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  Pink Fluffy Unicorn dancing on Rainbows

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MessageSujet: Pink Fluffy Unicorn dancing on Rainbows   Mer 18 Jan - 14:45

- COLLIN BUCHANAN -
dossier n°xxxx-xx ; informations générales.
NOM •• Buchanan, si ce nom ne vous dit rien... C'est normal.PRÉNOM(S) •• Collin, un prénom que ma mère a dû trouver par terre sur un emballage de surgelé. Enfin, c'est pas pire que de finir dans le congelo, j'imagine. Pas de second prénom, pas le temps de chercher d'autres détritus à me coller sur le front, c'est trop la cavalcade quand on appartient à une lignée d'ordures. SURNOM(S) •• Il faudrait avoir des amis pour ça, à moins que les insultes fassent parti des surnoms, dans ce cas... J'ai un paquet d'amis, voire, des meilleurs potes proches vraiment sincères. ÂGE •• Vingt-trois ans de survie. DATE ET LIEU DE NAISSANCE •• A San Francisco un soir d'Halloween, une chance que je m'appelle pas Pumpkin, je n'aurais pas survécu vingt-trois ans...  NATIONALITÉ •• Américain et je me passerais de tout commentaire. ORIGINES •• Les poubelles d'Hayes, ma mère a dû y naitre un soir, je suppose. Mon père lui, je l'imaginais gentleman anglais qui s'était fait une pouffiasse alcoolique pour passer le temps, mais je me suis dit que ça devait être un minable digne d'Alcatraz. OCCUPATION •• Survivre est ma principale préoccupation, c'est pas que j'ai voulu avoir des ennuis, c'est les emmerdes veulent de moi. Pour survivre, je vole, je squatte, je manipule... J'suis pas du genre très honnête, car honnêtement, la vie ce n'est pas faite sur mesure pour moi, je dois m'adapter. ORIENTATION SEXUELLE •• On touche pas à mon corps, c'est du poison. STATUT CIVIL •• Célibataire.

PARENT DIVIN •• Bacchus, vivre ça rend ivre. POUVOIR(S) •• J'ai le don de faire buller votre cerveau, de vous infliger les effets de l'OH au simple contact, comme si je vous versais un cocktail en intradermique j'augmente votre alcoolémie. Je suis une bouteille de vodka glacée ambulante, ce qui complique bien les choses. ARME FÉTICHE •• Je suis pas du genre à me la jouer avec une arbalète qui fait trois fois mon poids ou une épée enchantée, j'suis pas un dieu ailé aux griffes de l'enfer. Je suis juste un p'tit gringalet de soixante kilos, J'ai un bon vieux flingue acquis illégalement, et surtout une paire de jambes surentraînées pour me barrer vite fait quand ça commence à craindre pour moi. DÉFAUT FATAL •• Etre moi, c'est déjà un gros handicap de naissance. LIEU DE RÉSIDENCE ACTUEL •• San Francisco
CARACTÈRE.
Maladroit + Immature + Caractériel + Spontané + Méfiant + Lâche + Solitaire + Anticonformiste + Bordélique + Hyperactif + Têtue + Imaginatif + Opportuniste + Arrogant + Rancunier

QUELQUES ANECDOTES.
01. Autrefois, je dormais avec mon pistolet à billes, avertissant les cauchemars qu’ils prendront chers s’ils viennent me hanter. J'avais mis les fantômes en fuite, puis les billes sont devenues des balles et les fantômes sont devenus le monde réel. 02. J'adore regarder des dessins animés, en particulier Batman. Je m'incruste parfaitement dans les salles de cinéma sans payer, sans quoi, les films ne m’intéressent pas vraiment. Regarder les gens est déjà tout un cirque en général. 03. Le meilleur salaire de ma vie ça été un billet gratuit pour un tour de manège après avoir exploser la face à plein de taupes, on peut dire que j'avais bien bossé ce soir là. 04. La nuit la plus longue de ma vie, fut la fois où le verrou des toilettes publiques a lâché et que j'ai du attendre qu'un abruti ait envie d'aller pisser pour se rendre compte que quelqu'un était enfermé là dedans, soit exactement cinq heures et trente minutes... Une éternité. 05. Je me suis toujours dit orphelin, ce qui n'est qu'à moitié vrai. Ma génitrice n'a pas remporté l'oscar de la meilleure mère. 06. On peut dire que je suis connu de services de police, une petite starlette des barreaux. Le respect et la loi, c'est pas trop mon truc. 07. Gamin, les autres me surnommaient cupcake. Je cherche encore pourquoi. 08. Jusqu'à mes douze ans le père noel du supermarché me disait : "qu'est-ce que tu vas demandé au père noel cette année", ma petite. Ma petite ?! J'en ai un peu marre qu'on me prenne pur une gonzesse, alors j'ai laissé tomber les cheveux longs. 09. Je n'ai jamais bu d'alcool, un comble que je ne sache même pas le gout que ça a... Je m'estime pas suffisamment au fond du trop pour sombrer dedans... Bien qu'en permanence tenté, mais je pense au gène de l'alcoolisme. 10. Quand j'ai compris que j'avais un don, ça m'a saoulé...
interview de Collin, itinérant sang-mêlé.
01. •• QUE PENSEZ-VOUS DES DIEUX ? ET DES CAMPS ? Je n'étais pas du genre à croire en dieu, surtout en une telle ironie du sort. Probablement que mes parent étaient trop imbibés d'alcool quand ils m'ont conçu, je n'en sais rien, je suis un pauvre ignorant. Ce que je sais des dieux ? C'est qu'ils n'ont pas répondu à mes prières d'enfant, que les autres "comme moi" semblent aussi avoir souffert pour certains, mais d'une toute autre manière. Car oui, j'en ai vu des comme moi, et des créatures louches qui sortaient tout droit de mes cauchemars. J'ai pourtant l'impression que chacun finit par trouver sa place dans le bien ou le mal, mais moi pas... Ils la trouvent peut-être grâce aux camps, je ne sais pas vraiment comment cela se passe à l'intérieur, j'ai eu de l'espoir en cet endroit, le Camp du Jupiter. J'ai été trop bête de croire que je réussirais quelque chose un jour dans ma vie.

02. •• POURQUOI NE PAS ÊTRE AU CAMP JUPITER ? Oh, mais j'ai bien tenté ma chance. Il y'a à peine un an, j'avais fuis les ennuis, je n'avais nulle part où aller car j'étais devenu orphelin par ma simple volonté. J'ai suivi une créature qui rodait depuis une éternité autour de moi et j'avais sacrément besoin de disparaître quelques temps de la ville. Mais le camp ne m'a pourtant pas ouverts les portes si facilement. Non, il fallait me tester, il fallait que me batte, que je prouve ma valeur. J'étais un lâche que voulez vous et je m'en foutais pas mal de savoir que des capacités de guerriers sommeillaient en moi, je suis pas du genre à frapper en face plus fort que moi pour ensuite me faire surnommer compote. Les autres me disaient d'aller à New-York, que tous les ratés y sont acceptés. J'ai été franchement humilié, j'ai sincèrement essayé de m'accrocher. J'ai voulu essayer de me battre, jusqu'à ce que je décide de prendre la fuite et de ne jamais revenir. Je savais que j'allais échoué, je n'étais pas prêt à affronter cela.

03. •• AVEZ-VOUS ENTENDU PARLER DE L'INTRUSION DE MORTELS AU SEIN DE LA COLONIE DES SANGS-MÊLÉS ET DU CAMP JUPITER ? ET DE L'ATTAQUE LORS DE LA FÊTE DE MONSIEUR D ? Quand j'en ai eu écho, peu après mon départ, dans un sens, pour une fois, je me suis dit que j'avais eu du bol. L'idée de me sentir un jour en sécurité dans un camp s'est alors parfaitement évaporée et aussi j'abandonné de concevoir un quelconque voyage pour New-York. J'avais alors décidé de me faire petit concernant mes capacités, mais je me suis demandé comment cela était possible. Le peu de temps passé auprès des instructeurs de Jupiter m'a appris que les humains ne peuvent voir à travers la Brume, ni accéder au camp. Je crains de me faire démasquer, de payer le prix d'exister. J'aime juste penser que ces attaques étaient justifiées et que je ne risque rien.

04. •• VOUS SENTEZ-VOUS PARTICULIÈREMENT EN DANGER OU DÉMUNI FACE À CETTE MENACE INVISIBLE ET IMPRÉVISIBLE QU'EST LE DLCEM, VOUS QUI ÊTES ISOLÉ À L'EXTÉRIEUR ? Je vis dans la rue depuis tellement longtemps que je ne sais plus ce que ça veut dire que d’être en sécurité. Est-ce que je me sens vulnérable ? Constamment. Mais, il ne faut pas le montrer ; il ne faut pas même y penser, sans quoi, l’on ne survie pas. Parfois il m’arrive de me demander si j’ai quelque chose à perdre, si seulement mon existence a assez d’intérêt pour que l’on s’en prenne à moi. Souvent, ce n'est que quelque vengeance des rues, dignes des malfrats, dealers, et contrebandiers. Je ne suis rien de tout cela, mais je m'y mêle et noue avec eux bien des problèmes qui peuvent me coûter la vie. J'ignore si les gens peuvent seulement s’apercevoir que je suis spécial, moi même je n'y crois plus parfois. Je suis qu’un misérable délinquant sans importance, un maudit, je relativise, je me dis que l’on ne se préoccupe pas de moi et que je ne risque rien. Mais je reste sur mes gardes… Parce que je suis faible et seul.
à propos du joueur.
PSEUDO/PRÉNOM ••  VNyl ÂGE ••  vilain  COMMENT AS-TU CONNU MALUM DISCORDIAE ? •• J'ai jeté un haricot magique offert par le captain Badass COMMENT TROUVES-TU LE FORUM ••    AVATAR •• Andy Biersack SOUHAITES-TU UN PARRAIN ? •• No SI JAMAIS JE PARS •• j'autorise que les admins se servent de mon personnage entant que pnj dans les intrigues à venir
UN DERNIER MOT
••   .
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Dernière édition par Collin Buchanan le Jeu 19 Jan - 14:43, édité 15 fois
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MessageSujet: Re: Pink Fluffy Unicorn dancing on Rainbows   Mer 18 Jan - 14:54

HISTOIRE
Le royaume des nuits blanches
J’avais en horreur ce genre de soirée, celle où j’étais si minable que j’étais prêt à accepter le pire, ou j'étais capable du pire. Il y avait des soirs comme celui-ci où le sens de la vie n'est plus. J’avais son odeur sur moi, il me tenait par la hanche et je distinguais dans son regard une certaine fierté. L'homme aime être sale, moi, je les met minables. J’ignorais où nous allions véritablement, à l’hôtel ou chez lui. Je savais séduire, mais je ne laisse pas séduire. Rien n'est réel, tout semble euphorique et en mon coeur platonique. Je me faisais silencieux et posais un regard sur la vie. Mon passé avait laissé un vide dans mon présent, un gouffre qui n’était que néant, celui-là même qui m’aspirait lentement. Finalement, je lui adresse un sourire, au type. Un sourire hypocrite et menteur. Les gens se contentent de ce qu’ils peuvent voir, c’est comme cela que fonctionnent les humains. Parfois j’avais le regard triste ; l’envie morbide de m’enfouir, un désir toujours passé inaperçu. Quelques larmes cachées à l’aube des cauchemars. Poète de l’autodestruction, de la dévastation de l’esprit, qui était la proie de qui ? Je n’étais pas totalement inconscient et stupide, je n’avais tout simplement rien à perdre. Un sourire dans le vide et je saute vers l’avenir sans regarder derrière.
Pas besoin de se retourner, c’est tellement dégelasse et misérable.

Ne pas chercher à m’en sortir, petit rêveur est mort butinant vers un monde meilleur d’illusions fantomatiques, justicier injuste, borné, fermé et colérique. Les insupportables monstres planqués sous le lit, grignotent mes chaussettes oubliées et je retrouve mes pensées abîmées après chaque nuit. Parfois, j’ai encore peur de la monstruosité, peur de la couleur de mon âme. Probablement bleue, couverte de coups. Ceux qui ne pardonnent pas, ne guérissent jamais.
A sang. Rouge. Âme noire. Gosse brisé.
Quelque part, c’était mérité.

Alors quand nous sommes entrés chez lui, il se trémoussait avec joie. Il pensait que je lui appartiendrais, alors il voulu prendre son temps et il m’a proposé un verre et j'ai choisi le cocktail du soir. J’ai glissé mes doigts sur ses joues, glissant vers sa mâchoire musclée et c’est là que sa réalité est devenue toute autre. Les murs ont ondulé, mon visage se troublait dans ses yeux vitreux. Il se plaignit d’avoir mal au crâne, j’avais envie que sa tête explose. Puis finalement, comme d’habitude, je ne contrôlais rien. Le flux se jetait sur moi, mes sens s’engourdissaient et je sombrais moi aussi dans l’ivresse.
S’il y avait bien un bon inutile en ce monde, c’était bel et bien celui-ci.

Je l’avais relâché, il commençait à voir des bestioles courir sur les murs, il faut dire que les cafards ne m’ont jamais effrayé. J’avais malgré tout la faculté à m'en remettre assez rapidement et malgré mon pas hasardeux, je piquais ce qu’il y avait à prendre et je me suis arrêté face au bourbon qu'il était près à faire couler entre mes lèvres. J’ai longuement fixé, avec désespoir.
Combien de fois y avais-je pensé ?
De simplement passer l’arme à gauche pour en finir avec la peur.


Les corn-flakes


Vagabond. De ci, de là de la ville. A faire quelques courses dans les poches des autres. Un travail éphémère, comme la vie. Sans responsabilités, mais indispensable. J'esquissais des sourires sur mon visage juvenil, use parfois de la politesse. Mais souvent, je débordais de rage malgré que je ne fut qu'un enfant. En repérage, porte à porte. Je devais remarquer, détailler et mémoriser. Je connaissaisla ville comme ma poche depuis que je savais marcher, je connaissais chaque ruelle, chaque dépôt de poubelles, chaque planque… Il y avait cette époque là, où j’avais un chez moi. Quand je vivais avec ma mère. J’étais déscolarisé, je restais vautré dans le canapé et regardais les épisodes de scooby-doo. Je volais pour remplir le frigo et allait chercher les clopes de ma mère. Je n'’avais pas d’amis. J'étais seul, je regardais par la fenêtre les gens qui sortaient du métro et les analysais. Parfois je fumais une cigarette, ma mère me frappait car elle les comptait. Je dansais comme un possédé et faisais trembler le parquet, juste dix minutes. Dix minutes où les voisins pouvaient se rappeler de mon existence, j’espérais que l'on s’intéresserait à moi. Je m’habillais n’importe comment, me regardait dans le miroir et me trouvait dégelasse à voir, jusqu’à ce que j’emmerde le miroir et les corps de télévision. J’étais juste un corps en attente d’être déchiré, la tête sous la guillotine avec le sourire convaincu de faire tomber des têtes un jour avec la mienne. Je faisais le ménage, je mettais le bordel. Je sortais les poubelles, je faisais même le tri sélectif concernant les innombrables bouteilles d’alcool. Puis en remontant, j’engueulais le chien du voisin qui pissait sur notre porte, il me fixait de ses grands yeux d’abrutis. Un soir, je lui ai pissé dessus. La nuit j’avais peur, j’entendais les monstres taper dans le mur, plus tard je compris que c’était juste le lit de ma mère quand elle s’envoyait en l’air. A la télévision, j’ai vu les héros saigner. Les coups reçus, les bleus au corps ; les bleus à l’âme. La peine et pourtant, les héros sont fiers et forts. Les héros survivent, les héros gagnent. Je rêvais, j'esperais...

« — Réveilles-toi, espèce de crevard. »
Qu’elle disait, elle empestant l’alcool. Elle me secouait la nuit quand elle rentrait. Maman me donnait des coups, elle me disait que j’avais gâché sa vie. Elle n’avait jamais voulu m’avoir, elle me le faisait comprendre. Puis quand elle dessaoulait elle me prenait dans ses bras et je la pardonnais, elle pleurait beaucoup. Je vivais dans ma bulle d’ignorance dans laquelle elle m’avait enfermé, elle me disait que je ne saurais jamais faire quoi que ce soit de ma vie. J’étais un raté à ses yeux, sa vérité sous l’emprise de l’alcool, était devenue ma réalité à moi. J’avais peur d’essayer de m’en sortir, puis j’ai abandonné l’idée. Je ne croyais aux héros. Je savais que je ne valais rien, que je ne devais jamais me battre, mais me contenter d'essayer de survivre.

En fait, j’ignorais que c’était moi… Moi, je l’avais rendu comme ça. Parce qu’elle était alcoolique et que moi, quand je la touchais, j’avais beau l’aimer, je la tuais lentement. Au fond, je voulais qu’elle disparaisse de ma vie. Quand elle essayait d’arrêter, quand il n’y avait aucune bouteille d’alcool dans l’appartement, elle se réveillait ivre. J’étais la raison de sa destruction et j’ai juste pensé qu’elle mentait, qu’elle n’essayait pas de faire mieux car elle disait toujours que pour les gens comme nous… C’était inutile de viser trop haut. Je voulais pas qu'elle s'en sorte, je voulais qu'on reste des minables et que l'on n'existe jamais.

Un soir, elle s’est mise à hurler. Son corps tremblait, elle voyait courir dans le salon des hordes d’éléphants et grimpaient au mur des cafards (eux, je les avais déjà vu aussi), elle criait tellement que c’est la police qui est venu la chercher. Elle transpirait énormément, ils ont dit qu'elle aura besoin de soins pendant très longtemps.
Elle était folle, voila ce que l’on m’avait annoncé.

Je suis resté là, immobile. Fixant ma mère sanglée dans un lit, elle hurlait.
Je voulais qu’elle meure, alors j’ai décidé qu’elle l’était et je suis parti.


Poisson rouge


J’étais livré à moi-même. Ma mère était une cinglée et je l’étais probablement tout autant, à cause d’elle, que je pensais. Un type louche m’a proposé de venir chez lui, j’avais quinze ans, j’avais la trouille. Il m’a dit que je n’avais rien à craindre, moi, je l’ai cru. Je l’ai suivi, il m’a servi à manger. Il me regardait, je le pensais aussi un peu taré, mais je me disais que ce n'était pas grave. Je me suis confié, il trouvait ma vie fascinante. C’est quand il a essayé de me violer que j’ai compris qu’il fallait garder ses secrets et faiblesses pour soi, sans quoi les autres en profitent. Les individus ne sont faits que pour penser qu’à eux même, moi aussi je devais appliquer cette règle. Je me suis sauvé, le type... Il était comme ivre, incontrôlable, il m'avait sauté dessus et je ne comprenais pas ce qui était arrivé, encore une fois, par ma faute.

Enfermé dans l’engrenage de la solitude, je m’y noyais, me perdait.
A dieu et bonne nuit.
Je tournais en rond.

Ma mère est retournée à l’appartement, je ne pouvais pas m’empêcher de venir la voir par la fenêtre. Elle semblait aller mieux sans moi, jusqu’à ce que je l’aperçoive une bouteille à la main. C’n’était pas de ma faute, pas complètement, ça m'a un peu consolé. Je devais me planquer, je devais survivre. Je devais me débrouiller tout seul, ne faire confiance à personne. J’ai compris plus tard ce que j’avais fait à ma mère, quand je me suis rendu compte qu’autour de moi, les gens devenaient alcooliques et que leur comportement changeait. Ils étaient violent, ou très joyeux, irresponsable dans tous les cas. Le monde m'a paru terrifiant, les gens complètement fous. J’avais beau me dire que les gens malhonnêtes ont toujours un penchant pour l’alcool pour se réconforter, mais il était indéniable que quelque chose clochait chez moi. Je pensais même être alcoolique, par les visions étranges que je pouvais avoir le soir dans la rue. Des créatures étranges tout droit sorti de la mythologie, pour le peu que j’en connaissais. Episode 45 de scooby-doo, attaque de monstres de mythologie qui étaient en fait des robots conduits par des jumeaux diaboliques qui voulaient racheter l’usine de croquettes pour alligators, ou quelque chose dans ce gout là…

En tout cas, je les évitais ceux-là. Personne d’autre semblait les voir, alors j’ai fais semblant de ne pas les voir non plus. Jusqu’au jour où l’un d’eux m’a parlé. Je n’ai pas vraiment voulu écouter, mais il réapparaissait souvent, me disait que j’étais le fils d’un dieu important. Moi, je pensais bien que mon cerveau se foutait de moi, j'ai éclaté de rire et j'suis parti. Ouais, jusqu’à ce que je décide de suivre cette illusion trop réelle au cours d'une nuit terrifiante. Des gars à mes trousses,j'crois que j'avais choisi le type à voler. En tout cas, j'lai suivi, elle avait l'air de savoir où me planquer et j'avais pas d'autre options. Même si j’cachais ma peine sous des tatouages et que j’me sentais plus fort au contact glacial de mon flingue, j’avais toujours peur. J’étais terrifié de vivre, d’exister, d’être un fléau. C’est comme ça que je suis arrivé au camp Jupiter, que j’ai connu l’enfer. J’ai vu des pouvoirs qui surpassaient l’entendement et la réalité, je me suis calfeutré dans mon arrogance et ma rancœur de vivre. J’ai morflé au sens propre, je ne savais pas me battre. L’on me disait de réveiller mon instinct, que j’étais le fils d’un grand Dieu, que j’enfermais en moi bien plus que je ne voulais croire. Je me suis fais massacré, j’avais toujours cru vouloir mourir, mais j’en ai compris le véritable sens qu'en étant dans cet endroit. J’ai compris que tout cela était vain, que je n’y parviendrais jamais. Quand je m’auto alcoolisais pour ne pas affronter, pour encaisser, personne ne voyait rien, mais ça ne m’empêchait pas d’être brisé. J’ai abandonné, j’ai pris la fuite et vit avec le sentiment pesant d’être poursuivit. J’ai échoué, même si je ne veux pas l’admettre.

Je tourne en rond à nouveau.
Mais j’éprouve de la haine, plus que jamais.
Envers moi-même, ce que je suis, ceux qui sont comme moi.
Envers l’espoir.

La nuit noire


J’ai cherché à comprendre ce qui ne s’explique pas. Je me souvenais que j’étais sensé contrôler ce pouvoir, qu’il ne devait pas se retourner contre moi. Pourtant, je ne pouvais comprendre comment cela fonctionnait. Je me demandais comment des personnes sombres peuvent se retrouver ivres à mon contact. Je n’avais pas été longtemps à l’école, je lisais très mal et mon écriture était un véritable fiasco, mais je suis renseigné il parait qu’il existe un taux infime d’alcoolémie naturelle et que je suis en mesure de l’augmenter. Je ne comprenais pas l’utilité d’une telle chose, si ce n’était que me renvoyer en permanence dans les abimes de mes souvenirs les plus atroces de mon enfance. Et maintenant, je m’étais donné en spectacle, complètement ivre au camp Jupiter quand j’essayais d’utiliser mon pouvoir, car j’essayais de me battre pour être simplement ridicule et rit.
J’ai perdu toute envie de rire.

Tout ça pour en finir là, face à cette bouteille, un type minable au sol. Je me disais que mon don pourrait être mortel, que si je buvais, je pourrais me plonger dans un coma éternel. J’imagine qu’une simple bouteille pourrait être mon cimetière. Je me demande constamment ce qu’il arriverait si j’en buvais, si je sombrais en dedans. Je pense à ma mère, cette vieille folle, suis-je aussi prédisposé à l’alcoolisme ? Peut-être que cela ne me fera rien du tout, mais tant que je résiste alors, je me dis que j’espère encore quelque chose de la vie.
Mais quoi ?

© .ipar haizea


Dernière édition par Collin Buchanan le Jeu 19 Jan - 14:36, édité 5 fois
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SANG-MÊLÉ ROMAIN.

MessageSujet: Re: Pink Fluffy Unicorn dancing on Rainbows   Mer 18 Jan - 15:45

Ooouh mais quel sexy fils de Bacchus ! What a Face

Bienvenue à toi et bon courage ! Hâte d’en savoir plus sur ton personnage. Le peu qu’on en a déjà donne l’eau à la bouche !
Ps : sympa le pouvoirs ! huhu

_________________

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MessageSujet: Re: Pink Fluffy Unicorn dancing on Rainbows   Mer 18 Jan - 16:07

Bienvenue, fils d'ivrogne :D

Bon courage pour la rédaction de ta fiche et j'ai hâte de connaître l'histoire de ton personnage !
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MessageSujet: Re: Pink Fluffy Unicorn dancing on Rainbows   Mer 18 Jan - 16:33

Merci Hillel !
Ahah j’vais rester à un seul pouvoir j’le trouve déjà bien corsé lol

Merci Lorenzo, je crois qu’on pourra mettre fils d’ivrogne avec un « s » à ivrogne XD
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MessageSujet: Re: Pink Fluffy Unicorn dancing on Rainbows   Mer 18 Jan - 19:06

welcome !
choix de gfeat, de parent dibin et de pouvoir très intéressant ! j'ai hâte d'en savoir + bril
bonne continuation dans la rédaction de ta fiche superhero
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MessageSujet: Re: Pink Fluffy Unicorn dancing on Rainbows   Mer 18 Jan - 20:54

Merci ! (des bisous de Rumpy (a) )
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MessageSujet: Re: Pink Fluffy Unicorn dancing on Rainbows   Jeu 19 Jan - 10:02

Bienvenue parmi nous ! Le haricot magique t'as mené au bon endroit ♥️ Contente de voir arriver un nouvel itinérant, fils de Bacchus en plus de cela ! Je te souhaite bon courage pour ta fiche et si tu as des questions n'hésite pas !

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MessageSujet: Re: Pink Fluffy Unicorn dancing on Rainbows   Jeu 19 Jan - 10:11

Bienvenue sur MD !
Bon courage pour ta fiche ~

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MessageSujet: Re: Pink Fluffy Unicorn dancing on Rainbows   Jeu 19 Jan - 10:25

Bienvenue parmi nous ! Un compatriote romain, ça fait du bien ! Bonne chance pour la suite de ta fiche déjà bien commencé !

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MessageSujet: Re: Pink Fluffy Unicorn dancing on Rainbows   

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Pink Fluffy Unicorn dancing on Rainbows

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