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 (hot) [La Nouvelle-Orléans 03/10/2016] Something has changed (terminé)

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COLONEL BADASS
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MessageSujet: Re: (hot) [La Nouvelle-Orléans 03/10/2016] Something has changed (terminé)   Mar 4 Avr - 17:18



Something has changed







10/12/2016

Comme toujours, une petite phase remémoration de souvenirs passait dans la discussion. C’était tellement drôle pour eux devenus adultes d’exposer à l’autre son point de vue de l’époque sur certaines choses. Ainsi, Haytham s’offusqua presque de savoir que Tamara le qualifiait de calculette graphique avec ses boutons inhérents à l’adolescence.

-T’en avais pas que deux ou trois, arrête ! Ou deux trois par centimètre carré ! Tu te souviens pas, sérieux ? Et je ne me cachais pas, c’était juste une mesure de prudence ! J’ai toujours été prudente avec les éléments que je ne pouvais pas contrôler. L’orage en faisait partie. Et pour ce qui est d’avoir la calculette sous la main, je peux t’avouer, maintenant qu’il y a prescription, que j’avais pas si peur que ça, c’était juste un prétexte pour venir dormir avec toi.


Elle afficha un sourire fier pour ponctuer cette révélation. Comme à l’accoutumée, l’irlandais faisait tout pour montrer qu’il était là pour sa chérie, mais celle-ci le rassura, l’approche des fêtes de fin d’année ne l’angoissait pas plus que ça. C’était plutôt une certaine curiosité de redécouvrir la fête de Noël passée en famille. Et puis il était vrai qu’elle avait très envie de revoir Marvin, il faisait partie de sa petite routine à l’époque du DLCEM, et sans se l’avouer, elle appréciait énormément son petit geek
Puis, Tam eut le loisir de gouter à la création culinaire du jour tandis que le cuisinier en chef ne manqua pas de se vanter de ce que ses poings ne savaient pas que casser de l’agent de terrain. Un sourire en coin se dessina sur les lèvres de la brunette.

-Ah ouais ? Moi je connais au moins un agent de terrain qui t’a eu avant.

Dégustant sa petite part de pain d’épices maison, elle l’écouta également commenter quant à la pente glissante qu’il avait empruntée en évoquant un éventuel départ à la retraite de madame Lignac. Tam s’arrêta de mastiquer pour le regarder avec des yeux ronds.

-Tes répliques sont les plus nazes que j’aie jam…

Elle n’eut pas le loisir de terminer sa phrase que l’index du fils de Mars était venu se poser sur ses lèvres de peur qu’elle ne fasse encore un commentaire déplacé, ce qui la fit sourire.

-Arrête, tu adores quand je dis des conneries, je le sais, même si tu souris pas, je vois à ton regard que tu en meurs d’envie.

Elle acheva sa bouchée et son regard s’illumina lorsque le marsien lui promit un petit tour au stand de tir dès que le « truc » serait dehors.

-Oh oui, tu me vends du rêve, là ! Prends carrément un abonnement, je défoncerai toutes leurs cibles en un temps record. Je peux même te dessiner un smiley dessus avec les impacts de balle. Ou des cœurs tiens, c’est bien pour les guimauves que nous sommes devenus. Et sinon, moi j’aime bien quand tu énumères tous les domaines dans lesquels j’excelle, lança-t-elle avec un sourire équivoque.

Et puis Hay se souvint que Maisie arriverait sous peu, d’ici seulement quelques heures, et qu’il devait l’appeler. Ah, parfois les hommes n’avaient pas de tête, et c’était d’autant plus vrai chez ce « Penseur » qui ne pensait pas toujours. Tam sourit lorsqu’il lui répéta qu’il l’aimait, rassuré quant aux présentations entre Maisie et Victoria.

Tamara mit à profit le temps que passa l’Irlandais au téléphone avec sa progéniture pour engloutir les trois quarts du pain d’épices, sans réellement s’en rendre compte tellement qu’il était bon. Et en entendant le demi-dieu revenir, elle sentait bien qu’il ne serait pas très content de constater ça, alors elle s’était précipitée à sa rencontre, espérant camoufler le plus longtemps possible son petit méfait. Elle avait tout d’abord tenté le coup du sourire angélique, qui étonna Haytham.

-Non non, tu ne dis jamais de connerie voyons. Mais j’ai vraiment envie de sortir tout de suite, insista-t-elle.

Le prétexte des décorations de Noël supplémentaire tomba à l’eau lorsque le fils de Mars argumenta qu’ils y étaient déjà allés deux jours d’affilée. Se mordillant la lèvre pour essayer de trouver autre chose pour occuper son attention ailleurs, Tam fit exactement l’effet inverse, et tous les efforts qu’elle avait déployés pour cacher sa petite bêtise tombèrent à l’eau. Elle avait essayé de l’empêcher de passer en restant plantée devant lui, anticipant ses mouvements, mais il avait réussi à la contourner.

-Alors non, je ne me suis pas enfilé tout le pain d’épices… il en reste ! Et… c’est pas moi, c’est le « truc » ! tenta-t-elle de justifier.

Voyant qu’il était assez mécontent, elle croisa les bras avec une petite mine boudeuse.

-Mais j’y peux rien, c’était trop bon. Estime-toi heureux que ta conversation n’ait pas duré plus longtemps.


Décroisant ses bras, elle revint vers lui pour l’enlacer, se collant dans son dos.

-Oh, je te demande pardon ma Guimauve. J’ai pas fait exprès, je t’assure. Tu me pardonnes ? Ou… j’essaierai de me faire pardonner ce soir ? J’ai quelques petites idées… Allez, arrête de regarder ce cadavre de pain d’épices. Mets un petit mot pour madame Lignac pour qu’elle le goute, et on y va, d’accord ?


Elle espérait ainsi détourner sa déception et peut-être la faire disparaître totalement. Elle s’en voulait un peu , maintenant, d’avoir « gâché » son joli pain d’épices en en béquetant plus de la moitié. C’était devenu incontrôlable chez elle, dès qu’elle voyait un truc qui lui plaisait, il fallait qu’elle le mange. Le « truc » avait complètement modifié ses habitudes. Tam se mit face à lui, laissant glisser ses mains autour du corps de son demi-dieu.

-Allez, ne boude pas, s’il te plait ma petite Guimauve d’amour que j’aime fort…

Elle ponctua sa supplique d’une petite moue, histoire d’essayer de l’attendrir et de le rallier à sa cause.

-Et j’ai pas eu mon petit bisou… J’ai le droit de l’avoir, même si j’ai pas été sage ? demanda-t-elle en clignant des paupières.

Pas certaine que cela fonctionne, Tam espérant néanmoins qu’il ne resterait pas fâché pour si peu. C’était sa spécialité, depuis quelques temps, de s’énerver pour un rien, pas celle de l’Irlandais.



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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: (hot) [La Nouvelle-Orléans 03/10/2016] Something has changed (terminé)   Mer 5 Avr - 23:45

Something has changed
La Nouvelle-Orléans
Hay ✧ Tam
Le désavantage d'être avec une femme qui vous connaît depuis autant d'année, c'est de la voir ressortir de vieux dossiers dont vous êtes tenté de taire l'existence au vu de la prescription. Mais comme il est évident que des photos existent, il est plus compliqué de faire l'autruche. Il est vrai qu'à cette période, Haytham comme bon nombre d'adolescents, ne pouvait prétendre à la totale perfection au vu des quelques boutons d'acné qu'il arborait sans fierté. Bien sûr, Tamara exagérait légèrement la chose, il avait bien trois, quatre, ou cinq boutons mal placés, mais rien d'alarmant. D'ailleurs, ils disparurent très rapidement, sans que personne ne sache vraiment pourquoi, hormis l'intéressé. « - De toute façon ça n'a pas duré et c'était normal. Je suis sûr que toi aussi à cet âge, tu en avais. Et ne me sors pas que tu étais une bombasse sans l'option calculette graphique, je peinerais à te croire. » Et puisqu'il y avait prescription, Tamara aussi se permit d'apporter quelques éléments de réponses au Marsien qui ne boudait pas son plaisir. « -Mais oui bien sûr, la peur des éléments incontrôlables. Je t'ai connu plus imaginative » Une fois encore poussé par la prescription, la jolie brune consentit enfin à donner la véritable raison de cette cohabitation les soirs de tempête. « - Je le savais ! Et je dois t'avouer, maintenant que les années ont passé, que j'adorais les soirs de tempête, autant que de partager mon lit avec « Sourire d'enfer »

La phase nostalgique expédiée, ils pouvaient dès à présent parler de choses un peu plus actuelles et dans l'air du temps, à savoir les fêtes de noël. Et immanquablement, ils évoquèrent la famille certes, mais aussi par le biais de Marvin, ces personnes que l'on ne voit trop peu et qui ont à leur façon était une famille à un moment donné, ou du moins, un semblant de famille. Et puis, ils devaient le sauvetage de Tamara au petit Geek, qui avait lui-même prit de gros risques en informant l'ennemi en la personne d'Haytham. Ce dernier, qui avait aussi été son voisin et « jeune » padawan en termes de culture pop, ne pouvait nier qu'à son tour, il était en manque de sa petite dose de « Marvinerie » Il fit donc à sa compagne, la promesse de contacter l'informaticien dans un avenir proche, pour qu'il se joigne à eux afin de fêter comme il se doit les fêtes de fin d'année. Il était alors, loin de se douter que le blondinet ne viendrait pas seul et que la fameuse Meredith qu'il avait évoquée lors de leur première « séance de travail » pointerait le bout de son nez, apportant avec elle, une haine à peine voilé à l'encontre du demi-dieu qu'était et que reste encore aujourd'hui notre cher Haytham. Mais ne nous éparpillons pas !

La création dégustée et le compliment savouré, le successeur tout désigné de madame Lignac osa braver l'interdit en évoquant tout haut une hypothétique retraire pour la cuisinière française. Un constat prétentieux qui inspira une remarque salace de la part de Tamara. Enfin précisons qu'elle ne l'était pas totalement, puisque le cuisiner, mettant un doigt devant la bouche de sa bien-aimée, l'eut empêché d'approfondir l'image d'un rouleau à pâtisserie enfoncé dans le mauvais orifice. « - Mes répliques sont nazes ce n'est pas nouveau et toi tu es une adepte de la connerie. Et c'est vrai que des fois, peut-être que c'est tellement con que je réprime un sourire. Bon ok, de temps en temps… tout le temps. Je ne sais pas comment tu fais pour sortir autant de connerie en aussi peu de temps. On devrait d'offrir une médaille pour ça. Et là sur le coup, je ne vois plus le rouleau à pâtisserie du même œil. Ça doit vraiment être compliqué à rentrer par-derrière non ? » Il se tue, fit mine d'être sérieux dans son interrogation, le silence assaillit les deux futurs parents, avant qu'Haytham n'éclate de rire. « -Si tu voyais ta tête ! C'est dingue, j'arrive encore à te berner, même après toutes ces années. » Par la suite, domptant les hormones de Tamara pour s'éviter une prise de tête inutile, le demi-dieu lui fit une proposition qu'elle ne pouvait refuser et ce même s'il lui fallait attendre la sortie du truc. « - J'étais sûr de faire mouche avec cette proposition. Au moins, je sais qu'à présent, je n'ai pas besoin de t'acheter un bouquet de fleurs pour te faire plaisir, un abonnement au stand de tir, il n'y a que ça de vrai ! Par contre, je suis moyennement convaincu par l'association « je défoncerai toutes leurs cibles » et « je te fais des cœurs avec l'impact des balles » Je crois que c'est le verbe « défoncé » et les petits cœurs qui me perturbent un peu. On va dire que la finesse ne fait pas partie des domaines dans lesquels tu excelles. En revanche, je me disais que comme j'ai été plutôt sage, j'aurais pu, ce soir, attester en personne, de tes domaines de prédilection. » Le sourire équivoque de Tamara allait de pair avec le regard malicieux d'Haytham qui laissa la demoiselle sur sa faim pour aller passer un coup de fil à Maisie, histoire de s'enquérir de sa progression, mais lorsqu'il revint quelques minutes plus tard, il se laissa envahir par un sentiment bien étrange en posant son regard sur sa compagne qui ne ménageait pas ses efforts pour le détourner de la cuisine. Suspicieux, il commença dès lors son interrogatoire.

« -Je te connais ma guimauve ! C'est le sourire que tu fais en général pour avoir tout ce que tu veux ! » Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle ne manquait pas d'argument, Haytham non plus et il ne lui fallut que très peu de temps pour découvrir la terrible vérité. Oui, bon ne nous emballons pas, il est juste question d'une moitié de quatre-quarts engloutis, mais quand même. L'apprenti cuisinier contourna donc Le Docteur Jekyll et Mrs Hyde afin de constater par lui-même de l'ampleur des dégâts. « - Il en reste ? Tu te fous de moi ! Pfff j'avais prévu de servir ça au dessert ce soir pour avoir l'avis des autres afin de savoir si oui ou non, je prépare ce dessert pour Noel. Il n'y aura pas assez pour tout le monde avec ce que tu m'as laissé. » Il souffla un « peu » échaudé par cette découverte. Tam, telle la petite fille qui vient de se faire gronder et qui cherche à se faire pardonner, s'approcha de son homme qui lui tournait le dos. Elle le colla sans attendre et commença à dépiter son soliloque. Hay la laissa parler histoire de voir ce qu'elle était capable de lui sortir, mais il se garda de lui faire savoir trop rapidement, qu'il ne lui faisait pas la tête. Pour dire vrai, il la trouvé tellement mignonne et préférait de ce fait, la laisser s'embourber toute seule en essayant de rattraper sa bêtise. « -Mouais ! » Il se retourna et lui fit face « -Il se pourrait que le pardon soit négociable. » Il lui prit les deux mains et la colla contre son torse sans la quitter du regard. « -Mais tu vas devoir te montrer convaincante » Il approcha lentement son visage du sien « -Très convaincante » Puis détourna de sa trajectoire au dernier moment, pour s'emparer du plat et s'éloignant ainsi d'elle. « -Désolé miss Lond mais vous êtes pour le moment, privé de bisous. Tu m'excuseras, mais j'ai un autre pain d'épice à préparer. » Il lui offrit son plus beau sourire et le petit clin d'œil qui va de pair. « -Il faudra être patience, très patience ! Et j'espère que tu seras te faire pardonner vilaine fille ! »
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COLONEL BADASS
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MessageSujet: Re: (hot) [La Nouvelle-Orléans 03/10/2016] Something has changed (terminé)   Ven 7 Avr - 21:54



Something has changed







10/12/2016

Ah, la nostalgie et les souvenirs d’enfance. Plus encore en période de fin d’années, ils remontaient à la surface, et là, en l’occurrence, c’était l’occasion de se rappeler certains détails qui visiblement différaient d’une vision à l’autre. Ainsi, pour Hay, ses quelques boutons d’acné inhérents à l’adolescence n’avaient rien de la calculette graphique que décrivait Tamara.

-Tu plaisantes ou quoi ? J’ai toujours été une bombasse atomique, surtout quand j’ai découvert l’existence du fer à lisser. C’est dommage que tu aies loupé ça ! Avait-elle rétorqué avec un petit rire.

Et évidemment, comme toujours, leur conversation partait dans tous les sens. Haytham avait tenté de détourner le sujet du fameux rouleau à pâtisserie que Mme Lignac se ferait un plaisir d’utiliser comme instrument de torture si l’Irlandais se risquait à parler de retraite la concernant. Le demi-dieu demanda alors à sa petite ami si ça ne serait pas trop compliqué à rentrer par derrière, ce qui la fit hausser les sourcils.

-Est-ce que j’ai la tête de quelqu’un qui maîtrise ce genre de méthode ? Demanda-t-elle, faussement offusquée.

Et face à la tête d’un fils de Mars qui essayait de garder son sérieux, ils finirent par éclater de rire de concert.

-Tu parles de ma tête, mais t’as pas vu la tienne ! Espèce de fou ! Lança-t-elle en riant de plus belle.

Son petit ami parfait savait très bien comment lui faire plaisir, et en effet, point de fleurs pour miss Lond. Par contre, un abonnement au stand de tir avait de quoi faire pétiller son regard chocolaté.

-Oh j’en salive d’avance. J’espère qu’y a un peu de challenge quand même. J’ai jamais été à celui d’ici. Mais si tu veux à la place de petits coeurs, je pourrais vider le chargeur en écrivant tes initiales ? Sans utiliser le mot défoncer.

Un sourire mutin se dessina sur ses lèvres lorsque le « Penseur » évoqua les autres spécialités de Tamara.

-Mes domaines de prédilection sont tout à toi quand tu veux et où tu veux, tu le sais ma Guimauve. Tu pourras attester à ta guise de ce que tu voudras.

Alors qu’elle pensait déjà à tout ce qu’ils pourraient faire une fois le soleil couché, Hay partit appeler sa fille tandis que la jolie brune s’empiffrait du délicieux pain d’épices. Et au retour du cuistot, les représailles allaient sans doute pleuvoir… Il la connaissait trop bien, et ce sourire était désormais devenu davantage une preuve de boulette plutôt qu’un moyen de s’en tirer. Il avait tout découvert, il ne restait qu’un petit quart de son pain d’épices et il était visiblement très mécontent de ne pouvoir le faire goûter aux autres au dîner.

-Mais si… il y a des solutions, regarde… tu pourrais… en faire des petits carrés et les mettre dans une assiette avec des quartiers de clémentines. Et puis comme ça, ce sera un échantillon, c’est vachement bien les échantillons, c’est pas pour rien qu’ils en donnent dans les parfumeries.

Voilà, l’excuse la plus pourrie du monde, mais elle, en tout cas, ça l’amusait. Enfin, à moitié seulement parce qu’elle ne voulait pas l’énerver, ça n’avait pas été son intention.

-Dis-toi que l’avis de ta Guimauve et de son « truc » valent pour au moins la moitié ? Et que nous on est d’accord pour ce dessert, affirma-t-elle avec certitude.

Finalement, il accepta de se retourner et d’accorder un pardon négociable, ce qui la fit sourire tandis qu’elle se collait contre lui sous l’impulsion qu’il lui donnait. Alors qu’elle hochait la tête avec conviction lorsqu’il lui déclara qu’elle devrait se montrer convaincante, il tourna la tête avant qu’elle ne puisse l’embrasser. Une petite moue de frustration se dessina sur son visage alors qu’il déclara qu’elle était privée de bisous.

-Mais ! Rétorqua-t-elle avant d’entendre qu’elle devrait se montrer patiente. Quoi ?? Tu vas vraiment en faire un autre ? Oh non, pitié, je veux sortir d’ici. Tant pis, je me barre toute seule, c’est hors de question que je reste encore dans la maison, j’en ai marre de tourner en rond. Je vais me transformer en poisson rouge. Tu viendras pas te plaindre si je ramène encore des tonnes de déco de Noël. Et puis j’ai envie d’acheter des tonnes de gui pour que tu sois obligée de m’embrasser à chaque pas que tu fais dans cette maison. Comme ça, punition ou pas, tu n’auras pas le choix, parce que la tradition prévaut sur la punition. Eh oui, c’est comme ça. C’est une nouvelle règle universelle que je viens d’inventer et qui s’applique dès aujourd’hui à la Nouvelle-Orléans et au reste du monde.

Un air fier sur le visage, Tam croisa les bras, lui rendant une mine enfantine que ce cher Haytham avait bien connu.

-Alors, tu viens ou tu préfères continuer à jouer les Ratatouille ? Au fait, je l’ai prononcé comme il faut ? Et arrête avec son sourire charmeur et ton regard envoûtant. Si je suis privée de bisous, c’est cruel de me chauffer comme ça. Allez viens, si tu acceptes je te laisse conduire sur le retour. Et on prendra la grosse voiture, le gros 4x4 que tu adores. Allez, dis oui, s’il te plaît s‘il te plaît s’il te plaît !

Là, elle avait encore plus l’air d’une gamine, l’air suppliant de l’enfant qui fait un caprice pour obtenir un jouet. Sauf que ce n’était pas vraiment un caprice mais un souhait légitime. Tam avait toujours eu la bougeotte et rester à la maison, maintenant que les températures s’étaient rafraîchies et que tout le monde l’enquiquinait avec les risques d’une grippe, ses seules « autorisations de sorties » consistaient à faire du shopping. Elle qui avait horreur de ça se trouvait finalement mieux à chercher des tas de conneries à acheter que de rester à flemmarder dans cette immense maison. La jeune femme espérait donc que son argumentaire ferait mouche et que le fils de Mars accepterait d’abandonner son second pain d’épices au profit d’une petite sortie. Qui pouvait refuser d’aller acheter du gui en période de Noël après tout ? Surtout qu’elle lui promettait au retour une nuit mémorable.



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MessageSujet: Re: (hot) [La Nouvelle-Orléans 03/10/2016] Something has changed (terminé)   Dim 9 Avr - 21:00

Something has changed
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Hay ✧ Tam
La découverte du pain d'épice, ou du moins de la moitié de pain d'épice et encore nous voyons large en parlant de moitié. Il est clair que nous étions face à un crime de lèse-majesté, une boulette pour certaines personnes, un nuage gris dans l'accalmie pour d'autre. Mais Haytham pouvait-il se résoudre à en vouloir longtemps à Tamara ? Pouvait-il continuer à se montrer obtus face à ses tentatives pour rattraper la chose ? Il est clair que non, elle était et demeure encore sa kryptonite et de ce fait, il était difficile de lutter contre ça, encore plus lorsque l'intéressée optait pour le rapprochement physique en collant son homme. Toutefois, notre demi-dieu laissa planer le doute encore quelques secondes, laissant ainsi imaginer qu'il boudait comme l'enfant qu'il n'était plus, mais qu'il redevenait au contact de la jolie brune au ventre arrondi.« -Mention spéciale pour le coup de l'échantillon ! Je te savais adepte des excuses bidons, j'étais toutefois loin d'imaginer que tu pouvais atteindre le niveau supérieur. Là, c'est le top du top de l'excuse pourrie. Mais, il y a de la recherche et ça a le mérite d'être souligné, j'en conviens. »

Et maintenant qu'il lui faisait face, il était plus difficile de continuer à faire semblant de bouder. Presque autant que de cesser de sourire. Ce bout de femme vecteur de miracle, faiblesse du colosse aux pieds d'argile, pouvait se féliciter intérieurement de réussir le tour de force d'anéantir en un sourire, la déception de son Marsien qui négociait un pardon total au profit d'une prestation convaincante de Miss Lond à son égard, tout en la ramenant près de lui pour que plus aucune distance ne les éloigne l'un de l'autre, mais aussi et surtout pour préparer sa riposte. Et quelle riposte ! Le malin se joua de la belle et détourna le visage au dernier moment, empêchant délibérément les lèvres de l'humaine de retrouver les siennes et se targuant, pour la punir, de la priver de bisous. « -Grosse fringale, pas de bisous ! C'est une loi à laquelle tu ne pourras échapper très chère et tu sais que je peux être plus résistant que toi de ce côté. Mais puisque je suis magnanime, je te laisse la possibilité de te faire pardonner ce soir et je verrais par la suite si je lève ou non la punition. » Il s'apprêtait dès lors à réitérer l'exploit de préparer un délicieux pain d'épice à faire goûter à tout le monde, mais c'était sans compter sur notre future maman, qui n'était plus à un caprice prêt. Enfin non, peut-être devrions-nous parler de doléances cette fois. Et pour une fois, il était forcé de reconnaître qu'elle n'avait pas tort, une nouvelle sortie, malgré celle de la veille et les autres, était salutaire, bien plus que la confection d'un autre pain d'épice.

« - Bon ok ! Je déleste les fourneaux pour aujourd'hui. On va aller faire un tour, acheter quelques trucs « utiles » petit poisson rouge ! » Il commença à ranger toute sa préparation, déposa les plats et les ustensiles dans le lave-vaisselle tandis que Tam continuait à égrener son argumentaire, ravi de pouvoir se jouer de ce grand gaillard qui lui faisait face. « - Tu serais prête à foutre du gui partout pour m'obliger à t'embrasser à chacun de mes pas ? Vraiment ? Non oublie, je sais très bien ce que tu vas répondre. D'un côté si la tradition prévaut sur la punition ça ne me laisse que très peu d'alternatives. On ne peut que respecter une règle universelle même si elle n'a qu'une minute d'existence. Mince, je suis pris à mon propre jeu. » A son tour, il fit la moue et se passa une main dans cette barbe de trois jours qu'il se plaisait à ne pas entretenir histoire d'accentuer sa virilité en bon fils de Mars qu'il était. Au summum de sa fierté, la belle humaine en arrivée presque à toiser son demi-dieu, une fois encore confronté au triomphe victorieux de l'ancien agent de terrain. La bouille n'en demeurait pas moins enfantine (avec quelques rides en plus) « -Hum laisse-moi réfléchir » A son tour, il croisa les bras en continuant à arborer le sourire charmeur contre lequel la demoiselle avait dû mal à lutter. « -Moi te chauffer ? » demandait-il innocemment en s'approchant à nouveau. Il lui prit alors la main gauche qu'il guida jusqu'au-dessous de son t-shirt au niveau de ses abdominaux. « -Là il se pourrait que je te chauffe par contre ! » Le vil tentateur s'approcha à nouveau et enfouis son visage dans son cou, laissant ses lèvres caressaient la peau satinée de la jeune demoiselle avant d'atteindre son oreille pour faire entendre une voix suave « -Si tu me laisses conduire le gros 4x4, il est fort à parier que je lève la punition, mais tu devras toujours te faire pardonner. » Audacieux, il attrapa du bout des dents son lobe et laissa sa langue glisser jusqu'à sa gorge avant de se séparer d'elle en lui offrant un regard de braise dont lui seul avait le secret.

« -Aller on y va ! Mais on ne traîne pas trop. N'oublie pas qu'on doit passer récupérer Maisie. N'oublie pas non plus de te couvrir ma chérie ! Ça serait dommage que tu attrapes la crève, vu tout ce qu'on a prévu pour ce soir, si tu vois ce que je veux dire ! » Le clin d'œil qu'il lui adressa en disait long sur les pensées du Marsien, au même titre que sa main baladeuse. Il délaissa donc le pain d'épice, après tout peut-être que l'idée pourrie de Tam, était pourvue d'un soupçon d'ingéniosité et que l'échantillon serait séduire les papilles de chacun. Il quitta donc la cuisine, récupéra le portable de sa chérie pour envoyer un sms à sa fille, lui demandant de les prévenir une fois qu'elle aurait foulé le sol de la Nouvelle-Orléans. Puis il reporta son attention sur la femme de sa vie. Quelque chose avait changé, certes, mais ils n'étaient pas au bout de leur surprise et loin de se douter que la douce accalmie prendrait fin sous peu.
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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: (hot) [La Nouvelle-Orléans 03/10/2016] Something has changed (terminé)   Ven 14 Avr - 13:55



Something has changed







10/12/2016

Elle ne pouvait nier être une pro des excuses trouvées au pied levé pour justifier telle ou telle bêtise, et ce depuis toujours, mais le coup des échantillons était particulièrement ridicule, bien qu’ingénieux à la fois quand on y pensait. Une excuse qu’Abby, la fille de Vénus qui était la protégée d’Haytham, lui avait sortie au téléphone alors que la blondinette était télévendeuse et avait composé un numéro au hasard, la faisant atterrir chez l’agent de terrain. Face à la réaction de son « Penseur », Tam ne put réprimer un sourire et mima une certaine gratitude.

-Si tu me fais l’honneur de souligner la recherche de mes excuses pourries, alors ! Tu remercieras Abby pour l’inspiration.

La petite brune espérait ainsi détendre l’atmosphère encore d’avantage pour dissuader le demi-dieu de bouder plus longtemps. L’un comme l’autre étaient têtus, mais Tamara avait cette opiniâtreté, cette persévérance pour à peu près tout, qui lui faisait obtenir ce qu’elle voulait la plupart du temps. Ça et son sourire enjôleur empreint d’une fausse innocence que l’Irlandais savait désormais mieux que personne griller en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire.

Le fils de Mars à présent face à elle, et elle tout contre lui, elle essaya la méthode imparable du baiser. Une méthode qui restait imparable tant qu’elle n’était pas parée ! Or, Haytham avait préparé son coup et esquiva en tournant la tête, face à une Tam offusquée par son prétexte.

-Mais ! Mais… t’as pas le droit ! C’est pas moi, c’est le « truc » ! répéta-t-elle. C’est de sa faute si j’ai faim tout le temps.


Elle arborait sa petite moue bougonne de petite fille lorsque Hay lui annonça qu’en effet, elle avait une chance de se rattraper pour que la punition soit levée.

- Oh, ne t’inquiète pas pour ça, tu ne seras pas déçu du voyage. Quant à ta punition, Mr Sévère, j’espère que tu puniras aussi ton « truc » gigoteur pour m’avoir transformée en ogre.

Mais les négociations n’étaient de toute évidence pas terminées, loin de là. Quad le nouveau cuistot avait décidé de se livrer à sa nouvelle activité favorite, il fallait ruser pour l’en décoller. Il avait décidé de réaliser un nouveau pain d’épices pour remplacer le premier quasiment intégralement englouti ! Horreur et damnation ! Tam qui voulait tant sortir… Elle parvint néanmoins à lui faire lâcher ses fourneaux pour aujourd’hui, non sans mal, et, fière d’elle, elle l’observait ranger ses ustensiles, ravie d’avoir trouvé le prétexte du traditionnel gui pour se soustraire à l’odieuse punition. Hay riposta avec son sourire ravageur qui donna à Tam une envie irrésistible de lui sauter dessus. Joueur, comme toujours, il déclara qu’il était encore loin de ce dont il était capable pour la chauffer, d’autant qu’il ne lui fallait pas grand-chose, surtout en ce moment avec toutes ses hormones en folie. Il avait joint le geste à la parole.

-Hay…. Tu ne devrais pas… commença-t-elle alors qu’il lui avait attrapé les mains pour les poser sous son t-shirt,contre ses abdo en béton.

Elle se mordit la lèvre, retenant son souffle, alors que l’audacieux demi-dieu avait déjà déposé ses lèvres dans son cou. La petite brune ne pouvait rien faire d’autre que de subir ce délicieux assaut, auquel il ne fallait surtout pas répondre -et à quel prix !- au risque de retarder encore l’heure du départ.

-Pitié… murmura-t-elle, elle-même peu convaincue.

Il acceptait le deal. Le gros 4x4, et il conduirait sur le retour. Et elle, elle se ferait pardonner le soir, comme elle savait si bien le faire. Les yeux fermés, tachant de se concentrer pour ne pas céder à la tentation de lui sauter dessus en plein sur le plan de travail, elle sursauta en poussant une petite exclamation en sentant les dents du marsien se saisir du lobe de son oreille. La douce torture prit fin, trop tôt, ou trop tard, et le regard du demi-dieu n’avait pourtant rien pour apaiser le feu qu’il avait allumé. Les dents serrées, essayant au mieux de réprimer un petit sourire, Tam secoua la tête.


-Tu ne perds rien pour attendre, mon amour. Ce soir, c’est ta fête ! C’est moi qui te le dis !

Elle le dépassa sans attendre, non sans lui mettre une petite claque sur la fesse, et se rua dans le salon pour récupérer les clés de l’imposant 4x4 de luxe de son père, avant dese saisir de son manteau, histoire d’éviter, comme l’avait préconisé son « Penseur », d’attraper froid.

-Allez, grouille-toi ! Je récapitule, commença-t-elle en dépliant ses doigts un à un. Mission numéro un : le gui. Mission numéro deux : Maisie, et mission numéro trois : mettre le feu à la piole. C’est parti !

Puis, Tam ouvrit la marche jusqu’au garage où étaient garées les voitures hors de prix de Richard Lond. Nul doute que, si effectivement quelque chose avait changé, fondamentalement, les deux amoureux étaient toujours les mêmes. Toujours prêts à s’amuser de tout, tout prêts à se taquiner, toujours là l’un pour l’autre. L’arrivée prochaine de leur progéniture avait certes semé quelques embûches, mais ils étaient prêts à relever tous les défis. Ensemble, comme toujours. Et la future grand-mère modèle serait là pour les aider, à n’en pas douter, ce qui était somme toute assez rassurant. Si dans l’esprit de Tamara subsistaient encore des centaines de questions, de toutes, d’interrogations concernant l’avenir, elle avait eu le plaisir de constater que son petit ami tenait ses promesses, il ne la brusquait pas, il ne s’offusquait pas (trop) de la voir pester contre cette grossesse qui lui pourrissait la vie, il se renseignait de toutes parts pour être le père modèle qu’il avait promis d’être, puisqu’il savait -Tam ne cessant de le répéter-, qu’il serait quasiment seul aux commandes étant donné que c’était lui qui le voulait, cet enfant. Enfin bref, aussi effrayant cet avenir était-il, il l’était toujours moins avec le fils de Mars à ses côtés, et même si elle était insupportable, la petite brune était consciente de la chance qu’elle avait de l’avoir.


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