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 Le retour du père prodigue. (tamara)

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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Sam 4 Nov - 0:18





Le retour du père prodigue

ft Tamara Lond

Le 3 mars 2017


Prendre les armes et défendre sa patrie. L'une des définitions de l'héroïsme. Entre- autre, car elle en comporte tant. D'ailleurs, chacun n'est-il pas libre d'avoir sa propre définition ? Et puis, les héros, les vrais, sont toujours les derniers à le savoir ou trop modeste pour accepter ce statut. Haytham n'était ni l'un ni l'autre à ses yeux, il ne faisait que rétablir la vérité, bien que « vider son sac » soit le terme le plus adéquat. Toutefois, en agissant de la sorte, il devenait le héros de sa petite amie. Cependant, malgré la relative confiance qu'il arborait, il n'en menait pas large face à Richard Lond, qu'il avait portant jadis tant aimé, presque comme le père qu'il n'avait jamais eu. Il faut dire que malgré les longues absences dues à son travail, le patriarche, lorsqu'il était de passage à la Nouvelle-Orléans, savait se faire pardonner auprès de sa fille, mais aussi auprès d'Haytham. L'espace d'un instant, aussi infime soit-il, le demi-dieu se revit des années auparavant, entrant timidement dans le bureau de Richard Lond qui lui avait signe de s'approcher.

« Viens mon grand ! J’ai ramené quelque chose pour toi ! »

« - Pour moi ? » réitéra le jeune Haytham pas sûr de mériter autant d'égard de la part du père de Tamara. Quelque peu intimidé comme il l'était à chaque fois, Hay franchi la porte et prit place sur l'un des sièges en cuir faisant face à l'imposant bureau de Mr Lond. Ce dernier, le sourire aux lèvres, sortit le présent de son tiroir et le tendit au jeune garçon qui laissa à son tour paraître un sourire rayonnant sur son visage juvénile. Sans attendre, il délesta le cadeau de son papier et laissa paraître une petite boîte sur laquelle l'on pouvait voir quelques caractères asiatiques au vu de leur forme si particulière. Le demi-dieu retira le ruban imitation soie et vit apparaître ce qui ressemblait à un couteau. « Comme je t'ai souvent vu tailler des bouts de bois avec Tamara, je me suis dit que cela te ferait plaisir » Devant l'air circonspect du Marsien, l'homme d'affaires du reprendre la parole pour lui faire savoir qu'il s'agissait d'un couteau de poche japonais de très bonne facture. « - Vous savez que ma mère va sûrement me tirer les oreilles ! » déclara l'adolescent sans perdre son sourire. « Ce sera donc notre petit secret mon grand ! » L'adolescent laissa place à l'adulte surprit de se souvenir de cette scène avec autant de précision. Et il devait le reconnaître, Richard Lond n'était pas quelqu'un de foncièrement mauvais et c'est bien ce qui l'embêtait, car à présent, après avoir craché son venin de rancœur, le fils de Mars se sentait un peu con.

Tamara elle aussi se fit entendre en se rappelant aux mauvais souvenirs de la fuite de son père et de tout ce que cela avait engendré sur sa vie par la suite. Entre-autre, l'épisode pensionnat, qui l'avait cependant endurci. Une bonne chose dans une moindre mesure. Hay entrelaça un peu plus ses doigts à ceux de sa compagne, lui faisant ainsi savoir, sans avoir à le dire, qu'il lui pardonnait ses paroles. La colère nous pousse parfois à tenir un discours que l'on regrette par la suite. Tamara n'échappait pas à la règle. « - Tamara a toujours été quelqu'un de fort ! » lança le demi-dieu après que cette dernière ait essayé de calmer les appréhensions de sa mère, qui découvrait, des années en retard, les aspirations belliqueuses de sa fille, qui n'hésitait pas à casser des nez si on lui cherchait des noises. Là-dessus, la demoiselle n'avait pas changé, mais ça le bel Irlandais le garda pour lui. Cependant, la tornade brune, casseuse de nez, savait aussi faire la part des choses. Elle s'excusa d'ailleurs auprès d'Haytham qui rajouta un furtif « - On a merdé tous les deux ! » avant de recenter toute son attention sur le nouvel arrivant. « - Oui Tam a raison. Nous allons tous faire un petit effort. N'est-ce pas la meilleure des solutions ?! Je crois que nous avons laissé parler nos cœurs sans filtres. C'était douloureux, mais utile. » Le Penseur avait de toute évidence retrouvé la voie de raison. Quant à Madame Lignac, c'est la voie de l'estomac qu'elle avait entrepris de convoiter en faisant son apparition affublée de quelques préparations. De toute évidence, elle aussi savait trouver les « mots » justes. Et alors que Richard, en lançant un dernier regard à sa fille, regagnait le salon, la tornade brune en profita pour consulter son petit ami.

« - On va attendre que ça se calme et que la petite ait dormi un peu. Il y a encore quelques tensions dans l'air et je ne veux pas qu'on fasse subir ça à Eileen ! » Mains dans la main, les deux parents suivis de près par Victoria, retrouvèrent le salon et prirent place dans le canapé en face du fauteuil de Richard. Le demi-dieu attrapa deux verres de citronnade et en tendit un à Tamara. « J'imagine que l'abcès devait être percé ! » commença timidement le patriarche de la famille Lond avant que son « presque » gendre n'acquiesce. « - Eileen va dormir un peu, vous pourrez la voir après. Écoutez, elle n'a pas à subir toutes les tensions qui nous animent d'accord ? »

« Oui, je comprends. Les enfants, je ferais tout ce qu'il faut pour que ça se passe bien. C'est sincère » Tour à tour, il regarda Victoria et Tamara, avant de s'attarder un peu plus sur cette dernière. « Tu as tellement grandis ma princesse et te voilà devenu une magnifique jeune femme, aussi belle que ta mère à ton âge. » Victoria ne parvient à se délester de son petit sourire. Puis l'homme d'affaires posa son regard sur le demi-dieu « Toi aussi, tu as tellement grandi et changer. Toutefois, je suis vraiment content de vous savoir ensemble toi et Tamara, et parents qui plus est. Tu ne t'étais pas trompé Vicky. Ces deux-là étaient faits pour être ensemble, c'est évident ! » Un regain de fierté assaillit Haytham qui sourit à sa petite amie, tout en gardant sa main dans la sienne. « Donc dites-moi tout ! Que fais-tu dans la vie Haytham ? » Là ça se corse, tellement que le demi-dieu tenta de trouver appuis sur le regard de Tamara avant de répondre, sans réfléchir : « - Je suis dans la cuisine. Enfin, disons que c'est plus une reconversion. Madame Lignac m'a pris sous son aile. »

« Ah bien ! Et tu comptes te lancer à ton compte ? »

« - Pour le moment ce n'est pas d'actualité. J'ai prévu de jouer encore un peu les pères au foyer. Et cela me convient. »

« Et toi ma princesse ? »


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COLONEL BADASS
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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Dim 5 Nov - 0:30





Le retour du père prodigue

ft Tamara Lond

Le 3 mars 2017




La situation, bien que toujours tendue, commençait à s’améliorer. Grâce à Haytham. Si on avait dit cela à Tamara un quart d’heure auparavant, elle n’aurait jamais cru que son « Penseur » s’amusant à jouer les philosophes parviendrait à calmer le jeu. Et pourtant.

La si gentille madame Lignac avait, à sa manière, tenté de désamorcer la situation en préparant une citronnade. Rafraîchir ces esprits échauffés à force de jouer des coudes pour défendre leurs positions était sans doute une bonne idée. Probablement qu’elle apporterait des petits canapés disposés sur une assiette de porcelaine sous peu, histoire de constituer un apéritif digne de ce nom. Hay avait raison, il valait mieux attendre que les montagnes russes émotionnelles stagnent avant de faire revenir la petite princesse. L’instinct paternel du fils de Mars était remarquable et l’ex agent de terrain était admirative de son homme tant il gérait la crise.

-Tu as raison, on va pas rogner sur son temps de sommeil pour lui…

Sa main toujours dans celle du demi-dieu, Tam s’introduit donc dans le salon derrière son père et suivie de sa mère. Tout un chacun s’installa et prit son verre, la brunette recevant le sien de son petit ami.

-Merci.

Sans attendre, elle en prit une gorgée et manqua de s’étouffer avec en entendant son père la complimenter. Non pas qu’il soit avare de compliment en général, mais presque. A la vérité, ça lui faisait bizarre. Elle jeta un œil à sa mère qui souriait, lissant les pans de sa jupe d’un air presque timide. La jeune femme avait du mal intérieurement à se dire et accepter que sa mère se laisse de nouveau embobiner, mais après tout, Victoria était adulte et seule juge de sa situation. Tam savait qu’il serait vache de sa part de lui en faire le reproche alors qu’elle n’avait pas été réellement témoin de l’abandon dont elle avait été victime. Surtout que cette fois, un vase en porcelaine de Chine ne suffirait pas à combler vingt-sept ans d’absence. Tamara admirait et enviait cette capacité qu’avait sa mère à pardonner à son père. Elle se demanda l’espace d’un instant comment elle réagirait si Haytham se comportait de la sorte, mais elle préféra vite balayer de son esprit cette pensée Ô combien désagréable. De toute façon, Richard embrayait sur les questions. Haytham commença à lui répondre.

-Hay est très doué en cuisine tu sais, madame Lignac est un mentor exceptionnel. Quant à moi, eh bien comme tu le sais, je viens d’accoucher alors à défaut qu’on ne m’accuse de négligence, pour l’instant je m’occupe de ma fille. Et puis je ne sais pas si tu as consulté la presse, mais on a essuyé une terrible tempête. Le soir de la naissance d’Eileen. Et puis sinon accessoirement j’ai failli y passer.

Elle sentit le regard de sa mère peser sur elle, du coup, elle se reprit, jetant un œil aux lacets de ses baskets.

-Enfin, ce que je veux dire c’est qu’on a le temps. C’est pas comme si on n’avait pas d’argent de côté. Mais qui sait, peut-être qu’un jour il ouvrira son restaurant. Il faut absolument que tu goûtes aux desserts qu’il fait, c’est une tuerie.

Tam regarda son petit ami avec un air fier. Oui, elle était fière de lui, il n’y avait pas d’autre mot et elle espérait sincèrement qu’il en était conscient. Soudain, la petite voix d’Eileen se fit entendre, elle s’était mise à pleurer et crier si fort que même des oreilles non semi-divines pouvaient l’entendre.

-J’y vais ! Lança Tam en reposant son verre et se levant, alors que Mme Lignac regagnait la pièce avec de quoi grignoter.

Sa fille lui manquait déjà et elle n’avait pas vraiment eu le temps de la voir en revenant de sa petite sortie avec sa mère puisque la dispute avait éclaté à propos du retour de Richard. N’attendant pas qu’on réagisse, la jeune maman quitta la pièce et monta l’escalier pour regagner la chambre de la princesse piranha.

-Oh mon petit coeur, viens par là.

Elle la prit avec une infinie précaution dans ses bras, la ramenant contre elle et déposant un baiser sur son petit crâne. L’action de la prendre dans ses bras était devenue plus facile maintenant, elle qui avait eu si peur de lui faire mal. Il fallait dire que la délicatesse n’était pas le fort de l’ancienne agent de terrain et sa plus grande crainte était de blesser sa fille.

-Allez ma chérie, calme-toi. Je suis désolée de m’être énervée tout à l’heure, tu sais, parfois ton papa me rend dingue, mais je l’aime à la folie. Ne va pas le lui répéter hein, sinon ses chevilles vont gonfler, et puis je sais qu’il laisse toujours traîner ses oreilles. Pas vrai mon coeur ? Oublie ce passage tout de suite ! Lança-t-elle avec un sourire amusé.

Eileen se mit à sourire à son tour.

-Ah, voilà qui est mieux, petit ange. Bon, tu veux voir ton grand-père ? Il a tant à se faire pardonner qu’il va être un grand-père modèle, tu verras. Tu pourras faire une liste de cadeaux de Noël de malade quand tu sauras écrire. Oublie les post-it, même les feuilles A4 ne seront pas assez grande.


Apparemment, la voix de sa mère apaisait Eileen et la faisait sourire, voire même rire parfois. D’habitude, c’était plutôt celle de son père, puisque celui-ci lui avait parlé depuis toujours, depuis qu’elle était dans le ventre de Tam. Cette dernière regrettait maintenant de s’être montrée aussi réfractaire, tout avait changé en elle lorsqu’elle avait enfin pu poser les yeux sur ce petit ange qui comptait désormais plus que tout.

-Allez viens, on descend.

Tam emmitoufla sa poupée vivante dans une gigoteuse et descendit précautionneusement les escaliers pour regagner le salon.

-Regardez qui nous fait l’honneur de sa présence.


Richard se leva, un sourire illumina son visage. Il s’approcha lentement pour voir de plus près sa petite fille. Tamara put voir, en le regardant, qu’il avait les larmes aux yeux. Son émotion n’était pas feinte et elle se sentit soudain un peu coupable d’avoir été aussi dure avec lui. Elle lança un regard à Haytham avant de s’approcher un peu plus de son père pour mieux lui montrer Eileen qui alors ouvrit de grands yeux pour mieux observer cette nouvelle tête qu’elle ne connaissait pas.

-Papa, est-ce tu veux la prendre ? Attends, assieds-toi.

Richard s’exécuta et Tam vint s’asseoir à côté de lui sur le canapé pour lui mettre tout doucement son petit trésor dans les bras. On ne pourrait plus dire après cela qu’elle ne faisait aucun effort.


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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Dim 5 Nov - 14:20





Le retour du père prodigue

ft Tamara Lond

Le 3 mars 2017


Peut-être aurait-il mieux fallu que Richard Lond ne se contente d'une carte postale, d'une peluche ou autre présent que l'on envoie traditionnellement pour célébrer l'arrivée d'un bébé. Cette initiative aurait à n'en pas douter désamorcer la situation et rendu l'échange moins intense entre la première et la seconde génération. Pour l'heure, c'était le bazar, un vrai champ de bataille oral, où les rancœurs à peine voilées se faisaient entendre sous le regard sans vie d'un vieux hibou empaillé appartement à Richard et dont personne ne semblait s'être débarrassé. Toutefois, passé les premiers échanges et une fois que la parole fut offerte à Richard, celui qui demeurait jusqu'alors fier comme un lion se délesta peu à peu de sa réserve et tels les grands méchants du cinéma enclin à la rédemption, il se livra à une confession que les deux adultes, bien qu'en colère ne pouvaient ne pas entendre. Ils étaient en colère certes, mais pas son cœur et puis s'il était bourré de défauts, Richard, c'était toujours montré prévenant et gentil avec Haytham lorsqu'il vivait ici avec sa mère. Il se laissa même aller à quelques souvenirs qui lui mirent du baume au cœur, sans qu'il ne se résolve toutefois à laisser paraître ses émotions. Cependant, il consentit à légèrement se décrisper histoire de ne pas passer pour un androïde sans cœur, qui égraine dans sa tête, toutes les piques à sortir contre l'ennemi humain.

Le petit groupe, mené par Madame Lignac, regagna le salon. Hay toujours la main dans celle de Tam, espérait que ce petit regain d'accalmie perdure pour que dans un avenir proche, Eileen soit présentée à son grand-père. Car oui, malgré les mots durs et la rancœur, le demi-dieu était toujours partant pour présenter leur enfant à lui et Tam, à ce bon vieux Richard, que Victoria observait avec amour malgré la fuite et l'absence. Les premiers échanges, non-hostiles se firent donc sous le regard de Madame Lignac prête à jouer les arbitres si besoin. Richard laissait paraître un léger sourire et ne manqua pas de complimenter sa fille qui faillit avaler de travers peu habituée à de telles pratiques. Il est vrai que Richard Lond n'était, dans les souvenirs d'Hay, pas le genre d'hommes à complimenter aussi facilement, du moins pas autant que le demi-dieu, qui s'il se plaisait à titiller sa petite-amie, ne manquait pas également de la complimenter de temps à autre. « - Oui vous avez raison Richard, elle est magnifique, mais elle l'a toujours été, même avec son satané appareil ! » Clin d'œil, il se pencha vers la belle brune et déposa un léger baiser sur sa joue gauche, un geste qui fit sourire un peu plus le patriarche des lieux qui échangea un regard complice avec Victoria qui vit signe à Madame Lignac.

« Oui Madame ? »

« Pouvez-vous nous apporter une bouteille d'eau en plus s'il vous plaît ? »

La Française acquiesça avant de quitter la pièce pour rejoindre sa cuisine. Hay profita de l'attention que la cuisinière suscitait, pour poser un regard plein d'amour sur son humaine qui elle-même observait sa mère d'une drôle de façon. En se prêtant au jeu de l'observation, le Marsien découvrit une Victoria quelque peu intimidée par la présence de celui qui restait encore son mari malgré les années d'absence. Elle l'aimait encore, c'était indéniable. Notre demi-dieu se demandait d'ailleurs si Tam continuerait à l'aimer si une telle situation devait arriver. Une pensée qu'il chassa bien vite de son esprit, de peur d'être quelque peu déçu par la réponse à cette hypothétique interrogation. D'ailleurs, ce fut au tour de Richard d'émettre des interrogations qu'il formula lui à haute voix. Il semblait curieux et ne le feignait pas. Non, il avait un vrai intérêt pour Haytham et l'écouter avec attention lorsqu'il évoqua sa passion pour la cuisine. L'humain remarqua d'ailleurs la petite lueur qui se dissimulait dans le regard noisette de celui qu'il considérait à présent comme son gendre. Tam encline à l'accalmie se permit de renchérir après son chéri qui apprécia les compliments de sa guimauve. Du moins avant qu'elle n'embraie sur la suite. « Tu as failli mourir ? » demanda l'homme d'affaires blanc comme un linge. Désemparé par cet aveu, il tenta de trouver une assistance dans le regard de sa femme. Consciente du malaise qu'elle venait d'instaurer, Tamara se reprit sans qu'Hay n'ait à intervenir. Une entreprise qu'il salua d'un léger sourire. Pour dire vrai, il n'aurait su quoi dire, et même en ouvrant un dictionnaire, il ne serait parvenu à trouver une meilleure définition, ni aucun synonyme susceptible d'atténuer le « J'ai failli y passer »

«- Tout va bien désormais ! Et oui, Tam a raison, ce n'est pas le temps qui manque. Et puis je ne suis encore qu'un novice, même si mes desserts semblent avoir quelques fans ici »

« Ce serait un plaisir d'y goûter mon grand ! Avec un mentor comme Madame Lignac, je ne doute pas de ton talent. Et si jamais ton projet se concrétise, n'hésite pas à m'appeler. J'ai quelques contacts dans le milieu immobilier. »

« - Ok j'en prends note dans mon cahier imaginaire ! »

« Oui note ça et appuis sur le surligneur imaginaire. Ce n'est pas une promesse en l'air fiston ! »

« - D'accord ! Je… » Mais il ne put se résoudre à continuer et posa aussitôt son regard sur Tamara qui avait elle aussi entendu les pleurs d'Eileen. La super maman se porta volontaire à la grande surprise du demi-dieu qui n'osa point la ralentir dans sa démarche et la laissa de ce fait quitter la pièce pour rejoindre l'étage. Richard la regarda tout sourire avant de se rappeler qu'il avait oublié quelque chose sur le pas de la porte. À son tour, il se leva et prit la direction opposée sous le regard intrigué de Victoria et Haytham.

« Merci pour les efforts Hay ! »

« - Je fais au mieux tu sais. »

« Tu t'en sors très bien, je t'assure. »

« - Je le fais surtout pour Eileen »

« Et c'est tout à ton honneur ! »

Richard fit alors son retour avec deux paquets cadeau qu'il tendit à Haytham. « C'est pour Eileen. Ce sont deux peluches. Un cheval et un canard. Comme je ne savais pas quoi prendre, j'ai pris les deux. »

« - Merci Richard c'est gentil. Je les déposerais dans sa chambre tout à l'heure. »

« Oui bien sûr ! » Tous retrouvèrent ensuite leur place et pour la première fois depuis son arrivée, Richard s'intéressa à Victoria en prenant de ses nouvelles. Hay s'éclipsa discrètement pour aller retrouver la cuisine, où Madame Lignac continuait à œuvrer.

« - Je crois que ça se passe bien ! »

« C'est un bon début. Où est mademoiselle ? »

« - Elle est montée s'occuper d'Eileen. »

« Vraiment ! » De toute évidence, Haytham ne semblait pas le seul à être surpris par cette initiative qui semblait elle aussi ravir la cuisinière. Le sourire aux lèvres, notre demi-dieu laissa de ce fait, une petite oreille traîner pour s'enquérir de la situation à l'étage. Il ne put s'empêcher de rire en entendant Tam conseillait à sa fille de profiter de la culpabilité de son père pour faire une liste de cadeaux. C'était tout elle ça. « Vous écoutez encore aux portes ? »

« - Juste un petit peu. Tam a réussi à apaiser Eileen d'après ce que j'ai entendu. Elle va être une super maman, je n'en doute pas. Je suis tellement fière d'elle. Elle fait des efforts avec son père, c'est un bon début. J'espère qu'il ne va pas retourner trop rapidement au pays du manga. Bon aller, je vais y retourner. Tam est en train de descendre. Dites, vous pouvez terminer les cupcakes que j'avais commencé à préparer ? » La cuisinière acquiesça tout sourire tandis que le demi-dieu quittait sa planque pour retourner jusqu'au salon où Richard et Victoria semblaient être en pleine discussion.Cependant l'apparition d'un petit quatre quarts divin mobilisa toutes les attentions. Le demi-dieu s'approcha tout sourire, autant qu'Eileen qui jouait avec sa barrette. Le Marsien la lui subtilisa en déposant un léger baiser sur son front. Richard se leva lentement et laissa paraître un grand sourire sur son visage épargné par les affres du temps. Son cœur tambourinait contre sa poitrine, Hay pouvait le sentir. « Ma petite fille » Sa voix tremblait et son regard brillait d'émotion. Hay fut touché par cette vision de l'homme d'affaires qui avait accepté de se défaire de sa carapace pour venir à la rencontre de sa petite fille. « Mon dieu qu'elle est belle ! » Et ô miracle, Tamara passa outre sa rancœur pour demander à son père s'il voulait prendre sa petite fille dans ses bras. Sans surprise Mr Lond acquiesça et accepta de suivre sa fille jusqu'au canapé. Haytham, lui-même ému, regarda la fille et son père se livraient à leur premier échange depuis des années. Il sourit aussi à Victoria qui se leva pour laisser de la place à Richard et Tam et s'approcha de son presque gendre pour poser sa tête sur son épaule tout en continuant à observer la scène.

« Elle est tellement belle ! » Eileen qui gigotait un peu dans tous les sens, observa son grand-père avant de lui prendre le doigt ce qui l'amusa. « - Elle est très curieuse, presque autant que sa mère ! » lança Hay « - J'ai préparé des cupcakes pour tout à l'heure si vous voulez ! Tam mon amour, tu viens ? Il faut qu'on parle ! Victoria, tu restes avec Richard dans le salon ? » Elle acquiesça et retourna s'asseoir auprès de son mari, complètement gaga d'Eileen.



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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Mar 7 Nov - 12:13





Le retour du père prodigue

ft Tamara Lond

Le 3 mars 2017


Les tensions s’apaisèrent peu à peu, mais cela ne voulait pas dire que Tam ne gardait aucune rancoeur vis-à-vis de son père et du comportement démissionnaire qu’il avait eu, et faire comme si de rien n’était pendant des années, ne rendant pas une seule visite à sa femme hospitalisée alors qu’il venait une fois par an dîner avec sa fille qui, chaque fois, essayait d’amener le sujet. Rien à faire, Richard restait sourd à ce propos, et aujourd’hui, nul doute qu’il se mordait les doigts de n’avoir pas cru sa fille. Mais Haytham avait raison depuis le début, il fallait faire un effort pour Eileen, mais maintenant que Tamara avait plus ou moins vidé son sac, sous-entendant un gros « je te l’avais bien dit », elle était désormais un peu plus encline à tolérer la présence du patriarche ici. Après tout, lui aussi avait fait l’effort de quitter ses précieuses terres asiatiques pour revenir ici, à la Nouvelle-Orléans où visiblement il ne s’était jamais véritablement senti chez lui. Cela ne l’empêcha pas de tartiner sa fille de compliments ce qui la surprit. Autant quand elle le voyait une fois par an à New York dans un resto guindé où elle faisait l’effort de porter une tenue chic que son père lui offrait, là, elle comprenait qu’elle méritait de tels compliments, mais aujourd’hui, avec ses kilo de grossesse et ces vêtements informes, comment pouvait-il prétendre, ou même Hay, qu’elle était « magnifique » ? Quand son petit ami renchérit en ajoutant le fait que même avec l’appareil dentaire de ses dix ans elle l’était, la brunette ne put s’empêcher de secouer la tête.

-OK les mâles, on se calme et on arrête de dire n’importe quoi. On n’est pas non plus obligés de reparler de ce machin, Hay.

Ce dernier lui déposa un baiser sur la joue. Tam était toujours surprise de la tendresse qui pouvait émaner de ce grand gaillard de marsien, mais c’était bien l’effet de surprise qui était l’atout du fils de Mars.
Egal à lui-même, Richard posa des questions sur le présent et l’avenir professionnel des deux jeunes parents, ce qui agaça un peu Tamara qui alors évoqua la naissance chaotique de sa fille et fut étonnée et touchée de voir l’inquiétude sur le visage de son père qui avait considérablement pâli. Elle sentit bien qu’elle avait commis une boulette, mais d’un autre côté, à sa place elle n’aurait pas aimé qu’on lui cache ce genre d’information. Elle s’était reprise mais l’homme d’affaires ne semblait pas rassuré pour autant.

-Eh, ne t’inquiète pas, maintenant tout va bien. Je peux refaire du sport, raisonnablement -elle insista sur ce mot en regardant sa mère qui elle, était réticente à l’idée- et puis Hay continue à m’engraisser avec ses délicieux cupcakes, pas vrai ma Guimauve ? Et tu sais, son gratin dauphinois -toujours aussi bien prononcé- est presque aussi parfait que celui de madame Lignac.

Au moment où elle disait cela, la française revenait avec la bouteille d’eau demandée par Victoria et Tam fronça le nez, sentant que c’était peut-être la boulette la plus dangereuse.

-Sans offense madame Lignac, j’ai dit « presque ».

Richard alors proposa son aide à son « presque » gendre en cas de projet d’ouverture de restaurant, ce qui toucha Tamara. Il se montrait soudain d’une si grande générosité que la demoiselle réalisa qu’en fait, il n’avait jamais été réellement bien méchant. Elle s’était juste braquée en le voyant fuir son foyer au profit de son travail, ce qu’il avait trouvé comme refuge. Peut-être l’avait-elle jugé trop sévèrement, peut-être que même un père avait le droit à l’erreur…
Ce fut Eileen qui sonna la fin des réflexions de sa mère en se faisant entendre, et Tam, souhaitant se délester de la lourdeur de ces pensées, voulut rejoindre sa petite princesse qui lui manquait déjà tant. Aussi se leva-t-elle sant attendre que quelqu’un se propose et se rendit à l’étage pour la chercher. Elle en profita pour passer un petit moment avec elle, jouant les gâteuses à l’abri des regards, mais hélas pas à l’abri de toutes les oreilles. Tant pis,ce petit trésor à la beauté incomparable le méritait bien. Evidemment, Tam, ayant toujours peur de la casser, prit d’infinies précautions pour la prendre dans ses bras, sans doute ce qui lui prenait le plus de temps. Elle n’osait pas encore l’habiller toute seule, de peur de lui coincer ou retourner ses petits doigts dans les manches de ses pyjamas. Ce n’était pas de la mauvaise volonté, juste la peur de mal faire. Elle ne se rendait sans doute pas compte que tout comme Maisie, Eileen avait hérité des dons de son père, certes de moitié, mais qu’elle avait déjà une force démesurée pour son âge.
Tam redescendit l’escalier bien plus lentement qu’elle ne les avait montés, faisant attention pour ne pas trébucher avec sa princesse dans ses bras, et une fois arrivée au salon, tous les regards se posèrent sur la petite merveille qui, comme toujours, arborait un grand sourire et un regard empli de curiosité. Lorsqu’elle vit Richard de plus près, elle agita un peu ses petits bras, et quand Tam la déposa avec mille et une précautions dans les bras de son grand-père, la quart-déesse lui attrapa l’index.

« Eh bien, elle en a de la force », commenta Richard dont le regard plein d’étoiles ne quittait plus sa petite fille.

Tam aussi l’observait, voulant s’assurer qu’il la tenait bien, en oubliant qu’il avait eu aussi un bébé entre les bras presque quarante ans plus tôt, et que ce bébé n’était autre qu’elle-même. Le regard de la brune néanmoins croisa celui de son petit ami à la remarque de son père. Elle se demanda si la force d’Eileen égalerait celle de Maisie et si ils avaient du souci à se faire. C’est alors que l’Irlandais demanda à lui parler seul à seule. Tamara, qui ne voulait pas laisser sa fille dans les bras d’un homme qu’elle ne connaissait pas, fut-il son propre père, hésita en passant son regard de Richard à Haytham. Et si, en ne voyant plus ses parents dans son champ de vision, la petite ait une frayeur ? Elle allait ouvrir la bouche pour protester mais le fils de Mars demanda à Victoria de prendre le relais auprès de son mari. A moitié rassurée, Tamara accepta donc la proposition de son homme, attrapa son bras pour s’aider à se relever et laissa sa place à sa mère. Ils s’éclipsèrent donc tous les deux, bien que Tam continuait à jeter des regard derrière elle pour regarder si tout allait bien.

-Quoi ? Qu’est-ce qui se passe ? Toi aussi tu as eu peur qu’elle lui brise l’index ? D’un côté je me dis que ça aurait pu être drôle… Non OK t’as raison c’est nul. Ça me stresse quand tu me prends à part comme ça, qu’est-ce qu’il y a, Hay ?

Ce qui la stressait encore davantage, c’était de ne pas pouvoir surveiller ce qui se passait avec sa fille. Quelques semaines auparavant, jamais elle n’aurait pu ne serait-ce qu’imaginer qu’elle se ferait autant de souci pour ce petit être. Elle qui trouvait ridicule d’être une mère poule, la voilà reine du poulailler.


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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Mer 8 Nov - 14:36





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ft Tamara Lond

Le 3 mars 2017

Madame Lignac, que Richard semblait ravi de revoir, tout autant que son estomac, continua à lever le menton, faussement piquée au vif par le fait d'avoir désormais un rival. « Mutinerie ! » laissa-t-elle entendre sans se soucier du rang. À quoi bon s'en offusquer, puisqu'ici, malgré la grandeur de la demeure et la richesse des prioritaires, jamais ces derniers ne se sont prêtés au jeu du dénigrement du petit personnel. Et puis la Française faisait partie intégrante de la famille Lond, elle pouvait de ce fait, aller de sa petite pique. Le sourire aux lèvres, Haytham tâcha cependant de ménager son mentor en déclarant à Tam « - Alterum non lædere » Qui le regarda d'un air circonspect, tellement qu'il se sentit obligé de faire instantanément la traduction. « - Ne pas blesser autrui. J'ai fait latin LV2 en quelque sorte ! » Étant la progéniture d'un dieu « romain » le Marsien avait de ce fait quelques notions en latin, malgré l'école buissonnière qu'il pratiquait comme un sport sur le camp Jupiter. « Et bien la prochaine fois vous aurez du ragoût aux algues » lança la cuisinière faussement vexée « Si c'est liquide, je ne suis pas contre ! Mes molaires sont quelque peu sensibles ces derniers temps » contre-attaqua gentiment Richard qui sourit à son presque gendre. La cuisinière disparut à nouveau, peut-être allait-elle vraiment mettre ses menaces de ragoût à exécution, sait-on jamais, les français peuvent parfois se montrer quelque peu perfide.

Tout était enclin au changement, même le regard mitraillette de Tamara posé sur son père dès son entrée en scène. Bien sûr nous étions encore à des années-lumières du happy ending et de l'envol de la licorne sur son arc-en-ciel de joie et d'allégresse. Mais c'était toujours mieux que rien et puis peut-être que l'arrivée imminente de la petite sardine réchaufferait les cœurs et apaiserait les rancœurs et autre tension qui mettaient à mal les efforts de tout à chacun. Richard voulait bien faire, c'était évident, en témoignait les présents qu'il avait apportés à sa petite fille et… « J'ai failli oublier ! » renchérit-il tout sourire. De son sac magique à peluche, il en sortit une boîte qu'il tendit à son presque gendre qu'il l'a saisi quelque peu intrigué par le contenu. « - Il ne fallait pas Richard, je vous assure » Sonner les trompettes le père absent joue les pères-noël. Une entreprise toutefois loin de déplaire à Haytham qui se voyait bien lui aussi faire sa petite liste. Mais passons, il avait d'autre priorité, à savoir ouvrir cette boîte, qui au vu de la taille, ne contenait certainement pas un sabre de samouraï. Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant une tablette, la copie parfaite du dernier Ipad, pourvu notamment d'un petit clavier rétractable sur le côté. Sûrement un petit bijou au vu des relations de Richard avec le marché asiatique. « La batterie est assez puissante et c'est l'idéal pour installer quelques jeux-vidéo » argumenta l'homme d'affaires. Le demi-dieu ne savait que répondre à cela. Pour dire vrai, il en arrivait même à se sentir quelque peu gêné et cette nudité psychique, le ramena à cette même gêne éprouvée par le passé, à chaque fois que l'homme d'affaires rentrait de voyage et offrait à toute la maison, toute une flopée de cadeaux, pour amoindrir son absence et son départ à venir.

La discussion reprit toutefois son cours avant l'apparition de la princesse piranha que Tamara portait encore avec mille et une précaution. La présentation avec le grand-père était imminente et l'émotion qui s'en dégagea n'en fut que plus surprenante. Richard était de toute évidence le plus heureux des hommes à cet instant. Haytham un peu moins lorsqu'il constata que malgré ses quelques jours de vie, Eileen semblait pourvue d'une force anormale pour son si jeune âge. Pour preuve, Richard éprouva toutes les peines du monde a retiré le doigt que la petite princesse avait choisi d'agripper. « - Elle doit tenir ça de moi je pense ! » Ne put s'empêcher de commenter le demi-dieu qui espérait toutefois que sa fille cadette hérite de moins de force que son aînée. Une problématique qu'il n'avait pas tenté de résoudre, puisque jusqu'alors il n'avait pas anticipé le fait qu'Eileen puisse avoir elle aussi un petit héritage semi-divin. « Elle est tellement mignonne » renchérit Richard qui sortit ainsi le fils de Mars de ses pensées. L'homme faisait montre d'une douceur que le demi-dieu ne lui connaissait que trop peu. Il lança même quelques regards complices à l'encontre de Victoria, qui à n'en pas douter, se rappelait quelques magnifiques souvenirs. Hay sourit, oubliant ainsi toutes ses petites appréhensions. Il en arrivait à regretter l'absence de son vieux polaroid pour immortaliser l'instant. Peut-être aurait-il à nouveau l'occasion de le faire, si Richard consentait à rester un peu plus. Une perspective qui n'enchanterait peut-être pas la charmante demoiselle qui se tenait aux côtés du demi-dieu qui pour se prémunir d'une crise demanda à Tamara de le suivre. Parler était la meilleure des solutions, pour à nouveau désarçonner les tensions à venir, mais aussi et surtout pour faire comprendre à la demoiselle à quel point il était fier d'elle et des efforts accomplis au nom d'Eileen.

La maman poule semblait hésiter face à demande de son petit-ami. Haytham demanda donc à Victoria en qui il avait aveuglément confiance, de rester aux côtés de Richard, pendant que les deux jeunes parents s'octroyaient quelques minutes pour converser entre eux. Tam contrainte attrapa le bras du demi-dieu qui l'aida à se mouvoir jusqu'à l'extérieur, où ils rejoignirent le patio où trônait quelques chaises dont un vieux rocking-chair qu'Eileen mère aimait occuper jadis pour converser avec Victoria autour d'un bon thé glacé. Hay prit soin de refermer la porte derrière eux et fit face à sa petite amie dans l'attente d'explications. « - J'ai un peu flippé, j'avoue. Et arrête avec ton humeur à deux balles. Tu es stressée n'est-ce pas ? Ne me demande pas comment je le sais et ne cherche pas à détourner le sujet. Tu fais toujours de l'humour à deux balles quand tu stresses. Elle aura une force un peu plus conséquente que les autres, c'est évident, mais on va gérer, je ne me fais pas de soucis là-dessus. » Il s'approcha un peu plus et déposa ses grandes paluches chaudes autour de la taille de la jeune maman toujours encline à l'appréhension. « - Tout va bien ! » commença le Marsien, le sourire aux lèvres. « - Si je t'ai embarqué, c'est pour te dire que je suis fier de toi Tam. Tu fais des efforts, beaucoup d'efforts pour que ça se passe bien. Bien sûr, je te présente mes excuses, car je n'aurais pas dû t'imposer tout ça. À l'avenir, nous prendrons les décisions conjointement, sans mauvaises surprises. Tu sais, avec l'arrivée d'Eileen, j'ai l'impression d'avoir…murit d'un coup et pourtant je ne suis pas de première jeunesse. C'est fou tout ce qu'elle nous apporte ! Et désolé de te le dire, mais tu es tout aussi gaga que moi. Ah, si je pouvais te prendre en photo dans ces moments-là. Tu es une super maman mon amour vraiment et je te le redis sans faille, malgré nos prises de tête, je suis tellement fier d'être ton mec et le père de ta fille. » Il s'approcha à nouveau et déposa un tendre baiser sur ses lèvres toujours aussi douces, si ce n'est plus qu'avant.

« - Bon aller, je sens que tu trépignes d’impatience ! Madame Lignac va terminer les cupcakes que j'ai commencé à enfourner tout à l’heure. Tu veux qu'on aille faire quelques courses avec Eileen tout à l'heure, histoire de laisser tes parents tous les deux ? Je suis sûr qu’ils ont beaucoup de choses à se dire. »

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MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Ven 10 Nov - 0:07





Le retour du père prodigue

ft Hay Cassidy

Le 3 mars 2017



Tam sentait qu’elle avait déclenché les hostilités, amicales certes, du côté de la cuisinière dont le talent se voyait presque égalé par celui du fils du dieu de la guerre. Ce dernier voulait visiblement éviter non pas l’incident mais carrément l’accident diplomatique en balançant une phrase en latin qu’il s’empressa de traduire, tel le collégien étudiant le latin qu’il n’était plus.

-Range ton cahier d’écolier, mon amour. La grande faucheuse ne passera pas aujourd’hui.

En effet, Mme Lignac semblait encline à la plaisanterie et la mort certaine qu’elle promettait à quiconque la détrônerait n’arriverait pas.

Tamara n’était pas au courant des présents que son père avait rapportés puisqu’elle se trouvait dans la chambre de sa petite princesse au minois de star lorsque Richard offrit les peluches ainsi que la tablette à Haytham. Et lorsque les filles Lond redescendirent, l’ambiance acheva de se réchauffer. L’ex agent de terrain avait confié la petite princesse au nouveau grand-père et avait finalement accepté de suivre son petit ami à l’écart, sur la véranda, non sans quelques regards en arrière au travers de la baie vitrée pour s’assurer, tel un enquêteur du paranormal, que tout allait bien dans la pièce et que rien d’étrange ne se produisait. Elle dut cependant se concentrer sur le « Penseur » qui reprenait la parole alors qu’elle demandait si lui aussi avait flippé en voyant Eileen attraper avec tant de force l’index de son grand-père. L’espace d’une seconde, Tamara se demanda comment ça se passerait quand le moment serait venu de l’inscrire à l’école. Est-ce qu’elle et Hay seraient sans cesse convoqués dans le bureau du principal ? Elle s’imaginait déjà face à un directeur bedonnant un peu comme celui de la pension où son père l’avait envoyée, essuyant ses lunettes de vue à la chamoisine tout en leur décrivant les déclinaisons de bêtises que leur fille avait pu commettre, poussant le vocatif en arguant qu’elle ne serait sûrement jamais avocate ou astronaute avec un tel comportement. Tam était déjà une tête brûlée et était passée maître dans l’art du cassage de nez dès douze ans, alors qu’en serait-il de sa fille qui en plus avait les gênes du fils de Mars ? Il lui en venait des frissons sur tout l’épiderme. L’Irlandais alors lui demanda d’arrêter avec son humour. En effet, il la connaissait bien et il savait que quand elle angoissait, elle n’avait trouvé que le sarcasme pour se protéger. Bon, au moins lui aussi avait flippé, il n’était pas totalement inconscient. Le sourire qu’il arborait avait visiblement pour but de l’apaiser, et effectivement, la jeune maman commença à se détendre en sentant les mains sur son homme sur sa taille. Les paroles qu’il prononça lui firent même très plaisir, elle en vint même à sourire à son tour. Puis elle hocha la tête.

-J’accepte tes excuses qui sont les bienvenues, je dois le dire. J’étais vraiment très remontée, tu sais, et je m’aperçois que j’ai été blessante à ton égard, et tu sais combien je t’aime, ma Guimauve, et que pour rien au monde je ne veux te faire de peine. Alors à mon tour, je te demande pardon. Quant aux décisions, il n’y a pas de « dorénavant », toutes les décisions, on aurait dû, on doit et on devra les prendre ensemble.

Tam omit délibérément de commenter sa remarque sur le fait qu’elle soit aussi gaga que lui. Mais le reste de ses mots la toucha au plus profond de son être et de son petit coeur de maman.

-Oh, Hay tu n’imagines pas comme je suis touchée par ce que tu dis. Tu sais, moi aussi je suis fière qu’on soit une famille, fière d’être avec toi et d’être la mère de ta fille. Même si ça me fait toujours bizarre de le dire à voix haute.

Elle accepta avec joie son tendre et chaste baiser avant d’entendre quelque chose qui lui fit tout autant plaisir.

-Oh oui ! Une sortie tous les trois ! Quelle bonne idée, j’en rêvais ! Quant aux cupcakes, je ne dis jamais non, tu le sais, mais il faudra compenser...

Et puis il avait raison, Richard et Victoria avaient certainement besoin de se parler face à face, cela faisait si longtemps. Tamara prit la main de son petit ami et ils regagnèrent l’intérieur de la maison où Richard, toujours Eileen dans les bras, affichait un large sourire, visiblement conquis par la petite princesse piranha. Lâchant la main du demi-dieu, la jeune maman alla se mettre en face de ses parents.

-Dites, ça ne vous dérange pas si je vous la reprends ? Hay et moi on voulait aller faire deux trois petites courses et on avait envie de tester le siège auto.

L’excuse certainement la plus pourrie qu’elle n’ait jamais sortie, mais  après tout, maintenant que l’énergie lui était plus ou moins revenue, elle ne supportait plus de rester enfermée, elle avait besoin de prendre l’air, de faire des choses autres que tourner en rond dans la maison tel un poisson rouge dans son bocal trop petit. Victoria hocha la tête en regardant sa fille et son « presque futur » gendre tour à tour.

-Bien, c’est cool. A tout à l’heure ! Lança-t-elle en reprenant avec mille et une précautions sa petite dans ses bras.

D’ailleurs, elle se tourna pour la mettre dans les bras d’Haytham. En ce qui concernait Eileen, elle avait bien plus confiance en lui qu’en quiconque. Il gérait la crise infiniment mieux qu’elle, il était sûr de lui et Tam avait l’impression que tout ce qu’il faisait était parfait, contrairement à elle. Elle n’avait pas encore suffisamment confiance en elle en ce qui concernait tout ce qui avait trait à Eileen, elle avait bien trop peur de mal faire.

-On va monter chercher de quoi te couvrir, mon petit ange, il fait froid dehors.

S’apercevant qu’elle lui parlait comme une gaga, elle se racla la gorge et continua le chemin jusqu’en haut de l’escalier, suivie de près par le fils de Mars. Tam espérait qu’il ne se moquerait pas d’elle ou ne lui en ferait pas la remarque. Une fois dans la chambre, elle prit un petit manteau que Victoria avait choisi spécialement pour sa petite fille. Tamara avait un peu tiqué en voyant toutes les fleurs présentes dessus, mais bon… Elle le tendit à Hay.

-Tu lui mets ?

Pour rien au monde elle ne voulait tenter de lui enfiler ce truc, elle avait bien trop peur que les tous petits doigts fin de sa fille ne restent coincés à l’intérieur. Elle se rappelait combien elle avait galéré avec un simple pyjama bardé de boutons pression, alors un manteau !


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MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Sam 11 Nov - 19:06





Le retour du père prodigue

ft Tamara Lond

Le 3 mars 2017

Il était conscient de l'appréhension de Victoria et pour se faire, le demi-dieu n'avait rien trouvé de mieux à faire que de sourire pour tenter de rassurer la mère de Tamara et de lui faire savoir que malgré les apparences, il avait la situation bien en main. Hochant la tête, la mère de l'ancien agent de terrain donna son consentement avant que le Marsien n'en profite pour entraîner sa chère et tendre vers l'extérieur de la demeure. Malgré les températures, la véranda semblait être le meilleur des endroits pour se prêter à une petite conversation et nul doute qu'Haytham et Tamara en avaient besoin. C'était aussi l'occasion pour eux de se retrouver un peu seuls, loin des oreilles bienveillantes des habitants de cette demeure. Mais il est aussi extrêmement difficile d'entrevoir de telles perspectives lorsque nous sommes parents et ça, Hay en avait parfaitement conscience. Une sensation pas si nouvelle pour le demi-dieu, qui n'en demeurait pas moins tout aussi désarçonné « Je suis papa » n'avait-il de cesse de se dire. Papa d'une magnifique petite princesse dont Tamara en était la mère. Cependant, pour s'éviter la crise de « guimauverie » aiguë, le fils du dieu de la guerre préféra ne pas s'étaler là-dessus sinon quoi, il risquait de perdre en virilité et en crédibilité.

Dehors, le soleil perdurait malgré la température, toutefois, il était toujours aussi agréable d'observer les lieux depuis la véranda. Haytham et Mr Lignac avaient travaillé de concert et avec acharnement pour rendre au paysage toute sa grâce. Les arbres plus majestueux encore étaient à nouveau debout malgré les dégâts de la tempête et droit comme des « i » ils accueillaient avec bienveillance les nouveaux arrivants qui foulaient le gravier blanc de la longue allée menant à la bâtisse blanche tout aussi imposante. Il est vrai que pour en arriver à un tel résultat, le demi-dieu ne s'est point ménagé pour nettoyer la propriété et la débarrasser de tous les affres inhérents à la tempête qui a balayé toute la Nouvelle-Orléans il y a peu. Mais malgré sa fatigue, moindre comparée à celle de Tamara, le Marsien s'était donné corps et âme pour rendre à la propriété toute sa vie et tout le plaisir que l'on a à y vivre. Et en observant les lieux et ses environs, il ne pouvait qu'être fier. Eileen, aura à n'en pas douter, autant de plaisir à grandir ici, que son père et sa mère en ont eu avant elle. Ah ça, oui, l'on peut dire qu'ils ont été heureux ici, tellement avant que la mort ne vienne frapper à la porte et ne s'invite dans leur vie sans s'être pourvue de leur consentement. Chassant ses images de ses pensées, le demi-dieu se rapprocha à nouveau de sa compagne et posa ses mains sur ses hanches pour ne rien perdre de cette proximité qui le rassurait et qui laissa le soin à son sens du toucher de s'abreuver du contact de la peau de l'humaine contre la sienne. Un contact qui permit aussi aux deux adultes de mettre leur ego de côté avant de présenter, chacun à leur tour, des excuses.

« - Ravi de savoir que tu les acceptes ! Le cas échéant, je me serais senti bien con. Maintenant que c'est fait, je peux accepter les tiennes, bien que j'avoue que ça m'a un peu fait mal de me prendre ça dans la tronche. Je sais que j'ai merdé Tam et je n'aurais de cesse de tout mettre en œuvre pour faire oublier cette défaillance. » Et à le connaître, nul doute que le Marsien n'allait ménager ses efforts. L'excuse du « j'étais jeune et effrayé » ne passait plus et il devait dès alors assumer et prendre ses responsabilités. Si ce satané monstre devait réapparaître, Hay sera là pour l'accueillir et nul doute que cette fois, il ne lui laissera aucune chance. Il lui fera payer au centuple tout le mal qu'il leur a fait, si ce n'est plus encore. Mais pour l'heure, il devait mettre cette rage de côté, pour mieux se concentrer sur Tamara. « - Parfois quand on est en colère, on dit des choses que l'on ne pense pas. Ça m'arrive souvent. Enfin bref, on va oublier ça d'accord ? On va se concentrer sur le présent et le positif pour le moment. » Puis inspiré comme jamais, il se livra par la suite à un petit discours chargé d'encouragement et de fierté à l'encontre de sa petite amie, avant de poser un chaste baiser sur ses lèvres. « Restons soft ! » pensa-t-il pour mieux calmer ses ardeurs.

« - C'est vrai que ça fait bizarre de se dire qu'on est parent de cette petite princesse. J'aimerais, je n'aurais pu imaginer que l'on en arriverait là et pourtant, c'est tellement évident. Bon sur ce, on s'arrête là pour la guimauverie. Donc les cupcakes et la sortie tous les trois, c'est ok ? » Bien sûr que la demoiselle était partante et sans contrepartie, enfin « presque », mais son compagnon n'en attendait pas moins de sa part. « - Si tu te sens en état, on compense quand tu veux ! » Néanmoins, les neuf mois de calvaire dus, entre-autre, aux prouesses de sa semence semi-divine, ne quittaient pas sa mémoire et l'obligèrent en conséquence à faire preuve, à, nouveau de patience « - Enfin on verra pour ça hein… C'est… » Pas pressé ? Évidemment, mais ne point pouvoir toucher à cette beauté fatale, et ce, après avoir été habitué à des parties de jambes en l'air torrides, n'était pas une entreprise aisée, loin de là. « - Aller, on y retourne ! » Et c'est ainsi qu'ils quittèrent la véranda, main dans la main, prêt à affronter la tempête qui n'en était plus une. De toute évidence, Eileen était parvenue à charmer le nouvel arrivant qui ne décollait plus son regard d'elle. « Ca ne va pas être fastoche d'annoncer une séparation temporaire » Par chance, le demi-dieu fut exempte de cette tâche et Tamara reprit le relais en lançant une excuse en carton que son petit ami ne put s'empêcher de commenter « - L'excuse de Tam est un peu fumeuse, désolé ! » dit-il sans craindre son regard noir. « - On a besoin d'un peu d'air et puis vous devez vous retrouver tous les deux ! »

« Merci fiston ! Il est vrai que Victoria et moi, nous devons nous retrouver. »

« - Super alors ! » Tamara se permit donc de récupérer sa petite princesse qu'elle confia ensuite au père qui aurait toutefois préféré qu'elle la garde avec elle, histoire de continuer à développer leur lien. Cependant, la demoiselle n'était pas encore au summum de sa confiance et de son potentiel maternel, Hay ne pouvait s'offusquer de la voir agir ainsi. Et c'est donc dans les bras de son bras, qu'Eileen accompagnée de près par sa maman, retrouva sa chambre. Il fallait la couvrir pour affronter l'extérieur et sa température peu clémente. Le choix de manteau étant restreint, ils durent bien malgré se tourner vers le dernier présent de Victoria. « - On lui met le manteau bizarroïde de mamie Vic ? » lança le Marsien à Tam puis à Eileen comme si cette dernière était apte à répondre à la question qui venait de lui être posée. Tamara acquiesça, de toute façon, ils n'avaient pas d'autres alternatives. « - Penses à me rappeler de lui prendre d'autres manteau ! Les fleurs ok, mais avec modération quand même » Se voyant confier la mission « habillage » le demi-dieu s'exécuta aussitôt en attrapant le manteau aux motifs fleuris. « - Tu donnes tes petits bras à papa chérie ? »Le sourire aux lèvres et faisant preuve de douceur, le Marsien attrapa les petites mains d'Eileen qu'il glissa avec tout autant de douceur dans les manches prévues à cet effet avant de redresser la petite pourvue de son nouveau manteau. « - On va dire que ça lui donne un style ! Aller, c'est partit ! » Et en moins de temps qu'il faut pour le dire, la petite famille quitta la chambre et rejoignit l'extérieur, paré pour une nouvelle aventure.


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MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Lun 20 Nov - 22:42





Le retour du père prodigue

ft Hay Cassidy

Le 3 mars 2017



Haytham avait ce don de désamorcer la plupart des situations chaotiques, surtout celles qu’il avait causées la plupart du temps. Il avait entraîné la mère de sa fille à l’écart, dans cette véranda qui avait été le témoin de tant de jeux, le temple de la stupidité en barre, comme cet hiver où il avait fait tellement froid que le sol avait gelé. C’était avant que les vitres ne soient dressées pour en faire une véranda. Tam avait voulu glisser plus loin que son « Penseur » et s’était finalement cassé le nez. Un mal pour un bien puisqu’elle avait été dispensée de piscine pour tout le reste du trimestre, ce qui lui avait permis de ne plus jamais porter cet immonde maillot de bain à fleurs que sa mère lui avait acheté. En prime, elle avait écopé des moqueries du fils de Mars qui prétendait qu’il lui dessinerait un nez de clown au stabilo sur son plâtre pendant son sommeil. Aujourd’hui, sur cette terrasse, moins de drame, même si la conversation n’était pas aussi légère que voulu. Cela commença par des excuses présentées des deux côtés, ce qui sembla soulager leurs coeurs à tous les deux. La brunette regrettait d’avoir été aussi dure avec l’homme de sa vie.

-Bien sûr que je les accepte et je suis heureuse que tu acceptes les miennes. J’aurais pas dû dire ça, Hay, c’est stupide de ma part de continuer à te reprocher ce que j’ai mis vingt-sept ans à finalement te pardonner. C’est pardonné, on n’a plus à y revenir. Je te promets de ne plus jamais y faire allusion, et si je le fais encore, eh bien… je sais pas, j’aurai un gage, voilà.

L’ex agent de terrain glissa ses mains à la taille du demi-dieu et les laissa aller dans son dos pour mieux se rapprocher de lui. Comment pourrait-elle faire perdurer cette vieille rancoeur qui n’avait plus lieu d’être ? C’était impossible, et elle s’en voulait d’avoir remis le sujet sur le tapis alors que ce n’était pas du tout opportun, et vexant en plus de ça. Lui aussi reconnaissait que sous le joug de la colère, il pouvait dire des choses blessantes qu’il ne pensait pas. Ils étaient sur la même longueur d’onde, comme toujours. Tamara hocha la tête. Il avait raison, il fallait se concentrer sur le positif. De toute façon, ils n’avaient plus le temps pour ces bêtises désormais, ils étaient parents ! Plus question de jouer les ado lisant le Picsou magazine ou des Shônen mangas, ils avaient des responsabilités. Ce n’était pas pour autant que Tam imaginait l’Irlandais lire le Times, mais malgré tout, ils devaient se transformer en vrais adultes maintenant. Et pour sceller toutes ces bonnes résolutions, dont le fait d’accepter Richard à la maison faisait partie, les deux amoureux conclurent qu’un petit cupcake et une balade entre nouveaux parents et le bébé serait l’idéal, histoire de laisser les deux autres parents se retrouver. Mr Lond savait qu’il avait intérêt à être exemplaire sans quoi il signait son suicide.

-Bien sûr que je suis prête pour « compenser ». Ça doit faire au moins deux semaines, je suis jamais restée aussi longtemps sans… enfin tu vois.

Ça lui paraissait être une éternité, surtout avec un partenaire aussi doué que pouvait l’être Haytham et elle se félicitait d’être amoureuse d’un homme qui n’était pas aussi volage que son enfoiré de père.Les deux amoureux rejoignirent donc l’intérieur doux et chaleureux de la maison victorienne pour retrouver les fiers grands-parents de la petite Eileen qui leur faisait l’honneur de son doux caractère, sourire aux lèvres. Tam récupéra sa fille qu’elle remit dans les bras du fils de Mars avant qu’ils ne gagnent tous les trois l’étage pour habiller la petite princesse piranha.  Le marsien s’acquitta à merveille de cette tâche.

-Je sais pas ce que c’est, le problème de ma mère avec les fleurs. Y en a partout, même sur les tasses, t’as remarqué ?

Tam était persuadée que si sa mère avait été en charge de la décoration de la grande muraille de Chine, elle aurait été capable d’y faire peindre des fleurs aussi ! Elle-même avait vécu un vrai traumatisme, enfant, à cause des motifs floraux tant chéris par Victoria, à tel point qu’encore aujourd’hui, elle refusait de porter des robes. Elle détestait par ailleurs faire les magasins. La dernière fois, c’était pour lui trouver des vêtements de grossesse et elle et Hay étaient tels deux âmes errantes dans la boutique. Entre l’une, aussi motivée que si elle devait aller se pendre, et l’autre qui n’osait rien proposer de peur de représailles, cette séance shopping avait été laborieuse. Et sans doute que l’Irlandais comprenait à présent pourquoi elle disait qu’il ne fallait pas la forcer à faire les magasins. Néanmoins, peut-être que pour habiller sa fille, les choses seraient différentes.

-Tu veux qu’on y aille maintenant, pour lui trouver d’autres manteaux ?

Ils s’apprêtaient à emprunter l’escalier.

-Mais avant… je veux un cupcake ! Tu m’as mis cette tentation sous le nez, tant pis pour mes fesses.

Ils redescendirent au rez-de-chaussée, faisant un petit détour par la cuisine où madame Lignac avait disposé les cupcakes sur une assiette… à fleurs, comme le reste de la vaisselle. Tam se saisit de l’une des pâtisseries et la regarda sous tous les angles.

-La vache, mon coeur tu es de plus en plus doué. Souviens-toi tes premiers, on aurait dit des petites crottes. Bon ils étaient délicieux quand même hein. Mais là, tu t’es surpassé, ils sont parfaits ! Les cieux soient loués, c’est beau et bon ! Lança-t-elle la bouche pleine après avoir croqué dedans.

Puis elle consentit à suivre son homme jusqu’au garage où sa belle Audi était garée. Elle lui ouvrit la portière arrière pour qu’il installe Eileen. Il y avait toujours un sac à langer de prêt à l’arrière, Hay était un jeune papa prévoyant. Pendant qu’il installait sa fille, Tam se mit derrière le volant.

-C’est bien moi qui conduis, pas vrai ?

Elle mit le contact en attendant la réponse. Les transistors firent leur boulot et le son de la radio parvint à leurs oreilles, annonçant aux nouvelles que les travaux pour réparer la ville suite à la tempête étaient toujours en cours mais que toutes les voies étaient désormais dégagées et praticables. Une information somme toute importante. Comme toujours, Haytham avait l’air subjugué par sa petite princesse, et Tam cherchait comment  le ramener à la réalité. Dire une connerie, ça marchait toujours. En général.

-Bon alors, on fait quoi ? Manteaux pour bébé ou on va sculpter des menhirs pour obtenir un doctorat en épigraphie ?


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MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Mar 21 Nov - 22:58





Le retour du père prodigue

ft Tamara Lond

Le 3 mars 2017

Mettre les voiles en de telles circonstances, aurait pu être une solution de facilité, mais ça ne l'était. Haytham, qui ne croyait pas aux miracles, savait qu'il faudrait encore du temps à son compagne, pour accepter de tout pardonner à son père. À l'inverse de Victoria, qui ayant passé ces dernières années, dans une sorte de coma, n'avait point ressentit les affres du temps et de l'abandon comme sa fille. Et puis, au regard, cela se voyait qu'elle était heureuse de voir son mari qu'elle aimait encore. Il était donc logique pour le demi-dieu de s'éclipser. Et puis en plus de jouer les entremetteurs, cette initiative lui permettait également de sortir prendre l'air avec Tamara et Eileen, chose qu'ils n'avaient encore jamais faite depuis la naissance du bébé. Certain de la réponse de sa petite amie, le demi-dieu en arrivait presque à être fier de lui et de sa « zenitude » Ils quittèrent donc le salon pour regagner l'étage tout en se prêtant à quelques confessions qui firent sourire le demi-dieu. Tamara semblait si maladroite en parlant de sexe sans oser le nommer. « - Que tu n'es pas resté aussi longtemps sans t'envoyer en l'air ? C'est devenu tabou de parler de ça devant notre fille ? Tu veux qu'on invente un code ! « Guimauver » ce n'est pas mal non ? Deux semaines sans guimauver ça sonne bien, tu ne trouves pas ? » Une chance pour lui que la demoiselle n'ait rien à portée de main. Quoique le paquet de couches n'était pas à une distance raisonnable pour s'éviter d'éventuelles représailles.

« - Je te rassure, moi non plus je ne suis jamais resté aussi longtemps sans pratiquer la danse du bassin, surtout depuis que je te connais » Il fit mine de boucher les oreilles d'Eileen qui se mit à gazouiller de telle sorte que l'on aurait presque pu croire qu'elle riait aux éclats. « - Ça risque d'être la fête non ? Et puis n'oublie pas notre fameuse liste ! » Il l'affubla d'un clin d'œil avant de se reconcentrer sur Eileen pour la préparer. Si les températures n'étaient pas encore négatives, elles n'en demeuraient pas moins fraîches pour un si petit être qu'il fallait de ce fait couvrir et quoi de mieux que le manteau hideux de mamie Victoria, qui malgré sa gentillesse, avait effectivement des goûts quelque peu douteux en matière de motifs et de décoration.

« - Je voudrais tant la défendre, mais là c'est compliqué. Les fleurs, c'est le mal, surtout avec ta mère. En fait, je ne m'en étais pas vraiment rendu compte avant de voir cette chose » Il désigna le manteau qu'il venait d'enfiler à Eileen. « - Il est hideux nous sommes d'accord ! J'avais peur d'être le seul à le remarquer et puis ta mère est tellement pleine de bonne volonté que je me voyais mal lui dire non. Heureusement que je me suis chargé de la décoration de la chambre. Imagine ta mère aux commandes ! On aurait des fleurs à ch… à profusion. » se rattrapa-t-il avant de dire une grossièreté qu'Eileen était cependant incapable de comprendre et reproduire au vu de ses quelques heures d'existence. « - Soit ! Allons nous occuper de la garde-robe de notre petite crevette avant qu'il ne soit trop tard et qu'elle subisse comme sa mère, le traumatisme des robes à fleurs. En fait, c'est à cause de ça que tu détestes porter des robes, je me trompe ? Le manque de réaction me laisse entendre que j'ai peut-être raison. Fais-moi penser de ne jamais en acheter à Eileen alors. » Il posa un regard bienveillant sur le bébé emmitouflé dans son manteau à fleurs avant de consentir à quitter les lieux pour rejoindre l'extérieur au plus vite.

Mais avant de se lancer à corps perdu dans une nouvelle aventure, il était impératif de prendre des forces. Tamara dévia donc du trajet initial et prit la direction de la cuisine pour subtiliser l'un des cupcakes préparés par Haytham et sorti du fou par Madame Lignac qui s'étonna de voir toute la petite famille débarquer. « - On vous enlève un cupcake avant de mettre les voiles. »

« Un seul ? »

« - Ne la tentez pas Madame Lignac ! Elle cherche encore à préserver ses magnifiques fesses » Le regard rieur et complice, le demi-dieu attrapa l'une de ses créations histoire de s'assurer de la bonne cuisson et parce qu'avec la pratique, il était devenu perfectionniste à l'inverse de Tamara toujours aussi impressionnée par les talents culinaires de son homme. « - On ne parle pas la bouche pleine ! » Il n'était pas mieux, ce qui rendait la remarque encore plus ridicule. Madame Lignac, leur sourit avant d'être hypnotisée par Eileen et comble du miracle, à aucun moment, elle ne chercha à les chasser de sa cuisine. « - Bon allez on y va alors ! » lança le jeune papa en entraînant la jeune maman dans son sillage. « - T'as vu ? Nous n'avons pas été chassés de la cuisine. Ça n'était jamais arrivé ça ! » Il reporta son attention sur Eileen « - Je suis sûr qu'elle les hypnotise tous avec son degré de guimauverie extrême ! »

Et il est vrai qu'avec ce petit minois, la princesse piranha arrivait déjà à tous les plier à sa volonté et ce même sans s'en rendre compte. Cela ne présageait rien de « bon » pour l'avenir. À n'en pas douter cette princesse-là, en brisera des cœurs. Mais pour l'heure, nous n'en sommes pas encore là et s'est rassasié que le couple quitta la cuisine pour retrouver le garage où la belle Audi d'Haytham était sagement garée. Clé en main, il déverrouilla le véhicule avant de se rendre à l'arrière pour y installer la petite. Tam récupéra quant à elle les clés, tandis que son cher et tendre checker son kit de sortie qui comprenait le sac à langer, disposé près du siège auto et la poussette pliante, dernière génération, qui se trouvait dans le coffre. Mais trop absorbée, par sa petite crevette qui n'avait de cesse de gigoter, il délesta sa liste et se focalisa sur Eileen avec qui il commença à jouer. Les mains sur le volant et sans même s'enquérir de la réponse de son homme, Tam mit le contact et puisqu'il fallait ramener le papa gaga à la réalité, elle sortit l'une des âneries dont elle avait le secret. « - Tu as dit quelque chose ? » lança le demi-dieu qui délaissa sa fille à regret pour monter côté passager sans protester. Toutefois, le regard de Tam en disait long. « - Oui, je sais ! Je suis gaga, je perds tous mes neurones avec Eileen. » A la radio, on annonçait un retour à la normal en termes de circulation, pour ce qui est des dégâts matériels, il faudra du temps à la Nouvelle-Orléans pour repanser à nouveaux ses blessures. « - Je n'imagine même pas la galère après Katrina. J'espère que l'on pourra faire quelques courses »


Et c'est non sans mal, au vu de la circulation, plutôt dense, que l'Audi parvint à avancer jusqu'au centre commercial. « - Gare-toi un peu plus loin ! Je ne veux pas qu'on touche à la voiture. Tiens là, c'est bien ! » dit-il en désignant une place près des caddies. La voiture à l'arrêt, Hay se précipita vers le coffre pour sortir la poussette qu'il déplia sans mal. « - Tu me sors la petite crevette mon amour ?! » Oui, il aurait pu le faire et d'une main, mais il voulait aussi que Tam profite des joies du contact et du porté, autant que la petite qui ne demandait que ça. « - On va acheter un super manteau mon poussin, sans fleur puis à manger pour que papa régale tout le monde. Et enfin, de la lingerie pour que maman régale papa ! »



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MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Jeu 23 Nov - 20:19





Le retour du père prodigue

ft Hay Cassidy

Le 3 mars 2017


Ils étaient de nouveau, et plus que jamais, sur la même longueur d’onde et ça faisait un bien fou à Tamara de constater cela. Avoir eu l’impression durant toute sa grossesse d’être incomprise par l’homme qu’elle aimait, la seule personne en qui elle avait une confiance aveugle, avait été un véritable calvaire et avait causé bon nombre de dispute. Cette sensation de ne rien contrôler qu’elle détestait tant était omniprésente et régissait son quotidien, la jeune femme en avait pâti. Mais à présent, tout était rentré dans l’ordre, Tam n’était plus un dragon, la bête était désormais en sommeil, dirons-nous, et l’entente était revenue. Les deux amoureux étaient même d’accord sur le fait que le goût extrêmement vivace et prononcé de Victoria pour les motifs floraux était quelque peu dérangeant.
Ils étaient en chemin pour habiller un peu plus chaudement leur petite princesse piranha en vue de cette sortie proposée par le demi-dieu qui enchantait tellement la jeune maman, en profitant pour planifier éventuellement quelques galipettes.

-Bien sûr que non c’est pas tabou, mais j’ai pas l’habitude de t’en parler devant témoin, même si le témoin en question ne peut justifier que de deux petites semaines d’existence.

Elle tourna vivement la tête vers lui, s’arrêtant même de marcher, lorsqu’Haytham proposa un code.

-Alors autant j’ai rien contre les noms de code, autant « guimauver », je suis désolée mais ça ne se prête pas DU TOUT à la conjoncture. « Guimauver », au contraire, c’est quand tu deviens gaga devant cette magnifique petite poupée -évidemment elle avait pris sa voix de guimauve en regardant Eileen à ce moment précis- ou quand je deviens une fifille à t’appeler par plein de petits surnoms ridicules, mais certainement pas pour parler du sport qu’on pratique le mieux. Trouve autre chose, captain Beau Gosse.

Tam reprit sa route vers le placard où étaient rangés les vêtements de leur fille quand Hay reprit la parole.

-La danse du bassin ? Sérieux ? T’as jamais été aussi peu inspiré je crois. T’as vraiment du bol d’être en possession de mon trésor le plus précieux, sinon je t’aurais balancé un truc au visage. Quand je parle de mon petit trésor, je parle d’Eilee, hein, commence pas à t’imaginer des trucs salaces.

Elle lui tendit l’affreux manteau à fleur et son regard s’illumina, non pas à cause du manteau.

-Oh oui, la liste ! Je l’avais complètement oubliée !

Eileen avait l’air d’être toute joyeuse alors que son papa faisait mine de lui boucher les oreilles.

-En tout cas, ça la fait marrer. C’est parce qu’elle se rend pas encore compte qu’elle va porter ce truc, la pauvre petite chérie.

La jeune maman laissa le spécialiste enfiler le manteau à leur fille adorée.

-Oh put...punaise, ne m’en parle pas, si elle nous avait sorti un papier peint fleuri, j’aurais sûrement disjoncté. Heureusement que tu t’es décidé et encore merci pour ce travail incroyable que tu as fourni. Tu es vraiment le meilleur père qui soit, Hay. Et oui, pour ne rien te cacher, je crois que ma phobie des robes vient de là. Cette robe tapisserie que j’ai dû porter pour la rentrée. Depuis je crois que mon subconscient associe les robes à ce sentiment de honte que j’ai vécu toute cette journée, et tu sais combien les gosses peuvent être méchants entre eux. Et j’avais promis à maman d’être sage alors je me suis retenue de balancer des torgnoles à tous ceux qui se moquaient… Enfin ce jour-là. Quand le lendemain j’ai eu le droit de mettre un jeans, crois-moi que y en a pas un qui a moufté quand j’ai demandé si quelqu’un avait encore une remarque. Bref, on va éviter à Eileen le traumatisme des manteaux, sinon elle va se geler tous les hivers de sa vie. En fait, peut-être qu’elle aimera les fleurs, je pense qu’il faudra juste lui demander son avis quand elle sera en âge de l’exprimer. Parce que clairement, si on m’avait demandé mon avis, j’aurais découpé cette put… satanée robe.

Au moins, il étaient d’accord et pourraient œuvrer de concert pour habiller leur petite crevette de manière neutre et jolie. En attendant, il fallait des munitions et Tam mourait d’envie de goûter à la dernière création de son homme, même si le glaçage était signé Mme Lignac, par manque de temps du fils de Mars. Ce dernier ne put s’empêcher de glisser une remarque sur les fesses de sa compagne qui alors le regarda de travers avant de croquer à nouveau dans le petit gâteau au citron.

-On avait dit pas de remarques comme ça devant Eileen.


Puis ils purent mettre les voiles en direction du garage. Hay remarqua, amusé, qu’ils n’avaient pas été chassés de la cuisine pour une fois, sans doute grâce à Eileen.

-Ne te plains pas, toi au moins t’as un passe-droit maintenant que tu es son padawan. Moi je passe pour la grosse dalleuse de service qui cherche à piquer n’importe quoi, alors dès qu’elle m’entend arriver, c’est limite si elle ne m’attend pas avec le rouleau à pâtisserie en guise de menace, lança-t-elle en plaisantant avant d’engloutir son dernier morceau de cupcake.

Mais bien vite, la voiture flambant neuve de l’Irlandais fut rejointe et tandis qu’il s’occupait d’installer la princesse dans son carrosse, Tam en profita pour prendre place au volant. Conduire lui manquait trop, mais avec un bébé aussi jeune à l’arrière, elle ne se permettrait pas les imprudences qu’elle commettait lorsqu’elle était seule avec Haytham.

-Oui, j’ai dit quelque chose, une chose de la plus haute importance, qui plus est. Je vois que tu laisses traîner tes oreilles quand ça t’arrange !
Lança-t-elle faussement vexer, ayant du mal à retenir un sourire en coin.

Elle sortit lentement la voiture du garage tout en réglant le rétroviseur central sur Eileen, ne pouvant réprimer un petit sourire en regardant sa poupée qui baillait. Elle allait sûrement s’endormir sur le trajet. Trajet qui d’ailleurs dura une éternité au vu de la circulation d’enfer. Pour sûr, Tam n’aurait jamais pu jouer les pilotes de Formule 1 même si elle l’avait voulu. Elle se gara donc un peu à l’écart comme le propriétaire de la voiture le réclama.

-Oui, monsieur parano.

Ils descendirent et elle lui lança la clé par-dessus le toit de la voiture.

-Reflex !

Nul doute qu’il la choperait au vol, le connaissant. Alors qu’elle s’adossait contre le capot, le demi-dieu lui demanda, pendant qu’il sortait la poussette, de sortir Eileen du siège auto. Heureusement qu’il avait le nez dans le coffre, sans quoi il l’aurait vue écarquiller les yeux.

-Euh… oui d’accord… répondit-elle sans grande conviction.

Elle avança lentement vers la portière arrière comme si un alligator y était caché. Puis elle passa sa tête et regarda son petit ange qui commençait à se réveiller.

-Hey, coucou ma poupée.


Eileen bailla de nouveau et la regarda tandis que Tam se mordait les lèvres, se demandant comment elle allait faire. Un bébé aussi jeune était aussi mou que du chewing-gum trop mâché, il fallait bien lui tenir la tête dans l’alignement de la colonne, il fallait bien sortir ses petits bras des sangles sans lui faire mal, ça lui semblait incroyablement difficile.

Hay, pourquoi tu m’en veux ?!

Prenant une grande inspiration, Tam appuya sur le bouton pour décrocher les petites sangles. L’une s’enleva facilement mais l’autre joua les réfractaires. La jeune maman du la triturer pour la sortir du bloc, et maintenant, il fallait prendre un bras d’Eileen, le sortir, et faire pareil avec l’autre. Soufflant lentement comme si elle s’apprêtait à désamorcer une bombe, l’ex agent de terrain se repassait les étapes dans sa tête. Elle se décida à poser sa main sur celle de sa fille, attrapant délicatement entre ses doigts sa petite mimine potelée au moment où Hay énuméra le programme. Lorsqu’elle entendit le mot lingerie, Tam redressa la tête d’un coup et se cogna contre le capot.

-Quoi ?! Aïe !

Elle se massa le crâne avec sa main libre tandis qu’Eileen se mit à chouiner. Aussitôt, Tam retira son autre main.

-Elle préfère que ce soit toi, regarde, je suis sure qu’elle aime pas quand je la touche. Je lui ai peut-être fait mal, tu crois pas ?

C’était sa plus grosse angoisse, ne pas maîtriser sa force et blesser sa fille. L’avoir dans les bras était déjà une angoisse, mais devoir la manipuler autant que ça lui paraissait hors de sa portée.



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