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 Qui sème le vent récolte la tempête [21/02/17 - Nouvelle-Orléans] [Hay-Maisie-Lyllian-Tam]

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COLONEL BADASS
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COLONEL BADASS

MessageSujet: Qui sème le vent récolte la tempête [21/02/17 - Nouvelle-Orléans] [Hay-Maisie-Lyllian-Tam]   Lun 20 Fév - 19:39

Qui sème le vent récolte la tempête !
Tamara, Haytham, Maisie, Lyllian-Aaron

21 février 2017, Nouvelle-Orléans.

Maisie et Lyllian-Aaron étaient venus passer un week-end, sur invitation d’Haytham. Ce dernier ayant fait une petite escapade à New York pour récupérer quelques affaires dans son ancien appartement qu’il avait donné à sa fille, et pensant cette dernière absente, avait eu l’évidente mauvaise surprise de constater que non, elle n’était pas absente, et pire, elle n’était pas seule. Surprendre sa propre fille au pieu avec un type beaucoup plus âgé qu’elle avait dû être un choc pour l’Irlandais. Tam, quant à elle, s’était bien marrée quand il le lui avait raconté, et plus encore quand Maisie lui téléphona pour lui faire part de sa version des faits. Ce Lyllan, Tamara ne l'aimait pas des masses, il ne lui avait pas fait une très bonne première impression l'année passée à Scranton, elle avait dû presque le supplier de l'aider à sauver Haytham. LA seconde impression ne fut guère meilleure sur le yacht lors de la mission d'infiltration en juillet dernier. Bref, Hay s’imaginant que son comparse demi-dieu était le petit ami de Maisie, il avait décidé de les inviter à passer un peu de temps avec eux… espérant qu’ainsi les crises d’engueulades avec Tam s’amoindriraient. Elle aussi l’espérait. Mais…

Une énième dispute. Encore une. Depuis qu’ils avaient appris qu’ils seraient parents d’ici quelques mois, il ne se passait pas une semaine sans qu’au moins une dispute n’éclate entre Haytham et Tamara. Et la fréquence de ces houleuses discussions s’était accrue depuis environ deux mois. A présent, Tam était à six semaines du terme, et elle ne supportait plus cet état, d’autant qu’ils étaient plus ou moins coincés à la Nouvelle-Orléans, vu que l’ancien agent de terrain s’était échappée du DLCEM, qui n’était pas le genre d’organisation de laquelle on pouvait démissionner. Et tout le monde lui disait quoi faire sans arrêt, que ce soit sa mère, qui avait retrouvé ses esprits depuis un moment, la cuisinière, même Hay parfois s’y mettait. Quand dormir, quoi manger, que porter, quoi faire et quoi ne pas faire… La petite brune n’avait jamais été de celles à qui l’on dictait la conduite, et ce soudain revirement de situation l’excédait au plus haut point. Ce matin-là, encore une fois, c’était la crise. Heureusement que les autres occupants de la vaste maison n’avaient pas les pouvoirs du fils de Mars, sinon ils auraient eu droit à un feuilleton d’engueulades depuis bien des semaines. D’ailleurs, le demi-dieu, clairement exaspéré par les caprices et les crises de nerf de sa chère et tendre, avait décidé de mettre les voiles une journée histoire probablement de s’aérer. Pouvait-on lui en vouloir ? Tamara répondrait que oui, de toute évidence ! Et lorsqu’il réapparut au petit matin dans la chambre, elle le lui fit clairement comprendre, d’où le terme de « crise ». Exaspérée par une nuit quasiment sans sommeil à s’inquiéter de ce que devenait son « Penseur » qui ne pensait pas à répondre à ses appels et ses messages, elle profita d’être rassurée de voir qu’il allait bien pour lui rebalancer dans la figure ses quatre vérités.

-Tu t’es encore barré ! Encore une fois, ENCORE UNE PUTAIN ! Alors que tu avais dit que tu ne le ferais plus jamais ! Ha, je suis vraiment la dernière des idiotes de croire que tu vas un jour finir par tenir tes promesses, tu m’as déjà démontré un nombre incalculable de fois que t’en es pas capable !

Alors que l’Irlandais essayait en vain de se justifier, Tam continuait de lui hurler dessus tout en enfilant ses ballerines, les seules chaussures qu’elle pouvait mettre à présent (d’autant que vu la taille de son ventre, elle avait du mal à voir ses pieds, et pouvait encore moins se baisser pour faire ses lacets).

-Tu fais chier, bordel ! Ce truc - c’était ainsi qu’elle nommait plus ou moins affectueusement le quart de dieu qu’elle portait-  a passé la nuit à me filer des coups de pieds qui m’ont empêchée de dormir, y a que quand t’es là qu’il reste tranquille et tu le sais ! Tu l’as fait exprès pour m’emmerder ou quoi ?! Tu pouvais pas te barrer juste la journée pour qu’on en reste là, non il a fallu que ce soit la nuit aussi ! Qu’est-ce que t’as été foutre toute la nuit dehors ? Si tu t’es remis à boire, je peux t’assurer que t’auras aucune excuse quand je t’aurais balancé cette table de nuit dans la gueule ! Tu sais quoi ? Tu m’exaspères ! J’en ai ma claque ! Je vais faire un tour avant de te dire encore des trucs que je regretterai peut-être après… Quoi que c’est pas sûr que je le regrette, vu ton comportement ! Tu te fous vraiment du monde, Haytham Cassidy ! On peut vraiment pas te faire confiance ! Et dire qu’on va avoir un gamin ! Ça me tue que tu sois pas fichu de prendre tes responsabilités !

Evidemment, par fierté, elle ne mentionna pas le fait qu’elle s’était inquiétée pour lui au-delà du dicible, même si ça paraissait évident. Il s’était absenté tout une journée et tout une nuit alors qu’il y avait un avis de tempête imminente, sans compter le fait qu’en tant qu’ancien alcoolique, le savoir seul et peut-être dans un bar n’avait rien eu de rassurant pour elle. Mais bon, il était rentré, heureusement. Tam avait tourné les talons, se moquant bien de la portée de ses paroles, puis avait descendu l’escalier et s’était dirigée vers la porte de l’aile sud, ne relevant pas la remarque de sa mère qui était ravie de la voir porter une robe. A vrai dire, il s’agissait d’une des robes de grossesse de madame Lond. Vu que Tam ne rentrait désormais plus dans ses vêtements et qu’il était hors de question pour elle d’aller faire du shopping (une fois il y a deux mois, ça lui avait suffi), chose qu’elle détestait par-dessus tout, sa mère lui avait donné ses affaires. Des trucs faciles à enfiler, voilà tout ce qui convenait à la future maman qu’elle était. Ignorant donc la remarque de sa chère mère, elle avait laissé la porte claquer derrière elle et marchait d’un pas déterminé (autant que possible) vers le jardin. Victoria était allée voir le fils de Mars pour tâcher de le rassurer, comme toujours. Cette femme était la douceur incarnée, cela n’avait pas changé malgré vingt-huit longues années plongée dans une sorte de mutisme qui l’avait mise sur pause tout ce temps.

-Ca va lui passer, tu sais comment elle est. Quand elle reviendra, elle sera désolée de t’avoir crié dessus. Elle t’aime tellement. Essaie de ne pas trop lui en vouloir, ça ira mieux quand le bébé sera là, tu verras, assura Victoria.

Tam était sortie depuis une bonne heure quand la télé et la radio annoncèrent que l’avis de tempête prévue pour le lendemain soir était finalement avancé, et que tout un chacun à la Nouvelle-Orléans devait absolument s’abriter le plus tôt possible. La météo étant ce qu’elle était, à savoir incertaine et imprévisible, la tempête avait décidé de s’amener avec vingt-quatre heures d’avance. On parlait alors d’une tempête sans précédent pour la région, il était fortement conseiller de s’abriter au plus vite. Madame Lignac, la cuisinière de la famille, était affairée à apporter de quoi passer deux ou trois jours dans l’abri atomique du domaine, eau, nourriture, couvertures etc, avec l’aide de Lyllian et Maisie qui, étant venus passer quelques jours avec eux, qui se retrouvaient bloqués le temps que la tempête ne passe. En effet, il avait été annoncé que les routes, gares et aéroports seraient bloqués et l’électricité coupée sous peu, autant dire qu’ils étaient coincés tous ensemble pour au moins quarante-huit heures supplémentaires.

Tamara quant à elle, avait retrouvé le fameux coin du domaine qu’elle avait qualifié dans le vieux journal intime de ses onze ans de « hyper loin » et  « carrément trop cool ». Cet endroit qu’ils avaient découvert en jouant les explorateurs, et où le jeune demi-dieu avait fabriqué un arc pour qu’ils s’amusent à tirer des flèches dans des troncs d’arbres, s’apparentait déjà à l’époque à une parcelle de jungle amazonienne, alors autant dire que maintenant, c’était pire. Mais cela donnait un charme sauvage au lieu. Une petite brise fraiche obligea Tam à fermer son gilet en laine tandis qu’un sourire nostalgique se dessina sur ses lèvres en retrouvant les souvenirs liés à ce lieu, ce qui apaisa sa colère. Elle marchait entre la végétation dense, passant sa main sur le tronc de l’arbre qui avait servi de cible, lorsque soudain le ciel s’obscurcit sans crier gare. Machinalement, elle regarda en l’air, et les épais nuages d’un gris foncé inquiétant qui dissimulaient le soleil lui firent comprendre qu’il était temps de rentrer. Alors qu’elle allait prendre la direction de la maison, elle se rendit compte qu’elle perdait les eaux. Elle resta bouche bée quelques secondes.

-Tu choisis bien ton moment, toi ! marmonna-t-elle à l’attention de l’enfant qu’elle portait. Sérieusement, c’est une coalition père-truc ?!

Il n’y avait plus de temps à perdre, d’autant que quelques éclairs se mettaient à fendre le ciel. Tamara se douta alors que la tempête ne tarderait pas, ce qui l’étonna puisque les autorités avaient déclaré encore ce matin qu’elle ne commencerait pas avant le lendemain. Enfin bref, de toute façon, elle ne pouvait pas rester ici. Elle se mit à marcher aussi vite que son état le lui permettait, mais fut stoppée nette après une dizaine de pas par une violente douleur qui l’obligea à se plier en deux (du moins autant qu’elle le pouvait vu la taille de son ventre), lui coupant le souffle quelques secondes. Elle prit appui sur le tronc d’un arbre pour éviter de tomber, et reprit son souffle. Quand elle voulut repartir, la douleur revint, plus vive encore, la faisant grimacer et lui tirant un cri.

-Bordel mais qu’est-ce qui se passe ?! marmonna-t-elle entre ses dents.

Tam essaya de reprendre son souffle et s’adossa contre l’arbre. C’était ça, des contractions ? Mais ce n’était pas sensé commencer « gentiment » ? En faisant la rétrospective depuis le matin, elle se rendit compte  qu’elle avait effectivement ressenti des trucs bizarres, mais elle avait mis ça sur le compte de l’énervement et de la dispute. Essayant de garder son calme, elle plongea ses mains dans les poches de son gilet à la recherche de son téléphone portable, un  prépayé bien sûr, pour éviter de se faire repérer par le DLCEM. C’est en découvrant que ses poches étaient vides que la petite brune se rappela l’avoir laissé sur la table de nuit avant de quitter la chambre comme une furie.

-Fait chier !! OK… on reste calme… Oh nom de dieu je suis pas prête pour ça !

Elle prit une grande inspiration, et lorsqu’elle voulut se détacher de l’arbre pour reprendre le chemin, après seulement quelques mètres, une nouvelle douleur plus violente encore l’empêcha de faire le moindre pas supplémentaire et lui fit pousser un nouveau cri. Elle en eut les larmes aux yeux et dut s’asseoir, se laissant glisser contre le tronc de l’arbre le plus proche. C’est en gagnant le sol que Tam s’aperçut qu’elle perdait du sang. La panique s’empara d’elle.

-Oh non ! Non non non, qu’est-ce que tu me fais là ? demanda-t-elle au bébé en écarquillant les yeux.

Machinalement, elle regarda de part et d'autres, cherchant une idée. Comment pourrait-elle faire pour rentrer ? Elle se rappela qu’Haytham était pourvu d’une ouïe super développée. Si elle se mettait à hurler, peut-être qu’il l’entendrait et pourrait venir la chercher avant qu’il ne soit trop tard. Et le nouvel éclat de tonnerre qui fendit le ciel la conforta dans l’idée qu’il n’y avait pas une seconde à perdre.

-HAYTHAAAAAM !!! HAAAAY !!! VIENS ME CHERCHER !!! STP VIIITE !

Elle reprit son souffle et se remit à hurler le nom de l’amour de sa vie, espérant que sa voix ne serait pas couverte par les intempéries, afin qu’il la trouve avant qu’il ne soit trop tard. Elle avait comme la désagréable impression que sa dernière heure était arrivée, et que la dernière discussion qu’elle avait eue avec le fils de Mars n’était qu’une dispute pourrie, basée sur des vieux reproches qu’ils s’étaient pourtant promis d’oublier. S’il savait combien elle regrettait de l’avoir traité comme un chien, s’il savait combien elle l’aimait… Elle se remit à l’appeler, aussi fort que possible, sentant chaque fois ses forces s’amoindrir peu à peu. Elle détestait se sentir impuissante, mais là, clairement, elle n’était plus que l’ombre d’elle-même. La pluie s’était mise à tomber depuis quelques minutes, rafraichissant un peu l’air. Tamara était désormais trempée et commençait à grelotter. Même si les températures étaient douces en Louisiane en février, la pluie et le vent avaient tendance à refroidir considérablement l’air ambiant. Elle repensa à toutes les fois où elle avait failli perdre la vie en mission. Jamais elle n’aurait imaginé qu’elle mourrait ainsi, en accouchant dans une tempête dans le domaine de son enfance. Dans un nouvel effort désespéré, Tam se remit à crier pour appeler le demi-dieu qui faisait battre son cœur, un cœur qui, présentement, battait la chamade, laissant les larmes dévaler ses joues déjà trempées par la pluie. Ses appels au secours était entrecoupés par des cris de douleur à cause des contractions qui se rapprochaient, et plus ça allait, plus elle perdait du sang. Elle commençait à se demander pourquoi elle avait autant la poisse. Avait-elle cassé un miroir, voire plusieurs dans sa vie, ce qui aurait entrainé des décennies de malchance ?
Enfin, par miracle, les buissons s’écartèrent, laissant passer le demi-dieu romain, tout aussi trempé qu’elle, après sans doute une course effrénée à travers la végétation du terrain. Le regard de la petite brune s’illumina, le soulagement de le voir se lisait sur son visage devenu un peu pâle.

-Hay, oh mon dieu, merci tu es là ! lança-t-elle en lui tendant les bras. Je peux plus marcher, j’ai perdu les eaux et… AAAHH… j’ai des saloperies de contractions, dit-elle en essayant de reprendre son souffle suite à une nouvelle douleur lancinante. Dis, tu l’entends toujours, son cœur, tu l’entends ? Je perds plein de sang, je sais pas si c’est normal…

L’inquiétude transparaissait dans son regard. Le fait de perdre du sang n’indiquait rien de bon, ni pour la mère, ni pour le bébé, mais à présent, Tam s’inquiétait plus pour son enfant à naître que pour elle-même. Elle n’avait aucune idée de ce qui se passait et c’était bien ça le plus affolant dans l’histoire. Ca et cette tempête qui semblait bien décidée à se déchainer sur eux. Les branches des arbres commençaient à s’agiter dans tous les sens, la pluie se faisait plus dense et violente à cause du vent, le ciel s’était également considérablement obscurci. Alors que le fils de Mars prenait sa bien-aimée dans ses bras, celle-ci s’accrocha à son cou.

-Hay, je suis désolée, pour tout ce que je t’ai dit. Pas seulement aujourd’hui où j’ai vraiment dépassé les bornes, mais tous les autres jours où je t’ai pris la tête pour rien, je te demande pardon. Je t’aime, tu sais, je t’aime plus que tout. Je regrette vraiment toutes les saloperies que je t’ai dites, j’en pensais pas un mot. Je t’aime, c’est tout ce qui compte à mes yeux. J’aurais jamais… -elle serra les dents en essayant difficilement d’éviter de hurler suite à la nouvelle contraction qui l’assaillait- j’aurais jamais dû te parler comme je l’ai fait, je te demande pardon, répéta-t-elle, les larmes aux yeux.

Elle souffla bruyamment pour tâcher de se calmer, mais il fallait reconnaitre qu’au vu des circonstances, c’était un peu difficile. Une nouvelle contraction ne tarda pas à arriver. Machinalement, elle crispa ses doigts autour de l’épaule du demi-dieu.

-PUTAIN ça fait trop MAAAL, je veux que ça s’arrête !!!! Pitié fais quelque chose pour que ça s’arrête !

Tam n’était pas du genre « doudouille », mais là, c’était carrément devenu insupportable, même pour elle. Comment une chose qui arrivait des millions de fois partout dans le monde tous les jours pouvait faire aussi mal et être aussi flippante ?


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CAPITAINE BEAU GOSSE
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MessageSujet: Re: Qui sème le vent récolte la tempête [21/02/17 - Nouvelle-Orléans] [Hay-Maisie-Lyllian-Tam]   Mer 22 Fév - 15:35

Qui sème le vent récolte la tempête !
Tamara, Haytham, Maisie, Lyllian-Aaron


21 février 2017, Nouvelle-Orléans

Seul ! Il était seul à marcher dans les rues de Oak Alley. Mains dans les poches, le cœur lourd, Haytham Cassidy se demandait encore ce qu'il faisait. La journée d'évasion se transformait à présent en nuit au vu de l'heure. Une constatation qui ne l'incitait pas pour autant à faire demi-tour pour rentrer. Quelques rires le sortirent de sa réflexion, le monde n'avait donc pas cessé de tourner, l'on riait, l'on s'amusait, l'on buvait à plein régime dans le coin et pour cause, Haytham venait d'atteindre le centre-ville. Quelques magasins étaient encore ouverts, de ceux qui vendent le kit de survie. Hay en savait quelque chose. Combien de fois n'avait-il pas franchi la porte de l'un de ses magasins pour rapporter de la glace à Tamara. « Ca vous sauve la vie ! » Il s'arrêta devant l'épicerie et s'assit sur un banc blanc. Il aurait voulu sourire à sa plaisanterie, mais n'en avait pas la force. Par acquit de conscience, il sortit son portable de la poche arrière de son jean. Il comptabilisait à présent pas moins d'une dizaine d'appels en absence et tout autant de sms. Tamara ne faisait pas les choses à moitié. Pour l'heure, le demi-dieu n'était pas prêt à briser son silence et rangea de ce fait son portable continuant ainsi à fixer la vitrine qui lui faisait face.

L'on pourrait très aisément adopter le ton d'une voix off pour commenter le dérouler des événements. Il nous faudrait de ce fait revenir en arrière, quelques heures voire quelques semaines auparavant et ressortir l'appellation « dans les épisodes précédents » pour faire un peu plus authentique. J'aurais tant aimé que ça soit si simple, autant que peuvent l'être les bêtises des enfants qui sont déjà vite oubliées après la remontrance des parents. Je ne suis pas parfait, j'ai beau être un demi-dieu, j'ai tout autant si ce n'est même plus de failles qu'un être humain lambda. Pour l'heure, je suis là, seul, assit sur un banc, je cristallise les mauvaises passions et les insultes à en juger par le sifflement de mes oreilles. Pourtant tout aurait dû se passer à merveille. Nous aurions dû tenir nos belles promesses, éviter les crises, les disputes, tout ce qui n'a eu de cesse de nous éloigner l'un de l'autre. Le fossé était à présent si conséquent, que je me demandais encore s'il était possible de tout réparer. Encore faudrait-il savoir quoi réparer ! Regardez-moi ! J'ai l'air pathétique et je le suis. Bon sang Hay, ta fille s'est tapée, je ne sais combien de kilomètres pour être là avec toi et tout ce que tu trouves à faire, s'est de mettre les voiles ! Bravo ! Quel abruti je fais ! Ah oui, vous ai-je dis qu'en plus de l'inviter, j'ai aussi convié son petit-ami, du moins c'est ce que je pensais jusqu'alors. Oui, parce que vous à moi, lorsque vous tombez sur votre fille, dans votre ancien chez vous, dans votre ancien lit en train de se livrer à je ne sais quelle prouesse (d'ailleurs, je n'ai pas envie de savoir) vous vous dites naïvement (passé le choc) « Ok, ma fille a invité son petit ami à venir chez elle, chouette ! »

Non, je ne suis pas simple d'esprit, naïf à la rigueur. Je vous entends déjà ricaner comme des oies. Attendez, ça ricane une oie ? J'ai un doute et sur ma question et sur l'expression… Enfin bref, passons ! Donc oui, moquez-vous ! Mais dites, moi, ça vous arrive souvent de vous découvrir une fille vingt-cinq ans après ? Non ! Et en conséquence découvrir que c'est une femme et que comme chaque femme qui se respecte, elle a des besoins… HA, non, stop je préfère ne pas dévoiler ce passage. Oui, je suis encore resté à la phase, bisous sous la couette = petit copain. Donc, voulant jouer au père cool et non-poule, je me suis dit « ok ! Ta fille a un mec, alors autant l'inviter à passer quelques jours à la maison pour mieux le connaître et ne pas rester sur une mauvaise impression » Oui, sauf que le mec en question, c'est Lyllian-Aaron McLochlainn. Je vais vous épargner également le passage où je vous fais part de ma quasi-aversion pour le « jeune homme » je crois que ça ne ferait que m'énerver davantage et je n'ai vraiment pas besoin de ça actuellement. Donc reprenons à l'épisode où passer les émotions de la découverte, quelques jours plus tard, je propose à ma fille de venir à la Nouvelle-Orléans avec Lyllian. Joie dans nos cœurs, sauf dans le mien quand j'ai appris que ce « charmant » jeune homme, plus âge qu'elle au passage, n'était pas son petit-ami, mais juste son « plan cul » Oui, ma fille a un plan cul. Je crois que plus je le dirais et moins je l'accepterai. C'est tout moi ça, le premier à jeter la pierre, mais pas le dernier à faire des conneries. Moi aussi, j'en ai eu des plans culs à son âge, c'est normal ! La vie, ce n'est pas un épisode de « La petite maison dans la prairie » Les jeunes sont jeunes (logique), ils s'amusent et profitent de la vie. Et puis que je le veuille ou non, ma fille n'est plus une petite princesse, c'est une femme, une femme qui vit sa vie. Donc voilà, vous pouvez aussi vous contenter de la version courte, à savoir, j'ai invité le plan cul de ma fille, pensant que c'était son petit ami. Ça pourrait presque être l'intitulée d'un talk-show à la Oprah !

Mais j'imagine que vous voulez savoir pourquoi je suis là à errer comme une âme en peine sur mon inconfortable banc. Vous le serrez bien assez tôt, mais avant d'en arriver là, avant de marcher dans les rues, les mains dans les poches, j'ai fait un détour. Rien de bien existant dit comme ça, sauf que si j'ajoute un détour qui aurait pu saboter ma vie et mes efforts, ça devient tout de suite plus intéressant n'est-ce pas ? J'étais là, assis sur mon tabouret, devant le comptoir en bois bien astiqué d'un pub, dont le nom m'échappe, un truc francophone surement. Pendant cinq minutes, j'ai fixé le verre qui se trouvait face à moi. Un double whisky, pur malt avec deux glaçons et un morceau de citron. Voilà presque deux ans que je n'ai pas touché à une goutte d'alcool. Deux ans, vous imaginez ce que c'est pour un accro ? Une éternité et j'exagère à peine. Nous étions donc là, face à face, dans une confrontation que la colère, la peine et la douleur, rendait intense. Jamais à cet instant, les mots d'Oscar WILDE ne me parurent aussi évidents. « Le seul moyen de résister à la tentation, c'est d'y céder » Ouais, il n'avait pas tort le bougre et Irlandais de surcroît. J'étais mal, tellement que cela aurait pu me servir d'excuse si j'avais cédé à la tentation.

Tam et moi, moi et Tam, ce « nous » sonnait de plus en plus faux à mesure que les disputes éclataient et elles redoublaient en intensité sans que je ne puisse rien y faire. Je n'arrivais même plus à savoir si j'étais triste ou en colère. Je me contentais de prendre les coups, sans les rendre en accablant chaque jour un peu plus les hormones qui transformaient l'amour de ma vie en espèce de Hulk. Puis ma patience a fini par s'effriter et moi-même, je me suis laissé contaminer par la Hulk attitude. Aujourd'hui, j'ai atteint le paroxysme de l'impatience. Étouffé par les crises à répétitions, par les reproches et par les attaques, j'ai fait ce que je sais faire de mieux, fuir. Rassurez-vous, j'ai payé mon verre, avant de m'en aller sans l'avoir délesté d'une seule gorgée. Conscient de la connerie que j'aurai pu faire, j'ai quitté aussitôt ce lieu de tentation pour l'alcoolique en rédemption que je demeure et je me suis mis à marcher encore et encore conscient d'être un trou du cul, mais incapable de le reconnaître officiellement. Une question de fierté mal placée, j'imagine ! Et puis merde ! Me voilà en train de me frictionner le visage, espérant naïvement que cela rendra mes idées plus limpides et mes maux moins imposants. Peut-être pourrais-je aussi me défaire de cette putain de colère qui m'empêche encore de décrocher mon téléphone, ou même d'envoyer ne serait-ce qu'un sms pour « rassurer » Mais non, encore cette foutue fierté ! Après avoir quitté le bar, c'est à présent le banc que je délaisse. Je ne vais pas rentrer au risque de dire des choses que je pourrais regretter par la suite. Je vais donc opter pour l'hôtel et me défaire de quelques billets pour quelques heures de tranquillité. C'est toujours mieux que de traîner dehors et se laisser tenter par l'appel facile de la bouteille. J'en ai trop bavé pour céder maintenant et nul doute que je continuerais à en baver. En choisissant Tamara Lond, je n'ai pas opté pour la facilité. Me voilà encore en train de douter. Une bonne nuit de sommeil me remettra les idées en place et demain sera un autre jour. Priez pour moi…


Le lendemain …

Haytham, qui n'avait finalement pus se résoudre à dormir, quitta l'hôtel et reprit la route. Il tenta d'allumer son portable, vainement car ce dernier n'avait pas été chargé la veille. Nul doute que la dizaine d'appels et les « quelques » sms envoyés par Tamara frôlés à présent le nombre à trois chiffres, une hypothèse loin de séduire le demi-dieu qui se pencha vers la radio pour l'allumer et se défaire du silence qui régnait à présent dans le véhicule. Tentant de trouver un signal, le fils de Mars inclina le bouton de gauche à droite, mais force est de constater qu''il n'émettait sur aucune de ses stations favorites, il dut se rabattre sur les informations.

« Oui bonsoir Benson ! Le service météorologique est saturé depuis hier. Il est vrai que l'annonce d'une dépression météorologique majeure sur les côtes du Sud n'a rien de rassurant.  Le système, en provenance des régions subtropicales, mais de type frontal, risque de toucher principalement le centre de la Nouvelle-Orléans. Avec des pointes à 180km/h et un coefficient de 102, il est fortement conseillé de se barricader. »

« Mais savez-vous quand nous serons frappé Malcom ? »

« -Je dirais d'ici vingt-quatre heures ! Mais n'en restons pas moins vigilant Benson »

N'attendant pas la fin de l'intervention, Haytham éteignit la radio, il venait de passer l'allée principale de la demeure.  La gorge sèche et le visage marqué, il quitta son véhicule pour retrouver « la chaleur » du foyer. Il croisa le regard de Madame Lignac rassurée de le revoir, puis celui de Victoria qui se rua sur lui pour le serrer fort contre elle. Passé l'étreinte, Madame Lond indiqua au Marsien que Tam se trouvait dans leur chambre et qu'elle ne l'avait pas quitté depuis hier. Prenant son courage à deux mains, le déserteur d'un soir monta une à une les marches menant à l'étage des chambres. Et c'est la boule au ventre qu'il entra dans la sienne et que ses quatre vérités lui furent balancé en pleine boire, ça ainsi que quelques oreillers qu'il esquiva sans mal. Tamara était furieuse et même présentée de la sorte, la description était un euphémisme. Elle fumait de colère, tel le dragon qu'elle était devenue. Conscient de sa faute, Hay préféra lui laisser la parole et n'entreprit de la prendre que lorsque sa « petite amie » aurait terminé de l'accabler encore un peu plus. « -C'est bon ? Tu as fini ? Oui je me suis ENCORE barré, mais si tu te remettais un peu en question, tu saurais pourquoi j'ai préféré m'échapper plutôt que de rester à t'écouter me brailler dessus. Tu me les brisais ok ? Tu peux comprendre ça?  Et arrête de m'accabler avec ces PUTAINS DE PROMESSE ! Sur ce je vais prendre une douche et j'aimerais que tu me lâches la grappe ok ?! »

Mais Tam ne lui laissa pas guère le choix et alors qu'elle essayait non sans mal d'enfiler ses ballerines, elle le chargea à nouveau sans prendre la moindre pincette. « -Bien sûr que non je ne l'ai pas fait exprès. Je ne pensais pas qu'il te tambourinerait le ventre comme ça. Arrête de voir le mal partout. » Cette fois, l'attaque de Tamara, ébranla totalement le demi-dieu qui lui adressa un regard mêlant tristesse et colère. « -Et ouais donc forcément je me suis remis à boire ! Tu veux connaître la vérité ? Ouais, j'ai été dans un bar et ouais, j'étais à deux doigts de m'enfiler un double whisky. Mais je ne l'ai pas fait. J'ai pensé à tous mes efforts, à Maisie, à toi et je ne l'ai pas fait. Alors si tu veux me balancer une table dans la tronche vas-y, fais-toi plaisir. Mais avant, c'est à mon tour de vider mon sac, puisque de toute évidence, c'est le bon moment. Moi aussi, j'en ai ma claque. Tu es devenue insupportable, toujours à te plaindre, à me prendre la tête pour rien. C'est quand la dernière fois que tu m'as adressé un mot doux hein ? Tu me traîtres sans arrêt comme un chien, alors que je fais au mieux. Putain, tu ne vois même pas tout ce que j'encaisse pour toi. Je me suis contenu pendant des semaines et des semaines. J'ai pris sur moi quand tu m'as sorti tous tes monologues à la con sur le fait que tu ne te sentais pas prête, que tu ne voulais pas être mère. J'ai même accepté de m'occuper du bébé pour que tu aies un semblant de vie putain. Enfin bref, c'est bon, j'en ai assez dit et je t'emmerde ! Si tu n'es pas foutu d'avoir confiance en moi et de me rabaisser sans cesse et bien va voir ailleurs ! » Il ne lui laissa pas le choix et s'enferma dans la salle de bains après avoir pris des vêtements propres.

J'étais en colère et incapable de me montrer compréhensif comme sont censés l'être les futurs papas. Pour dire vrai, Tam a épuisé ma réserve de patience, à tel point que je n'étais plus capable de faire le moindre effort. En terme clinique l'on peut parler de fracture et celle-ci est plutôt douloureuse. La nuit ne m'ayant porté aucun conseil et pour cause, Morphée m'a planté comme le gros enfoiré qu'il se doit d'être. J'imagine déjà la coalition divine, le déserteur doit être puni, donc pas de « dodo » Mais les gars, c'est justement pour nous éviter une troisième guerre mondiale que j'ai mis les voiles. Et puis merde, pourquoi est-ce que je me sens toujours obligé de devoir me justifier ? Je n'ai rien fait de mal, j'avais juste besoin d'air, ça n'est pas répréhensible que je sache ! Vous savez quoi ?! Allez tous vous faire foutre ! Ça sera plus simple comme ça.

Il se délesta de ses vêtements de la veille et entra dans la cabine de douche. Il tourna les robinets et se plaça au milieu du pommeau à l'italienne. L'eau chaude s'écoula dès lors sur son corps endolori. Pour savourer un peu plus cet instant de quiétude, le demi-dieu ferma les yeux et tenta de ce fait de s'isoler de tout. Il ignorait encore que Tamara s'était changée et avait quitté le lit pour elle aussi aller prendre l'air. Une trentaine de minutes s'écoulèrent lorsqu'Hay coupa l'eau. Un épais nuage de buée avait dès lors envahit toute la salle de bain à tel point qu'il était difficile de se repérer à présent. S'aidant de son ouïe et de son sens du touché, le fils de Mars parvint à rejoindre la petite fenêtre qui se trouvait à droite, près de l'armoire dans laquelle était rangée les serviettes de bains. Le nuage de buée se dissipa progressivement, laissant entrevoir, dans le miroir, le reflet d'un demi-dieu aux bords de la crise de nerfs.

« -ABRUTIT ! » hurla-t-il en enfonça son poing dans le miroir qui se brisa instantanément. Plusieurs bouts de verre vinrent d'ailleurs s'enfoncer dans la main de Marsien qui ne sentait rien malgré l'effusion de sang. « -Merde ! » Il se rua sur l'armoire à serviette pour en prendre une avant de l'enrouler aussitôt autour de son poing ensanglanté. « -Tu peux être fier de toi ! »  Après quelques insultes supplémentaires, il entreprit enfin de s'habiller, non sans mal avec le poing encerclé par la serviette. Passé l'épreuve du feu, il quitta la salle de bains, constatant de ce fait, que Tamara avait quitté le lit et la chambre. Le cœur lourd, il s'avança vers le lit qu'il refit sans attendre. Si par fierté il ne laissait rien paraître, à l'intérieur ça bouillonnait. Il s'en voulait terriblement d'avoir agis de la sorte.

« -Ca va lui passer, tu sais comment elle est. Quand elle reviendra, elle sera désolée de t’avoir crié dessus. Elle t’aime tellement. Essaie de ne pas trop lui en vouloir, ça ira mieux quand le bébé sera là, tu verras » Il se retourna aussitôt surprit d'être ainsi sortit de ses pensées. Victoria se tenait là, dans l'embrasure de la porte. « -J'ai préféré rien dire cette fois, elle semblait encore en colère ! » Elle-même avait les traits tirés, preuve qu'Haytham n'était pas le seul à avoir passé une mauvaise nuit. « -Je suis désolé, mais j'avais besoin d'air Victoria! »
« -Elle l'a mal pris Hay ! » dit-elle en posant son regard sur la main de son futur gendre.« -Mais qu’est-ce que tu t’es fais encore ? »

« -Ce n’est rien ne t’en fais pas ! Ecoute Victoria je vais être franc avec toi. Il est normal que tu prennes partie pour Tam, c’est ta fille, mais je te serais grès de ne pas intervenir ! »

« -Hay, elle n'a pas dormi de la nuit ! Et je ne te parle même pas des douleurs ! »

« -Oui je sais, elle me la balancé en pleine tronche»

« -Le bébé a pas mal bougé après votre dispute ! »

C'est à ce moment-là que j'ai compris que j'étais un vrai trou du cul égoïste de surcroît. Je suis de toute évidence, le seul capable de calmer le truc, je le sais et je me tire comme un voleur, laissant Tam seule à subir les coups. Ce n'est vraiment pas digne d'un fils de Mars ça ! J'aime cette femme bon sang et même si elle me les brise, même si elle se transforme en Hulk pour un rien, je l'aime quand même. Je ne me vois pas être ailleurs avec quelqu'un d'autre. C'est la femme de ma vie, mon grand amour et tant pis si je me « guimauvise » un amour de ce calibre n'existe pas en double exemplaire.

« -Ce que je peux être con parfois ! Je suis désolé Victoria »

« -Ca n'est pas à moi qui faut présenter des excuses mon chéri. Sache toutefois que je comprends. Attention, je n'ai pas dit que je cautionne ta petite vadrouille, soyons clairs. Néanmoins, je comprends à quel point c'est difficile. Tamara n'a pas été tendre ces dernières semaines »

« -Même un volcan en éruption fait moins de dégâts. » dit-il le sourire aux lèvres, un sourire qui s'éclipsa aussitôt lorsque l'Irlandais posa son regard sur l'extérieur. « -Ca c'est foncé d'un seul coup regarde ! » Victoria s'approcha à son tour de la fenêtre « -Tu sens ? » lança-il à son égard. La mère de Tamara répondit par la négative. « -Tu ne sens pas ces petites vibrations. Quelque chose ne va pas ! Madame Lignac a apporté tout ce qu'il faut pour l'abri ? »

« -Oui il me semble ! Hay nous avons le temps ! La tempête ne sera pas là avant au moins 24 h ! »

« -Vas chercher Maisie et son… et l'autre ! Je crois que nous devrions prendre les devants et nous préparer à accueillir cette tempête un peu plus tôt ! »

« -Tu en es sûr ! »

« -Mes sens ne me trompent jamais. Je sens quelque chose dans l'air ! Je t'en prie Victoria. Où est Tam ?! » La panique commença dès lors à se lire dans le regard de la matriarche qui n'avait pas la moindre idée de l'endroit où pouvait se trouver sa fille à présent. Sachant la crise imminente, le demi-dieu prit une fois encore sur lui pour ménager Victoria et déposa une main bienveillante sur son épaule. « -Je m'en occupe ne t'en fais pas. Vas donc chercher madame et monsieur Lignac et rejoignez l'abri avec Maisie de Lyllian. Je vais retrouver Tam de mon côté. » Il sortit aussitôt son portable et entreprit d'appeler sa petite-amie. Une tentative vouée à l'échec et pour cause, le demi-dieu percevant les vibrations du portable, se rendit compte de l'oubli de l'ancien agent de terrain qui encore sous le coup de la colère avait malencontreusement laissé son portable. Le ciel, c'était encore plus obscurité conférant à l'horizon une bien étrange teinte. Plusieurs éclairs commencèrent dès lors à déchirer le ciel. Hay somma à nouveau sa future belle-mère de rejoindre l'abri au plus vite. Puis il acheva de se préparer et enfila une paire de basket à la hâte. Dehors, la pluie commençait déjà à tomber avec intensité tandis que le tonnerre jouait à présent sa partition. L'itinérant romain avait à peine mis le nez dehors qu'il était déjà trempé de la tête aux pieds. « -Tam !!! » hurlait-il les mains autour de la bouche pour donner plus de portée à sa voix. « -TAM !!!!!!!!!!!!!!! » réitéra-t-il. Plus menaçants que jamais le vent et le tonnerre firent alliance rendant l'écoute plus difficile pour le demi-dieu. « -TAMARA !!!! »

J'ai peur, projeté des années en arrière, l'impression est la même. Je revois encore la créature à l'origine de tous mes malheurs, fendre la pluie et détruire peu à peu ma vie. Mon cœur tambourine tellement fort contre ma poitrine, que ses battements parvinrent à se retranscrire sous la forme d'acouphène pulsatif dans mes oreilles. C'est désagréable très désagréable. Ça siffle de partout, j'ai l'impression que même mes sens sont contre moi aujourd'hui. Putain de karma ! Si on a l'occasion de se rencontrer un de ces quatre, je crois qu'on aura quelques mots à échanger. Pour l'heure, je te serais grès de ne pas me les briser. Karma, Destin, c'est la même chose, une connerie de plus sur laquelle je peux cracher lorsque tout va mal. Et c'est exactement ce qui se passe. Tout va MAL BORDEL DE MERDE !!!!

Le vent soufflait encore plus à présent, la pluie tombait avec tout autant de vigueur rendant la progression bien difficile. Mais notre pugnace fils de Mars ne lâchait rien et continuait à avancer malgré tout. Et alors qu'il s'apprêtait à hurler et jurer, une fois familière lui remonta jusqu'aux oreilles enclines à la collaboration, car délestée de la sensation de bourdonnement. « -TAM !!! » C'était sa voix, il en était certain. Fermant les yeux pour mieux se concentrer, il se laissa guider par les cris de sa belle et fonça dans la bonne direction. Jamais encore, il n'avait couru aussi vite et affronté une telle tempête. Cette fois, il ne devait pas se louper et jouer les héros était une nécessité. Il évita donc les projectiles que lui envoyait le vent en pleine face et continua à se laisser guider par son ouïe. « -Tam ! » Il était tout prêt, il le savait, il lui restait encore quelques mètres à faire. Il s'enfonça à corps perdu dans la végétation « luxuriante » et écarta plusieurs feuillages jusqu'à enfin parvenir à trouver l'élue de son cœur. Par terre, trempée jusqu'aux os. « -Mon amour ! » dit-il en se précipitant. Elle ne pouvait plus marcher à présent et avait perdu les eaux. « -Je suis là mon amour ! Je suis là ! » Il se baissa pour la soulever, prenant grand soin de ne faire aucun geste brusque. » Il contourna les inquiétudes dues à la perte de sang et commença à courir tandis que Tam tentait maladroitement de présenter ses excuses. Hay posa dès lors sa main contre le ventre arrondi de sa guimauve et perçu quelques pulsations. « -Oui, oui, je l'entends. Son cœur bat encore. On ne va pas trainer ici. Accroche-toi à mon cou ! » Il contourna les inquiétudes dues à la perte de sang et commença à courir tandis que Tam tentait maladroitement de présenter ses excuses.

« - Tam non non non ! Pas maintenant, ne t'excuse pas. On a merdé tous les deux, maintenant, c'est derrière nous » Le poids de Tamara n'était pas un problème au vu de la force surhumaine à laquelle Haytham pouvait prétendre. Une force décuplée par la surproduction d'adrénaline. Ils arrivèrent enfin près de l'abri atomique où ils étaient attendus avec fébrilement. « -Je t'aime aussi mon amour ! » lança le demi-dieu à la femme de sa vie alors qu'une nouvelle contraction arriva provoquant aussitôt les hurlements de Tamara « -J'AI BESOIN D'AIDE !!!!!!!!!!! » hurla-t-il à son tour alors qu'il franchissait les portes de l'abris. « -Elle a perdu les eaux et beaucoup de sang. » Il posa aussitôt son regard sur Lyllian. « -Le bébé ne peut pas arriver maintenant, c'est trop tôt !!!! »
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MessageSujet: Re: Qui sème le vent récolte la tempête [21/02/17 - Nouvelle-Orléans] [Hay-Maisie-Lyllian-Tam]   Mar 7 Mar - 9:50


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Lyllian était au volant d’une voiture en leasing, Maisie à la place passager. Ca devait bien faire une heure qu’il roulait et il n’avait pas dit un mot. Il n’en avait pas non plus énormément dit durant le vol qui les amena de New-York à la Nouvelle-Orléans. Il n’était pas loquace d’habitude, mais là c’était pire. Tout ceci était le fruit d’une très longue histoire. Il devait passer un weekend en famille. En famille, c’est à dire la famille de Maisie, et peut-être encore restait-il un peu d’amitié entre Lyllian et Haytam, ce dernier n’étant autre que le père de Maisie. Pourquoi s’embarquer là-dedans alors qu’elle n’était qu’une agréable distraction pour le demi-dieu ? Certes il aimait aussi son esprit parfois, mais de là à aller s’amuser en famille ce n’était pas encore ça. Lyllian n’était pas comme ça. Les familles il les évitait. Il avait déjà la sienne à gérer et il s’était presque arrangé au préalable pour que O. se débarrasse de sa mère. Ainsi, plus de soucis de famille. Pour résumer sa situation, il s’était dit plusieurs fois qu’il devrait arrêter de la voir quand il a su que son père n’était autre qu’une de ses connaissance, Haytam. Connaissance avec qui il s’entendait relativement bien. Enfin ça c’était avant sa catin et que je traite sa fille comme tel… Malheureusement, Lilly n’avait pas arrêté. Il y avait du défi dans l’histoire ce qui rendait les choses encore plus croustillantes et l’inévitable arriva. Il le savait que ça finirait par arriver. Or, Maisie était d’une lascivité auquel on n’avait bien du mal à résister, et ce malgré l’évolution de sa relation avec O. Un homme restait un homme avec des pulsions. Haytam les avait alors pris sur le fait par accident. Lyllian avait sauté du lit en panique. Il avait été surpris et la facilité, il la misa sur sa lâcheté. Il était face à un fils d’Arès quand même, il ne préférait pas réveiller sa colère. Il mentit en disant qu’il était en couple avec la belle. Et le voilà coincé à jouer le jeu, avant de feindre une rupture. Maisie avait le droit de dire que c’était elle qui l’avait jeté. Il s’en moquait au fond, si ça pouvait faire gonfler son égo et lui lui éviter des problèmes, c’était pas cher payé. Il avait pas besoin de gonfler son égo, il était déjà a bloc et rien ne pouvait l’ébranler. Au final Hay l’avait appris lors de ce court séjour.

Ils arrivèrent à bon port. Le temps était clair et venteux. Il avait claquer sèchement la porte de la voiture. Non vraiment quand il se disait qu’il partait en vacance, c’était pas pour se retrouver coincé au milieu de nulle part avec des gens. D’habitude il était seul. Soyons réaliste, je fais que coucher avec elle et Haytam, c’est un brave homme mais nous sommes à des antipodes lui et moi que ce soit l’éducation et les centre d’intérêts. Puis je n’aime pas la Nouvelle-Orléans. C’est jolie comme coin, m’enfin… Il s’était allumé une cigarette avant d’entrer. Il entendit Maisie sortir de la voiture et il se dirigea vers le coffre pour sortir les valises. Il lui fit signe d’y aller et qu’il allait la rejoindre avec les bagages. Juste le temps de finir sa cigarette. Il pénétra dans la maison et qu’elle ne fut pas l’horrible surprise qui le fit rester à l’encadrement de la porte. Il avait fait face à Tamara. Sa mâchoire touchait presque le sol alors que son regard de glace la dardait avec suffisance. « Je me casse ! » avait-il lâché après un long silence, lâchant lourdement la valise de Maisie sur le plancher impeccable avant de faire demi-tour avec la sienne. On le rattrapa. Cela commença par un : « je ne resterais pas sous le même toit qu’elle » et se finit par un : « bon okay je reste, mais vous avez conscience qu’à la fin de ce séjour l’un de nous deux va mourir, parce que l’un de nous deux aura tuer l’autre dans son sommeil. Ce sera au plus fin et plus malin et surtout… au moins patient ». On ne pouvait obtenir mieux de Lyllian. Comme il était difficile d’obtenir de lui qu’il reste agréable. Il avait opté pour l’ignorance et faire comme si elle n’existait pas. Et cela fut dur de l’ignorer vu les disputes qui animaient les futurs parents. Chose qu’il venait d’apprendre. « Tu vois, avoir un gosse c’est la merde… » avait-il glissé à mainte reprise à Maisie en référence à la discussion qu’ils avaient eu où Lyllian disait ne pas en vouloir et qu’il n’y voyait pas d’intérêt. Bien sûr ce n’était qu’un sarcasme histoire de rire et de changer des paroles comme « ils me gavent, je vais en tuer un clairement… ». Les disputes, il en avait assez eu avec son père avant, avec ses frères encore de temps en temps et Ofelia pour sport quotidien. On s’étonnait qu’il parte souvent sur un coup de tête en Islande ou encore au Pérou. Seul.

Un jour, il avait craqué. Hay avait disparu et lorsqu’il était revenu, Tamara ne put s’empêcher de lui cracher toutes ses angoisses et sa colère en vociférant. Aussi vaste était l’habitat, il les entendait. Lyllian était dans le canapé avec Maisie. Il essayait de lire, mais c’était en anglais et malgré ses lunettes, il en avait mal au crâne à relire vingt fois les mêmes lignes, car les mots trouvaient ça très malin de s’échanger des lettres. Il claqua le livre et grogna d’impatience. Il n’en pouvait plus. « Faut que je fuis cet endroit ! Je te jure je vais en tuer un. Je comprends même pas pourquoi je suis là… » parce que j’ai été con et lâche… « Heureusement qu’il sait tout, j’aurais pas à revivre ça » pesta t-il, les traits du visage tirés, débordant d’une rage trop longuement retenu. Il était mauvais et avait parlé de façon sèche. C’est alors qu’à la télé, sur la chaine des informations, on annonça un avis de tempête et qu’il n’était pas possible de partir ou venir. Lyllian fixa longuement l’écran interdit, se demandant pourquoi la vie s’acharnait à ce moment. « Qu’est-ce que j’ai encore fait… » murmura t-il à l’attention de sa mère divine qui avait tout l’art pour lui faire payer ses excès ou le punir de son abus de pouvoir de justice légitime qu’est la vengeance. Du moins, il en était persuadé.

Plus tard dans la journée on pouvait commencer à entendre les sirènes qui intimaient à se mettre ou rester à l’abris. Lyllian était dans la cuisine pour s’en griller une et boire un thé, contemplatif à la fenêtre. Il avait vu Tamara sortir et s’éloigner. Il avait aussi vu le temps se gâter et Tamara se retrouver en difficulté, mais il ne dit rien, ni ne bougea observant avec une froideur et une impassibilité inquiétante. Il espérait avec ivresse qu’il allait peut-être la voir mourir avec un peu de chance. Il entendit Maisie l’appeler. Il écrasa sa cigarette dans le cendrier et posa sa tasse de thé avant de la rejoindre. Elle lui disait qu’il fallait se rejoindre l’abri. Chose qui laissa un moment Lyllian sceptique alors qu’il la suivait. Il comprit beaucoup mieux une fois arrivé dans le dit-lieu. Il observa la pièce alors qu’on s’activait nerveusement à rassembler tout le monde. « Où sont les autres ? » demanda t-il innocemment, sachant pertinemment où se trouvait Tamara.

Haytam finit par arriver dans la pièce et Lilly se retint de soupirer en voyant la brune dans ses bras. Le guerrier avait l’air stressé, après avoir hurlé avoir besoin d’aide. Il regardait le vengeur qui le jaugea droit dans les yeux sceptique. On sentait bien qu’il cherchait quoi faire, c’est à dire l’aider elle ou pas. « Elle a perdu les eaux… Y’a peu de chance qu’il reste dans son ventre. Sinon il va mourir et malheureusement l’instinct de survie est… » s’approcha t-il de Tam avant de poser une main sur son ventre et appuyer légèrement dessus. Sa peau était tendue et dure comme du roc. « … plus forte que la raison, car il va arriver. Si tu savais petit, tu devrais rester dedans… » Vous ne savez pas vous ce qui vous attends quand deux personnes égoïstes ont décidé de votre droit de vie. Pauvres enfants balancés dans un monde qu’il n’a jamais demandé de vivre ou de connaitre. Des millions d’angoisses pour écumer, adulte, des miettes de névrose. « Assied là déjà, ce serait con que le bébé tape la tête la première contre le sol. » se retint-il d’ajouter que ça pouvait être drôle. Il prenait sur lui pour ne pas être trop indélicat avec une foule paniqué. Il comprenait très bien, mais lui ça ne le touchait pas. Il sortit son téléphone pour appeler les secours. On lui fit gentiment comprendre que personne ne pouvait intervenir. C’est la tempête ! Lyllian répondait sèchement et ne l’entendait pas de cette oreille. On lui proposa alors de l’assister par téléphone et Lilly raccrocha simplement au nez de la standardiste. « C’est des cons… » avait-il simplement partagé à l’assemblée éteignant son téléphone et le rangeant dans la poche de son blaser. Il se grattait le cou pensif et nerveux. « Personne viendra… »

Il n’osait pas les regarder. Il sentait sur lui le poids de leur propre regard. Il n’était pas inconnu pour Hay que de tout le groupe, Lilly était celui qui avait fait Médecine. Lui qui aimait tellement user de son titre de Docteur McLochlainn plus que Monsieur. Je n’ai vraiment pas envie de faire ça. Pitié...

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MessageSujet: Re: Qui sème le vent récolte la tempête [21/02/17 - Nouvelle-Orléans] [Hay-Maisie-Lyllian-Tam]   Lun 20 Mar - 21:29

Qui sème le vent récolte la tempête !
Tamara, Haytham, Maisie, Lyllian-Aaron

21 février 2017, Nouvelle-Orléans.

Tout le monde pensait que Maisie était une jeune femme modèle avec une vie saine. Surtout Haytham, il en était fier de sa fille. Mais les apparences sont parfois trompeuses, il se trouvait que cette dernière était loin d’être aussi parfaite que ce qu’il imaginait. Elle était à un âge où elle avait envie de s’éclater et pour ça, rien que de mieux que le sexe et l’alcool. Notre jolie fille de demi-Dieu entretenait des rapports sexuels avec Lyllian. Son père et Tamara le connaissait et ne l’appréciait pas du tout. C’est vrai qu’il était étrange et qu’il n’aimait rien ni personne mais il avait ce petit quelque chose qui plaisait à Maisie sans qu’elle ne sache vraiment pourquoi.  Un soir qu’elle ne savait pas quoi faire, elle décida d’inviter Lyllian chez elle pour une partie de jambes en l’air. Elle ne se doutait pas une seconde de ce qui allait se passer. Pendant qu’elle était occupée à prendre son pied, elle n’entendit pas que son père avait frappé à sa porte, pensant que sa fille était absente et ayant des choses à récupérer dans son ancien appartement, ce dernier entra grâce à son double de clef. Quelle ne fut pas sa surprise, et surtout celle de Maisie en les surprenant dans la chambre à coucher.  La peur ‘envahit aussitôt d’elle, elle savait très bien que son père n’hésiterait pas à frapper Lyllian et elle ne pourrait rien y faire. Afin de sauver rapidement la situation, ce dernier avoua à son père qu’ils étaient ensemble. La jeune femme préféra acquiescer  sur ce coup-là, il valait mieux sauver les apparences. Et surtout sauver le joli visage de son amant ainsi que ses fesses à elle. Lorsque tout le monde fut partit de son appartement et qu’elle put prendre une bonne douche pour oublier ce fâcheux épisode, Maisie décida d’appeler Tamara afin de lui expliquer ce qu’il venait de se passer. Cette dernière fut morte de rire et Maisie rit avec elle ce qui la détendit, après une heure passée au téléphone, elle finit par aller se coucher.  Quelques jours après, son père l’appela pour l’inviter à la Nouvelle Orléans avec son « petit ami », une boule se forma dans la gorge de Maisie mais cette dernière accepta avec plaisir l’invitation.

Plus le jour du voyage approchait, plus la jeune femme était tendue. Elle ne savait  pas si elle allait réussir à jouer la comédie à ce point-là, le pire dans l’histoire, c’est qu’elle ne pourrait pas se venger sur l’alcool à cause du problème de son père. Durant une bonne partie du vol, elle ne dit pas un mot, se contentent de regarder dehors afin de penser à autre chose. De temps en temps, elle jeta un regard à Lyllian qui était aussi silencieux qu’elle. Une chose était certaine, le voyage aller être long… Ce dernier avait prit le soin de louer une voiture, cette dernière était hyper confortable d’ailleurs, Maisie alluma la radio car elle n’en pouvait plus de se silence, elle savait que si elle disait un mot de travers, il serait capable de l’abandonner au bord de la route et de rentrer direct. La jolie brune était donc relativement tendue et la suite des évènements n’allait sûrement pas aider.

Le voyage interminable prit fin et Lyllian gara la voiture. Maisie alla l’aider à porter les valises mais une fois arriver devant la maison où Tamara les attendait, la jeune femme assista à quelque chose d’étrange. Ce dernier avait l’air de connaître Tamara et inversement. Il allait falloir que la petite amie de son père lui donne une sérieuse explication mais pour le moment, il fallait qu’elle retienne Lyllian. Elle alla lui parler et quelques minutes suffirent pour qu’il se calme, elle lui expliqua que ce séjour était important à pour elle et qu’elle aimerait bien qu’il fasse un effort. Quelques minutes plus tard, il revint  avec elle en direction de l’imposante maison des Lond.

La jeune femme pensait que le séjour allait se passer sans encombre, autant dire qu’elle se foutait le doigt dans l’œil jusqu’à la rétine.  Elle ne pensait pas que la relation entre son père et Tamara était aussi tendue. Ils ne cessaient de se crier dessus et ils avaient tous les deux leur tord. Maisie espérait qu’ils n’allaient pas en arriver à la séparation, ce serait dommage que le bébé naisse au milieu de tout ça. Elle se console et essaya de se rassurer en se disant qu’ils avaient tous les deux un très fort caractère.

Etrangement, la jeune femme avait hâte de partir, elle n’en pouvait plus non plus des disputes et de Lyllian qui pétait aussi ouvertement un câble. Quelle ne fut pas sa stupeur quand elle finit par apprendre qu’ils allaient encore resté bloqué là deux jours. « Ecoute  moi aussi je vais finir par t ‘étrangler si tu continues ! Franchement tu es en train de me gonfler, c’est déjà  suffisamment difficile comme ça de les entendre s’engeuler donc pour une fois de ta vie, comporte toi en adulte !!! » Elle venait de perdre un énorme poids qui la pesait depuis qu’ils étaient arrivé, ça lui avait fait un bien fou de pouvoir dire enfin tout ce qu’elle ressentait. A trop encaisser, elle avait fini par éclater. Mais malheureusement, ils se trouvaient que le temps avait empiré et que finalement, ils ne pourraient pas partir.

D’accord, Tamara ne voulait pas tombée enceinte mais le bébé était là, et ce n’était pas en s’empennant à son père que ça allait améliorer sa situation. Finalement, son amant avait raison, avoir des enfants c’est carrément du suicide, mieux vaut ne pas s’impliquer. Elle comprenait de mieux en mieux pour quelle raison certains pères partaient en courant. Vivement qu’elle puisse parler avec Tamara. Mais pour le moment, il fallait qu’elle parle avec son père car elle se faisait beaucoup de souci pour lui. Quand elle constata qu’il n’était pas rentré, elle lui avait envoyé des sms pour lui dire qu’elle était là pour lui s’il en avait besoin. Elle se demandait si cette dispute ce n’était pas la goutte d’eau qui ferait déborder le vase.

Le journal télévisé leur apprit que la tempête allait arriver plus tôt que prévu. La jeune femme, qui adorait aider les gens, alla voir Victoria et lui demanda ce qu’elle pouvait faire pour se rendre utile. Elle emmena des vivres et des couvertures dans l’abri atomique dans lequel ils se mettraient à l’abri en attendant que la tempête se calme. Elle espérait aussi que celle qui se passait entre Tamara et son père allait se calmer. Le temps commença à se gâter sérieusement mais Tamara et Haytham étaient toujours au abonné absent ce qui commença très sérieusement à inquiéter la jeune femme.

Après une attente interminable, ils finissent par faire leur apparition mais il y a un souci, Tamara a perdu les eaux, le bébé va donc arriver ! Intérieurement, Maisie se met à paniquer, ils n’ont pas le matériel pour gérer cette naissance et aucune équipé médical. Et si le bébé se présente mal ?  Elle baissa les yeux et vit que Tamara perdait du sang. « Oh mon Dieu Tamara… » Elle ne savait pas quoi dire, Lyllian sortit une connerie comme il en avait l’habitude, et cette dernière lui donna un coup de coude dans les côtes.  Son amant essaie malgré tout d’appeler les secours mais personne ne peut venir.  «Bon, on va tous garder notre calme ok ? Papa tu restes avec Tamara on va trouver un endroit où l’allonger plutôt. Lyllian sur ce coup-là, tu es notre seul espoir… » Elle partit rapidement avec Victoria pour préparer un lit pour Tamara puis prit Lyllian à part. « Dis moi de quoi tu as besoin et pour une fois dans ta vie, soit sérieux, la situation est grave je te signal, donc pour UNE fois, comporte toi en adulte… »



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MessageSujet: Re: Qui sème le vent récolte la tempête [21/02/17 - Nouvelle-Orléans] [Hay-Maisie-Lyllian-Tam]   Mar 21 Mar - 12:26

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21 février 2017, Nouvelle-Orléans.

Si d’avoir appris que le, ou l’un des, plan cul de Maisie était Lyllian, ce demi-dieu infernal et insupportable, avait bien fait marrer Tam au grand dam de ce pauvre Hay qui devait réaliser, comme une baffe dans la gueule, que sa chère petite fille était en fait une adulte, l’ex agent de terrain avait trouvé ça beaucoup moins marrant en apprenant que son petit ami l’avait invité. Ici, chez eux, à la Nouvelle-Orléans, dans cette maison qui les avait vus grandir. Au milieu de leur petite famille, avec sa mère, Victoria, que Tamara voulait à tout prix protéger de tout. Normal, me direz-vous, après qu’elle ait passé vingt-sept ans murée dans le silence à cause d’un traumatisme. Haytham Cassidy avait le chic pour se fourrer, et les autres avec lui, dans des situations parfois étranges… Et vu que ces derniers temps, les disputes allaient bon train entre ces deux-là, la présence de cet homme que Tamara ne pouvait pas blairer n’aidait en rien à apaiser les mœurs. Si elle appréciait beaucoup Maisie, elle n’était néanmoins pas prête à faire un effort pour ce type détestable qu’elle considérait ni plus ni moins comme une vermine. Le plus gros effort qu’elle puisse faire était de le tolérer chez elle (enfin, chez ses parents). Et c’était ce qu’elle faisait. Un léger « bonjour » marmonné le matin, et c’est tout. Ces deux-là s’ignoraient. Après tout, c’était le fils de Mars qui l’avait invité, il n’avait qu’à se démerder avec son super pote.
La situation s’était dégradée, et pas seulement à cause de la météo.

Là, dans les bras d’Haytham qui faisait tout son possible pour la ramener au plus vite à l’abri, Tam vivait un véritable enfer. Des contractions de plus en plus rapprochées (du moins c’était ce qui lui semblait), une douleur insoutenable, des saignements à n’en  plus finir, elle avait l’impression qu’on la broyait de l’intérieur. Ajoutons à cela le vent et la pluie froide qui s’abattaient sur eux à chaque pas que l’Irlandais faisait pour les ramener à bon port. La jeune femme s’accrochait comme elle le pouvait au cou de son petit ami, regrettant toutes les odieuses paroles qu’elle lui avait dites. Elle se retenait d’hurler à chaque contraction, mais c’était tellement douloureux, c’était à se demander si c’était normal. Comment chaque jour dans le monde des milliers de femmes pouvaient vivre ça et y survivre ?

Ils arrivèrent finalement dans l’abri, et Hay appela à l’aide. Les dents serrées, Tam l’entendit déclarer que le bébé ne pouvait pas arriver maintenant. Là, une nouvelle contraction vint déclarer le contraire. La petite brune se mit à hurler.

-TA GUEULE, HAY ! Tu la fermes !!! Tu crois quoi, il VA arriver, maintenant ! Y juste a pas moyen, tu m’entends, PAS MOYEN que je vive ça une journée de plus ! SORTEZ-le de là !!!

Elle grimaça pour essayer de retenir un nouveau cri. Lyllian confirma ses dires. Pour une fois qu’il ne disait pas de la merde celui-là. Il s’approcha, Tam avait du mal à saisir ce qu’il disait, mais elle le vit approcher sa main et appuyer sur son ventre.

-Ne me touche pas toi !!

Elle ne supportait plus son air condescendant, en fait, rien chez lui n’était supportable. Elle le vit tenter d’appeler quelqu’un, et réalisa soudain que ce serait peut-être le seul susceptible de pouvoir l’aider. Elle vit aussi sa mère s’approcher, il fallait absolument qu’elle soit à l’écart, qu’elle ne soit pas traumatisée. Elle ne voulait pas qu’elle la voit se vider de son sang. Alors qu’Haytham l’aidait à s’asseoir, elle le regarda pour lui faire comprendre.

-Eloigne ma mère, stp, je ne veux pas qu’elle me voit comme ça !  AAAH putain ! Hay…

Le diminutif du fils de Mars avait été prononcé plus sur le ton de la plainte. Elle lui attrapa la main, les yeux embrumés de larmes qu’elle essayait tant bien que mal de retenir. Madame Lignac, la cuisinière, réagit la première et prit les mains de Victoria pour l’entrainer au fond de la pièce, lui disant des paroles rassurantes, du moins autant que faire se pouvait. C’est quand Tam entendit Lyllian déclarer que personne ne viendrait qu’elle sentit sa dernière heure arriver. Elle souffla, sentant tout son corps trembler, sans lâcher la main du demi-dieu, elle tira un peu dessus pour le faire approcher.

-Hay, commença-t-elle à susurrer entre ses dents. Je sais que tu veux pas entendre ça, mais… Y a de grandes chances que j’y passe, stp, occupe-toi de ma mère, fais en sorte qu’elle aille bien. Et le bébé aussi, OK, fais tout ce que tu pourras…

Maisie quant à elle tentait de garder son calme et de calmer les autres… et de faire entendre raison à son plan cul. Tam tachait de reprendre son souffle pendant le faible intervalle entre les contractions. Mais pour son plus grand malheur, ce laps de temps était bien trop court à son gout. Quand la nouvelle salve de douleur lui envahit le bas ventre, elle empoigna si fort l’avant-bras de l’Irlandais qu’elle se cassa un ongle dessus avant de pousser un cri qu’elle aurait préféré retenir pour épargner les oreilles de son petit ami et surtout en pas faire paniquer sa mère.

-Bordel ! J’ai l’impression qu’il est en train de me déboîter les os du bassin ! On dirait qu’il est coincé, c’est possible ça ???

Elle jeta un œil à Lyllian qui, étant le seul à avoir fait médecine comme il se complaisait à le rappeler à tous avec son air supérieur, pourrait peut-être lui apporter une réponse.

Merde, et dire que ce type est mon seul espoir… C’est clair, je suis foutue.

L’ex agent de terrain souffla pour essayer d’amoindrir la douleur. Cette méthode qu’on voyait à la télé dans les films était clairement de la merde ! Quelle femme avait la patience de faire ça quand elle était assaillie par des douleurs aussi violentes ? Pourquoi fallait-il souffrir autant ? Tam en venait même à espérer que quelqu’un l’assomme, elle se surprit à jeter un œil dans la pièce à la recherche d’un objet contondant, puis secoua la tête en se disant que c’était absurde. La douleur la faisait divaguer à ce point-là ? Elle reprit une nouvelle fois son souffle, sentant des larmes dévaler ses joues de manière totalement incontrôlable. Perde le contrôle de soi était vraiment la pire des choses. Elle sentit que ça allait recommencer, ça ne pouvait plus durer.

-Je vous en prie, il faut faire quelque chose !

Là, elle était si désespérée qu’elle était prête à tout, même invoquer ces saloperies de dieux, vraiment, n’importe quoi pour que le bébé sorte de son ventre, en bonne santé et qu’enfin toute cette horreur s’arrête. Elle se demanda l’espace d’un instant si le bébé risquait de souffrir autant qu’elle. Après tout, les contractions étaient en train de le pousser vers l’extérieur, mais Tam sentait qu’il était bloqué. Si ça se trouve, il était en train de se faire écraser de l’intérieur. La main toujours crispée sur l’avant-bras d’Haytham, elle tira un peu dessus pour capter son attention.

-Dis, tu crois pas que je lui fais mal ? Tu peux me dire si tu l’entends bien son cœur ? Ça a l'air d'aller ou pas ?

Sa plus grosse angoisse était que le bébé ne meurt. Haytham ne s’en remettrait jamais, elle en était sure.



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MessageSujet: Re: Qui sème le vent récolte la tempête [21/02/17 - Nouvelle-Orléans] [Hay-Maisie-Lyllian-Tam]   Dim 26 Mar - 22:19

Qui sème le vent récolte la tempête !
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21 février 2017, Nouvelle-Orléans

La tempête s'abattait à présent sur la Nouvelle-Orléans avec quelques heures d'avance. Mais pour Haytham et ceux et celle qui le côtoyait quotidiennement, la tempête s'était abattue sur leur vie depuis plus longtemps. En d'autres termes, c'est la merde ! Un doux euphémisme qui plus est. Mais pour mieux saisir la chose, il faut se remettre dans le contexte. Prenez une tempête, pas le genre ça souffle par-ci par-là, avec quelques averses et un peu de tonnerre. Non, à la Nouvelle-Orléans, nous atteignons un autre niveau. Ici, il pleut tellement en l'espace de quelques heures, que de nouvelles rivières voient le jour. Le vent souffle tellement fort, qu'il emporte avec lui des arbres mêmes centenaires. Les humains ne sont dès lors que trop peu de chose face aux déchaînements de Mère Nature Donc reprenons si vous le voulez bien ! Une tempête façon « Nouvelle-Orléans », plus d'électricité hormis par le biais du générateur de secours, qui n'est pas éternel malheureusement. Un abri antiatomique, que la majorité des habitants se doit de posséder et un groupe composé de personne sous tension et pour cause, un accouchement s'amorce et bien sûr, il n'était pas prévu au programme, cela va de soi.

En de telles circonstances, le pardon semble de rigueur, un principe qu'Haytham appliqua avec dans ses bras, une Tamara au bord de l'évanouissement. Le bébé ne pouvait arriver, pas maintenant, pas avec ces tensions, cette foutue tempête et pas avec autant d'avance. Non, il ne pouvait se résoudre à pénétrer ce nouveau monde avec tous ces adultes aussi tendus que la corde d'un string. Et ça n'est pas les paroles de Tam, totalement hostile à son demi-dieu de petit ami, qui lui permettrait de se calmer. « -HEY !!! Tu n'as pas besoin de me dire TA GUEULE ! » Ça plus l'attitude de Lyllian achevèrent de mettre la pression au demi-dieu qui s'adressa dès lors à son « confrère » dont il déplorait l'attitude et le « je m'en foutisme » plus qu'évident. « - Reparle encore une fois comme ça et je t'assure que c'est de TON instinct de survie qu'il sera question » lança-t-il en le foudroyant du regard. Victoria, très anxieuse n'en demeurait pas moins diplomate et posa sa main sur le bras du fils de Mars pour que ce dernier puisse se calmer. La situation était déjà assez tendue, nul besoin de la rendre encore plus invivable. Hay observa ensuite sa fille qui semblait, même si elle redoublait d'efforts pour ne rien laissait paraître, encline à craquer tant elle paniquait. D'ailleurs, elle ne manqua pas de donner un coup à Lyllian pour qu'il cesse de dire des conneries. Le jeune homme tenta d'ailleurs de joindre les secours en vain, personne ne pouvait se déplacer réduisant à néant les espoirs des occupants du bunker.

Hay, le cœur lourd, continuait à serrer la main de sa petite amie, il en était presque à s'excuser du regard de lui imposait tout ça. D'ailleurs un « Désolé » sous la forme d'un murmure presque imperceptible quitta sa bouche. « Personne ne viendra » les paroles du plan cul de Maisie résonnaient encore dans les oreilles du fils de Mars. Contre toute attente, Maisie qui paniquait quelques secondes auparavant, se reprit. La voix délestée du moindre tremblement et emplie de certitude, le quatre quart de dieu, affubla chacun des habitants temporaires de l'abri antiatomique d'une tâche. Hay devait rester avec Tam pour l'apaiser malgré les douleurs, tandis que le reste de la fine équipe s'échinaient à trouver de quoi faire un lit à la future maman. La fille d'Haytham, exemplaire, prit ensuite Lyllian par le bras et l'entraîna vers un ailleurs pas suffisamment éloigné pour se préserver de l'ouïe fine d'un certain demi-dieu qui n'en perdit pas une miette. Tamara, qu'il venait d'aider à s'asseoir le supplia dès lors d'éloigner Victoria pour lui éviter un nouveau traumatisme, chose à laquelle il avait bien évidemment pensé. Par chance, alors qu'une nouvelle contraction déchirait la pauvre Tamara, Madame Lignac et son mari prirent le relais et entraînèrent Madame Lond un peu plus loin pour lui épargner la boucherie à venir. Chacun jouait son rôle ou tâchait de l'exécuter au mieux. Haytham n'en demeurait pas moins quelque peu dépassé devant tant d'impuissance de sa part. Les dès étant jetés, il ne lui restait plus qu'à prier un hypothétique dieu de lui faire crédit d'un peu de chance pour éviter le pire. Tamara semblait, quant à elle, moins encline à l'espoir et serrant fort la main de son homme, elle commença à lui livrer quelques paroles dont il se serait bien passé.

« - Non ! Cette fois, c'est à toi de fermer ta gueule ! Alors TA GUEULE ! » lâcha-t-il alors qu'elle continuait à s'enfoncer dans le morbide. « - Tu as raison, je ne veux pas t'entendre dire des conneries. Alors, tu me fais plaisir et tu te la ferme. » Il souffla longuement, prêt malgré tout à lui ordonner une fois encore de la fermer si elle continuait à s'aventurer sur ce chemin. Une nouvelle salve de douleurs étreignit la future maman qui serra davantage la main du demi-dieu. Victoria émit un gloussement, elle luttait tant bien que mal pour ne pas fondre en sanglots dans les bras de Madame Lignac. Tam continuait à serrer à tel point qu'un de ses ongles se cassa. Elle ne put de ce fait réprimé un cri de douleur qui déchira les tympans du Marsien. La jolie brune souffrait et il ne le supportait que trop mal, ajoutez à cela la pression, l'impuissance et la tempête. Acculé, Hay lâcha aussitôt la main de sa petite amie et se rua sur Lyllian qu'il prit par les épaules avant de le plaquer contre le mûr. « -Fais quelque chose putain de merde ! Rends-toi vraiment utile pour une fois. Tu n'arrêtes pas de nous les briser avec tes connaissances médicales ! Bah qu'est-ce que tu attends ? ! Monsieur, je vous prends de haut avec mon air supérieur ! Laisse-moi rire ! » Puis il porta son regard sur Maisie, laissant paraître une once de déception. Tam hurla à nouveau, obligeant son homme à relâcher le fils de Némésis pour revenir vers elle. « -Tiens le coup mon amour je t'en prie ! » Il récupéra sa main et la glissa dans la sienne avant de déposer un baiser anxieux sur son front plein de sueur. Tam resserra la pression qu'elle exerçait sur la main du demi-dieu et profita d'une pause dans ses contractions pour lui parler sans hurler. Attentif, le futur père qui sentait le cœur de sa compagne cognait sa poitrine avec ardeur, lui embrassa le dos de la main avant de poser la libre sur son ventre. « -Tam, tu ne lui fais aucun mal ! Je ne veux pas te l'entendre dire ! Tu ne lui fais aucun mal ! Et je sens son cœur battre. Chérie, je sais que c'est trop demander, mais il faut que tu te calmes. Ton rythme cardiaque est trop rapide. Tam, regarde-moi ! Il va arriver ce bébé ok ? Notre bébé ! Tout va bien se passer, il va s'en sortir, on va s'en sortir et tout ira bien. Tu me fais confiance n'est-ce pas ? » Son regard croisa celui de Lyllian. « - Ton téléphone il marche encore ? Si oui, tu peux contacter un médecin ? Et par pitié ne prend pas ton air supérieur avec moi, contente-toi de me dire « oui » ou « non », C'est à ta portée a priori ! »
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MessageSujet: Re: Qui sème le vent récolte la tempête [21/02/17 - Nouvelle-Orléans] [Hay-Maisie-Lyllian-Tam]   Sam 1 Avr - 13:02


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« C’est pas ma famille. J’ai la mienne et elle est déjà casse-couille. T’as pas à me demander d’en supporter plus ! » lui avait-il répondu à Maisie, commençant à s’échauffer après la nouvelle de cette tempête qui arrivait… comme un cheveux sur la soupe. Et oui, à force de dispute entre Tamara et Haytam, ces deux là allaient finir par répandre leur bonne humeur sur les autres personnes séjournant ici. Vraiment, Lilly était incapable de prendre sur lui et se comporter en adulte dans un univers qui l’avait que trop longtemps bercé durant son enfance et une bonne partie de sa vie. Il se retrouvaient dans le même décor et les mêmes situations qu’il cherchait à fuir depuis déjà un moment et toujours aujourd’hui. Et encore, il n’avait que ses frères à ce jour, c’était déjà ça de gagné. C’était tellement dommage, car les premiers jours, Lilly avait essayé de se détendre et de simplement profité et était agréable avec Maisie, mais… Le vrai couple de cette maison avait réussi à ronger sa patience jusqu’à l’os. Lyllian avait simplement fini par soupirer et était parti. Il préférait se défiler plutôt que de continuer à s’énerver et aller trop loin dans ses paroles ou ses gestes. C’était assez délicat pour Maisie et lui, il n’avait pas envie d’en rajouter une couche. Il était parti dans la cuisine se fumer une cigarette.

Ils avaient donc fini dans le bunker. Lilly avait tant espéré que Tamara ne revienne pas, mais malheureusement Haytam était un héros dévoué pour sa belle et elle était toujours en vie. Peut-être pas pour longtemps… Le sang qui lui coulait entre les jambes et tâchait ses si parfaits vêtements de femme enceinte ne lui avait pas échappé. Elle hurlait et avait du mal à se tenir debout. A en voir les veines d’Haytam qui pulsaient, la situation n’était pas des meilleures qu’ils avaient connu. Tamara allait accoucher et pendant une fraction de seconde, Lilly s’était retenu de respirer, son sang n’ayant fait qu’un tour. Mais pourquoi moi… Pourquoi je finis toujours dans ce genre de situation. On ne peut pas tout simplement m’oublier. Qu’est-ce que j’ai fais pour mériter un tel karma… Serai-ce une façon vicieuse de bien me faire comprendre la justice divine ? Est-ce mon lot d’être fils de Nemesis. Mère je vous hais à un si haut point…

Son regard était fuyant, après être venu lui même constater médicalement du dramatique de la situation. Il ne voulait pas. Il le savait au fond de lui. Il sentait l’attention des gens qui le connaissaient et attendaient après lui. Maisie finit par le prendre à part et l’éleva au titre de seul-espoir. Il roula des yeux. Après, elle lui fit une réflexion et le prit un peu trop de haut à son goût. Là, il préféra fermer les yeux pour être seul avec lui même, s’intimant de se calmer. « Tu vas redescendre un peu. » commença t-il calmement et parlant bas, lui attrapant sèchement l’avant bras. Il enfonçait ses doigts entre les deux os. Il n’appréciait vraiment pas sa façon de lui parler. Il jeta un regard par-dessus son épaule pour jauger Haytam. Il l’attrapa subitement au visage avec fermeté et la fit reculer contre un des murs de l’abris, caché derrière une étagère pleine de conserve. « Tu te prends pour qui je peux savoir ? T’as rien à me dire, on n’est pas marié. Tu vas sincèrement te calmer car je te promets que je leverais pas le petit doigt sinon et je les laisserais crever. » lui siffla t-il avant de la lâcher et retourner auprès du couple en état de panique. Prendre sur lui et les faux-semblant, vu la situation, il n’avait pas réussi à tout conserver. Maisie n’était peut-être pas habitué à cette facette de sa personnalité. Et encore, elle pouvait s’estimer heureuse, Ofelia à sa place s’en serait déjà pris une et ça aurait sûrement fini en une guerre froide.

Haytam en mis lui aussi une couche. Lilly secoua la tête pour essayer de ne pas en frapper un. Il n’avait pas pris de pincette encore une fois pour lui parler, mais le fils du dieu de la guerre était comme ça, Lilly le savait. Puis, il comprenait aussi qu’il était angoissé. Or, le psychiatre était humain aussi et il avait le droit d’être tout aussi stressé et surtout esclave de ses émotions. Il ne dit rien, restant silencieux un bon moment à simplement regarder Tamara d’un air absent. « J’ai plus de théorie que de pratique… » avait-il murmuré. Il se tourna vers Maisie « Tu pourrais me trouver des ciseaux, du fils de pêche, une aiguille... Des serviettes et quelques chose d’assez fin et rigide pour me servir de sonde. Ca tu le cherchera en dernier, trouve moi le reste. Du moins ce que tu peux. Et fouille bien, doit il y avoir une trousse à pharmacie ou de premier soin dans cet abris. » demanda t-il alors, enfin concentré et le plus détaché possible. L’histoire de la sonde pouvait lui être utile, mais il pouvait largement faire sans, comme certaine chose. Au moins cela l’occuperait pendant que la mère en acte hurlerait. « Hay, toi tu continues de te disputer avec Tamara... » et comme ça, elle aussi ça l’occuperait. Il remonta les manches de sa chemise avec lenteur et des gestes précis. Cela ne l’aidait qu’à se concentrer d’avantage et se lava les mains avec le point d’eau qu’ils avaient à disposition. Il n’arrivait pas encore à réaliser ce qui allait se passer. « Ça ne doit pas être si compliqué » continuait-il de murmurer pour lui même. En médecine, il n’avait que des bases et cela datait d’il y a bien quatre ans. « Ce n’est qu’un corps, de la chair… Tu retires simplement quelque chose d’un corps. » continuait-il de se recentrer.

Il s’approcha alors de Tamara et Hay. Il s’adressa à se dernier et lui demandait de rester du côté de sa tête quoi qu’il arrive. Enfin du moins s’il ne lui demande pas d’aide. Il relevait les genoux de la jeune-femme pour la mettre en position. « Met toi derrière pour la maintenir relevée, tu passe tes bras sous les siens et tu lui fait prendre appui contre toi. » parlait-il toujours au fils de Mars tout en se dégageant la voie pour l’enfant à venir. Il attendait le matériel. « Va falloir me faire confiance, sinon j’ai peur de ce qui pourrait arriver » dit-il avec un détachement perturbant alors qu’il jaugeait tout le sang que Tamara perdait. C’était très mal parti. « Je ne sais pas du tout ce que je suis entrain de faire. Ni vraiment ce que je dois faire... » chantonna t-il doucement pour lui-même. Mais par quoi je commence ? Je suis censé faire quoi ? Elle a qu’à poussé. Putain, on se croit au-dessus des animaux mais eux au moins, ils peuvent pondre leur gosse tout seul. Tout ça à cause d’une histoire de cerveau, quel bordel. Il chercha alors dans ses souvenirs, ses cours, ses stages, ... Grey’s Anatomy.

Une grande inspiration plus tard, il alla constater de l’état de sa dilatation. Ce qu’il sentit sous ses doigts, il ne le comprenait pas ce qui n’annonçait rien de bon. Glissant un peu plus sa main, il comprit que ce qui se pointait, ce n’était pas la tête, mais un coude ou une épaule. « Ça va pas être agréable je pense. Et même si ça te fait très mal, je t’en prie, ne pousse pas. ». Je voudrais pas y laisser une phalange. Il tenta alors de redresser l’enfant qui voulait sortir mais était mal positionné. Ce qui voulait dire qu’il faisait bouger un être de trois kilo dans un utérus complètement tendu et un risque d’une plus grosse pression sur son bassin. Cela ne dura pas si longtemps et il s’en sortit plutôt bien.

Il lui demanda alors d’attendre une contraction et de pousser. Et bientôt une nouvelle surprise à l’arrivée. Le sommet du crâne qui commençait à se pointer virait au framboise. Lilly resta un moment figé, les yeux qui traduisaient bien une certaine panique. Me dis pas que… J’avais une chance sur combien ? pensait-il que le cordon était tout aussi mal placé que l’était l’enfant. « Stop » aboya t-il. Il glissa ses doigts et constata que le cordon faisait une bretelle ce qui expliquait son mauvais positionnement de départ, mais quand Lilly l’avait déplacé, il fit presque le tour du cou de l’enfant. Or, rien de très grave ou compliqué mais c’était assez déstabilisant pour quelqu’un d’inexpérimenté et devenir alarmant. « Avant de continuer, réponds moi très vite, je sauve qui en priorité l’enfant ou toi ? » Moi je dirais : aucun des deux...

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MessageSujet: Re: Qui sème le vent récolte la tempête [21/02/17 - Nouvelle-Orléans] [Hay-Maisie-Lyllian-Tam]   Sam 1 Avr - 14:36

Qui sème le vent récolte la tempête !
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21 février 2017, Nouvelle-Orléans.

« Ecoute Lyllian, c’est déjà suffisamment difficile pour moi de voir mon père et Tamara se déchirer.  Tu es la seul personne sur qui je peux me reposer ici, alors, s’il te plaît, est-ce que tu pourrais juste faire un petit effort pour moi ? Ce n’est pas comme si on devait rester ici pendant trois ans, on repart bientôt. »  Mais malgré toute la gentillesse et la compréhension que la jeune femme avait eu, ce ne fit pas suffisant et son amant s’en alla, préférant aller se fumer une cigarette dans la cuisine. Pourquoi est-ce que tous les hommes fuyaient quand les choses dérapaient ? Son père avait exactement le même comportement avec Tamara. Maisie préféra le laisser se calmer dans son coin, car après tout, il ne faisait pas partie de la famille et il n’avait pas à subir tout ça. La jeune femme le laissa donc dans son coin, elle savait très bien qu’il finirait par revenir.

La jolie brune pensait que la tension qui régnait allait finir par redescendre, mais elle se trompait lourdement sur ce coup-là. Le temps s’était gâté et le bébé n’avait rien trouvé e mieux que de sortir, il pensait peut-être bien faire en se disant qu’une naissance c’est toujours quelque chose de mignon qui peut calmer les disputes. Ce n’était pas si stupide quand on y pensait, mais malheureusement, ça ne marcherait pas bien au contraire. Maisie devait garder son calme car il ne fallait surtout pas que tout le monde commence à paniquer, elle savait très bien que dans ce genre de situation, ce n’est pas Lyllian qui allait être le plus rassurant de monde, elle n’imaginait pas à quel point elle avait raison sur ce coup-là, mais elle aurait préféré avoir tort. Elle savait que Lyllian était leur seul espoir et que sans lui, le bébé et Tamara ne pourraient pas survivre. Bon, ce n’est pas pour autant qu’elle lui ferait de la lèche, fallait pas déconner non plus.

Sur le coup, Maisie partit en panique et ne put s’empêcher de lever la voix sur Lyllian, Il faut dire que ses nerfs avaient été mis à rude épreuve, elle avait l’impression de se sentir comme une cocotte minute, la vapeur avait atteint un tel degré, qu’elle avait finit par exploser. Elle en avait marre de son comportement, on aurait dit un ado en pleine crise. Par contre, elle ne s’attendait pas du tout à ce qu’il soit violent avec elle, elle ne l’avait encore jamais vu comme ça. « Arrête tu me fais mal ! » Elle pouvait se dégager comme elle le voulait en sachant qu’étant fille de demi-Dieu, elle avait la force qui allait avec le titre, mais elle se retint et se retint également de ne pas lui cracher au visage. Lorsqu’il partit rejoindre Tamara et son père, la jeune femme se laissa glisser contre le mur en se tenant le bras et se mit à pleurer en silence. Elle ne voulait pas qu’on la remarque, mais intérieurement, elle se fit une promesse, lorsque tout ceci serait terminé, il pourrait aller se faire foutre, elle ferait une croix sur lui et ce définitivement.

Une fois ses larmes séchées, la jeune femme retourna vers les autres. Lyllian lui donna des indications sur ce dont il avait besoin, Maisie, les bras croisés et les yeux encore un peu gonflés par sa crise de larmes, hocha la tête. Une fois que la liste fut terminée, elle partit avec le couple Lignac qui devait très certainement avoir tout ce que Lyllian avait demandé. Madame Lignac alla chercher des ciseaux, des serviettes et une aiguille qui se trouvait dans des placards non loin de là. Le mari de cette dernière se mit à fouiller une des réserves et eurent la magnifique surprise de tomber sur du matériel de pêche que Monsieur Lignac avait entreposé ici afin de gagner de la place. Elle revint donc avec le couple et tout ce qu’ils avaient pu trouver. Ils avaient aussi ramené une bassine d’eau. « Par contre, tu n’as pas un exemple pour la sonde ? Car on a rien trouvé… » Quand tout serait fini, elle ne se gênerait pas pour dire à son père ce que Lyllian avait dit et fait, elle n’allait pas le laisser gagner aussi facilement. Mais pour l’heure, ils allaient devoir mettre leur différent de côté et se concentrer sut Tamara et le bébé.

Une fois qu’elle lui donna tout ce qu’il avait demandé, Maisie alla voir comment se portait Victoria. En règle général, cette femme ne montrait que très peu ses émotions, pour la jeune femme, elle ressemblait à Bree Van de Kamp dans desperate housewives. Mais là, elle s’était aussi mise un peu à l’écart pour craquer, elle en avait tout à fait le droit car ce qu’elle vivait n’était pas facile. La jolie brune alla la prendre dans ses bras et lui dit que tout irait bien, intérieurement, elle savait que Lyllian était compétant même si c’était un vrai connard en réalité. Elle essaya de la rassurer comme elle le pouvait mais avec Tamara qui était en panique à côté, ça se montrait un peu plus compliqué que prévu. Bon Dieu mais personne ne pouvait donc arrêter cette tempête ?

Puis, Maisie et Victoria retournèrent vers Tamara et les autres, Victoria tenait fortement la main de sa petite-fille, elle allait devoir se montrer forte et la jeune femme savait qu’elle en serait capable. Mais ce que disait Lyllian ne présageait rien de bon, pour ne pas le déranger, les deux femmes restèrent quand même à distance. Si ce dernier avait besoin d’aide, il ne se gênerait pas pour en faire part. Madame Lignac était en train de chauffer de l’eau car ce dernier pourrait probablement en avoir besoin, quand à son mari, il essayait de capter un signal radio afin de faire venir rapidement des secours. La radio qu’il utilisait avait l’air d’être vieille mais encore en état de marche.

La dernière phrase de Lyllian fit froid dans le dos de Maisie, il était con de dire ça comme ça, Victoria était présente aussi. Mais en même temps, le temps était compté et c’est vrai que ce n’était pas le moment de prendre des pinces. La mère de Tamara dût s’asseoir avant de tomber dans les pommes, madame Lignac lui apporta rapidement un verre d’eau. La jolie brune ne put s’empêcher de parler tout en restant à sa place. « Qu’est-ce qui se passe ? »



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MessageSujet: Re: Qui sème le vent récolte la tempête [21/02/17 - Nouvelle-Orléans] [Hay-Maisie-Lyllian-Tam]   Sam 1 Avr - 18:35

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Tamara, Haytham, Maisie, Lyllian-Aaron

21 février 2017, Nouvelle-Orléans.

Alors que la tempête commençait vraiment à se faire entendre dehors pour ceux qui arrivaient à tendre l’oreille pour entendre les bruits sourds des lourds objets ou éléments de végétation tombant et s’entrechoquant, une autre éclatait dans ce bunker. Tam souffrait comme jamais, et bien qu’endurante d’ordinaire, elle avait l’impression d’être délestée de toute capacité à gérer la douleur tant le stress montait. Haytham n’avait pas eu l’air d’apprécier la réponse de sa petite amie, mais restait quand même près d’elle. Il faut dire qu’elle s’agrippait à son bras  comme si c’était sa seule planche de salut. Egal à lui-même, Lyllian était désagréable, et si elle n’avait pas été à ce point diminuée, en temps normal, l’ex agent de terrain lui aurait probablement mis un coup de pied dans la tronche. Mais pour l’heure, elle tâchait de se concentrer pour ne pas céder à la panique. Ce fut le fils de Mars qui l’abandonna quelques instant pour dire sa façon de penser au petit passe-temps de Maisie.

Fort heureusement, l’Irlandais fut revenu auprès d’elle aussi vite qu’il n’était parti, et Tam, prise de panique en sentant peu à peu ses forces diminuer, tout comme la quantité de sang dans son corps, donna ce qui s’apparentait à des recommandations si elle venait à passer l’arme à gauche. Le demi-dieu sembla encore moins apprécier et à son tour lui demanda de fermer sa gueule. La rudesse de ses paroles tirèrent une mine surprise à la brunette qui le regardait, bouche bée et yeux écarquillés pendant quelques secondes avant d’éclater d’un rire nerveux. La situation était critique et lui, il l’envoyait promener. Ça avait quelque chose de risible. Malheureusement pour elle, cette pseudo euphorie ne sut durer puisqu’une nouvelle contraction vint lui rappeler que la fête était finie.

Pendant ce temps, Lyllian et Maisie disparurent de son champ de vision, et Victoria était désormais au fond du bunker, ce qui rassura Tamara. Elle était seule avec Hay qui faisait son maximum pour la rassurer. Il lui fit comprendre qu’elle devait essayer de se calmer, que son cœur s’emballait trop. Elle hocha la tête en soufflant, et tâcha de se concentrer sur sa respiration, et d’utiliser la même méthode que celle apprise à l’armée pour tromper les détecteurs de mensonge. Sauf qu’en temps normal, il n’y avait pas un petit monstre qui essayait de sortir de son corps en lui infligeant les pires douleurs. Alors qu’elle faisait de son mieux pour effectivement tacher de retrouver un rythme cardiaque décent, le psy et Maisie refirent leur apparition. Lyllian donna une liste d’objets à récupérer à Maisie qui fut aidée par les Lignac. Tam le vit cette fois donner des instructions à Hay pour qu’il se mette derrière elle. Il y avait un réel décalage entre cette première phrase, le fait qu’il leur demande de lui faire confiance (quelle blague !) et l’entendre murmurer qu’il ne savait pas ce qu’il faisait. La petite brune, qui devenait de plus en plus pâle, jeta un regard inquiet à son petit ami, en attrapant son avant-bras qui la soutenait. Comme si la situation n’était pas assez gênante, douloureuse et détestable, le fils de Némésis voulut constater l’état de dilatation du col. Tam serra les dents, se retenant de lui balancer son pied dans la gueule. Mais ce ne fut pas le pire, non. Sa main toujours à l’intérieur, il y allait plus profondément encore, poussant contre le bébé. La douleur fut plus intense encore, tirant un cri à la future maman.

-Bordel qu’est-ce que tu fais ?! Je vais te…

Elle eut soudain la tête qui tournait si fort et une nausée si intense que sa vision fut brouillée quelques instants. Elle perdit connaissance l’espace d’une poignée de secondes, sa tête reposant sur le torse de son petit ami. Revenant à elle presque aussitôt, elle n’en menait pas large et reprenait son souffle. Elle s’agrippa de nouveau aux mains de son petit ami. Il voulait qu’elle pousse à la prochaine contraction. Quelle idée de merde… Pourquoi les gamins n’arrivaient-ils pas livrés par des cigognes ? C’était bien ça, beaucoup mieux que de se sentir déchirée.

-OK… OK… souffla-t-elle entre deux respirations. Je vais essayer.

Et malheureusement, ou heureusement, la contraction suivante arriva. Tant pis pour la préparation psychologique. Tamara essaya de rassembler ses forces et poussa autant que possible, tâchant de faire abstraction de cette douleur innommable qu’elle ressentait. Le bébé descendait, elle pouvait le sentir passer et c’était loin d’être une partie de plaisir. Les mains de Tam, accrochées à celle du fils de Mars, tremblaient. Soudain, Lyllian lui ordonna d’arrêter. Telle une anguille, le bébé remonta un peu à l’intérieur et la tronche que tirait de psychiatre était loin de rassurer la jeune femme, d’autant qu’il refourrait sa main à l’intérieur.

-Quoi ?! cria-t-elle. Qu’est-ce que tu fous ?! Ça fait un mal de chien ! Sors-le de là !!!

Mais les paroles qu’il prononça lui firent comprendre qu’elle avait raison depuis le début, au moins une des deux vies était en péril. Epuisée, elle reposa sa tête contre Haytham, laissant ses larmes couler sur ses joues.

-Sauve le bébé ! Sauve-le, fais le maximum, souffla-t-elle. J’en peux plus, j’y arriverai pas… murmura-t-elle.

Si elle en était venue à supplier Lyllian de sauver son bébé, elle savait que la situation était critique. Il ne fallait pas se leurrer, c’était un véritable cataclysme dehors, la tempête durerait encore des heures et les secours ne viendraient pas tant que les éléments ne se seraient pas calmés, surement pas avant le petit matin. Dans ces conditions, avec l’hémorragie qu’elle se tapait, elle se doutait que si ça ne s’arrêtait pas, elle ne ferait pas long feu, alors autant sauver ce petit être innocent qui semblait désormais pressé de découvrir le monde et qu’Haytham aimerait de tout son cœur. Elle entendit au loin la pauvre Maisie qui demandait ce qui se passait, et tout ce que Tam espérait, c’était que quelqu’un tienne sa mère suffisamment éloignée du désastre. Elle se sentait une nouvelle fois tomber dans les pommes, sentant ses oreilles bourdonner et sa vision se brouiller. Alors qu’elle avait l’impression de serrer les poignets du demi-dieu de toutes ses forces, en réalité, ses mains l’avaient lâché.

-Hay, mets-moi une gifle… lui lança-t-elle mollement alors qu’elle n’entendait déjà plus rien.

Ses yeux se fermèrent sans qu’elle ne puisse lutter d’avantage, soustrayant à sa vue le décor qui tournoyait quelques secondes auparavant. C’était peut-être mieux comme ça. Plus de douleur, plus d’angoisse. Être dans les pommes était certainement plus agréable que de vivre ce moment des plus déplaisants. Mais ce petit instant de répit ne dura pas, Tam reprit connaissance moins d’une minute après.




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MessageSujet: Re: Qui sème le vent récolte la tempête [21/02/17 - Nouvelle-Orléans] [Hay-Maisie-Lyllian-Tam]   Dim 2 Avr - 21:47

Qui sème le vent récolte la tempête !
Tamara, Haytham, Maisie, Lyllian-Aaron


21 février 2017, Nouvelle-Orléans

Cette pétasse de Mère Nature avait mal choisi son moment pour faire un « petit » caprice, à tel point qu'Haytham se jura intérieurement de lui faire payer cet affront. Il ignorait encore comment et à qui s'en prendre, mais la colère lui permettait de tenir et de ne pas sombrer comme il était d'usage en de telles circonstances. Ses veines pulsaient dangereusement contre ses tempes, tandis que son cœur cognait avec force contre sa cage thoracique. La sacro-sainte connasse d'adrénaline acheva son œuvre en vrillant l'ouïe de notre demi-dieu, qui gardait la mâchoire serrée espérant naïvement amoindrir les odieux bourdonnements qui ébranlaient son audition. En fait, c'est une histoire de pression sanguine, sûrement un vaisseau qui a explosé, mais ça, le fils de Mars ne le serra que plus tard, enfin s'ils s'en sortent, parce que là, avouons que le tiercé n'est pas gagnant. La tempête, qui portait certainement un prénom féminin, pour ne pas changer, continuait à s'abattre sur la ville, mais moins intensément. Un détail qui échappa aux habitants du bunker qui continuait à lutter pour une survie de plus en plus incertaine. Sous pression, Haytham fixa tour à tour Maisie, Victoria, Lyllian et Tamara. Quelques secondes auparavant, plus désemparé que jamais, il s'était rué sur « le petit ami » de sa fille ne manquant pas de le plaquer avec violence contre le mur histoire de mieux se faire comprendre. Le pauvre, il était semblable à un fauve en cage effrayé par tout ce qui se présentait à lui et qui n'avait comme seul langage, que l'attaque. D'ailleurs, sa main tremblante en disait long sur son état d'esprit. Il était dépassé, complètement, mais il ne pouvait faillir, pas devant Tam, il le lui devait après tout ce qu'il lui avait fait subir, cette fois, il n'avait pas le droit de tourner les talons, cette fois, il n'était plus un enfant.

Le cri « Tamarien » obligea le fils de Mars à lâcher celui de Némésis pour se ruer sur sa petite amie et reprendre son rôle sans faillir. Lilly avait beau être le dernier des connards (d'apparence), le Marsien ne pouvait néanmoins se résoudre à l'accabler davantage puisqu'il était-ce qui se rapprochait le plus d'un médecin et un élément fort utile. Et puis n'étaient-ils tous pas dans le même bateau à présent. Ils devaient tous, à leur façon, faire preuve de sang-froid et ne pas laisser les émotions les guider droit vers le mûr. Ainsi, Haytham consentit à se défaire de son hostilité à l'égard de son camarade demi-dieu qui venait de demander à Maisie de lui trouver des ciseaux, une aiguille, du fils de pêche… bref de quoi tenter l'impossible. La cuisinière française et son mari prêtèrent aussitôt main forte à la fille du Marsien tandis que ce dernier reportait son attention sur Lilly qui lui conseillait de continuer à se disputer avec Tam qui elle-même continuée à hurler « - C'est un peu mal choisi pour se disputer non ? » Il comprit après coup pourquoi cette demande avait été formulée de la sorte. Il fallait occuper la future maman pour qu'elle se focalise sur autre chose et non sur la douleur. « -Ok d'accord. Tam si tu veux me prendre la tête, m'insulter, me crier dessus, vas-y c'est le bon moment ! On peut commencer par ta manie de bouffer n'importe quoi alors que je me crevais le cul à te préparer des plats équilibrés. » Bien sûr, il n'en pensait pas un mot, mais il savait qu'en procédant de la sorte, sa petite amie démarrerait au quart de tour. Le demi-dieu qui avait accepté de se faire broyer le bras, continuait à parler, histoire de monopoliser toute l'attention de Tamara « -Tiens, j'ai une idée Tam et si on parlait du prénom ! » Il en profita pour sortir son portable et la liste (non-sérieuse) de prénoms qu'ils avaient commencés quelques mois auparavant. « -Alors qu'est-ce qu'on a ? Curt, truc à l'envers brillant ! Jolène pour la chanson de Dolly Parton. Pandore comme la boîte… Putain, on a vraiment fait ça ? Kellogg's, Pez, Oréo, Polly,Fraise, Framboise, Fleur…. Cette fois, c'est sûr que nous sommes des parents indignes ! » dit-il en essayant malgré tout de la faire rire. Mais rien n'y faisait, il paraissait toujours aussi mal et Tamara continua à se tordre de douleur tandis que Lyllian procédait à un premier examen tout en donnant des instructions au futur papa qui obtempéra instantanément sans poser la moindre question. Il se plaça donc derrière Tamara respectant scrupuleusement les ordres du fils de Némésis.

« - On est d'accord que je te fais confiance parce que tu es notre dernière chance ! Enfin bref continue ! Tam respire, inspire, fais la chienne ! Non oublie, c'est une mauvaise idée… » Il ne put se résoudre à continuer de parler dans le vide, car Tamara se mit à hurler contre Lyllian qui continuait à tâter le terrain histoire de voir à quel point le col était dilaté. « -Il se passa quoi Lyllian ? Tam calme toi, calme-toi ! Dis-moi d'aller me faire foutre si ça peut t'aider ! » Il porta aussitôt son regard sur le jeune homme qui lui faisait face histoire d'avoir quelques réponses. Il regarda ensuite sa fille qui tenait compagnie à une Victoria pâle comme la mort. « -C'est super ce que tu fais ma chérie » lança-t-il à Maisie « -Victoria tiens le coup ! Ca va aller d'accord ? » Essayait-il de la convaincre où de se convaincre lui-même? Plusieurs secondes s'écoulèrent, la tension ne retombait pas à l'inverse de la tempête de moins en moins intense. Mr Lignac qui en plus de trifouiller les antennes de sa radio, essaya à son tour de contacter les urgences. Hay était tellement mal qu'il n'entendit même pas le premier signal émanant de l'appareil. À l'inverse, il focalisa son regard sur le PCR de Maisie qui intima à Tam de cesser de pousser. « - Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu fais cette tête ? Lyllian ? » Le jeune homme resta silencieux quelques secondes avant de lancer une réplique à faire froid dans le dos. La panique se lisait dans le regard du futur papa qui n'eut pas le loisir de répondre, Tamara venait de s'en charger avant lui. Le Marsien qui tremblait de partout, se reprit aussitôt et chassa la panique pour laisser à nouveau la colère l'envahir. « -TA GUEULE ! » lança-t-il à Tamara « -Ne me fais pas ça et toi… » il posa son regard sur le fils de Némésis « -...ne repose plus jamais cette question où je brise chacun de tes os et crois-moi, j'en suis capable. Tu les sauves tous les deux, il n'y a pas tergiversé… » Mais la panique reprit le dessus, ses mains se remirent à trembler et son discours changea du tout au tout « -Lyllian je t'en supplie…sauve les tous les deux, c'est tout ce que je te demande ! » Il serra un peu plus Tamara contre lui, s'abaissa pour que son visage soit près de son cou et sa bouche de son oreille. « - Jamais, ne me refais plus jamais ça. Bats-toi mon amour, je t'en supplie. Et s'il faut que je prie n'importe quel blaireau je le ferais, je suis même prêt à supplier mon enfoiré de père. Tam, sans toi, je ne suis capable de rien, je suis une putain de coquille vide. Tu es l'amour de ma vie, mon âme sœur et j'en ai rien à foutre de dire des trucs aussi niais devant tout le monde. Je t'aime ma guimauve, on a encore tellement de choses à vivre !» Les yeux brillants et des sanglots dans la voix, le demi-dieu peinait à ne pas se laisser submerger par l'émotion. « -Tam ne m'abandonne pas ! Je t'en supplie !!! »

Ils la perdirent une fois, puis une seconde. La pauvre peinait de plus en plus à lutter pour rester éveillée ne parvenant à gérer la douleur. « -Tam reste avec moi et ne m'oblige pas à te mettre une putain de gifle » Il se colla un peu plus à elle, gardant fermement ses mains dans les siennes. La situation venait de prendre une tournure encore plus dramatique, Haytham lui-même semblait ailleurs, il ne réagissait plus à rien, par chance cet état catatonique ne dura que quelques secondes à peine, mais l'impuissance demeurait, il ne lui restait plus qu'une solution, s'en remettre totalement à Lyllian qu'il supplia du regard.
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Qui sème le vent récolte la tempête [21/02/17 - Nouvelle-Orléans] [Hay-Maisie-Lyllian-Tam]

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