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 « Je n'ai pas essayé de te fuir, si c'est ce que tu crois. » (ft. Vladimir, terminé)

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κόρη Αθηνάς
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MessageSujet: Re: « Je n'ai pas essayé de te fuir, si c'est ce que tu crois. » (ft. Vladimir, terminé)   Dim 13 Nov - 15:48

La douleur est une grande institutrice, elle nous révèle bien des secrets que la joie ne connait pas.
Helena Subasic & Vladimir Zaleska
Mon plan pour faire oublier à Andrei son envie de voir mon tableau est partiellement réussis. Pourquoi partiellement ? Tout simplement parce que le connaissant très bien il va rapidement retrouver sa curiosité si je ne lui occupe pas l'esprit avec autre chose. Il est vrai que vu de cette manière cela peut paraître méchant mais je préfère éviter de trop mentir dans une même journée et je devrais le faire si découvre ce que je peins. Je suis à présent assise à côté de lui et le fait que son bras entoure ma taille me fait légèrement frissonner, en plus des souvenirs de l'attaque les souvenirs de mon passé avec mon russe refont surface. Je suis rancunière envers lui pour m'avoir frappée, et cela va de soi qu'un jour je lui rendrais la monnaie de sa pièce, mais je suis en même temps nostalgique parce que je l'aimais que l'amour a nourrit ma rancune. J'ai fais ce qu'il voulait, à savoir que je vienne près de lui, et il ne cache pas sa satisfaction. Je me doute bien qu'il se sent bien en ce moment même, qu'il pourrait se passer n'importe quoi que ça ne le dérangerai pas. Tu ne voudrais peut-être pas laisser si facilement ton âme si tu savais où elle terminerait.

Je sens son bras remonter doucement jusqu'à attraper mon épaule et commencer à me faire m'allonger. Je pousse un léger soupir puis je m'allonge tout en me positionnant pour laissant un peu d'écart entre nous. Malheureusement ça ne fonctionne pas vraiment parce qu'il fait en sorte que je me tourne dos à lui et viens se coller contre moi, prenant ma main dans la sienne pour ensuite les tenir contre ma poitrine. Je prends une inspiration et ferme les yeux, je sens qu'il va revenir sur le sujet de mon silence radio. Andrei parle et bingo j'ai raison. Pourquoi ne veut-il pas comprendre que c'est difficile de voir mourir quelqu'un, il ne sait pas qu'il s'agit en fait de près d'une trentaine d'adolescents. De base, si Chiron m'avait laissé faire je serais actuellement à la Colonie à m'entraîner tous les jours jusqu'à ce que j'en tombe de fatigue. Mais après avoir été forcée, j'ai plutôt abdiqué, et maintenant que mon russe est là je me rends compte que je ne voulais voir personne, ne rien faire et surtout de ne parler à qui que ce soit sauf mon père et Arion (et encore).

- Au fond de toi tu sais très bien pourquoi je ne t'ai pas répondu et je te l'ai expliqué tout à l'heure. Le meurtre auquel j'ai assisté m'a montré que je ne suis pas infaillible et voir un enfant mourir sous mes yeux alors que ça faisait des semaines voir des mois que j'essayais de la protéger de ses parents ça m'affecte à tel point que j'en fais des cauchemars toutes les nuits quand je ne les passent pas à ne pas dormir, répondis-je en serrant légèrement sa main.

Première vérité pleine et entière depuis qu'il est chez moi. Je ne suis pas parfaite et la seconde attaque du camp montre bien que même lorsque nous sommes préparés il y a toujours un élément qui vient perturber l'équation et qui vient remettre en cause le résultat final. Je ferme les yeux quelques instants, je verserais des larmes si je ne les avaient pas toutes utilisées les nuits dernières à regretter de na pas avoir été efficace, de ne pas avoir pu sauver assez de demi-dieux pour ne serait-ce que minimiser le nombre de morts. Lorsque Andrei recommence à parler je rouvre brusquement les yeux, un peu perturbée par la question. Il commence à me serrer un peu plus entre ses bras et cette étreinte me tiraille entre l'envie de me laisser aller et l'envie de la briser pour m'écarter.

- Je te déteste parce que je t'aime. Parce que même aprè toutes ces années je t'en veux de m'avoir frappée parce que je t'aime et que je n'avais pas prévu, même dans le pire scénario, que tu puisse lever la main et l'abattre sur moi. Je reste malgré tout avec toi parce que je t'aime et que nous avons passé de bons moments ensemble, que tout n'a pas été morose. J'ai même l'espoir que tu t'adoucisse un peu, répondis-je à mon tour dans un murmure. Une deuxième vérité pleine et entière qui m'allège un peu l'esprit et le cœur.




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MessageSujet: Re: « Je n'ai pas essayé de te fuir, si c'est ce que tu crois. » (ft. Vladimir, terminé)   Dim 13 Nov - 22:12

J’ai surtout cru que j’étais un oiseau sans ailes.
lena & vlad

Andrei était resté contre elle, fasciné maintenant que par la présence d’une tendre amie dans un lit qui les portaient dans leurs souvenirs. Il n’avait cure du tableau. Il en oubliait même son existence. Il lui confia qu’il n’avait qu’une envie, c’était de dormir. La discussion, peu importait. Il était si soulagé et bien qu’il pouvait se laisser aller en toute confiance. Ils avaient finis tous les deux l’un contre l’autre, le russe qui l’enlaçait presque de tout son corps. Une position qui cherchait de la contenance. Il lui demanda encore une fois pourquoi elle ne lui avait pas juste envoyer un mot. Elle lui répondit aussi simplement que la première fois en lui confiant ses maux. Il comprenait bien. Ce n’était jamais facile de voir quelqu’un mourir. Il ne lui répondit pas tout de suite. C’était une discussion à sens unique. Il ne lâcherait pas et elle non plus.

Et soudain, leur discours prit une toute autre tournure. Il avait dit ça comme ça, confiant une blessure dans son estime. Il ne s’attendait pas à cette réponse. Il l’avait serré plus fort contre lui, pour la sentir tout entière, à sa chaleur, au contact de leur corps, ses cheveux et son parfum. Elle lui balançait simplement tout ses sentiments, aussi complexes et contradictoire que les siens. Il la serrait encore plus fort et ne bougeait plus. Il y avait pire qu’un ras-de-marée qui lui soulevait le coeur et l’esprit. La joie et la peur, puis la colère de s’accrocher à l’espoir. Il se redressa vivement et la fit rouler sur le dos. Il se retrouvait au-dessus d’elle, le regard qui la dévorait avec des transports incandescent. Il en était presque effrayant. Il ne bougeait plus, complètement absorber par les yeux clairs de Lena. S’approchant lentement, il désirait un baiser, mais il n’y eut que son pouce assez courageux pour venir caresser cette bouche qu’il enviait. Il se redressa et s’assit au bord du lit. « C’est pas bien ça… » siffla t-il en serrant les poings puis se frottait le visage. « Si c’est le cas pourquoi tu ne comprends pas que j’aurais aimé savoir. Juste savoir que t’étais toujours là, que tu me parlais toujours. Que t’étais pas morte, car c’est ce qui a un peu faillit arriver. Fais le la prochaine fois ! Non le soucis c’est pas ça. ». Il secouait la tête nerveusement et se frottait les cuisses avec la paume de ses mains.

« Pourquoi tu me dis ça ? Pourquoi ? Ton but, c’est de me rendre dingue ? Tu veux que tout pète là-dedans ? » finit-il par gémir  en montrant brièvement sa tête du doigt. Puis, il s’en mordait les doigt et balançait légèrement pour essayer de se calmer. « Tu sais ce que je vaux, tu sais ce que je suis. Ca en vaut pas la peine. Je suis pourri, jamais je m’adoucirais. » Il repensait alors à son geste et que malgré toute la déception que les sentiments d’Helena avait pu avoir, elle les avait toujours, comme lui, au fond d’elle, comme le chant lointain d’une sirène. Si agréable et dangereux. « T’es une grande malade, je te le dis… T’as oublié à qui tu parlais ? A un connard qui t’as frappé… ».

Il restait assis, la tête entre ses genoux, et retint un souffle qui cachait un sanglot. Il angoissait, il n’arrivait pas à gérer la situation. Il fallait juste qu’il se calme un petit peu. Une petite dose par exemple. Et il leva lentement la tête, perdu dans son tourment de pensée. Il fixait le tableau. Il redevint curieux. Il avait encore un pied dans son agrégats psychotique qu’avait formé les paroles de Lena, et l’autre prêt à bondir pour aller voir. « On ne peut pas m’aimer, alors toi encore moins… » avait-il lâché, un peu pour lui-même après un long silence de réflexion. Tu n’as pas le droit de dire ce genre de chose. C’est trop dangereux, pour toi et pour moi. Mais surtout pour toi. Il ne faut pas que tu m’accroches, car tu n’arrivera pas à te détacher de moi. Je ne t’en laisserais pas l’occasion. Et que ce que t’as vu, ne sont que le prémices de l’immondice que je suis. Que Marie me vienne en aide.

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MessageSujet: Re: « Je n'ai pas essayé de te fuir, si c'est ce que tu crois. » (ft. Vladimir, terminé)   Dim 13 Nov - 23:33

La douleur est une grande institutrice, elle nous révèle bien des secrets que la joie ne connait pas.
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En déballant deux vérités, en avouant mes complexes sentiments sur la question "Andrei" je n'aurais jamais cru me sentir si libérée d'un certain fardeau mais en même temps mise à nue. Etre contre mon russe créée en moi des sentiments si contradictoires que je ne sais plus quoi penser. Aphrodite si tu es dans le coup, tu es une vraie psychopathe.
L'étau que forment les bras d'Andrei se sont resserrés au fur et à mesure que les mots sont sortis de ma bouches, prouvant qu'il y a un écho chez celui qui d'une certaine manière me rend folle quand il est dans les parages.

Je n'ai pas le temps de réagir qu'il se redresse vivement et me fais rouler sur le dos pour pouvoir se retrouver au dessus de moi. Ma respiration commence à s'accéléré à la fois sous le joug de l'adrénaline due au fait que mes déclarations peuvent le bouleverser de la mauvaise manière et en même temps parce que des souvenirs remontent à la surface. Andrei ne bouge pas, me fixant dans dans les yeux avec un regard flamboyant de différents sentiments qui se bousculent pour essayer de prendre le contrôle. Je soutiens son regard, je ne peux et ne dois pas me dérober après ce que je viens de lui avouer. Il s'approche lentement comme lorsqu'il avait tendance à faire pour m'embrasser et je dois dire que j'aurais aussi envie d'un contact entre nos lèvres mais son pouce qu'il passe doucement sur ma bouche vient quelque peu refréner mon envie. Mon russe s'écarte ensuite de moi pour aller s'asseoir au bord du lit puis réponds en son temps et à sa manière à mes aveux sur mes sentiments. Je reste allongée mais mon visage est tourné vers lui et je n'aime pas lorsqu'il serre les poings de cette manière et se frotte le visage avec. Je l'écoute, le regarde secouer la tête et frotter ses paumes de mains sur ses cuisses mais la suite de ses paroles me relèvent net et je m'approche doucement de lui, passe mes bras autours de son torse et mon visage contre sa nuque.

- Je suis désolée de ne pas t'avoir prévenu et je te promets que si jamais j'ai un autre problème je te le dirais, ai-je le temps de dire avant qu'il ne poursuive sur sa lancée.

Cette fois je me mets à genoux devant lui et la manière dont il se tient fend mon cœur déjà bien malmené à cause des morts à la Colonie. Je l'écoute me parler, se confier à moi même si je lutte pour ne pas parler trop tôt. Il relève la tête au bout d'un moment et quelque chose dans son regard s'est rallumé, je suis des yeux la direction qu'il regarde et me rends compte que sa curiosité vient de revenir à la charge. Toujours sur les genoux je prends soin de bien rester droite puis je prends le visage d'Andrei entre mes mains pour ensuite le forcer à me regarder.

- Je n'essaye pas de te rendre dingue. Ne dis surtout pas que tu es pourri Andrei, tu ne l'es pas ou du moins pas complètement et le connard qui m'a frappée n'a pas toujours été un connard ! Peut-être que je suis malade mais rien n'est jamais totalement perdu, répondis-je en le regardant droit dans les yeux.

Pour sûr que je dois être malade pour continuer à aimer un homme aussi instable mais d'autres inconnues sont sûrement dans la formule, n'est-ce pas Aphrodite ? Je soupire légèrement et lorsque j'entends le murmure de mon russe qui est plus adressé à lui qu'à moi je resserre un peu plus ma prise sur son visage.

- Cesse de dire ça, tout le monde peux et surtout tout le monde à le droit d'être aimé. Je vais te le dire une bonne fois pour toutes, j'ai beau détester ce que tu as fais je t'aime. Tu entends ? Je t'aimes !

Pour clore ma tirade j'embrasse Andrei avec un mélange de tristesse, de colère et de passion. Au bout de quelques secondes je romps le contact pour me reculer légèrement et ensuite me relever pour mieux guetter la réaction de mon russe. J'arrive difficilement à démêler pour les sentiments que je ressens, à les comprendre, et lui est si complexe à déchiffrer que j'ignore la raison pour laquelle je nourris des sentiments.


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MessageSujet: Re: « Je n'ai pas essayé de te fuir, si c'est ce que tu crois. » (ft. Vladimir, terminé)   Dim 27 Nov - 20:28

J’ai surtout cru que j’étais un oiseau sans ailes.
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C'était simplement comme un poison. Il était long à agir se glissant lentement dans vos veines derrière un gout trop sucrée. Il avait arrêté de bouger, assit sur le bord du lit. Helena s’était relevée pour venir contre lui. Les bras autour de son corps lui ont fait l’effet d’un choc électrique à leur premier contact et dégagèrent une chaleur si réconfortante lorsqu’ils glissèrent sur son corps. Il pouvait sentir le souffle de la belle s’écraser dans son cou comme les paroles dans sa tête. Son esprit était comme une bobine d’image par millier qui défilaient en boucle et elle y avait provoqué des pauses. Des arrêts sur image. Un des fou-rires qu’il avait pu avoir avec elle, par exemple. Ou encore leur premier baiser. A chaque mot, il y avait comme un impact. Il respirait difficilement, la tête dans ses mains.

Puis elle glissa sur le sol et se tenait face à lui. Elle lui avait attrapé le visage avec une délicatesse et une fermeté qui n’appartenait qu’à elle. Il tenait son regard, mais il ne semblait pas réellement là. Ses yeux étaient voilés et perdus. « Tu entends ? Je t'aimes ! » Et le poison venait d’atteindre son coeur. Il s’était arrêté de battre. Une, deux, puis trois seconde et elle l’embrassa. Andrei ferma les yeux un instant, profitant de ce baiser sans oser la toucher. Les larmes lui étaient monté aux yeux devant son coeur qui venait d’exploser et battant à tout rompre. Une perla discrètement sur sa joue alors qu’elle se dérobait. Il était resté un moment sans bouger, à la dévisager, le visage tiré par les émotions. Ses yeux étaient rouges et humides. Il ne cherchait même pas à se retenir, car c’était complètement indépendant de sa volonté. Il accusait le coup.

Andrei se leva doucement à son tour et s’approcha de Lena. Il l’attira vers lui avec passion pour réitérer le baiser. Il était plus passionnée et débordant de transport. Et elle venait encore de faire un arrêt sur image, un ralentissement sur la bande. La gifle qu’il lui avait donné, et tous les autres mauvais traitements qu’il avait infligé ne serai-ce qu’à des rencontres d’un soir. Je peux pas… Tu pourras pas. Il l’attrapa brusquement à la gorge et la fit reculer jusqu’à la porte contre laquelle il la plaqua avec force. Un coup de mains et le verrou de la chambre était fermée. Il la maintenait de se poigne de fer contre son cou si délicat. « Et quand on en arrivera là ! Tu ferais quoi ?! Hein ! » s’arrêta t-il pour appuyer ses dires d’un violent coup de poing contre la porte. Le bois craquait. « Tu seras assez forte ?! (donne un autre coup contre la porte) hein ! Dis moi, tu penses que tu seras assez forte !? » et il desserra lentement sa prise sans pour autant la lâcher. Il posa son front contre la porte, juste au-dessus de l’épaule de la brune. Sa voix reprit plus calme et brisée : « Fais pas ça Lena ! Fais pas ça… Tu pense m’aimer, mais tu ne m’aimes pas. Ne m’entraine pas là-dedans car je te détruirais si t’es pas assez forte. Es-tu vraiment sûr de ce que tu peux endurer ? Tu ne sais pas ce que je suis vraiment. Et je t’aime beaucoup trop pour te faire ça. » avait-il terminé en russe avant de glisser ses bras autour de ses épaules pour une étreinte.

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MessageSujet: Re: « Je n'ai pas essayé de te fuir, si c'est ce que tu crois. » (ft. Vladimir, terminé)   Dim 27 Nov - 22:41

La douleur est une grande institutrice, elle nous révèle bien des secrets que la joie ne connait pas.
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Pourquoi aimons-nous ? Après tout il ne s'agit que d'une réaction psychologique guidée par l'instinct animal qui veut engendrer une descendance, ce qui est en soit une réaction utile et inutile en fonction des personnes et surtout des circonstances. Cependant la grande question en ce qui me concerne est pourquoi j'aime Andrei ou plutôt comment puis-je encore l'aimer. Autant au début il pouvait s'agir d'un innocent sentiment qui a grandit au fil des jours où j'ai aidé mon russe à remonter la pente mais maintenant ? Entre le moment où il s'est enfuit après m'avoir frappée et le jour où il s'est assit à côté de moi sur ce banc, je nourrissait de la rancune contre lui : je l'aimais, je l'ai aidé et il m'a battue. Certes j'étais soulagée de ne plus devoir cacher ma nature à ce mortel mais ce qu'il avait fait et le fait qu'il n'avait pas assumé son geste me mettais en colère. Encore une fois la question est là. Pourquoi est-ce que j'ose encore aimer un homme qui m'a frappée et faible parce qu'il ne cesse de fuir de peur d'être un monstre ? J'avoue ma faiblesse de me laisser embrouiller l'esprit par de la légèreté, si c'est ce que je peux dire, auprès d'Andrei alors que je pourrais très rompre tout contact avec lui et choisir la simplicité en me tournant vers un demi-dieu. Aujourd'hui la sagesse de ma mère n'est pas de mon côté ou alors elle n'a toujours pas fait surface. Je peux éviter les conflits mais bien malgré moi, je fais tout le contraire avec mon russe. Je dois surement être maso pour faire ça !

Je lui ai donné un baiser comme pour prouver que je l'aime avant de m'éloigner pour guetter sa réaction et surtout pour pouvoir réagir en cas de problème. Andrei se lève, s'approche doucement de moi avant de m'attirer vers lui et de me rendre mon baiser avec passion. Je me laisse faire, allant même à fermer les yeux mais lorsque je sens sa main se refermer avec brusquerie sur ma gorge je saisis par réflexe le poignet tout en attrapant maladroitement un des pinceaux qui trempent dans un bocal d'eau juste à côté. Je rouvre les paupières pour darder sur Andrei mon regard gris-pers, qui doit sûrement lui faire passer tout un tas de messages, tandis qu'il me fais reculer puis me plaque avec force contre la porte qu'il s'empresse de fermer à clé. La poigne autours de ma gorge ne se desserre pas alors augmente un peu plus la pression que j’exerce sur le poignet d'Andrei tout en essayant de garder mon calme même si mes yeux parlent pour moi. Il ouvre la bouche et ses mots sont ceux qui planaient entre nous depuis nos retrouvailles. C'est vrai qu'est-ce que je ferais le moment où il porterait à nouveau la main sur moi ? Comme maintenant, même s'il s'agit d'un exemple. Il donne un coup de poings contre la porte et le craquement du bois se fait entendre. Mon mortel de russe se demande si je serais assez forte ? C'est ça qu'il se demande ? Je n'était pas en état de faire quoi que ce soit à part peindre mais je crois bien que sa venue m'a donné un coup de fouet. Oui mon esprit a été affaiblit par la perte de tant de demi-dieux mais il a déjà commencé à se renforcer. Je ne peux plus être passive avec Andrei, je ... Un autre coup de poing contre la porte puis la main desserre un peu son emprise sur ma gorge sans pour autant se retirer. Ma main qui tient le pinceau me démange : je ressens l'envie de moi aussi le menacer en appuyant le manche contre le point le plus sensible de son cou mais je doute que cela soit la décision la plus sage.

- Comment est-il possible de croire que tu m'aimes alors que tu as tendance à t'auto-détruire en attirant les personnes qui te sont proches ? murmurais-je, prononçant mes pensées à voix haute tandis qu'il se met à m'enlacer.

Je sens mon esprit s'éclairer un peu, je pense savoir pourquoi je m'échiner à rester avec Andrei, à l'aimer. Moi qui aime relever des défis, j'aime le défi qu'il représente et j'aime pense que même s'il est une cause presque perdue il y a toujours la possibilité de l'aider.

- Comme toujours tu rejette la faute sur moi alors que je ne suis pas la seule à causer du mal. Tu me demande si je suis assez forte ? Même si la mort d'un enfant que je n'ai pas pu aider m'affecte beaucoup, je suis devenue plus forte que depuis le soir où tu m'as frappée. Je sais que tu es quelqu'un qui veux de l'attention, qui n'est pas aussi mauvais qu'il veut le faire croire mais  est-ce que tu es assez fort pour cesser de t'enfuir lorsque dérape ? Et puis si tu dis que je ne sais pas ce que tu es vraiment et bien dans ce cas tu ne sais pas non plus ce que je suis. Un partout, la balle au centre, dis-je calmement tout en préparant à répliquer si jamais il tente quoi que ce soit d'autre.


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MessageSujet: Re: « Je n'ai pas essayé de te fuir, si c'est ce que tu crois. » (ft. Vladimir, terminé)   Dim 11 Déc - 0:16

J’ai surtout cru que j’étais un oiseau sans ailes.
lena & vlad

Il n’aurait pu expliquer ce qui s’était passé en lui à cet instant. Il ne comprit pas ce que son corps et son esprit, tous ses esprits lui communiquaient alors qu’elle venait de dire clairement, haut et fort, les sentiments qu’ils se portaient l’un l’autre ; s’il était touché, c’est parce qu’il l’aimait aussi. Helena l’assumait beaucoup plus que lui. Mais pour Andrei, c’était bien plus facile quand on n’était pas dans sa tête. Dans le fond, elle ne devait pas savoir dans quoi elle s’embarquait. Elle ne sait pas ce qui se passe dans mon crâne. C’était comme un flash de millions de couleur, puis une vague d’image déformées, comme un film allant beaucoup trop vite et se dégradait quelque soit le scenario qu’il prenait dans une-vie-avec-Lena. Tout était trop beau pour être vrai. Même les baisers, aussi délicieux et même plus encore après ses mots avait finit par se flétrir. Des souvenirs toxiques n’arrêtaient pas de vouloir tuer tout espoir. La gifle qu’il lui avait donné, puis toutes celle qu’il avait distribué au cours de sa vie et toujours plus fréquemment. Il était né pour détruire. D’où la lourde et douloureuse tâche de servir de main purgatoire à Maria en expiant le monde de ses impuretés. Dans cette vie, c’était les demi-dieux.

Il voulait lui montrer ce qu’il voyait lui, les conséquences de ses paroles qui convergeaient toutes vers le même résultat. Il l’avait attrapé avec violence et non plus dans une attitude d’amant. Plutôt celui d’un bourreau et son condamné. Helena porta une main sur la sienne. C’est dans ce geste qu’il avait vu et sentit la crainte de la belle. Et cela lui fendit le coeur, lui donnant réellement envie de lui faire du mal. Il la plaqua un peu plus violemment qu’il ne l’avait souhaité contre la porte. Le verrou se fermait, et il le savait, il était capable de perdre le contrôle pourtant il prit le risque de jouer le jeu jusqu’au bout. Elle devait avoir peur pour s’éloigner de lui et arrêter de nourrir des espoirs. Les espoirs il ne les connaissait pas. Des bêtes sauvages qui grandissaient dans sa tête, dans un terrain hostile qui n’était pas du tout habitué à ce genre de nuisible. Quel qu’il soit, ce genre d’espoir survivait mal et s’adaptait en pis dans son esprit. Mais peut-être qu’au final, au bout de ce grand saut dans l’inconnu, il trouverait enfin l’équilibre. Or il avait plus peur que de raison. Qui peut m’aimer en ce monde ? Sainement qui le pourrait éternellement ? Il lui partagea alors ses pensées. Des phrases qui lui échappaient, comme des plaintes de douleur. Et surtout, il lui demandait comment elle ferait quand il en arriverait là. Il n’était plus l’adolescent qu’elle avait connu. Elle avait grandit aussi, mais ils ne pouvaient nié, qu’il avait gagné en carrure et surtout en hauteur. Un homme entrainé au combat. Il ignorait tout de ses pouvoirs et ses capacités hors-normes – il valait mieux – alors pour lui, c’était simplement perdu d’avance.

Et soudain, tout s’arrêta. Elle murmura quelque chose qu’il préférait ne pas entendre. Se penchant lentement vers elle, il l’enlaçait avec contenance. « Je t’ai jamais demandé de me sauver… Ni même de me suivre. » Tu m’as juste laissé ta porte ouverte et j’ai été incapable de refuser la main que tu m’as tendue. Je ne le peux toujours pas. Elle s’autorisa ensuite à lui faire des reproches. Andrei ne dit rien, la laissant parler. Il se concentrait sur chaque partie de peau qui arrivait à toucher la sienne. Elle marqua un point sur le fait que lui aussi ne la connaissait pas, finissant son discours avec apothéose. Il ne pouvait la contredire. « Tu as raison… Mais je ne t’accuse en rien. Enfin si, pardon. Ta faute a été de me faire croire que tout est possible. Laisse tomber… » commença t-il avant de secouer la tête. « T’y arrivera pas. Tu ne pourras pas me sauver. (lui attrape le visage et la regarde dans les yeux) Et c’est pas grave. Restons à nos places. Trouve toi un mec bien et laisse moi m’auto-détruire tout seul. J’ai besoin de personne. » il marqua une pause pour venir l’embrasser du bout des lèvres. Il se recula et ouvrit le verrou, posant une main sur la poignée de la porte. Il avait la tête basse et il ne la regardait même pas : « Ce qui risque d’arriver si on emprunte ce chemin là, ce n’est pas comparable à ton histoire d’enfant. Je ne te juge même pas là-dessus... Est-ce que tu seras assez forte pour porter le coup de grâce avant moi ? C’est ça la vraie question. (sa voix se brise) Et je ne veux pas le savoir[/color] ». Il marqua une pause. Il se penchait vers Helena et lui embrassait la tempe avant de terminer : « Juste du sexe… On s’arrête à ça. J’veux pas te détruire. Et pour ça, faut que tu me laisse fuir de temps en temps.»

Il ouvrit la porte lorsqu’elle lui libéra le passage et il sortit tout simplement. Il croisa le père dans le couloir, armé et qui le jaugeait avec une colère paternelle. Andrei soupira qu’elle allait très bien et était toujours vivante avant de filer. La porte claque si fort à son passage, qu’on aurait cru que les murs de la maison en avaient tremblé.

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MessageSujet: Re: « Je n'ai pas essayé de te fuir, si c'est ce que tu crois. » (ft. Vladimir, terminé)   

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« Je n'ai pas essayé de te fuir, si c'est ce que tu crois. » (ft. Vladimir, terminé)

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