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 when the storm begin to scold (elin)

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MessageSujet: when the storm begin to scold (elin)   Mar 29 Nov - 22:14



C'était sans doute la pire idée qu'il avait eu depuis des mois. Plus rien n'allait chez lui. Entre Mercedes qui pétait un câble tous les autre matins, qui venaient de devenir papa (la bonne blague, il ne l'avait pas vu venir celle là, genre, vraiment), lui et Asha qui ne savait plus quoi penser du comportement de leur colocataire, cette viré en bateau monstrueuse qui avait viré au carnage cet été et qu'il n'arrivait pas à oublier... Il s'était dit qu'il avait besoin de se changer les idées, de penser à autre chose quand il était tombé sur elle. La fille qu'il avait presque réussis à oublier depuis leur dernière rencontre. Et la revoir n'avait rien arrangé, cela n'avait fait que remonter un tas de mauvais souvenirs jusque là bien enfouis. Cette fois-ci elle n'allait pas se jouer de lui pendant une heure, il allait en finir et faire ce qu'il aurait du faire dans cette maudite forêt il y a un an. La tuer, comme il avait tué tous les autres. Et enfin il en serait débarrassé. Elle flânait dans New York, l'air tellement... innocente ? Elle n'avait pas vraiment changé depuis la dernière fois. Certaines choses chez elle lui rappelait Isabelle. C'était peut-être leur lien de parenté ?

« Merde merde Isaure tu crains bon sang... » Il l'avait kidnappé. C'était bien une première. C'était pas son boulot ça normalement. Bon sang. Lui c'était les engins, les flingues les... Pas ça. En plus il avait emprunté une voiture avec un faux permis c'était... Il ne savait même pas conduire. Une chance pour lui (et pour la jeune femme qui se trouvait dans le coffre), il apprenait très rapidement. Et la conduite, c'était intuitif (de son point de vue). Du haut de son un mètre soixante dix sept et surtout de son peu de muscle il avait tout de même réussis à balancer une nana dans un coffre, après l'avoir assommé par derrière. « Et maintenant, tu vas où ? » Ben oui, il n'allait pas la tuer en pleine ville quand même. « Tu n'as d'armes bon sang ! » Pas faux. Il ferait... Il ferait avec les moyens du bords, voilà tout.

Il avait gardé sa voiture en bord de route, sur une des bandes de secours prévues à cet effet. Ils étaient tout proche de l'endroit qui les avaient réunis tous les deux pour la première fois. Elle se souvenait aussi bien que lui de cette nuit, chez tous les deux la scène restait gravé dans leur mémoire. Et dire qu'il avait flingué tous ces gars juste sous le coup de... la colère. Jamais il ne se serait cru capable d'une telle chose et pourtant. Il se surprenait.

« Avance... »

Il avait pris soin de lui bander la bouche (sait-on jamais qu'elle tente à nouveau de le charmer encore une fois) et de lui attacher les mains. Ils avancèrent dans les bois en silence, c'était pesant, trop long. « Mais bon sang Isaure fini en vite... tu vas finir par t'attirer des ennuis ! »

« Tu reconnais l'endroit ? »

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SANG-MÊLÉ GREC.
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MessageSujet: Re: when the storm begin to scold (elin)   Dim 26 Fév - 17:35


when the storm begin to scold


Ce qu'il y a dans ta tête, si je comprends bien, comme j'aime que personne ne sache. Et ces secrets, tout ce que nous avons à ce jour, les démons dans l'obscurité, reposent à nouveau. Jouer à faire semblant comme si ça ne finissait jamais. Ainsi, personne n'a à savoir. - Speeding Cars by par Walking On Cars
Isaure & Elin




FLASH-BACK

Partir d'ici. Loin. Du moins, un temps. C'était la seule chose qui comptait à mes yeux depuis que la colonie des sangs-mêlés avait été attaqué par une mystérieuse organisation. Dans l'ombre composée que des mortels. Leur première bataille avait blessés et tués pas mal de sangs-mêlés et pour la plupart, je les connaissais. On était plus à l'abri ici, ils l'avaient démontré en venant sans qu'on détecte leur présence. Et c'était pour cette raison qu'il fallait que je parte. Ou du moins, faire le point dans ma tête. Et aussi faire mon deuil par la même occasion. La tâche avait été facile. Des proches m'avaient même proposé de m'accompagner et j'avais accepté avec joie. Si une diction disait plus, on est fou plus on rit. on n'avait pas le cœur ou la force à rire. Nous en tant que demi-dieux, c'était pour une question de réconfort et de sécurité qu'on partait à plusieurs. Fallait-il juste qu'on se mette d'accord sur la destination qu'on allait. Ce qui n'était pas facile vu les différents commentaires. « On devrait aller vers l'ouest. » Proposait le premier vite contredit par une enfant d'Apollon. « Non. On devrait aller au camp Jupiter. » Un fils d'Arès la fusillait du regard quand la jeune femme avait proposé l'idée d'aller voir l'autre camp de demi-dieux. Et la raison était plutôt simple. « Tessa, tu es stupide ou quoi ? Ils ont eux aussi été attaqués et on n'est pas plus en sécurité là-bas qu'à la colonie. » Et la conversation continuait ainsi. Plusieurs minutes s'écoulèrent avant que je soupire d'exaspération et je proposais de marcher sans aucune destination et voir où ça nous menait. Ils hochèrent la tête, partant vers les bois, car selon moi c'était le passage le plus rapide pour quitter la colonie. Ce fut leur premier pas dans leur tombe.

FIN FLASH-BACK

New-York. Une belle ville avec ses grattes ciel immenses et sa population dense et stressante. La dernière fois que j'avais mis les pieds à la ville surnommée la Grande Pomme, c'était en mission avec mon ex Logan. Mission donner par monsieur D. et qui ne m'avait pas enchanté de la faire avec lui. Comme si c'était un coup de destin de l'avoir convaincu de nous mettre ensemble sur cette mission pour bien nous faire replonger dans notre passé commun. Et c'était loin d'être un passé simple vu que je l'avais quitté alors qu'on était amoureux. Ou du moins avant que je ne tombe totalement amoureuse de lui. Ma peur de l'amour avait joué et depuis l'ignorance faisait partie de notre quotidien. Ça et ses regards noirs, mais je faisais avec comme j'avais fait avec quand j'avais fait une nouvelle mission avec un autre de mes ex Marius. Bref. Ça datait donc que je n'avais pas mis les pieds à New-York. Ce n'était pas l'envie qui me gardait loin de cette ville juste que la sécurité au sein de la colonie avait été renforcée suite aux nouvelles attaques de l'organisation des mortels qui nous attaquaient. Je soupirais à cette pensée et serrais mes poings. À chaque souvenir d'eux, je me rappelais Isaure qui en faisait partit et je me demandais à chaque fois pourquoi je ne l'avais pas tué. Comme il les avait tués de sang-froid. Au fond de moi, je connaissais exactement la réponse à cette question, mais je la niais en force. Pour ma sécurité. Ainsi, une ballade à New-York m'avait paru la solution à tous mes problèmes. M'occuper l'esprit et oublier un tant soient peu Isaure & Cie. Je pensais l'avoir eu, baissant ma garde, mais en tant que demi-déesse, l'espoir était de courte durée. Et cet espoir là se résuma à un coup sur ma tête me faisant direct évanouir et m'emmener je ne sais où.

Le réveil fut douloureux. Ma tête me faisant mal signe qu'on m'avait bel et bien frappé. En traitre. Je me traitais d'idiote directement. Si je n'avais pas baissé ma garde, je ne me serais pas fait attaquer et kidnappé par je ne sais qui. Ou j'étais déjà ? Le contact de ma main, attaché entre elles, sur ce qui semblèrent en velours m'indiqua que j'étais dans un coffre de voiture. Classique d'enlèvement. La porte du coffre s'ouvra et mes yeux s'ouvrirent en grand quand je découvrais l'identité de mon agresseur. Sur je ne sais combien de personnes se baladant à New-York, il avait fallu que je tombe sur lui ? Sur « Isaure ? Qu'… » C'était bel et bien Isaure et celui-ci n'avait pas changé d'un cheveu. Ma voix se coupa net quand celui-ci me banda la bouche avec je ne sais quoi m'empêchant de m'énerver sur lui. Il me fit sortir du coffre malgré tous les efforts que je faisais pour y rester. Un mal de crâne m'indiqua toujours qu'il m'avait bel et bien frappé et donna la force à Isaure de me sortir du coffre. Et il sembla décida à que je lui obéisse. « Avance… » Je ripostai une seconde, mais il sembla déterminité à que je marche. La colère m'envahit et je trouvai sage d'avancer comme il me l'avait demandé en réfléchissant à comment me sortir de ce pétrin. Vu qu'il m'avait bandé la bouche, je ne pouvais pas utiliser mon pouvoir de l'envoûter. Il avait dû garder un souvenir amer de notre dernière rencontre. Le goût de ses lèvres me revint à l'esprit me faisant gifler intérieurement. Qu'elle idiote que je faisais. Ce n'était pas le moment à repenser au fait que je l'avais embrassé pour le punir en quelque sorte. Et surtout pas par envie. Mais ce n'était ni le lieu ni le bon moment pour me souvenir de ça et il sembla avoir d'autres projets pour moi aujourd'hui. Et pas des bons à en juger notre position.

La première question qui me vint à l'esprit était sur l'endroit où il m'avait emmené. Et on sembla être sur la même longueur d'onde vue qu'il me questionna. « Tu reconnais l'endroit ? » Mes yeux se levèrent au son de sa voix et s'ouvrirent en grand reconnaissant cet endroit que j'avais évité comme la peste. Car cet endroit-là avait été notre première rencontre. Une rencontre que je m'en souviendrais toujours et qui avait coûté la vie de mes amis. Et il semblait l'avoir choisi exprès pour moi aujourd'hui. Comme s'il voulait clore un chapitre. Car je savais que si je n'avais pas été aussi rapide et chanceuse, il m'aurait moi aussi tué comme il l'avait fait à mes proches. Et il semblait décider à en finir. Mes pieds s'enfoncèrent dans la terre me faisant arrêter d'un coup sec. Le faisant buté contre mon dos. Lui révélant que j'avais bel et bien reconnu l'endroit. J'essayais de parler, mais ma voix resta bloquée contre ce qu'il m'avait mis sur la bouche pour m'empêcher de parler. Je ne voulais pas aller à cet endroit et mon impulsivité pris le dessus. N'ayant pas senti d'arme collée contre mon dos, mon reflex premier fut de lui donner un coup de tête par-derrière. Je grimaçais à la douleur de ma tête contre la sienne, mais la douleur en valait la peine. En quelques secondes, je partis en courant dans les bois, remerciant un coup de chance qu'il ne m'avait pas aussi bandé les pieds entre eux. Ma vie en dépendait et la première chose que je devais faire était de me débarrasser de ce qui m'attachait les mains et la bouche. Et rapidement. Mais vu la dureté des liens, j'étais pratiquement sûr que c'était une de leur invention pour ne pas qu'on s'évade. Et une fois que j'arrivais à m'en débarrasser et qu'Isaure ne me rattrape pas, je me débarrassais de lui. Une bonne fois pour toute.



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Je suis assise, les yeux grand ouverts, et une pensée reste gravée dans mon esprit. Je me demande si j'ai évité une balle perdue ou si je viens de perdre l'amour de ma vie. Bébé, bébé, j'ai l'impression de perdre la raison . Je veille toute la nuit, toute la nuit, tous les jours. Je t'ai fait un signe, mais tu ne m'as rien donné . Que m'arrive-t-il ? Je veux juste continuer à crier ton nom jusqu'à ce que tu reviennes à la maison.



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MessageSujet: Re: when the storm begin to scold (elin)   Jeu 2 Mar - 19:11



Bim. Sa tête cogna la sienne, le faisait grimacer de douleur. Nota bene à lui même, cette fille était un ninja, la prochaine fois il embaucherait quelqu'un pour faire le sale boulot à sa place. Le temps qu'il se redresse et qu'il réalise qu'elle venait de prendre les jambes à son coup, il était trop tard ; elle venait de se barrer en courant, bien vite, plus vite qu'il ne l'aurait imaginé en tout cas. Mais ce n'était pas grave, il en perdait pas tout espoir. Comme dans ses laboratoires où ses armes ne fonctionnaient pas du premier coup, il avait là aussi le droit à une seconde chance. Putain tu vas le payer Elin... Elle ne le savait pas, mais ces derniers mois avaient été compliqués pour lui. Entre la fête qui avait viré au carnage en juillet, son meilleur ami qui sombrait de plus en plus dans une dépression qu'il n'arrivait pas à comprendre...

« Reviens ici Elin ! » hurla t-il.

Bien sûr qu'elle ne reviendrait pas. Alors il chargea son arme et s’élança à sa poursuite. Elle courait vite la garce... Forcément, cela devait faire partit de son entraînement à la colonie. Et comme pour ne rien arranger, la pluie avait commencé à tomber comme c'était si souvent le cas en ce mois de novembre. Mais cela ne le découragea pas pour autant. Il ne sut pas combien de temps il mit à la courser. En tout cas son souffle ne paraissait pas s'épuiser, pour une fois. C'était à croire que quand il avait un bon objectif en vu, son corps acceptait de faire un effort. Et pourtant, il était loin d'être bâti comme un couru le petit Isaure... Il enjamba les racines, esquiva les roches qui auraient pu l'entraver. Il la voyait se rapprocher de plus en plus. Courir avec un bandeau dans la bouche devait la gêner pour gérer son souffle, c'était tout à son avantage. Idem pour les liens qu'elle avait autour des mains. Bientôt, elle allait bien devoir perdre son équilibre. Il hésitait entre retirer la sécurité de son arme et tirer. Après tout, elle n'était plus si loin. Mais un accident était si vite arrivé. Il le savait bien, après tout, c'était lui qui concevait les armes ici. Ce qui joua à son avantage fut une rafale de vent. Qui le boosta plus qu'il n'y crut et bientôt, d'une main tendu, ses doigts rencontrèrent une masse de cheveux brun. Vlan. Ce fut rapide et brutal et Isaure la tira en arrière par sa longue tignasse, poussant un cri de victoire. Il la balança par terre sans ménagement, et la regarda s'écraser dans la boue. Il lui flanqua un coup dans les côtes, il admettait volontiers que c'était par pur joie d'avoir réussit à l'attraper.

« On fait moins la maligne, hein ? »

Elle devait pleurer intérieurement. Ou si ce n'était pas le cas, il ferait en sorte que les larmes soient réelles, et dans pas très longtemps. Ils étaient entièrement trempés par cette pluie collante et fine, que seul un bon mois de novembre pouvait voir tomber. Tandis que les gouttes ruisselait son sur visage, le petit agent désigna son arme et ôta la sécurité.

« Et tu vois Xavier, ça ce sont des rafales. Ce sont des avions français très rapides. Les meilleurs au monde. » Xavier leva les yeux vers son père, brillants, et avide d'en savoir plus. Son père lui ébouriffa les cheveux et tourna la page de son gros manuel. « Et un jour, peut-être que tu en piloteras, qui sais ! » « Mais papa, j'ai peur du ciel. J'ai peur d'aller tout à-haut. » « Tu vas voir mon fils, je te ferais piloter un jour. Et tu vas adorer ça. » Dehors la pluie avait continué de tomber et son père soupira. Aujourd'hui pas de vol pour monsieur Ilser. Il emmènerait son fiston découvrir tout ça demain. À sept ans, il pouvait très bien rentrer dans un cockpit non ? « Moi je pourrais construire les objets pour ton avion papa ! Comme des missiles ! » « Je n'ai pas besoin de missile Xavier », rigola t-il. « Mais si les gens t'attaquent ? » « Quels gens ? » « Ceux qu'on voit à la télé ! » « Tu regarde trop les informations toi. Là où je vais, je ne risque rien, aller, au lit. » Xavier bouda, mais son père n'en tenu pas compte, attrapa son garçon et le hissa sur ses épaules pour le conduire à sa chambre. Isaure Ilser regarda son fils se pelotonner dans ses couvertures et alla rejoindre sa femme qui avait lancé un film à la télévision. « Ne bourre pas la tête de ton fils de rêves chéri... » « Il est encore petit, il a bien le droit de rêver avant que la dure réalité le rattraper, non ? »

Et la dure réalité l'avait bien rattrapé. Il avait pointé son arme sur la jeune femme. Ses doigts glissaient, mais il ne la lâchait pas. Et quand à elle.. il avait planté son regard dans le siens. Ses yeux si bleus qui une fois en couleur prenait une toute autre allure. Ses doigts contre la gâchette, il n'arrivait cependant pas à appuyer. Elle allait sans doute le narguer, lui dire qu'il n'était finalement pas si effrayant que ça. Ses doigts tremblait, il tremblait aussi à cause de la pluie qui avait refroidie tout son système. Ce n'était pas si dur de tirer, si ? La vérité était que le faire en cas de danger était peut-être simple, mais sur une personne à terre, c'était tout autre chose. C'était un peu lâche en réalité. Quoi que. Ça, il s'en foutait. Il n'avait jamais rien fais comme les autres Isaure. Il se foutait pas mal de jouer dans les règles. Il sentait qu'elle n'allait pas tarder à dire quelque chose. Alors son doigt pressa la détente et il ferma ses yeux l'espace d'une seconde.

« La prochaine, c'est dans ta tête bien remplie. »

lancer de dés.
oui, la balle frôle la jambe d'Elin, un peu déviée par le vent qui souffle très fort.
non, il tire à côté, comme en signe d'avertissement.

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MessageSujet: Re: when the storm begin to scold (elin)   Jeu 2 Mar - 19:11

Le membre 'X. Isaure I. Ilser' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Oui/Non' :
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MessageSujet: Re: when the storm begin to scold (elin)   Jeu 23 Mar - 20:24


when the storm begin to scold


Ce qu'il y a dans ta tête, si je comprends bien, comme j'aime que personne ne sache. Et ces secrets, tout ce que nous avons à ce jour, les démons dans l'obscurité, reposent à nouveau. Jouer à faire semblant comme si ça ne finissait jamais. Ainsi, personne n'a à savoir. - Speeding Cars by par Walking On Cars
Isaure & Elin



Courir. Ne pas s'arrêter de courir. Éviter de ne pas tomber, mais surtout trouver un moyen de me libérer de ses foutues liens. Voilà ce que je me répétais sans cesse depuis que j'avais échappé à Isaure et que j'avais pris la poudre d'escampette. Ça faisait longtemps que je n'étais pas revenu ici. Plus exactement depuis que j'avais rencontré Isaure pour la première fois de ma vie. Si j'avais su à l'époque de ce qu'il m'apprêtait à faire, je ne l'aurai pas gardé prisonnier pour espérer trouver des réponses à mes questions sans fin. Même la torture n'avait pas aidé à lui faire sortir le nom de son groupe de l'organisation qui était venu aux camps pour nous éliminer tous un par un. J'avais eu juste son prénom. C'était un bon début, mais pas assez. J'aurai dû le tuer surtout que ça aurait été facile vu qu'il était mon prisonnier. Je rageais intérieurement en courant. Je remerciais en silence la colonie des sangs-mêlés pour nous avoir forcé à un entraînement militaire et nous abonner à courir toujours plus vite et toujours plus longtemps. Car sinon… Je secouais la tête effaçant la pensée de ce qu'il voulait me faire. J'avais la nette impression de savoir pourquoi il m'avait kidnappé en plein New-York, comment avait-il su que j'étais là-bas d'ailleurs ? – pour m'emmener à notre premier lieu de rencontre. Et ce n'était pas un rencard avec un dîner aux chandelles qu'il m'avait prévu. Oh ça non. Je finissais bien en dessert, mais plutôt morte que vivante. Je ne risquais pas de jeter un coup d'œil en arrière pour voir si j'avais de l'avance sur lui. Non. Je devais me concentrer sur ma course et de ma fuite. C'était un acte de lâcheté sans nom, mais on était deux dans le même cas. Il avait été lâche de me kidnapper de la sorte et je l'étais autant pour le fuir. Tout ça c'était la faute des dieux, j'en étais certaine. C'était de leur faute si bonne nombre de sang-mêlé étaient mort et que cette organisation existait toujours. Ses immortels se fichaient pas mal du sort de leurs enfants ou plutôt de leur progéniture. On était que ça pour eux. Des enfants qu'ils ont conçus, car ils s'ennuyaient à l'Olympe et avait trouvé à batifoler avec un ou une mortel. Je les détestais encore plus maintenant de n'avoir pas bougé d'un pouce quand la première attaque avait commencé. Le sang coulait certes sur les mains de ses mortels, mais ils coulaient aussi sur leurs mains. Mes dents serraient serrer si je n'avais pas eu ce bandage autour de ma bouche m'autorisant aucun mouvement. Et diminuait mon oxygène par la même occasion. C'était la faute des dieux qu'on en arrivait là. Et de la mienne de n'avoir pas eu le courage de tuer Isaure la première fois que je l'ai vu. Car c'était ça. Même si j'avais tué bon nombre de créatures mythologiques, je n'avais pas eu le courage de le tuer. Car ce n'était pas la même chose de tuer un monstre qu'un humain. Foutu raisonnement. Si je ne l'avais pas eu, Isaure aurait été de l'histoire ancienne. Et je n'aurai pas été dans cette situation-là. Mon regard se perdit au loin sur les immenses arbres de la forêt ce qui eut le déclic de me remémorer d'anciens souvenirs. Ses pensées la.

FLASH-BACK

La colonie était à présente loin derrière moi. Ça devait faire au moins une trentaine de minutes qu'on marchait sans destination et on ne semblait pas prêt de s'arrêter de marcher. De nombreux arbres nous entouraient signe qu'on marchait au milieu d'une forêt. On aurait pu avoir besoin d'une carte pour nous repérer, mais on était parti sur un coup de tête. Un mortel aurait sans doute sorti qu'on n'avait pas besoin de carte, car grâce à la nouvelle technologie, on avait un GPS intégré sur un smartphone. On lui aurait rit au nez, car les portables ne faisaient jamais bon ménage avec les demi-dieux. Certains étaient morts pour avoir osé téléphoner à leur parent en plein New-York. C'était comme dire à une créature "oh hey, je suis là, je t'attends pour que tu puisses me tuer sans que je ne te vois venir". Car oui pour nous les portables, c'était dangereux. C'était comme avoir un mouchard au fond d'une poche signalant où on était. Ce n'était pas pour rien qu'à la colonie s'était interdit et qu'on avait eu ce discours la première fois qu'on avait mis les pieds au camp. Alors, non pas de GPS ni de carte à disposition. Et pour tout dire, c'était le cadet de nos soucis. On voulait partir loin d'ici pour oublier le bain de sang qu'il y avait eu lieu la semaine dernière. Je serrais les poings au souvenir de mortels surgi de nulle part qui tuait un par un les sangs-mêlés qui n'avait pas eu la force et le temps de comprendre ce qui se passait. J'ai perdu beaucoup de monde ce jour-là. Des connaissances comme des personnes proches. Comme une demi-sœur avec qui j'étais proche.

Je sentais les larmes pointer le bout de mes yeux et je secouais la tête pour me reprendre. Hors de question de pleurer. Je devais être forte face à mes amis qui avaient eu le même besoin que moi de partir de la colonie. Je devais me montrer le leader que je suis. Et leur faire oublier qu'un nouveau danger était apparu. Plus dangereux que les autres, car on ne savait pas qui s'était. Juste qu'ils étaient mortels et non possédants des pouvoirs comme c'était notre cas. C'était aussi ça le pire que de simples humains puissent tuer des demi-dieux. Comment cela pouvait être possible ? « Elin, on sera à l'abri là où on va ? » La voix de Tessa, fille de Dolos me sortit de mes pensées. Que répondre à ça ? Je ne savais moi-même pas la réponse. La colonie devait être l'endroit le plus sur du monde pour nous et pourtant, elle avait été attaquée. Comme le camp Jupiter d'ailleurs. Alors, dehors ? Je ne pouvais pas lui répondre que je ne savais pas la réponse. Ça la ferait flipper vu son caractère sensible et elle serait capable de repartir vers la colonie. Et tant que demi-dieu, je savais une chose. Il ne faut jamais être seul. Par sécurité. Encore plus après ce qui s'est passé. Je lançais un regard vers le fils d'Arès. Lui aussi n'en menait pas large malgré qu'il gardait une apparence de dur à cuire. Il n'était pas pour rien le fils du dieu de la guerre celui-là. Mais je savais qu'il était autant que moi perdu et qu'on avait tous peur. Mais surtout qu'il fallait garder espoir, car sans ça, on était bon à broyer du noir et mourir. Et c'était hors de question que ses pitoyables humains nous fassent ça. « Plus qu'à la colonie déjà. Mais sois en sur Tessa qu'où on va, je vous protégerais. Tu n'as donc pas à t'en faire pour ça. Dis-moi plutôt comme ça se passe avec ce fils d'Apollon, David, je crois ? Plutôt beau gosse, tu n'auras pas pu trouver mieux que lui, j'approuve totalement. C'est la fille du dieu de l'Amour qui te le dit. » Je ne savais pas qu'en prononçant ses mots que je n'allais pas tenir ma promesse bien longtemps. Quelque chose que je m'en voudrais éternellement.

FIN FLASH-BACK

Mes cheveux dansèrent au contact du vent dans ceux-ci. J'étais perdu dans mes souvenirs et à cause de ça, j'avais ralenti. Enfin, ce foutu bandage n'aidait pas ma course et je pestais intérieurement. Je devais me reprendre avant qu'il n'arrive et qu'il m'attrape. Mais trop tard. Je me sentis quelqu'un me tirer en arrière par mes cheveux et mon cri resta bloqué contre mon bandeau. Je me sentis voler quelque secondes avant de rencontrer le contact du sol. La boue épongea mes vêtements et je n'en avais rien à foutre. C'était le cadet de mes soucis. Je retenais un nouveau cri quand il me flanqua un coup dans mes côtes. « On fait moins la maligne, hein ?» Je le fusillais du regard comme pour répondre à sa question. Il était content de son coup. Je ne lui ferai pas le plaisir d'entendre le moindre hurlement de ma bouche. Et encore moins des larmes. Qu'il aille se faire foutre. Je me maudis encore une fois de ne pas l'avoir plus tôt. Ce n'était pas comme si les occasions avaient rare. Je l'aurai pu aussi le tué dans cette boutique sur l'aire d'autoroute ou l'emmener à la colonie comme prisonnier. Mais je n'avais rien fait. Mais pourquoi ? Ce n'était pas le meilleur moment de répondre. Je bouillonnais de rage intérieurement. Contre moi-même. Contre Isaure. Il avait de la chance de m'avoir ballonné et d'avoir attaché mes mains. Il avait été prévisible sur ce coup-là. La pluie continuait à tomber sur nous et la seule chose que je vis fut qu'il ôta la sécurité de son arme et la pointa sur moi. Prêt à s'en servir. La peur se manifesta plus profonde qu'avant. Elle était bien là. Violente comblée de ma rage contre lui. Et à la vue de l'arme pointée sur moi de douloureux souvenirs revinrent.


FLASH-BACK

Des corps gisaient par terre près du feu de camp qu'on avait fait pour la nuit. Tessa. Finn. Kol. Ambre. Immobile. Figé comme si Méduse était passée par là, mais sans le côté "pierre statue". Avec un trou entre les deux yeux. Et avec comme touche de couleur du rouge. Du sang. Beaucoup de sang. Énormément de sang. Comme ça avait été le cas une semaine plus tôt à la colonie des sangs-mêlés. Et au beau milieu de ce bain de sang se trouvait un homme que je n'avais jamais vu de ma vie qui tenait un pistolet dans la main et dont des traces de sang lui coulaient sur les vêtements. Qu'il coulait de ses mains. Leur assassin. Qui regardait ce qu'il avait fait comme si c'était le meilleur film qu'il avait vu de sa vie. Isaure.

FIN FLASH-BACK

Ce sont les yeux d'Isaure qui papillonnait qui me sortit de ses pensées noires. Qui me confirmèrent qu'il s'était décidé. J'allais mourir. Pour un demi-dieu, la mort était devenue une vielle amie qu'on n'était vraiment pas pressé de rentrer chez elle. On avait l'habitude de lui sourire pour la narguer que non ce n'était pas encore aujourd'hui qu'on allait avec elle je ne sais où. Mais au plus profond de moi, je savais qu'elle m'attendait ce soir. Car Isaure en avait décidé ainsi. Et je ne voulais pas mourir. Ma fierté m'empêcha de pleurer et préférait lui lancer un regard lui disant clairement "tu n'y arriveras pas". Qu'il n'était qu'un lâche. Je ne savais pas pourquoi, mais à cet instant, j'eus une pensée pour mon père. Je ne l'avais jamais connu et je l'avais toujours détesté pour avoir osé blesser ma mère et de nous avoir quittés. J'avais eu de la joie quand il m'avait reconnu comme étant sa fille, mais c'est tout. Alors, je fis la seule chose que je ne pensais jamais avoir faite de ma vie. Je lançais un supplice muet à Eros de me sauver la vie. Pour ne pas que son ex femme perde aussi sa fille comme elle avait perdu l'amour de sa vie. Mais rien ne vint. Je m'y attendais, mais la déception avait quand même gagné mon âme. Et à la place, je vis Isaure fermé les yeux et presser le doigt sur la détente. Je ne voulais pas mourir ainsi. Et le coup partit. Il l'avait fait.

Mes yeux s'ouvrirent en grand et je me mordais la lèvre inférieure pour empêcher mon hurlement de sortir. Bon dieu qu'est-ce que ça faisait mal ! La douleur s'intégra en moi vers l'une de mes jambes. La balle n'avait que frôler ma jambe grâce à la force du vent, mais assez pour y laisser une cicatrice et me faire mal. Je le fusillais du regard alors que celui-ci me lança un avertissement. « La prochaine, c'est dans ta tête bien remplie. » Si le bandeau n'était pas autour de ma bouche, je lui aurais bien dit qu'il n'aurait pas de prochaines fois, car je l'aurai tué avant. Mais mes mots restèrent bloqués et je mordais encore plus mes lèvres pour calmer ma douleur. J'avais le goût de mon propre sang dans ma gorge et je m'en fichais. Ça faisait mal, mais j'avais connu pire. Je devais me battre vu qu'Eros n'était pas d'humeur à sauver l'une de ses filles. Les demi-dieux étaient connus pour leur impulsivité et j'avais toujours été quelqu'un de fonceur. Et l'adrénaline jouait beaucoup quand on était face à la mort. Si je devais mourir ce soir alors je l'aurai fait en mettant battu. Je réprimais en cri quand je bougeais mes jambes et je lui fait un croche-pied qui fit tomber Isaure à la renverse. Et son arme au passage. Peu de chance qu'il s'attendait à ça vu son avertissement. L'adrénaline aidant, j'arrivais à me mettre sur Isaure pour le plaquer au sol. Mes mains menottées se placèrent sur le cou du mortel avec l'intention de lui serrer la gorge pour l'étouffer. Ce que je ne savais pas, c'était que ma prière envers mon parent divin avait été entendue et s'était manifestée d'une drôle de façon. C'était rapide et je ne pouvais pas le voir, mais mes yeux s'étaient changés en quelques secondes avant de retrouver ma couleur d'origine. Je ne savais pas, mais mon père m'avait sauvé la vie en me donnant un troisième pouvoir celui de la métamorphose de l'être aimé ou désiré de la personne. Juste en le touchant et avec de fortes émotions. Soit celle qu'Isaure avait perdue et profondément aimée. Mais c'était si rapide qu'on aurait cru rêver à moins que ça soit la pluie ou la haine qui habitait mes yeux qui déformaient mon regard. Et je devais tout faire pour étouffer Isaure pour que je puisse partir d'ici. Une petite voix dans ma tête me souffla que je ne serai capable que de le faire évanouir et non de le tuer comme ce qu'il avait l'attention de faire. Je la fis taire en essayant du mieux que je pouvais de resserrer mes mains liées autour du cou d'Isaure.





Lancer de dés :
Oui : Aucun effet. La patience est une vertu.
Non : Son appel à son père a été bien reçu et se manifesta par un nouveau pouvoir.

_________________
Je suis assise, les yeux grand ouverts, et une pensée reste gravée dans mon esprit. Je me demande si j'ai évité une balle perdue ou si je viens de perdre l'amour de ma vie. Bébé, bébé, j'ai l'impression de perdre la raison . Je veille toute la nuit, toute la nuit, tous les jours. Je t'ai fait un signe, mais tu ne m'as rien donné . Que m'arrive-t-il ? Je veux juste continuer à crier ton nom jusqu'à ce que tu reviennes à la maison.



Spoiler:
 


Dernière édition par Elin R. Keynes le Jeu 23 Mar - 20:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: when the storm begin to scold (elin)   Jeu 23 Mar - 20:24

Le membre 'Elin R. Keynes' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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MessageSujet: Re: when the storm begin to scold (elin)   Mer 19 Avr - 20:41



Le coup de pied rageur, il ne l'avait pas vu venir. Maintenant c'était lui qui était cloué au sol, parce que madame avait puisé dans ses réserve pour inverser la situation. Et là, il n'était pas assis à son bureau, face à son écran devant lequel il pouvait rester penser pendant des heures avant de trouver la bonne solution, rapide et efficace. Non, il devait agir rapidement, et efficacement. Mais l'autre sauvage avait de la ressource et visiblement, de la force et elle comptait bien la mettre à profit. Son arme roula à quelques mètres de lui et bientôt les mains de la jeune femme enroulèrent son cou. Alors c'était ça, elle voulait le tuer comme ça ? En l'étranglant ? Il sentait ses mains glisser, la pluie n'aidant pas, mais la jeune femme ne lâchait pas prise. Tenace. Comme toujours. Qu'est ce qui lui avait prit encore de faire cette connerie ? Encore une idée lumineuse qui venait de s'assombrir.

« Lâche moi pétasse... »

Il pouvait toujours jurer, la jeune femme écumait de rage. Ses yeux changèrent l'espèce d'un instant. C'était la fin, il devenait dingue. La pluie, le vent n'aidaient pas. Mais les mains autour de son cou non plus. Bientôt il sentit l'air lui manquer, ses mains à lui vinrent s'écraser sur le visage de la jeune femme, il la griffa au visage, hurlant de rage, il se débattu encore et encore pour la renverser... Et leur corps basculèrent. Il cru reprendre l'avantage, une petit seconde, avant de voir qu'ils étaient pente et qu'ils entamait une longue chute. Leur corps se séparèrent, il hurla et après une dizaine de mètres où son corps ricocha sur à peu près tout les troncs et cailloux qu'il pouvait croiser, il s'étala de tout son long. Et deux secondes plus tard, Elin roula à ses côtés ; s'écrasant à son tour. Humide, plein de terre, il essaya de se redresser mais la force n'était plus là. Le petit agent tentait toujours de reprendre une respiration calme, échec. Le paysage vacillait autour de lui, les arbres se déformait et les buissons devenaient de plus en plus flous. Pas maintenant Isaure, pas maintenant... Sombrer maintenant était une mauvaise idée. Et pourtant. Ses yeux bleus se refermèrent lentement, malgré toute sa lutte pour les maintenir ouverts.

Ce fut la voix d'Isabelle qui résonna dans sa tête pendant le laps de temps où il tomba dans les pommes. Le moment sembla durer une éternité. Il la revoyait, avec ses lèvres aux couleurs pétantes, ses longs cheveux parfaitement lisse et son corps à faire pâlir de jalousie toutes les autres filles de ce monde. La plus belle des filles. Et ce n'était même pas pour ça qu'il en était tombé amoureux. C'était peut-être parce qu'elle avait été inaccessible pendant très longtemps, ou parce qu'elle était très intelligente ou encore parce qu'elle avait été la seule avant Mercedes à le comprendre. C'était les deux seuls personne qu'il appréciait réellement en fait. D'ailleurs, pourquoi n'avait-il toujours rien dis à son meilleur ami ? Il devait savoir. Cette affaire avec Elin. Voir tout. Toute sa vie. Il allait peut-être mourir maintenant et son meilleur ami ne savait pas grand chose de son passé. Et de ces conneries. Et de cette maudite demi-déesse qui voulait mettre fin à ses jours. Pfft. Il n'était jamais là quand on avait besoin de lui. Pour ramener des filles enceinte, ça oui, pour le reste... Il était amer Isaure, peut-être parce qu'il sentait que tout lui échappait ? Et que quelqu'un touchait à son corps tout endoloris aussi.

C'était bien ça. Le visage d'Isabelle s'effaça, celui de Mercedes aussi et sans pour autant ouvrir les yeux, il revint à lui. On le faisait... On le... Poussait ? Non, on le traînait. Ne me dit pas que l'autre... Il avait peur. Que la demi-déesse s'en soit parfaitement sortis et qu'elle décide de le jeter dans un fossé après lui avoir collé une balle dans le crâne. Quoi que, son arme était restée en haut, probablement dans une flaque. Super. Ils n'avaient plus aucune arme. Enfin, elle avait pour elle tous les dons que son paternel lui avait légué et lui... Son cerveau ? Qu'il peinait à faire redémarrer. Aller Isaure, bouge toi... il ne pouvait pas. Impossible. Il était léger mais au point de le déplacer aussi rapidement... Quand enfin ses yeux acceptèrent de s'ouvrir, il cru la voir de nouveau. Peut-être était-il toujours en train de rêver ? Peut-être n'était-il finalement pas revenu à la réalité ? Parce que malgré la pluie battante qui le gênait (et ses lunettes qui en avait pris un sacré coup, elles ne faisait pas que corriger la brume, mais aussi sa vision mauvaise au naturel) pour voir, il avait l'impression de voir Isabelle, revenue d'entre les morts.

_________________
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Jamais parmi les animaux la créature née pour être une colombe ne se change en une orfraie. Cela ne se voit que parmi les hommes. Victor Hugo
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