Partagez | .
 

 Double Face (Mosar)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
DLCEM.
Voir le profil de l'utilisateur
localisation : New York.
messages : 348
parmi nous depuis le : 30/10/2015

DLCEM.

MessageSujet: Double Face (Mosar)   Sam 19 Nov - 17:10

Une nouvelle journée pleine de joie commençait pour Monet Kaplan. Elle bossait chez elle durant toute la semaine, on lui avait accordé cela après la crise terrible qu'elle avait piqué avec Mercedes au bureau. Et étrangement, depuis trois jours, tout allait mieux. Elle se  leva de son lit, pétillante. Elle enfila sa paire de chausson moelleux, commença à faire son thé et alluma la télévision. Elle tomba sur une émission des jeunes chanteurs américains des années 2012-2013 qui n'avaient pas percés. Curieuse elle écouta quelques minutes Chinese Food avant de changer de chaîne, agacé par la nullité des paroles. La matinée se passa sans encombre. Cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas eu tout ce temps pour elle, tout cela lui paraissait presque irréaliste. A seize heures un de ces collègues de bureau devait venir passer chez elle. C'était plus pour discuter que pour bosser, mais elle avait à cœur d'être en tenue de travail quand il viendrait. Sauf qu'évidement, tout se cassa la figure. À quinze heures trente précise. On sonna. Et naïve, elle alla ouvrir, pensant que Timothé serait en avance. Et ce n'était pas Timothé. Mais un garçon au visage rond, la vingtaine, des yeux bleus certes très beaux mais qui avait ce elle ne savait trop quoi de... trop... il semblait... heureux de la voir ?

- MA MONET !
- Pardon ?

Monet fut tellement surprise que quand il entra chez elle avec un bouquet de roses rouges (ces favorites, comment savait-il?) qui eut du mal à franchir la porte, elle le laissa faire. La porte se referma et elle regarda le jeune homme s’extasier devant la décoration de son salon. Elle avait toujours une arme à disposition si besoin mais...

- Vous êtes un livreur ?
- Monet, enfin ! Nous nous sommes déjà rencontrés !

Ah, oui. En effet. Elle avait déjà croisé ce type. Ou plutôt ce grand malade. Leur première rencontre (brève) ressemblait presque au début d'une comédie romantique. Deux personne qui se heurte dans la rue. La femme tombe, l'homme l'aide à se relever et là, c'est le coup cœur. Sauf que le coup de cœur n'avait fonctionner qu chez lui. Ce jour là elle avait cru rêver tant la situation paraissait irréaliste. Il lui avait aussitôt confié qu'elle était la femme se sa vie, elle lui avait donné un coup de sac à main et était partit énervée.

- Comment avez vous...
- Je vous ai suivis ! Vous êtes si belle !
- Je vois.
- Vous habitez dans un endroit fabuleux ! Je suis sur qu'il sera parfait pour nos enfants !
- Pardon ?

Elle n'eut pas la force de sortir son arme et de le menacer. Ni même de l'engueuler un grand coup. Non. Non il était trop... heureux ? Elle avait l'impression de rêver. Non non, elle ne rêvait pas l'homme s'était approché d'elle dans l'espoir sans doute de recevoir un baiser de sa part mais elle le repoussa.

- Mais... SORTEZ DE CHEZ MOI !

Cet homme était dingue. Il se faisait des films. Et visiblement elle en était l'héroïne principale. Et elle n'en était pas du tout flattée. Des hommes qui lui avait fait des avances, qui l'avait dragué, il y en avait eu. Autant de refus que de cœurs brisés. Mais des cas comme ça... Elle devait bien l'avouer, elle atteignait des sommets. L'homme avait posé son immense bouquet sur la table de sa cuisine en sautillant. Ce fut plus fort qu'elle, elle le saisit et au moment d ele jeter à la poubelle aperçus une petite carte. Avec sa photo. Une photo d'elle à côté de ce grand malade. Clairement, on voyait que le découpage avait été fais... par un logiciel type paint. Et que rien n'allait. Elle leva des yeux ronds vers l'homme, tout sourire. Rien ne le choquait ou... ? Il était fou, voilà tout.

Ding Dong.

Timothé ! Elle n'avait jamais été si heureuse de voir un de ces collègues arriver chez elle. Le maboul en revanche... il sembla filer dans sa chambre (il allait s'en prendre une...) dès que Monet eut ouvert la porte. Timothé apparu alors et... la mâchoire de Monet se décrocha dès qu'elle vit l'homme à ses côtés.

- Toi ?!

_________________
Il y a des choses qu’on fait par nécessité, par désir ou encore par devoir, et d’autres parce qu’on n’a absolument pas le choix. En général, ces dernières impliquent un risque mortel. C’est le cas ici.
MONET LAYLA KAPLAN ✽
Revenir en haut Aller en bas
avatar
ITINÉRANT.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.malum-discordiae.com/t1604-cesar-x-chroniques-d-un-it
localisation : New-York City.
messages : 121
parmi nous depuis le : 08/05/2016

ITINÉRANT.

MessageSujet: Re: Double Face (Mosar)   Dim 11 Déc - 14:15

Caesar était si heureux… Il marchait dans la rue, peinant à avancer à cause de l'immense bouquet de fleurs qu lui encombrait les bras. Il avait fait des recherches après ce jour-là, il avait fouillé tout Internet dans l'espoir de la retrouver, de poser un nom sur ce beau visage, une adresse sur ce corps si charmant… C'était elle, il le sentait. Cette femme était la femme de sa vie, non mieux ! son âme-sœur. Caesar était tombé dans la spirale de l'amour et il n'allait rien faire pour s'en sortir. Il voulait seulement la sentir l'emporter. Caesar ? Caesar était un clone qui n'en avait pas réellement conscience. Il se sentait vivant, il sentait qu'il avait un passé et un avenir (avec Monet Kaplan, clairement), et il sentait aussi qu'il avait un ennemi à abattre. Ce frère si mystérieux qui lui ressemblait tant, qu'il n'entrevoyait que dans ses souvenirs… Oh Caesar allait le trouver un jour car Monet n'était qu'à lui et à lui seul, et certainement pas à… César. Il sonna, trop heureux de revoir sa chère et tendre.

« On va où déjà ? » « Chez une collègue César. Mais tiens-toi bien s'il te plaît, joue ton rôle, sois sage... » « Non mais ça va, j'ai pas huit ans non plus. » Timothé glissa un cou d’œil vers son petit frère, déguisant la peur qu'il ressentait à son encontre en affection. Garder César près de lui, ce n'était qu'un plan. D'accord, il ne voulait pas non plus livrer sa seule famille au DLCEM pour qui il travaillait, mais César était avant tout utile. Si naïf, si facile à manipuler, même contre les siens… C'était simple, le petit Delange croyait tout ce qu'il pouvait bien lui raconter. Il se perdait dans ses espoirs, il était… manipulable à souhait. Et Timothé avait beaucoup de secrets à cacher. César était peut-être naïf mais il restait spécial, comme tous ceux de son espèce, et Tim n'avait toujours pas trouvé de quoi il était capable ni qui était sa mère divine. Quelque part, cette ignorance l'irritait. Sans ces données, il n'était pas en mesure de parfaitement contrôler son frère. Il répondit au sourire de sang-mêlé et montra l'immeuble. « C'est là qu'on va. Évidemment, tu gardes tes petites… particularités pour toi, n'est-ce pas. » César ne prit même pas la peine de répondre. Timothé se demanda s'il allait lui dire qu'il avait couché avec Diana. Il savait combien son frangin tenait à elle et…

La porte s'ouvrit sur une blondinette qui devait avoir approximativement son âge. César lui adressa un grand sourire, habitué à la longue à feindre la joie de suivre son frère dans tous ses rendez-vous. Sauf que visiblement, la femme en face n'apprécia pas. « Moi ? » L'espace d'un instant, il se demanda même si elle n'allait pas lui mettre un point ou une connerie dans le genre. L'instinct de survie le poussa à reculer d'un pas. « Vous vous connaissez ? » Timothé semblait perplexe mais il entra tout de même, entraînant dans la foulée César dans le salon. « Euh non, pas à ce que je sache... » César avait beau dévisager Monet Kaplan, il ne l'avait jamais vu de sa vie. Il côtoyait assez peu les collègues de son frère, il n'était qu'indic lui, le genre de type officieux qui aidait à sa façon (en l'occurrence simplement pour rendre service à son frère parce qu'il le pouvait et parce que ça lui donnait l'impression d'enfin faire partie de la famille, de faire quelque chose pour son père biologique).

_________________
“ Every angel is terrifying. ”
Des images me reviennent, comme le souvenir tendre, une ancienne ritournelle autrefois en décembre. Je me souviens, il me semble, des jeux qu'on inventait ensemble. Et je retrouve dans un sourire la flamme des souvenirs. #669900
Revenir en haut Aller en bas
avatar
DLCEM.
Voir le profil de l'utilisateur
localisation : New York.
messages : 348
parmi nous depuis le : 30/10/2015

DLCEM.

MessageSujet: Re: Double Face (Mosar)   Mer 28 Déc - 20:14

Évidement Timothée eut l'air surpris de sa réaction. Visiblement, il ne devais pas être au courant des agissements de son... frangin ? Oui, il lui semblait bien qu'il avait un frère. Et bien il n'allait pas être déçu de découvrir que son jeune frère n'était qu'un vulgaire stalkeur qui la harcelait à moitié et qui fantasmait sur elle presque tous les jours, toutes les heures toutes les minutes et, elle en mettait sa main à couper, à chaque secondes de sa piètre existence. Et qu'il jouait bien la comédie ! Elle ne pouvait pas le nier, ce garçon avait un air parfaitement surpris sur le visage, il jouait à merveille son rôle. Un véritable acteur. Ce qui ne fit que l'agacer encore plus. Monet déjà rouge tomate passa rouge cramoisie, complètement hors d'elle.

« Oui, toi ! Comment tu peux être là alors que... Tu étais chez moi il y a deux secondes ! Juste là ! »

Elle agita le doigts vers son salon, tout en les laissant entrer. Elle referma la porte, renfrogné. Non. Quelque chose n'allait pas bien là-dedans. Ou il avait un frère jumeau ou... Ou son collègue lui faisait une blague pas drôle du tout ?

« Tu viens juste d m'offrir un bouquet et je... tiens, il est là, dans la poubelle ! »

Évidement le bouquet avait disparue sans quoi, tout aurait été beaucoup plus simple. Elle était à deux doigts de s'arracher les cheveux quand elle remarqua la carte qui accompagnait le présent restée sur la table de la cuisine. Elle la saisit et l'ajouta sous le nez de Timothée, puis du jeune homme.

« Ah ah ! Voilà ! Si c'est pas une preuve de vos agissements malsains ! »

Elle en avait oublié la raison de la venue de son collègue. À vrai dire maintenant elle s'en fichait pas mal,elle voulait juste savoir pourquoi lui était là, pourquoi il avait l'air de ne comprendre rien à rien, pourquoi Timothée lui aussi paraissait surpris bref, quel était encore cette histoire à dormir debout. Un bruit se fit entendre dans sa chambre et la fit sursauter. « Qu'est ce que... » Durant un bref instant elle se demanda si elle n'avait pas rêvé. Après tout, ils n'étaient que trois dans son appartement. Le collègue, le dingue et elle. Mais quand le bruit se répéta, elle ne pu s'empêcher d'avoir un doute. Y avait-il encore quelqu'un qui était rentré chez elle à l'improviste ? Si oui,elle allait devoir changer les serrures, et vite. Et le tout provenait de sa chambre. Peut-être avait-elle tout imaginé, elle avait l'esprit et l'imagination fertile ces temps-ci.

_________________
Il y a des choses qu’on fait par nécessité, par désir ou encore par devoir, et d’autres parce qu’on n’a absolument pas le choix. En général, ces dernières impliquent un risque mortel. C’est le cas ici.
MONET LAYLA KAPLAN ✽
Revenir en haut Aller en bas
avatar
ITINÉRANT.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.malum-discordiae.com/t1604-cesar-x-chroniques-d-un-it
localisation : New-York City.
messages : 121
parmi nous depuis le : 08/05/2016

ITINÉRANT.

MessageSujet: Re: Double Face (Mosar)   Jeu 9 Mar - 9:34

Caesar caressa les draps du lit, sentit les coussins et ouvrit une armoire pour admirer les sous-vêtements de sa belle. Monet Kaplan était tellement parfaite… En un mot, il l'adorait. Il en était fada, il ne pourrait plus se passer d'elle désormais. Elle serait sa princesse, qu'elle le veuille ou non. Mais Caesar avait confiance : elle répondrait à son amour débordant et envahissant. Il attrapa une petite culotte, si charmante, pour en toucher les coutures. Celle-là, il l'aimait bien, il allait la garder. Les voix qui provenaient de l'entrée l'arrachèrent de sa contemplation et il traversa la chambre à pas de loup pour glisser un œil dans l'entrebaîllement de la porte. Ah ! C'était lui. C'est ce frère maudit, ce César qu'il haïssait du fond de son coeur. Rien ne le trompait : il le détestait. Pourtant… Ses souvenirs étaient un peu trouble à ce sujet mais il n'avait qu'une envie : le voir mort. Et le voir discuter avec Monet Kaplan le mit hors de lui : c'était sa femme, sa vie. Ce stupide petit frère n'avait pas le droit de s'imiscer dans ses affaires. Le ton de Monet réconforta Caesar. Il n'était que l'incarnation de la haine que César pouvait nourrir contre lui-même après tout, même s'il n'en avait pas conscience. Le clone entrouvrit la fenêtre et regarda par en bas comment il pourrait s'échapper. Ce serait facile. Il récupéra le bouquet de fleurs dans la poubelle, vérifia qu'il ne restait aucune trace de son passage, puis fila. L'affrontement n'aurait pas lieu aujourd'hui, pas encore. Pas devant Monet.

Quelques pas derrière Timothé, César observait la collègue avec un mélange de timidité, de peur et de perplexité. Il était certain de n'avoir jamais vu cette femme de sa vie et voilà que celle-ci… Il supposa qu'elle n'avait pas toute sa tête, ce qui lui parut bizarre : les collègues de son frère aîné étaient tous très rigoureux, terre à terre, tout ce qu'on voulait. Pas à moitié perché comme elle. « Chez vous ? On ne s'est jamais vu, madame. » Bizarre d'appeler madame une nana plus jeune que lui mais il était pressé de mettre un peu de distance là où Monet semblait l'oublier. « Non c'est vrai Monet, c'est la première fois que tu rencontres mon petit frère, César. Enfin, je crois. » Timothé glissa un regard suspicieux en direction du fils d'Até. « Ah oui, flagrant le bouquet. » Seul un vieux bout de salade défraîchi traînait au sommet des ordures. « Un bouquet de salade, sans doute ? » L'agacement avait remplacé le reste et César croisa les bras. « Bon c'est bon César... » Et Tim, Tim qui passait sa vie à vouloir qu'il la ferme… Dans le fond, César adorait son frère mais ça ne les empêchait pas de se disputer. La collègue revint avec un air triomphant sur le visage, brandissant une carte. « Mais je ne vous ai jamais écrit de carte, je ne vous connais même pas ! » Pourquoi rien n'était jamais simple ? En venant à New-York, il s'était dit qu'il allait échapper à la folie de chez lui, aux familles cachées, aux héritages monstrueux… Mais voilà qu'une dingue partait du principe qu'il lui avait offert des fleurs. Un bruit retentit dans le fond de l'appartement, comme si quelque chose était tombé. « Tu n'es pas seule, Monet ? Pourtant pour notre rendez-vous nous devions ne pas avoir de témoins. » Timothé et ses sermons, le retour. « Enfin sauf César bien sûr, mais ne t'inquiète pas, il sera muet comme une tombe. Et puis il travaille pour nous de toute façon. » Le Français prit son petit frère par les épaules en affichant un sourire que n'importe qui aurait trouvé parfaitement hypocrite. Sauf César, qui n'avait choisi que de voir le meilleur en son aîné. En attendant, ils étaient toujours plantés sur le pallier. César tenta autre chose, sentant qu'il était à deux doigts de s'énerver. « Bon écoutez, je ne vous ai jamais vu, il va falloir arrêter le délire. En plus il n'est pas très amusant et on perd notre temps. » Leur réunion à deux (ou à trois, vu qu'il était là) ne l'intéressait pas franchement, surtout depuis que Kaplan l'avait pris mystérieusement en grippe. De plus il avait des choses à faire : il devait ouvrir le cinéma seul ce soir, et en plus il n'y allait pas seul. « Parce que bon, c'est mignon vos petites histoires mais j'ai invité quelqu'un au ciné' ce soir donc... » Il aimait bien Julian, ils avaient des points communs selon lui. Et puis passer du temps un peu loin de toutes ces réunions ennuyeuses, c'était bien aussi. Il ne les écoutait toujours que d'une oreille de toute façon. « Julian est toujours à l'heure en plus. » Timothé lui jeta un regard bizarre et haussa les sourcils.

_________________
“ Every angel is terrifying. ”
Des images me reviennent, comme le souvenir tendre, une ancienne ritournelle autrefois en décembre. Je me souviens, il me semble, des jeux qu'on inventait ensemble. Et je retrouve dans un sourire la flamme des souvenirs. #669900
Revenir en haut Aller en bas
avatar
DLCEM.
Voir le profil de l'utilisateur
localisation : New York.
messages : 348
parmi nous depuis le : 30/10/2015

DLCEM.

MessageSujet: Re: Double Face (Mosar)   Mar 14 Mar - 17:15

Le monde ne tournait pas rond. Bon, ça elle le savait depuis qu'elle avait appris l'existence de dieux grecs et romains qui faisaient leur petite vie pépère dans le monde, et qui avait même pondu des mômes un peu partout à travers le monde. Non, là c'était encore quelque chose de différent. Elle avait un admirateur plus que flippant, il était là, sous ses yeux, alors qu'il était juste là-bas il n'y avait que cinq minutes. Elle soupira et accepta de les laisser rentrer. Elle ne voulait pas être prise pour une folle (ce qui était sans doute trop tard du point dudit César) et risquer de finir enfermé dans un hôpital psychiatrique.

« Aller, venez... »

Elle avait presque pris un ton las. Et puisque le César avait visiblement un rencard au cinéma avec son Julian dans la soirée… Ce prénom lui disait vaguement quelque chose à propos. C'était fou de voir à quel point les deux hommes qu'elle avait sous les yeux étaient différents. Ils n'avaient pas réagis de la même manière à sa petite crise. Elle connaissait mieux Timothée, avec qui elle avait bossé à plusieurs reprises. Et son jeune frère… Elle n'était pas sûre de vouloir le connaître. Mais bon si il était là, c'était qu'elle pouvait lui faire confiance, parler devant lui de quelque sujets sensibles et sérieux.

« On va s'installer dans le salon... »

Toujours le même ton. La vérité c'était que Monet Kaplan était abattue devant tant de… d'absurdité. Pourquoi sa vie n'était qu'une succession de choses sans aucun sens ? Elle fit de la place sur sa table de salon (pas vraiment encombré jusque là mais elle aimait faire place nette) et tira deux chaises, les invitant à s'asseoir. Un de ces jours elle tirait cette affaire au clair. Elle avait raison, elle le savait. Ce garçon mentait, comment cela pouvait autrement ? Elle l'avait bien vu, il avait même tenté de l'embrasser, alors elle savait ce qu'elle disait. Elle n'était pas la plus dingue des deux. C'était lui, après tout, peut-être qu'il souffrait d'un dédoublement de personnalité ? Et qu'il ne se souvenait pas de ce fait de s'être comporté comme ça avec elle ? Cela n'expliquait toujours pas la rapidité avec laquelle il s'était retrouvé sur le pas de sa porte alors qu'il était chez elle mais… C'était un début.

***

Monet Kaplan avait horreur d'avoir tord. Or ici, elle était persuadé d'avoir raison. C'est ce qui l'avais poussé à faire tout ça. On était fin novembre, et cela faisait quelque semaines qu'elle réfléchissait à son plan. Un plan pour piéger César, pour piéger cet home qui avait décidé de la faire tourner en bourrique. Sa manœuvre était simple. Elle avait envoyé un message à César, lui demandant d'aller boire u café avec elle. Elle voulait s'excuser de son attitude envers lui lors de leur rencontre patati patata. Foutaise. Et elle avait envoyé un second admirateur, qu'elle soupçonnait aussi d'être César. Elle lui avait donné un autre lieu de rendez vous dans Central Park, non loin de celui qu'elle avait fixé pour César. Il allait bien voir. Il ne pourrait pas se rendre à deux endroits à la fois, et elle saurait ! À ce moment là, loin de son frère qu'elle respectait, elle mettrait les choses au clair.

_________________
Il y a des choses qu’on fait par nécessité, par désir ou encore par devoir, et d’autres parce qu’on n’a absolument pas le choix. En général, ces dernières impliquent un risque mortel. C’est le cas ici.
MONET LAYLA KAPLAN ✽
Revenir en haut Aller en bas

MessageSujet: Re: Double Face (Mosar)   

Revenir en haut Aller en bas
 

Double Face (Mosar)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Haytham & Abigaïl ►Double face (loterie)
» Une bretelle double...
» Double Negative Jobs
» graver un dvd double couche
» [Résolu] Menu démarrer win xp (programmes en double)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ⱴ MALUM DISCORDIAE. :: ⱴ LES ÉTATS-UNIS.  :: new york city. :: les quartiers résidentiels.-