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 « La jalousie voit tout, excepté ce qui est. » (helena, terminé)

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DLCEM.
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MessageSujet: Re: « La jalousie voit tout, excepté ce qui est. » (helena, terminé)   Jeu 29 Déc - 23:10

Helena avait posé ses conditions et ensuite Andrei lui annonça la couleur. Ce qui allait se jouer dans cette maison dans très peu de temps ne sentait vraiment pas bon. Il était aliéné, entre la drogue, la colère et ses névroses, il ne répondait presque plus de rien. Une faille venait de s’ouvrir dans son esprit et étouffait sa raison. Il ne lui avait même pas répondu. Il n’était concentré que sur une chose : lui faire du mal. C’était tout ce qui résonnait en lui. Après un regard à lui glacer le sang, Andrei se jeta sur elle pour l’attraper mais en vain. Habile et rapide elle s’était échappé d’un bond. Il avait frappé à côté, dans le mur et elle l’y envoya d’un coup de pied contre la hanche. Il se redressa et soufflait comme un buffle. De rage, il frappa à nouveau contre le mur et la sommait de se battre. Tout ce qu’elle trouva à faire, c’était lui envoyé un oreiller et l’assommer de parole. Un « monstre ». Ce mot lui fit bien plus mal que tout ce qu’elle avait pu lui faire ce soir. Et bien plus que l’oreiller. Il s’était arrêté un instant, se prenant la tête dans ses mains comme possédé et cherchant à faire sortir les démons en lui. « Ferme la !!! » avait-il hurlé. C’était comme si son coeur avait battu une dernière fois et venait d’exploser dans sa poitrine.

Elle s’était dérobée dans la cuisine. Il resta un moment à grogner, essayant de chasser tout ce que ce mot pouvait provoquer chez lui. D’arrêter cette danse démoniaque qui lui faisait tourner la tête. Trouvant un peu de sérénité dans sa folie, il s’approcha de la cuisine, faisant craquer une à une ses phalanges. C’est en faisant ça qu’il vit enfin celle déplacée. « Tu l’as dis toi même, ce n’est pas en fuyant qu’on résout les problèmes ! » parla t-il bien fort pour qu’elle l’entende et se dirigeant toujours plus près d’Helena d’un pas calme. Ses rangers claquaient sur le parquet. Il n’y avait même pas de lumière dans la pièce. Il passa la porte et quelle ne fut pas sa surprise de se recevoir une chaise en pleine figure. Elle explosa littéralement le meuble sur lui, d’un coup un seul. Andrei eut le réflexe de se protéger le visage des bras. Or pas assez vite. Un gout de sang lui envahit rapidement la bouche. Elle avait réussi à lui fendre la bouche. Les morceaux de bois volèrent un éclat. Il ne restait qu’une partie du dossier et le siège. Il tituba rapidement, sous le choc du coup, puis attrapa vivement la chaise, l’arrachant des mains de Lena. Aussitôt, il la lui jeta avec colère. Juste après, il l’attrapa violemment par les cheveux et la balançait vers le sol, s’aidant d’un coup de pied expéditif dans le ventre pour l’accompagner dans sa chute.

Il s’éloigna ensuite pour aller récupérer un des pieds de chaises gisant sur le carrelage. Il prit son temps, pas du tout pressé. Il en profita pour cracher le sang qui s’accumulait et s’essuya brièvement avec sa manche. Il lui fit face rapidement et il remarqua enfin qu’elle était armée d’un couteau. Elle passait aux choses sérieuses… Sauf qu’il avait plus d’allonge qu’elle, et sans peur, déterminé, sans se cacher, il leva son bras en travers et comptait abattre le pied de chaise d’un puissant revers sur la demoiselle.

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κόρη Αθηνάς
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MessageSujet: Re: « La jalousie voit tout, excepté ce qui est. » (helena, terminé)   Ven 30 Déc - 10:39

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Je peux m'estimer heureuse d'avoir la capacité de prévoir les coups d'un adversaire parce que sans, le combat contre Andrei aurait été encore plus serré. Mais je ne suis pas n'importe qui, je m’entraîne depuis mes huit ans à combattre et tuer des monstres alors je sais me battre. J'ai réussis à me débarrasser de sa prise puis encore une fois je l'ai esquivé et l'ai laissé rentrer dans le mur en l'aidant d'un coup de pied dans la hanche. Il est en colère et ne le cache pas. En même temps quel homme qui n'a pas une bonne image des femmes serait content de se faire battre par l'un d'entre elles ? Aucun et mon russe en fait partie. Je l'assomme de mots pour embrouiller son esprit et donc me créer une diversion.

Un oreiller plus tard, dans la figure, me voilà cachée dans la cuisine avec un couteau et une chaise en main que je m'apprête à faire exploser contre lui dès le moment où il entrera.  Il me hurle de la fermer, quel comble de ne pas apprécier mes insultes alors qu'il le fait souvent lui-même. Je prends une inspiration silencieuse tout en adressant une prière à ma mère puis je reste aux aguets, comptant le nombre de pas qu'il reste a affecter pour venir jusqu'à moi. La maison est tellement calme à présent que je peux entendre craquer les phalanges d'Andrei et ce dernier commence à parler d'une voix forte, retournant contre moi ce que j'avais dit il y a longtemps : ce n'est pas en fuyant que l'on règle ses problèmes. Quel con ! Les pas continuent puis lorsque je le voit entrer, je le frappe de la chaise avec force et rapidité pour qu'il n'ait pas le temps de me voir dans son champ de vision. Le meuble se fracasse contre lui, le blessant et volant en éclats. Je le regarde tituber puis il se ressaisit en m'arrachant des mains les vestiges de la chaise pour me les renvoyer dans la figure. J'esquive au maximum mais Andrei arrive à m'attraper par les cheveux, encore une fois tout ce qui m'entoure se met à vibrer et j'ai juste le temps de contracter mes abdos qu'il m'envoie sur le sol à l'aide d'un grand coup de pied dans le ventre.

J'ai le souffle légèrement coupé mais j'ai au moins limité les dégâts et j'ai pas lâché mon couteau, qui contrairement à ma lance ne reviendrait pas dans ma main s'il venait à tomber. Je me relève doucement le temps de reprendre mon souffle et je remarque qu'Andrei est armé d'un pied de chaise. Cette fois on y est, depuis le temps qu'il doit rêver de ce moment. Je serre les mâchoires lorsque idée me vient en tête elle est dangereuse mais elle risque de le surprendre s'il s'attend à ce que je me jette sur lui pour le blesser avec le couteau. Quand faut y aller, faut y aller. J'attrape avec vivacité le bras armé d'Andrei et j'enfonce la pointe du pied de chaise dans mon flanc droit. Je lâche un hoquet de douleur mais j'ai connu pire, je retire rapidement l'arme en bois, et profitant de cette action qui a rapproché mon russe de moi, je lui enfonce le couteau dans le muscle de son épaule forte avant de lui faire un croche-pied et de le faire tomber à terre.

- Je t'ai donné beaucoup. Je t'ai donné mon cœur et mon temps et moi j'ai eu le droit à quoi ? A rien à part de la violence et de la jalousie. dis-je d'une voix calme mais qui ne cache pas mon moi impitoyable quand je combat, mon moi qui ressemble à ma mère dans certains de ses combats. Sans la moindre pitié je remue le couteau dans l'épaule d'Andrei, en prenant soin de lui rendre la monnaie de sa pièce pour tout ce qu'il m'a fait, puis je le retire et appuie la lame sur sa gorge.

- Maintenant, respectes tes engagements, dis-je, lui laissant tout de même une chance de ne pas se faire tuer ici et maintenant.

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MessageSujet: Re: « La jalousie voit tout, excepté ce qui est. » (helena, terminé)   Ven 30 Déc - 18:37

Tout s’était passé bien trop vite. La chaise l’avait ébranlé, secoué et perdu c’est avec un instinct d’animal agressif qu’il lui répondit. Il lui avait renvoyé en pleine tête mais elle l’évita de peu. Elle était vraiment très agile. Or, elle n’échappa pas à sa poigne et il la jeta au sol sans aucun ménagement. Il avait attrapé le pied de chaise. Il se retenait car une petite voix au fond de sa tête – sa raison – lui criait d’arrêter. Mais il était déjà trop loin et l’entendait à peine. Il leva son arme de fortune et l’abattit en direction de la tête de Lena. Cette dernière lui avait attrapé le bras à la dernière minute et s’empala dessus.

La rupture arriva enfin. Il avait sentit le bois pénétrer dans sa chair et il venait de faire une chute vertigineuse dans la réalité. Tout venait de s’effondrer autour de lui. Son visage fut marqué par la peur, il en lâcha le morceau de bois complètement démuni. Il se mit à suffoquer, les larmes lui montaient aux yeux. Mais qu’avait-elle fait ? Qu’avait-il fait ? Il voulait que ça s’arrête, revenir en arrière, s’excuser mais elle ne le lui permit pas. Une lame vint se planter sur son épaule, le collant contre le mur. Il eut une sensation bizarre qui lui traversa le bras jusqu’au bout des doigts. Elle avait touché un nerfs. Il pouvait à peine bouger son bras droit. Elle le maintenait ainsi, continuant de tourner la lame dans sa plaie comme pour graver chaque parole qu’elle lui balança avec un calme glacial. Il n’avait su quoi dire, la voyant encore retirer le bâton en bois de son flanc. Il jaugeait sa plaie, puis son regard. Il avait l’air éteint.

Il baissa un moment la tête et commença doucement : « Je n’arrêterais pas les drogues… Puis a quoi bon ? Hein ! Ca sert à quoi ? Fais le. Vide moi de mon sang. Si je ne suis qu’un monstre pour toi, arrête moi maintenant. (pose ses yeux dans les siens) Si toi tu me vois comme ça – ce qui est vrai, je suis un monstre » dit-il avant de faire une pause, et posa une main tremblante sur sa blessure. Il l’effleurait à peine, le sang coulait abondamment sur ce qui restait de sa robe. « Je ne suis plus qu’un monstre pour toi ? » lui demanda t-il une dernière fois avec espoir, l’air lui manquant, les yeux humides mais pas une larme ne coulait. « Si c’est le cas, fait le ! Alors tu attends quoi ! Les âmes trop déchus se doivent de partir !!! Fais le pendant que t’en a encore l’occasion ! » lui parlait-il le coeur brisé. Encore une fois, il était allé trop loin et tout ce qu’il avait eu la chance d’avoir, il le détruisait. Bien sûr qu’il regrettait. Ce serait trop simple sinon. De réfléchir avant d’agir ? Est-ce qu’il avait encore cette capacité à l’heure actuelle ? Il l’avait attrapé par l’épaule avec sa main gauche. Celle qui était couverte du sang de Lena. Il la secoua pour l’intimer à continuer son geste jusqu’au bout. Puis il la remonta doucement sur son visage qu’il attrapait tendrement. Sa peau de satin, nette se couvrait de carmin. Il caressait délicatement l’arrête de sa pommette du pouce et la dévisagea avec affection. « Si je dois mourir avec tes yeux en dernière image, je partirai sans peur… Sauve moi. Sauve mon âme Lena… T’es la seule capable de le faire… Et si ça doit être comme ça, fais le. » lui dit-il sincèrement et consciemment ce n’était qu’un appel à l’aide comme bien d’autre.

Son immense main glissa sur celle de Lena qui tenait le couteau. Il replaça la pointe sur sa poitrine. Sur son coeur. Si elle le voulait, elle n’avait qu’à la faire. Il ne se défendrait pas. Elle n’avait que violence et jalousie, mais c’était le prix à payer quand on lui donner son coeur. Et quand on lui prenait le sien par la même occasion. Tout ce qu’il voulait, c’est que ce soit pour lui qu’elle fasse tout ça. Il aurait aimé être à la place de cet homme qui la traitait avec égard.

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MessageSujet: Re: « La jalousie voit tout, excepté ce qui est. » (helena, terminé)   Sam 31 Déc - 0:10

Beauté, raison, bien dire, on voit qu'en un même homme, les dieux presque jamais ne mettent tous les charmes #L'Illiade
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Je suis en mauvaise posture, si je puis dire parce que bon j'ai beau toujours avoir un plan de secours il n'empêche que j'ai moins d'allonge avec mon couteau qu'Andrei avec son pieu improvisé. Les solutions se bousculent dans ma tête tandis que mon environnement vibre me montrant l'attaque imminente, mon instinct et mon cerveau se mettent d'accord sur celle qui sera la plus surprenante pour lui et qui me permettra de porter un coup. Ni une ni deux lorsqu'il lève le bras et effectue le mouvement pour m’asséner un coup sur la tête j'attrape son poignet pour ensuite dévier l'action en m'enfonçant moi-même le pied de chaise dans le flanc droit. Ça fait pas du bien, c'est un mal pour un bien, mais j'ai connu pire. Et c'est quand je vois les yeux de mon russe s'éclairer lorsqu'il comprend ce qu'il vient de se passer, comme si soudainement les effets de la drogue avaient disparus pour le punir et le laisser prendre conscience des conséquences. Qu'est-ce que j'aimerais que des caméras filment, d'ailleurs on est peut-être branchés en direct sur Olympe Tv ou une des autres chaînes des dieux qui doivent sûrement se gaver de pop-corn comme s'ils regardaient un mélange de catch et des Feux de l'amour.

Je ne laisse pas le temps à Andrei de se ressaisir car je lui plante mon couteau pile dans le muscle de son épaule la plus forte et pendant qu je lui demande de respecter sa parole je prends soin de bien causer des dégâts dans le muscle et si ça touche un nerf c'est bonus. Il baisse la tête puis commence une réponse qui ne me surprends presque pas, comme s'il allait vraiment essayer de changer ! Ah tiens ? Il veut que je le tue ? Ce n'est pas bien de réclamer les choses, enfant gâté... Je ne réponds pas, pas pour l'instant en tout cas, et je me contente de le regard avec des yeux emplis de froideur. Lorsqu'il ose poser sa main sur la plaie, qui saigne plutôt pas mal, je cesse d'appuyer la lame de mon couteau sur sa gorge et je me remets à le tourner dans son épaule en agrandissant un peu plus sa plaie.

- Pauvre petit chaton battu. Que ce soit bien clair, jusqu'à ce que tu annules tes plans de la soirée, je suis loin d'être bête, pour venir m'espionner pendant mon rendez-vous pour ensuite attendre dehors et me suivre jusqu'à la maison pour finir par te battre je ne te considérais comme un monstre. En tout cas j'essayais de tout faire pour que tu ne le sois pas totalement. Mais bravo petit chaton, tu as tout gâché ! lui crachais-je calmement au visage tout en mettant de la moquerie et de la colère dans mon intonation. Et puis regardes-toi, si tu regrettais réellement tes actes tes larmes couleraient toutes seules.

Pour moi, à ce moment-même, il ressemble à un petit chaton battu couplé à un serpent à qui je couperais bien la tête. Rien que le fait que ses yeux soient humides mais qu'aucune larme ne sorte me donne envie de vraiment le faire pleurer pour quelque chose. Par les dieux, comment ai-je pu être aussi entêtée pour continuer à le fréquenter et coucher avec lui ? Il retire soudainement sa main de ma plaie pour m'attraper par l'épaule dans le but de me faire continuer ce que j'ai commencé. Je le plaque un peu plus contre le mur pour qu'il arrête et sa main couverte de mon sang remonte le long de mon bras pour aller se poser sur ma joue. Andrei commence à me caresser la pommette, me regardant avec affection, tout en me demandant de le tuer, expliquant cet acte par le fait que je sois la seule capable de le faire. Sa main glisse ensuite de mon visage pour venir sur la mienne qui maintient le couteau dans son épaule qu'il retire et place sur sa poitrine, au niveau du cœur. Avec ce que je m'apprête à faire c'est Némésis qui va être contente, quoi que ... Je me mets à rire, un éclats de rire qui paraît en désaccord avec la situation si l'on se trouver dans une autre tête que la mienne.

- Tu crois sérieusement que je vais te tuer et vivre le restant de mes jours avec ton meurtre sur la conscience ? demandais-je sans que cela soit une question. Je fais quelques petits claquement de langue en faisant "non" de la tête, Te tuer serait un calvaire pour moi et beaucoup trop simple pour toi. Est-ce que moi j'ai eu ce que je voulais ? Est-ce que j'ai eu le droit à une petite vie tranquille avec toi ? Non ! Et bien je ne vais pas accéder à ton souhait, tu n'auras pas le droit de mourir de ma main. Bien au contraire tu vas continuer à vivre en te ravageant avec la drogue, en sautant n'importe quelle fille qui passera à ta portée, et puis qui sait un jour peut-être que tu te feras tuer dans un règlement de compte ! Mais pas ici, pas ce soir et par avec moi.

Mine de rien ça fait du bien. Par contre si tu pouvais te dépêcher de te suicider, de te barrer ou ce que tu veux, j'aimerais bien aller chercher un des morceaux d'Ambroisie que je gardent bien précieusement dans ma salle de bain avant que je me vide de mon sang sur place.
Je suis déçue, et le mot est trop petit, de ne pas avoir réussis à faire changer Andrei mais au moins j'aurais peut-être la paix et je me trouvais une autre machine à comprendre.

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MessageSujet: Re: « La jalousie voit tout, excepté ce qui est. » (helena, terminé)   Sam 31 Déc - 13:05

Il avait toujours un peu de colère, mais lui-même ne savait plus où après qui. Après Lena ou lui ? Puis il y avait de la déception et de la peur. La blessure de Lena avait réussi par le faire descendre rapidement de sa transe. Et finalement si l’émotion qui lui restaient n’était autre que l’amour et le désespoir. Les paroles de la belle avaient fini par le rendre totalement sobre. Il venait de lui proposer de tout arrêter maintenant. On dit souvent que ce genre de raisonnement n’était dû qu’à une seconde de volonté et souvent disparaissait aussi vite. C’était ce qui était arrivé à Andrei. Il avait eu cette seconde d’hésitation, celle qui aurait pu lui permettre, s’ils avaient été sur un quai de passer le pied sur les rails juste avant que le train n’arrive, au dernier moment pour que rien ne puisse stopper la machine en route. Le couteau contre sa poitrine, il lui ordonnait presque à le faire. Elle était resté un instant sans rien dire et le souffle coupé il avait attendu son heure. Elle lui reprochait de ne pas avoir de larme. Il étrécit les yeux comme un tic nerveux, un bond dans ses souvenirs d’enfance. Elle lui reprochait de ne pas pleurer. Pourtant, la culpabilité le rongeait. Si seulement le couteau dans l’épaule lui avait fait mal. Si seulement, il se sentirait bien moins dépossédé. Et peut-être aussi qu’il ne viendrait pas à chercher sans cesse les conflits. Avec Lena ce qui était bon, c’était sa capacité à pouvoir lui faire mal sans l’atteindre. Elle touchait son esprit et symboliquement son coeur. Ressentir la douleur c’est se rappeler qu’on est vivant et mortel… Il ne répliqua pas, la dévisageant toujours avec cette culpabilité qui lui faisait serrer sa mâchoire et rendait son regard fuyant. Depuis toujours, où qu’il se trouvait, on lui avait interdit de pleurer que ce soit par son père ou alors à l’armée. Non jamais ! On ne pleure pas, ce n’est pas être un homme. C’est pour les faibles. Ca n’avancera en rien. Il n’avait pas le droit ! Et pas même le jour de l’enterrement de sa mère. Particulièrement ce jour là.

Lena continua en lui annonçant enfin qu’elle ne le tuerait pas et il laissa échapper un très léger soupir de soulagement. Il était prêt à ce que ça se finisse ici, mais rien n’empêchait d’avoir peur de mourir. Il posa une main sur celle de Lena qui tenait le couteau et le retirait de sa thorax, descendant longtemps le bras de la brune le long du corps. De ses doigts, il se fraya un chemin entre les siens et lui fit lâcher le couteau. Elle continuait de parler, de tout lui reprocher et ses paroles n’étaient plus teinté de l’affection qu’elle eut l’air de lui porter il y a bien des mois auparavant. C’était comme s’ils étaient loin de ce jour où elle avait osé utilisé des mots forts en signification. Forts en sentiment. Il la perdait. Ca arrivait. C’est ce qu’il voulait après tout. Qu’elle s’éloigne, qu’elle le laisse. Depuis toujours même ! Mais jamais il n’arrivait à accompagner Lena à emprunter le bon chemin et briser les ponts qui leur permettaient de se rejoindre. Encore une fois, il pourrait s’arrêter là. Libère la… – Je peux pas ! … Je ne veux pas. Je veux qu’elle soit à moi… Je vais faire comment sans elle ? Il ouvrit la bouche, mais la referma aussitôt. Il ne savait plus quoi dire. Il n’était plus d’humeur à lui répondre avec véhémence. Non, il était sobre, tout était retombé et il affrontait la réalité qui se teintait de rouge sur le visage de Lena et sur son flanc dont la plaie continuait de suinter. Il se sentait idiot et vulnérable. Il était totalement déboussolé.

Il se décolla du mur et retira sa veste en cuir qu’il passa sur les épaules de Lena. Il n’avait toujours rien dit et ne la regardait plus. C’était trop dur. Il lissa le col de derrière sa nuque jusqu’à sa poitrine, puis tira sur la veste pour la rapprocher de lui avant de venir l’enlacer, tout contre lui. « Je ne m’approcherais plus de cette maison, je ne toucherai pas à ton père… Les drogues je… Je vais voir… J’peux pas toutes les lâcher, sinon c’est pire. Comme pour dormir par exemple. A moins qu’on en vienne à dormir quotidiennement ensemble et que tu calmes mes hurlements nocturnes, ça risque d’envenimer les choses. » Il s’arrêta un court instant pour flatter son cou d’un délicat baiser. Il avait simplement effleurer ses lèvres sur la délicate et fine peau de sa gorge qu’il sentit le sang chaud pulser dans sa jugulaire. « Puis au moins j’ai la preuve que tu sais te défendre… » lui murmura t-il, la tête dans son cou. « Mais je t’en prie Lena, me lâche pas… Crois moi que ça pourrait être pire, mais ça tiens encore parce que t’es là ». Il marqua une nouvelle pause pour la serrer un peu plus. Il s’égarait entre l’homme qui avait grandit et s’était laissé dévoré par ses démons comme un cancer, puis le jeune adolescent admiratif devant l’aura bienveillante de Lena et leurs amours innocents. « Et pour information, je le savais dès le jour où je t’ai rencontré que je ne te méritais pas. Mais j’ai gardé les espoirs arrogants qu’un jour j’y arriverai. Un peu de ta faute. » Il se recula légèrement pour lui réclamer un baiser, mais en bougeant, il reposa sa main sur la blessure de la brune. « Oh merde...  Faut t’amener à l’hôpital. Je vais appeler un taxi. » parlait-il toujours d’un air second, toujours aussi perdus par les paroles assommantes et blessantes que Lena lui avait craché ainsi que la situation qui aurait pu être encore plus catastrophique. Il se massa les tempes et cherchait dans les poches de son pantalon son téléphone. Ce dernier était dans sa veste sur les épaules de la demi-déesse. Il n’y arrivait pas. Il cherchait toujours dans les même poches, espérant qu’il apparaitrait un jour. Il était complètement perturbé par les événements et ce qui lui arrivait. Il ne comprenait pas pourquoi il n’y arrivait pas. Pas avec Lena. Il sortait pourtant d’une relation sérieuse il y a peu. Il était capable d’être en couple et plus ou moins fidèle et réglo comme compagnon. Enfin, la dernière en date il l’avait tué (par accident) et elle n’était qu’une droguée comme lui, presque aussi barrée et inconsciente. La tenue de leur couple tenait presque du miracle. Sa dernière décadence toujours plus bas dans ses vices, c’était à cause de cette femme. Ils s’entendaient bien, ils étaient prêt à dominer le monde, se donnant tout deux des ailes pour accentué les petites folies qui explosaient ici et là dans leur tête. Dans le fond, il ne l’aimait pas plus que ça. La preuve, de la voir mourir l’avait limite simplement embêté. Bien sûr qu’il fut touché et attristé par sa perte, mais pas si longtemps. Il s’en était vite remis. Si Lena en venait ne serai-ce qu’à couper les ponts avec lui, c’était déjà beaucoup plus délicat pour lui à gérer.

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MessageSujet: Re: « La jalousie voit tout, excepté ce qui est. » (helena, terminé)   Sam 31 Déc - 18:58

Il suffit d'un très petit degré d'espérance pour causer la naissance de l'amour #Stendhal
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Il ne dit rien. Il ne réponds pas à mes paroles, aussi vraies et cruelles soient-elles. Pourtant je commence bien à voir que ça lui fait quelque chose, que ça le marque profondément, comme si j'ai gravé les mots au fer rouge dans son esprit. Tant mieux puisque ses mots à lui sont gravés dans le mien pour un très long moment. Je suis blessée qu'il soit venu et m'ait insultée de la sorte, me traitant ouvertement d'objet sexuel, mais je ne peux m'empêcher de vouloir l'aider, de l'aimer. Oui ce soir il est devenu e monstre que je craignais mais j'aime trop les défis, je suis trop protectrice et entêtée pour le laisser comme ça. Décidément ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer à apprécier Aphrodite et sa manie de créer des couples pour les briser et recommencer. Mais je ne peux pas dire à Andrei que je l'aime encore. J'ai dis à maman que je réparerais mon erreur et je le ferais, en prenant de la distance avec lui, en recommençant depuis le début.

A présent le couteau, plein de sang de mon russe, traîne sur le sol. Je serre les mâchoires tandis qu'un voile apparaît devant mes yeux l'espace de quelques instants à cause de la perte de sang, je commence à avoir froid maintenant que l'adrénaline du combat est retombée et d'ailleurs je dois bouger un peu. Mon attention de demi-déesse hyperactive est piquée lorsque je vois Andrei bouger. Je reste au aguets tout en me tortillant sur place et je constate qu'il retire sa veste en cuir pour me la mettre sur les épaules puis voilà que je me retrouve dans ses bras. Scène cocasse lorsqu'on sait ce qu'il vient de se passer. La voix de mon jaloux et salaud d'amant -que mine de rien j'en viens encore à l'aimer- résonne dans mes oreilles m'annonçant qu'il compte respecter le fait de ne plus s'approcher de la maison ni de faire du mal à mon père. Heureusement pour lui, vis-à-vis de la seconde condition, parce que sinon qu'il se serait retrouvé avec une déesse et moi sur le dos. Je sens ensuite ses lèvres effleurer mon cour et un nouveau frisson me parcoure, encore une fois c'est en total décalage avec les événements précédents. Profitant d'un petit moment de silence, je lui réponds dans un murmure.

- Tu m'as dis ça il y a quatre ans et regardes où on est arrivés. Par jalousie tu es venu ici et tu t'es battus contre moi, t'imagines un peu tout ce qu'il se serait passé si j'étais aussi jalouse que toi ? Tu imagines le nombre de fois où j'aurais rappliqué chez toi pour te frapper, vu le nombre de coups d'un soir que tu te tapes ? Qu'est-ce que tu crois qu'il va se passer maintenant ? Même si je continues à t'aider et que tu fais des efforts, tu vas te lasser et retomber dans tes travers.

Il a toujours gardé l'espoir de me mériter et c'est de ma faute ? A ces mots je pousse un soupir-ricanement, décidément on en revient toujours à moi. Andrei se recule, me demandant un baiser mais lorsque je sens qu'il pose ma main sur ma blessure il commence à dire d'un air perdu qu'il faut m'amener l'hôpital. Non, tu crois ? Il y a quelques secondes c'était à la morgue que tu voulais m'envoyer ! Je le regarde chercher dans ses poches de pantalon ce qui est probablement son téléphone puis comme par réflexe je palpe les poches de la veste d'un geste peu convaincu et tremblant. Je sens ce qui ressemble à un portable, je lève doucement les yeux vers mon russe qui chercher toujours son appareil dans ses poches et je décide de ne rien lui dire.

- Ah oui ? Et tu voudras que j'explique comment ce qui m'est arrivé ? Mon petit ami m'a fait une crise de jalousie, on s'est battus, je me suis empalée toute seule avec le pied de chaise et je l'ai poignardé ? demande-je avec un regain temporaire d'énergie, Je vais chercher de quoi nous rafistoler. En attendant tu t'assois et tu ne bouges pas de la cuisine ou sinon je passe à l'acte et je t'égorges. Compris ?

Ma voix est sérieuse et mes yeux sont menaçants, s'il voit ce que je trafique ça va poser problème. plus de cérémonie je m'éloigne de lui d'un pas chancelant, commençant à voir trente-six chandelles danser dans mon champ de vision, puis je quitte la cuisine pour me diriger vers les escaliers. Monter est une vraie épreuve du combattant, probablement aussi dure que les entraînements des Romains -façon de parler vu le moment-, et je mets plusieurs minutes à atteindre ma chambre et ma salle de bain. Une fois arrivée à destination mes jambes s'éffrondent et je m'écroule sur le sol, manquant de m'éclater la tête sur le sol.

- Merde !

Vite l'ambroisie. Je me relève avec peine en agrippant au rebord du meuble du lavabo puis j'ouvre avec maladresse le tiroir contenant un bazar pas possible, je mets plusieurs secondes -qui me paraissent des heures- à chercher la feuille qui sera mon salut lorsqu'enfin je trouve l'objet de ma convoitise dans une boîte à tampons. Bah quoi ? Faudrait pas qu'un mortel fouineur en mange et soit consumé ! Je découpe ce dont j'ai besoin puis j'ouvre la bouche et mâche la feuille en fermant les yeux. Instantanément un délicieux goût de Ćevapčići se diffuse dans ma bouche, me replongeant dans mon enfance les barbecue que faisait papa. Mon plat préféré, une recette de croatie. Ça fait du bien, vraiment. J'ai perdu beaucoup de sang mais je sens que les effets curatifs de l'ambroisie fonctionnent alors je vais pourvoir redescendre.



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MessageSujet: Re: « La jalousie voit tout, excepté ce qui est. » (helena, terminé)   Mar 3 Jan - 20:36

Elle lui répondit. Il avait encore la tête dans son cou et il ne dit rien. Il entendait ses paroles. Lorsqu’elle parlait d’être aussi jalouse que lui, elle lui arracha un très léger rire qu’il tenta d’étouffer rapidement. Il haussait les épaules. Je suis sûr que tu serais tellement sexy. Et t’aurais pas de quoi être jalouse, car j’aurais arrêté… Je pense que j’aurais pas eu le choix, ou alors l’un de nous serait mort. Ou l’une de nos conquêtes. Elle lui reprochait donc son attitude. Que pouvait-il bien lui dire ? D’ouvrir les yeux et d’essayer de comprendre. Mais cela voudrait dire qu’il devait lui aussi ouvrir les yeux sur ses attentes de la part de Lena. Il avait toujours été le premier à mettre un point d’honneur pour ne pas entrer dans la case : « couple ». Et même s’il faisait aussi souvent des écarts et elle l’arrêtait c’est parce qu’il l’exigeait. Ce qu’elle avait aussi avancé sur le fait qu’il rechuterait forcément. Ca aussi, que pouvait-il lui dire ? Allait-il lui mentir encore en lui assurant que ça marcherait.

Alors il accusa le coup, ne réfutant pas les paroles de Lena, quand subitement, la main sur sa plaie il s’inquiéta de l’amener à l’hôpital. Et il cherchait son téléphone, un peu perdu, sans réellement savoir ce qu’il cherchait. Tout ce à quoi il pensait, c’était qu’il l’avait blessé et pas qu’un peu. En fait, il n’en savait trop rien, mais il avait sentit le bois transpercer ses chairs et il le sentait encore au bout des doigts. Au moins de chercher il-ne-savait-quoi lui permettait de penser à autre chose. Lena pesta pour continuer de le punir de reproche comme on le ferait avec un enfant. « Tu aurais dis comme toutes les autres : « C’est lui qui a fait ça ! ». La vérité à peu de chose près.. » avait-il seulement trouvé à lui répondre. Ce qui était vrai. Combien de fois il a été jugé ou que la police lui ai simplement rendus visite pour une énième intimidation. Ses tatouages le conservait de son ancienne vie, mais malheureusement pas de sa nouvelle. Au contraire, on ne le ratait pas. Des hommes aux tatouages de zombie, ça ne courrait pas les rues. Ensuite elle était partie. Elle s’était brusquement décollé de lui. Pendant un instant ça l’avait perturbé. Il eut l’impression de tomber dans un gouffre sans fond, puis il se rappela qu’elle lui avait dit de ne pas bouger.

Il était éreinté. Son corps commençait à souffrir du mauvais traitement. Il n’y avait pas de douleur réelle. Ca tirait ici, vibrait par là, vacillait sur quelques nerfs, … Ses muscles étaient fatigué et son esprit aussi. Il se laissa alors glisser le long du mur et s’assit directement au sol. Il attendit patiemment dans la cuisine. La tête dans ses mains, il avait éclaté d’un petit rire nerveux à un moment. Il se disait qu’il était complètement dérangé pour en être arrivé jusque là. Il se demandait pourquoi ça finissait toujours comme ça avec lui. Et il se disait aussi qu’il emmerdait le monde, avec lui c’était comme ça et c’était tout. Qu’on me fasse pas chier. Ils ne se rendaient pas compte. Il y a des jours où ça allait et d’autre où c’était comme si un démon possédait son être tout entier.

Un bruit arriva de l’étage et le rejoingnit jusqu’à la cuisine. Il ne savait combien de temps elle avait pris, car en fait il n’en avait pas eu conscience. Il se préoccupait trop du pourquoi et du comment de sa folie, puis abandonnait car d’autre images qu’il gardait au fond de sa tête cherchaient à ressurgir. Il avait allumé une cigarette sans même demandé s’il le pouvait. Après quand on voyait l’état de la cuisine, il se disait que ça ne se verrait peut-être pas. L’état de la cuisine et de Lena. Il leva lentement la tête et secouait la tête. « Tu veux que je m’occupes de toi ? J’ai fait trois ans de médecine et je me faisais chier, donc j’ai arrêté. Je voulais faire chirurgie pourtant, c’est dommage hein ? » il mentait bien sûr et on le devinait à son sourire espiègles, recrachant la fumée par ses narines. « Et à l’armée j’ai déjà rendu service à des collègues. Mais les cicatrices seront moches… » et cette information était réelle. Il tendit une main. Ce n’était pas vraiment le matériel qu’il voulait, en fait c’était Lena, sentir sa peau sous ses doigts. En se hissant un peu et tirant sur ses muscles pour gagner en souplesse, il arriva à tirer Lena par la veste et l’entrainait vers lui. « J’ai pas besoin de soin. Je vais rentrer. Donne moi juste un câlin et ça ira mieux… » réclamait-il comme un enfant. Il était ailleurs et ce n’était pas la drogue. Ou juste un peu, quelques restes avec l’adrénaline qui retombait pour ne laisser place qu’à la fatigue. S’imaginait-elle à quel point elle pouvait provoquer en lui des pics de stress et d’angoisse ? Comment il pouvait l’oublié alors qu’elle lui arrachait le coeur dès qu’elle disparaissait. « Tu penses que j’ai perdu beaucoup de sang ? » lui demandait-il en louchant sur l’horrible plaie que lui avait infligé la brune. « T’y es vraiment pas allé de main morte... » ajouta t-il absent en continuant de jauger sa blessure, presque fasciné.

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MessageSujet: Re: « La jalousie voit tout, excepté ce qui est. » (helena, terminé)   Mer 4 Jan - 15:17

Il suffit d'un très petit degré d'espérance pour causer la naissance de l'amour #Stendhal
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Je ne pense pas une seule seconde à vérifier qu'Andrei ne me suis pas mais je suis presque sûre que ma menace va le faire rester. Je l'ai peut-être épargné pour l'instant et s'il me cherche il risque de me trouver. Rejoindre ma salle de bain à l'étage est une vraie épreuve et une fois que j'ai un morceau d'ambroisie dans la bouche je me sens soulagée parce que je ne me viderais pas de mon sang. Une fois que je suis certaine d'avoir repris un peu de forces, j'ouvre le robinet et me nettoies grossièrement le visage avant de boire un peu d'eau. Je lève les yeux vers le miroir et j'en viens presque me faire peur : je suis encore plus pâle qu'à l’accoutumée, mes cheveux sont complètement détachés, -pour une fois que j'en mets- mon maquillage à coulé. Je soupire avant de retirer les artifices adorés par Aphrodite et sa marmaille puis je prends la trousse à pharmacie avant de retourner en bas.

La maison est calme, ce qui est à la fois un soulagement et un assourdissement. Quand je vois l'état du salon on dirait qu'un venti, ou autre créature du même acabit, est passé par-là. Je reviens dans la cuisine et constate qu'Andrei est assis par terre, adossé au mur, et fume une cigarette. «T'es prêts ?» demandais-je en posant la trousse sur la table. Je me tourne vers lui au moment où il commence à se relever et il secoue la tête, me sortant une réponse qui me donne envie de le gifler. Je lève les yeux au ciel.

- Arrêtes tes conneries tu n'as jamais fais médecine ... mais je veux bien te croire pour l'armée. Maintenant assieds-toi sur cette chaise, répondis-je avec agacement au début, suivit par un brin d'autorité en lui indiquant un chaise où s'asseoir.

Il finis de se relever en tendant une main vers moi, je ne bouge pas -il peut se débrouiller tout seul- mais je le regrette vite parce qu'il attrape le pan de sa veste et m'attire vers lui. A nouveaux je ressens l'envie de le frapper. Pas besoin de soins ? Tu es complètement fou ! J'ai touché ton muscle et quelques nerfs, ton bras est presque hors d'usage ! Je sers les mâchoires pour me retenir de lui casser la mâchoire et lorsqu'il me demande un câlin je darde sur lui un regard qui mêle l'exaspération avant l'envie d'accéder à sa demande et de reprendre sa punition là où je m'étais arrêtée. La suite me ferais presque pleurer de rire, alors oui il a perdu pas mal de sang et oui je n'y suis pas allée de main morte.

- Tu ne m'as pas vraiment laissé le choix ! Je tiens à te rappeler que tu t'apprêtais à me fracasser le crâne alors je devais te calmer d'une manière ou d'une autre, répondis-je dans un soupir avant d'analyser la manière dont il reluque sa blessure. Serait-ce de la fascination ou je suis tellement H.S que mon cerveau me joue des tours ? Non c'est très rare, ça vient forcément de lui. Je prends une inspiration avant de le pousser sur une chaise et de m'asseoir sur ses cuisses, vers lui. J'ouvre la trousse à pharmacie pour prendre une paire de ciseaux et j'entreprends de découper son t-shirt afin de dégager la plaie qui, effectivement, est "réussie" si je puis dire.

- Ça risque de piquer, mais vu que t'es plus censé sentir ton bras à cause des nerfs touchés je ne promets rien, dis-je en posant les ciseaux sur la table. Je prends une petite bouteille de désinfectant dont je m'empresse de verser une partie du contenu sur la plaie puis je prends un filet une aiguille spécialement conçue pour recoudre un être humain.

Une fois que le fil est passé dans le chat je commence à recoudre Andrei avec ma concentration habituelle lorsque je peins ou étudie des plans, etc... Quand je fais ma digne fille d'Athéna, quoi !

- Tu sais que tu risques de ne pas me toucher avant un bon moment, Andrei ? questionnais-je même si mon ton est plus une affirmation qu'une question. Mon russe m'a blessée avec ses mots et peut aller au Tatare s'il s'attend à ce que je veuille qu'on reprenne nos habitudes mais une petite idée commence à poindre dans mon esprit, une idée qui ne va pas plaire à maman parce que ça veut encore me laisser toucher par Andrei, mais je veux me "punir" et le faire souffrir, que son cœur se torde à chaque fois qu'on se verra parce qu'il ne pourra partager un lit avec moi. Je me rapproche légèrement, comme si j'avais besoin de mieux voir mes geste, pour commencer à le torturer mentalement avec un : attendre.


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MessageSujet: Re: « La jalousie voit tout, excepté ce qui est. » (helena, terminé)   Jeu 5 Jan - 22:37

Elle était debout devant lui, sa trousse de secours sous le bras. Il avait levé la tête et balbutié quelques paroles inutiles. Il trouvait que c’était le moment de vouloir faire un peu d’humour avec des mensonges. Une simple excuse pour l’approcher et la toucher. Ou la dorloter dans un certain sens si on cherchait à comprendre son esprit complexe. Elle avait posé la trousse sur la table. Elle n’avait pas aimé ses blagues et le lui avait bien fait comprendre. Elle lui donna même un ordre. Andrei était resté un long moment à la regarder avec un sourire en coin. Elle était trop sexy. J’adore quand elle me parle comme ça. Profite chérie, j’aime rarement ça d’habitude. Une femme c’est à genoux pour moi. Faut vraiment que j’arrête de dire ça ou je vais finir brûlé en enfer.

Il s’était relevé entre temps. Difficilement, déjà bien vidé de son énergie. Il refusait ses soins et réclamait bien d’autre attention. S’approchant d’elle en tendant simplement le bras, il la tira par la veste jusqu’à lui. Il le fit doucement, en forçant mais prit son temps pour qu’elle en vienne à céder d’elle-même. Il l’agaçait juste un peu pour qu’elle capitule. Puis il était comme dans un nuage post-traumatique. Des colères comme celles-ci il fallait s’attendre à ce que la chute soit assomante. Or, il s’arrêta dans son élan, stoppé net dans ses réflexions face à la blessure ignoble que lui avait fait Lena. Il ne la pensait simplement pas capable de ça. Au mieux une lèvre éborgnée comme avec la chaise et pas plus. Un hématome ici et là peut-être. Et il se perdit un instant dans l’admiration de son travail. Elle ne mentait pas quand elle disait qu’elle saurait se défendre. Il s’était battu avec beaucoup de ses marie-couche-toi-là mais elles n’étaient jamais allées jusque là. Bon sauf si on oubliait celle qui l’avait menacé avec l’une de ses armes. Ce qui lui appris de ne plus jamais en inviter une chez elle. Quelle idée de collectionner ce genre de chose. Il ne pouvait pas faire les timbres comme tout le monde. Lena argumenta la légitime défense. Andrei secoua la tête las : « N’importe quoi. Je me retenais. Je te jure. C’était un jeu. Je l’ai dis. T’en aurais vu une, je te promet. Je l’ai pas reconnu le lendemain quand on m’a amené au comico. Je l’ai pas raté. Elle je me suis pas retenu. » était-il parti dans ses délires. On aurait pu croire encore à des histoires, mais là c’était bel et bien vrai. Bon il exagérait quand il disait ne pas l’avoir reconnu. C’était presque ça, mais pas à ce point. Il lui a fallut quelques secondes pour s’en rappeler c’est tout.

Il haussa les épaules et prit la direction de la chaise qu’elle avait désigné. « Encore une chance qu’il en reste. » ne put-il s’empêcher de faire la remarque. Il ajouta pour revenir au sujet d’avant – sa blessure – « Et c’même pas ça qui m’a arrêté. C’est pas ça qui m’aurait arrêté. Un conseil : si un jour je m’apprête vraiment à te tuer. Tu vise en premier les jambes pour gagner du temps et ensuite les bras. Ils doivent être inutilisables. Sinon je continuerais à ramper. Après un coup pleine tête entre les deux yeux.» lui dit-il la voix froide et si sérieuse. C’était véridique. Il fallait le mettre hors d’usage. Il s’arrêta devant la chaise et fronça un sourcil. Il n’avait pas envie. Il voulait l’embêter et donc n’avait pas envie de l’écouter tout simplement. Elle ne perdit pas de temps pour l’intimer à s’asseoir en le poussant légèrement et vint s’installer sur lui. Il la jaugea un peu surpris et souffla, émoustillé. « J’aime bien quand tu joues les infirmières cochonnes. On l’avait encore jamais fait ça. J’aime quand tu prends de telles initiatives » continuait-il simplement de l’emmerder.

Elle observa la blessure et le prévenait que ça pouvait lui faire mal. Andrei soupira : « Je l’ai jamais senti mon bras… Lena, tu te rappelle que je ne sens pas la douleur. Même à l’intérieur. Je te l’ai dis, ça pourri surement là-dedans et on le sait pas encore… » dit-il avec légèreté. La brune vint verser alors le désinfectant. Il pesta un : « roooh, mais tu vas salir mon t-shirt » toujours pour l’enquiquiner. Il était étrangement et subitement de bonne humeur. Les drogues, son esprit venant tout droit d’une autre planète ou l’adrénaline ? Bonne question. Elle était si concentré sur ce qu’elle faisait. Son regard et ce nez qui donnait l’air de vouloir se retrousser avec grâce ne la rendait que plus belle. Elle était à croquer. Il la dévisageait avec bien plus de fascination qu’il en avait eu pour la blessure. S’il y avait bien dans le regard de quelqu’un où elle pouvait se sentir belle à cet instant, c’était bien dans le sien. De se sentir simplement aimé et admiré. Elle était ce genre de Femme qu’on ne croisait qu’une fois dans sa vie. De sa main encore valide, Andrei la remonta dans son dos, l’effleurant du bout des doigts. Il penchait la tête vers la nuque qu’elle avait dégagé en se focalisant sur son épaule. Il y déposa d’abord un baiser très léger, profitant de cet instant pour respirer son parfum. « Heureusement, il n’y a que la douleur que je ne ressens pas. » chuchota t-il en continuant de passer ses doigt sur ses omoplates, juste sous la veste, sur sa peau nue. Il allait déposer un autre baiser dans son cou quand elle l’arrêta une nouvelle fois dans son élan. Elle lui disait qu’il ne pourrait plus la toucher. Rien que ça. Son coeur qui commençait à battre de nouveau à tout rompre, suffoquait et demandait du sang pour pouvoir pomper à nouveau. « Mais pourquoi ? » avait-il seulement trouvé à dire après un silence qui fut interminable. « Je veux dire… Pourquoi on s’en empêcherait si on a envie… Comme là… » se mordit-il la lèvre avant de la serrer un peu plus contre lui. Il vint embrasser sa nuque de baiser bien plus franc. Rien que de savoir qu’il n’y aurait plus droit, il en voulait. Rien qu’un peu. Puis j’avais toujours pas eu le câlin que j’avais demandé. Elle a choisi les soins… Un petit effort allez !
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MessageSujet: Re: « La jalousie voit tout, excepté ce qui est. » (helena, terminé)   Dim 8 Jan - 15:47

Il suffit d'un très petit degré d'espérance pour causer la naissance de l'amour #Stendhal
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L’électricité dans l'air est retombée et voilà que je me retrouve sur les genoux d'Andrei à lui recoudre sa plaie. Dire que cette soirée devait être calme ... Me demande si les Olympiens sont en train de nous regarder, après tout ils aurait eu leur dose quotidienne de malheur mortel et d'amusement pour eux. Probablement que je dois pas vraiment être dans les bonnes grâces de ma mère mais j'essaye de lutter contre l'envie de le tuer et l'envie de rester avec lui pour l'aider.

Andrei me donne un conseil si jamais il lui reprend l'envie de me faire du mal, oh qu'il ne s'inquiète pas pour moi je saurais très bien où viser pour qu'il arrête sa folie. Je le préviens que le produit risque de lui faire mal mais il préfère plaisanter et effectivement j'avais complètement oublié qu'il ne craignait pas la douleur. Je soupire d'agacement et m'atèle à refermer sa plaie. Je sens sa main remonter doucement dans mon dos mais je me contente de froncer légèrement les sourcils. Il dépose un baiser sur mon épaule puis je le repose légèrement pour lui annoncer qu'il n'est pas près de me retoucher avant un bon moment.

Sa réponse me fais sourire intérieurement, parce qu'il s'attendait vraiment à ce que tout reste comme avant après ses réflexions dégradantes ? Je me contente de couper le fil et de déposer l'aiguille sur la table.
- Parce que tu as perdu le droit de me toucher dès le moment où tu m'as traitée de pute, répondis-je tout simplement tandis qu'il me serre dans ses bras. Il se met à m'embrasser le cou, je décide de le laisser faire et ferme les yeux durant quelques instants le temps que je décide de la suite. Lorsque je rouvre les yeux j'attrape le visage d'Andrei entre mes mains et le force à s'arrêter pour ensuite placer son visage en face du mien. Profites bien de ces quelques instants* dis-je en russe avant de l'embrasser avec une passion calculée, me forçant à ne pas laisser mon esprit partir n'importe où.

Une de mes mains passe derrière la nuque d'Andrei pour s'y agripper tandis que l'autre descendent doucement le long de son torse avant de se glisser sous son t-shirt. S'ils sont en train de nous regarder ils ont sûrement dû prendre des pop-corn, décidément ma relation avec Andrei c'est les Feux de l'amour. Malgré le fait que je contrôle le moindre de mes gestes pour ne pas aller trop mais pour aussi éveiller l’intérêt de mon russe, je sens mon cœur s'emballer comme à son habitude lorsque je suis avec lui. Je romps le contact entre nos lèvres pour déposer des baiser sur son cou à lui tout en continuant à faire ma balader ma main sur son corps. Une fois que je suis certaine qu'il va en vouloir plus j'arrête ce que je fais et je m'écarte de lui pour le regarder.

- N'oublies pas ça, Andrei, dis-je avant de retirer de mes épaules la veste en cuir et que je lui tends, Maintenant il est temps de rentrer chez toi et de réfléchir sur la suite !



*en russe dans le texte

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MessageSujet: Re: « La jalousie voit tout, excepté ce qui est. » (helena, terminé)   

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