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 When two become three - Nouvelle-Orléans - 22/02/17 [Hay-Tam]

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COLONEL BADASS
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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: When two become three - Nouvelle-Orléans - 22/02/17 [Hay-Tam]   Mer 3 Mai - 1:05


When two become three
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22/02/12

Tamara n’avait jamais vu Haytham aussi paniqué, sauf peut-être un peu plus de vingt-quatre heures plus tôt quand Eileen avait décidé de venir au monde. Dans les deux cas, elle n’avait rien pu faire pour l’apaiser, et ceci la peinait. Elle-même n’avait pas de remède miracle contre les cauchemars, sinon, voilà bien deux ans qu’elle l’aurait utilisé sur elle. Elle savait pertinemment que c’était ça, mais elle voyait bien que le demi-dieu ne voulait pas s’étendre sur le sujet. Peut-être lui en parlerait-il quand il serait prêt ? Elle était là pour lui, elle voulait que son petit ami le comprenne, qu’il en ait conscience.
La princesse piranha retrouva donc les bras de son demi-dieu de père qui lui parlait doucement, et comme à chaque fois, sa voix sembla calmer la petite. Tam ne put s’empêcher de sourire.

-Evidemment, elle adore le son de ta voix. Tu ne te souviens pas ? Quand elle était en crise de « gigotage », il suffisait que tu lui parles pour qu’elle se calme. Déjà dans mon ventre elle était apaisée par le son de ta voix. Comme moi d’ailleurs. On est toutes les deux fans de ta voix, ma Guimauve.

Tam fut touchée par ce qu’il dit ensuite. Il était vrai qu’elle-même avait encore du mal à y croire, à réaliser que c’était arrivé, Eileen était là, c’était leur fille, leur petite princesse à eux. Et dire que pendant des mois, la jeune maman avait râlé, à présent, tout était différent. Elle ne put que hocher la tête en regardant la petite avec tendresse, espérant que ce que disait Hay était vrai, qu’elle les aimait autant qu’ils l’aimaient. L’ancienne agent de terrain espérait qu’Eileen ne saurait jamais à quel point sa mère ne voulait pas d’elle avant son arrivée. A présent, elle regrettait tellement. A présent, elle l’aimait plus que tout, cette petite princesse. A présent, elle était prête à tout pour elle.
Le constat d’un petit « cadeau » odorant de cette charmante poupée si aimante empêcha les deux parents de continuer leur conversation. L’Irlandais rouspéta du manque de fair-play de sa chérie qui avait donc bien choisi son moment pour redonner aux bras de son père la princesse piranha.

-Eh, tu avais dit que tu t’occuperais de tout, je ne voudrais surtout pas t’empêcher de tenir tes promesses, papa de l’année !

Les pauvres parents démunis face au constat de l’odeur pestilentielle émanant de leur cher bébé qui d’ailleurs commençait à s’agiter, manifestant elle aussi son mécontentement, regagnèrent aussi vite que possible la chambre du nourrisson pour tâcher de remédier au problème. Cette chambre dont Tamara s’étonnait encore alors qu’elle était admirative des dons de décorateur d’intérieur du fils de Mars.

-Tu me surprends chaque jour, mon amour, n’en doute pas, il y a toujours un petit quelque chose chez toi qui me semble incroyable et que j’ai l’impression de découvrir.

Mais bien vite, Eileen couchée sur sa table à langer leur rappela qu’ils avaient une mission de la plus haute importance à accomplir.

-Eh, comptes-en deux, des masques s’il te plait. Un odorat normal ne veut pas dire sous-développé, et crois-moi, je fais mon maximum pour respirer par la bouche.


La petite brune écouta ensuite l’Irlandais établir le plan de bataille. Il avait lu des magazines pour filles, il savait surement ce qu’il fallait faire. Attentive, Tamara enregistra ce qu’il disait, tout semblait logique. En premier lieux, déshabiller le petit monstre, ce qui revenait à se condamner à avoir l’immonde odeur encore plus présente. La jeune maman aida un peu le papa de l’année avec la multitude de boutons pression que pouvait comporter un body de bébé, avant d’occuper Eileen qui commençait à s’agacer. Sans doute n’allaient-ils pas assez vite pour elle, mais il fallait bien qu’elle comprenne qu’ils étaient novices. Tam lui montra alors l’un des doudous que la princesse piranha puante avait reçu avant même d’avoir mis le nez dehors. La brunette ne s’était pas rendu compte qu’effectivement, elle et sa fille étaient de la « guimauverie en barre » selon les dires du demi-dieu, ce qui la fit sourire.

-Oui, dis-le, venge-toi. Et ne dis pas de gros mots devant elle, il ne faut pas l’habituer à ça. Oui, je sais, c’est l’hôpital qui se f… moque de la charité, mais c’est comme ça, je ne veux pas qu’elle s’exprime comme une poissonnière du moyen-âge.

Puis, Haytham se lança dans l’explication de ce qui allait suivre avant de retirer la couche souillée à l’odeur insoutenable.

-Oui atteignable, certes mais… attends !

Elle n’eut rien le temps d’ajouter qu’il s’était éloigné pour jeter la couche sale. Du coup, Tam se répéta les instructions mentalement tout en exécutant. Gel pour se laver les mains, lingettes pour nettoyer.

-OK, deux étapes, ça va le faire.

Tam était en train d’essuyer les fesses d’Eileen avec les lingettes, grimaçant de dégout tandis qu’Haytham revenait, la félicitant.

-M’ouais, j’ai comme le sentiment de m’être faite avoir. C’était Censé être à toi de t’occuper de ça, papa de l’année !

Encouragée donc par son cher irlandais, Tam continua sa besogne ingrate, lançant adroitement les lingettes usées dans la petite poubelle, laissant toujours une main sur le ventre d’Eileen pour être sure qu’elle ne risque pas de tomber.

-Le gel nettoyant, OK… Ça a l’air froid, crevette, n’aie pas peur.

Eileen les regardait, plutôt sagement d’ailleurs. Sans doute qu’encore une fois, le son de la voix de son père la calmait malgré l’impatience de ne plus avoir les fesses à l’air.

-Je me demande à quoi elle pense. Elle doit surement se dire qu’on a l’air de deux idiots, proposa Tam avec un sourire en coin.

La princesse piranha à nouveau propre et visiblement fatiguée par cette aventure, Tam se demandait si elle pouvait rester seule dans sa chambre. Hay se demandait s’il ne fallait pas attendre au moins un mois, et Victoria arriva pour les féliciter de leur initiative. La grand-mère acheva de rhabiller sa petite fille après lui avoir mis sa couche neuve, en moins de temps qu’il en fallait pour le dire, sous le regard impressionné et admiratif de sa fille qui se demandait si un jour elle serait capable d’une telle dextérité. Victoria voulait profiter de sa petite fille, permettant aux deux jeunes parents de s’octroyer une pause bien méritée. Haytham fut le premier à récupérer sa tasse d’infusion tandis que Tam observait d’un air pensif sa mère et sa fille. Puis elle imita son petit ami et laissa la maîtresse de maison œuvrer, le regard totalement accaparé par sa petite princesse.

La chambre regagnée, Tam but une gorgée de tisane avant de poser à son tour la tasse sur la table de chevet de son côté du lit, pour s’installer avec précaution. Enfin adossée à la tête de lui, elle tourna son regard vers son homme. Elle s’inquiétait pour lui, et avant qu’elle n’ait pu lui demander quoi que ce soit, il prit la parole pour s’enquérir de son état à elle. Ne voulant pas lui mentir, elle se contenta de tordre ses lèvres sur le côté de sa bouche, mais Hay reprit instantanément la parole. Et les mots qui sortirent de sa bouche la touchèrent au plus profond de son cœur. A peine avait-il commencé à se livrer qu’elle lui prit la main, comme pour le rassurer et l’encourager, lui montrer qu’elle était là, qu’elle le soutenait, quoi qu’il arrive. Elle savait mieux que quiconque ce que cela faisait d’être hanté par des cauchemars si réels qu’on en était déphasé au réveil, et prêt à tout pour ne plus jamais avoir à y faire face. Il avait revu cet instant traumatisant où personne ne savait si oui ou non Tam et Eileen s’en sortiraient. Tamara elle-même était traumatisée, et son court sommeil n’avait pas été bien paisible non plus. Caressant la main du marsien de son pouce, elle posait sur lui un regard plein de douceur et d’empathie. Jusqu’au moment où il parla de consulter. Là, son cœur se serra.

-Consulter ?... Par là tu entends… un psy ?

Un autre des traumatismes qu’elle avait vécu, et très ancien, était d’avoir eu à raconter ce qui s’était passé lors de cette après-midi d’été, à un psychiatre, qui alors avait décrété qu’elle était sans doute aussi folle que sa mère. Depuis ce jour-là, Tamara avait toujours eu beaucoup de mal à faire confiance aux médecins, d’autant que d’autres avaient jugé l’état de sa mère irrécupérable. La jeune femme resta figée quelques secondes, le regard braqué sur son petit ami, sans pouvoir sortir un mot, avant de finalement reprendre la parole.

-En ce qui concerne les cauchemars, et le fait de ne pas vouloir dormir, j’en connais un rayon et c’est vrai que ne pas dormir est dangereux. A part te dire de prendre des somnifères, je ne vois pas… Mais… aller voir un psy, tu es sérieux ? Ça t’a déjà aidé ? Ecoute, tu sais que je te soutiendrai toujours quoi que tu veuilles faire, tant que ça me paraît raisonnable. Et si tu penses que parler à quelqu’un peut t’aider, je ne peux que t’y encourager. Mais le « on », là, je ne suis pas d’accord. Les médecins, moins je les vois et mieux je me porte. Surtout les psy. Non non non, je refuse d’aller raconter quoi que ce soit à un inconnu. Je veux bien t’y accompagner, ou te déposer, t’attendre dans la salle d’attente, mais je t’en supplie ne me demande pas ça, c’est trop.

Elle se mordilla la lèvre, n’osant plus le regarder dans les yeux.

-Je suis désolée, ne m’en veux pas s’il te plait. Tu sais, ma vie n’aurait pas de sens non plus sans toi. Je t’aime tellement, c’est viscéral. Et crois-moi, rien ne pourra m’éloigner de toi. Jamais. Je suis une dure à cuire, tu le sais, non ? ajouta-t-elle avec un petit sourire.

Malgré ce sourire, intérieurement, elle ne souriait pas. Alors qu’elle essayait de chasser de son esprit les mauvais souvenirs encore si frais de la naissance d’Eileen, dont elle pouvait encore sentir les douleurs rien qu’en y songeant, voilà qu’Haytham voulait qu’elle aille encore le raconter à quelqu’un. Un parfait inconnu. Peut-être que lui aussi lui dirait que ses propos n’avaient aucun sens. Peut-être même qu’il lui dirait qu’elle méritait ce qui lui était arrivé. C’était d’ailleurs ce que Tam commençait à penser. Peut-être que les dieux l’avaient punie d’avoir malmené nombre de leurs rejetons, d’en avoir tué certains, dont des gamins innocents contre son gré, certes, mais la finalité était là. Peut-être qu’ils avaient fait en sorte qu’elle manque d’y passer, et qu’elle souffre le martyr, pour la mettre en garde ? Tachant de chasser cette terrifiante idée de son esprit, la jolie brune tâcha de regarder à nouveau l’homme de sa vie dans les yeux.

-Tu sais, maintenant qu’elle est là, j’ai deux fois plus de raisons de survivre à tout, même à l’apocalypse. Sois rassuré ma Guimauve, tu vas m’avoir sur le dos jusqu’au bout. Je ferai tout ce que je peux pour que tu te sentes mieux, tu n’auras qu’à me dire. Je peux… te refaire des pancakes à la française, ou du café, ça c’est bien dans mes cordes. Ou te chanter une chanson si tu n’as pas peur pour tes oreilles et pour la météo…


Elle était vraiment prête à tout pour cet homme qu’elle aimait par-dessus tout. Mais aller consulter… Là ça devenait quelque chose qui lui paraissait insurmontable. Pourtant, si c’était vraiment la seule solution qu’il entrevoyait, l’ex agent de terrain savait qu’elle finirait par plier, parce qu’elle voulait aider de son mieux son « Penseur », elle voulait qu’il soit heureux, qu’il aille bien, qu’il n’ait pas peur de la perdre ou de s’endormir en revoyant de terrifiantes images. Elle savait trop combien c’était difficile à supporter, elle l’endurait depuis presque deux ans et elle ne le souhaitait à personne, alors certainement pas à l’homme de sa vie, celui qui comptait plus que tout autre individu (sans compter Eileen, évidemment).



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MessageSujet: Re: When two become three - Nouvelle-Orléans - 22/02/17 [Hay-Tam]   Mer 17 Mai - 16:33


When two become three
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22/02/12

Ses cauchemars ne le quittaient plus et bien qu'éveillé, il parvenait encore à ressentir tout malgré le caractère onirique. « C'était tellement réel » se disait-il en tâchant de rassurer Tamara, car elle avait le droit, plus quiconque à une accalmie au vu des derniers évènements. De ce fait, Haytham s'interdisait de trop en faire, de peur d'inquiéter la jeune maman déjà bien accaparée par son nouveau rôle et tout ce qui allait de pair avec. Cependant, lui ayant promis de ne plus rien lui cacher à l'avenir, le demi-dieu, le cul entre deux chaises, devait trouver le bon compris. Malheureusement pour lui, cela se traduisit par une maladresse suite à son ultime proposition elle-même précédait par un monologue dans lequel Haytham consentis à lui raconter l'horrible vision qui peuplait ses cauchemars. « -Je sais que c'est un peu précipité comme demande, mais oui, peut-être que l'on devrait voir un psy ! » Passé cet aveu, le regard de l'humaine sur son demi-dieu se fit moins doux. « -Quoi ? J'ai dit quelque chose de mal ? » Il ne saisissait pas encore la teneur de ses paroles, mais percevait le mal-être de Tamara. Son regard dans le vide et l'absence de paroles virent conforter sa première mauvaise impression. Effectivement, il avait commis un impair, mais puisque la jeune femme avait très peu évoqué les séances que son père lui avait imposées petite, après la mort d'Eileen et l'attaque de la créature, le demi-dieu était à mille lieux de se douter que sa proposition avait autant ébranlé la jeune maman. Inquiet, il posa une main bienveillante sur son épaule, espérant ainsi la ramené à lui. Quelques secondes s'écoulèrent avant que la jeune femme ne daigne enfin sortir de son silence pour reprendre la parole.

« -Attends attends, on dirait que nous allons être en désaccord » rétorqua-t-il à sa première interrogation. « -Je ne veux pas me gaver de somnifères pour espérer dormir. Et puis oui, dans un sens, moi ça m'a aidé de consulter. À la clinique, quand j'étais en désintox, j'avais un super psy. Bon, ça n'a pas toujours été tout rose et les premières séances m'étaient imposées, mais je mentirais si je te disais que ça ne m'a pas fait du bien de me livrer totalement… » Ce fut au tour de Tamara d'exprimer son point de vue sur la question. Bien sûr, comme toujours, elle semblait prête à soutenir son homme dans ses combats, mais cette fois, elle refusait de s'associer à lui, pour consulter. Hay fut surpris et incapable d'ajouter quoique ce soit pour la contrer, il la laissa donc terminé et prit en considération ses dires et plus particulièrement ses dernières paroles se rendant compte, après coup, de la gaffe qu'il venait de commettre. « -Ah quel abruti ! J'aurai dû comprendre que ça te mettrait mal à l'aise ! » Son regard enfantin épousa le sien, sa main quitta son épaule pour étreinte la sienne et entremêler leurs doigts. « -Tamara ! » dit-il presque dans un murmure pour que son regard fuyant se pose sur le sien. « -Je t'en prie ne t'excuse pas » De sa main libre, il lui prit le menton, l'obligeant ainsi à réitérer le contact visuel.

« -Je sais que tu es une dure, mieux que quiconque d'ailleurs. Tu es même pire que moi parfois, ce qui illustre parfaitement le fameux « qui se ressemble s'assemble ! » Mon amour, tu n'as pas à t'excuser, j'ai encore commis une bourde donc il me paraît logique de te devoir des excuses. Et puis voir un psy pour traiter des problèmes d'alcoolisme, ça n'a rien à voir avec le traitement d'un traumatisme. On parle peu de cette époque, celle d'après ma fuite. Enfin… si on fait abstraction, de ce que j'ai lu dans ton journal lors de notre première nuit ensemble à l'appartement de New-York, après mon emménagement. J'aurai dû tenir compte de ce que j'ai lu en parcourant ton journal. Du double traumatisme, du fait que personne ne te croyait alors que tu avais raison. Je ne vais pas essayer de te convaincre, on te disant qu'on pourrait faire appel à mon psy, un demi-dieu. Non, je ne le ferais pas parce que la seule chose qui me préoccupe, c'est ton bien et celui d'Eileen. » Il cessa son monologue, prit appui sur le regard de Tamara qui le rassura à nouveau avec ses mots à elle, mais des mots tellement agréables à entendre surtout de sa bouche. D'ailleurs notre grand gaillard, qui luttait pour ne pas laissait paraître ses émotions, ne put se résoudre à retenir une première larme qui vint rouler sur sa joue gauche. « -Mince, je crois que…c'est la poussière ! C'est sûrement à cause de la tempête ça ! » dit-il en s'empressant aussitôt de chasser cette vilaine larme du revers de la main. Mais le « mal » était fait et le regard posé sur Hay en disait long sur ce qui se tramait dans la tête de Miss Lond.

« -Quoi ? » demanda-t-il légèrement suspicieux. « -Je t’assure c’était de la poussière ! Un peu trop de poussière » Elle continua à le regarder avec suspicion, obligeant notre demi-dieu à cesser sa mauvaise foi plus que flagrante « - Ok d’accord ! Tu m’as pris en traître. Mais c’est le fait de voir que ça match entre toi et Eileen. J’avais tellement peur que ça se passe mal après ces derniers mois où on n’a pas arrêté de se prendre la tête. Et puis là, je me rends compte que tu es aussi amouraché que moi, même si tu ne veux pas le reconnaître. J’ai tellement de chance de t’avoir, t’avoir tout ça, une vraie famille. Déjà quand Maisie est entrée dans ma vie, ça m’a retourné. Je n’étais pas prêt, pas le meilleur des exemples, rien du tout en fait et pourtant j’étais content d’être père. Et puis bam, là je me retrouve père à nouveau, sauf que cette fois ce bébé je l’ai fait avec la femme que j’aime. C’est magique ça et ça me donne enfin l’impression, la certitude même d’avoir une vraie famille.  Tu comprends ? C’est comme si jusqu’alors je n’étais pas complet, qu’il me manquait quelque chose pour être enfin celui que j’ai toujours rêvé d’être. Et ce quelque chose c’était toi et Eileen. » Il se tue et éclata de rire suite à la proposition de sa compagne qui elle aussi faisait tout son possible pour adoucir son homme. « - Tu peux me refaire ce que tu veux, des pancakes, du café, mais par pitié, ne chante pas ! » Il se mit à rire à nouveau, preuve qu’il commençait à se sentir mieux et défait de ses maux, mais tout cela n’était que temporaire et il le savait.  De ce fait, il fallait prendre le taureau par les cornes. Une pensée traversa à nouveau son esprit et cette fois il s’autorisa à la partager.

« - On s'est promis l'honnêteté, plus de mensonges ! Et bah hormis cette histoire de psy, j'ai pensé à autre chose, bien plus radicale pour nous éviter quelques désagréments à l'avenir. Tam, je ne veux pas te faire revivre tout ça, j'entends par là l'accouchement difficile, les neufs mois tout aussi difficiles pour toi comme pour moi. C'est assez…ce n'est évidemment à amener comme sujet. » Il se mordille la lèvre inférieure et se massa la nuque, un geste qu'il accomplissait en général lorsqu'il se sentait mal à l'aise puis il tenta de reprendre la parole histoire de ne pas jouer davantage sur l'impatience de Tamara. « - En fait, j'ai réfléchi un peu, beaucoup, peut-être suffisamment pour que ça devienne une vraie problématique à éluder. Eileen nous suffira, je n'en doute pas… Je pense que je devrais songer à une opération. On a bien vu que les moyens de contraception ne suffisaient pas et je t'assure que ça me va, je suis prêt à le faire pour toi, pour nous. Qu'est-ce que tu en penses ? Après tout, c'est ton avis qui compte le plus dans cette histoire ! Et puis comme ça, on n'aura plus peur de ce qui pourrait arriver par la suite. Je sais que là, je me suis vraiment éloigné du sujet de base, mais finalement, celui-là me semble plus important qu'une consultation chez le psy. Et puis j'ai 45 ans, je pourrais presque être grand-père maintenant ! Bien que je souhaite encore profiter du statut de « papa » mais bon Maisie n'est plus une enfant. Je parle trop hein ?! »



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MessageSujet: Re: When two become three - Nouvelle-Orléans - 22/02/17 [Hay-Tam]   Jeu 25 Mai - 0:24


When two become three
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22/02/12

Si quelqu’un s’y connaissait en cauchemars, c’était bien Tamara Lond. Son subconscient ne cessait de lui rappeler l’horreur à laquelle elle avait participé lors de l’invasion du camp Jupiter il y avait de cela presque deux ans, cette nuit où pour sauver les apparences elle avait pressé la détente et avait tué une fillette. Cette nuit-là ne cessait de revenir dans ses rêves, nuit après nuit, c’est pourquoi l’agent de terrain avait opté pour une consommation excessive de caféine pour s’endormir le plus tard possible et plonger si possible dans un coma sans songe. Ce n’était vraiment pas facile et sans doute était-ce ce qui avait accentué d’avantage son sale caractère. Il y avait ensuite eu la mort d’Azazel, le neveu de coeur de Marvin, qui avait ajouté à la culpabilité de Tam. Alors oui, niveau rêves qui foutent la frousse, la jolie brune en connaissait un rayon. Mais depuis qu’Haytham était auprès d’elle, ses nuits s’étaient considérablement améliorées, bien que certaines fois les vieux démons aient refait surface. Mais nul doute qu’avec l’arrivée chaotiquement fracassante de leur petite Eileen et le traumatisme qu’elle avait vécu, d’autres mauvais rêves feraient leur apparition. Pour une fois, Tam aurait préféré être à l’hôpital avec un médecin compétent, ça, c’était certain.

Visiblement, l’Irlandais cherchait déjà une solution pour palier son problème, et son idée était de voir un psy. Evidemment, le sang de sa compagne s’était glacé en entendant cela, et il ne comprit pas tout de suite sa réaction. Il semblait dire que lui, ce genre de thérapie l’aidait. Tant mieux, après tout c’était le but, mais Tamara, elle, n’était pas prête à retenter l’expérience. Elle essayait de lui faire comprendre que si c’était ce qu’il voulait pour lui, elle l’encouragerait, voire même l’accompagnerait… jusque devant le bâtiment. Mais de là à lui demander de venir consulter avec lui… Cette démarche lui semblait au-dessus de ses forces et elle essayait de le lui dire clairement. Soudain, il sembla réaliser l’ampleur de ce qu’il lui avait demandé, ce qui la soulagea.

-C’est rien, ma Guimauve, tu ne peux pas penser à tout, tout le temps. Ecoute, si tu penses que ça peut résoudre ton problème, vas-y, je veux que tu fasses tout pour te sentir bien, et puis avec notre petite brailleuse, il faut qu’on ait nos heures de sommeil, sans quoi on va s’écrouler plus vite qu’après un combat contre Dewei Law.


Il avait pris son menton et elle avait laissé son regard s’accrocher à nouveau à ses yeux.

-C’est pas grave, essaya-t-elle encore de le rassurer. Ne crois pas que tu commets une bourde à chaque fois qu’on n’est pas du même avis. Si tu penses qu’un petit tour de temps en temps chez ce psy peut t’aider à retrouver des nuits paisibles par tranches de trois heures, fais-le, vas le voir. Ce n’est pas parce que je m’y refuse que tu dois t’empêcher de faire ce qui te semble approprié pour toi. On est différents, c’est aussi ce qui nous unit, en plus du « qui s ressemble s’assemble ».


Quelle ne fut pas la surprise de Tamara en voyant une larme rouler sur la joue de son demi-dieu. Bouche bée, elle le regarda fixement tandis qu’il effaçait rapidement la preuve de cette sensibilité qu’il essayait de dissimuler à la face du monde. Bien vite, un sourire gagna les lèvres de la jeune maman. Non pas un sourire moqueur, loin  de là, mais plutôt un sourire attendri, le même que lorsqu’elle voyait le « papa de l’année » s’occuper de sa fille. La tête penchée sur le côté, le regard qu’elle lui lançait montrait bien que le coup de la poussière n’était absolument pas crédible. Alors, le fils de Mars se reprit.

-Alors je t’arrête tout de suite, je suis loin d’être aussi gaga que toi, j’ai encore un peu de dignité contrairement à certains
.

Mais elle avait beau dire, son sourire ne quittait pas ses lèvres rien qu’en repensant à cette petite bouille adorable et à croquer qu’était Eileen. Elle glissa sa main dans celle de son homme, et l’autre sur sa joue.

-Mon amour, c’est une certitude, nous sommes une famille, toi, Eileen, Maisie, ma mère et moi. Tu n’es pas seul et en plus tu es cerné par la gente féminine. De quoi te la raconter jusqu’à la fin de tes jours, ma Guimauve !


Elle se mit à rire également lorsqu’il déclara qu’il ne valait mieux pas qu’elle chante.

-Tu vois, j’étais même prête à ça pour toi, c’est dire à quel point je t’aime. Mais promis, je garde ça pour la douche ou pour quand je suis seule en voiture.


Le voir rire était rassurant, c’était le signe qu’il commençait à se sentir mieux. Mais ce rire n’avait su durer, et Tam se demandait ce qu’Haytham allait bien pouvoir lui sortir lorsqu’il commença sa phrase avec leur promesse d’honnêteté transparente.  Elle le regarda donc avec insistance pour l’encourager, elle brûlait de savoir à quoi il avait encore pensé. Et le voir avoir ses petits tics de quand il se sentait un peu mal à l’aise accentua la curiosité de Tamara.

-Qu’est-ce que tu essaies de me dire ?


Et il reprit la parole, dans un instoppable soliloque comme il en avait le secret. Tam écoutait, attentive, surprise même, ne sachant trop comment réagir.

-Tu penses à une vasectomie ? Hay… tu es sûr ? Une opération, carrément ? Je sais pas quoi dire, c’est… Tu es sûr ? redemanda-t-elle. Ça me fait un peu flipper cette histoire. Et si ça foire ? Tu imagines ? On sait jamais… Je veux pas qu’on te mutile, mon amour. Si ça rate ce sera de ma faute, je ne pourrais pas me le pardonner. Je t’aime tellement. Et permets-moi de te dire que tu n’as rien d’un grand-père.

Elle était extrêmement touchée qu’il ait pensé à une solution aussi radicale à pratiquer sur lui pour lui faciliter la vie. Tam prit une grande inspiration.

-Ecoute, je pense qu’on ne devrait pas se précipiter, d’accord ? Il ne faudrait pas prendre une décision sur un coup de tête ou sous le joug de la fatigue, ou de la peur qu’on a eue.  On va prendre le temps de la réflexion. Et puis si ça se trouve je suis stérile maintenant, avec ce que l’autre m’a charcutée. Peut-être que tu n’auras pas besoin de passer par la case opération. Je suis prête à refaire un tour chez un médecin pour en être sure si ça peut te l’éviter.

Elle préférait de loin le savoir sur le divan d’un psy plutôt que sur une table d’opération. Tamara avait si peu confiance en la médecine.

-Et non, tu ne parles pas trop. Tu es fatigué, et tu veux bien faire pour tout le monde parce que tu es un amour. Mais pense à toi aussi. Moi, je pense à toi, et ça m’angoisse de penser que tu vas peut-être te faire charcuter à cause de moi.

A mesure qu’elle parlait, elle resserrait l’étreinte de sa main autour de la sienne. Elle l’aimait si fort, elle ne voulait que son bonheur.

-On va peser le pour et le contre, on va se renseigner et surtout on va s’assurer que c’est vraiment utile avant d’opter pour une telle décision, qu’en dis-tu ?



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MessageSujet: Re: When two become three - Nouvelle-Orléans - 22/02/17 [Hay-Tam]   Dim 4 Juin - 15:59


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22/02/12

Par amour, nous sommes prêts à tout, le pire comme le meilleur. L'on ne se pose que trop peu de questions lorsqu'il est question de bonheur et plus particulièrement celui de votre moitié. Par amour, rien n'est impossible, au contraire, c'est le théâtre des miracles qui prend vie. Pour preuve, notre Haytham national qui n'était pas du genre à s'épancher sur l'émotion, venait, après une série de déclarations dont lui seul en avait le secret, de verser sa petite larme. Chose qui n'arrivait que très rarement, voir jamais si on en croit les spécialistes du cas « Cassidyien » Et même lorsqu'il fut pris en flagrant délit de « guimauverie » par fierté, il ne put s'empêcher de se trouver une excuse pour justifier la larme. Le genre d'excuse à laquelle l'on ne peut se résoudre à croire, mais que l'on accepte pour ne pas esseuler la fierté du « pleureur. »

« - Je t'arrête ! Moi non plus je ne suis pas censé être gaga et je croyais avoir suffisamment de dignité pour lutter. Je suis vaincu, elle m'a ensorcelé… Elle a hérité ça de toi, c'est sûr. » Le sourire aux lèvres, il accepta de lier sa main à celle de Tamara tandis que l'autre caressait la joue du demi-dieu qui posa sur sa compagne, un regard emplit d'amour et de tendresse tandis qu'elle l'affublait de douces et réconfortantes paroles dont elle seule en avait le secret. « -De douces paroles ! Et c'est vrai que je suis cernée par des femmes, ça ne va pas arranger mon cœur de guimauve ça. Tu sais que je suis censé être le fils du dieu de la guerre ? Et que de ce fait, je me dois d'être… Un gros dur à cuir que rien ni personne n'ébranle. Mouais… En gros, c'est mal barré hein ?! » Il lui sourit et rapprocha son visage pour déposer ses lèvres contre les siennes avant de céder lui aussi au fou rire. « - Evite la douche, je peux t'entendre ! Et mes oreilles ne sont pas très fan… Mais bon comme tu es ma femme, je crois… Je pense…j'essaie d'accepter le fait que tu chantes comme une casserole… Tu compenses ailleurs » dit-il d'un air taquin, tout en se mordant la lèvre inférieure. « -En fait tu n'as jamais été et ne le prends pas mal, une artiste dans l'âme. » Il est vrai que Tamara n'était pas une grande chanteuse, à dire vrai, hormis jouer le thème de « Star Wars » à la flute, elle n'était pourvue d'aucune prédisposition artistique n'en déplaise à sa mère, qui avait bien essayé, jadis, de lui transmettre sa passion des arts. « -Tu te souviens quand ta mère a décidé, du jour au lendemain, de t'inscrire à quelques cours de danse classique ?»

L'évocation de ce souvenir fit sourire le demi-dieu qui à l'époque ne s'était pas gêné pour se moquer gentiment de l'apprentie ballerine. « -Le tutu t'allais à merveille en tout cas. Une vraie petite meringue tout de rose vêtu. Tu voulais tellement faire plaisir à ta mère que tu ne ménageais pas tes efforts. Maintenant qu'il y a prescription, tu peux le dire, ça n'était pas ton truc hein ? Jouer les fifilles ne faisait pas partie de tes attributs, mais puisqu'il y a prescription, je peux me laisser aller à quelques révélations. J'avais beau me moquer de toi, de ton petit tutu rose et de tes ballerines, tu n'en demeurais pas moins mignonne. En fait, à chaque fois que tu jouais les fifilles, tu me faisais encore plus craquer. Alors je caresse, le secret espoir de te voir un jour, porter encore une robe et promis, je m'habillerai en pingouin pour cette occasion spéciale. » Il n'alla pas plus loin dans la formulation de son vœu et se concentra sur d'autres paroles un peu moins enjouées cette fois, mais qu'il ne pouvait plus se résoudre à passer sous silence. Le sujet semblait tellement complexe qu'il dut s'y reprendre à deux fois avant d'enfin trouver le courage de lui dire ce qu'il avait à lui dire.

« -Oui Tamara, c'est à ça que je pensais, une vasectomie. Je sais que c'est radical comme procédé, mais je ne vois pas d'autre solution plus fiable que celle-ci. Je ne veux surtout pas revivre tout ce qu'on a vécu même si l'issue est la plus belle des issues. » Il se tue un instant, voyant bien que cette proposition inquiétait plus Tamara qu'elle ne la réjouissait. Il est vrai qu'il était question d'une opération chirurgicale et d'un procédé qui ne permettait aucun retour en arrière. Des paramètres qui pouvaient à juste titre susciter l'appréhension surtout auprès d'une personne ayant le milieu hospitalier en horreur. Paradoxalement, la réaction de Tamara donna plus de certitude au fils de Mars. « -Chérie, je sais que ça ne te plaît pas, les médecins et les hôpitaux n'étant pas ton truc, je le cautionne entièrement. Mais je veux le faire et le grand-père en devenir te remercie de ne pas le voir ainsi. » Il tenta un petit sourire pour la rassurer et l'invita à venir se blottir tout contre lui. « -Ça ne va pas foirer Tam, je t'assure ! C'est une intervention classique, je ne vois pas pourquoi il y aurait des complications. Je veux le faire mon amour, pour nous, pour qu'on soit heureux, pour que tu n'aies plus à subir quoique ce soit. » Il se tue à nouveau pour qu'elle puisse à son tour s'exprimer, car même si la décision semblait être prise, il était impensable que Tamara ne puisse donner son avis sur la question. Et c'est ce qu'elle fit après avoir pris une grande et profonde inspiration. « -Tamara, ce n'est pas un coup de tête ni une décision prise sur un coup de tête. J'y ai souvent pensé et c'est devenu clair dans le bunker. Je ne veux prendre aucun risque… » Toutefois, la proposition de Tamara le surprit tellement, qu'il se tue instantanément avant de reprendre « -Tu veux qu'on aille chez le médecin pour être sûr ? Vraiment ? » Cette fois, les certitudes ne semblaient plus avoir aucun poids et renvoyaient notre demi-dieu à une hésitation susceptible de mettre à mal ses projets de stérilisation. « - Je ne veux pas que tu te fasses violence en allant à l'hôpital. Le plus important dans cette histoire et pour le moment, ce n'est pas moi, mais toi. Tu passeras toujours avant, mais si ça peut te rassurer, je suis d'accord d'attendre, quitte à faire les bonnes recherches. On va traverser tout ça, ensemble, ok ?



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MessageSujet: Re: When two become three - Nouvelle-Orléans - 22/02/17 [Hay-Tam]   Mar 6 Juin - 20:02


When two become three
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22/02/12

Si les deux amoureux étaient de vraies guimauves ensemble, depuis qu’ils formaient un couple, autant dire que leur cas s’était largement empiré en seulement quarante-huit heures en présence de leur adorable fille. Eileen avait ce pouvoir sur eux, et même si Tamara n’était pas encore prête à s’avouer vaincue, refusant de reconnaître qu’elle était complètement gaga de son bébé, Haytham, lui, était bien trop souvent pris en flagrant délit pour pouvoir nier.

-C’est son petit pouvoir de part de quatre-quarts, elle rend gaga son entourage, enfin surtout son père qui n’a, effectivement, plus aucune dignité ! lança-t-elle avec un regard taquin. Mais rassure-toi, mon amour, la dignité c’est surfait. Tu n’en as pas besoin.

La jeune maman rassura ensuite son homme sur le fait qu’ils étaient bel et bien une famille, une famille aimante et soudée. Victoria aimait Haytham comme son propre fils, elle adorait déjà Maisie qu’elle n’avait que peu vue pourtant, et à présent Eileen mettait tout le monde d’accord, bien qu’il n’y en eut pas besoin.

-Hay, avec tout le respect que je dois, ou pas, à ton père, franchement on s’en fout. Que tu sois le fils de Mars ou d’une divinité mineure spécialisée en guimauve, honnêtement on s’en tape, tu n’as absolument rien à prouver de ce côté-là. Tout ce qui compte pour nous, c’est d’être une famille unie.

Elle consentit non sans sourire à l’embrasser avec tendresse tandis qu’il approchait son visage du sien. Le doux contact de ses lèvres était sans doute l’une des choses qu’elle aimait le plus au monde. Le rire les gagna bien vite ensuite, tandis que Tam proposait diverses solutions pour lui rendre le sourire.

-Oui bon ça va, n’exagère pas, je suis pas encore au niveau de la casserole non plus. Certes je n’ai pas ton talent, mais n’abuse pas non plus. Ah le flatteur ! Tu te rattrapes bien. En fait, j’ai pas l’habitude de ne pas exceller dans ce que je fais, c’est pour ça que les domaines où je suis nulle, je lâche l’affaire. Comme la cuisine. En revanche, tu l’auras remarqué, j’ai quelques domaines de prédilection…

Puis, l’Irlandais se laissa aller à une petite anecdote que visiblement Tamara avait oublié.

-Oh mon dieu tu te souviens de ça ! Je crois que mon esprit avait voulu occulter cette partie de ma vie… Mais qui lui a mis cette idée en tête, de m’inscrire à la danse classique ? C’était l’horreur, je pouvais pas supporter ce ridicule accoutrement qu’on devait porter, et je crois qu’à cette époque j’essayais encore d’accepter de jouer les fifilles pour faire plaisir à maman, mais il me semble que c’est suite à ça que j’ai décidé d’arrêter. Quelle horreur ! Pourquoi t’as laissé faire ça toi ? demanda-t-elle en lui pinçant doucement le bras. Franchement, heureusement que le ridicule ne tue pas. Et crois-moi, malgré tes moqueries, j’essayais de faire comme si j’étais fière de porter ce truc, mais en réalité, je mourrai d’envie de le virer et le jeter au feu. Alors tu peux me croire, entre ça et le traumatisme de la robe à fleur pour la rentrée au collège, c’est pas demain la veille que je reporterai une robe. Ah si j’en ai porté une pour une mission l’année dernière, d’ailleurs ma dernière mission avant que tu ne viennes me sauver tel un chevalier en armure blanche. Heureusement que tu n’étais pas là, tu aurais pété un câble…

Ce qu’elle ne savait toujours pas, c’était que le fils de Mars était bel et bien là ce jour-là sur le yacht. Elle s’était bien gardé de lui dire d’ailleurs que Lyllian-Aaron avait été là aussi et qu’il s’était comporté comme un enfoiré avec elle. L’avant-veille, il avait largement réparé sa connerie en sauvant Eileen et la sauvant elle.
Mais la conversation s’orienta sur un sujet bien plus sérieux qui inquiéta l’ancien agent de terrain. Hay, adorable comme il l’était, avait pensé subir une intervention chirurgicale pour qu’ils ne risquent pas de revivre l’enfer des derniers mois et surtout celui de la nuit de la naissance d’Eileen. Tam en était restée sans voix au début et avait ensuite pris la parole.

-En plus tu prononces les trois syllabes de mon prénom, c’est vraiment que l’heure et grave. Hay, je sais pas quoi te dire, je me sentirais la dernière des égoïstes en acceptant que tu te mutiles…

La fatigue mêlée à l’émotion lui firent monter les larmes aux yeux. Il était si gentil, si généreux, il pensait à elle en premier, à tel point que Tam en venait à culpabiliser d’être le centre d’autant d’attention.

-Oh, Hay… Je préfère largement faire un effort et passer des examens et voir des cons de médecins plutôt que d’accepter les yeux fermés que tu passes sur le billard. En plus, je te rappelle que tu es un demi-dieu, un tas de muscles quasiment invincible, est-ce que tu es sûr qu’on peut t’ouvrir comme n’importe qui ? Et puis arrête, il n’y a pas que moi, ce n’est pas moi le plus important, c’est nous. C’est pas parce que j’ai morflé que toi aussi tu dois morfler. Ça ne sert à rien qu’on soit deux éclopés. C’est sûr que pour rien au monde je ne veux revivre ça, c’est clair, on est d’accord, mais pour m’en assurer, je ne veux pas que tu te sentes obligé de faire quoi que ce soit.

La dernière réplique du marsien la rassura un peu.

-OK, on fait des recherches et on se renseigne, ça me va. Pas de décisions hâtives, peut-être qu’il existe autre chose auquel on n’a pas pensé ? Bien sûr qu’on traverse tout ça ensemble, il n’est plus question de faire cavalier seul pour quoi que ce soit.

Soudain, elle se blottit contre lui, la joue contre son torse, le serrant autant que ses bras le lui permettaient, ne faisant plus attention à son petit corps qui souffrait encore parfois des précédents traumatismes.

-Je t’aime tellement, Haytham, je ne supporterais pas qu’il t’arrive le moindre mal.

L’amour qu’elle ressentait pour lui était viscéral, il lui était inconcevable de ne pas le voir, de ne pas le toucher, de ne pas lui parler. Alors imaginer ne serait-ce qu’une seconde qu’il doive se faire opérer juste pour son confort à elle était encore plus impensable.

-Serre-moi dans tes bras.

Le seul endroit au monde où elle se sentait bien quoi qu’il se passe. Elle prit une lente et profonde inspiration pour se ressaisir.

-OK… on arrête les sujets qui fâchent ou qui font flipper ? A moins que tu aies encore quelque chose à m’annoncer, demanda-t-elle en se redressant doucement pour poser un regard plein de douceur sur lui.


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MessageSujet: Re: When two become three - Nouvelle-Orléans - 22/02/17 [Hay-Tam]   Lun 19 Juin - 20:48


When two become three
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22/02/12

On rit, on pleurs. On pleure, on rit. Le moins que l'on puisse dire chez les Cassidy-Lond, c'est que l'ascenseur émotionnel est à la hauteur de leur amour, vertigineux. L'arrivée d'Eileen n'avait sûrement rien arrangé, mais personne n'allait s'en plaindre, cela ne faisait que renforcer que l'humanité du demi-dieu qui n'était plus ici, en terres hostiles. L'avait-il été un jour ? Non… Enfin si on omet la fuite après l'attaque de la créature mythologique. Ici était sa vie, ses racines, sa famille. Enfin, il était parvenu à trouver sa place et pour rien au monde, Haytham ne changerait cela. Et tant pis si « la gagatitude » s'accroît davantage, après tout, il n'a plus rien à prouver et personne ne viendra jusqu'ici pour lui remettre les pendules à l'heure, excepté si… Non, penser à approfondir cette réflexion ne semble pas nécessaire, encore moins que le fait de rappeler au Marsien qu'en plus d'être un traître aux yeux des siens, il est aussi recherché par le Camp Jupiter dans le but de le soumettre à un procès, comme il était d'usage en cas de trahison… « N'y penses pas Hay ! Sérieusement, tu as mieux à faire que de te laisser accaparer par ça » Et il est vrai qu'il avait mieux à faire maintenant.

« -Bien sûr que je me souviens comment oublier de tels souvenirs. » dit-il en continuant à se prêter au jeu des souvenirs et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il en partageait beaucoup avec la jolie brune à ses côtés et malgré les années passées, il était encore capable de s'en rappeler comme si chacun d'entre eux s'étaient déroulé la veille. « - Attends moi je trouve au contraire que c'était une très bonne idée de t'y inscrire. Au moins, j'ai eu le privilège de te voir en tutu rose et ça, ça n'a pas de prix très chère. » renchérit-il tout sourire « - Et si un jour, on se marie, tu ne mettras pas de robe ? Je veux dire, même pour ce jour si particulier, tu ne voudras pas rejouer les « fifilles » à nouveau, même pas un peu ? » Et évidemment pour appuyer son argumentaire, il ne put s'empêcher de lui faire son regard de cocker. « -J'aurais aimé te voir en mission dans une robe, je suis sûr que ça valait le détour. Je n'arrive pas à comprendre cette phobie, si phobie il y a. Chérie, tu es tellement canon, tu peux tout te permettre vestimentairement parlant, mais plus encore, tu peux jouer les fifilles sans avoir peur d'être ridicule. Allé, juste pour moi, une fois… Je te paie le resto. Un truc super romantique, rien que nous deux et promis, je ferais moi-même un effort pour bien m'habiller. Tiens, tu sais quoi, je te laisse me choisir une tenue. Aller s'il te plaît ! » Il réitéra son regard de cocker espérant à nouveau la convaincre.

Un autre sujet, un peu moins alourdi en guimauve cette fois, rythma la conversation entre les deux nouveaux parents. La décision d'Haytham semblait être prise, du moins dans sa tête, mais c'était sans compter sur Tamara qui plus inquiète que jamais, semblait bien décidée à trouver une autre alternative que la vasectomie. « -Mon amour arrête ! Il n'est pas question d'égoïsme. » Devant tant d'abnégation et terrassée par la fatigue, la guerrière baissa les armes sans gêne devant son demi-dieu qui passa son pouce sur sa joue pour y effacer une première larme. Il s'apprêtait d'ailleurs à reprendre la parole, avant que la jeune femme ne lui dame le pion et puisqu'elle avait besoin de parler, le fils de Mars consentit à la laisser s'exprimer sans la couper, attendant patiemment son tour sans jamais la perdre du regard. « -J'ai le droit de dire que je te trouve tellement mignonne à t'inquiéter comme ça ? Ok, je n'insiste pas ! Tamara, je suis à demi-humain aussi donc en théorie, on peut m'ouvrir comme n'importe qui… C'est moi où ce que je viens de dire est très bizarre, ça sonne limite psychopathe ? Ouais sûrement… Bon écoute, je crois que pour une fois, tu as peut-être raison *air taquin*J'allais foncer dans un mûr, me convainquant ainsi que c'était la meilleure décision. Je le pensais encore il y a quelques minutes, mais au vu de ta réaction, je pense que ce n'est pas la meilleure des solutions. Je ne veux pas te faire de la peine ou te voir souffrir et de toute évidence, c'est l'effet produit par mon initiative. » Le sourire aux lèvres et tachant d'être rassurant jusqu'à l'excès, il rebondit sur ses paroles, visiblement prêt à entrevoir d'autres perspectives. « -Je suis d'accord, on va se lancer dans les recherches et trouver une solution. » Il la laissa ensuite se blottir tout contre lui, conscient que cela achèverait de la rassurer.

« - Je ne ferais pas cavalier seul cette fois, je te le promets. » Sa main caressa son dos de haut en bas et son menton frôla doucement le sommet de son crâne avant qu'il n'y dépose un léger baiser « -Ça continue de me faire autant d'effet quand j'entends ces trois mots émanaient de ta bouche Tam. Tu es la femme de ma vie et moi aussi, je t'aime tellement et je ne me lasse pas de l'entendre et de te le dire. » Suite à la demande de la jeune demoiselle, Haytham passa ses bras autour d'elle conscient que ce contact aussi futile soit-il l'apaisait elle et lui aussi en un sens. Le regard un peu dans le vide, il continuait néanmoins à cogiter un peu, délestant peu à peu sa première option. Tamara quant à elle, prit une grande inspiration, le temps mort venait de prendre fin, il fallait dès lors se ressaisir. « -hum… » commença le demi-dieu en continuant à entourer Tam de ses bras puissants. « -Oui bien sûr, on arrête les mélodrames je suis totalement pour. Et rassures toi, je n'ai plus rien à annoncer. » dit-il un croisant son regard « -Donc revenons au port de la robe. C'est envisageable pour… un dîner en amoureux ? »

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MessageSujet: Re: When two become three - Nouvelle-Orléans - 22/02/17 [Hay-Tam]   

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When two become three - Nouvelle-Orléans - 22/02/17 [Hay-Tam]

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