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 Le retour du père prodigue. (tamara)

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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Ven 24 Nov - 22:38





Le retour du père prodigue

ft Tamara Lond

Le 3 mars 2017

La tempête avait ravagé une fois encore la Nouvelle-Orléans et l'ouragan dénommé « Richard » qui s'était abattu sur la demeure des Lond, aurait lui aussi, à sa façon, pu ravager les lieux. Cependant il en fallait plus pour ébranler Haytham et Tamara, qui comme à l'accoutumée malgré quelques turbulences, avaient traversé cette « tempête » ensemble. Mais, car il faut bien ajouter une petite conjonction de coordination à ce tableau presque idyllique, rien n'était acquit, Hay le savait pertinemment et devait, jusqu'à nouvel ordre, marchait sur des œufs. Il faudrait encore du temps, avant que l'iceberg qui séparait Richard de sa fille, ne fonde totalement. Tamara avait la rancune tenace et en de telles circonstances, cela semblait justifié. Haytham, qui l'espace d'un instant avait enfilé le costume de l'avocat du diable, avait par la suite revu son jugement et vider son sac en présence de Richard, jouant ainsi les justiciers au grand étonnement de Tam. Il s'en voulait de l'avoir blessée et en voulait à Richard, malgré les trésors de gentillesse qu'il déployait à l'encontre de tous les habitants de leur demeure. L'homme d'affaires n'en demeurait pas moins un être humain avec ses failles et si la colère et la rancœur avaient dominé l'esprit du demi-dieu, à présent, il concédait à laisser une chance au père de Tamara, sans pour autant ne pas le garder à l'œil. Et puis Eileen, œuvrait, sans s'en rendre compte, adoucissant chacune des personnes qui croisaient son chemin.

Eileen, un petit trésor, le plus précieux de tous. Haytham qui n'avait point ménagé ses efforts pour accueillir ce bébé à demi-désiré, n'en demeurait pas moins désarmé lorsqu'Eileen posait ses deux petites prunelles couleur océan éphémère, sur son papa déjà conquis. Jamais le Marsien n'aurait imaginé que sa vie puisse prendre un tel tournant. L'avait-il au moins espéré, lui qui avant de retrouver Tamara, n'aspirait à rien si ce n'est boire et se faire de l'argent facile. Cet homme-là, en parfait égoïste qu'il était, ne se souciait que de sa petite personne. Collectionnant les emmerdes et les mauvaises relations, il vivait au jour le jour sans se soucier de n'avoir aucun horizon à scruter. Et le voici père en double exemplaire, chef de famille, alcoolique repenti et apprenti cuisinier. Certes, cette vie à deux à l'heure était à mille-lieu de la précédente. Cependant, c'est bien la vie "normale" qui semblait la plus attractive. Pour la première fois, depuis longtemps, le demi-dieu se sentait comme tout le monde. L'on peut difficilement imaginer à quel point ce petit plaisir est salvateur pour un demi-dieu, lorsque ce dernier n'est pas du genre à conquérir le monde, où asseoir sa domination sur l'être humain. Oui, dans le fond, c'est à cela qu'Haytham aspirait depuis toujours, sans oser le formuler. Une vie tout ce qu'il y a de plus simple, avec une famille et tous les archétypes inhérents à cela, à savoir la barrière blanche, la balançoire, le chien, les fêtes d'anniversaire, des plaisirs simples pour le commun des mortels, voir même des banalités. Mais pour l'heure, la petite famille avait d'autres préoccupations. Prendre l'air d'une part et agrémenter la garde-robe d'Eileen de nouveaux manteaux. Une perspective qui réjouissait autant le papa que la maman, confrontée bien malgré elle à de vieux souvenirs vestimentaires à l'origine de son aversion pour les robes. « - On surmontera cette phobie, je n'en doute pas ! » Et c'est sur cette belle promesse qu'ils rejoignirent le garage pour une fois paré, voguer vers de nouvelles aventures.

Le trajet, bien que long, fut sans encombre. Si les routes étaient rouvertes depuis peu, elles n'en demeuraient pas moins difficilement praticables à certains endroits. Il fallait de ce fait redoubler de patience. Une perspective qu'Haytham peinait à entrevoir avec une accro de la vitesse à ses côtés. Et preuve que les gens peuvent changer, Tamara resta zen et fit montre d'une patience à toute épreuve. Il faut dire que la vision rapportée par le rétroviseur centrale, avait de quoi adoucir n'importe quel fou du volant. « - Elle est belle hein ? » ne put s'empêcher de faire remarquer le demi-dieu en observant la petite crevette s'endormir. « - On a de quoi être fier ! » Ils passèrent un feu tricolore au combien salvateur, car en bon point de repère qu'il était, il indiquait au couple, l'arrivée imminente en plein centre-ville. Et effectivement à peine cinq minutes plus tard, l'imposant véhicule pénétra le parking du centre commercial. Hay, toujours tatillon sur sa précieuse auto, signala à Tam de se garer un peu à l'écart. « - Je ne suis pas parano ! C'est un fait tout le monde se gare à proximité de l'entrée. En s'éloignant on a moins de risques de se taper une rayure ou que sais-je encore. Les gens sont co…bêtes et ne font pas attention. » Et c'est sur cet éclaircissement, que le brun ténébreux quitta la place du mort et rejoignit le coffre pour y récupérer la poussette, tout ça en parvenant sans mal à récupérer les clés que sa compagne venait de lui balancer. « - Heureusement que j'en ai des réflexes ! Merci quand même pour le temps de réaction. » Il profita ensuite de l'occasion pour demander à la jeune maman de sortir Eileen de son siège auto. Il voulait ainsi gagner du temps, mais aussi se servir de cette excuse pour que Tamara prenne Eileen dans ses bras et se déleste peu à peu de l'appréhension qui l'empêchait de profiter pleinement des joies de la maternité.

Il prit donc le temps de sortir la poussette de son étui de protection plastifié, déplia une à une les parties rétractées, tout un tentant l'oreille pour s'enquérir de la situation. Force est de constater, que Tamara, malgré sa bonne volonté, peinait encore à dompter son appréhension. Par chance, elle venait de délester le bébé d'une des sangles de son siège auto. Il en restait encore une, il est vrai, mais Hay avait bon espoir et acheva dès lors de déplier totalement la poussette avant de s'approcher avec précaution. Ainsi, il énonça le programme, non sans user d'humour pour tenter de dédramatiser la situation. Le mot « lingerie » sembla surprendre la jeune maman, qui en se relevant un peu trop précipitamment, se cogna le sommet du crâne « - Doucement mon amour ! » Il s'approcha aussitôt « - Ça va ? » Eileen se mit alors à chouiner, délestant Tam de sa mission. « - Ok j'ai compris ! Papa s'en occupe. Prends la poussette ! » Un peu déçu ( sans vraiment le montrer) le demi-dieu passa la tête à l'intérieur et délesta Eileen de sa dernière entrave avant de la libérer de son siège. « - Bah alors on a fait un petit somme ! » Il remonta le col de son petit manteau à fleurs et la déposa avec mille et une précaution dans la poussette avant de reporter toute son attention sur Tam. « - Je sais que c'est ta plus grosse appréhension, mais ça n'est pas en mettant de petites barrières comme ça que vous allez apprendre à mieux faire connaissance. Chérie, tu n'as rien à craindre, fais-toi confiance ! Et puis elle est du genre très solide, tu as vu comment elle est parvenue à maîtriser le doigt de ton père ! C'est une guerrière née ! Aller, je te laisse pousser ça marche ? Et promis, on n'ira pas acheter de la lingerie, ni de robes à fleurs… » Il lui attrapa la main et passa devant pour traverser. Il en profita d'ailleurs pour subtiliser un cadi avant d'enfin rentrer dans le centre commercial bondé comme à l'accoutumée.

« - On va commencer par le rayon vêtements. Ça sera déjà ça de fait » Il espérait aussi faire passer un bon moment à Tamara et la délester une bonne fois pour toute de ses appréhensions. Le petit couple, sous les regards émerveillés des passants, pénétra le rayon consacré aux vêtements pour bébés. « - Bon là-dessus, je suis un peu moins qualifié les filles ! Tu vas devoir nous guider mon amour ! Qu'est-ce que tu en penses Eileen ?! On laisse maman te choisir un super manteau ? » Il fit mine de se rapprocher de la poussette et tendit l'oreille. Une entreprise qui semblait plaire à Eileen qui gigotait dans tous les sens, émerveillée par cet endroit qu'elle découvrait pour la toute première fois. « - Tu entends maman ? Je crois que c'est un « oui » Elle est d'accord que tu la relook. Quoi ? » Il se pencha à nouveau vers le bébé « - Papa aussi ? Tu veux que maman relook aussi papa ? » Avant de se redresser pour poser son regard sur Tamara. « - Décidément, tu es très sollicitée pour le relooking aujourd'hui. Donc on fait ça ? Tu nous relook moi et Eileen ? »


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COLONEL BADASS
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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Dim 26 Nov - 17:44





Le retour du père prodigue

ft Tamara Lond

Le 3 mars 2017

Une chose était sure, Tamara n’avait jamais conduit aussi lentement de toute sa vie, même lorsqu’elle avait appris à conduire. Et ce n’était pas, en ce jour, spécialement la faute des embouteillages, bien que de toute façon il était impossible de faire autrement que suivre la cadence d’escargot. Non, la seule présence de sa précieuse petite Eileen suffisait à calmer ses ardeurs de pilote de course. La petite princesse était installée dans son siège auto et s’endormait, bercée par la voiture, tout comme sa première sortie en voiture, à savoir son retour de l’hôpital à la maison. Hay avait raison, leur fille était un petit miracle capable d’adoucir n’importe qui, et même une Tam en rogne depuis des années contre son père, avec une colère encore plus exacerbée depuis que Victoria était revenue à elle, prouvant ainsi qu’elle avait raison depuis le début et que sa mère pouvait guérir.

Ce fut donc avec prudence que l’ex agent de terrain conduisit la voiture de luxe qu’elle avait offerte à l’élu de son coeur pour Noël, les emmenant au centre commercial.Elle ne comprenait pas vraiment la raison pour laquelle son petit ami voulait qu’elle vienne à bout de sa phobie des robes, mais soit. La voiture garée, ils purent sortir et c’est là que le fils de Mars trouva judicieux de lui demander de sortir Eileen du siège-auto dans lequel elle s’était endormie telle la magnifique princesse qu’elle était. Prise au dépourvu, la jeune maman accepta, essayant de mettre ses appréhensions de côté, profitant du fait que le demi-dieu ne pouvait pas les voir depuis le coffre où il s’affairait à sortir la poussette tout terrain. La jeune maman appréhendait toujours de devoir manipuler sa fille lorsqu’il y avait des contraintes, comme lui mettre ou lui retirer des vêtements, et donc aussi la sortir du siège-auto avec toutes ces sangles dans lesquelles il était possible de lui coincer un doigt ou un membre. Elle avait presque arrêté de respirer, se concentrant sur la princesse piranha mais Hay, voulant essayer de la détendre, tenta une plaisanterie qui fit réagir Tam, qui se cogna la tête sur le capot de la voiture. Elle fit comprendre à son petit ami qu’elle préférait qu’il continue la mission. Le fils de Mars lui confia alors la poussette. Ça, elle pouvait gérer, sans problème. Rassurée, la brunette se mit aux commandes du carrosse à bébé, attendant sagement que le jeune papa y ait placé leur petit trésor. Ceci faisant, Haytham ne put s’empêcher de prononcer des paroles d’encouragement à Tam, mais celle-ci l’interpréta différemment et se renfrogna quelque peu. Dans sa tête, ça ne faisait que lui montrer encore et encore son échec, mais outre son horreur de l’échec, elle faisait passer le bien-être de sa fille avant tout. Eileen n’était pas un cobaye et elle refusait de la manipuler si elle se sentait être un potentiel danger pour ce petit ange. La mine boudeuse de Tam ne sut perdurer aussitôt qu’elle vit la bouille de sa fille face à elle une fois installée dans sa poussette pour nourrisson. La jeune maman se mit à sourire, n’ayant d’yeux que pour sa petite poupée. Elle se mit ensuite en marche, suivant Hay, guidant la poussette.

L’Irlandais avait pris un caddy pour les courses. Il y avait beaucoup de monde dans le centre commercial. Les gens avaient sans doute tous eu la même idée d’aller vite faire leurs courses alors que les routes étaient enfin de nouveau praticables. Tamara soupira, ayant horreur de la foule. Elle remarqua que certaines personnes les regardaient et se demanda bien pourquoi, fronçant les sourcils.

-Mais qu’est-ce qu’ils ont ? Pourquoi on nous regarde, Hay ? Je la tiens mal cette foutue poussette, c’est ça ?

Eileen avait fermé les yeux, s’assoupissant, bercée par l’avancée de son petit moyen de locomotion. Les deux parents arrivèrent donc au fameux rayon habillement pour enfants. Haytham entra en pleine discussion avec sa fille qui avait rouvert les yeux, sous le regard amusé de la jeune maman.

-Je rêve, vous êtes en plein complot père-fille ? C’est pas très cool ça. Je me vengerai, soyez-en sûrs. Bon alors…

Tamara observa autour d’elle. Le coin petites filles et bébés était juste à portée de main et la jeune maman commença à observer. C’était bien la première fois qu’elle se retrouvait à choisir des vêtements pour bébé. Elle se saisit d’un petit manteau bleu marine.

-Tiens, qu’est-ce que tu penses de ça ? Il a l’air bien chaud et on est loin des fleurs et des couleurs qui font Barbie.

Elle plaça le petit manteau à côté d’Eileen.


-Regarde, ça va bien avec ses yeux. Au moins, d’ici à ce qu’ils changent de couleur, elle aura grandi et il lui en faudra un autre. Ça a l’air d’être sa taille, non ? Allez, on valide.

Elle déposa le petit manteau dans le caddy et releva le nez, apercevant des tenues aux couleurs kaki militaire.

-Ooooh regarde, elle serait pas trop mignonne avec ça ?

Tam attrapa un petit body kaki et le montra à Haytham.

-Avoue, ce serait adorable. Allez on prend.

Elle le mit dans le caddy avec le manteau.

-Sinon, tu étais sérieux, tu veux que je te choisisse des fringues ? Qu’est-ce que tu reproches aux tiennes ?

Sans s’en rendre compte, Tamara trouvait ça plutôt amusant. Elle se demanda soudain si ce n’était pas une manière détournée pour que lui en choisisse aussi pour elle… Elle repensa à sa phrase dans la voiture à propos de venir à bout de sa phobie des robes.

-Attends, tu fais pas dans le but de m’acheter une multitude de robes, pas vrai ? Je t’ai dit oui pour une pour qu’on aille dans ce super resto qu’on adore dans deux semaines, mais c’est tout, et après on doit la déchirer et la brûler, t’as pas oublié, hein ?

Cette dernière phrase provoqua le retournement d’une autre cliente du magasin qui les regarda les yeux ronds. Tam la fusilla du regard, ce qui la fit se retourner avec son ensemble sous le bras.



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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Mar 28 Nov - 15:16





Le retour du père prodigue

ft Tamara Lond

Le 3 mars 2017

Ah les sorties en famille ! Une aventure lorsqu'elle est nombreuse et sûrement une sinécure lorsqu'elle l'est moins. On pourrait aisément le croire et en faire un proverbe ou une généralité. Sauf qu'il existe toujours des exceptions qui viennent confirmer la règle. En ces termes, la famille Lond-Cassidy faisait office du parfait exemple. Mais il faut avouer que les conditions de leur venue n'étaient pas vouées à convertir l'instant en accalmie totale. D'une part l'arrivée de Richard, toujours fraîche dans les mémoires, le trajet doublé à cause des travaux, le monde, car aujourd'hui plus que jamais, le centre commercial subissait l'arrivée massive des habitants, qui profitant de la réouverture des routes, sont venus se réapprovisionner. Et enfin, mais cela relève plus du domaine de « l'anecdotique », la quête de vêtement et pour Eileen et pour Tamara. Une mission suicide pour laquelle Haytham était néanmoins prêt à essuyer quelques coups et à prendre Eileen en guise de prétexte.

Mais pour l'heure, il fallait sortir la princesse piranha de son petit trône et ce n'était pas gagné pour miss Lond. Par chance, Haytham, trop occupé à déplier le bolide, ne vit pas les prémisses de la galère de sa compagne. Pour lui, être père semblait être inné, et ce, malgré l'absence du sien et plus largement, d'une figure paternelle dans sa vie, sur le long terme. Bien sûr, il omit Richard qui avait cessé d'avoir une quelconque importance après avoir fui tout comme lui. Et Stanford, une éclaircie éphémère, trop pour être évoquée à titre d'exemple. Il y avait notamment quelques précepteurs sur le camp Jupiter, qui malheureusement n'étaient plus. Bref, trop peu d'hommes susceptibles d'apporter un équilibre quelconque à ce grand gaillard qui se retrouvait à présent à leur place et qui devait « assurer » Et pour se faire, il s'était soumis au préalable, à un entraînant digne d'un athlète de haut niveau. Passé des heures sur des sites internet, il ne comptait plus les articles et les notes qu'il prenait à chaque lecture. Passé des minutes et des minutes dans les kiosques voisins, il ne comptait plus les magazines à acheter et à dévorer en rentrant de sa quête d'informations. Bien sûr, on n'est jamais vraiment préparé, du moins sur la pratique, à l'arrivée d'un enfant. Il y a cette part de mystère, d'imprévu qui vous excite, tout comme elle vous effraie. Par chance, Haytham bien que rustre de base et fils du dieu de la guerre en personne, n'en demeurait pas moins un être emplit d'amour, pour sa petite amie d'une part et aussi pour ce petit être qui venait de par son arrivée, de concrétiser, et ce, de façon définitive l'amour entre en ses deux parents.

« On dit que trop d'amour tue l'amour n'est-ce pas ? Dites ce que vous voulez, mais quand on n'en a bénéficié que trop peu, on cherche à se rattraper à tout prix, pour que jamais, ce petit trésor n'ait à connaître l'absence d'un père. Je gère ? Merci les apparences ! Croyez-ce que vous voulez, mais face à Eileen, je n'en mène pas large. Sauf que moi, je ne laisse rien paraître… Enfin, je crois. »

Comme à l'accoutumée, le demi-dieu chercha à encourager Tamara. Il ne désespérait pas, certes, il lui fallait encore un temps d'adaptation, mais il savait que passer outre ses appréhensions, elle gérerait la crise au moins autant que lui. Mais pour l'heure, il préféra ne pas s'appesantir sur le sujet de peur de braquer encore plus la jeune maman. Cadi en main, il ouvrit la voie se demandant bien où se trouvait le rayon. Par chance, après avoir échappé à la foule, ils ne purent que constater que les vêtements n'étaient aujourd'hui pas la priorité des gens. Arrivés à bon port, ils immobilisèrent la poussette et le cadi pour se lancer à corps perdu dans la quête du vêtement, tandis que quelques inconnu(e)s continuaient à les couvrir du regard et à leur sourire. Hay se contenta de répondre poliment, à l'inverse du colonel Badass toujours à l'affût. « - Relax ma guimauve ! Ils regardent Eileen, elle est trop choupette pour résister. Et puis les nanas jalousent sûrement sa mère, qui vient d'accoucher et qui n'en demeure pas moins canon. Au pire, je me mets derrière ton popotin pour le préserver des regards, ou papa Hay montre les dents! » Il envoya un clin d'œil à la petite avant de reporter son attention sur Tam et de lui sourire. « - Bébé arrête de te prendre la tête ! Tu t'en sors très bien avec Eileen et la poussette. Sur ce, on shop ? » Il arbora sa bouille de chien battu avant d'enfin entendre raison. Mais le plus dur restait à faire. Effectivement, le rayon bébé était bien plus vaste qu'il ne l'aurait imaginé et Hay peinait déjà à se décider tant il y avait du choix.

« - Je te laisse lancer les hostilités, car tu es plus à même de t'en sortir dans ce domaine. » En retrait sur le coup, le demi-dieu laissa le soin à Tam de choisir un premier vêtement à leur crevette. Elle opta pour un manteau bleu marine sans motif. « - Wow quel affront, pas une seule fleur, pas une licorne, pas un cœur. Là, c'est du changement de look. Elle ne va plus rien comprendre Eileen » commença-t-il à plaisanter en la regardant placer le petit manteau près du bébé. « - Non vraiment, je l'aime bien ce petit manteau. Ça laisse une alternative aux fleurs et puis le bleu, c'est une bonne couleur. Aller vendu. Tiens d'ailleurs, c'est marrant, je me posais la question. Tu crois qu'elle aura nos yeux ? » Mais l'attention de Tamara était somme toute focalisée sur d'autres tenues. « - Parle à ma tête, mes fesses sont malades » La demoiselle s'enticha de plusieurs tenues kaki style militaire. « - Non, tu es sérieuse ? » Tout sourire, il constata une entrée progressive dans la phase « gaga » pour Tam et décida de ce fait, de se prêter totalement au jeu. « - On devrait peut-être lui prendre des minis rangers pour aller avec ! Qu'est-ce que tu en dis ? » Mais effectivement, il ne put que constater à quel point le body allait à merveille à la petite crevette heureuse d'être encore au centre de toutes les attentions. Ils avancèrent en terre inconnue et se surprirent à trouver d'autres tenues à Eileen qui voyait sa garde-robe s'accroître de façon exponentielle. Mais peut-être, ne serait-elle pas la seule à en profiter, n'en témoigne la question de l'ancien agent de terrain qui peinait à imaginer son homme se prêtait au jeu de la séance d'essayage.

« - Ouais j'étais tout à fait sérieux on te le proposant » Mais le temps des excuses semblait révolu et l'inspiration en berne. Sans s'en rendre compte, la demoiselle avait percé à jour la ruse de son homme, qui espérait en essayant des fringues choisis par ses soins, en faire autant avec elle. « - Disons que… » commença-t-il en se massant la nuque. Un geste qui venait de le trahir, c'est évident. « - J'ai le droit à un joker ? » La réflexion de Tam sur la robe brûlée attira l'attention d'une cliente quelque peu outrée par les propos de la brunette qui sortit ses carabines oculaires et la chassa d'un regard à bout portant. À présent, le demi-dieu se retrouvait à nouveau sous le feu des projecteurs et nul doute que pour s'en sortir, il lui faudra plus qu'un doux sourire, et pour se faire, la paire de rames semblait plus adéquate. « - Non non, bien sûr que non. Pas une multitude de robes, juste quelques essaies. Deux ou trois pas plus. Et moi aussi, je me prêterais au jeu. Tu peux même te venger en me faisant essayer des trucs bien dégueulasses. Mais s'il te plaît essaie quelques robes. Promis on n'en prend qu'une seule. On la brûlera après comme prévu. Aller, on fait ça vite. Nous aussi, on peut s'acheter quelques fringues, pas vrai ? En attendant, on peut continuer à « guimauver » devant Eileen. » Il attrapa un petit pyjama licorne et le lui tendit « - Regarde comme c'est choupinet ça ! Ah et ça existe pour les grands aussi si jamais tu es tentée. » Il déposa le pyjama à sa place, conscient de la faute de goût « - Mais je vais quand même l'épargner à Eileen. » Son regard fut aussi attiré par un rayon qui présentait les nouveautés « - Ah non trop fort ! » Il s'y précipita aussitôt et attrapa un petit t-shirt blanc sur lequel était inscrit « Really Badass » en grosses lettres. « - C'est trop fort ! Ce t-shirt est fait pour elle ! » Tour excité, il attrapa ensuite un body noir à manches courtes qui portait la mention suivante « Freakin Badass since… » L'année de naissance pouvait être personnalisée au vu de l'écriteau. « - Qu'est-ce que tu en dis ? La collection est géniale regarde ! Et on ne manque pas de choix. C'est génial, j'adore ! » Haytham était tout fou et n'arrêtait pas de sourire, cela faisait plaisir à voir. On en oubliait presque, que quelques minutes plutôt nous étions passé si près de l'incident diplomatique et d'une énième dispute.



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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Mer 29 Nov - 19:46





Le retour du père prodigue

ft Tamara Lond

Le 3 mars 2017
Faire les magasins, aller au centre commercial, toute sorte d’activité qui incluait du shopping et des gens, n’avait jamais plu à Tamara. Jamais. Elle n’avait jamais réellement aimé les activité qu’appréciaient les jeunes femmes de son âge. Depuis toujours, la demoiselle avait été à part. Même lorsque ses vêtements devenaient trop petits à cause de sa grossesse, ça avait été un calvaire pour elle de devoir sortir acheter des fringues et surtout les essayer, ne sachant pas quelle taille prendre. Avant, elle pouvait tout commander sur le net, nul besoin de se déplacer, de croiser des gens, de parler à des vendeuses insupportables. Mais après des mois passés enfermée dans cette demeure néanmoins immense qui l’avait vue grandir, Tam était enchantée de la proposition du fils de Mars d’aller faire quelques courses. Peu importe qu’il y ait du monde sur la route, des tas de gens dans le centre commercial, tant pis, mais prendre l’air et s’éloigner un peu de la source d’un conflit potentiel en la présence de Richard, même si tout le monde s’était mis d’accord pour se calmer, c’était une perspective alléchante. Ce fut donc avec un grande sourire que l’ancienne agent de terrain avait accepté et conduit sa petite famille avec la belle voiture de son homme, heureuse de revoir un peu de paysage, bien que celui-ci n’ait été dévasté par la tempête quelques jours plus tôt, le soir de la naissance d’Eileen. La journée suivante rappelait le Moyen-Âge avec une coupure d’électricité bien handicapante pour les citoyens, mais Tam et Hay étant à l’hôpital, ils ne s’étaient pas vraiment rendus compte de cela.

Après quelques déboires avec le siège-auto qui refusait de coopérer pour lui rendre sa fille, Tam laissa faire le jeune papa qui avait l’air d’avoir fait ça toute sa vie. Tamara, elle, n’avait qu’une envie, détruire cette invention du diable qui l’avait faite galérer, mais comme elle se trouvait bien utile, cette petite chose qui encombrait la moitié de la banquette arrière, elle s’abstint et se contenta de piloter la poussette, déjà dépliée par l’expert en chef. Alors qu’ils arpentaient finalement les rayons, la jeune maman, toujours sur la défensive, se demanda pourquoi on les dévisageait. A vrai dire, elle n’avait pas l’habitude de ce genre de comportement et ça l’agaçait déjà beaucoup. Hay trouva l’explication en la personne de leur petite princesse piranha qui était tellement mignonne qu’elle attirait tous les regards.

-Je rêve ou tu viens de dire qu’elle est « trop choupette » ?? demanda-t-elle en le dévisageant. Hay, tu es en train de te transformer en la parfaite illustration du verbe « guimauver », je te le dis ! Ajouta-t-elle, moqueuse.

C’était sans se douter que quelques instants plus tard, elle ne serait guère mieux (mais tout de même avec un peu plus de dignité dans les propos) en trouvant un body aux motifs militaires.

-Evidemment qu’elle aura nos yeux, les yeux de qui d’autre ? Et je te signale que l’expression c’est « parle à mon cul, ma tête est malade », pas l’inverse, sinon ça veut rien dire, ajouta-t-elle avec un clin d’oeil.

Ils étaient partis pour prendre un manteau et finalement, le caddy se retrouva plein d’autres vêtements. Il fallait dire qu’il y avait du choix, jamais la brunette n’aurait pensé qu’il puisse exister autant de diversité en matière de fringues pour bébé, ça allait du body au pyjama intégral en passant par le peignoir, et chaque vêtement pouvait être brodé à l’effigie de tout et n’importe quoi, allant de l’adorable souris telle Mickey Mouse à la licorne, en passant par les inscriptions rigolotes. Tam n’en perdait pas de vue l’idée du Marsien, se demandant, même si elle s’en doutait, où il voulait en venir. Elle le regarda d’un air dubitatif alors qu’il bredouillait un peu pour trouver une excuse. Cette fois, il ne s’en sortirait pas avec une simple pirouette comme il le faisait toujours. Les poings sur les hanches, la brunette le dévisageait en fronçant légèrement les sourcils.

-C’est bien ce que je pensais, tu me prends vraiment pour une buse. Je ne suis pas un pantin, Haytham Cassidy ! N’essaie pas la manipulation avec moi, j’ai inventé ce procédé. T’as qu’à chercher dans le dico, y a mon nom associé à ce mot. Cette fois, il te faudra plus que du caviar et des chandelles pour te faire pardonner ton affront.


Elle souffla en secouant la tête tandis qu’Haytham cherchait un moyen de se rattraper, tentant l’argument de la guimauverie avant de finalement lui tendre un pyjama licorne.

-Choupinet ?? T’as encore dit un mot qui commence par « chou » ? Hay, tu me fais peur, se moqua-t-elle. Plutôt sauter d’un hélicoptère sans parachute plutôt que de lui faire porter ça, c’est presque autant un affront que les fleurs.

Elle le regarda attraper d’autres vêtements et s’extasier devant. Un grand sourire se dessina sur ses lèvres en voyant les inscriptions.

-Ah, voilà qui est parfait pour la fille du colonel Badass. Allez, prends-en un de chaque. On doit prendre quoi comme taille ? Ça existe la taille « bébé gigoteur de dix jours » ?

A son tour, elle attrapa un vêtement de la même gamme, un pyjama qui enveloppait les pieds. Il y avait même une gigoteuse.

-Oh regarde ce truc comme c’est chouette, tu la mets dedans et ton bébé se transforme en gros doudou. C’est quand même plus mignon que ton machin avec des poneys cocus.

Tam jeta un œil à leur chariot qui commençait à se remplir considérablement.. Et dire qu’ils avaient encore le reste des courses à faire.

-Tu crois qu’on a abusé ? On va passer pour des trafiquants de fringues pour bébé.

Dans sa poussette, Eileen regardait d’un œil curieux ses parents faire des allées et venues devant elle, lui montrant de temps en temps ce qu’ils avaient pris. Tam attrapa une paire de chaussettes rigolotes aux motifs étoilés lorsqu’elle remarqua que quelqu’un se penchait sur la poussette pour regarder sa fille. Ni une ni deux, elle avança d’un pas décidé pour se mettre entre son bébé et ce type inconnu, le dévisageant.

-Je peux vous aider ? demanda-t-elle d’un ton autoritaire. Le rayon mousse à raser, c’est par là-bas.

Eileen, sentant sa maman un peu sur les nerfs, se mit à grimacer, signe qu’elle allait se mettre à pleurer. Tam croisa les bras, regardant l’inconnu s’éloigner et revint vers Hay, soupirant intérieurement d’en avoir déjà marre d’être là, priant pour qu’ils mettent la gomme pour finir leurs achats et rentrer.

-Je crois qu’il me faut un badge « maman associable »… Je suis désolée, voilà pourquoi j’aime pas faire les magasins, y a tout le temps des gens, et moi les gens, j’aime pas quand ils s’approchent de trop. Et là c’est Eileen, je veux pas qu’on s’approche d’elle. Je suis pas le genre de maman qui chante des chansons, moi je suis une mère qui botte des derrières. T’as le droit de dire que c’est la honte de sortir avec moi dans des lieux publics, je t’en voudrais pas. Et puis je sais bien que j’assure pas autant que toi, je sais pas détacher ce foutu putain de siège auto, je sais pas faire la cuisine comme toi qui fais aussi bien des beignets et que des gratins dauphinois
-toujours aussi mal prononcé- , en fait j’ai juste l’impression de carrément pas être à la hauteur.

Là, Eileen se fit entendre et se mit à pleurer. Entendant ça, Tam se tourna vers elle et se pencha à sa hauteur.

-Oh ma petite princesse, pardon, si tu savais comme je t’aime, ne pleure pas s’il te plaît.

En même temps qu’elle parlait, la jeune maman prit sa petite dans ses bras avec douceur et délicatesse, omettant son appréhension de la faire tomber. D’habitude, elle attendait que ce soit Haytham qui la lui donne histoire d’éviter de commettre une maladresse, mais face à ce petit bout de chou larmoyant, elle n’avait pas eu le coeur de la faire attendre. Elle la serrait avec tendresse contre elle, mais la petite continuait de s’agiter.

-Qu’est-ce qu’elle a ? Tiens tu veux pas la prendre, toi elle se calme plus vite. Tu crois qu’elle veut son lait ? Ou qu’elle a trop froid ? Ou trop chaud ?

Parfois, Tam s’en voulait de ne pas savoir exactement ce qu’Eileen exprimait à travers des pleurs. Sa mère pourtant avait l’air de comprendre tout de suite, et Hay s’en sortait si bien, elle se sentait vraiment comme une extra-terrestre dans cette famille.



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CAPITAINE BEAU GOSSE
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MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Lun 4 Déc - 21:39





Le retour du père prodigue

ft Tamara Lond

Le 3 mars 2017

On rêve tous, du moins une bonne partie des habitants qui peuplent notre jolie planète, aspire à un destin hors du commun. La banalité quotidienne de leur existence ne les inspirant pas des masses, les humains s'imaginent en habit de supers héros, ou dans les collants d'enfoirés notables, venu mettre à mal les actes héroïques de nos supers humains du quotidien. Jetez-moi la pierre, mais moi contrairement à vous, je ne rêve que de trucs sommaires. Ouais, je veux me noyer dans cette banalité qui vous enchaîne à un quotidien bien morne. Je rêve des choses les plus simples et ce qui vous ennui, moi m'émerveille. Pour moi, le simple fait de me fondre dans la foule, est incroyable. Alors bénéficier de votre emmerdant quotidien, c'est carrément un miracle. AH oui évidemment, si je précise que je ne suis pas un être humain « normal » tout de suite, on reconsidère la chose. Effectivement, je suis un demi-dieu, je ne m'épanche pas sur les détails. Je ne suis pas normal de par mon statut et pourtant si vous saviez à quel point j'aimerais être comme vous. Me faire chier, rouler dans un train-train quotidien, exercer une profession tout aussi banale. Avoir une vie normale, sans monstre, sans pression, sans ennemis susceptible de vous faire la peau à tout moment. Bordel profitez de la chance que vous avez ! N'aspirez pas à l'extraordinaire, c'est surfait !

Haytham était le plus heureux des hommes en foulant les allées du centre commercial. Pour la première fois depuis, longtemps, il se sentait à sa place et ne l'échangerait pour rien au monde. Le relooking d'Eileen était la première étape de leur sortie. Il fallait à tout prix la préserver d'un traumatisme floral et la débarrasser de cette immonde manteau si gentiment offert par Victoria, en priant pour qu'elle ne s'en offusque pas. Mais pour l'heure, il fallait affronter le regard attendri des passants charmés par Eileen, qui contrairement à sa mère, semblait appréciée être le centre de toutes les attentions. Hay alla de sa petite explication, force est de constater, au vu de son lexique, que lui-même était complètement à la merci de cette petite princesse, ce qui n'échappa point à Tamara, qui délestait de son animosité, se fit moqueuse à l'égard de son homme. « - N'importe quoi ! Je n'ai pas dit ça. Tu as sûrement des hallucinations auditives. C'est courant après un accouchement. Ton centre émotionnel est encore tout chamboulé. » À son tour, il se prêta au jeu de la moquerie, mais devait toutefois reconnaître qu'en présence d'Eileen ses propos étaient tout bonnement dénué de dignité. « - Ok d'accord ! Il se pourrait que j'aie laissé sous-entendre que notre fille était « choupette » Je te prendrais en flagrant délit de « guimauverie » un de ces quatre, tu peux me croire ! » Étant un adepte des défis, nul doute que le Marsien redoublerait d'efforts pour la prendre sur le vif en pleine crise de gagatitude. « - Hey je connais l'expression très chère. Laisse-moi juste te rappeler *désigne Eileen du regard* qu'on a un futur petit magnétophone sur pattes dans les parages et qu'il serait mal venu de l'entendre prononcer cul avant maman. » Se rendant compte de la tournure étrange de sa formulation Hay préféra affubler Tam d'un « - Oublie, c'est préférable ! » pas convaincu pour autant qu'elle se prêterait au jeu de l'oubli.

Les minutes s’égrainèrent, tandis que le cadi se remplissait de tout un tas de tenues diverses et variées. Le rayon consacré aux bébés s’étendait sur plusieurs mètres et le moins que l’on puisse dire c’est que les parents avaient l’embarras du choix. Et nous étions loin du classique body blanc avec de petits oursons brodés sur l’avant. Ici, le bébé pouvait arboré divers styles, bien qu’un peu jeunes pour en avoir pleinement conscience. Hay était comme un fou et voguer de rayon en rayon en rapportant toujours un article. Cependant, il n’oubliait pas sa seconde mission, Tamara elle aussi n’avait pas oublié et ne manqua pas de relancer les hostilités. « -Moi te prendre pour une buse ? Non jamais, je n’oserais, tu me connais ! Je penserais à commander un dico à noël prochain pour vérifier quel portrait a été choisi pour illustrer au mieux la manipulation. Je pense que c’est une image d’archive où tu tiens ton 9mn rose. Oui voilà, la parfaite illustration de la manipulation. Et pour ce qui est de mon pardon, je ne tenterais rien très chère. Je déteste le caviar, car en plus d'être hors de prix, c'est vraiment dégueulasse. Et tu veux que je te dise, dépenser autant de dollar pour ces petits trucs infâmes, ça, c'est de l'affront ! » Et puisqu'il ne voyait pas comment se dépêtrer de cette conversation délicate, il s'arma d'un pyjama licorne espérant détourner suffisamment l'attention pour passer à autre chose.

« - Chérie !!! Tes hallucinations auditives sévissent encore. Décidément ! » Il surjoua un brin moqueur, il savait qu'il en faudrait bien plus à la demoiselle pour se vexer et puis, il est vrai qu'il y avait quelque chose de tellement absurde d'entendre un tel mot, dans la bouche d'un imposant gaillard comme Haytham. « - Tu veux que j'arrête c'est ça ? Ok, j'arrête, je vais trouver un synonyme, mais pour l'heure, puisque je n'ai pas tellement envie de te voir sauter d'un hélico, en remballe le pyjama licorne et le terme « choupinet » que l'on bannit de notre lexique. » Ils reprirent ensuite leur périple, s'extasiant tour à tour sur les différents vêtements mis en valeur par l'agencement des rayons. Chacun alla de sa proposition, Tam accepta même se prêter totalement au jeu en optant pour une gigoteuse. « - En gros doudou ? Tu la vois là-dedans ? Ah quoique, ça peut faire office d'amortisseur, s'il lui prend l'envie de rentrer dans tout ce qui sera à sa portée. Ah, mais attends, j'ai une super idée. On prend ce truc et en emballe Eileen dans du papier à bulles. Comme ça, elle part à l'aventure totalement blindée. » Il marqua un long silence et ne put s'empêcher d'éclater de rire en voyant l'expression sur le visage de Tamara. « - Je précise que c'était une blague hein ! On va lui prendre ton truc, si ça peut vous faire plaisir à toutes les deux why not ! » Haytham reprit les rennes et passa devant avec le cadi quasiment plein. « - Mince ! On va avoir besoin de beaucoup de sacs. Quoique, je ne sais pas s'ils en font encore ici. Vive les sauveteurs du monde qui en voulant préserver la planète, nous les brise plus qu'autre chose. » Une femme sembla s'offusquer de ces paroles et comme le demi-dieu ne supportait que moyennement que l'on s'immisce de la sorte dans l'une de ses conversations, il se permit de rajouter sur le ton de la confession, mais suffisamment fort pour que l'offusquée entende « - Tu crois que si on est franc et qu'on leur dis qu'on fait du trafic de vêtements et qu'on peut éventuellement leur reverser un petit quelque chose, ils accepteront de nous filer des sacs gratos ? »

L'Offusquée s'éloigna aussitôt, laissant à nouveau le couple seul. Hay posa quant à lui son regard un peu plus loin, vers les chaussures. De toute évidence, il venait de repérer quelque chose « - Je reviens, j'en ai pour deux secondes ! » Et sans rien ajouter de plus, il laissa Tam en plan et s'approcha d'une mini paire de Rangers « - Je n'y crois pas ! » dit-il en prenant la boîte en main. Bien sûr, la pointure était un peu trop grande pour un si petit bébé, mais nul doute qu'Eileen entrera sans tarder dans cette magnifique paire de Rangers en miniature. « - Ça c'est trop fort » Et alors qu'il s'apprêtait à prendre la taille au-dessous son ouïe l'alerta. Et en posant son regard sur Tam, le demi-dieu vit au-dessus de la poussette, une personne qui s'approchait d'un peu trop prêt. Tam, qui tenait entre ses mains, une paire de chaussettes étoilées se jeta presque sur l'inconnu. Hay se décida à ne pas intervenir et observa sa petite amie, qui telle une lionne protégeant son petit, expulsa verbalement l'étrange inconnu. Eileen, qui avait quant à elle perçu de la tension, commença à gigoter. Son demi-dieu de père le savait mieux que quiconque, elle s'apprêtait à pleurer. Ni une ni deux, l'Irlandais récupéra la boite contenant les fameuses bottines et retourna auprès de sa petite famille. Et ô miracle, en voyant son père réapparaître, la petite se calma aussitôt. « - Tu as bien fais d'envoyer chier ce type. On ne va pas s'attarder. Tiens regarde ! » Il lui tendit la boîte, tout fier. « - Elles serviront quand Eileen sera un peu plus grande. Qu'est-ce que tu en penses ? Il faut que notre petite princesse, soit aussi Badass que sa maman et comment ne pas l'être avec des Rangers aux pieds ! » Il glissa sa main dans la sienne, avant de reprendre le cadi entendant au passage un discours qu'il aurait tant aimé qualifier de « choupinet » s'il n'avait pas décidé au préalable de bannir ce mot de son vocabulaire. Cependant, l'intervention de Tamara, méritait toutefois une réponse de son demi-dieu tellement fier de l'entendre parler de la sorte.

« - Non pas de badge « maman asociale » moi, je pencherais plutôt pour « je suis une lionne alors ne vous approchez pas de trop prêt de mon bébé au risque d'y laisser un doigt, voir plus » Pas sûr que ça tienne sur un badge ça par contre ! Tu veux que je te dise ce que moi, j'aime ?! Dis « oui », de toute façon, je ne te laisse pas le choix ! J'aime te voir réagir comme ça. Tu as l'un des plus beaux dons qui soit donné à une mère, l'instinct maternel. Et moi, je suis content que tu ne lui chantes pas des chansons. Déjà, parce que tu chantes comme une casserole et parce que ta mère s'en occupe déjà. J'aime que sa maman soit une badass qui botte des culs. Et pour moi, c'est une fierté de sortir avec toi dans des lieux publics ma guimauve. » Il s'approcha d'elle, lui prit le visage et l'embrassa avec passion se foutant des regards qui se posaient sur eux. « - Je t'aime mon amour et je n'ai pas besoin que tu sois la wonder-woman des couches. Il me suffit de te voir faire la lionne pour être fier. Les parents parfaits n'existent pas de toute façon. Et alors que tu ne saches pas détacher ce foutu siège auto, que tu ne cuisines pas, on s'en fout de ça. Toi, tu es la force de notre tandem. Tu es la lionne, la protectrice et quand enfin, tu auras confiance, je suis sûr qu'on se rapprochera de la perfection. Tu es à la hauteur Tamara Lond, il te faut juste un peu plus de temps, comme le diesel, mais une fois démarré, il en faudra des champions pour te rattraper. » Et alors qu'il continuait à livrer l'un de ses beaux monologues, la petite se mit à pleurer. Là sans réfléchir et après l'avoir affublé de tendres paroles, Tamara se pencha et prit le bébé dans ses bras sans même qu'Hay n'ait à intervenir au préalable. S'en était presque émouvant, sauf qu'un petit détail vint chagriner les narines de ce pauvre Marsien.

« - RAS enfin presque ! La bonne nouvelle, c'est qu'il n'y a rien de grave à signaler. La mauvaise, c'est que je vais sûrement devoir m'y coller. Donne-la-moi et tends moi le sac à dos sous la poussette. Voilà ce qu'on va faire. Je gère ce problème et toi, tu vas payer à la caisse ! Ca te va ? » Il attendit le feu vert de l'ex agent de terrain, récupéra le sac à dos et Eileen qui continuait à pleurer. « - Papa gère mon cœur ! » À vive allure, Hay quitta le magasin et rejoignit les toilettes les plus proches. Par chance, il y avait un coin avec le nécessaire pour pouvoir changer un bébé. « - Ne m'en veux pas ma chérie mais, je vais retenir ma respiration et faire vite, car l'apnée ce n'est pas mon truc. » Ni une ni deux, le demi-dieu attrapa une couche dans le paquet et des lingettes pour nettoyer les petites fesses de sa fille. Tel un ninja, il œuvra très rapidement pour ne pas mourir asphyxié. Dans un sens comme dans l'autre. Avec ses sens hyper développés, notre cher guerrier ressentait tout au centuple, inclut l'odeur des couches qui en de telles circonstances, était insoutenable pour lui. Ainsi, pour contrer ce désagrément, le fils du dieu de la guerre s'était entraîné comme un acharné pour changer les couches en un tas record. Tellement qu'à présent, il était incapable, à condition qu'Eileen coopère, de le faire les yeux fermés. Il se délesta donc très rapidement de la couche usagée qu'il emballa et balança dans la poubelle prévue à cet effet pour ensuite nettoyer les fesses d'Eileen et enfin lui remettre une couche propre. « - Mission accomplie et en moins de cinq minutes ! Si ça ce n'est pas un champion ! » Il reprit son sac à couches, rangea son matériel de pro à l'intérieur et s'en alla retrouver Tam qui les attendait à la sortie du magasin. « - Ils t'ont filé des sacs à ce que je vois ! Tu as fait les grands yeux ? » Sans réfléchir, il lui rendit Eileen et se pencha pour remettre le sac à sa place. « - Prochaine étape ? »




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MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Lun 11 Déc - 22:03





Le retour du père prodigue

ft Tamara Lond

Le 3 mars 2017
Cette sortie, si plaisante au début, s’apparentait de plus en plus à un calvaire pour l’associable de service qu’était Tamara. Etre avec Haytham et ce n’importe où était pour elle le meilleur endroit du monde, mais c’était quand même mieux s’il n’y avait personne. La foule, les gens, toutes ces personnes ignorantes de ce qui se tramait vraiment, ça l’irritait. Les gens étaient stupides, ils se fritaient pour un rien, ne se doutant pas qu’il y avait plus grave, que des monstres et personnes dangereuses sévissaient de par le monde. Mais non, les citoyens lambda de ce monde étaient tous bien trop occupés à tout un tas d’autres choses futiles comme leurs profils instagram, yeux rivés sur les écrans de leurs téléphones à checker la moindre notification, s’embrouiller pour des broutilles. Oh bien entendu, ce dernier point avait été la spécialité du petit couple pendant les mois qui avaient précédé la naissance de leur petit trésor, mais eux au moins avaient pleinement conscience de la réalité de ce monde, bien que ce sujet était bien loin de peupler la moindre de leurs conversations.

En attendant, le fils de Mars redoublait de gagatitude avec des termes tous plus ridicules les uns que les autres, à croire que le contact de sa fille le rendait plus doux qu’un agneau, lui, le fils du dieu de la guerre. Tant mieux en un sens. Tam aurait rêvé que Marvin soit là pour voir ça, son geek favoris n’en aurait certainement pas cru ses yeux et ses oreilles. Elle mourait d’ailleurs d’envie de lui passer un petit appel, peut-être par Skype, un moyen peut-être plus sûr que le classique téléphone portable, pour prendre de ses nouvelles et aussi lui demander de venir un peu les voir, d’autant qu’il serait le parrain d’Eileen et qu’il était temps d’organiser le baptême. Parce qu’au train où allaient les choses, la petite princesse serait à l’université que son baptême n’aurait toujours pas eu lieu !

-Maintenant que mon père est là, il faudrait songer à organiser le baptême d’Eileen. Tu te charges de faire rappliquer Marvin ?

Au mot « baptême », elle imaginait déjà Haytham chercher sur Tumblr les recettes de gâteaux les plus mignons à faire pour un tel événement. Le connaissant, pour sa fille, il ne lésinerait pas sur l’esthétique. Nul doute que l’aide de Mme Lignac serait requise pour que tout soit parfait, et ça le serait. Au moins, l’ordinateur ne lui servirait pas qu’à jouer aux Sims ou mater des séries en streaming, comme avait coutume de le faire l’ancien voisin du « Penseur ».

Au moins, les deux parents étaient d’accord sur une chose, gâter leur petite poupée et la couvrir de nouveaux vêtements était une chose plutôt amusante. Jamais Tamara n’aurait cru cela possible, se connaissant, elle qui avait en horreur le shopping. Ils plaisantèrent, l’ex agent de terrain chassa une personne qui gagatisait d’un peu trop près à son goût sur sa fille, et finalement, l’odorat d’Haytham avait trahi la petite « surprise » d’Eileen. Le demi-dieu tint sa promesse faite des mois auparavant, il s’occupait de tout.

-OK, attends, je la remets dans la poussette, c’est mieux, comme ça tu auras tout avec toi. J’aime pas quand on marche longtemps avec elle dans les bras, y a du monde, j’ai peur qu’on vous bouscule. Elle est toute petite encore.

Avec une infinie délicatesse, Tam se pencha pour reposer Eileen qui chouinait dans sa poussette et laissa les rênes au jeune papa, se remettant pour sa part derrière le caddy.

-On se rejoint aux toilettes alors.

L’ex agent de terrain regarda les deux amours de sa vie s’éloigner et dirigea son charriot vers les caisses, suivant les panneaux d’affichage. Par chance, la file d’attente n’était pas trop importante. Juste devant elle, il y avait un couple de parents avec un gamin haut comme trois pommes qui jouait avec une console portable dernier cri. Elle se demanda alors comment les mioches parvenaient à comprendre les moindres fonctionnalités de ces machins, mais continuer à être des analphabètes notoires. Elle fut tirée de ses réflexions quand ce fut à son tour de poser toutes ses emplettes sur le tapis roulant. Principalement des vêtements pour bébés. Elle acheta aussi un grand sac à courses pour les y mettre ensuite après avoir payé, et s’empressa de retrouver Haytham, ayant été suffisamment sociable pour la journée selon ses critères. Eileen semblait avoir retrouvé son calme, et le sourire revint sur les lèvres de sa maman aussitôt qu’elle posa son regard sur elle. Elle regarda ensuite son petit ami et secoua la tête en souriant.

-Je l’ai acheté, qu’est-ce que tu crois, ça se vend ces trucs.

Se penchant à nouveau sur sa petite princesse piranha, elle se contenta de gagatiser en pensées pour éviter d’avoir droit à une réflexion. C’est qu’elle avait une réputation à tenir. Mais l’Irlandais la sortit de sa magnifique contemplation pour demander la suite du programme. La brunette le regarda à nouveau.

-Alors euh… déjà c’est hors de question que je rentre à nouveau dans ce magasin. J’ai résisté à l’envie de massacrer tous ces ignares. Tu sais que j’ai aperçu un caissier centaure ?

Elle soupira en secouant la tête.

-Tu veux toujours que je te trouve des fringues ? Je crois qu’y a quelques magasins pour hommes dans la galerie. Y en a aussi pour femmes évidemment, alors si tu veux toujours me choisir la robe de tes rêves pour notre rencard…


Une promesse était une promesse, elle lui avait promis d’accepter de porter une robe pour ce premier rencard post-accouchement.

-On pourrait faire des équipes de un, ou de un et demi pour celui de nous deux qui aura Eileen, et puis on trouve un truc à l’autre. Qu’est-ce que tu en dis ? Oh et… c’est toi qui prends Eileen, ça évitera sans doute que les vendeuses te draguent. Parce que je te préviens que si j’en vois une s’approcher d’un peu trop près de toi, le badge qu’il me faudra sera « faites gaffe, j’ai déjà tué quelqu’un pour moins que ça ».



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CAPITAINE BEAU GOSSE
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MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Mer 13 Déc - 19:28





Le retour du père prodigue

ft Tamara Lond

Le 3 mars 2017

Un marché étant un marché, Haytham pourvu d'un courage sans borne, se porta donc volontaire pour les « basses besognes » Il voulait être un super papa, il devait assumer tout, même les couches sales à changer. Par chance (oui, on peut encore parler de chance, malgré l'aspect scatologique de la situation) il avait appris à manier la couche avec autant d'aisance que son épée. Une capacité qu'il devait aussi et surtout aux tutoriels misent en place sur internet. Même si la chose le rebutait encore, il pouvait toutefois prétendre au titre de meilleur changeur de couche de la Nouvelle-Orléans tant sa dextérité était incroyable, tellement que plusieurs mères l'observèrent fascinées. Il se contenta d'un sourire, pas certain que cette capacité soit à mettre en avant dans un hypothétique c.v. Une fois paré, le duo père-fille quitta les lieux, laissant place à d'autres pros de la couche. Tamara était là, avec ses quelques sacs vendus quelques centimes « - C'est trop cher pour ce que c'est. Ils veulent dissuader les gens d'en acheter pour ne plus polluer. C'est quand même l'hôpital qui se fout de la charité non ? Ok, je vois à ton regard que je m'emporte pour rien et tu as tout à fait raison. » Il lui sourit et récupéra les sacs pour les ranger et permettre à Tamara de continuer à avancer sans être emmerdé par le fruit de leurs achats compulsifs.

« - Je crois qu'on l'a bien gâté notre princesse ! Si avec ça elle ne fait pas fureur à la maison, je ne donne pas cher de notre aura de badasserie » Délestée de tous ces sacs, Tam put en profiter pour se pencher au-dessus de la poussette et observer son plus précieux trésor. Elle se retenait, le Marsien le savait, elle avait encore trop de fierté pour que tout le monde la prenne en flagrant délit de « gagatisation » et puis elle voulait aussi et surtout se soustraire à la moindre réflexion émanant du papa guerrier. Lui-même prenait sur lui pour permettre à la demoiselle de jouir de sa réputation sans la reprendre sur la douceur qui transparaissait dans son regard au contact d'Eileen. À présent, il fallait voguer vers d'autres horizons et peut-être dévaliser d'autres magasins. « - Ok je le note sur ma liste invisible. Ne pas rentrer dans un magasin bondé, risque de carnage. Tu sais qu'on trouve de tout si on sait où chercher. Les centaures sont présents un peu partout. Mais très chère, nous ne sommes pas ici pour parler créature mythologique n'est-ce pas ? » Et le soupire qui émanait de la jeune maman, laissait sous-entendre à quel point la perspective de continuer l'enchantait guère. « - Mon amour ça va être fun ! Je ferais tout ce qu'il faut pour, même si pour cela, je dois porter les pires fringues du monde ! » Il lui tendit la main pour qu'elle s'en saisisse. « - Tu vas nous guider alors. On va commencer par moi. » Et alors qu'il commençait à émettre un semblant d'idée, Tam le coupa dans son élan pour énoncé ce qui ressemblait à une stratégie. « - Tu sais qu'en théorie et au vue de mes antécédents familiaux, c'est moi qui suis plus à même d'émettre une stratégie militaire ! » Mais il était forcé d'admettre qu'il y avait de l'idée dans la proposition de la belle brune.

« - Il y a de l'idée. On peut faire ça une équipe et un mode solitaire. Eileen se dévoue pour venir avec moi… Attends répète un peu » Tiens voilà que de la demoiselle devenait jalouse. « - Tu as peur que les vendeuses me drague ? » Il en profita pour se rapprocher d'elle et la ramena à lui avant de l'embrasser avec fougue à la vue de tous. « - Là c'est clair non. Tu sais que je te trouve très très très sexy en mode « possessive » et ça m'inspire. Ajoute une cabine d'essayage à notre liste ! » Le petit clin d'œil coquin expédié, le demi-dieu reprit sa place derrière la poussette. « - Donc on fait quoi ? On va chacun de notre côté choisir une tenue à l'autre pour notre rendez-vous galant ? »



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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Jeu 14 Déc - 19:52





Le retour du père prodigue

ft Haytham Cassidy

Le 3 mars 2017
Tamara était ravie d’avoir retrouvé sa petite famille, délestée de la désagréable compagnie des stupides « moldus » dont elle ne supportait pas la présence et surtout les attitudes. Le sourire de son « Penseur » et la bouille de sa princesse piranha lui avaient manqué en seulement quelques minutes, c’était à peine croyable pour elle qui encore quelques mois auparavant était persuadée qu’elle ne serait pas capable d’aimer ce petit être qu’Haytham avait tant voulu. Le fils de Mars justement était en plein argumentaire contre l’achat des sacs pour les courses. Tam le regardait, à mi-chemin entre l’étonnement et l’incompréhension.

-Bah euh… ouais on s’en bat les c… on s’en fout des sacs, on en a besoin, on en achète, on n’est quand même pas à un dollar près… C’est pas comme si on n’avait pas les moyens.

Elle le laissa la débarrasser des dits sacs et en profita pour guimauver en silence devant sa fille qu’elle trouvait tellement mignonne qu’elle aurait presque été capable d’utiliser le terme « choupi tout plein », mais se rappelant à quel point le fils de Mars avait été ridicule, elle s’abstint. Elle reporta son attention sur son petit ami qui commenta ce qu’elle avait vu.

-Ouais ben ils ont qu’à rester sages sur leurs sabots…


Mais la suite du programme arrivait et il fallait bien respecter ce qu’elle s’était fixé. Le soupir silencieux n’avait pas échappé au demi-dieu qui tentait de la rassurer.

-Mais pourquoi je te ferais porter les pires fringues au monde ? Tu te charges parfaitement de te ridiculiser quand tu emploies les mots « choupinet » et autres dérivés, j’ai pas besoin de t’habiller en golfeur pour ça.


L’ex agent de terrain glissa sa main dans celle de son homme, un contact qui lui avait tout autant manqué que la présence de ses deux amours. Tam proposa alors un plan d’attaque que l’Irlandais commenta.

-Eh quoi ? T’es pas le seul à avoir fait l’armée je te rappelle. Et puis tes antécédents familiaux, ça va deux minutes hein.


Soudain démasquée, elle secoua la tête vivement.

-Non, j’ai pas « peur » qu’elles te draguent, j’ai peur de devoir leur montrer ce que c’est qu’une dérouillée. Cela dit, ça me ferait du bien, ça fait longtemps que j’ai défoncé personne, ajouta-t-elle en faisant craquer ses doigts.

Le baiser fougueux que lui donna le Marsien lui fit oublier momentanément tout projet belliqueux. Elle glissa ses doigts dans les cheveux de son hommes, prolongeant ce baiser Ô combien agréable mais qui dut, hélas, s’écourter.

-Waow, c’était quoi ça ?

Elle eut un petit rire à l’argumentaire du grand amour de sa vie.

-Je suis possessive, tu trouves ? Eh, une cabine d’essayage ? T’es tombé sur la tête, on va la déglinguer et on va finir par se faire accuser d’exhibitionnisme ou je ne sais quoi. On est sensés se montrer discrets je te rappelle.

Elle lui rendit son clin d’œil.

-Cela dit… c’est tentant… Bon, ne nous égarons pas. Alors euh… Eh bien oui je crois que l’idée est pas mal et on gagnera du temps. Et puis euh… Hay… aie pitié de moi, je t’en supplie, évite les fleurs et le rose, d’accord ?

Sa grosse angoisse, une robe à fleur et/ou une robe rose.

-Allez, c’est parti. Je te promets de te trouver une tenue canon, bien que tu le sois toujours, en toute circonstance.

Tam se pencha sur la poussette d’Eileen.

-Et toi ma petite beauté, tu surveilles papa et tu l’empêches de choisir n’importe quoi, d’accord ? Pour faire plaisir à maman. Sois sage.

Un dernier chaste baiser à chacun des deux Cassidy, et Tamara prit le chemin d’une boutique de vêtements de luxe pour hommes, tout au fond de la galerie marchande. En entrant, elle remarqua plusieurs modèles de vêtements intéressants et eut quelques hésitations. Elle remarqua alors le vendeur qui était un cyclope. Elle eut un léger mouvement de recul et un réflexe de position de défense avant de se rappeler qu’ici, a priori, il n’était pas un danger. Intérieurement, son agacement ne faisait que s’accroître, d’autant qu’il se dirigeait vers elle pour faire son job de vendeur.

-Pas la peine, neunoeil, je me débrouille.

Elle alla ensuite dans les rayons à la recherche de la tenue idéale pour son homme. Elle opta pour une chemise gris perle Dolce & Gabbanna avant de se mettre en quête d’un pantalon. Un jeans huilé noir de chez Armani eut sa préférence. Elle imaginait déjà les fesses d’Haytham moulées là-dedans et un sourire orna ses lèvres. Elle se dirigea vers le rayon vestes pour lui en trouver une en gris anthracite de la marque Hugo Boss. Il serait magnifique là-dedans. Ravie de ses trouvailles, elle se rendit à la caisse où la créature attendait. La brunette en profita pour attraper au vol un caleçon avec écrit à l’arrière « fesses à claque », elle trouva ça marrant et sans doute qu’Hay en rirait aussi. Elle déposa le tout le comptoir et sortit sa carte bancaire. Elle n’était pas du genre à regarder les prix et ressortit de la boutique avec une facture avoisinant les mille deux-cents dollars. Après avoir pris congé, elle arpenta, sac en main, l’allée principale à la recherche de son homme et de sa fille.



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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Hier à 1:42





Le retour du père prodigue

ft Tamara Lond

Le 3 mars 2017

Alors que Tamara se livrait à une petite démonstration de jalousie en bonne et due forme, Hay, le sourire aux lèvres, pas peu fier de susciter tant d'égard, mit un terme au peu de distance qui les séparaient et captura sa bouche avec passion se fichant éperdument des quelques regards lancés sur eux. La gardant à proximité, le demi-dieu fut ravi de voir autant de surprise dans le regard de sa chérie qui ne s'était pas fait prier pour approfondir le baiser sous le regard presque médusé d'une femme d'un certain âge. « - C'était ma démonstration de possession ! Et aussi parce que j'en avais envie. Moi aussi, j'ai le droit de marquer mon territoire non ? Et puis profitons tant qu'on peut encore foutre la honte à Eileen sans qu'elle n'en ait conscience ! » Il l'embrassa à nouveau avec cette fois un peu plus de douceur. « - Une fois ado, les démonstrations d'amour en public la feront fuir, c'est évident si elle a ton caractère ! » Encore à se charrier, décidément, ces deux-là n'en loupaient pas une. « - Possessive ?! Non, juste un chouilla jalouse. » dit-il en faisant mine de jauger sa jalousie. « - Mais ça se comprend, ne suis-je pas capitaine beau-gosse ? » Et comme si cela n'était pas assez, Haytham visiblement inspiré, remit sur le tapis la fameuse liste, qui n'avait de cesse de s'enrichir ces derniers temps. « - Rien ne nous empêche d'être discret. » Il leva un sourcil sans se défaire de ce petit regard coquin « - Tu finiras par te laissé tenter ça je n'en doute pas et puis... * il se rapprocha de son oreille pour venir y chuchoter ses quelques paroles*...il y a des positions que nous n'avons jamais essayés ! » Il reprit son sérieux et une bonne distance pour laisser à Tam, le loisir de la réflexion sans les aléas de la tentation. « - Bon ok ne nous égarons pas, il serait malvenu de céder à la tentation aussi vite n'est-ce pas ? Donc on fait ça, une équipe de un et une équipe de un demi. Je me charge de la demie et tu œuvres en solitaire. Synchronisons nos montres ! On se retrouve ici dans deux heures, grand max ?! » Il attendit sa réponse, puis commença à s'éloigner, mais au dernier moment il se retourna le sourire aux lèvres. « - Ni fleurs ni rose ! » Puis il s'éloigna en traînant la poussette, pas sûr toutefois de réussir sa mission en trouvant « la » robe, celle qui en plus de sublimer Tam, la réconcilierait définitivement avec cet attribut vestimentaire au combien féminin.

« - Bon on doit trouver une superbe tenue à ta maman, car nul doute qu'elle ne va pas galérer à en trouver une pour moi. Je t'aurais bien demandé ton avis, mais je doute fort que tu me sois d'une grande aide » La petite le regardait avec ses grands yeux bleus appelés à changer de couleur d'ici quelques mois. Eileen n'était d'ailleurs pas à la seule à regarder le demi-dieu. « - Et voilà que je passe pour un dingue ! Comme si j'avais besoin de ça ! » Il se força à sourire, bien que l'envie d'envoyer chier tout le monde ne le domine. Mais il le savait, il devait faire profil bas, sourire, se montrait aimable pour que cette journée, qui avait si mal commençait, s'achève en apothéose. Notre valeureux guerrier prit donc la direction d'une boutique assez chic au vu de la vitrine. A priori, l'on proposait ici des modèles de robes de soirée, ainsi que les chaussures, de la lingerie et tout un tas d'autres accessoires inhérents à la jante féminine. Autant vous dire qu'en pénétrant ce temple de la féminité, notre imposant demi-dieu se sentit bien con et mal à l'aise. Il ne savait d'ailleurs pas où donner de la tête ni dans quelle direction aller. « - On commence par le bas non ? » Sans certitude, il avança donc vers les chaussures. Intriguée, une vendeuse s'approcha tout sourire s'enquérant de la situation. Hay se justifia aussitôt. « - En fait j'aurais peut-être besoin d'un peu d'aide. Je cherche une tenue pour ma petite amie, le genre que l'on porte à un rendez-vous galant, vous voyez ? Le seul hic, c'est qu'elle n'est pas du genre robe et talons aiguilles. Elle est d'ailleurs tellement sexy que ça me tue de ne pas la voir en vraie femme fatale. Vous me suivez ? » La demoiselle, tout sourire acquiesça « - Elle fait du 38 en pointure. Vous auriez quelque chose à me proposer ? »

« Vous devriez déjà commencer par la robe ! »

« - On ne commence pas par le bas avant ? »

« Il est plus simple de choisir une paire de talons après avoir choisi la robe ! »

« - La logique féminine n'est de toute évidence pas la même que la logique masculine. »

Passé, cet échange, le Marsien accepta de suivre la demoiselle qui le mena jusqu'aux robes. Pas convaincu, il laissa toutefois une chance à la vendeuse qui lui sortit plusieurs exemplaires. Le florilège d'adjectifs commença alors à mesure que les robes défilaient devant lui. « - Non trop vulgaire ! Trop claire ! Trop simple ! Trop courte ! » Les grimaces virent accompagner les adjectifs péjoratifs avant qu'il ne se décide enfin à participer activement « - Vous permettez ! » Hay lui passa devant, quelque chose avait de toute évidence attiré son regard. « - Celle-ci ! Je veux cette robe ! Elle est parfaite » Il jeta donc son dévolu sur une robe évasée en dentelle vintage à épaules dénudées. À vue d'œil, elle était à longueur de genoux, exactement ce qu'il fallait à Tamara et puis comment ne pas lorgner sur la couleur noire, que la demoiselle semblait affectionner. « - Elle sera parfaite là-dedans. En fait, je crois que je peux y arriver seul, mais merci de votre aide ! » En confiance, le demi-dieu se lança à la quête d'une paire de talons pour aller avec la robe, la lingerie serait sa dernière étape. Il avança donc un peu plus à l'aise vers le sacro-saint rayon de chaussures à la recherche d'une paire 38 noire de préférence. « - Alors il faut un truc facile à porter, qu'elle n'est pas l'air d'une équilibriste sur échaste de préférence. » Sauf qu'à l'inverse de la robe, plusieurs paires d'escarpins lui tapèrent dans l'œil. Il commença par une paire de talons bicolore noir et rouge dit « Stiletto pointu » puis porta ensuite son attention sur un escarpin rouge type bride de cheville perlée à talon haut et bout pointu avant d'enfin se tourner vers un autre basique à savoir l'escarpin noir talon haut bout pointu « - C'est écrit que c'est élégant pour une soirée, why not ? Qu'est-ce que tu en penses Eileen ? » Il montra le talon au bébé qui le regarda avant de remettre ses petits pieds dans sa bouche tout aussi petite. « - Je prends ça pour un « oui » alors. Allez ça c'est ok ! Maintenant, on s'occupe de quelque chose qui va m'intéresser un peu plus » Et ni une ni deux, le fils du dieu de la guerre prit la direction du rayon lingerie.

Le regard pétillant, il attrapa un body lingerie transparente pourvue d'une affriolante dentelle. Le modèle existait en rouge, en noir et en blanc. Sans l'ombre d'une hésitation, le beau brun opta pour le modèle en noir. « - Ta mère va être tellement bon… tellement sexy là-dedans. Je crois que là, c'est moi qui aurais besoin d'un badge si elle enfile ça » Il opta ensuite, pour ce qui lui semblait être, un peu plus « traditionnel » à savoir une guêpière dentelle noir/bleu avec un effet push-up et surtout les Porte-jarretelles. Fier de lui, il avança jusqu'à la caisse et retrouva la vendeuse venue à sa rescousse. Qu'elle ne fut pas sa surprise en voyant tous les articles qu'elle enregistra un à un avant d'annoncer la douloureuse au demi-dieu « Ca vous fera 1195 dollars ! »

« - Ah ouais quand même. On va dire que je me suis lâché ! » Il sortit aussitôt sa carte bancaire, la rentra dans l'appareil et y tapa son code. « - C'est possible d'avoir des sacs pour cacher tout ça ? » Bien sûr, la réponse fut positive et la facturation supplémentaire de mise, mais tant pis, le plus important étant de cacher les preuves, Hay consentait à d'autres petits sacrifices. « - Merci au revoir ! » Le bras gauche chargée, il continua malgré tout à pousser tranquillement la poussette. « - Je crois qu'il nous reste un peu de temps princesse ! Et si on se la jouait mignon tous les deux en achetant un super bouquet de lys à maman ? » Ni une ni deux, le Marsien fit chauffer la carte bancaire en se rendant chez un fleuriste situé pas très loin du magasin qu'il venait de quitter. Il opta pour un bon gros bouquet et quitta les lieux pour enfin partir à la recherche de Tam, qui elle aussi s'était lancée à la recherche de ses deux amours. « - Mais qui est-ce que j'aperçois à quelques mètres de nous ? » Tout sourire, il se rapprocha de l'agent de terrain, qui sac en main arpentait l'allée principale. « - On se connait non ? Vous ressemblez beaucoup à ma meuf et à la mère de cette petite crevette » Il déposa un léger baiser sur ses lèvres toutes aussi légères avant de faire apparaître de derrière son dos, le bouquet de Lys qu'il cachait encore. « - Des lys pour le plus sexy des colonel badass ! Et puis tu les a amplement mérités, pour ne pas avoir cramé ton père et pour t'être montré un minimum sociable. Alors tu as trouvé mon bonheur ? Moi, je me suis lâché de ouf, plus que je ne l'aurais cru d'ailleurs. Un roi du shopping qui, non sans appréhensions, a hâte malgré tout de voir sa meuf découvrir les tenus et accessoires qu'il lui a choisi pour ce petit rendez-vous galant ! Rassure-toi, pas de cravache, pas de menottes, le délire Fifty Shade of Grey ce n'est pas mon truc ! Bon sur ce, je pense qu'on peut retourner à la voiture. On s'arrêtera à la petite supérette sur la route. C'est moins bondé qu'ici et comme on n'a pas prévu de faire des grandes courses, autant se ruiner là-bas ! Qu'est-ce que tu en dis ma guimauve ? »


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