trop, je lui chanterai des chansons paillardes ça va le calmer ! Hein bonhomme, tu entends ?! » Et selon les dires de Tam qui semblait de bonne humeur et ce même en évoquant le bébé, ce dernier réclamait peut-être un bout de cookie. « -Ca prouve qu'il aime ma cuisine lui aussi. » Tamara se délesta d'un cookie en mangea la moitié et tandis le reste au demi-dieu qui s'en saisit aussitôt.

« -Si je dois te supporter jusqu'à ce soir c'est plus d'un cookie qu'il me faudra. » dit-il tout sourire avant de se prendre une tape sur l'épaule. « -Aie ! » lança-t-il sans douleur. « - Tu entends bonhomme, ta maman n'est même plus réceptive à mes blagues pourries à l'inverse pour ce qui est du déca hein ! Et attends… Quoi ?! » Un crime de lèse-majesté venait d'être commis et nul doute que l'intéressé demandera réparation sous peu. L'air faussement outré, Hay demanda donc à l'ex agent de terrain, de réitérer ses paroles afin d'être sûr d'avoir bien entendu. « -Tu as quoi ? Tu t'es vengé sur MES oréos. C'est presque une déclaration de guerre là ? MES oréos ?! Pas le choix, tu me dois le paquet de double-crème ! Là plus aucune négociation n'est permise. Et tu sais quoi, rien que pour t'embêter, je vais acheter ceux au beurre de cacahuète. Je sais que tu les délestes ! » Il resserra un peu plus son étreinte, le sourire ne le quittait plus à l'inverse des petits tracas qui l'avait ébranlé plutôt. « -Le problème c'est que si je refais mon stock tu vas me le plomber en moins de deux. Je commence très sérieusement à douter sur le sexe du bébé là ! Ce n'est pas possible, c'est une petite Tamara qui pousse à l'intérieur ! Princesse, tu attestes ?! » dit-il en caressant le ventre de sa chérie. « -Si ça se trouve c'est une fille et moi je l'appelle bonhomme depuis le début ! »
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COLONEL BADASS
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MessageSujet: Re: (hot) [La Nouvelle-Orléans 03/10/2016] Something has changed (terminé)   Lun 13 Fév - 22:50



Something has changed





15/11/16

Tamara tenait à rassurer son cher et tendre quant à son projet de restaurant. Il était clair qu’elle approuvait la démarche, au vu du talent nouvellement acquis qui était le sien et surtout à l’étincelle dans son regard qui prouvait que c’était un projet qui lui tenait à cœur, et non simplement une lubie. Seulement, elle lui avait fait remarquer, et il l’avait compris, que le moment était mal choisi pour se lancer dans une telle entreprise alors qu’ils étaient sur le point d’avoir un enfant, qu’elle-même serait incapable de gérer ça sans lui, d’ailleurs elle n’en avait aucune envie et elle le lui avait fait savoir dès le premier jour où ils s’étaient mis officiellement ensemble. Hay avait compris que Tam était de son côté, que le projet se ferait, qu’il avait le soutien de sa petite amie, mais que la seule chose qu’elle demandait, c’était un peu de temps, au moins attendre que leur progéniture ait besoin d’un peu moins d’attention. L’ex agent de terrain avait déployé tous les arguments possibles pour montrer à l’Irlandais que ce serait tout à fait possible à réaliser, et qu’elle serait derrière lui, elle avait même avancé qu’elle porterait une robe pour l’inauguration, et se rendit compte qu’elle avait surement parlé un peu vite, parce que s’il était un vêtement qu’elle détestait porter, c’était bien des robes.

-Oui bon… peut-être qu’une jupe et un joli chemisier feraient l’affaire ? Une jupe du genre très courte et un chemisier du genre très décolleté ? argumenta-t-elle avec un sourire forcé.

Enfin, le « Penseur » en lui reprit le dessus, et le sourire de Tam s’intensifia en sincérité en l’écoutant dire qu’il allait arrêter de se prendre la tête.

-Mais oui, voilà. Vivons au jour le jour. Carpe diem, comme dirait l’autre. On n’a pas besoin de se poser mille et une questions, on n’a qu’à… juste vivre et on verra.

Rien que d’essayer de s’imaginer avec le truc et sa face fripée dans les bras, Tam en avait la nausée tant ça l’angoissait. Elle prit une profonde inspiration. Maintenant qu’Haytham était rassuré, ce n’était pas le moment de se remettre à flipper. Le demi-dieu semblait un peu trop optimiste quant à la possibilité de simplement se fondre dans la masse à New York. La petite brune secoua doucement la tête.

-Si seulement c’était si simple… Ma Guimauve, je crois que tu sous-estimes le DLCEM. Non, tant qu’on n’a pas trouvé un moyen de clarifier la situation avec eux, c’est hors de question qu’on prenne le risque d’y retourner. Et s’il t’arrivait quelque chose ? Je ne me le pardonnerai jamais. Et je te pardonnerai jamais non plus de m’abandonner avec le truc. Alors t’as plutôt intérêt à être en forme les dix-huit prochaines années.

Elle écarquilla les yeux en l’entendant dire que la Sibérie pourrait être envisageable. Lorsqu’enfin il éclata de rire justifiant que c’était une blague, elle se détendit.

-Mouais… Quant à la Sibérie… hummm… si tu trouves le moyen de me réchauffer, je dis pourquoi pas.

Sourire aux lèvres, leurs mains se lièrent, elles se trouvaient toujours. Le fils de Mars assura qu’il voulait que sa petite amie fasse partie du projet, il cita même des éléments d’un menu spécial. Tam éclata de rire.

-Oh, on pourra l’appeler le « Menu colonel Badass » ! Et puis pour celui du Captain BG, tu pourras créer un dessert Oréo !

Si être enceinte était vraiment la chose qui l’agaçait le plus au monde, paradoxalement, elle trouvait ça plutôt mignon de voir Haytham parler au « truc » qui se trouvait à l’intérieur de son ventre. Elle avait même l’étrange impression que parfois il comprenait ce que son père lui disait, car quand le son de sa voix lui était adressé, le « truc » faisait de petits mouvements calmes, comme des vagues.

-Dis… tu crois qu’il entend vraiment ? Je veux dire, logiquement, le « truc » est censé être dans une poche d’eau non ? Et nous sous l’eau, on n’entend pas quand quelqu’un nous parle de l’extérieur. Tu te rappelles à la piscine ?

Hay ne se priva pas pour dire que s’il devait supporter Tam jusqu’au soir, il lui faudrait bien plus qu’un cookie ce qui lui valut un petit coup de poing sur l’épaule. Et là, il réalisa ce qu’elle venait de dire… que le stock d’oréos y était passé. La jeune femme eut du mal à rester sérieuse et retenir son rire.

-Je t’achète tout le rayon si tu veux. Oh non, pas les beurre de cacahuète, c’était vraiment immonde ça ! Je te préviens si tu manges ces trucs, tu ne m’embrasses plus jusqu’au brossage de dents !

Elle pouffa de rire de nouveau en voyant l’Irlandais douter sur le sexe du bébé. Fille ou garçon ? Ils ne le sauraient probablement qu’à la naissance.

-Je suis pas sure qu’il ou elle puisse t’aider à connaître la réponse. C’est pour que « truc » c’est bien comme appellation. A moins que tu veuilles qu’on lui cherche d’ores et déjà un prénom ? Bon si tu veux cet après-midi, avant d’aller faire les courses, on peut aller passer l’échographie, comme ça avec un peu de chance tu pourras arrêter de donner le mauvais surnom à ton quatre-quarts, et maman sera rassurée. Je vois bien que ça la contrarie que je n’y sois toujours pas allée.

Eh oui, quand Tamara Lond promettait de prendre de bonnes résolutions, elle s’y tenait, du moins, elle essayait.

-Tu… tu voudras bien appeler pour prendre le RDV ? Et n’oublie pas de donner un faux nom.

Elle soupira intérieurement. Ça aussi, ça lui faisait peur. Bon de toute façon, au vu des coups de pieds et des mouvements qu’elle ressentait à l’intérieur de son ventre, il était difficile d’encore nier la présence de ce petit « truc » vivant dans son corps. Tam commençait tout juste à se faire à l’idée, et encore. Tout cela allait beaucoup trop vite pour elle. Si le « truc » était déjà capable de bouger dans tous les sens, cela voulait dire que le plus « gros » était fait, et qu’avant même qu’elle ne s’en rende compte, il serait là, à l’air libre, leur pourrissant la vie de par sa simple existence qui demanderait toutes les attentions possibles. Enfin, sans s’en rendre compte, c’était vite dit, parce qu’avec tout ce qu’on disait sur les accouchements, elle risquait fort de le sentir passer. Tam finit par pousser un soupir audible cette fois. Son regard était rivé sur le ciel bleu parsemé de quelques nuages blancs, elle était adossée à son « Penseur ».

-On joue à trouver des formes aux nuages ?

Au moins, ça éviterait peut-être de ramener sur le tapis le sujet du bébé. Tamara en avait marre que sa vie ne soit centrée qu’autour de ce satané truc. Déjà même avant qu’il arrive, il lui causait des obligations, des angoisses, des disputes… La liste était longue, et si elle faisait de gros efforts pour ne pas y penser, il y avait toujours quelque chose, ou bien quelqu’un, pour lui rappeler au bon souvenir de ce « charmant » petit être qui allait changer leurs vies à tout jamais.


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MessageSujet: Re: (hot) [La Nouvelle-Orléans 03/10/2016] Something has changed (terminé)   Mer 15 Fév - 3:14

Something has changed
La Nouvelle-Orléans
Hay ✧ Tam


Toujours collés l'un à l'autre, comme au premier jour, les amoureux continuaient à parler d'avenir, une façon pour eux de dédramatiser la chose, mais un avenir pas trop éloigné quand même histoire de ne pas faire trop de plans sur la comète. Tam faisait des efforts, c'était évident et rien que pour cela, le beau brun ténébreux qui lui servait de petit-ami se convint d'en faire de même bien qu'il en fasse déjà beaucoup. Mais rien n'est trop beau pour Tamara Lond, du moins c'est ce qu'il se disait présentement, loin de se douter que les quelques tempêtes traversées récemment n'étaient qu'un amuse-bouche comparé à celle en approche. Pour l'heure, il préféra se défaire peu à peu du futur et par chance, Tam adhéra au concept en prônant le « Carpe Diem » avec ferveur. « - C'est un argument presque bateau tant il est utilisé, mais je me permets quand même de rajouter que la vie est trop courte alors ne la gâchons pas à perdre inutilement notre temps. Si tu veux boire du déca why not ? Si tu veux manger une omelette de compet why not ? Si tu veux…qu'on agrémente notre petite liste, why not puissance dix ! À te mettre des interdits, je me suis foutu la pression tout seul je crois. Donc à l'avenir, je te fais la promesse solennelle de ne plus lire des magazines féminins sur la grossesse. C'est une source de psychose ces machins. »

Bon, le changement de sujet ça n'était pas pour tout de suite, il restait encore quelques interrogations à éluder, des interrogations sommes toutes évidentes et de ce fait justifiées. Vivre à la Nouvelle-Orléans était agréable, autant que peut l'être un séjour pendant de longues vacances, mais voilà les bonnes choses ont une fois, les vacances aussi. La perspective de concevoir une vie dans le Sud n'était de toute évidence pas une alternative qui sciait le couple et là-dessus Hay et Tam étaient du même avis. Le provisoire ne devait en aucun cas se changer en définitif et puis la magie des lieux ne serait plus la même s'ils devaient y vivre quotidiennement. Mais pour l'heure retourner à New-York n'était pas envisageable, et même dans un futur proche, cette perspective semblait compromise par une donnée qui semblait avoir échappé à Haytham. Jamais à court d'arguments le demi-dieu tenta quand même de se rattraper pour rassurer Tamara, comme lui seul savait si bien le faire. « - Oui c'est vrai que nous sommes détenteur du titre peu enviable d'ennemis publics au sein du DLCEM, mais, car il subsiste encore un « mais » il est inconcevable que l'on arrête de vivre pour eux. Je ne veux pas que l'on passe le reste de notre vie à fuir ou à nous cacher, tu comprends ? Tam, j'ai moi-même joué à ce jeu presque toute ma vie. » Il lui prit le visage l'obligeant ainsi à le regarder droit dans les yeux « -Je vais te faire une promesse et celle-là, j'ai bien l'intention de la tenir. Jamais je ne t'abandonnerai avec le truc. Je n'avais pas l'intention de mourir en plus donc ça tombe bien non ? Je serais là les prochaines dix-huit années plus emmerdant que jamais, fidèle au poste. » Il plaisantait, mais n'en demeurait pas moins sérieux dans le fond de ses propos. Cette fois Haytham ne voulait plus tourner les talons et fuir pour ensuite se retrancher dans l'alcool ou un autre vice afin de faire taire sa mauvaise conscience et les quelques fantômes qui l'accompagnaient. Il voulait faire face, être l'épaule sur laquelle Tamara pourrait se reposer, il voulait vivre, aimer et goûter à ce bonheur qui lui avait échappé tant de fois.

Toujours assis par terre, quelque part entre ici et ailleurs dans leur « lac » les deux amoureux parlaient encore et encore sans restriction. Voilà qu'à présent, le demi-dieu concevait le futur menu de son futur restaurant, mettant en avant des plats ayant déjà conquis les papilles gustatives de l'adepte des cookies en forme de flingues. D'ailleurs à l'énoncé, la demoiselle ne put s'empêcher de rire. « -Bah quoi ?! Avoue que ce menu envoie du rêve ! » Le rire de Tam redoubla pour se muer en un petit rire cristallin qui ravissait les oreilles du Marsien. Tam se calma peu à peu et visiblement inspirée par les mêmes muses, elle se chargea d'élaborer deux menus spéciaux qu'elle baptisa Menu Colonel Badass et menu Captain BG, un hommage plus qu'appuyé à eux. « -C'est pour ça qu'on est fait l'un pour l'autre toi et moi. On a les mêmes idées pourries ! » lança-t-il taquin « -Mais ne me mets pas au défi de le faire, tu sais que j'en serais capable. Je prendrais quelques notes en rentrant à moins bien sûr que mademoiselle Lond ne projette de déposer une licence sur ses termes. Le cas échéant, je me verrais contrais de devoir la soudoyer. » Il s'approcha lentement de son visage « -J'ai bien une petite idée » puis de ses lèvres qu'il frôla « - Peut-être que je lui ferais une remise sur l'un des deux menus. » Il l'embrassa enfin, mais se détacha « -Qu'est-ce que tu en dis ? » pour l'embrasser encore.

Le truc fit quelques mouvements, une fois encore, il voulait faire acte de présence à la grande joie du papa qui pouvait le sentir en déposant ses mains chaudes sur le ventre arrondis de sa compagne encline à quelques interrogations que le Penseur s'empressa d'éluder pour la rassurer. « - J'ai lus des trucs là-dessus. En fait-tout dépend de l'âge du bébé in utéro. La paroi utérine et le liquide amniotique atténuent considérablement les bruits, mais il perçoit les vibrations avec lesquelles il se familiarise. C'est pour ça qu'on dit aux parents de parler au bébé, c'est pour qu'il s'habille à nos voix, c'est une sorte de première approche sensorielle. Mais elle n'est pas aussi développée normalement à cet âge. Peut-être que le truc tient ça de moi, après tout, c'est un quatre-quarts de dieu. Mais là, je crois que je parle trop non ? » Il acquiesça lui-même se souvenant qu'en plus, des questions Tam avait évoqué un vieux souvenir, celui de la piscine. « - Tu me demandes si je me souviens de la piscine ? Bah oui et comment ne pas s'en souvenir. La première fois qu'on y est allé, tu es resté au bord du petit bassin, les bras croisés. Tu tirais une de ces gueules mon dieu ! Je pensais que c'est parce que tu ne savais pas nager, ou parce que tu avais peur, mais non. Madame faisait juste du boudin parce que son maillot était, je cite « -aussi moche que l'appareil dentaire » de je ne sais plus qui. La fois suivante et après un détour par trois boutiques, tu es revenu avec une espèce de maillot rose que je trouvais très moche soit-dit en passant et tu jouais les crâneuses. Là où tu crânais encore plus c'était pour l'apnée. Tu gérais assez bien la crise effectivement. Tu as toujours aimé la piscine pas vrai ? Il nous en faudra une non ? J'ai très envie de te revoir avec un maillot rose flashie. »

Passé les anecdotes et après quelques piques, Tamara pleine d'audace et de courage, avoua à son demi-dieu de petit ami qu'elle avait tapé, pour se consoler, dans sa réserve personnelle d'Oreo. Ce qui en de telles circonstances, s'apparentait presque à une déclaration de guerre, en bon et due forme, du moins juste avant que la jolie brune n'éclate de rire à nouveau. « - Et voilà qu'elle négocie alors qu'elle m'a flingué toute ma réserve ! Non, non mademoiselle je ne puis accepter cela. Tu vas donc devoir te passer de mes baisers ça t'apprendra à te venger sur mes oreo ! » Ils éclatèrent de rire conjointement sachant pertinemment que peu importe l'oréo, ils ne pourraient résister bien longtemps à l'envi de « se rouler une pelle » terme emprunté à Madame Lignac. Puis, les éclats de rire laissèrent place à de nouvelles paroles plaçant le bébé une fois encore, au centre de la conversation. « - Un prénom ?! Tu le veux ?! Non attends, attends, ne grillons pas les étapes. Pour ce qui est du prénom, je pense que l'on pourra y penser sous peu, c'est une étape obligatoire de toute façon. Mais pour ce qui est de l'échographie, au risque de me mettre ta mère à dos, je pense qu'il n'est pas utile de le faire. J'entends par là, connaître le sexe du bébé. Bien sûr qu'il est préférable que tu passes cette échographie. Tu vas peut-être trouver ça vieux jeu, mais je n'ai pas envie de connaître le sexe du bébé, je veux qu'on le découvre à l'accouchement. C'est ce qui s'est passé pour moi. Ma mère ne voulait pas connaître le sexe du bébé, tu me diras à l'époque, c'était moins précis qu'aujourd'hui, mais on le pouvait. Elle avait choisi deux prénoms. Si c'était une fille, elle s'appellerait Moira, je n'ai jamais su qui lui avait inspiré ce prénom d'ailleurs. Puis si c'était un garçon, elle avait prévu de l'appeler Haytham, en l'honneur de son père. Elle ne m'en a jamais vraiment parlé, mais au vu de la lueur qu'elle avait dans les yeux, je pense qu'elle l'admirait. Et je suis né, la suite de l'histoire tu l'as connaît. Je pense qu'on devrait réfléchir à une nouvelle liste, mais pour y inscrire des idées de prénoms cette fois ! Qu'est-ce que tu en penses ? Pour ce qui est du RDV je gère ne t'en fais pas. »

Le soupire que venait de pousser Tam, incita le fils de Mars à changer de sujet, ou du moins à dévier suffisamment pour ne pas entendre une fois encore ce soupire. De ce fait, il accepta sans hésiter de jouer à l'un des jeux qui les occupaient durant des heures lorsqu'ils étaient enfants, à savoir, trouver des formes aux nuages. Cette activité presque ludique, s'étira sur plus d'une heure, avant que le couple ne retrouve le chemin du retour, main dans la main, le sourire aux lèvres. Malgré tout, Hay n'avait de cesse de penser au sexe du bébé et à cette histoire de liste de prénoms… Après tout, il fallait bien y penser puisque l'échéance approchait à grands pas…
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MessageSujet: Re: (hot) [La Nouvelle-Orléans 03/10/2016] Something has changed (terminé)   Ven 17 Fév - 12:30



Something has changed





15/11/16

Il faisait bon vivre dans les bras d’Haytham. L’ambiance était de nouveau revenue au calme et au romantisme tel que les tourtereaux le concevait, à leur manière. Tam profitait de cette douce étreinte dans les bras de son homme, et surtout de ses paroles qui scellaient la tranquillité à laquelle elle aspirait. Ainsi, plus d’interdits, que ça faisait du bien à entendre. Cette déclaration signait sans aucun doute le traité de paix qui faisait qu’il n’y aurait probablement plus aucune dispute, ou vraiment beaucoup moins. Le sourire aux lèvres, Tamara le regarda avec des étincelles d’amour dans les yeux.

-J’aime t’entendre dire ça, je crois que c’est l’une des plus belles choses que tu m’aies dites. Donc déca à volonté, omelettes de compét’ sur commande et agrémentation de la liste à l’infini ! lança-t-elle avec un immense sourire. Oui, tu vois pourquoi je lis jamais de magazines de filles ? J’aime ce genre de promesse. Plus de magazines de filles sur la grossesse ni sur rien d’autres. Si, sur les chaussures… Oh mes chaussures à talons me manquent !

Ah New York. A présent, Tam en rêvait, mais comme elle l’avait fait remarqué au fils de Mars, il était plus que délicat d’y retourner, surtout avec un bébé. C’était clairement dangereux, si le DLCEM leur tombait dessus, il y avait fort à parier qu’ils passeraient un sale quart d’heure. L’ex agent de terrain prit un air sérieux cette fois, car le sujet l’état et elle ne voulait pas que le demi-dieu ne prenne tout ça à la légère.

-Hay, je ne dis pas qu’on doit arrêter de vivre pour eux, je dis juste qu’il faut être prudent et ne pas jouer avec le feu. Aller se fourrer dans la gueule du loup en retournant à New York serait complètement inconscient, surtout avec un mioche. Tu ne veux pas fuir ni te cacher, pourtant c’est ce qu’on a de mieux à faire, il fallait y réfléchir avant cette foutue mission à Scranton.

Elle inspira un bon coup histoire de se calmer car elle sentait qu’elle commençait à s’énerver.

-Ce que je veux dire, ma Guimauve, c’est que pour l’instant, je trouve qu’on devrait attendre d’avoir un plan sûr avant d’envisager de retourner là-bas, ou ailleurs. Attendons déjà de voir comment on se débrouille avec le « truc » en chair et en os qui va nous assassiner les oreilles, d’accord ?

Tam sentit son bel Irlandais lui prendre le visage, et elle plongea alors son regard dans le sien, l’écoutant avec attention, laissant un petit sourire se dessiner sur ses lèvres.

-J’aime cette promesse plus que toutes les autres. Je t’aime ! Et euh… t’es pas obligé d’être « plus emmerdant que jamais », je te rassure, tu peux aussi être « plus adorable que jamais », je ne t’en voudrai pas, c’est promis.

A la fois amusée et rassurée, elle rapprocha son visage pour coller son nez au sien pour lui faire ce qu’on appelait communément « un bisou d’esquimau ». Elle l’aimait tellement, cet homme, plus que tout au monde, et elle avait une confiance aveugle en lui. Elle savait qu’il était prêt à tout pour elle, pour leur famille, et ça avait un côté rassurant, par rapport à cet avenir qui l’effrayait tant.

Ils conversèrent ensuite sur le futur restaurant d’Haytham, qui commença alors à élaborer un menu spécial Tamara Lond, que cette dernière baptisa d’avance le « colonel badass », avant de proposer un menu « captain BG », ce qui l’amusa tout autant que l’Irlandais. Elle éclata de rire à son tour.

-Nos idées sont merveilleuses… pour nous ! Et puis c’est pas comme si on en avait quelque chose à faire des avis des autres, pas vrai ? Ces menus seront divinement mortels ! Sans jeux de mots ou presque, lança-t-elle avec un clin d’œil. Oh, mais mademoiselle Lond ne se laisse pas soudoyer facilement, mon cher, il va falloir y mettre du vôtre.

Elle savoura les tendres baisers qu’il lui donna pour illustrer son propos.

-Humm, je crois qu’en effet elle pourrait se laisser convaincre par de tels arguments.

Le rire fut de nouveau de mise pour clore le chapitre.
Toujours prêt à rassurer sa chérie, le fils de Mars s’empressa de faire part de sa science, acquise dans ses fameux magazines de filles, quant au sens auditif du « truc ». Attentive, Tamara hocha la tête.

-Je vois, tu lui as filé tes dons pour entendre des tas de choses qui ne le regardent pas, et aussi pour la baston, c’est super, ironisa-t-elle. J’espère au moins qu’il aura un truc de moi, genre « l’aura de badasserie », comme dit souvent Marvin.

Cette dernière répliqua la laissa songeuse quelques secondes. Jamais elle n’aurait pensé dire ça, mais son collègue lui manquait. Lui qui avait cette tendance à débarquer dans son bureau sans frapper, puis se mettre à bredouiller pour sortir des trucs de geek incompréhensibles, ce gaffeur invétéré au sens de l’humour particulier, celui qui s’avérait finalement être un ami fidèle qui lui avait sauvé la vie en appelant Haytham à la rescousse au DLCEM, oui son petit blondinet lui manquait.
Cette fugace nostalgie fut balayée par le souvenir de leur première fois à la piscine lors d’un été voilà de très nombreuses années. Elle se retint d’éclater de rire face au souvenir narré par son compagnon.

-Eh ! Comment t’as pu penser que je ne savais pas nager ? J’ai toujours été la meilleure en natation, depuis la première année de l’école primaire ! Et je nageais bien mieux que toi, et évidemment que je gérais la crise en apnée, et c’est toujours le cas d’ailleurs. Pour le maillot de bain, déjà permets-moi de te dire que ce n’était pas rose, mais fuchsia, et que effectivement celui vert à fleurs violettes que ma mère tenait absolument que je mette était d’une horreur inqualifiable ! Il faudra que je songe à lui demander ce que c’est son problème avec les fleurs… Toujours est-il que oui, j’avais beau dire qu’il était encore plus moche que l’appareil dentaire de ma copine de classe, j’ai bien été punie puisque l’année d’après j’en ai eu un aussi… tu te rappelles, tu me traitais de chemin de fer ! Je crois même que je t’ai mordu une fois non ? Ou alors je rêvais de le faire, je sais plus.


Elle ne put se retenir de rire plus longtemps en repensant à tout ça. Ces petites excursions à la piscine municipale étaient très attendues par les jeunes gens qu’ils étaient, et pour cause, l’été à la Nouvelle-Orléans pouvait se montrer caniculaire.

-Oui ma Guimauve, j’ai toujours adoré l’eau. Et si tu veux avoir une piscine, ce n’est certainement pas moi qui t’en dissuaderais. Je vais te dire une chose : une fois que le « truc squatteur » qui m’agresse à coups de pieds est dehors, j’arrive à retrouver ce corps qui te plaisait tant, je te promets que je porterai tous les maillots que tu voudras, excepté ceux avec des fleurs. Bon, j’avoue que du rose flashy, je me sentirais quelque peu… disons diminuée, mais pour te faire plaisir, je suis prête à beaucoup, même à ça.

La petite brune s’approcha pour lui voler un baiser, mais ayant avouée avoir pour ainsi dire saccagé la réserve de précieux oréos du bel Irlandais, elle se retrouva menacée d’être privée de bisous étant donné qu’il menaçait de dévorer ceux au beurre de cacahuète qu’elle détestait tant. Elle ne put se retenir d’éclater de rire une nouvelle fois. Il ne manquait pas de d‘aplomb lorsqu’il s’agissait de dire des bêtises.

Un sujet un peu plus sérieux revint. Celui du bébé. Saisie d’une prise de conscience, Tamara se disait que sa mère avait peut-être raison et qu’il fallait s’assurer que tout allait bien en acceptant de faire une échographie, et pas seulement pour connaître le sexe de l’enfant. Etre adulte et parent, c’était aussi se montrer responsable. Si le bébé avait un quelconque problème de santé qui aurait pu être résolu avant sa naissance, et que ça n’avait pas été fait parce que Tam faisait sa têtue –il faut dire qu’elle avait toujours eu une sainte horreur des médecins en tous genres et des milieux hospitaliers-, elle savait que tôt ou tard, Hay finirait par le lui reprocher. Et élever un gamin allait surement être déjà pénible, alors élevé un gamin pris d’un handicap le serait encore d’avantage, alors autant aller aux devants d’une éventuelle catastrophe pour se préparer le cas échéant. L’ex agent de terrain écouta son cher et tendre exprimer son avis, en profitant pour citer l’anecdote de la grossesse d’Eileen.

-Comme tu veux, si tu ne veux pas savoir, on saura à sa naissance, peu importe. Je dis juste que peut-être que maman a raison et qu’on devrait vérifier que tout va bien. Et l’idée de la liste n’est pas mauvaise, même si elle est moins excitante que la première qu’on a commencé à mettre au point. J’ai déjà des idées, regarde… Si c’est un garçon, qu’est-ce que tu penses de Curt ? Ca fait « truc » à l’envers, c’est cool non ?

Elle sentit un nouveau coup de pied et se demanda alors si le « truc » avait compris ce qu’elle venait de dire.

Saloperie !

Non, c’était impossible… Elle grimaça une seconde avant de croiser les bras.

-Et Pandore pour une fille, tu en penses quoi ? Désolée, je… me fais massacrer de l’intérieur et je peux même pas me défendre, c’est hyper frustrant. J’imagine que lui coller une raclée dès sa naissance serait mal vu ? ironisa-t-elle. Je plaisante, ne te formalise pas. J’ai un humour de merde, je te l’accorde.

Elle resta contre son « Penseur » qui accepta bien gentiment de se prêter à l’un des jeux les plus calmes de leur enfance. Ainsi, des nuages en forme de chien, de maison, de piscine, de maillot rose flashy -Hay eut droit à des chatouilles pour avoir osé trouver ça-, d’oréo et autres idées saugrenues furent cités. Puis, ils décidèrent qu’il était temps de regagner la maison. Ils avaient des tas de choses à faire et notamment des courses et un appel pour un rendez-vous médical à passer.
Après être montée dans leur chambre pour se changer et récupérer son sac, Tamara redescendit et attrapa les clés de la berline Lexus de son père avec un grand sourire plein d’espièglerie.

-Oh ma Guimauuuuve. Tu es prêt à aller faire un tour ? lança-t-elle joyeusement en agitant les clés sous son nez.

Richard Lond et ses voitures, c’était quelque chose. Mais passant le plus clair de son temps en Asie, il n’avait plus guère l’occasion de les conduire. Il en avait vendu une partie et conservé « seulement » trois dans le garage de sa résidence principale : une Audi TT blanche, un Porsche Cayenne gris anthracite, et cette berline Lexus GS 300h noire. Ravie à la fois à l’idée de conduire à nouveau, choses qu’elle n’avait plus faite depuis leur arrivée dans la demeure familiale, et de commettre un interdit, à savoir conduire l’une des précieuses voitures de son père qui refusait catégoriquement de prêter ses jouets (il préférait en acheter une à sa fille plutôt qu’elle ne conduise la sienne), Tam en sautillait presque.
Sans attendre, elle se rendit dans « l’antre », à savoir le garage où se trouvaient les voitures de luxe de monsieur Lond, et appuya sur la petite télécommande pour déverrouiller l’auto. La lueur dans ses yeux fut camouflée par une paire de lunettes de soleil qu’elle posa sur son nez avant de s’installer au volant, régler siège et rétroviseurs, et de démarrer pour aller chercher l’élu de son cœur devant la maison.

-C’est parti ! lança-t-elle une fois qu’il eut pris place à bord.

Elle fit vrombir le moteur en accélérant le long de l’allée de chênes, puis revint à la raison en rejoignant la route communale pour se rendre en centre-ville où se trouvait le supermarché qui leur permettrait de refaire le plein d’oréo et surtout de déca ! Une fois garés sur le parking et sortis de la voiture, Tam s’accouda sur le toit de celle-ci, regardant Hay avec un sourire en coin.

-T’as vu, j’ai même pas eu besoin du GPS pour retrouver la route. Eh… je crois que j’ai plus jamais fait les courses depuis que je suis partie d’ici. Tu crois qu’on peut refaire une course de caddies comme quand on était gosses ?

A peine eut-elle fini de dire ça qu’elle vit deux gamins, une fille et un garçon, traverser l’allée du parking, chacun derrière un charriot, faisant précisément ce qu’elle et son « Penseur » avaient l’habitude de faire le peu de fois où madame Lignac concédait à les emmener avec elle. Les yeux de la petite brune les suivit sur quelques mètres avant de remarquer la mère des deux loustics qui leurs courait derrière, visiblement énervée. Tam pouffa de rire derrière ses mains.

-Oh merde, on était aussi insupportables tu crois ?

Elle fit le tour de la voiture et glissa sa main dans celle du fils de Mars, posa sa tête contre son épaule.

-D’un autre côté, il faut bien trouver un côté amusant à une tâche aussi fastidieuse, non ?


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MessageSujet: Re: (hot) [La Nouvelle-Orléans 03/10/2016] Something has changed (terminé)   Mer 22 Fév - 3:40

Something has changed
La Nouvelle-Orléans
Hay ✧ Tam


La liste des endroits où faire l'amour venait de se trouver une rivale, la bien nommée liste des prénoms et nul doute que d'ici peu, cette dernière sera aussi imposante que la première tant l'imagination des deux amoureux était conséquente, surtout dans un domaine comme celui-ci. Mais pour l'heure, collés l'un à l'autre, le regard rivé sur l'étendue d'eau qui leur faisait face, ils achevaient leur conversation sur le futur, un futur de plus en plus proche à en juger par la rondeur du ventre de Tamara et les idées de plus en plus concrètes de son penseur. L'atmosphère était à mille lieues de la fournaise sentimentale qui les étreignaient depuis quelque temps. Parlons de crise pour ne pas complexifier la chose. Des crises engendrées par les hormones (l'excuse préférée d'Haytham). L'accalmie semblait cette fois tenir autant que les belles promesses. Les éclats de rire se succédaient, ainsi que les anecdotes venant agrémenter leur livre d'aventures. Bref, un bel après-midi en amoureux. Et voilà qu'à présent, la liste refit son apparition, ouvrant de nouvelles perspectives et donnant davantage de place au truc.  

« - Ce n'est pas que je ne veux pas savoir… Enfin si… Disons que je veux que l'on profite de l'effet de surprise. Mais je te suis pour le reste, on va juste supplier le médecin de ne pas nous révéler le sexe du bébé qui je n'en doute pas, se porte très bien. Pour ce qui est de la liste, je sais, je sais. Remarque au passage, la modestie dont je fais preuve ! On se déleste bien évidemment de l'excitation inhérente à la première liste, je te l'accorde, mais l'on ne peut nier que ça pourrait être fun non ? » Tam lui sourit, certainement moins convaincue, mais pas délestée de son humour pour autant. Pour preuve, elle venait d'apposer la première pierre à l'édifice ( à sa façon) « -Curt pour truc ? Tu es sérieuse ? » Il se tue quelques secondes au cours desquelles il posa son regard sur sa bien-aimée pour s'enquérir de la situation. Le petit être qui grandissait en elle en profita pour faire acte de présence une fois encore. « -Hum je ne sais pas pourquoi, mais je pense que truc ne veut pas qu'on l'appelle Curt. Et si c'est une fille, tu comptes l'appeler comment ? Curt avec un « e » à la fin ? » Sans attendre et parce que l'inspiration est aussi fugace qu'une bonne idée chez Hay, le demi-dieu récupéra son portable, ouvrit le bloc-notes et y inscrit « Curt » en tête de liste.

« -Tu as proposé le premier nom, c'est à moi maintenant et que dirais-tu de …Jolène ? C'est une superbe chanson de Dolly Parton ! » Sans attendre l'avis de Tam, il enregistra sa proposition. « -Curt et Jolène. Si tu as d'autres idées pourries, je suis preneur. Attention, j'ai oublié de préciser que je prends en compte toutes les propositions même les conneries que tu débites à la moindre occasion ma guimauve et te connaissant, je ne risques pas d'être déçu. » Il l'embrassa sur le bout du nez « -C'est aussi pour ça que je t'aime ! » Comme prévu Tamara sortit une nouvelle connerie-proposition qui enchanta la bonne humeur d'Haytham qui ne put réprimer son rire. « -Pandore ?! Ça ne fait pas un peu boîte ? » L'intéressé(e) ne manqua pas d'ailleurs de réprimer cette proposition en tapant contre le ventre de sa mère. Haytham nota malgré tout le prénom sur sa liste avant se lui masser le ventre. « -Hey petit bouchon c'est ton papa qui te parles. Ta mère a raison, elle a un humour pourri, mais il ne faut pas t'en faire, je remonterai le niveau. En attendant, s'il te plaît ménage la sinon quoi je vais me prendre à mon tour des coups de tatane pour qu'elle compense sa frustration. »

Le temps s'écoula, lentement, paisiblement, généreusement. Ils restèrent là, l'un contre l'autre, parlant de tout et de rien, cherchant à donner une forme à chaque nuage qui se présentait à leur vue. Éclatant de rire, comme deux adolescents à chaque bêtise. À cet instant, Haytham ne se voyait être nulle part sinon ici, allongé face au « lac » ce lieu qu'il aimait tant avec cette femme qu'il aime tout autant. Cette femme pour laquelle il gravirait des montagnes, traverserait des océans, défierait le temps. Cette femme qui allait lui donner un enfant, ce truc qui scellait la promesse de leur amour, même si Tam ne voyait pas les choses du même œil. La récréation touchait à sa fin à présent et c'est le cœur léger, que les deux grands enfants s'en allèrent main dans la main, répondre à leur obligation d'adultes. Ils reprirent donc la marche et firent le chemin inverse pour regagner le domicile familial. Hay laissa sa chérie montait jusque dans leur chambre pour se changer, tandis que lui prenait à direction du salon pour y passer un coup de fil. Prévoyante, Victoria Lond avait glissé, sur un post-it, le numéro d'un spécialiste. Haytham répéta donc le numéro sur le combiné et contacta le médecin pour prendre rendez-vous afin de s'enquérir de la bonne santé du bébé et aussi d'avoir la première échographie du petit truc histoire de se rassurer davantage. Secrètement, voir naïvement, Hay espérait peut-être provoquer un déclic chez Tam. Du moins avec la vision sur le monitoring de ce petit être qui n'avait de cesse de grandir. Pour ne pas être déçu (une fois encore) et se ménageait de quelques peines et crises, le demi-dieu se garda de développer ses espérances. Il passa donc un coup de fil, parvint à convenir d'un rendez-vous pour la semaine prochaine, en début d'après-midi, remercia le spécialiste et raccrocha. Tam venait de descendre les escaliers vêtue d'une nouvelle tenue de combat. Le demi-dieu remarqua également les clés que l'ancienne agent de terrain venait d'agiter sous le nez de son Penseur.

« -Je rêve où tu joues avec les clés de la Lexus ? Tu sais que c'est risqué ? Ton père t'as interdit de conduire ses voitures et de mémoire, cette magnifique berline Lexus GS 300h que tu t'apprêtes à conduire est à lui ! Ce n'est pas flirté d'un peu trop prêt avec l'interdit ça ? De toi à moi, j'aurai plus opté pour la Porsche Cayenne, mais ça n'engage quoi moi » dit-il taquin en l'affublant d'un clin d'œil. Il la laissa partir devant, il lui devait bien ça et puis en théorie, elle pouvait encore conduire. Récupérant sa veste et ses lunettes de soleil, il quitta le hall pour rejoindre le devant de la demeure où Tam l'attendait avec la voiture. Sans attendre, il grimpa côté passager et enfila sa ceinture. « -Ok let's go ! » Tam fit vrombir le moteur et se permit une petite accélération le long de l'allée, une action qu'Haytham se garda de contredire tant il ne semblait pas rassuré. Par chance, la folle du volant relâcha le champignon sur la route communale et opta pour une vitesse plus conventionnelle durant le trajet. Hay se pencha vers l'autoradio pour se brancher sur l'une de ses stations favorites et s'abreuver de quelques morceaux. « -Ah oui j'ai failli oublier. J'ai réussi à avoir un rendez-vous avec le gynéco pour la semaine prochaine, en début d'après-midi ! Ça te va ? Le type avait l'air sympa. Apparemment, on a de la chance, il a pu décaler un rendez-vous ! Sinon ce n'était pas avant janvier ! Il faut croire que tout le monde s'est passé le mot ! » Tam entama le dernier virage avant de rejoindre le centre-ville. Une fois sur place, elle gara avec précaution la voiture sur le parking du supermarché. La première à sortir, elle se vanta non sans fierté d'avoir réussi à se localiser sans gps. Lui rendant son sourire, le demi-dieu contourna le devant de la voiture pour rejoindre sa petite-amie « - Bravo mon amour ! En même temps, c'est à dix minutes à peine de la maison. Donc à moins d'avoir un sens de l'orientation bien pourri, c'était finger in the noise ! Je te charrie hein ! Petit truc, ne te formalise pas, moi aussi, j'ai un humour pourri, comme ta maman ! »

Tam pas décidée à grandir, proposa dès lors une course de caddies comme lorsqu'ils étaient petits. C'est d'ailleurs à ce moment précis que deux enfants, un garçon et une fille traversèrent l'allée piétonne du parking. Postés sur leur caddie, ils se livraient une lutte apre et féroce, comme le faisait le Penseur et le colonel badass lorsqu'ils étaient enfants. La mère légèrement dépassée suivait derrière non sans mal. « -La pauvre ! » lança le demi-dieu tandis que sa belle se mettait à rire à gorge déployée se rendant compte, avec des années de retard, du fardeau qu'elle et son penseur pouvaient être pour Madame Lignac lorsqu'elle consentait à les amener avec elle, pour faire les courses. « - Je crois qu'on était pire en fait ! » Tam glissa sa main dans celle de son homme et déposa sa tête contre son épaule « -Mais c'est fun de faire les courses ! Ça l'est encore plus maintenant qu'on est adulte ! » Le sourire aux lèvres, il l'entraîna vers les caddies « -Je pousse. Tu peux prendre mon bras si tu as besoin de t'accrocher à quelque chose ! » Sans attendre, ils pénétrèrent l'intérieur du supermarché direction le rayon café. Haytham aux manettes se laissait de ce fait guider par le colonel Badass. Arrivés sur place, il la laissa choisir le déca qui lui ferait plaisir non sans la regarder jouir de cette victoire. « -Tu peux prendre deux paquets tant qu'à faire ! Dis comme je suis un petit ami exemplaire, j'ai le droit à un détour par le rayon « pez » ? J'en ai presque plus et comme tu risques de taper encore dans ma réserve d'oreo, je préfère me constituer une solution de repli et en de telles circonstances, les pez s'y prêtent bien, je trouve. » Attendant la réponse avec impatience, le beau brun traîna le caddie vers un autre rayon. Tam ne pouvait que céder et c'est ce qu'elle fit. Ils se retrouvèrent donc dans le rayon confiserie, un paradis pour les grands enfants qu'ils demeuraient encore.

« -Aller vas-y fais toi plaisir ! Prends ce qui te plaît. Ce soir, on se fait un marathon film au lit. Comme ma culture cinématographique est encore à parfaire, c'est toi qui choisis les films. On peut même prendre de la glace si tu veux. Je me rends compte, que je te prends trop la tête mon amour et pour rien en plus. Alors si tu veux te faire plaisir, vas-y » Il l'embrassa sur le bout du nez et lui attrapa ses céréales préférées qui se trouvaient juste en face. Ce jour-là, les courses ne furent pas une corvée, loin de là. Vingt-minutes plus tard, le couple quitta le supermarché avec plusieurs sacs qu'Haytham porta sans l'ombre d'une difficulté. Ils retrouvèrent donc la voiture, Hay boucla sa ceinture. Il semblait pensif et demeurait silencieux. Sans rien ajouter, il dégaina son portable et commença à taper sur son clavier tactile. « -Un prénom de plus sur la liste. Qu'est-ce que tu penses de Kellogg's ? Ta marque préférée de céréale ! C'est original non ? »
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MessageSujet: Re: (hot) [La Nouvelle-Orléans 03/10/2016] Something has changed (terminé)   Jeu 23 Fév - 13:39



Something has changed





15/11/16

L’effet de surprise ? Il avait vraiment dit ça ? N’était-ce pas suffisant d’avoir découvert qu’ils allaient être parents alors que ce n’était absolument pas prévu dans le plan d’avenir ? Enfin, Tam s’était promis de tout faire pour qu’aucune embrouille supplémentaire n’ait lieu en ce jour, alors elle se contenta d’acquiescer, le regard dans le vide.

-OK, on fera comme ça alors. Il nous dira juste que tout va bien pour que maman soit rassurée, et nous aussi, et on le verra plus jamais jusqu’au jour où le truc-squatteur se décidera à quitter les lieux pour me rendre ma liberté.

Ils avaient ensuite embrayé sur le choix des prénoms, et Tamara avait fait montre encore une fois de son imagination débordante doublée d’un humour à deux balles.

-Bha quoi ? Curt c’est un prénom qui existe ! Allez note. Non sérieux, Jolène ? Tu veux qu’on ait un procès ou quoi ? Si on doit lui filer un nom de chanson juste parce que tu l’aimes bien, il faut tout de suite qu’on limite les choix de choses que tu adores, sinon on va se retrouver avec Pez et Oréo en tête de liste. Je dis pas que je suis contente qu’il soit là, mais je lui souhaite pas du mal non plus, et lui filer un prénom aussi naze, franchement, même venant de nous, ça craint.

Et non, elle ne disait pas ça parce qu’elle venait de se prendre une salves de coups (de pieds ou de poings, allez savoir). D’ailleurs, elle commenta cette attaque par une nouvelle proposition qui lui parut adéquate.

-Tu n’as rien appris dans ton camp de romains ? Pandore c’était pas le nom de la boite, mais celui de sa gardienne. Et comme en l’ouvrant elle a déversé tous les maux sur le monde… je me suis dit que c’était approprié. Et c’est toujours plus classe que Jolène, au moins avec ça, on ne l’emmerdera pas à l’école !


Après s’être bien marrés sur cette nouvelle liste et avoir un peu profité de la douceur du climat, allongés les yeux rivés vers le ciel, ils avaient convenu de rentrer pour faire quelques courses.

Braver l’interdit, quoi de plus excitant ? Tamara, fière de sa connerie, exhibait avec un air ravi les clés de l’une des voitures de luxe de son père, ses « petits bijoux » comme Richard disait si bien. Petits bijoux que personne hormis le patriarche n’avait le droit de toucher. Seulement, si Tam avait un et un seul point commun avec son père, c’était son goût des voitures. Elle adorait conduire, et était détentrice d’une conduite communément qualifiée de « sportive » pour les plus diplomates. Autrement dit, elle aimait la vitesse et n’avait pas peur de braver les feux rouges. Depuis plus de quatre mois qu’ils avaient trouvé refuge à la Nouvelle-Orléans, la petite brune n’avait pas eu l’occasion de toucher un volant, et cela faisait partie des nombreuses choses qui lui manquaient. Aussi, lorsque l’occasion d’aller faire un tour au centre ville sans être accompagnés fut abordée, l’ex agent de terrain avait immédiatement pensé à ça. Hay ne se priva pas pour lui rappeler que Richard ne serait sûrement pas d’accord avec le fait qu’elle conduise sa précieuse Lexus.

-Pour qu’il ne soit pas content, il faudrait qu’il le sache. Or, je ne suis dirais pas… et toi, tu comptes lui dire ?
Demanda-t-elle avec un sourire carnassier avant de sortir pour se diriger vers le garage. Je sais que tu préfères les gros 4x4, mais moi j’aime mieux ce genre de voitures. Et comme c’est moi qui conduis et que ce n’est pas négociable, ton égo de mâle devra s’en contenter, ma Guimauve.

Evidemment, dans la longue allée de chênes, elle n’avait pu s’empêche de faire une pointe d’accélération. Elle remarqua du coin de l’oeil l’appréhension de son petit ami, ce qui la fit sourire de plus belle. En chemin, Haytham lui fit savoir qu’il avait pu avoir un rendez-vous pour l’échographie la semaine suivante, demandant si ça lui convenait.

-Eh bien… c’est pas comme si j’avais le choix, pas vrai ? Tu sais l’aversion que j’ai pour les médecins, les hosto et le corps médical en général. Heureusement que t’es pas devenu médecin, j’aurais fait une dépression je crois. Tu vois sais cette cicatrice que j’ai sur le haut du ventre et qui s’élargit grâce au truc ? C’est une griffure de manticore, une saloperie à corps de lion et à queue de scorpion. Eh ben dis-moi que j’ai préféré être recousue à vif plutôt que d’être anesthésiée. Et si j’étais pas à moitié dans les vapes, j’aurais sûrement préféré le faire moi-même.


L’arrivée sur le parking du supermarché fut rapide, bien que la jeune femme eut adopté une conduite plus « standart » un fois la route publique gagnée. Fière d’avoir retrouvé le chemin sans l’aide de la technologie, elle ne manqua pas de le faire remarquer à son cher « Penseur », qui banalisa l’exploit en déclarant que c’était juste à côté.

-T’es jaloux parce que toi t’aurais pas fait mieux, c’est tout ! Lança-t-elle avec taquinerie.

On aurait dit là une conversation qu’ils auraient pu avoir trente ans auparavant. D’ailleurs, les deux gamins et leur course de caddy dans l’allée piétonne du parking ne manqua pas de leur rappeler des souvenirs, et Tam ne put s’empêcher de rire. Bon, pour eux aujourd’hui, la course de caddy semblait exclue et l’Irlandais se chargea de prendre le leur.

-C’est de bonne guerre, je pilote la voiture et toi le caddy. Et oui, ce qui est fun quand on est adulte, c’est qu’on peut prendre ce qu’on veut sans se faire réprimander.

Elle le regarda en haussa les sourcils de surprise.

-Et pourquoi j’aurais besoin de m’accrocher à toi ? C’est pas parce que je suis plus lourde que d’habitude que je ne sais plus marcher, ma Guimauve. Allez c’est parti ! Eh dis, on pourra prendre des pistolets à eau ? C’est pas dangereux et c’est amusant, allez dis oui, stp stp stp ?

Une fois à l’intérieur, évidemment, le rayon du café fut le premier abordé. Tam inspecta scrupuleusement les différentes marques tandis que le fils de Mars semblait l’autoriser à en prendre deux paquets.

-Tu rigoles ? J’en prends au moins douze ! Il faut que ça me fasse les cinq mois à venir, et t’as pas l’air de saisir combien de litres je peux en ingurgiter en temps normal. Ça rend accro ces trucs tu sais.

Sans attendre, elle attrapa donc l’objet de sa convoitise et envoya les paquets dans le caddy. Hay s’empressa de réclamer un tour dans le rayon confiserie, et comme Tam s’y attendait connaissant son « Penseur », elle eut un immense sourire.

-Mais oui mon Captain Beau Gosse, on y va, et pour le petit ami exemplaire… hum je sais pas, disons que si tu me laisses taper dans tes oréos, bien sûr pas ceux au beurre de cacahuète, là, effectivement tu pourras prétendre au titre.

Ils voguèrent donc vers le rayons préféré des enfants… et des adultes comme eux. Là, Haytham réclama ses fameux Pez, ce qui fit rire Tamara.

-T’as pas besoin de me demander la permission ma Guimauve. Ooooh il faut qu’on prenne des guimauves enrobées de chocolat !!!!

Sans attendre, elle se saisit d’un paquet, la même marque qu’elle avait fait goûter à Hay lors de leurs retrouvailles.

-Tu les avais adorées, tu te souviens ?

Là, Hay proposa d’oublier les résolutions que lui-même avait prise tout seul, et d’arrêter de lui prendre la tête sur la bouffe. Elle avait donc « le droit » de prendre ce qu’elle voulait. Un sourire espiègle se dessina sur les lèvres de la petite brune.

-Ma Guimauve, est-ce que tu crois sincèrement que de toute façon tu aurais pu m’interdire quoi que ce soit ?

Sans le quitter des yeux, elle tendit son bras sur la droite et attrapa un paquet de Mars.

-Un petit hommage à ton paternel ? Oh tu proposes de la glace, on a qu’à prendre des Mars glacés !

Ils avancèrent pour quitter le rayons, mais Tam s’arrêta pour prendre un paquet de cigarettes russes.

-J’ai une idée. Je suis peut-être réticente aux légumes vers, mais j’ai rien contre les fruits. Tu voudrais pas me faire de la compote ? Et on pourrait tremper ces trucs-là dedans. En plus, ça te permettrait d’approfondir encore tes talents culinaires. Allez, va chercher les pommes et je m’occupe des glaces, et ça me laissera le temps de réfléchir aux films qu’on pourra regarder. J’adore ton idée de marathon films. On synchronise nos montres et on se retrouve ici dans sept minutes. C’est parti.

Sans attendre, elle s’occupa donc de sa partie de la mission.
Les courses achevées au bout d’une vingtaine de minutes, les deux amoureux retrouvèrent la voiture, l’Irlandais galant portant les sacs.

-Pfiou, ça m’a épuisée. Je crois que c’est pour ça que j’ai jamais fait de vraies courses… et aussi parce que je sais pas cuisiner.

Elle se remit derrière le volant et démarra pour reprendre le chemin de la maison. Là, Haytham, étrangement silencieux, sortit son téléphone et annonça un nouveau prénom pour la liste.

-Oh non, ça suffit avec la bouffe, sinon je vais vouloir lui donner le nom de chaque chose que tu fais… Muffin au citron ? Tarte aux abricots ? Tarte tapin ? Omelette de compèt’ ? Cookies ? Non, on parle pas d’un animal de compagnie… et je te dis, au procès, je pourrai même pas prendre ta défense, on n’est pas sensé mentir. Je serais obligée d’avouer que tu m’as soudoyée avec tes talents de cuistot ! T’as qu’à mettre Hay Junior, comme ça on se casse pas la tête.

Alors qu’elle ricanait, ils se retrouvèrent de nouveau dans la longue allée de chênes. A peine entrée, elle arrêta la voiture.

-Tu vas encore flipper si je tape une accélération ? On n’a rien de fragile dans les sacs, pas vrai ?

Sans attendre la réponse, Tamara plaqua son pied au plancher et fit monter la voiture à quasiment quatre-vingt km/h en moins de cinq secondes. Ils atteignirent la porte grande ouverte du garage où elle tourna le volant d’un coup sec tout en freinant tout aussi brutalement pour faire pivoter la voiture sur elle-même. Celle-ci se retrouva garée en position de départ, telle qu’elle avait été trouvée.

-Voilà, ni vu ni connu, s’il revient un jour, il ne remarquera rien… Sauf peut-être les traces au sol… mais on aura bien le temps de les faire disparaître, pas vrai ?

Elle regarda son demi-dieu avec un grand sourire, attendant les remontrances. Enfin, elle savait qu’il vaudrait mieux ne pas écouter, alors elle sortit de la voiture pour aller en direction du coffre pour récupérer les affaires.

-Tu vois, l’avantage d’aller vraiment très vite, c’est que rien n’a eu le temps de bouger. Et la glace n’a pas fondu.

Il fallait bien qu’elle avance quelques arguments. Elle rangea les clés de la voiture dans sa poche le temps de sortir les sacs et de refermer le coffre.

-Allez viens, on a des stocks à ranger… Et du déca à préparer.

Une fois dans la cuisine, Tamara s’employa à ranger les stock de café dans le placard et à en ouvrir un paquet pour déverser un peu de son contenu dans le nouveau filtre. Là, Mme Lignac arriva et écarquilla les yeux devant toutes les cochonneries qui étaient disposées sur le plan de travail.

-Mon dieu, mais qu’est-ce que vous avez fait ?

Tamara s’empressa de faire son petit sourire irrésistible, sa méthode d’enfance pour éviter de se faire gronder, ou du moins diminuer l’intensité de l’engueulade.

-Mais regardez, madame Lignac, on a pris des pommes.

La cuisinière française regarda tour à tour les deux grands enfants face à elle en secouant la tête, ce qui provoqua un éclat de rire de la part de Tam.

-Promis, on s’enfilera pas tout d’un coup.

Madame Lignac soupira avant de quitter la cuisine. Tamara lança un regard amusé au fils de Mars avant de s’approcher de lui pour l’enlacer.

-Alors, qu’est-ce qu’il manque comme film à ta culture cinématographique ? On pourrait se faire tous les Star Wars… et si je retrouve ma flûte, je te rejoue l’air. Et tu pourras le dire à Marvin.


Se hissant sur la pointe des pieds, elle déposa un chaste baiser sur ses lèvres.

-je t’aime ma Guimauve. C’était sympa cette petite sortie. Ca va m’inciter à continuer à finir tes stock d’oréo pour qu’on soit obligés d’y retourner… Oui je sais, je suis diabolique.


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MessageSujet: Re: (hot) [La Nouvelle-Orléans 03/10/2016] Something has changed (terminé)   Sam 25 Fév - 13:27

Something has changed
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« - Ok je le confesse, Jolène est une superbe chanson, mais accessoirement c'est aussi un prénom pourri au même niveau que Curt et ne vas pas dire le contraire. Quoiqu'il arrive, au vu du nombre de conneries que nous sommes capables d'inventer, je pense que nous aurons le droit à un procès. Et encore là, ce n'est qu'un échauffement, on est capable de mieux, enfin de pire dans notre cas. Et puis attends il y a de super chanson qui méritent que l'on s'y attarde. Tiens par exemple… » Il se tue faisant mine de réfléchir, mais forcé de constater qu'il n'avait aucune idée, il accorda le point à Tamara. « -Ok d'accord on est limité… Hey mais Oréo ce n'est pas si mal » Il éclata de rire en voyant le rictus-grimace qui venait de figer le visage de Tamara. « - Celle-là c'était cadeau ! Mais je note. Je veux que l'on se souvienne des conneries qu'on aura été capable d'inventer. Donc Oreo et Pez en haut de la liste. » Une liste loin d'être avare en propositions à la grande joie des deux futurs parents pas encore à court d'imagination. « -Bah non je n'ai rien appris… Je te signale que j'étais plus adepte de l'école buissonnière que des cours d'étymologie et puis le prof m'emmerdait plus qu'autre chose. J'avais donc de bonnes raisons de ne pas faire acte de présence. Mais ça n'est pas le sujet, on se disperse là. Revenons donc à Pandore. Perso, je suis moyennement pour l'idée de la nana qui en ouvrant une boîte, déverse tous les maux sur le monde. Là, si c'est une fille, elle nous fera la misère, soit en sûr. Il faut un truc plus girly tu vois l'idée ?! Genre… Polly. Comme Polly Pocket, tu sais les petits poneys. D'ailleurs, tu te souviens quand tu as tapé une crise à ta mère parce qu'elle ne t'avait pas offert le petit coffret ? La vache, je ne t'ai jamais vu pigner autant. Tu étais rouge comme une pivoine. Bah tiens Pivoine, c'est bien aussi ! Rajoutons Fraise et Framboise tant qu'à faire et Fleur aussi tiens ! Ça sent toujours mieux que Pandore » La compétition du prénom le plus pourri semblait lancée entre les deux amoureux et il est fort à parier que l'on a affaire à deux redoutables concurrents pour le trophée tant convoité de celui ou de celle qui trouvera le prénom le plus pourri à donner au bébé.

Passé les quelques plaisanteries (ou pas sait-on jamais avec ces deux-là) le petit couple rejoignit la maison et se prépara pour aller faire quelques courses. Une entreprise loin de déplaire à Tamara, à l'inverse d'Haytham qui ménageait sa joie. Avait-il donc oublié le jeune adolescent qui ne loupait pas une occasion de se rendre au supermarché avec Madame Lignac et Tamara. Ce garçon qui excellait dans la conduite du cadi et qui pouvait se targuer de connaître chaque rayon sur le bout des doigts ! À dire vrai, ce n'est pas le fait d'aller faire quelques emplettes qui amenuisaient la joie du demi-dieu, mais le fait de voir sa petite-amie avec des clés et pas n'importe lesquelles. « -J'imagine que lorsque le chat n'est pas là, les souris dansent » renchérit-il en entrant dans la voiture qui n'avait de toute évidence pas sa préférence. N'allait pas croire qu'Haytham Cassidy est un macho et qu'il n'approuve le fait de voir une femme au volant alors que lui doit se contenter de la place du mort…du passager ( ne parlons pas de malheur) Non au contraire, il ne s'en formalise pas, le seul souci vient de l'identité de la conductrice. Dire que la conduite de Tamara est « sportive » est la version officielle et polie. Avoir l'impression d'être le chien Diabolo qui se trouvent aux côtés de Satanas le fou du volant est à n'en pas douter la meilleure des comparaisons et résumait assez bien l'état d'esprit du demi-dieu. Et il suffisait de voir le visage du Marsien lorsque sa petite amie pressa le champignon, pour appréhender le calvaire qu'il s'apprêtait à vivre.

Par chance, parce que oui, ça existe encore, le trajet ne fut pas si intense que ça. Tamara ayant retrouvée la raison, c'était délesté du champignon pour une conduite un peu plus adéquat. Arrivés sur place, la course de caddies orchestrée par deux petites têtes blondes, attira l'attention des amoureux que se rappelaient une fois encore aux bons souvenirs de leur passé commun. « -Tu pilotes la voiture et moi le caddy ?! Bah dis-donc c'est de la répartition des tâches ça ! » dit-il tout sourire en se chargeant de récupérer le charriot. Voulant bien faire, mais toujours pourvu de maladresse, Hay proposa à Tam se s'accrocher à lui, une initiative qui semblait légèrement déplaire à la concernée qui ne manqua pas de le faire savoir à son chéri. « -Hey deux secondes, ça n'était pas une attaque et encore moins une tentative de préservation maladroite. J'ai juste dit ça comme ça et… » Il dut se taire quelques secondes pour réaliser ce qu'elle venait de lui sortir. « -Des pistolets à l'eau ? En plein novembre ?! » Mais elle le faisait rire avec son attitude enfantine, la même qu'il y a trente ans, il ne pouvait de ce fait résister bien longtemps et lui promis de réfléchir à sa doléance. Sans attendre, ils pénétrèrent donc le temple ( de la consommation » où plusieurs autres caddies se croisèrent tandis que quelques regards polis étaient échangés. Le rayon café fut le premier à bénéficier des attentions du couple, un rayon proscrit par Victoria, mais puisqu'il ne s'agissait que de déca, Haytham s'était convaincu de ne pas trop rechigné cette fois.

« - Deux paquets ça n'est pas tout le rayon et dieu sait que tu serais capable de l'acheter. On va commencer avec moins d'une dizaine de paquets ok ? » dit-il en l'affublant d'un clin d'œil tandis qu'elle dévalisait le rayon de quelques paquets de décaféiner qu'elle balança avec dextérité dans le caddy. Et puisque Tam avait fait son caprice, à son tour le demi-dieu joua les enfants en réclamant un détour par le rayon confiserie comme au bon vieux temps. « -Donc pour avoir le titre je dois consentir à me défaire de quelques oréos ? Tu as de la chance que je sois le meilleur des petits amis, parce que j'accepte que tu tapes dans mes oréos. Les doubles-crèmes je suppose ? » Elle acquiesça « -J'en étais sûr ! Bon allons à la chasse alors ! » Et sans plus attendre, ils rejoignirent un rayon très apprécié des enfants. Haytham avec son regard perçant, détecta les réserves de Pez et se rua dessus comme un enfant. « -De toute façon tu n'as pas le choix de dire « oui » ma guimauve » Une chose en entrainant une autre, Tamara lorgna à son tour une confiserie et la demanda avec l'empressement de l'enfant qu'elle n'était plus. « - Si ta mère nous voyait ! » Tamara attrapa le paquet se rappelant au bon souvenir de leur retrouvaille « -Je me souviens de ça et de quelques petites choses » Dragueur à souhait, il s'approcha de la jolie brune qui sans ses talons paraissait toute petite à côté de ce gaillard d'1m91. Ce dernier approcha son visage et déposa un léger baiser sur ses lèvres « Ça aussi, tu t'en souviens ? »

Cette fois, les enfants s'étaient mués en adolescents, une période que les deux amoureux avaient à peine explorée ensemble. Emporté par l'ivresse de ce baiser, Hay se laissa aller à une impro loin de déplaire à Tam et pour cause, il acceptait volontiers, pour un temps, d'arrêter de lui prendre la tête sur la nourriture, de la laisser tranquille (quelque temps) et de consentir à la laisser prendre ce qui lui faisait plaisir. « - Tu m'aurais tenu tête certes, mais j'aurais continué à te la prendre. Donc j'imagine que nous sommes, tous les deux, gagnants » La demoiselle tendit alors le bras pour se saisir d'un autre paquet de confiserie et pas n'importe lesquelles. « -Je pense que mon père se serait passé de cet hommage en revanche moi je ne peux me résoudre à me passer des Mars glacés avec le cœur caramel ! » Le sourire aux lèvres et délestés de toute tension, ils continuèrent à faire leurs courses. Tam se permit de prendre un paquet de cigarettes russes et prétexta une envie de compotes pour justifier cet achat. Et puisque la compote n'était pas prohibée, le demi-dieu tout sourire, se laissa charmer par la proposition. « -Tu sais que ça n'est pas une mauvaise idée. Je pourrais tenter d'autres compotes avec d'autre fruit si la tentative est une réussite. Et puis la compote, c'est bon, très bon même. Marché conclu. Je vais prendre quelque fruits en plus des pommes. Tu t'occupes des barres glacées. C'est partit ! Bonne chasse Colonel Badass »

Chacun vogua de rayons en rayons. Rapides et cordonnés, les deux amoureux se retrouvèrent à la caisse quinze minutes plus tard. Tam paya, Hay porta et au vue de ses facultés, c'est avec plaisir qu'il joua les galants. Il déposa donc les sacs dans le coffre pendant que l'agent de terrain reprenait sa place derrière le volant. Paré, il contourna la voiture et la retrouva tout sourire. « - Tu as fait ton sport pour la journée ! » La belle démarra aussitôt tandis que Hay bidouilla une fois encore la radio pour avoir un peu de musique tout en prenant soin d'agrémenter sa petite liste. « -Hey c'est joli Omelette, Citron aussi ! Bon ok là ça part trop loin, je vais m'abstenir de mettre une connerie. » La proposition de Tam quant à appeler le bébé « Hay jr » le fit sourire « -Ca fait quand même un peu narcissique de donner son prénom à son enfant non ? » La voiture s'engouffra dans l'allée et alors qu'elle ricanait encore, la pilote reprit son sérieux prête à à presser l'accélérateur « -Bon ok vas-y fais toi plaisir ! » Il pria un dieu invisible et la laissa jouer les pilotes sur quelques mètres. « - AMEN !!! Je suis encore en vie ! » se moqua-t-il en quittant le véhicule. « -Je m'occupe de faire disparaître les preuves ! Rappelle-moi de ne pas prendre de glace la prochaine fois, comme ça tu n'auras aucun prétexte pour te prendre pour un pilote de formule 1. Laisse, je m'occupe des sacs faut bien que j'entretienne mes muscles » Il la délesta de ses sacs et la suivie sans attendre jusqu'à l'intérieur pour aller ranger leurs courses et échapper aux regards inquisiteurs de Victoria et de son alliée française.

« -Tu peux t'occuper du déca et moi je range, ça te vas ? » Madame Lignac choisit ce moment pour entrer à son tour dans la cuisine et s'offusqua de voir toutes les cochonneries qui trônaient sur sa table. « -On n'a tué personne promis ! » Tam se joignit à son homme et offrit son plus beau sourire à la cuisinière « -Tu espère que ce sourire va nous sauver ma guimauve ? » Pour répondre à son homme, la future maman se rua sur le sachet de pommes. « - Je lui ferais des compotes et elle a raison, nous serons raisonnables » A son tour il sourit à la cuisinière qui roula des yeux et quitta la cuisine laissant les deux amoureux seuls à seuls « -Tu crois qu'elle nous a cru ?! » Il passa ses bras autour de sa taille « -Pour ce qui est de ma culture cinématographique Marvin à combler les trous comme il pouvait. On s'est fait la saga Ghostbuster, Le seigneur des anneaux aussi et j'ai vu quelques épisodes de Star Wars ! Mais le coup de la flûte m'oblige à te dire oui oui et oui. Faisons-nous toute la saga. Mais sinon, ne me châtie pas hein, tu ne voudrais pas voir autre chose ? Genre, tu n'as pas un film préféré ? Voir même un truc honteux ?! Aller dis-moi tout ! Le genre de film que tu adores, mais que par fierté, tu n'énonceras jamais dans ta liste. Je veux savoir ! Aller ! » Il la laissa se hisser sur la pointe des pieds pour qu'elle puisse lui offrir un baiser et une déclaration dont elle seule en avait le secret. « -Moi aussi je t'aime ma guimauve, mais si tu tiens à la vie ne t'attaque pas à mes oréos. Tu sais de quoi je suis capable hein ?! Je peux être aussi diabolique que toi et tu le sais ! »
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MessageSujet: Re: (hot) [La Nouvelle-Orléans 03/10/2016] Something has changed (terminé)   Dim 26 Fév - 20:19



Something has changed





15/11/16

Ah cette fameuse liste de prénoms… Si au début… mais alors vraiment au tout début, l’idée de base était de faire quelque chose de sérieux, force est de constater qu’avec ces deux-là, c’était chose impossible… Tam éclata une nouvelle fois de rire rien qu’en entendant prononcer le nom de « Jolène ».

-Non mais arrête de le dire, j’en peux plus ! C’est horrible. HO-RRIBLE ! Franchement, si une fille s’appelle vraiment comme ça, elle peut signer direct pour le couvent, c’est clair que rien qu’avec ce prénom, jamais personne ne voudra d’elle ! Pire, si t’avais prononcé ce prénom le jour où on a conçu le « truc », je suis à peu près sûr que tes têtards auraient faits demi-tour et je ne me retrouverais pas avec ce ventre encombrant. Et pour ta gouverne, au moins Curt, c’est un prénom qui existe. Alors c’est peut-être pas de toute beauté, mais au moins ça fait pas nom de maladie ou de none.  Quant aux conneries… Allez, disons qu’on se réserve le droit de mettre en deuxième prénom un de ces trucs bien nazes que tu recopies.

Elle se remit à rire en secouant la tête lorsqu’il accepta les propositions d’Oréo et Pez.

-Eh, on ne cherche pas un prénom pour des poissons rouges, ma Guimauve ! Et franchement, moi je trouve que Pandore c’est stylé. Polly ? Mouais… Eh ! Les Polly Pocket et les petits poneys, c’était deux choses différentes ! Et sois content, j’y ai pas joué longtemps à ces machins. J’ai vite préféré t’embêter, c’était plus drôle.

Il était vrai que, enfant, la petite demoiselle ne laissait aucun répit à Haytham qui faisait preuve d'une patience incroyable avec elle. Le nombre de fois où elle était venue dans sa chambre en pleine nuit parce qu'elle avait fait un cauchemar, ou qu'elle venait l'embêter en piquant ses jouets, ou le tirant d'une lecture intéressante pour l'obliger à venir jouer avec elle... Elle était destinée à tomber amoureuse de ce garçon qui représentait tout pour lui, depuis toujours, son pilier, la personne en qui elle savait qu'elle pouvait avoir confiance sans jamais en douter. Son âme-soeur, celui qui la comprenait et acceptait même ses petit défauts.
Tam lui mit un petit coup de coude lorsqu’il recommença à énumérer des noms totalement idiots comme Fraise, Framboise, Pivoine ou Fleur.

-Attends, on est toujours sur une liste de prénom ou sur une liste de courses, là ? C’est à se poser la question ! Franchement, je crois que tu étais meilleur pour l’autre liste.

Le passage au supermarché sur centre-ville fut une virée tout aussi amusante que la liste. Tamara était ravie de pouvoir enfin sortir un peu de l’environnement de la maison, sans avoir l’impression d’avoir un regard inquisiteur sur chaque chose qu’elle faisait. Le rayon café était un passage obligé, et comme la petite brune avait négocié du déca pour avoir la paix, elle commença à faire des « réserves ». Mais visiblement, Hay ne semblait pas de cet avis, il avait commencé par proposer deux paquets, puis moins de dix.

-T’es sérieux là ? Ma Guimauve, rentre-toi ça dans le crâne avant que je le fasse à coup de paquet de déca : je fais ce que je veux. Et je compte pas venir faire les courses tous les quatre matins.

Elle lança donc un onzième paquet dans le charriot sans pour autant quitter son homme du regard, avec un air provocateur.

-Pense à touuuus les bons oréos double-crème que tu pourras tremper dedans, hummm, exagéra-t-elle pour qu’il arrête de lui prendre la tête.

L’évocation des guimauves enrobées de chocolat les ramena irrémédiablement à leurs retrouvailles voilà plus d’un an, après plus de vingt-sept ans de séparation. Ce fut mouvementé, ce fut épique, ce  fut plein d’émotion. La soirée se solda par un baiser, un baiser que Tamara avait voulu depuis si longtemps, mais que le demi-dieu s’empressa de réprouver, prétextant qu’il avait quelqu’un. L’ex agent de terrain pouffa de rire en se rappelant de ce détail. Elle posa sa main sur la joue du « Penseur ».

-Oh, mon beau « Penseur », et dire que tu avais quelqu’un et que tu m’as embrassée, quel goujat ! De toute façon, t’embrassais pas si bien que ça ! balança-t-elle avec un clin d’œil, référence à ce qu’elle lui avait dit pour lui répondre à l’époque. Heureusement que je t’ai fait faire des progrès.

Elle le laissa s’approcher avec son air irrésistible dans le regard, pour déposer un chaste baiser sur ses lèvres. Tam lui sourit, les yeux fermés, avant de les rouvrir sur lui.

-Bon, j’ai peut-être un peu exagéré, tu embrasses divinement bien et ce depuis le premier soir.

Ils achevèrent leurs petites courses, chacun détenteur d’une mission : les glaces pour l’une, les fruits pour l’autre. Ils se retrouvèrent à la caisse, payèrent et repartirent à la voiture pour regagner la maison.

-Oui je crois que mon sport du jour est fait. Maintenant il faut que je me repose pour être en forme pour mon sport de la nuit ! ajouta-t-elle avec un clin d’œil évocateur.

En route, évidemment, Hay continua avec ses idées de prénoms étranges.

-Et dire que tu m’accuses d’être obsédée par la bouffe… OK, si Citron est sur la liste, alors je veux mettre Audi, aussi. Et Mercedes tiens, au moins c’est un vrai prénom.

A l’abord de la fameuse allée de chênes, Tam ne put s’empêcher de jouer à nouveau les pilotes de Formule 1, sous le regard de son homme qui s’accrochait. Au moins, cette fois, elle avait prévenu…
Une fois la cuisine regagnée, évidemment, l’intervention de Mme Lignac eut le don de faire rire à nouveau Tamara qui avait espéré ne pas avoir de remontrances grâce à son sourire magique… mais bon, la cuisinière en avait l’habitude et ça fonctionnait beaucoup moins bien sur une personne vaccinée. Une fois la française dépitée repartie, Tam se tourna vers son Irlandais.

-Si elle nous a crus, j’en sais rien, mais il faut dire qu’on n’aurait jamais été assez vicieux pour acheter des pommes dans l’unique but de faire diversion… Je veux dire… tu crois qu’on y aurait pensé ? C’est teeeellement pas notre genre ! ajouta-t-elle avec ironie. Et puis moi j’ai vraiment envie d’y gouter à tes compotes. Tu vois que je sais être raisonnable. En plus, si tu t’entraines bien, tu pourras en faire pour le « truc », et tu seras le papa de l’année ! A n’en  pas douter, mon Amour.

Tam écouta ensuite Hay énumérer les films que Marvin lui avait fait voir pour combler ses lacunes en manière de cinéma. La petite brune hocha la tête tout en remplissant le filtre de la cafetière et refermant cette dernière. Elle se retourna, un grand sourire aux lèvres.

-Ça t’avait fait marrer le coup de la flûte hein ? Tu avais déjà des sens hyper développés à l’époque et c’est ce qui t’avait permis de m’entendre chercher les notes alors que j’étais terrée dans ma chambre. En fait, je n’ai jamais pu avoir aucun secret à cause de tes dons. C’est vraiment pas juste.

Sourire aux lèvres, elle l’écouta poursuivre, et apparemment c’était à elle de choisir le ou les films.

-Hum… difficile à dire comme ça… Tu sais, après ton départ, j’ai pas vraiment eu le temps de me demander si j’avais des films préféré, tout s’est enchainé très vite dans ma vie. Un truc honteux ? Euh…

Elle fit mine de réfléchir quelques secondes.

-Bon, OK, je l’admets, j’adore regarder des dessins animés. C’est la honte, je sais. Si tu dis ça à Marvin, même ta force surhumaine et le cure-dent à peine affuté qui sort de ta bague ne pourront rien pour toi. Ouais, les dessins animés, ça me détend, c’est pas prise de tête, c’est léger et ça me permet d’oublier quelques instants ce monde pourri dans lequel on vit. Voilà tu connais absolument tous mes secrets, ma Guimauve. J’espère que tu vas m’en livrer aussi, parce que je me sens un peu seule là.


Elle l’enlaça avec tendresse, et un chaste baiser et une déclaration d’amour plus tard, Haytham déclara que lui aussi savait être diabolique et qu’il n’hésiterait pas si elle recommençait à lui piquer ses précieux gâteaux.

-Promis, je demanderai la permission. Quant aux diableries dont tu es capable, oui, je me souviens très bien, cet été, de ce que tu m’as fait subir. D’ailleurs, j’ai un gros bleu fantôme sur la fesse gauche, dû à une bonne glissade en sortant de la salle de bains quand j’ai voulu t’étrangler après que tu aies coupé l’eau chaude pendant que je prenais ma douche. Espèce de malade, tu sais que j’aurais pu me casser un truc ?

Elle ponctua sa question par un petit coup de point sur l’épaule.

-Je sais que je suis particulièrement adroite, mais quand même !

Tam eut un petit rire, et la bonne odeur du café attira son attention ailleurs. Elle lâcha Haytham pour aller s’en servir une tasse.

-Tu en veux ?

Adossée au plan de travail, son mug dans les mains, elle but une gorgée de déca, les yeux fermés, savourant l’odeur et le gout. Elle rouvrit les yeux, sourire aux lèvres.

-Bon alors pour le film, je sais pas… t’as vraiment rien vu depuis qu’on s’est séparés ? Alors euh… j’avais bien aimé le « Cinquième Elément ». En dessin animé il y a les « Mystérieuses Cités d’or »… J’avoue, niveau idées de films, je suis un peu limite…

Elle reposa sa tasse désormais vide et revint se coller contre son homme, levant la tête pour le regarder.

-Peut-être qu’un petit câlin pourrait m’aider à trouver l’inspiration ?

De nouveau hissée sur la pointe des pieds, Tamara embrassa langoureusement cet Irlandais qui faisait battre son cœur. Parfois d’ailleurs dans de mauvaises circonstances, au vu des crises de colère et les grosses disputes qui avaient eu cours ces derniers temps. Mais il y avait surtout les merveilleurs souvenirs, leurs retrouvailles, toutes leurs parties de jambe en l’air, toutes les petites attentions qu’ils avaient l’un pour l’autre, mais surtout Hay pour Tam en apprenant la « grande nouvelle ».

-Embarque tes chers oréos et on monte, ça te va ?



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MessageSujet: Re: (hot) [La Nouvelle-Orléans 03/10/2016] Something has changed (terminé)   Mar 28 Fév - 19:31

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Hay ✧ Tam
Les courses : opération fastidieuse pour le commun des mortels. Antonyme : Tamara et Haytham. Il faut dire que d'une part, ils échappent à la norme et que d'autre part si physiquement, on leur donne la quarantaine, (un peu moins pour Tam, soyons diplomates) le mental diffère à tel point qu'il est plus difficile de donner une estimation. Bien sûr, Haytham grand penseur à ses heures perdues et figure de proue de la sagesse, s'était gardé de faire preuve d'excentricité, mais il avait suffi d'un rayon, en l'occurrence celui des confiseries pour redevenir l'enfant qu'il n'était plus depuis plus de trois décennies. A présent, dans le caddie les paquets de déca cohabitaient avec les paquets d'oréo, les recharges de pez, les guimauves enrobées de chocolat, les mars glacés, quelques pommes et d'autres bricoles pour « faire bon genre » face à Madame Lignac lors du rangement. Mais malgré les efforts, les deux amoureux n'avaient pas échappé au regard réprobateur de la Française lorsqu'elle les retrouva dans la cuisine. Et rien, ni le sourire angélique de la jeune femme, ni les paroles de son demi-dieu d'homme n'arrangèrent la situation en leur faveur. Exaspérée par tant d'enfantillage et par toutes ces sucreries, la cuisinière attitrée de la demeure tourna les talons et s'en alla, suscitant quelques interrogations de la part d'Haytham qui tenait ses oreos dans les mains. Tamara qui délesta les sacs de tous les paquets de déca se lança dans une première réponse qui était loin de satisfaire le beau brun. « -C'est de l'ironie ou je rêve ?! Vu le prix des fruits, je pense que ça serait idiot d'avoir agi comme ça juste pour se préserver des foudres de madame Lignac. Quoique à une époque, on aurait été capable de le faire. Mon dieu ! On était si machiavéliques ?! » Tam acquiesça accréditant la thèse du binôme machiavélique. « -Bon je crois que je vais devoir me mettre aux fourneaux pour nous faire pardonner toutes ces années de manipulation et aussi pour que mon cobaye préféré puisse tester mes créations, en l'occurrence de la compote de pommes. Et si tu attestes, j'en ferai des pots par centaine au petit Truc. Je crois que je suis vraiment très motivé par la médaille du papa de l'année encore plus si c'est toi qui me la passe autour du cou. » dit-il en lui offrant le plus beau de ses sourires « colgate »

Chacun œuvra à sa façon pour délester les sacs de leur contenu. Puisque les courses eurent été accomplies en un temps record, ils leur faudrait à présent une nouvelle occupation et le retard cinématographique du demi-dieu sonna comme une bonne excuse pour regarder quelques films. Avant de se lancer à corps perdu dans un moment limasse dans le canapé face à l'écran plat, le demi-dieu énuméra un à un les films que son mentor aka Captain Brioche lui avait fait visionner lors de leurs séances « de travail ». Tam en profita pour prendre un paquet de déca et le vida de moitié dans le filtre de la cafetière qu'elle activa sans attendre tandis qu'Hay rangeait ses oréos dans le placard où se trouvait ses (leurs) réserves. Le sourire aux lèvres et l'odeur du déca remontant jusqu'aux narines, la belle brune ne put s'empêcher d'évoquer ses leçons « secrètes » de flute pour tenter d'apprendre non sans mal le thème de Star Wars. Un apprentissage qu'Haytham pouvait entendre grâce à son ouïe développée et ce même lorsqu'il était à l'extérieur. « -Mon dieu une torture auditive et crois-moi, plus d'une fois j'ai maudit le créateur de m'avoir affublé d'une super « ouïe » Et encore à l'époque c'était passable. Je parle de mon ouïe hein, pas de tes solos de flûte. Pour te consoler, je peux t'affirmer qu'avec la super ouïe et les autres sens ça n'a pas été du gâteau. C'est avec une troupe de la Légion étrangère que j'ai appris à dompter mes facultés sensorielles. Je me suis perdu plusieurs mois dans la jungle. Une expérience difficile, mais intéressante. Bon, on s'éloigne là, revenons à nos moutons. Je veux savoir ce qu'il y a de honteux dans ta culture cinématographique. » Remarquez avec passage le détournement de situation pour ne pas faire parler de mauvais souvenirs. Entre autres la fuite-abandon du demi-dieu.

Par chance, Tamara qui ne s'offusquait de rien, anima à nouveau le sujet en balançant non sans gêne son amour pour les dessins animés. Un aveu qui surprit son Penseur et pour cause, il était loin de s'imaginer que pour se détendre, la demoiselle préférait un bon vieux dessin animé. Il se surprit même à rire, que dis-je à éclater de rire. « -Je ne me fous pas de toi promis ! Pardon, vraiment pardon. Tu m'as pris de cours là ! Donc tu aimes les dessins animés !? C'est aussi mythique que le coup de la flûte ça, mais n'étant pas suicidaire, je ne me risquerais pas à en parler à Marvin. Et puis, il t'admire autant qu'il te craint et je sais que tu aimes ça ! Donc… hum… je pense que je serais tenir ma langue cette fois. » La demoiselle s'approcha de son chéri et l'enlaça avec tendresse avant de se mettre sur la pointe des pieds pour avoir un baiser et une déclaration d'amour dont lui seul en avait le secret. « -Hum donc nous sommes sur la même longueur d'onde ! Et je suis content de constater que tu reconnais mes diableries. Moins que tu te sois fait mal. J'aurai été au petit soin avec toi » Il lui embrassa le bout de nez « -Comme maintenant ! » La demoiselle qui n'avait rien de la demoiselle en détresse, se permit un « petit » coup de poing sur l'épaule de son champion qui s'exempta bien évidemment de la moindre douleur. « -Pour en revenir aux secrets inavouables… » Il n'eut pas le loisir de finir sa phrase, le café accaparent toute l'attention de Tamara qui se rua sur la cafetière encore fumante. « -Non pour le déca ! Et avant que tu me lâches pour ta tasse, je disais que j'étais prêt à livrer quelques secrets inavouables, mais puisqu'apparemment le déca passe avant moi, je crois que je vais revoir mes priorités. »

Assise sur le plan de travail, mug en main, la future maman savourait son déca comme l'on savoure un grand cru. « -Tu es avec moi ? Allo !? » Il n'en fallait pas plus pour que Tam, rassasiée, pose son mug et revient se coller à son homme lui proposant ainsi pour se faire pardonner, une activité loin de lui déplaire. « -Hum… Effectivement, un petit câlin ça pourrait me donner un peu d'inspiration » Il répondit aussitôt à son baiser, ses mains retrouvèrent quant à elles cette paire de fesses qu'il aimait tant « -Hum… tout me va. Je vais t'embarquer aussi, je crois » Tamara malgré le bébé, était aussi légère qu'une plume, il était donc aisé pour le demi-dieu de se faire d'un paquet d'oréos tout en gardant sa petite amie dans ses bras. « - On commence par le câlin et on finit par le film ? »
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(hot) [La Nouvelle-Orléans 03/10/2016] Something has changed (terminé)

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