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 Eyewitness. (aramis × jean × aurèle × charles-alexandre, terminé)

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MessageSujet: Eyewitness. (aramis × jean × aurèle × charles-alexandre, terminé)   Jeu 24 Nov - 17:39

NEW YORK, 16 MAI 2015

« Je... Merci pour tout Asha. Et vous aussi les garçons je... »

Au fond elle ne savait pas qu'elle parlait là aussi à deux agents qui appartenait au même bureau qu'Aurèle. Ils avaient pris soin pendant des mois de son petit garçons. Et ça, Jean le savait, elle aurait bien du mal à leur rendre la pareille. Du moins, pas tout de suite. Jack-Julian avait cinq mois. Elle avait l'impression de l'avoir laissé bien trop longtemps ici. Alors certes, il n'avait visiblement de rien. Il avait toujours ce sourire béa de bébé, il était même un peu plus rond que quand elle l'avait laissé ici. En plus elle nota que pull qu'il avait sur le dos était neuf. Ils méritaient à tous un énorme câlin. Et tellement plus. Elle serra son fils dans ses bras, heureuse de pouvoir l'avoir auprès d'elle après tous ces mois passer à barouder à droite à gauche. Le monstre n'avait pas mentit, il lui avait laissé la vie sauve. Et maintenant elle allait devoir se reconstruite dans la plus grande discrétion avec son fils.

« Je vous donnerais de nos nouvelles, je n'oublierais jamais. J'ai une dette envers vous. Merci pour tout. »

* * *

Elle avait réussit à se loger quelques temps dans un minuscule appartement. Jack Julian commençait à tenir correctement assis. Il réagissait désormais quand sa mère l’appelait par son prénom. Et il avait même après à faire coucou. Elle avait du se faire discrète. Impossible pour elle de reprendre tout de suite le travail. Alors elle avait passé toutes ses économies pour nourrir son bébé et se loger. Elle avait passé quelques annonces dans le quartier et elle promenait des chiens, gardait des enfants tous les jours de la semaine. Et en soirée elle était là pour son fils. Elle n'avait plus d'yeux que pour lui. Son rire lui faisait oublier le visage du monstre qu'elle n'arrivait plus à oublier. Elle voulait le voir s'effacer mais son esprit refusait de lui obéir. Et Aurèle. Son cher Aurèle qui ne savait rien de tout ça. Elle brûlait d'envie de tout lui avouer. De le voir à nouveau. De la sentir près d'elle. Dans ces moments là elle se contentait de regarder son fils dormir et les larmes ne coulaient pas. Et pourtant, un jour, elle craqua. Et ce fut tout naturellement par Iris Mail qu'elle le contacta.

« Ô Iris, déesse de l'arc-en-ciel, accepte mon offrande. Montre-moi Aurèle à New York »

C'était tout l'avantage des enfants d'Iris, créer ce genre de message ne leur coûtait rien, il pouvait le faire n'importe où, n'importe quand.

« Aurèle ! »

Elle était tellement heureuse de le voir qu'elle avait presque hurlé son prénom. Et puisque Jean avait un chic pour ne jamais débarquer au bon moment... il était sous la douche.

« Oh pardon je... Oups je voulais pas... » (elle plaqua ses mains sur ses yeux avant de se rappeler que oui, ce geste était parfaitement stupide compte tenu de leur passé à tout les deux) « Il faut absolument que je te parle... Viens à la deuxième avenue, Sutton place ! »

Et pour l'encourager à venir elle lui brandit son fils sous les yeux, prenant grand soin de lui cacher les yeux.

« Je t'en pris c'est urgent. Je t'aim... »

Pfiou. Temps de message terminé.

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MessageSujet: Re: Eyewitness. (aramis × jean × aurèle × charles-alexandre, terminé)   Jeu 24 Nov - 19:12

22 FÉVRIER 2016, NEW-YORK.
La balle brisa une vitre, juste au-dessus de sa tête. Aurèle se plaqua au sol, les mains sur la tête. Allait-il mourir seul ici, loin de Jean, loin de son fils ? Les bruits se pas se rapprochèrent, il prit la fuite. Derrière lui, c'était des gens qu'il connaissait, des collègues, des personnes de tous les jours qu'il croisait au détour de la machine à café ou au réfectoire le midi. C'était ses amis et sa vie, mais voilà qu'ils étaient tous là à la poursuivre, à le tuer même. Le costume grand ouvert et la chemise en vrac, l'agent double sprinta le long d'une grande avenue new-yorkaise, tourna dans une autre et poursuivit sa course folle sans même songer à ralentir. Courir, fuir, se cacher… Il ne lui restait que ça, sans même savoir si son bébé et la seule fille qu'il aimait étaient encore en vie. C'était ça sa vie maintenant.

13 MARS 2016, SAN FRANCISCO.
Debout dans la petite rue de Jean, Aurèle scrutait la maison. Il n'y avait pas âme qui vive dans la rue, et rien non plus derrière les fenêtres. Jean n'était tout simplement pas là, et Jack-Julian non plus. C'était idiot, il le savait bien qu'elle n'allait pas être là, à l'attendre avec quelques pancakes colorés et le bébé dans les bras. Malgré tout, il avait eu un peu d'espoir – de l'espoir naïf – et il sentit son cœur se serrer. Deux types louches à l'entrée de la rue le poussèrent à prendre la fuite.

16 MAI 2016, NEW-YORK.
Aurèle sentait l'eau brûlante lui couler sur le corps. À moitié plongé dans le noir dans la salle de bain miteuse d'un motel new-yorkais, il faisait une brève halte. C'était ça sa vie maintenant : mentir, s'inventer un personnage pour mieux se cacher, s'inventer une vie pour faire disparaître Aurèle Rosebury… Il n'avait plu écrit à sa sœur depuis des mois, il changeait de nom régulièrement, marchandait avec tous les faussaires qu'il pouvait croiser ou se faisait lui-même ses nouveaux papiers officiels quand il avait un peu de temps devant lui… Et il n'avait revu personne. Une fois, Aramis avait failli le choper, presque par hasard, et une autre fois une poignée d'agents étaient passés à deux doigts d'avoir sa peau… Mais ça ne s'était soldé que par quelques plaies supplémentaires et un petit exil dans la campagne pour quelques semaines. Et maintenant il était là, au Perroquet Rouge, à prendre sa douche dans ce qui n'aurait même pas dû être autorisé dans un hôtel, aussi quelconque soit-il. Pour oublier, l'ex-agent double s'aspergea le visage d'eau bouillante. « Aurèle ! » Il fit un sacré bond en entendant cette voix, sorti de nulle part. Un espèce de petit écran de brume venait de s'ouvrir juste sous ses yeux, laissant apparaître. « JEAN ? » Il crut mourir. « Jean ! T-tu… Je... » Elle parlait, elle parlait, il l'écoutait  moitié, dévorant juste son joli visage du regard. « Mais comment… ?! » Il entendit de justesse l'adresse donnée, vit apparaître son petit garçon un court instant et le message se coupa brutalement, le laissant planté dans sa douche, l'eau continuant de lui tomber sur la tête avec force. « Oui… Moi aussi je t'aime... » Sauf qu'elle n'était déjà plus là, qu'elle ne pouvait plus l'entendre. Les larmes lui montèrent aux yeux, aussitôt avalées par l'eau de la douche. Ce n'était pas grave, personne n'en saurait jamais rien.

Une serviette difficilement enroulée autour de ses hanches, Aurèle jetait le peu d'affaires qu'il avait déballé dans son sac à dos. Il sauta dans un t-shirt, enfilé le premier jean qui passait, se glissait dans des baskets et glissait un regard rapide dans la glace abîmée de l'entrée de la chambre. Rien à voir avec le Aurèle du DLCEM, le type chic et sobre, toujours impeccable mais discret. Non là c'était plus… street wear. Quelques minutes plus tard, il arrivait à l'adresse donnée par Jean et sonna, le cœur battant. C'était peut-être un piège, il se tenait prêt à tout. Il glissa une main dans un pan de sa veste, ses doigts se refermant autour de la crosse de son pistolet. La porte s'ouvrit, il tressaillit. Jean. C'était Jean ! Petite pluie d'arc-en-ciel dans son cœur. Pourtant son naturel revint au galop et il poussa la jeune femme à l'intérieur, refermant violemment la porte derrière lui. Coup d’œil nerveux dans sa pièce, pistolet en main… Rien, ils étaient seuls. Et il crevait d'envie de l'embrasser. « Je… Tu... » L'agent double s'autorisa enfin à se détendre, à quitter le mode survie qui ne l'avait plus quitté depuis février. « Putain Jean ! » Il lui sauta littéralement dessus pour l'embrasser, la serrant fort contre lui. Jack-Julian, assis sur un tapis un peu plus loin lui fit un grand coucou de la main, comme seuls les bébés ayant appris un nouveau truc étaient capables de le faire. « Mon bonhomme ! » Il lâcha Jean pour attraper le petit garçon et le prendre dans ses bras. « Quel grand garçon, mon J.-J. ! Et c'est qui ? C'est papa ! Eh oui J.-J., c'est papa ! C'est papa mon petit bonhomme ! » Le bébé rigola et agita de nouveau la main dans un grand coucou.

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« Et ça se justifie en plus, et ça fait semblant de bien parler… Mais je sais qui vous êtes moi ! Et quand cette pauvre fille sera alcoolique hein ? Et son marmot ! Qu'est-ce qu'il va devenir, hein ? Un gamin des rues ? Comme vous ? Ben oui, parce que c'est le seul exemple masculin qu'il aura eu ! Le dealeur de sa mère ! » — voisine de Jean.
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MessageSujet: Re: Eyewitness. (aramis × jean × aurèle × charles-alexandre, terminé)   Jeu 24 Nov - 21:30

Elle n'avait aucune idée de si Aurèle avait ou non bien reçus son message. Enfin, si, ça elle en était sûre mais... elle avait toujours ce petit doute derrière la tête, omniprésent. Allait-il venir ? Avait-il compris qu'elle avait réellement besoin de lui ? Elle regrettait de ne pas avoir pu terminer ses derniers mots. Mais le revoir... le revoir avait fait remonter en elle un tas d'émotions qu'elle ne soupçonnait même plus d'exister. Elle aurait tant aimer le toucher, juste une fois. Cela faisait si longtemps. La dernière fois qu'ils s'étaient, cela avait été un cauchemar et avait aboutit à la situation moisie dans laquelle ils se trouvaient tous les deux. Et avant ça, pire. Ils s'envoyaient un tas d'insultes à la tronche, tout le temps. Elle posa son fils sur un tapis de sol qu'elle avait trouvé d'occasion dans une boutique pour bébé et lui déposa ses jouets d'éveil sous les yeux. Ce qu'il y avait de bien avec un bébé, c'est qu'il ne posait pas de question. En signe de gaieté sans doute, son fils clignota un coup avant de se saisir d'un cube rose et de le mettre dans sa bouche. Et enfin, on frappa à la porte.

Et ce fut Aurèle qui apparu dans l'encadrement de la porte. Le voir comme ça, juste sous ses yeux après tout ce temps passé loin de lui et sans même le voir... Tout paraissait très irréel. Alors certes, le Aurèle très chic avait laissé place à un autre homme mais elle le trouvait toujours aussi parfait. Il s'engouffra dans son minuscule appartement, la poussant à l’intérieur. Comme elle, il devait être terriblement stressé en ce moment. Elle n'osait pas imaginer les horreurs qu'il avait du endurer depuis le début de sa fuite. Il sembla se détendre un peu et se tourna vers elle. Oui Aurèle ? Elle mourrait d'envie de lui dire un tas de chose douces et gentilles dont elle avait le secret, de le prendre dans ses bras comme autrefois. De revivre ce qu'ils avaient vécus tous les deux juste avant l'arrivé de Jack-Julian. Elle cru avoir le droit à une énième remarque sur elle ne savait trop quelle idiotie sur laquelle ils se chamaillaient sans cesse mais au lieu de ça il l'embrassa. Ce baiser, elle en avait rêvé, et depuis des mois. Depuis de longs mois. Il n'avait pas changé. Il était toujours l'homme dont elle était tombée amoureuse il y a de ça deux ans.

Oh, Aurèle...

C'était un petit murmure, mais qui voulait tout dire. Ils avaient peut-être passés trop de temps à se hurler dessus en fin de compte ? Il pris son fils dans les bras et le voir aussi gaga illumina son visage. C'était des moment si rares qu'elle donnerait tout pour les revivre encore et encore.

Il sait empiler des cubes, tenir des objets et heu...

C'était inutile, mais son fils était la seule chose qui la rendait heureuse au quotidien, elle s'extasiait sur des détails futiles. Et elle avait envie de tout partager avec Aurèle. Elle caressa la tête de son bébé en souriant et alla chercher quelques chose à boire pour Aurèle.

Tu m'as manqué Aurèle, et à lui aussi.

Elle se hissa sur la pointe des pieds et lui déposa un baiser sur la joue. Pourquoi n'avait-elle pas eu le droit comme tant d'autre avec l'homme qu'elle aimait ? La vie était injuste, profondément injuste. Mais la fille d'Iris était d'un naturel optimiste, elle allait relever la tête et faire en sorte que tout se réalise. Elle le laissa encore quelques longues minutes avec son fils, s'autorisant à prendre une petite photo discrètement avec son vieil appareil.

Aurèle, il faut que je te parle... A propos du fait que je sois toujours en vie notamment.

Après tout, Aramis s'était lancé à sa poursuite et d'après ce qu'elle avait pu constater, ce type était doué pour rattraper ces cibles et les tuer ensuite. Elle l'avait assit sur le canapé miteux, lui prenant la main. La Jean au grand sourire avait laissé place à une mine un peu plus sombre.

Il... (elle savait qu'il savait très bien de qui elle parlait, elle refusait juste de prononcer son prénom) a accepté de me laisser en vie... de laisser en vie notre bébé et même toi... Mais il... (elle ravala un sanglot, elle devait rester forte) il m'a... forcé à faire quelque chose d'horrible Aurèle.

Ce fut plus fort qu'elle, elle se jeta dans ses bras et éclata en sanglot. Elle ne pouvait pas le lui dire tout simplement. C'était trop dur. Parce qu'elle souffrait, parce qu'elle avait conscience qu'elle le ferait souffrir. Et ses yeux avaient déjà tous dis.

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MessageSujet: Re: Eyewitness. (aramis × jean × aurèle × charles-alexandre, terminé)   Jeu 24 Nov - 22:01

Jean s'éloigna vers ce qui devait être la cuisine, abandonnant momentanément Aurèle en compagnie de son fils. Le père se laissa tomber sur le tapis de jeu du petit garçon, le regardant empiler des cubes. Le bébé s'illumina un bref instant et l'agent double sourit. C'était d'ailleurs bizarre, de sourire. Tirer sur ses muscles, faire cette mimique… Ça faisait tellement longtemps qu'il n'en avait pas eu sincèrement l'occasion qu'il en avait l'impression d'être un peu rouillé. Jean revint derrière lui. Elle avait perdu son sourire entre temps. Le jeune père se redressa, laissant son enfant à ses jouets, inquiet. Quelque part en lui, son cerveau angoissé et perpétuellement en alerte songea à un piège. Il y avait déjà pensé en arrivant mais c'était plus fort que lui. Le DLCEM pouvait-il se servir de Jean pour l'attraper ? Le Département avait une sainte horreur des agents dissident et Aurèle savait très bien ce qui leur arrivait. Il savait aussi qu'il avait joué au con avec Jean et qu'elle avait sans doute toutes les raisons du monde pour lui en vouloir. Et si c'était le cas, qu'est-ce qu'il allait faire ? Hein ? Mine de rien, son pistolet caché sous sa veste le rassura. Il pouvait se défendre. Mais à quel moment tu en es arrivé là, Aurèle ? À quel moment 'était-il devenu un sale con ? Il l'avait été avec Jean, donc c'était plus vieux… Ou peut-être qu'il était un sale con. À la base. « À propos du fait que tu sois toujours en vie ? » Méfiance. Et il s'en voulait de se méfier, mais c'était plus fort que lui. La fille d'Iris l'assit sur le canapé, lui prenant la main. Aurèle se sentit coupable d'être si heureux de sentir la main de Jean dans la sienne. Elle était vivante, Jack-Julian était en pleine forme, ils étaient tous les trois… Mais entre sa peur à lui et l'air bizarre de Jean, il sentit que ce bref moment de bonheur allait voler en éclats dans quelques secondes. « Je t'écoute. » S'il avait été aussi assuré que sa voix, qu'est-ce qu'il se serait senti bien au quotidien !

« Jean... » Il était… perdu. Il sentait une rage bizarre au fond de lui, parce qu'il savait que quelqu'un avait fait quelque chose de mal à Jean. À sa Jean. La serrant fort contre lui, il voyait monter en lui une grande colère, une folie furieuse. Ça portait bien son nom. « Qui… Je ne comprends pas. » Pareil, méfiance, peur, méfiance, inquiétude, terreur. Piège ? Est-ce que c'était une façon pour Jean de lui parler d'un piège ? Il s'en serait frappé : il n'avait pas le droit de penser ça putain ! Jean… Elle n'était pas comme lui. Lui était un abruti et un salaud, pas elle. Mais alors… « Tu as dû tuer quelqu'un, Jean ? » Il l'éloigna d'elle pour planter son regard dans le sien. « Si c'était la seule chose à faire, enfin... » Pauvre con… Il n'allait pas lui faire une leçon de morale. Ils n'avaient pas reparlé de tout ça encore et il n'était pas prêt à lui dévoiler l'étendu de son boulot, ses activités, qu'il pratiquait même lorsqu'ils avaient été ensemble, il y a plus d'un an. « Enfin je veux dire... » Elle pleurait dans ses bras et il ne savait pas quoi lui dire. En fait, il n'avait même pas compris. Mais comment est-ce qu'il aurait pu ? C'était le genre de choses qui n'arrivait pas, n'est-ce pas ? Enfin juste aux autres, juste… ailleurs ? Pas là, pas à sa Jean, pas à son âme-sœur et à la mère de son garçon. Ça ne pouvait même pas lui venir à l'esprit, à Aurèle. Il imaginait tout et n'importe quoi, des meurtres, des enfants blessés, un agent tué, de grosses conneries… Enfin ce qui était à sa portée, voilà tout. Et le regard tourmenté de Jean le hantait plus encore que ses paroles. « Tu peux tout me dire, tu le sais ça hein ? » Maintenant c'était lui qui avait les larmes aux yeux. Chacun de leur côté, les trois membres de la petite famille avaient traversé l'enfer, tous d'une façon différente. Jack-Julian et Jean avaient vécu des choses, Aurèle d'autres, mais au fond, ils avaient tout perdu. Ils avaient égaré leur vie bien posée, leurs amis, leurs maisons, leurs boulots… Aurèle eut une vague pensée pour tous ces collègues qui le prenaient en chasse mais avec qui il avait pourtant passé de très bons moments. Monet pensait-elle à lui, parfois ? Elle avait dû être folle de rage ou malade de chagrin en apprenant la chose. Elle avait dû se sentir horriblement trahie. Et les autres ? Ceux qu'il croisait au QG ou ailleurs ? Les deux guignols qui lui faisaient des blagues ? Le légiste ? Aramis ? Ils avaient faits pas mal de mission ensemble eux deux, notamment parce que l'agent de terrain était proche de Monet.

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MessageSujet: Re: Eyewitness. (aramis × jean × aurèle × charles-alexandre, terminé)   Jeu 24 Nov - 22:22

Ara... Ar...

Elle n'arrivait même pas à prononcer son prénom. Comment le pouvait-elle ? Elle revoyait encore son visage sadique pencher sur le siens. Tout le plaisir qu'il avait pris à abuser d'elle. Elle n’en voulait. Elle ne voulait plus de ces mages atroces qui se bousculaient dans sa tête. Elle voulait les chasser. Une bonne fois pour toute. Que pouvait Aurèle pour elle ? Rien sans doute mais elle avait besoin de le lui avouer. Il était son âme sœur comme disait certains. On ne cachait pas des choses aussi importantes à son âme sœur, peut-importe qui il était. Alors certes, il lui avait mentit sur qui il était vraiment. Le monstre le lui avait dit. Mais elle s'en foutait pas mal. Jamais il n'avait eu de geste déplacés envers elle, jamais. Du temps où ils avaient été ensemble il avait été le plus aimants des hommes qu'elle avait pu rencontrer son père ms à part.

Il m'a dit des choses horribles sur toi, ton collègue. Que tu me mentais depuis le début. Que j'étais sotte de croire à toute tes histoire mais Aurèle je...

Elle enfuis un peu plus plus son visage contre son torse.

Je me fiche de tout ça. Je te jure que ne voulais pas. Il m'a forcé Aurèle. Tu sais que je n'aurais...

Que je te suis fidèle Aurèle, depuis le jour où nous nous sommes rencontrés, pensa t-elle. Dis lui. Dis lui bon sang. Il était angoissé pour elle. Elle le ressentait. Elle le voyait, elle voyait ses yeux brillants. Oh bon sang ils allaient craquer tous les deux. Enfin, elle, c'était déjà fais. De l'autre côté de la pièce la seule personne encore innocente et joyeuse de la pièce bavouillait abondement sur ses cubes de toutes les couleurs.

Il a abusé de moi Aurèle, murmura t-elle.

Elle se sentait coupable. Comment pouvait-on se sentir coupable de d'une telle chose ? Elle avait l'impression que tout ça était de sa faute. C'était quelque chose de douloureux, elle n'y pouvait rien. C'était lui, c'était de sa faute à lui, à cet homme qui l'avait coursé à travers le désert et qui l'avait pris au piège dans une vieille grange. Il l'avait frappé, lui laissant des marques sur les bras et au visage. Elle avait maquillé tout ça jusqu'à que ces bleus ne se voient quasiment plus. Elle avait refusait que son fils la voit dans un état pareil. Il était trop jeune. Il devait voir sa mère forte, brillante et non comme le déchet qu'elle était actuellement. Mais comment allait-elle tout recommencer ? Se trouver un nouvel endroit acceptable pour vivre (elle l'avait même pas pris la peine de repeindre les murs de cet appartement d'un coup de baguette magique), se trouver de nouveaux amis, une future école pour leur fils... La solution elle la connaissait. Mais elle refusait d'y penser pour le moment. Elle refusait de priver Aurèle de son fils. C'était uniquement en dernier recours qu'elle viendrait demander de l'aide au Camp Jupiter. Et si c'était là, maintenant Jean ?

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MessageSujet: Re: Eyewitness. (aramis × jean × aurèle × charles-alexandre, terminé)   Jeu 24 Nov - 23:11

Il se tenait raide comme la justice, Aurèle. Ses doigts étaient tellement crispés sur ceux de Jean que les doigts de la jeune fille blanchissaient à vue d’œil. Les mots avaient un peu de mal à s'imprimer dans son cerveau tellement ils étaient surréalistes, déplacés. Aurèle était ce qu'il était mais il y avait des choses qu'il était incapable de concevoir. Et ça, ça en faisait bien partie. « Je... » Il ne pouvait même plus parler. L'agent double se leva lentement. Il ne savait même pas s'il avait déjà été aussi en colère dans sa vie. Sans doute pas. Jean était sacrée, c'était sa petite amie et la femme de sa vie. Peu importe ces derniers mois, ce qu'il était ou ce qu'elle était, peu importe son métier ou sa nature à elle, peu importe qu'elle puisse le détester ou l'aimer passionnément. Il y avait des choses qui… « Putain, je... » Il referma la main sur son pistolet, appuya son front une brève seconde dessus – et la tentation d'appuyer pour mettre fin à tout fut si grande – avant de cueillir Jack-Julian sur son tapis de jeu. « Viens Jean. De suite. » Aurèle ne pouvait pas articuler plus, la colère l'étouffait littéralement. Un bloc de haine. De rage. Il allait lui faire payer, lui casser les os un par un s'il le fallait, le torturer avant de l'achever, le… Les idées de manquer pas mais ses pensées défilaient trop vite, songeant un instant à ce… Cette chose, sur Jean, l'obligeant à… Ses poings se serrèrent compulsivement pendant que son petit garçon jouait naïvement avec une mèche un peu frisée de son père. « Viens j'ai dit ! » Sa voix claqua, nette, sèche. « Je sais où il habite, je vais le cogner, je vais le... » Plus tard, il aurait honte de s'être montré comme ça devant Jean. Il aurait dû la rassurer, lui adresser des mots doux, des paroles tendres et réconfortantes, au lieu de quoi il s'affichait avec violence. On avait touché à… elle. Sa Jean. Sa femme. On avait marchandé son honneur en sachant qu'elle ne pourrait pas refusé. ET que ça vienne de lui ? Du meilleur ami de celle qui était comme sa sœur ? D'un collègue ? D'un… ami ? Le Aurèle gentil et tranquille ? Ou même le Aurèle cynique, presque méchant, de cette dernière année ? Pffit, envolé, disparu.

Aurèle posa Jack-Julian, qu'il n'avait pas lâché, au début du couloir et parcourut les derniers mètres au pas de course. Le premier coup de pied ébranla la porte, le deuxième défonça le verrou. Il y avait des choses qui ne résistaient pas. Aramis apparut dans l'entrée, un air perplexe sur le visage, mais c'était trop tard. « ESPÈCE DE CONNARD ! » Le premier coup de poing tomba. Il était heureux d'abîmer ce visage, de frapper cette expression de petit con que les gens finissaient par aimer mais qu'il détestait en cet instant. « Tu… T'es... » Un coup de pied cueillit Aramis au creux de l'estomac. Aurèle tomba à genou, frappa, cogna de toutes ses forces, les doigts en sang. Celui d'Aramis, le sien, ses phalanges défoncées… Aurèle avait mal mais il ne sentait plus rien. Il attrapa son collègue par le cheveux, le traîna devant Jean. « Excuse-toi. Excuse-toi ! Aller ! » Bam, nouveau coup de pieds. Là encore, plus tard, Aurèle aurait honte de s'être montré ainsi devant Jean et leur fils. Mais plus tard, dans l'absolu il était complètement aveuglé. « Aller ! Quoi, t'as peur ? Hein, t'as peur peut-être ? » Bam. Il se pencha jusqu'à ne plus se trouver qu'à quelques centimètres du visage de son collègue – et supérieur. « T'as honte ? Nan t'as pas honte, je le vois bien. Alors excuse-toi ! EXCUSE-TOI ! » Il le jeta à plat ventre devant Jean. Puis il se pencha. « Tu veux voir ce que ça fait peut-être ? Histoire d'imaginer ? » Et Aramis, muet comme une tombe… Ça le mettait encore plus hors de lui. Bam. Bam. Bam. Il ne sentait plus ses doigts, Aurèle. Normal, quand on voyait leur état. Il écrasa lentement la main d'Aramis Wheeler, avec délectation. La rage la plus brutale lui tordait les tripes. Sans Jean juste à côté, il l'aurait tué, ce monstre, et il y aurait pris du plaisir, il le savait. « Aller ! » Bam, grand coup de talons sur les doigts. Aramis cria enfin de douleur. Pas trop tôt. Aurèle lui colla son pistolet sur la tempe.

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MessageSujet: Re: Eyewitness. (aramis × jean × aurèle × charles-alexandre, terminé)   Jeu 24 Nov - 23:28

Au-Aurèle...

Elle ne l'avait jamais vu dans un tel état. Le voir en colère était horrible. Les traits de la colère n'avait pas de place sur son beau visage, si doux d’ordinaire. La colère déformait ses traits, et c'était effrayant. Il lui ordonna de le suivre, et Jean obéit en silence, toujours en larme. Elle pleurait comme une gamine. Mais elle s'en fichait de pleurer comme une gamine. Elle refoulait ça depuis trop longtemps. Elle ne décrocha pas un mot durant tout le trajet, muette de peur et d'appréhension sans doute. Elle ne voulait pas revoir cet affreux visage. Non, même pas dans le pire de ses cauchemars. Et pourtant.

Ils arrivèrent à destination. La destination finale. Il posa leur fils dans le couloir et Jean s'empressa de le prendre et de le serrer contre lui. Il avait levé ses yeux d'enfants innocent vers elle, l’interrogeant presque du regard. Il devait se demander ce qui lui valait une petite promenade aussi soudaine. La porte ? Aurèle n'en fit qu'une bouchée. Jamais elle n'aurait cru le voir dans un état pareille. Au fond, elle savait que c'était pour elle. Elle se réjouissait presque de le voir défendre son honneur de la sorte. Et d'un côté, les paroles de son collègues lui revenaient en tête. Peu importe, il faisait ça pour elle. Au loin elle le vit frapper l'homme qui avait ouvert la porte et quelques instants plus tard, il le traînait lamentablement devant elle, toujours enragé. Il lui hurla dessus. Plusieurs fois. Il voulait des excuses, elle voulait des excuses... Elle ne parvenait pas à le regarder en face, c'était plus fort qu'elle les images immondes revenaient aux grand galop dans son esprit. Elle le regarda s'étaler à plat ventre sous ses pieds et risque envers un rapide coup d’œil sur le sommet de son crâne. Elle ne voulait pas croiser son regard. Serrant un peu plus fort son enfant et le détournant de ce macabre spectacle, elle tremblait comme une feuille. Elle pouvait à nouveau sentir ses mains sur son corps, la toucher et... Non. S'en était trop. Ce fut quand Aurèle lui arracha enfin un cri de douleur qu'elle leva les yeux vers son amant. Elle secoua la tête. Non, il ne devait pas céder. Les mots refusaient de sortir de sa bouche. Elle voulait juste le voir mort et enterré. Et elle, partir loin d'ici avec JJ et Aurèle. Elle ne voulait plus voir sa tête, elle espérait qu'il souffre, maintenant e pour toujours. Un homme comme ça ne méritait pas qu'on soit gentil, doux ou aimant envers lui. Elle ignorait tout de sa vie, de son passé, de son présent. Elle ignorait de s'il avait été heureux dans son enfance, s'il avait subit de quelconque traumatisme, si on lui avait brisé le cœur, s'il vivait avec des gens ici, s'il avait une femme ou peut-être des enfants... Mais il était fou, méchant. Malade peut-être . Et personne ne pouvait sauver des hommes comme ça, même pas la plus gentilles des âmes.

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MessageSujet: Re: Eyewitness. (aramis × jean × aurèle × charles-alexandre, terminé)   Ven 25 Nov - 0:13

C'était un tel déferlement de haine… ! Une haine qu'Aramis avait bien du mal à comprendre en plus. Un coup avait ébranlé sa porte alors qu'il traversait son salon pour se rendre jusqu'à son petit bureau et il avait changé de direction. La porte avait alors littéralement jailli de ses gonds, un peu pliée comme dans les dessins animés. La suite, Aramis avait eu du mal à réaliser. Il avait vu Aurèle Rosebury, disparu depuis des mois, se jeter dans l'entrée. Coup de poing. Surpris, sonné, Aramis n'avait pas riposté. Un coup de pied l'avait jeté à terre en lui coupant le souffle. « Aurèle, je… ? » Il ne comprenait pas. Non seulement Aurèle débarquait chez lui, mais en plus… ? Sa vue se troubla. Un coup lui fit voir trente-six chandelles, un autre lui ouvrit la lèvre, le troisième sembla lui éclater l'arcade sourcilière. Aramis avait peur maintenant. Il tremblait, il flippait comme un gosse, parce que la mort lui tombait dessus et qu'il ne comprenait même pas pourquoi. Aurèle était une cible, Aramis bossait, c'était le jeu, l'un comme l'autre le savait. D'ailleurs, l'agent double n'avait jamais montré la moindre faiblesse à faire son propre boulot alors pourquoi… ? Et puis il la vit. La lumière se fit instantanément. Il ne l'avait pas oublié, cette garce, il l'avait juste mis dans un coin de sa tête pour y repenser plus tard, quand il s'ennuierait, ou pour… Le sol se précipita à sa rencontre, lui coupant le souffle à nouveau. Il toussa et cracha un peu de sang sur le sol de l'entrée. Le nez dans la moquette, il ne disait rien, se contentant de lever un regard narquois en direction de Jean. Le Aramis d'il y a quelques années aurait eu peur. Il se serait demandé pourquoi, comment il avait bien pu en arriver là, à être cette… chose ? Sauf que le Aramis d'aujourd'hui n'était même pas conscient de tout ça. C'était peut-être le plus malheureux, il percevait nettement que ce qu'il faisait été mal mais ça sonnait vite dans sa tête. Le mot ml n'avait plus la moindre signification dans son esprit. Aurèle lui écrasa violemment la main droite et un crac sinistre se fit entendre. Aramis laissa enfin échapper un hurlement de douleur. Cet enfoiré lui avait cassé le poignet ! « Ben quoi Aurèle ? » Vlan, un nouveau coup dans la nuque le renvoya au sol mais il se redressa sur un coude. Il était insoumis, Aramis, pas du genre à rester à genou devant qui que ce soit. « Eh bien quoi Aurèle ? Ça ne t'a pas fait plaisir de savoir que ta petite copine monstrueuse était bandante ? Parce que clairement, c'est top avec elle et... » Vlan, au tapis. Il se redressa encore, avec plus de difficulté. Le sensation froide d'un pistolet se posa sur sa tempe. Le cœur d'Aramis rata un battement avec de battre plus fort. « Mais quoi, c'est un compliment. » Clic, le bruit familier d'un pistolet prêt à servir. « Mais tu vas pas tirer Aurèle, pas devant ta gonzesse ou ton mioche ! » Complètement inconscient le Aramis. Un beau malade mental qui profitait de la situation avec le bonheur d'un dingue. Sauf qu'il avait raison, Aurèle n'allait jamais tiré devant son gosse. « Et puis arrête, je suis sûr qu'elle a adoré ça elle aussi, rien à voir avec toi qui l'a délaisse depuis si lon... » Vlan. Et vlan. Et re-vlan. Il frôla l'inconscience sous cette pluie de coups, si bien qu'il fit un écran protecteur de ses mains, encaissant les poings avec son poignet cassé qui gonflait et se colorait d'un rouge bordeaux inquiétant. Plusieurs autres coups suivirent, le plièrent en deux. Vlan, dans les côtes, vlan, dans l'entre-jambe, vlan sur le poignet explosé… Aurèle ? Il était fou. Fou de rage comme aucun ne l'avait jamais vu jusque là. Même Aramis peinait à le reconnaître.

Il y avait juste un détail. Aramis Sven Wheeler, surnommé Ary, agent de terrain au DLCEM. Et Aurèle qui lui hurlait de s'excuser… Il reprit les méthodes des département secrets en cas de capture. Jamais il ne s'abaisserait à s'excuser. Et puis s'excuser pour quoi ? Pour une petite heure de plaisir ? Partagée ? Que dalle, oui, plutôt crever que de se mettre à genou devant Aurèle Rosebury ou cette sale conne ou leur marmot baveux. « A… X… 00… 2... » Réciter des numéros pour ne pas dire autre chose, ne pas céder à la pression et s'excuser pour échapper à la torture. Parce que c'était de la torture. Vlan… Il avait du mal à respirer, mais il cherchait ses forces. Il en aurait besoin. Toutes ces années d'entraînement intensif, de régime strict, de difficultés, d'épuisement… Aurèle était doué pour se cacher mais le reste, ce n'était pas sa spécialité. Aramis devait reconnaître qu'il était sacrément doué tout de même, sauf que voilà, l'agent double n'était pas formé à fond là-dessus non plus.

Aramis se redressa d'un coup, fila un vif coup de pied derrière le genou d'Aurèle. Son ex-collègue tomba à genou, un air de surprise sur son visage ravagé par la colère. Le Gallois bondit vers le petit meuble à côté de la porte, s'écroula à moitié dessus et tomba avec. Peu importe, il avait déjà horriblement mal partout – ce petit con ne l'avait pas loupé – et il venait de trouver ce qu'il cherchait. Le taser. Il appliqua le charmant petit objet sur Aurèle qui cria un bref instant, surpris – et horrifié. « T'as cru quoi ! » Aramis cracha sur l'ex-agent double, adressa un charmant sourire – angélique même – à Jean, et sortit de l'appartement. Au fond, il n'en menait pas large, loin de là, mais son putain d'ego l'obligeait à sortir à peu près dignement, qu'il soit démoli de partout ou non. Il dévala les escaliers à moitié en se cassant la gueule et s'enfuit. De toute façon, les flics n'allaient pas tarder à rappliquer mais ce serait Aurèle qui serait dans de sales draps. Les dossiers du DLCEM étaient plus ou moins liés à ceux de la police. Un agent activement recherché ? La police verrait ça comme une cible prioritaire à capturer, avec un téléphone spécial à appeler dans ces cas-là. Aurèle était fini, pas lui. Par contre il allait pouvoir lécher ses blessures pendant un bon moment. Il se dirigea automatiquement vers le QG du DLCEM new-yorkais, et leur téléphona en cours de route. Il avait une histoire à inventer et à répandre dans les bureaux. Aurèle, disparu depuis des mois, venait de faire irruption chez lui, tout ça parce qu'il savait qu'Aramis suivait une piste sérieuse sur lui et sur sa petite copine demi-déesse. Ça tiendrait bien la route, d'autant qu'il avait réellement fait des recherches sur les deux, au cas où.

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MessageSujet: Re: Eyewitness. (aramis × jean × aurèle × charles-alexandre, terminé)   Ven 25 Nov - 16:57

Il trouvait encore la force de dire des horreurs. Ce type était increvable ou... ? Et ce sourire, enfin, cet espèce sourire qu'il avait sur le visage... Quand Aurèle le frappa encore et encore il ne céda pas. Au que non, il était particulier cet homme, et elle le sentait, il n'était pas du genre à craquer facilement. Et tous ces mots qui sortaient de sa bouche, toutes ces... Aurèle n'allait plus jamais la voir pareil. Plus jamais. Il allait peut-être même la haïr. Les obscénités qu'il disait, elle le savait, elle ne pourrait jamais les oublier elles aussi.

Aurèle !

Elle avait hurlé son prénom quand le monstre s'était redressé. Bon sang, il avait donc toujours assez d'énergie pour s'en sortir lui ? Sans qu'elle puisse dire ni faire quoi que se soit il avait tazé Aurèle.

Espèce de malade !

Fuyant son regard (et son sourire diabolique), se jetant sur Aurèle qui s'était écroulé au sol. Elle allait le tuer. Pas elle, pas de ses propres mains elle ne pourrait jamais faire une chose pareille. Mais quelqu'un d'autre si, un jour ce type allait souffrir et elle espérait assister à tout ça le jour venu. Elle posa son bébé, retenant à nouveau ses larmes.

Non non non Aurèle je t'en prie, Aurèle...

Elle gémissait, elle passait ses doigts fins dans les cheveux de l'homme qu'elle aimait et qui avait bien faillis tuer un homme pour elle. Il était ailleurs, dans les vapes. Et ils avaient fais tellement de bruit qu'elle ne doutait pas que la police allait bientôt débarquer ici. Que devait-elle faire, bon sang, que devait-elle faire ? JJ avait attrapé un pan du haut de son père et Jean le reprit dans ses bras en reniflant. Elle farfouilla dans les poches d'Aurèle, à la recherche d'un portable. Elle l'alluma, priait pour qu'on ne lui demande aucun code d'accès. Dans ses bras Jack-Julian c'était mis à pleurer et déjà les voisins passaient leur tête à travers l'encadrement de leur portes d'entrée, puis la refermaient aussi sec en voyant la scène. Un code.

Merde merde merde...

Elle tenta la date de naissance d'Aurèle, la sienne, celle de son bébé. « Réfléchis, vite, réfléchis... » Qu'est ce qu'Aurèle pouvait mettre en... Jean. C'était farfelue, il passait son temps à lui qu'elle lui cassait les pieds. Et pourtant, l'écran d'accueil s'afficha. Sans tarder elle se dirigea dans ses contacts. Elle cliqua sur ami, le doigts tremblotant et appela le premier de la liste, un certains Charles-A. W. Elle n'avait aucune idée de sur qui elle allait tomber, qui était cet homme mais elle avait besoin d'aide. Et un ami d'Aurèle ferait l'affaire. On décrocha.

Allo ? Allo je... c'est bien Charles ? Je suis... Je suis Jean et je suis avec Aurèle Roseburry, un de vos amis et... J'ai besoin d'aide, vite. Il est blessé, je suis heu au... - elle fit un effort considérable de mémoire pour se souvenir de l'adresse et pour la le lui débiter à toute allure.

Elle entendit alors des sirènes. Paniqué elle raccrocha, garda le téléphone dans sa poche et jeta un dernier regard à Aurèle. Elle ne pouvait pas le laisser là, pas tout seul. Mais elle devait partir avant qu'on la prenne, elle et son fils.

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MessageSujet: Re: Eyewitness. (aramis × jean × aurèle × charles-alexandre, terminé)   Dim 11 Déc - 18:05

« Mais putain qu'il est con !* » Charles abattit ses mains sur le bureau dans un claquement sonore. « Tout va bien Charles-Alexandre ? » C'était un employé du DLCEM qui passait la tête par la porte du laboratoire. Il scrutait le chercheur d'un œil inquiet, se demandant vaguement si la présence constante des morts autour de lui ne finissait pas par lui faire péter un boulon. Selon José – l'employé, accessoirement espagnol – il y avait de quoi. Il travaillait à la morgue depuis des années mais il ne touchait jamais à rien, se contentant de faire des analyses et d'écrire des rapports, rien d'autre. Et très franchement, il en était ravi, il ne voyait pas comment ces types faisaient pour aller ouvrir des corps tous les jours pour y trouver… des trucs. Enfin non, même pas, pour lui envoyer, à lui, des échantillons. C'était soit des fous, soit des passionnés et entre les deux, il ne voyait pas une grande différence. « Non non ça va, ne t'inquiète pas. » « Ah, cool. » José referma la porte, abandonnant son collègue à ses odeurs de formol et d'urine. Rageur, Charles l'oublia aussitôt pour fermer son logiciel de vidéo et cliquer sur l'épisode suivant de Terra Nova. Il avait mis du temps avant de commencer cette série mais parfois les personnages étaient de bons gros clichés américains. En parallèle, il lança le téléchargement de la première saison de Zoo.

Il regardait l'ultime épisode de Terra Nova quand son téléphone sonna. Il décrocha sans même regarder, agacé qu'on le dérange à nouveau. « Ouais ? » La voix au bout du fil l'arracha aussitôt à sa série. « Je… Qui ? Jean ? » Oh si, il avait aussitôt replacé le contexte et le décor mais… « Mais comment… ? » La fille raccrocha, le laissant planté devant un dinosaure fou furieux. Deux secondes plus tard, il jetait son ordinateur dans sa besace en cuir et filait le long du couloir. Dans l'ascenseur, évidemment, il tomba sur José. « Vraiment Charles, ça va ? » « Oui oui... » « Tu as l'air pressé... » Charles-Alexandre arrêta d'appuyer comme un dingue sur la touche rez-de-chaussé, ça lui donnait visiblement un air coupable ou tout du moins bizarre. « Laisse tomber, ok ? » « Ok ok, t'énerves pas Alec... » Charles peina à passer les portes de l'ascenseur, qui s'ouvraient bien trop lentement. Il traversa l'atrium à tout allure pour enfourcher son vélo. Il avait de la chance, Aurèle et Jean ne se trouvaient pas si loin du quartier, à vélo il pouvait y être en trois minutes.

Alec grimpa les escaliers quatre à quatre, notant la présence de sang sur les marches en passant. Il déboula dans le couloir, avisa un bébé et une fille – Jean sans doute – puis Aurèle, inconscient. « Ok euh… Ok ok. Jean j'imagine ? Aide-moi. Vite ! » Les sirènes, qu'il avait dépassé à toute allure à vélo, se rapprochaient à présent. « Aurèle t'es trop con... » Il le souleva difficilement jusqu'à passer un bras sur son épaule. « Aller, aide-moi ! File-moi le bébé. » Il arracha presque le môme des bras de sa mère pour qu'elle l'aide à porter Aurèle. « On file. » Descendre les escaliers à trois, la bonne blague. Mais ils y arrivèrent pourtant et purent même se glisser dans la foule d'une grande avenue avant que les sirènes ne soient là. « Heureusement que je n'habite pas trop loin... » Il eut une petite pensée pour son pauvre vélo, attaché à un poteau quelque part derrière eux. Il était bon pour aller travailler à pied demain matin ou revenir le chercher ce soir. Ils finirent par arriver chez eux. Charles-Alexandre dénicha ses clefs dans sa poche, ouvrit la porte de son petit appartement au quatrième étage. « Aller entre. » Il laissa tomber Aurèle sans grand soin sur le vieux canapé. De ce qu'il voyait, aucune autre blessure que les égratignures sur ses mains. « Tu m'expliques ? » Et pendant que Jean parlait, il se chargea de vérifier qu'Aurèle allait tout de même pas trop mal. Tutoyer Jean s'était fait naturellement. On ne pouvait pas vouvoyer quelqu'un qu'on venait d'aller chercher complètement à l'arrache.

*en français dans le texte.
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Eyewitness. (aramis × jean × aurèle × charles-alexandre, terminé)

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