Partagez | .
 

 enjoy the silence (Aramis)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
SANG-MÊLÉ GREC.
Voir le profil de l'utilisateur
localisation : Colonie des sang-mêlés.
messages : 67
parmi nous depuis le : 13/11/2016

SANG-MÊLÉ GREC.

MessageSujet: enjoy the silence (Aramis)   Jeu 23 Mar - 9:04

Elle avait hésité longuement avant de laisser sa petite Alice à la Colonie. Sa fille adoptive était trop jeune pour être laissé seule sans surveillance, mais d'un côté, Joe avait toujours eu beaucoup de mal à la confier à d'autres personnes. Non pas que sa bande d'amis n'était qu'une bande d'irresponsable mais… Disons qu'elle préférait éviter les mains Lionel-Rose (un accident était si vite arrivé), Alexis était sympa mais un peu trop… Alexis. Sebastian était cool, mais il avait ses obligations en tant que prof, Ken ne savait déjà pas s'occuper de lui tout seul (en tout cas, c'était comme ça qu'elle le voyait), Rahne était trop dans son monde et il en était de même pour son copain et il lui restait donc Juliet. Mais elle ne l'aimait pas vraiment Juliet, elle faisait juste semblant pour faire plaisir à son demi-frère. C'était donc à Sature qu'elle l'avait confié. La Harpie était gentille avec Alice, et cela faisait bien longtemps qu'elle avait renoncé à croquer dans tous les demi-dieux qu'elle voyait. Joe lui avait laissé un planning, des consignes une tonne d'activité. Au cas où. Mais elle ne doutait pas qu'Alice allait lui manquer malgré tout. Depuis qu'elle l'avait adopté, elle s'était un peu trop prise au jeu, et la considérait réellement comme sa fille. Arès tout, elle lui disait maman. Pourquoi tout ça ? Parce qu'elle avait décidé de se rendre à New York pour le weekend.

C'était une idée totalement folle qui lui avait traversé l'esprit. Là, comme ça. Reprendre contact avec son ex, c'était dingue. Certes, ils ne s'étaient pas séparés en mauvais terme. Tout avait été fait dans le plus grand calme. Et elle l'avait toujours amèrement regretté. Et c'était en voyant tous ces gens, heureux autour d'elle ou en pleine tourmente amoureuse que l'idée lui avait pris. Elle ne risquait rien. Au pire, il ignorait son appel. Au mieux, ils se revoyaient et elle serait aux anges. Parce qu'elle avait eu beau tenter de recommencer une telle histoire avec d'autres… Un échec à chaque fois. Il fallait dire qu'il avait mis la barre haute (beaucoup trop haute d'ailleurs). Et elle avait toujours conservé son numéro. Et maintenant, elle était là, une énorme écharpe beige enroulé autour du coup, planté devant sa cabine téléphonique. Elle hésitait pourtant. À mettre ses pièces et à téléphoner. Peut-être allait-elle le déranger ? Peut-être qu'il avait refais sa vie, avec quelqu'un d'autre et qu'il ne voulait plus entendre parler d'elle ? Non, aller. Elle se l'étais promis. Elle fouilla dans ses poches de manteau en en sortis quelques pièces de monnaie. Il faisait froid à New York et ses doigts avaient déjà pris leur couleur rouge à peine sortis des poches. Personne, le répondeur. Elle hésita deux secondes à raccrocher. Mais non.

« Hum.. Aramis, bonjour je… C'est moi, Joe. Voilà j'étais de passage à New York pour quelques affaires et j'ai pensé que ça serait sympa qu'on se revoit ! »  Tu parles, comme si elle venait là pour le plaisir. Quitter la colonie et sa sécurité de nos jours était risqué pour une demi-déesse. « Enfin bref, si tu veux je passerais ma journée à l'Empire State Building pour faire quelques photos, et visiter le quartier. Si ça te tente, on peut se retrouver là-bas ! J'ai plus de portable alors heu... » Bip, bip…

Plus de pièces, plus de temps. Rageuse elle enfonça le téléphone sur son socle. Quelle idiote. Comme s'il allait se pointer à son stupide lieu de rendez vous. Tant pis. De toute façon elle ne perdait rien à espérer. Elle n'était jamais grimpé en haut, c'était l'occasion de visiter un des lieux les plus touristiques de la ville. Le temps (et le vent) jouait en sa faveur (mais pas en celle de ces cheveux) et les touristes avaient préféré voir d'autres lieux. Elle pris son tour pour visiter l'intérieur et se risqua enfin (l'écharpe remonté jusqu'aux yeux) à sortis sur l’observatoire. New York était à ses pieds, l'espace de quelques minutes. Elle n'avait jamais vu la ville sous cet angle, c'était donc ça que voyait les dieux ? Elle leva la tête. Alors, ils étaient bien là-haut les dieux ? Car c'était bien là qu'ils trônaient tous. Il était bien connu des demi-dieux que l'Olympe se trouvait au dernier étage (enfin, façon de parler) de l'Empire State Building.

« Vous pourriez quand même faire un effort… et nous aider dans cette galère... », murmura t-elle.

Elle soupira et reporta son regard sur l'étendu blanche et grise que formait les diverses meubles et la neige que Chioné avait fait tomber sur la ville.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
DLCEM.
Voir le profil de l'utilisateur
localisation : New-York.
messages : 130
parmi nous depuis le : 11/01/2016

DLCEM.

MessageSujet: Re: enjoy the silence (Aramis)   Dim 26 Nov - 16:48

Aramis regarda son appartement impeccable et épuré, resplendissant de sobriété et de propreté. C'était son chez-lui ça, ordonné, nickel chrome, simpliste et fonctionnel. Ça avait toujours été comme ça depuis qu'il y avait emménagé et pourtant… Il se sentait seul. Pendant un temps, Loïs avait partagé les lieux avec lui comme colocataire (ou petit chiot pouilleux recueilli, les avis divergeaient là-dessus) puis il avait fait le pas de trop et elle était partie. L'agent de terrain s'en voulait toujours pour cela, pour avoir osé émettre l'idée que, avec Loïs, il pouvait se passer quelque chose. Même lui ne s'expliquait pas comment cette idée saugrenue lui était venue à l'esprit. Il était malheureux ce jour-là, il avait eu des envies de réconfort qui étaient passées par un biais un peu particulier et voilà. Retour à la case départ, il était désespérément seul aujourd'hui, seul au milieu de la perfection qui l'entourait. Perfection de son appartement, perfection de ses habits, perfection de son travail et de ses aptitudes. Perfection de sa solitude aussi. Techniquement parlant, il était supposé avoir des amis ou du moins des bonnes relations… Mais s'il voulait parler, parler pour de vrai ? Aramis Wheeler n'avait strictement personne à qui s'adresser. Autrefois, il y avait eu elle. Joe. Sa Joe. Cette rencontre lui était tombée dessus de manière parfaitement improbable pour faire entrer dans sa vie les plus beaux moments qu'il vivrait avant longtemps. Mais rien n'étant jamais éternel, ils avaient choisi d'un commun accord de mettre fin à leur relation. L'un comme l'autre pouvait sentir les secrets et les non-dits qui les séparaient toujours un peu plus chaque jour… Alors ils avaient tout arrêté avant que ça ne se finisse mal. Bien sûr, ils n'avaient pas présenté la fin de leur histoire de cette manière mais c'était l'idée.

Cette fin, il n'avait jamais cessé de la regretter par la suite. Sur le moment, ça leur avait paru être la chose à faire, la bonne idée pour se protéger et pour garder leur histoire sous la fore d'un beau souvenir. Mais Aramis n'avait jamais vraiment pu se résoudre à classer ça comme tel. L'amour qu'il avait eu pour Joe, ce n'était pas qu'un souvenir. Il ne se souvenait pas de sa tendresse pour elle car il la ressentait toujours, tout comme il rêvait encore de passer les doigts dans ses cheveux roux ou d'embrasser ses jolies petites lèvres. Il songeait encore aux discussion qu'il aurait pu avoir avec elle et non pas à celles qu'il avait eu. Ce qu'il voulait, ce n'était pas se rappeler mais bel et bien retrouver. Il ne pouvait tout simplement pas laisser cette histoire derrière lui. Il ne le voulait pas. Par tristesse, par colère, par jalousie, il avait déconné après ça. Une fois, deux fois… Trop de fois. Lui ne s'en rendait pas réellement compte et pourtant, c'était arrivé. Et puis il y avait eu ce jour… où Joe lui avait laissé un message. C'était longtemps après mais elle ne l'avait pas oublié. Il avait écouté une première fois, puis réécouté encore, et puis encore, et encore au cas où. Il avait analysé les mots pour être certain de bien les interpréter, avait décortiqué chaque tournure de phrase dans le doute.

Aramis posa un pied au sommet de l'Empire State Building et balaya l'endroit du regard, caché derrière ses lunettes de soleil. Il ne savait pas trop s'il devait espérer, s'il venait là pour réellement la retrouver, ou s'il avait grimpé des dizaines d'étages pour être certain qu'il n'avait plus rien à gagner de toute cette histoire. Il aurait pu choisir d'enterrer tout ça, de passer à autre chose, d'oublier Joe et tout ce qu'il aimait chez elle. Il aurait sans doute pu se trouver une autre fille intelligente et maligne, qui aurait fait battre son cœur. Mais non, c'était Joe qu'il voulait, c'était Joe qu'il aurait. Il marcha un peu au hasard au milieu de touristes asiatiques qui faisaient le tour à toute berzingue en prenant des photos de tout et n'importe quoi. Tu pensais à quoi, Aramis ? Tu pensais qu'elle serait là, à t'attendre en souriant ? D'ailleurs, elle trouvait ça sympa de se revoir. Ne rêve pas trop, c'est juste par politesse, juste comme ça...  Et puis il la vit, en train d'observer New-York vu d'en haut. Il eut bien l'idée bizarre un moment de filer vers l'ascenseur et de descendre comme s'il n'était jamais venu ici mais non. Aramis se dirigea vers Joe. « Salut Joe. Comment vas-tu ? » C'était une bien piètre entrée en matière après des années sans s'être revus, sans s'être parlés, sans même s'être recontactés. Mais il n'avait pas le mode d'emploi du bon agissement pour des retrouvailles pareilles. Salut Joe, toi aussi tu avais pensé toutes ces années à ce que ça aurait pu être si nous étions restés ensemble ? Toi aussi, tu avais eu ces regrets après qu'on se soit séparé ? Moi oui. Je me suis maudit alors même que je te voyais encore, t'éloignant de moi. Je t'avais dit ces mots et je m'en étais voulu. Quelle étrange idée j'avais eu à cette époque...

_________________
les ailes de la liberté.
« Combien de fois me suis je retourné dans la rue, le cœur en vrille parce que j'avais cru apercevoir un bout de silhouette qui... ou une voix que... ou une chevelure comme... ? Combien de fois ? Je croyais que je n'y pensais plus mais il me suffisait d'être un moment seul dans un endroit à peu près calme pour le laisser revenir. »

Revenir en haut Aller en bas
avatar
SANG-MÊLÉ GREC.
Voir le profil de l'utilisateur
localisation : Colonie des sang-mêlés.
messages : 67
parmi nous depuis le : 13/11/2016

SANG-MÊLÉ GREC.

MessageSujet: Re: enjoy the silence (Aramis)   Lun 11 Déc - 16:56

Elle venait de compter son millième flocon quand elle entendit sa voix. La voix qui l'avait fait rire, charmé, émue à une époque. Une voix qu'elle avait oublié avec le temps, parce que la voix était la première chose que les gens oubliaient, et une voix qu'elle était heureuse d'entendre à nouveau. Elle se retourna doucement et son cœur se serra brusquement en le voyant. Il était toujours aussi beau, c'était indéniable. Classe, simple, son Aramis. Les deux années de leur relation avait été les plus parfaites aux yeux de Joe. Elles avaient été la véritable rupture entre son ancienne vie, celle de la fille traumatisé par un père trop violent, et cette de cette nouvelle Joe, plus forte, plus ouverte, plus vivante. Il n'en savait rien, mais il avait un pilier important dans sa vie, au même titre que son demi-frère.

Elle chercha ses mots, comment lui répondre sans avoir l'air trop cruche ou s’effondrer complètement. Mais non, Joe était forte, elle garderait la tête haute en toute circonstance. Pourtant, là, tout de suite, elle n'y arrivait pas, elle l'avait juste sous ses yeux et les mots restaient bloqués dans sa gorge. C'était bien simple, elle n'y avait pas vraiment cru. De le revoir pour de bon, pour de vrai. Elle avait baissé son écharpe sous son menton pour pouvoir parler et bientôt un sourire illuminé son visage frigorifié.

« Bien, je vais bien. »

On ressentait un tas d'émotion dans sa voix, un peu trop même, d'un autre côté Joe aurait aimé contrôler tout ça. Elle descendit de son petit promontoire et lui tendis une main.

« Pardon, c'est idiot... c'est juste que... »

Qu'il m'avait manqué, pensa t-elle.

« Je suis contente que tu sois venu Aramis. »

Que devenait-il ? Faisait-il toujours le même boulot trop prenant ? Collectionnait-il toujours ses cactus ? Avait-il toujours un appartement aussi impeccable ? Avait-il quelqu'un d'autre dans sa vie actuellement ? Tellement de questions se bousculaient dans sa tête.

* * *

Jocaste, dix neuf ans, dans un bar à New York City (en soirée).

Elle ne le connaissait pas. Et elle lui faisait coucou. « Ma pauvre fille, mais qu'as tu dans la tête ?! » Elle regarda Sature qui avait alors entrepris de draguer un serveur et soupira. « Oh bonsoir je heu... Je sais pas trop ce qu'il m'a pris, je m'en excuse. Mais vous aviez l'air de chercher une place et puisqu'il n'y en a pas et que je heu... » Non en fait le bar était encore presque  moitié vide. Mais tant pis. Ce n'était pas dans ses habitudes de se décourager aussi facilement. « Je m'appelle Joe ! Ça vous dis de boire un verre avec moi ? »

Elle venait de proposer à un illustre inconnu de boire un verre avec elle. Tandis que la Harpie buvait et buvait au bar sans s'arrêter – et en attirant les regards des pires hommes aux alentours – Joe se sentait mal. D'un côté elle priait pour que cette homme lui mette le premier vent de sa vie : elle n'avait aucune idée de pourquoi elle avait agité la main en sa direction, ni pourquoi elle avait débité une telle demande. Elle ne savait pas quoi dire, ni quoi faire, elle voulait juste disparaître mille pieds sous terre. C'était bien simple : elle faisait l'exact opposé que ce que lui avait dit Barbie, à savoir ; rester prudente.

* * *

Elle avait rangé sa main avant de se jeter dans ses bras pour une étreinte qui se voulait – à la base – amicale. Sauf qu'au fond, elle n'avait pas grande chose d'amicale mais Joe ne s'en soucia pas vraiment sur le moment. C'était peut-être la joie qui la faisait agir ainsi, elle n'en avait pas la moindre idée. Elle avait envie de lui proposer un tas de choses, du genre parler et parler du passé, rattraper le temps perdu, blaguer comme autrefois, aller trouver un petit endroit charmant ou manger des plats diététique qu'il aimait tant... Au fond oui, tout ça lui avait atrocement manqué.

_________________
enjoy the silence
All I ever wanted, all I ever needed. Is here in my arms, words are very unnecessary, they can only do harm. Enjoy the silence •• ALASKA (depeche mode)

Revenir en haut Aller en bas

MessageSujet: Re: enjoy the silence (Aramis)   

Revenir en haut Aller en bas
 

enjoy the silence (Aramis)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» OuiCar s’associe à Aramis Auto et Blablacar pour proposer une voiture à 0€ par mois

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ⱴ MALUM DISCORDIAE. :: ⱴ LES ÉTATS-UNIS.  :: new york city. :: empire state building.-