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 hello bullshit, my old friend. (Mercedes & Loïs & Héloïse)

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SANG-MÊLÉ ROMAIN.
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SANG-MÊLÉ ROMAIN.

MessageSujet: hello bullshit, my old friend. (Mercedes & Loïs & Héloïse)   Ven 25 Nov - 23:35

Nouvelle Rome.
Joey s'était enfin endormis. Cet exploit, il 'y avait que son fiancé pour le réaliser. Il était le seul à arriver à le calmer et à le faire dormir aussi vite. C'était ses gènes de fils de Maïa ça, elle en était sûre. Et pourtant, quelle soirée. La soirée la plus horrible de sa vie, hors celle du 31 Octobre où elle avait naissance à son premier enfant dans les bois. Ce soir là Jefferson l'avait mise au pied du mur, lui demandant franchement s'il était le père de l'enfant. Il avait minutieusement calculé, la date de naissance ne correspondait pas vraiment. Mais en excluant ce motif, Joey... Joey ressemblait à Héloïse, certes. Mais il n'avait rien de son père. Il aurait pu hérité de ses petites tâches de rousseurs sur le nez qu'Héloïse trouvaient si craquante, ou de ses épis au sommet du crâne. Ou peut-être même de ses fabuleux yeux bleus ! Ils avaient tous les deux les yeux clairs. Mais non. Jefferson avait cette même houppette que quand Héloïse était gamine et les yeux noirs. C'est ce qui avait mis Jefferson sur la piste. Et sa mère était la déesse entre autre de la fertilité... ses sens trompaient rarement là-dessus. Il s'était mis dans une rage folle. Il n'avait pas balancé tout ce qui lui passait par la main mais elle devait avouer qu'elle avait eu peur qu'il en arrive là. Alors elle s'était expliquer, elle n'en savait foutrement rien. Elle se souvenait d'une soirée trop arrosé à New York. Elle savait qu'elle avait fais la pire connerie de sa vie. « Et c'est qui le père, hein ? Hein ? » lui avait demandé au moins cent fois Jefferson. Elle n'en savait rien, elle avait honte. Pour la première fois de sa vie Héloïse Miller avait honte de la jeune femme qu'elle était. Elle s'attendait à se retrouver sur le pallier, avec son môme dans les bras. Elle avait déjà tout prévu, aller pleurer chez TJ pour lui expliquer la situation. Mais non. Au lieu de ça Jefferson avait pris Joey dans ses bras pour lui chanter une berceuse et le mettre au lit tranquillement. Il était le meilleur des pères. Le meilleur. Il s'occupait beaucoup plus du fils qui n'était pas le sienne qu'elle.

« Je t'aime Héloïse. Je t'aime tellement. Et ça... Je veux juste savoir qui sait. Fais le pour moi, pour ton fils, mais pour toi aussi, essaie de te souvenir. »

C'était Phébus qui lui était venu en aide. Elle avait prié son père durant des jours et des jours durant, l'implorant de lui montrer la voie. Et il avait répondu à ses messages de détresse avec une adresse.

« Tu y vas avec Joey ? » « Et si je tombe sur un dingue ? » « Alors je reste ici avec lui, mon fils ne quitte pas la Nouvelle Rome comme ça, pas avec ces barges qui sont prêt à nous tomber dessus dès qu'on fou un pied dehors. Tu es prudente ? » « Promis. »

* * *


New York, fin d'après midi.
Elle était prête. Prête à faire face, à assumer ses conneries. C'était Jefferson qui avait insisté pour qu'elle aille le rencontrer. Il disait qu'il se souvenait peut-être d'elle, qu'il pourrait peut-être avoir envie de savoir la suite, bref, des trucs à la Jefferson. Comment un homme aussi bon avait-il pu vouloir d'elle un jour et encore aujourd'hui ? Depuis le jour elle l'avait rencontré dans ce camp de gitans et aujourd'hui, il continuait encore de l'épater. Elle s'était rendu à l'adresse que lui avait indiqué son père et se trouvait maintenant devant la porte. Elle avait dans sa poche de manteaux une photo de Joey, trois semaines après sa naissance. Elle avait profité d'un moment ou sa touffe de cheveux ressemblait à quelque chose et où il ne piochait pas pour le prendre en photo. Prenant son courage à deux mains, son doigts appuya sur la sonnette. Et la porte s'ouvrit. Sur la dernière personne qu'elle s'attendait à voir ici.

« Mercedes ?! »

Pour une surprise, c'était une surprise. Était-elle en train de rêver ? Cet homme elle l'avait bel et bien rencontré mais elle n'était pas bourré et même déjà enceinte. Comment cela se pouvait-il ? Les indications de son père menait pourtant bien ici et... Peut-être vivait-il avec d'autres types dans cet appartement ? Pourtant quelque chose lui soufflait que oui, c'était bien lui. C'était l'heureux élu du jour. Phébus semblait lui donner un signe. Et alors qu'elle continuait de le regarder avec des yeux de merlans fris elle aperçus quelques autres têtes dans le fond de la pièce. Il fallait qu'elle le dise, maintenant. Ou elle n'allait jamais y arriver. D'une main tremblante elle fouilla dans sa poche, sortis la photo de Joey et la pointa sous le nez d'un homme qu'elle avait essayé autrefois de peindre de la tête aux pieds.

« Félicitation, tu es papa. »

Pire annonce du monde. Elle méritait presque un oscar pour une telle révélation.

ma couleur #ff99ff

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L'AS DE CŒUR.
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L'AS DE CŒUR.

MessageSujet: Re: hello bullshit, my old friend. (Mercedes & Loïs & Héloïse)   Mer 8 Mar - 23:22

FLASHBACK.
« J'avais jamais vu que t'avais d'aussi beaux yeux, Ashaa. » « Lâche-moi, M., t'es lourd. » Elle le repoussa d'une claque sur la main, les yeux lançant des éclairs. Mercedes ricana doucement avant de s'appuyer à nouveau contre la portière du taxi pour regarder à l'extérieur. Asha l'avait récupéré complètement ivre mort sur le trottoir, en train de se faire peloter par une jolie fille tout aussi défoncée que lui. Une blonde. Une rouquine gloussait à côté comme une pintade. Excédée, la jeune femme les avait envoyé balader avant de récupérer son colocataire. Depuis, impossible de savoir ce qu'il avait bien pu fabriquer, ni même ce qui lui était passé par la tête. M. ne buvait pas d'alcool. Jamais. Il voulait bien fumer avec elle ses petites herbes du jardin à la fenêtre mais l'alcool, jamais. Quelque part, tout le monde s'en portait mieux vu l'état dans lequel elle le récupérait. « Tu as bu ? » Question débile, il empestait l'alcool et il était à trois mille. Demain allait être dur. « Tu travailles demain, tu t'en rappelles au moins ? » « Ouais ouais… Faudra qu'tu m'fasses penser à embrasser Aramis tiens. Il est gentil Aramis. » « C'est ça oui, on y pensera. » « Je me sens pas hyper bien en vrai... » « Tu m'étonnes. » Furieuse. Ou déçue peut-être. Le taxi les laissa devant leur immeuble minable et ils grimpèrent lentement jusqu'aux combles. « Ouuuh lààà, les marches s'font la malle... » « Mais oui... » Elle le regarda s'appuyer sur la rambarde comme s'ils se trouvaient en pleine mer. L'alcool lui donnait une mine fatiguée et il avait vraiment l'air d'un abruti. « Mec, t'as perdu une chaussure. » Elle venait de s'en apercevoir. « Putain mais M. ! Qu'est-ce que t'as branlé sérieux ! » Il éclata de rire. « Quoi, c'est branler qui te fait rire ? Va falloir grandir mon pote, j'en ai marre d'avoir un gros gamin chez moi. » Asha ne le pensait pas, elle adorait Mercedes. Il était bizarre, parfois elle se demandait même s'il n'était pas un peu stupide à ne jamais rien savoir et à toujours avoir l'air étonné, mais elle l'adorait. Vivre sans lui ? Jamais, Asha et Mercy, c'était pour la vie. « Bon, entre et va te coucher sans... » BLAM. « … sans bruit. Trop tard. » «Paf, elle lui asséna – difficilement – une claque sur le haut de la tête. « Aïeuuh ! » « Mais ferme-là, Isaure dort ! » « C'pas une raison pour m'taper... » « Chut ! » Un autre truc tomba dans sa traversée hasardeuse de l'appartement. C'est vrai, il était tellement vaste… « J'ai perdu mes clopes ! » Putain, elle allait l'achever.

AUJOURD'HUI.
« Rends-moi ça. » Tendu. Toujours ce ton tendu entre eux. C'était devenu une habitude, ils ne s'en rendaient même plus compte. « Non. » « Il est seize heures, M. Seize heures ! » « Et alors, fous-moi la paix, j'me sens bien comme ça. » « Ben oui, à fumer de l'herbe ! La bonne idée, tiens ! » Ils échangeaient à moitié en Français, à moitié en Anglais, mais aucun des deux ne prit la peine de s'en soucier. Loïs  était sous la douche, Isaure, Mercedes n'en avait aucune idée. « J'fais c'que je veux aux dernières nouvelles, j'ai pas de comptes à te rendre. » « Primo, c'est mon herbe. Deuxio, ta copine est sous la douche, sous notre douche, et tu en profites pour quoi ? Pour « te sentir bien » ? Te sentir bien de quoi, hein ? » « Ferme-la sérieux... » Le joint passa par la fenêtre. Elle détestait ce… ça. Ce truc, cette larve, qui se traînait au coin de la fenêtre. « Tu me gaves, M. tu me gaves. Tu le sais ça ? » Doigt d'honneur Elle ferma un bref instant les yeux et l'ignora pour se préparer une tisane, fulminant en silence.

Trois minutes de silence (sauf peut-être Loïs qui s'entraînait au chant sous la douche, mais Mercedes n'était pas totalement sûr de ce dernier point) puis la sonnette stridente retentit dans l'appartement. « Lève-toi. » Le stratège glissa un regard noir à sa meilleure amie avant de traverser l'appartement, excédé. « C'pour qu… Héloïse ?! » Le choc le fit immédiatement redescendre sur Terre. Soit il rêvait – mais quand même… – soit une nana totalement folle se trouvait sur son paillasson. Elle avait d'ailleurs l'air aussi surprise que lui. « Euh oui, lui-même. 'fin moi-même. » Involontairement, il eut un petit mouvement de recul, presque prêt à fermer la porte. Ils s'étaient quittés en bons termes la seule fois où ils s'étaient vus mais il n'avait pas oublié le coup de la peinture et du « ma Mona Lisa ». (Depuis, il avait découvert qu'il s'agissait du nom de la Joconde, de Paris.) Il n'était certainement pas sa Mona Lisa, ça non. Et puis il se rappelait de la suite. La sorcière au beau milieu des bois, la viande… À ce souvenir, les nausées reparurent instantanément. Loïs choisit cet instant pour sortir de la salle de bain, et Asha glissa un regard à la porte depuis le canapé.

« Félicitation, tu es papa. » … … Il éclata de rire. Qu'est-ce qu'il pouvait faire d'autre ? À part mourir de rire, il n'avait pas de solution. Rien n'était programmé en lui pour répondre correctement à ce genre d'absurdité. « Pardon ? Héloïse, j'sais que t'as un grain mais là quand même... » Pourquoi elle ne riait pas ? Pourquoi ne lançait-elle pas un « J't'ai euu ! » qui aurait fait rire tout le monde ? Elle était trop sérieuse, trop… plantée. « T-tu rigoles, n'est-ce pas ? » De toute façon, Mercedes s'en serait souvenu s'il avait quoi que ce soit avec elle. Quoi que ce soit avec quiconque. Même avec Loïs, à sa grande frustration, il ne s'était rien passé. « Héloïse, on s'est rencontrés en avril, au beau milieu des bois. Même chez la sorcière, on n'a pas... » D'ailleurs il avait eu l'esprit davantage occupé par les courbes de leur hôte que par Héloïse. « Et puis d'ailleurs, t'étais d'jà enceinte. » Il parlait tout seul plutôt qu'à Héloïse là. En dehors de lui et son blabla, il n'y avait pas d'autre bruit. C'était angoissant. Blaaaague, non ? « Bon c'est bon là, arrête de me regarder comme ça, ok ? » Stop, stop, stop. Il glissa la main dans sa poche pour dénicher son paquet de clopes et son briquet. Juste pour s'occuper, juste pour faire quelque chose… D'une main tremblante qu'il essaya de maîtriser, il en alluma une. Trop de silence.

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SANG-MÊLÉ ROMAIN.
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MessageSujet: Re: hello bullshit, my old friend. (Mercedes & Loïs & Héloïse)   Jeu 9 Mar - 8:55

Il ne la croyait pas. Bon sang il était incroyable. Oui oui, elle aussi avait bien faillis éclater de rire en entendant qu'il était le père de son enfant. Mais la vérité c'était ça, et ils ne pouvaient plus rien y changer, à moins de remonter le temps et de les empêcher de faire la plus grosse connerie de leur vie. Non, elle ne rigolait pas, et c'était pour cela qu'elle restait muette, statique, et qu'elle attendait qu'il termine son cirque. Elle avait toujours la photo de Joey dans la main et elle continua de la secouer sous nez.

« Il s'appelle Joey. »

Autant poursuivre le dialogue. Oui, ils s'étaient rencontré qu'elle était déjà enceinte de quelques mois. Mais en réalité ils s'étaient croisés bien plus tôt. Elle nota la présence de deux autres femmes chez lui. Il vivait en colocation avec elle alors ? Original, elle ne l'aurait pas imaginé… Si bien entouré. L'une d'elle avait l'air particulièrement somnolente, et il lui semblait avoir déjà vu cet air quelque part. Peut-être parce que beaucoup d'enfant de Somnus avait cet air là au Camp Jupiter.

« Bon heu… »

Elle hésitait à le pousser et rentrer de force, mais elle avait peur de sa réaction. Et puis les deux filles avaient l'air clouées sur place et l'une d'elle, celle qui avait les cheveux blond avec des points plus foncés, la fixait avec une… grand méchanceté qui ne collait pas avec son air endormis. Il alluma une cigarette sous nez et ce fut plus fort qu'elle, elle soupira et le lui prit, l'écrasant ensuite par terre sous ses talons.

« Bon aller ça suffis. Tu me sors quelque chose de cohérent là ! J'ai fais des tests, il est pas de mon mari et nous avons découvert qu'il s'agissait de toi. Je ne suis pas plus heureuse que toi figure toi ! Je ne sais même pas quand on a bien pu s'envoyer en l'air toi et moi, honnêtement, t'es loin d'être mon genre. Je devais être complètement bourrée si tu veux mon avis ! »

Elle lui plaqua la photo de son fils sur la poitrine, il pouvait la garder, elle, elle avait le vrai à la maison. Un bébé qui ne faisait pas encore ses nuis évidement, qui faisait la grande joie de son père mais qui elle, la rendait parfois triste quand elle savait qu'il n'était pas le fruit de leur amour. Il avait de la chance, son fils était mignon, il était bien fichu, et il avait un petit sourire craquant qui faisait craquer sa mère à chaque fois qu'il le faisait. Mais ça, il le tenait sans doute de Phébus. Non, il avait un père paumé qu'elle ne connaissait même pas. Gentil certes, car ils s'étaient quittés en bon termes, mais sans plus, Mercedes, elle ne savait rien de lui. C'est alors que la fille blondinette entra dans la conversation, et Héloïse comprit qu'elle n'était pas au bout de ses peines, ni de ses surprises…

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ITINÉRANT.
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MessageSujet: Re: hello bullshit, my old friend. (Mercedes & Loïs & Héloïse)   Jeu 9 Mar - 9:19

Loïs avait fuis l'appartement d'Aramis ce soir là. Elle avait retenue la leçon de la dernière fois, quand son colocataire ramenait une demoiselle à la maison, elle n'était clairement pas la bienvenue. Et puis il faisait trop de bruit. Alors elle était venue chez Mercedes, avec des pizzas surgelés pour la soirée. Elle pensait bien faire Loïs, mais elle n'imaginait pas qu'elle allait passer la pire soirée de sa vie.

L'appartement de Mercedes, Asha et Isaure (bon sang ce gars était partout, c'était presque incroyable) était minuscule. Minuscule, un peu miteux mais cela n'avait jamais freiné Loïs. Elle s'entendait bien avec la jeune femme, qui bossait dans le même bar qu'elle. Avec le temps, elle était devenue, une amie en quelque sorte. Elle était arrivée complètement trempé, la faute à l'averse qu'elle s'était magé en venant. Et puisqu'il faisait grand soleil quand elle était partis… Inutile de dire que sa robe et son sweat était eux aussi complètement humide, que ces cheveux ne ressemblait plus à rien et que son maquillage avait coulé. Elle était arrivée en s'excusant (même si elle avait frotté ses yeux avec une de ses manches pour virer tout ça) et avait demandé s'il était possible de prendre une douche. La douche, endroit où elle n'avait jamais mis les pieds ici, et pourtant, elle était venue souvent. Elle était étroite, petite et pas très bien éclairé. Mais au moins c'était propre. Et c'était toujours ça qui comptait. Sa douche fut rapide, elle chantonna quelques airs de musiques de variétés françaises tout en se shampouinant la tête. Elle nota l'amoncellement de gels douche (dont celui d'Isaure qui avait pris grand soin de coller une étiquette sur le siens) et piocha dans ceux de Mercedes. Elle ne se voyait pas taxer ceux de Asha, en revanche puisqu'elle était la copine de Mercedes, il ne lui en voudrait pas d'avoir la même odeur. Sa douche terminée, elle enroula une serviette autour de sa taille et enfila la tenue que lui avait prêté Asha. Un jean militaire et un sweat rouge bordeaux. Drôle de goûts mais elle ferait avec. Elle sécha ses cheveux rapidement et sortis de la petite salle de bain, rejoindre Asha qui s'était posé sur son canapé. Mercedes était partis ouvrir la porte, peut-être son autre colocataire qui avait oublié ses clefs. Mais non. Non c'était encore mieux que ça.

« Félicitation, tu vas être papa. »

Peut-être que c'était une de ses amie, et qu'elle lui faisait une blague ? En tout cas la réaction de Mercedes la laissa perplexe. Elle regarda Asha quelques secondes sans comprendre, l'air qu'elle avait sur le visage était…. Indescriptible. La nana devant la porte, elle ne l'avait jamais vu. Elle était petite, elle avait des cheveux coupés impeccablement aux épaules, de grands yeux marron un peu étrange et était très… Très femme ? Elle prenait soin d'elle et ça se voyait tout de suite mais ça, Loïs ne le pensa pas, car elle n'était pas le genre de personne à penser ça. Papa. Elle avait une photo à l'appui. Et d'après son petit discours… Comment une telle chose était possible ? Comment ? Il avait… Comme Aramis et son monstre ? Son regard changea du tout au tout et elle s'avança vers eux.

« T'es qui toi ? »

Loïs ne parlait jamais méchamment. Même quand elle était vexée, frustrée…. Jamais. Elle avait toujours un air un peu moue, doux, calme. La fille parut surprise et Loïs attrapa la photo qu'elle tendait la fixa longuement. Alors c'était ça ? Un bébé ? Il avait eut un bébé avec c'te fille. Il fallait être complètement con, ou attarder pour en pas comprendre ce qui s'était passé, ce que cela voulait dire. Or, Loïs avait peut être un peu naïve et ignorante sur certains sujets, elle avait mûri. Ses joues devinrent cramoisie, complètement cramoisie. Elle avait honte. Pas pour elle, pour eux. Et par extension, elle se sentait trahis, complètement trahis. Comment avait-il pu. La fille brune eut un mouvement de recul, sans doute parce qu'elle sentait que cela n'allait pas tarder à exploser.

« SALOP ! »

La baffe qu'elle colle à Mercedes ? Elle fut grandiose. Elle y mit toute ses forces, tout son amour pour lui et toute sa colère. Inutile de dire qu'elle laissa une marque rouge sur sa joue. Loïs ne frappait jamais – sauf les monstres – elle n'avait pas été éduqué comme ça ; et puis elle avait toujours été trop gentille. Mais là…

« ESPÈCE DE CONNARD ! »

Nouvelle claque sur l'autre joue. Et puis elle éclata. En sanglot, mais aussi de rage, elle hurla et le secoua dans tous les sens avant de se tourner vers la dénommé Héloïse.

« Toi... »

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Tout comme il y a deux versions à chaque histoire, il y a deux versions à chaque personne. Une version que nous révélons au monde et l’autre que nous gardons cachée... Chacun de nous a la capacité d’accomplir le bien et le mal mais ceux qui sont capables de brouiller la ligne de division morale détiennent le vrai pouvoir.

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L'AS DE CŒUR.
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MessageSujet: Re: hello bullshit, my old friend. (Mercedes & Loïs & Héloïse)   Jeu 20 Avr - 0:09

Joey. Il s'appelait Joey. Mercedes se concentra sur sa cigarette pour ne pas avoir à regarder ni Héloïse, ni Asha, ni personne. C'était plus simple de contempler une clope que de lire des reproches ou il ne savait quoi d'autre dans le regard de sa colocataire. Est-ce que c'était vraiment ça, la vie ? Une succession d'absurdités qui ne lui laissaient aucun répit ? Il débarquait dans une ville, paumé, et il finissait coincé dans un lit du DLCEM pendant des jours après s'être battu à l'épée contre un mioche. Ensuite il prenait en otage une amie à lui. Enfin, il faisait du radeau sur un matelas pneumatique avec une dingue rêvant de le peindre pour finalement qu'il devienne cannibale chez une sorcière vaudou au milieu des marais. Et maintenant… ça. Il s'appuya d'une épaule contre le mur tira sur sa cigarette. Dommage que le joins soit passé par la fenêtre, ça aurait été plus de circonstance. D'une certaine façon, il lui bloquait le passage, comme si en l'empêchant d'entrer, il canalisait sa voix à la seule surface de la porte d'entrée. Mais il sentait Asha poser un regard lourd sur lui et il avait entendu la porte de la salle de bain. « Je… Héloïse, s'te plaît... » Stop, stop, il fallait qu'elle arrête de parler, qu'elle la ferme, qu'elle… Il envisagea de lui foutre un poing mais elle lui colla la photo d'un mioche et il l'attrapa par réflexe. C'était juste… un gosse. Un braillard comme il y en avait des caisses dans la rue ou sur les photos des secrétaires du DLCEM. Sauf que là… C'était le sien. Inexpressif, le Mercedes. Figé sur place. Changé en statue de pierre.

FLASHBACK.
« Ça me fait plaisir qu'on passe une soirée ensemble, M. » Asha posa deux tasses de thé sur la table branlante qui donnait sur la grande fenêtre du salon. Les chaises étaient dépareillées et la peinture de cette antique table de café s'écaillait, mais c'était leur table. C'était celle où ils jouaient aux cartes quand ils n'étaient encore que tous les deux, celle sur laquelle ils avaient craqué quand ils avaient visité l'appartement (autrement moisi) quand ils cherchaient où installer leur petite coloc' toute neuve. « Je m'inquiète en ce moment. Tout va bien avec Loïs ? » « Mmh, à merveille. » L'Écossais haussa les épaules sans rien rajouter et Asha se laissa tomber en face de lui. Elle l'adorait, c'était comme un frère maintenant, mais elle ne supportait pas cette part secrète. Elle, elle disait tout. Elle racontait ses rencards souvent pourris ou ses rendez-vous chez le gynéco. Elle abordait tous les pans de sa vie professionnelle, elle l'invitait à la rejoindre sur le canapé quand elle conversait avec ses parents, restés en France, elle venait dormir avec lui quand elle faisait un cauchemar o qu'elle angoissait. Lui, il restait tout seul, dans sa tête, sans rien dire. « Pourquoi tu ne me parles pas, M. » « Te parler de quoi ? » « Laisse tomber, oublie. » Elle lui sourit et lui balança un morceau de sucre, pour changer de sujet. « Bon, c'est pas tout mais à quand les gosses avec Loïs ? Z'êtes mignons tous les deux. » « Des gosses ? Ouh là, loin de moi c't'idée bizarre. » « Oh aller ! Bon, c'est vrai que t'es déjà incapable de te débrouiller seul hein… » « Oh ta gueule toi ! » Il lui renvoya le morceau de sucre avec un sourire. Asha se sentit heureuse l'espace d'un instant, en regardant le carré atterrir dans son thé. « Bah, heureusement qu'on a Isaure hein. » « C'est clair. » Au départ, elle ne voulait pas d'Isaure. Il était à peu près aussi bizarre et secret que Mercedes, en plus blondinet et en plus petit. Et en au moins aussi chiant. La Française avait peur que ça brise l'équilibre fragile qui s'était instauré dans son petit chez elle. Et puis elle s'était rendue compte que si Mercedes ne disait rien non plus à Isaure, il était heureux de l'avoir chez lui. Même avec les réunions-petits-pois et les plannings de ménage et de vaisselle sur le frigo. Même avec les bouteilles de shampooings soigneusement étiquetées dans la douche. « Et Isaure ? » « Isaure ? Hum, ça va, j'imagine. » Ils ne causaient jamais, ces deux-là. Meilleurs potes peut-être mais est-ce qu'ils savaient des trucs l'un de l'autre ? Et elle, qu'est-ce qu'elle savait d'eux ? « Lui alors, les mioches ça l'intéresse pas ? » « Isaure serait un papa gâteau. » « Pas toi ? » « Va savoir. Mais j'sais pas, les enfants, c'est pas pour moi ça. » Il haussa les épaules, le sujet était clos. « Moi j'aimerais bien avoir un enfant, bientôt. » « Super, tonton Mercedes sera au rendez-vous. » Il n'avait donc pas de rêve personnel ? Pas d'aspiration à une famille ? Rien ?

AUJOURD'HUI.
« Si tu veux mon avis Héloïse, je devais l'être complètement aussi ! » Le ton était monté d'un seul coup mais mine de rien, Mercedes n'avait pas pu s'empêcher d'être vexé par les paroles de la jeune fille. Il s'apprêtait à rajouter quelque chose quand Loïs se mêla de la conversation. Elle s'adressa directement à Héloïse, d'un ton que le petit Écossais ne lui avait jamais entendu. Ce n'était pas réellement méchant ou agressif, c'était juste… particulier. Et Mercedes sentit instantanément venir la couille. « Loïs, je vais... » Quoi, il allait pouvoir tout lui expliquer ? Il ne savait même pas de quoi Héloïse parlait, ni comment c'était possible. À court de mots, il s'interrompit là. Elle lui prit la photo des mains pour l'observer longuement, suffisamment pour le mettre encore plus mal à l'aise qu'il ne l'était déjà. La gifle qu'elle lui mit fut monumentale, d'un claquement sec et incroyablement douloureux. Pire que ça, il eut honte. Honte de lui, honte d'Héloïse, honte de Loïs… Tout ça à la fois. Il se figea sur place, sans éviter le retour. Maintenant il avait mal… et il se sentait en colère. Mais Loïs se tournait déjà vers la visiteuse. « Loïs, arrête ! » Il ne la toucha pas – sans doute par crainte de s'en prendre une nouvelle – mais toute sa surprise, toute sa frustration, le tout mélangé au cannabis qu'il côtoyait avec un peu trop d'assiduité ces derniers temps explosa d'un coup. Mercedes en colère, c'était un spectacle assez… déroutant. Presque autant que celui de Loïs folle de rage. Il ne se mettait jamais en colère. Il pouvait râler, mal parler, voire être terriblement obscène ou mal élevé, mais il ne se mettait pas en colère. C'était pire, il se taisait, il se cachait derrière des moqueries et l'ironie. Mais là… pas cette fois. « Ça va hein ? Tu crois que ça me fait plaisir que cette… cette… fille… débarque chez moi comme ça pour balancer des trucs pareils ? Non parce que la dernière et seule fois où je l'ai croisée, elle essayait de me peindre et elle était déjà enceinte. Je ne l'ai jamais vu avant ! » Il avait hésité avec pute pour définir Héloïse mais il avait renoncé pour plutôt marteler chacun de ses mots. Il savait qu'il l'avait mérité, mais il ne savait pas pourquoi. Quand est-ce que… ? Quand est-ce qu'il avait bien pu coucher avec Héloïse ? C'était bien simple pourtant, il était puceau, il n'avait jamais touché une fille de sa vie. Alors de là à la mettre enceinte par dessus le marché, c'était carrément en dehors de ses fonctions ça. « Alors ça suffit, reprends tes photos, tes paroles, tes cliques et tes claques et DEHORS ! » Il essaya bien de foutre Héloïse à la porte... Sauf que Loïs n'en avait probablement pas fini avec la pauvre nouvelle venue, qu'Asha se rapprochait dangereusement derrière lui. Mais Dieu soit loué, Isaure n'était pas là. Bien que ce soit son heure de débauche et qu'il ne tarderait pas à rentrer. « Mercedes, excuse-toi et arrête de te trouver des excuses ! » « Oh ça va Asha, t'y mets pas. »

FLASHBACK.
« Tu n'as jamais trompé Loïs ? » « Non, pourquoi faire ? » « Je sais pas moi, ça arrive. Et puis c'est moi qui pose les questions, on joue à Action ou Vérité, M. Tu connais pas les règles ou quoi. » « Je vois pas pourquoi je tromperais Loïs. » « Parce qu'une autre fille aurait pu te plaire, au boulot ou dans la rue, je sais pas moi ! » « Même si c'était le cas, ça serait pas réciproque. » « T'es pas si moche, t'as juste… aucun sens de la mode. » « Ah ah, très drôle. À mon tour : action ou vérité ? » « Action. » « Apprends à Loïs à se maquiller. » « C'est l'hôpital qui se fout de la charité ça, Mercy. » « Débrouille-toi, t'es une fille, elle aussi. Ça lui ferait plaisir, de faire des trucs de nana. » « Okay, je lui proposerai. Ça te va, M. ? Bon, à mon tour … Action ou Vérité ? »

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ITINÉRANT.
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ITINÉRANT.

MessageSujet: Re: hello bullshit, my old friend. (Mercedes & Loïs & Héloïse)   Jeu 20 Avr - 14:50

« Que j'arrête ? »

Elle essuya ses larmes avec un bout de sa manche et renifla bruyamment. Mais enfin cette fille trop parfaite se pointait ici, la fleur au fusil et pensait s'en tirer comme ça ? Après tout ce qu'elle avait déballé l'air de rien ? Parce que oui, même si l’inquiétude se lisait un peu sur son visage, elle n'avait pas l'air si chamboulé. Peut-être parce qu'elle avait eut des mois pour se préparer psychologiquement, elle. Asha se mêlait elle aussi à la conversation. Elle ne su pas trop si elle était de son côté, ou si elle était tout simplement elle aussi très agacé contre Mercedes mais l'entendre prendre part à tout ça la soulagea quelque peu. Elle recula d'un pas. Frapper cette fille. Ce n'était pas la bonne chose à faire. Elle ne voulait pas être comme ça devant eux. Pas devant lui.

« Sortez de chez lui. »

Les larmes avait arrêté de couler et maintenant elle avait honte. C'était la honte qui prenait le dessus. Elle avait les joues cramoisies. Et encore heureux, son idiot de colocataire n'était pas encore rentré. Il n'aurait probablement pas raté un seul bout du spectacle. En silence elle attrapa ses affaires. Tant pis, elle ne rentrerait pas chez elle ce soir. Aramis étant occupé... Elle irait errer dans New York. De toute façon, c'est ce qu'elle savait le mieux faire, non ? Errer comme une paumé ? Elle irait chez Tristan, si elle arrivait à le retrouver.

« Je m'en vais. Au revoir Asha, merci pour heu... Les leçons de maquillage. Au revoir Mercedes. Et je suis désolée de t’avoir déçue. J'ai pas été une très bonne petite amie et je m'en excuse. »

Pourquoi tu t'excuse Loïs, il est en tord, pas toi... Elle n'en savait rien. La vérité était qu'elle n'en savait strictement rien. Elle était peut-être juste nulle ? Pas assez intéressé pas assez jolie, pas assez là, attentionnée, elle n'en savait rien. Elle était juste nulle, elle finirait probablement seule et le pire était qu'en ce moment même, elle s'en fichait. Son petit bonheur venait de voler en éclat mais elle n'avait qu'une chose en tête, fuir. Quand elle descendit les marches de l'appartement, elle manqua de se rétamer plusieurs fois. Elle ne fit même pas attention à la drôle de ville aux allures de zombies qui la frôla dans l'entrée de l'immeuble. Elle ne voulait plus jamais le voir. Plus jamais entendre son prénom. Elle voulait juste pleurer seule dans son coin. Aller voir Tristan. Il la comprendrait, lui. Il était bien le seul sur cette planète à lui donner toute son affection. Elle vomissait Mercedes, son môme et sa copine d'un soir. Cet appartement aussi, cet endroit dans lequel elle avait passé des soirées géniales et mémorables.  Qu'y pouvait-elle au fond ? Elle n'avait jamais été comme les autres. De tout temps elle avait été différente. Et elle avait cru, le temps de quelques longs mois que Mercedes la comprenait et l'aimait pour ce qu'elle était. Foutaise. Il était comme tous les autres avant lui. Il se moquait joyeusement d'elle. Loïs la molle, Loïs la bonne a rien. Elle était juste un vilain pot de fleur qu'on ne prenait même plus la peine de regarder. Parfaitement inutile en ce bas monde.

_________________
Tout comme il y a deux versions à chaque histoire, il y a deux versions à chaque personne. Une version que nous révélons au monde et l’autre que nous gardons cachée... Chacun de nous a la capacité d’accomplir le bien et le mal mais ceux qui sont capables de brouiller la ligne de division morale détiennent le vrai pouvoir.

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SANG-MÊLÉ ROMAIN.
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SANG-MÊLÉ ROMAIN.

MessageSujet: Re: hello bullshit, my old friend. (Mercedes & Loïs & Héloïse)   Mar 25 Avr - 21:22

Sa copine s'énerva. Et comment aurait-elle pu savoir qu'il était casé aussi ? Oh bon sang ma fille tu as toujours le don pour mettre les pieds dans le plat... Et tandis que la voix de son insupportable beau père résonnait dans sa tête, elle se maudissait un peu plus chaque seconde d'être venu jusqu'au père de son enfant. D'accord, elle ne s'était jamais sentier mal de d'envoyer en l'air avec à peu près n'importe qui et n'importe quand. Ni de briser des ménages, même si en règles général elle évitait parce qu'au fond, elle n'était pas méchante. Toutes ces mauvaises manies, son mari avaient su les faire disparaître mais à présent, elle avait l'impression de faire face à ses vieux démons. Et c'était terrible. Il se mangea deux claques magistrales et elle n'osa même pas bouger et répliquer tant la blonde y m'y toute sa colère. Maintenant elle avait un peu peur, qu'elle se jette sur elle et qu'elle lui arrache les yeux et lui griffe le visage. Une autre fille se mêla à tout ça (un ménage à trois ? Une amie ou une colocataire?) prenant la défense de la blondinette. Et la Loïs en question s'en alla, lui donnant un violent coup d'épaule au passage. Super. Elle venait de briser un couple visiblement sans histoire. Que dire, que faire...

« Je... »

Elle ne pouvait pas rester là plus longtemps, il allait exploser et elle allait finir six pieds sous terre. Que lui dire de plus ? Qu'il ne verrait jamais son petit garçon parce qu'elle préférait l'éduquer au Camp Jupiter pour qu'il devienne un fidèle guerrier romain ? Que sans doute il était tout ce qu'il y avait de plus mortel, que les gens parlaient, qu'on lui avait déjà attribué trente six père différents et que actuellement la tendance était à TJ, son propre meilleur ami ? Non. Elle ne devait pas parler de tout ça. Désormais elle savait où il habitait. Si elle s'en sentait capable, elle pourrait toujours lui envoyer des nouvelles de manière plus traditionnelle, par la poste. Elle désigna la photo d'un geste du menton.

« Tu... Tu peux la garder. »

Après tout, il pouvait la brûler ou l'épingler sur son mur qu'elle n'en aurait rien à faire. Elle ne connaissait rien de lui. Elle ne savait même pas s'il était porteur de maladie ou d'autre choses horribles qui se refilait de père en fils ou qu'en savait elle... Elle ne savait pas s'il était un bon type ou pas. De ce qu'elle avait vu de lui en Floride, elle savait qu'il ne manquait pas de courage. C'était toujours ça. De courage et d'audace, elle espérait juste que ces deux traits de caractères soient le débuts d'une longue lignées de traits positifs.

« Je vais partir et... Mercedes je suis désolée. »

Elle avait l'impression d'être venue annoncer un décès dans sa proche famille. Elle n'avait qu'une seule envie c'était de fuir en courant mais elle se devait de rester digne, jusqu'au bout. Elle inclina la tête pour le saluer, faute de pouvoir lui serrer la main, le prendre dans ses bras ou lui faire la bise et se retourna. Elle avait une fille envie d'aller voir son cousin qui résidait en ville, Aramis avait toujours su comment lui faire oublier ses démons.

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MessageSujet: Re: hello bullshit, my old friend. (Mercedes & Loïs & Héloïse)   

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hello bullshit, my old friend. (Mercedes & Loïs & Héloïse)

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