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 Le retour du père prodigue. (tamara)

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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Mar 15 Mai - 13:33





Le retour du père prodigue

ft Haytham Cassidy

Le 3 mars 2017

C'était une journée chaotique, il est vrai et chercher à le démentir était naïf et stupide voir les deux. Tous les éléments tendaient à prouver la médiocrité du jour. Richard, le retour de Richard, les paroles de Richard, l'attitude de Richard. Oui, il est vrai tout tournait essentiellement autour de ce retour prodigue. Haytham, qui voulait dans un premier temps jouer les conciliateurs, ne put se résoudre bien longtemps à jouer la voix de la raison, face à l'hostilité de Mr Lond, qui lui rappela, entre autres, la lâcheté dont il avait fait preuve, quelques années plus tôt. Un coup assez rude, même pour un grand gaillard comme Haytham. Lond senior était imparfait, alors comment pouvait-il se permettre de jouer les moralisateurs, alors que lui-même avait abandonné sa femme à son funeste sort ? Victoria, la gentillesse incarnée contrebalancée avec cette image sinistre, mais malgré tout, elle continuait à aimer cet homme, ce qui avait mené le Marsien à un raisonnement profond, le plaçant à la place de Victoria. Qu'aurait-il donc fait avec Tam, si par un malheureux hasard, il était un jour confronté à une situation similaire ? Nul doute, que malgré la colère des premiers temps, il lui aurait pardonné, parce qu'il l'aimait plus que tout et que malgré les erreurs, il ne pouvait envisager de vivre sans elle. Victoria devait, à n'en pas douter penser la même chose. Ça et sa vision du mariage. Elle n'était pourvue d'aucun pourvoir, il est vrai, mais était parvenu à sentir, que l'homme qui partageait à présent la vie de sa fille, n'était pas insensible à cette cause. Et il est vrai, que plus que jamais, le fils du dieu de la guerre y pensait.

Avec mille et une précaution, et ce, malgré sa force herculéenne, Hay portait sa compagne jusqu'à la salle de bains. Une bonne douche leur ferait du bien à l'un comme à l'autre, espérait-il encore naïvement. Tamara ayant franchi son seuil de tolérance à la douleur, elle accepta sûrement bien malgré elle, l'aide que pouvait lui apporter son homme, mais au moins, avec cette collaboration, ils purent très vite rejoindre la cabine de douche où après avoir tourné les robinets, Hay s'arma de courage pour relancer ce qui semblait être un sujet polémique. Tam, bien que blottit tout contre lui, était une fois encore véhémente sur le sujet, de ce fait et avec douceur, son demi-dieu de compagnon plaça ses bras puissants tout autour d'elle. De son mètre quatre-vingt-onze, il l'a dominé en taille il est vrai et pouvait vite de montrer imposant, même face à un type de l'envergure de Richard, toutefois, confronté à Tam et à son petit mètre soixante-cinq, il ne donnait pas cher de lui. Il lui fallait donc redoubler de douceur et dans la voix et dans le geste pour apaiser cette petite tornade brune, qui devait pour l'heure, s'octroyer une petite accalmie avant de repartir de plus belle.

« - Désolé, mais parfois, c'est indépendant de ma volonté, je t'assure. Tu m'en veux ? » Il attendit une réponse, ne serait-ce qu'un soupire, ou un hochement de tête avant de reprendre sa marche sur des charbons ardents. « - Chérie, s'il te plaît, tu es en train de t'énerver et tu n'as vraiment pas besoin de ça en ce moment. » Il attrapa un gant de toilette qu'il imbiba de gel douche et commença doucement à la savonner. « - Nous ne sommes pas comme tes parents pour commencer. » Il en était certain, leur histoire n'était pas la même, leur amour, non plus. Tam se décolla alors, obligeant Hay à la regarder dans les yeux et au vu de l'étroitesse de la cabine, il ne pouvait se défaire aisément de l'étreinte visuelle. Il abandonna donc le gant et prit son visage humide entre ses mains, profitant au passage pour ramener ses cheveux à l'arrière histoire de ne pas obstruer et son regard et son doux visage. « - Je t'aime plus que tout oui et on aime Eileen tout autant, c'est vrai également » Il n'eut pas le loisir de poursuivre, Tam fut plus rapide et son exaspération avancée, faisait redouter le pire, mais le Marsien ne pouvait tourner les talons, le sujet étant lancé, il fallait s'y tenir. « - Non, ce n'est pas que je suis moyennement convaincu. Disons qu'il se pourrait que j'aie eu une petite conversation avec Victoria tout à l'heure. Moi, je ne veux que ton bonheur, notre bonheur qui plus est. Je t'aime et tu es tout ce que j'ai de plus précieux avec Eileen maintenant. Je vous ferais donc toujours passé avant moi, même si... oui, je l'avoue, j'aurais peut-être aimé poser le genou au sol pour te demander de devenir ma femme. C'est un rêve de normalité, tu vois ? Être comme tout le monde, mais plus encore, être devant les gens qui nous sont chers, se promettre tout un tas de trucs, te passer la bague au doigt, te voir porter ... un truc blanc, je n'irais pas jusqu'à t'imposer la robe. C'est idiot, mais j'ai l'impression que ça achèverait avec l'arrivée d'Eileen de concrétiser notre amour. Et puis te voir porter mon nom, cela serait un honneur... Mais oublie, franchement à m'entendre parler l'on pourrait croire que je suis un fils de Vénus et ça, c'est offensant » Il n'avait pas remarqué le mordillement de lèvre, ni l'attitude de Tam, qui ne lui avait pas encore sauté à la gorge. Était-ce bon signe ?  « - Tu veux me faire une scène, c'est ça ? »

Il redoutait le pire, toujours se méfier de l'eau qui dort semblait être un proverbe à ne pas prendre à la légère face à Tamara Lond, toutefois aujourd'hui, les augures bien que mauvais de primes abords, laissaient entrevoir une alternative, que même les meilleurs bookmakers n'auraient pû pronostiquer. Hay en perdait d'ailleurs son latin. « - Ok ? Attends, non, enfin si, oui ça me tient à cœur, mais il est hors de question que tu le fasses parce que tu t'en sens obligé. » Elle lui prit la main et ferma les yeux « - Tam non, ne fais pas ça ! » Elle commença alors à se lancer dans un monologue qu'il n'avait pas la force de stopper, alors, perdu dans son regard aux saveurs sucrées, il l'écouta avec la plus grande des attentions, conscient de l'effort que cela lui demandait. « - Tam, mon amour, non tu avais juste un alien dans le bide, c'est pour ça, que tu étais invivable. Tu es une casse couille, c'est vrai, mais de toi à moi, je préfère quelqu'un qui a du caractère. Je t'aime aussi bien pour des qualités que pour tes défauts. Je suis un putain de romantique, ça me tue de le reconnaître, mais c'est vrai. Et oui, le mariage, j'y pense depuis un moment, mais comme je te l'ai dit, tu passeras toujours la première et s'il faut renoncer à ça pour faire ton bonheur, ok, je l'accepte Tamara Lond. C'est un petit sacrifice comparé au reste. » Il s'approcha enfin et lui offrit un baiser digne de ce nom conscient de chacun de ses mots. Oui c'était un beau, un doux rêve, mais pour elle, pour son bonheur, il était prêt à y renoncer sans la moindre hésitation « - On se la prend cette douche ? »


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COLONEL BADASS
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MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Mar 15 Mai - 17:52





Le retour du père prodigue

ft Haytham Cassidy

Le 3 mars 2017
Là, dans cette douche avec cette eau chaude bienfaitrice qui leur ruisselait dessus, tout appelait à l’accalmie et au bien-être, mais non, il avait fallu que le demi-dieu relance le sujet tabou commençant par la lettre « M » sur le tapis. Pourquoi, bordel, pourquoi fallait-il encore en parler ? Tamara fit, encore une fois, une fois de trop sans doute, entendre son avis sur la question. Pour elle, ça ne servait à rien. Faire comme les autres, à quoi bon, puisqu’ils n’étaient en rien comme les autres, ni l’un ni l’autre. Tam avait toujours eu une sainte horreur d’être un mouton dans cette société où l’on voulait dicter aux femmes comment se conduire. Elle n’était pas une fifille, pas une princesse, le mariage, ça ne la faisait pas rêver le moins du monde. Elle n’était pas romantique pour un sou. Et pourtant, Haytham l’était pour deux et le reconnut volontiers. En l’écoutant attentivement, l’ex agent de terrain comprit que pour lui, être comme les autres était un but qu’il s’était fixé, un but difficile à atteindre et qu’il enviait particulièrement. Soudain, la brunette s’en voulut. Elle n’avait pas compris que cette normalité était importante pour lui. Elle se sentit bête, tout à coup, de n’avoir point réalisé cela. Pourtant, cet homme, elle l’aimait à la folie. Mais elle n’avait pas vu que ce genre de petite chose était importante pour lui. Plus elle l’écoutait, plus Tam se sentait idiote et bien peu digne de l’amour du fils de Mars qui la faisait toujours passer avant lui. Encore une fois, elle se montrait égoïste, en gamine pourrie gâtée qu’elle avait été. Quand il lui demanda si elle comptait lui faire une scène, elle se mit à dire tout ce qu’elle pensait, que certes pour elle le mariage n’était pas une priorité, mais que si pour lui c’était important, alors elle y consentirait. Et putain, ça avait fait mal de le dire. Mais maintenant c’était dit. Une épreuve de plus, mais la mission était accomplie.

- Je ne m’y sens pas obligée, arrête ! Tu sais bien que personne ne peut m’obliger à faire quoi que ce soit.

Voilà qu’il disait qu’il était prêt à renoncer au mariage à présent. Elle lui lança un regard dont elle seule avait le secret, un air suspicieux avec un œil à demi fermé et une mine renfrognée.

- Tu te foutrais pas un peu de ma gueule ? Demanda-t-elle en croisant les bras. Si t’étais prêt à passer outre, tu ne m’en reparlerais pas. Or, tu m’en reparles, encore et encore alors que tu sais que ça m’emmerde au plus haut point. Alors maintenant, arrête de me les briser, tu veux qu’on se marie, alors OK, on va se marier, fin de la discussion. Et je porterai du blanc puisque c’est ce qu’il faut faire. Voilà. Quand on fait quelque chose, on le fait bien. Maintenant fin de la discussion. Et fais-moi un câlin !


Sans attendre ni même lui demander son avis, avec son petit air grognon de celle qui avait concédé quelque chose qu’elle ne voulait pas, elle se blottit à nouveau contre lui, tandis qu’il proposait de réellement prendre la douche. Elle hocha la tête, toujours appuyée contre lui et attrapa derrière lui le gel douche qu’elle fit couler sur une fleur de massage avant de faire mousser le tout pour lui frotter le dos avec.

Putain qu’est-ce que j’ai encore dit… Un mariage, quelle horreur, il manquait plus que ça… Voilà qui va faire plaisir à mon père, tiens ! La plaie…

Mais bon, elle songea que ça faisait plaisir à Hay, et ça, c’était le plus important, alors soit, elle y consentirait. Ce serait un mauvais moment à passer, un peu comme quand on retire un pansement, sauf que le pansement, ça dure deux secondes alors que le mariage, ça dure toute une journée. Au moins, il n’y aurait pas beaucoup d’invités. Leurs amis se comptaient sur les doigts d’une main. Il y aurait Victoria et Richard, Maisie, Marvin, Abby… C’était amplement suffisant.

Pourvu qu’on ne me demande pas de faire un discours de guimauve devant tout le monde…

Être une guimauve devant Haytham était une chose, mais faire flancher une réputation devant tout le monde en était une autre. C’était hors de question. Déjà que le mariage… Rien que cette pensée lui hérissait le poil. Mais bon, elle imaginait déjà le sourire de son « Penseur », et le savoir heureux était bien la plus belle chose au monde. Alors elle se plierait à la normalité et elle se marierait. Et porterait son nom. Tamara Cassidy, ça ne sonnait pas si mal que ça après tout. Tamara Lond-Cassidy, comme Eileen. Oui ce serait parfait. La jeune maman commençait à s’y faire. Continuant à frotter le corps de son demi-dieu de petit ami, elle se dit qu’elle aurait déjà l’étape de la robe à mettre au restaurant pour commencer à l’habituer à ce genre de conneries.

- Tiens, en parlant de vêtements, tu m’as toujours pas montré ce que tu veux que je porte pour notre fameuse sortie au resto. Mais… je crois que je suis pas prête encore, on va attendre une petite semaine avant que tu me montres ça, OK ?

Pourvu qu’il n’ait pas fait une blague en lui sortant du rose à fleurs, c’était tout ce qu’elle espérait. Déjà que porter une robe… ça ne lui était plus arrivé depuis… la fameuse mission sur la yacht des demi-dieux. Et avant cela, ce n’était plus arrivé depuis l’enfance. Autant, porter des jupes ça allait, mais des robes… un vrai traumatisme datant de l’enfance et de cette fameuse rentrée des classes où Victoria l’avait forcée à porter une robe à fleurs dans laquelle la jeune Tamara s’était sentie complètement ridicule. Et évidemment, Hay y était allé de sa petite plaisanterie, comme toujours, ce qui avait donné lieux, au retour des cours, à une bagarre en bonne et due forme entre les deux gamins, intenables qu’ils étaient. Pauvres mamans que Victoria et Eileen.


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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Mer 16 Mai - 1:20





Le retour du père prodigue

ft Haytham Cassidy

Le 3 mars 2017

Cette douche devait être réparatrice ? L'était-elle ? Plus maintenant que le sujet polémique eut été évoquée par un aspirant à la normalité. Oui, Haytham Cassidy, demi-dieu, fils de Mars, dieu de la guerre, aspirait à un semblant de normalité. Depuis tout petit, bien que sa chère et défunte mère, l'ait préservé lors des premières années, Hay vivait difficilement le fait d'être différent, mais plus encore, le fait de devoir le cacher, comme une honte et non comme une fierté. Chaque jour, il devait prendre garde et ne commettre aucun impair, une entreprise encore plus difficile au moment de l'adolescence où tout comme lui, ses capacités muaient. Sa force et ses sens lui en avaient joué de sales tours, tellement que pour se préserver et protéger les autres, il s'était mis en retrait et avait opté pour des activités autres que le sport pour ne pas être remarqué. Nul doute, que s'il s'était inscrit dans l'équipe du lycée, il serait devenu l'un des meilleurs quaterback de toute la Nouvelle-Orléans et qu'en plus de charmer les jeunes demoiselles de part sa popularité, il aurait été courtisé par des clubs voir de grandes équipes nationales. Mais non, rien de tout cela n'était arrivé et le passage d'Haytham Cassidy fut aussi bref, qu'oubliable. Malgré tout et passé les quarante ans, il continuait à rêver de normalité. Cette fois, il s'imaginait sans mal posséder son propre restaurant, un petit quelque chose de convivial où les familles se plairaient à venir. Cette fois, il ne servirait pas de ses capacités, mais d'un don véritable qui lui venait sûrement du côté de sa mère, à moins bien sûr que le dieu de la guerre ne soit un cordon-bleu. Avec Tamara, ils posséderaient une belle maison, pas loin de la mère, où le Marsien irait tous les matins sortir le chien tout en s'offrant un petit jogging face à l'océan. Puis il retrouverait sa femme, avant d'aller chercher leur petit ange pour le conduire à l'école. La vie parfaite, la normalité à l'état pur, sans fioritures.

« - Je sais mieux que quiconque que personne ne peut t'imposer quoique ce soit. Je ne veux juste pas paraître égoïste dans mon désir de normalité. » Mais était-il vraiment prêt à renoncer au mariage pour autant ? Si la réponse lui semblait logique, son inconscient venait une fois encore de la trahir en l'amenant à évoquer le sujet commençant par un « M » et Tamara qui n'était pas née de la dernière pluie l'avait bien compris. « - Quoi ? Moi me foutre de ta gueule ? Jamais ! » Il ferma l'œil droit comme si elle s'apprêtait à le frapper, mais dans son langage corporel à lui, cela laissait paraître une hésitation saupoudrée d'un « désolé » suite à cette question ô combien rhétorique. « - Tu m'en veux encore ? » laissa-t-il entendre incertain de la réponse de la brunette. « - Ok avant que tu répondes, je réponds. Mouais, je veux faire ce truc débile, d'échange de vœux, de bague, te dire que je serais tiens jusqu'à ce que la mort nous sépare, te dire aussi des trucs que tu sais déjà. Putain Tamara Lond si tu savais comme je t'aime » acheva-t-il avec un grand sourire en s'approchant pour l'affubler du câlin tant convoité. « - On va le faire, on va vraiment le faire ! » Tam attrapa à nouveau le gel douche et commença à le verser sur son homme et de frotter son dos. Le silence se fit entendre à nouveau, puisque de toute évidence, ni l'un ni l'autre n'avait rien à ajouter.

Elle m'a dit « oui » ! Je n'y crois pas. Enfin, c'était un petit oui, rien de grandiloquent. Si j'avais su, j'aurais fait quelque chose de plus... romantique ? Oui bien sûr et avec ça, je me serais retrouvé à bouffer la bague et l'écrin par la même occasion. Contente-toi de ce que tu as, c'est déjà pas mal. N'en demande pas trop Cassidy, tu n'en auras pas plus !

« - Ma guimauve ! On fera un petit truc entre nous. Je sais que la foule ce n'est pas ton délire, moi non plus. Et puis mieux vaut ne pas attirer l'attention. Je ne veux pas d'un truc énorme de toute façon. Moi, je te veux juste toi et pour ce qui est du discours, je m'en occuperais. C'est moi le penseur après tout et le romantique qui assume de l'être. Ca me donnera au moins l'impression d'être normal et ça, ça n'a pas de prix. Et puis ça clouera le bec de ton père »  À son tour, il reprit le gant de toilette et frotta avec précaution le corps meurtri de sa belle qui parvint aisément à changer de sujet, ramenant le demi-dieu à leur précédente escapade en terres hostiles. « - Effectivement, je ne t'ai toujours pas montré tout ce que j'ai acheté pour notre rencard, mais et sans spoiler comme dirait Marvin, tu n'as rien à craindre. Il n'y aura pas de robe à fleurs, je puis te l'assurer. J'ai vraiment pris ma mission très à cœur, parce que je sais à quel point, c'est difficile pour toi d'accepter de porter ce symbole de la féminité qu'est une robe. Et je me suis permis quelques à côté, libre à toi de choisir d'attendre une semaine ou on peut éventuellement, en sortant de cette agréable douche, aller voir ce qu'il y a dans nos sacs ? Moi perso toutes les options me plaisent. Allez, je tranche, on va aller voir, ça sera comme un pansement, une fois enlevé, ça ira mieux. » Il se rinça et quitta la cabine pour récupérer une serviette qu'il noua autour de sa taille tout en attrapant le peignoir de Tamara. « - Tiens ! Je te prends une serviette pour tes cheveux aussi ! » Ce qu'il fit en subtilisant une petite serviette blanche qu'il lui tendit tout en l'aidant à enfiler son peignoir. « - N'empêche, j'y pense, Tamara Cassidy, ça sonne super bien non ? »



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COLONEL BADASS
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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Jeu 17 Mai - 21:27





Le retour du père prodigue

ft Haytham Cassidy

Le 3 mars 2017

Etaient-ils réellement encore et toujours en train de parler mariage ? Et Tamara avait-elle réellement consenti à épouser son « Penseur » de demi-dieu de petit ami qui avait pourtant promis de ne plus évoquer le sujet fâcheux commençant par la lettre « M » ? Il semblerait bien que oui. La jeune maman n’en revenait pas elle-même d’avoir finalement cédé, elle qui avait toujours mis un point d’honneur à respecter sa parole sur les décision qu’elle prenait, surtout pour elle-même. Seulement là, il n’était plus seulement question d’elle seule, mais belle et bien de toute une famille. Celui qu’elle aimait, mais aussi sa fille. Et accessoirement ses parents. A vrai dire, ce mariage ferait plaisir à la majorité, à savoir Hay, Victoria et Richard. Eileen n’ayant pas encore voix au chapitre, Tam se disait que même si elle était de son côté, ça faisait toujours deux contre trois. Mais la voix la plus importante était celle d’Haytham. Le fils de Mars avait tant fait pour elle, allant jusqu’à risquer sa propre vie et ce plusieurs fois, pour la sauver, sans compter qu’il l’avait supportée quand elle était plus qu’insupportable. Bon, lui aussi avait reconnu que c’était à cause de l’alien qu’elle avait dans le bide (pauvre Eileen, si un jour elle apprenait la manière dont sa mère avait parlé d’elle durant sa grossesse), mais toujours était-il que l’humaine s’était montrée imbuvable à plus d’une reprise, et elle en avait conscience. Egal à lui-même, l’Irlandais avait toujours été patient, du moins la plupart du temps, lui passant tous ses caprices, ses sautes d’humeurs, ses scènes de ménage. Et peut-être était-ce le fait d’être devenue mère, mais Tamara avait un soudain regain de maturité et réalisait rétrospectivement tout ceci, tous les efforts fournis par cet homme qu’elle aimait tant. Alors, lui aussi ne méritait-il pas qu’elle fasse un petit sacrifice ? Qu’est-ce que c’était qu’une cérémonie à la con avec des fringues tirées à quatre épingles et une bague à l’annulaire gauche ? Bien peu de choses à endurer comparé à ce qu’elle lui avait fait subir. Alors, elle avait dit « oui », à sa manière.

La douche s’acheva finalement sur la décision de se montrer ce qu’ils avaient respectivement acheté pour leur première vraie sortie au resto depuis la naissance d’Eileen. Peut-être même leur vraie sortie au resto tout court. Tam appréhendait assez de voir la robe que son « Penseur » lui avait dégotée, mais il venait d’assurer qu’il n’avait pas fait de vilaine blague. La brunette hocha la tête avec un petit sourire.

- Ah oui, des « à côté » ? Qu’est-ce que tu as fait ?

Curieuse, elle avait finalement hâte de savoir. Elle attrapa le peignoir qu’il lui tendait et s’emmitoufla dedans pour se sécher. Haytham, attentionné, avait même pris une serviette pour ses cheveux, elle en profita donc pour les frictionner avec, les laissant ensuite sécher librement.

- Merci ma Guimauve.

Elle le regarda avec un sourire en coin lorsqu’il déclara que son prénom joint au nom de famille du fils de Mars s’alliaient plutôt bien.

- Tu arrêtes de lire dans mes pensées ? Déjà que tu entends tout ce que je dis… Y a plus aucune intimité ici ! Lança-t-elle avec amusement. Tamara Lond Cassidy. Allez, je suis plus à un changement de nom près.

Elle lui sourit, sachant que ça lui faisait plaisir.

- Allez, satisfais donc ma curiosité et soulage-moi de ce stress de la robe.

Ils se rendirent dans leur chambre où Tam s’assit sur le bord du lit après avoir attrapé le sac contenant ce qu’elle avait acheté.

- Alors, fais voir le massacre. Tu veux te charger de vider celui-là ?

Tam aussi avait pris un petit « à côté », un caleçon rigolo avec le slogan « fesses à claques » qui l’avait amusée en passant devant. Mais elle avait vraiment hâte de voir son homme dans les vêtements qu’elle lui avait choisis et qui lui iraient à merveille. D’autant qu’elle avait tapé dans des marques de luxe et donc de qualité, et Haytham ayant la taille mannequin ou presque, il serait juste parfait dans un jean huilé noir, une chemise gris perle et une veste anthracite. Il ne lui avait pas fallu longtemps d’ailleurs pour trouver tout cela, en un coup d’oeil dans chaque rayon, elle avait repéré ce qu’il lui faudrait et elle imaginait chaque fois son Irlandais dedans. Cette soirée serait géniale. Il faudrait attendre encore un tout petit peu, mais ce serait super, c’était certain.

Les choses s’étaient améliorées considérablement entre le matin et maintenant. Tamara était passée par beaucoup d’émotions contraires, mais maintenant, on pouvait affirmer que l’accalmie était revenue. Et comme souvent, c’était grâce à Haytham. Ce pauvre demi-dieu avait de ce fait de lourdes responsabilités, puisqu’il était le seul à pouvoir calmer sa furie de petite amie quand il lui prenait l’envie de péter une durite. Finalement, elle avait trouvé son canaliseur en la personne de l’homme de sa vie.

- Je t’aime, Hay. Merci d’être là… ou plutôt d’être encore là, après tout ce que je t’ai fait subir. Faut que je te décerne une médaille pour tout ce que tu as fait. Tu es vraiment le petit ami de l’année, et le père de l’année aussi. Je le pense. Quand je te vois avec Eileen, tu me fais halluciner, dans le bon sens hein. J’avais tellement peur quand on a su qu’on serait parents. Moi, je savais que je saurais pas. Toi, tu voulais tellement de cet enfant, mais je me suis demandé si tu saurais, comment tu saurais. Et regarde-toi, c’est incroyable, on dirait que tu as fait ça toute ta vie.

Certes, Haytham était déjà père, mais il n’avait pas élevé Maisie, puisqu’il ne l’avait connue que récemment et déjà adulte. Là, avec Eileen, ce si petit être innocent à peine arrivé sur cette terre, on voyait le jeune papa se débrouiller avec brio, et c’en était émouvant.

- Enfin bref, je vais arrêter de me la jouer guimauve, t’es un père qui déchire, Hay Cassidy. Allez, envoie la robe que je pleure de désespoir.



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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Ven 18 Mai - 23:58





Le retour du père prodigue

ft Haytham Cassidy

Le 3 mars 2017

Il l'aimait plus que quiconque et pour elle, il était prêt à accomplir tout, et même quelques sacrifices. Car le véritable amour est ainsi fait, l'on se doit d'être à même de s'adapter à l'autre, de faire quelques concessions, quelques sacrifices, mais cela est moindre comparé au bonheur qui résulte de ces privations. Même si son inconscient le titiller et l'amenait souvent à évoquer le sujet commençant par un « m » Haytham ne s'en offusquerait pas s'il devait y renoncer pour Tamara, mais de toute évidence, l'insaisissable brune ne l'entendait plus de cet avis. Elle le voulait, il n'avait pas eu à mettre le genou à terre, que la réponse était « oui » Bien sûr, dans un monde parfait, il aurait préféré acheter une bague et faire les choses dans les règles de l'art, mais sachant que ce n'était pas dans son intérêt de se montrer trop exigent, il accepta bien volontiers cette nouvelle aussi inespérée qu'inattendue. Et c'est le sourire aux lèvres qu'il acheva sa douche, ne se souciant pas de l'après, à savoir l'annonce qu'il faudrait faire à Victoria qui elle ne ménagerait pas sa joie et à Mr Lond, qui lui ne sauterait pas au plafond. Haytham le savait, l'homme d'affaires nourrissait une certaine rancœur à son encontre, une rancœur à présent partagé et sa situation, dès plus défavorable comparée à la sienne, n'était, il est vrai pas un détail qui allait en sa faveur.

«  C’est sûr que si tu penses qu’à ça, on ne risque pas d’arriver jusqu’à l’autel. »

Bien décidé à ne pas laisser les à-côtés, nuire à ce moment qui leur appartenait, Haytham chassa bien vite de ses pensées, l'annonce à venir du mariage pour se concentrer sur une tâche plus légère (pour lui) à savoir la découverte de la tenue de chacun pour ce qui faisait office de premier rendez-vous galant post accouchement. Ils quittèrent donc la salle de bains, Tam emmitouflée dans son peignoir et Hay le torse ruisselant d'eau avec pour seul habit, la serviette qu'il avait nouée autour de sa taille. « - Bébé, je t'assure que je ne lis pas dans tes pensées. C'est juste que malheureusement pour toi, je te connais par cœur et parfois sans le vouloir. Pour ce qui est de la super ouïe, je plaide coupable votre honneur ! Franchement, sans faire preuve d'un patriarcat exacerbé, je trouve vraiment que mon nom qui en plus est celui de ma mère, te vas à merveille. Je suis vraiment le plus heureux des hommes-là de savoir que trouve aussi ce changement à ton goût. » Il s'approcha et attrapa la ceinture de son peignoir pour la ramener à lui et l'embrasser comme il se doit. « - Ca, c'était aussi une petite douceur avant le pire qui est à venir. J'espère que tu ne voudras pas me massacrer par la suite et que tu accepteras toujours de devenir ma femme » lança-t-il faussement stressé. Certes, il n'avait pas autant de goût que Tam en termes de fringues, ni sa classe naturelle, mais pour une fois, il se savait suffisamment en confiance sur ses choix pour oser plaisanter. Il espérait toutefois la surprendre encore une fois et lui faire honneur, car à n'en pas douter, elle le lui avait fait en choisissant la meilleure des tenues pour ce rencard.

« - Ok donc on y va ?! C'est parti pour le massacre ! » Tam rejoignit le lit et attrapa le sac dans lequel se trouvait ses petites emplettes, Hay quant à lui récupéra les deux sacs dédiés à sa belle avant de la rejoindre sur le lit et d'entendre sa déclaration d'amour. « - O ça veut dire quoi ça ? Attends, rassure-moi, ce n'est pas pour me préparer à une catastrophe à venir hein ? Tu sais que ce n'est pas juste, parce que je me sens toujours super désarmé quand tu me fais ce genre de plan. Donc, j'ai le droit à un droit de réponse et je ne vais pas me gêner mon amour. Mais avant toute chose, sache que je ne fais pas ça pour te préparer au pire. » L'humour encore et toujours l'humour. Haytham était doué pour ça, encore plus pour détendre l'atmosphère, mais il était aussi très doué pour manier les mots et il n'allait pas se gêner, car lui aussi voulait lui dire de belles choses pour lui faire honneur une fois encore.

«  - Te dire, je t'aime ne suffit pas pour quantifier l'amour que j'éprouve pour toi. La plus grosse erreur de ma vie, fut de partir, il y a trente ans. J'aurais dû rester à tes côtés, te soutenir, être là. Je sais que tu m'as pardonné, mais dans un coin de tête, c'est resté. Tu n'as pas à me remercier d'être resté en tout cas, parce que c'est normal. Et pour la médaille ce n'est pas faux. Bien que je préfère une coupe, ça flatterait un peu plus mon ego de mâle alpha. Pour le reste, c'est dégueulasse ce que tu fais, parce que tu trouves les bons mots et tu me fais sombrer dans le côté obscur de la guimauve avec tout ça. Tu sais, le fait de ne pas avoir été là pour Maisie, de ne pas l'avoir vu grandir, ça m'a remué. Je veux être un vrai père pour Eileen, mais ça, c'est grâce à toi, parce que je t'aime, que tu es l'amour de ma vie et que c'est plus facile d'être un super papa quand on a la super chérie qui va avec malgré son caractère de merde. Mais c'est ça qui fait ton charme. Je me serais bien emmerdé avec quelqu'un de normal. Je t'aime comme tu es avec des quelques qualités et tes nombreux défauts *clin d'œil pour souligner l'ironie* Et moi, je le pense sincèrement quand je te dis que tu es une super maman. En fait, tu es comme le diesel, il t'aura fallu un peu plus de temps pour démarrer, mais maintenant, tu roules. Je te vois prendre des photos avec elle, être normalement gaga, t'inquiéter comme le ferait une bonne mère. Je t'entends lui parler, lui dire toutes ces choses ô combien mignonnes qui mettent à mal ta réputation de grosse dure. Il t'en fallait du courage, parce que contrairement à moi, tu ne voulais pas d'enfant. Et contrairement à moi, tu ne t'es pas préparé comme une dingue, toi c'est encore plus naturel. Je suis si fier de toi Tam, de nous, de ce que nous avons accomplis et de ce que nous continuons à accomplir. Nous sommes le meilleur des binômes et ensemble, on sera de super parents. On a appris de nos erreurs et de celles de nos parents, on ne peut que mieux faire. Eileen sera heureuse et épanouit parce qu'elle a des parents qui s'aiment comme des malades mentaux et nous nous l'aimons tout autant. Sur ce, fermons la parenthèse guimauve, tu veux bien ? »

Il lui tendit alors les deux sacs, le premier contenait le body lingerie transparente pourvue d'une affriolante dentelle. Hay, avait s'en l'ombre d'un doute opté pour le modèle en noir. Puis inspiré, il avait également choisi une guêpière dentelle noir/bleu avec un effet push-up et les porte-jarretelles allant avec cela va de soi. « - Ouvre celui-là pour commencer. C'est le petit plus ! » L'autre sac contenait quant à lui la robe noire évasée en dentelle vintage à épaules dénudées. Elle arrivait à longueur de genoux. Avec cela, il y avait aussi (et encore heureux) une paire d'escarpins rouge, type bride de cheville perlée à talon haut et bout pointu. À son tour, il prit le sac que Tam lui avait tendu et découvrit sa tenue non sans surprise. « - Tam ! Wow, c'est hyper classe » Il commença par sortir le jean, puis la chemise et la veste anthracite. « - Tu ne t'es pas foutu de moi toi ! Punaise ! Et toi alors qu'est-ce que tu penses de ma proposition ? Pas trop déçue de ne pas avoir de robe à fleurs ? »




☾ anesidora

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Ma guimauve ☽ J’adore la façon que tu as de mordiller ta lèvre inférieure avant de passer à l'action. J’adore ta cicatrice sur la lèvre supérieure. Quand tu dors, quand tu m'engueule et quand tu dis "oui" lorsque je de te demande d'être la femme de ma vie. Je t'aime !
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MessageSujet: Re: Le retour du père prodigue. (tamara)   Lun 4 Juin - 12:58





Le retour du père prodigue

ft Haytham Cassidy

Le 3 mars 2017

La guimauverie. Quiconque aurait connu Tamara Lond et Haytham Cassidy indépendamment quelques années auparavant ne se serait jamais douté que ces deux êtres puissent être capable de tant de guimauverie. Et pourtant. Amoureux depuis des années, ils s’étaient retrouvés pour le meilleur et surtout pour le pire, et une fois seuls au monde, ne se privaient pas pour faire montre de tout l’amour qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre. Éhontément, loin de l’image que l’un comme l’autre avaient l’habitude de renvoyer. Ainsi, celle qui réprouvait le mariage de toutes ses forces depuis toujours venait d’accepter que son homme lui passe la bague au doigt. En plus d’un rancard où elle porterait une robe. Force était de constater que cette année pleine de péripéties avait eu raison de l’opiniâtreté de la belle brune qui avait alors compris que dans un couple, il fallait faire des concessions. Et finalement, elle se rendait compte que pour la personne que l’on aime, ce n’était pas si difficile.

Oui, il la connaissait trop bien, tant et si bien que souvent, Tamara se demandait s’il ne lisait pas dans les pensées, ce qui l’agaçait profondément. Mais elle l’aimait tant, son demi-dieu, qu’elle pouvait lui passer n’importe quoi. Même son insistance à propos du mariage. Maintenant, elle avait cédé. Il fallait dès à présent prendre son courage à deux mains pour voir de quelle tenue il était question pour leur premier rancard post-naissance d’Eileen. Mais avant cela, le « Penseur » avait souhaité se livrer à une petite déclaration tout en guimauverie, pour faire réponse à sa guimauve qui lui avait dit combien elle était heureuse de l’avoir dans sa vie, et qu’elle le remerciait. Sur le cul au sens propre comme au figuré, Tam le regardait, bouche bée. Comment faisait-il ? En quelques mots, il était capable de faire se fissurer l’armure de guerrière que la brunette avait arboré toute sa vie durant, pour ne laisser entrevoir que la guimauve amoureuse en-dessous. Bon, il se trahissait un peu avec des compliments maladroit dignes de ce cher Haytham Cassidy, et surtout des révélations comme le fait qu’il l’entendait faire la gaga avec leur fille.

- Je vois pas de quoi tu parles, rétorqua-t-elle avec un sourire en coin qu’elle avait du mal à réprimer. OK, on ferme la parenthèse guimauve, je constate juste que tu écoutes quand même aux portes quand je parle à ma fille. Tu vas m’obliger à apprendre la télépathie pour avoir un peu d’intimité avec ma princesse piranha ?

Elle secoua la tête en souriant, essayant de cacher l’émoi dû au soliloque du fils de Mars, et invita du regard son homme à s’asseoir auprès d’elle. Il fallait dès à présent déballer ces sacs tant que le courage de voir ce qu’ils contenaient était encore présent. Il lui tendit donc un premier sac.

- Le petit plus ? J’ai droit à un bonus ?

Curieuse, Tam ouvrit le sac et en sortit son contenu. Agréablement surprise, elle soupira de soulagement.

- Dieu merci, c’est pas rose ! Dis-donc, c’est sacrément transparent… Je sais pas pourquoi mais l’impression que ça va pas rester longtemps sur moi… J’ai jamais rien porté de pareil, mais j’avoue que ça fait plutôt envie. Tu as du goût, Mr Cassidy.

Puis, elle attrapa le second sac, contenant cette fois le véritable objet de stress, à savoir la robe. Hay avait bien fait de commencer par le bonus, qui avait détendu l’atmosphère. Alors que lui-même déballait ce que sa chère et tendre lui avait acheté pour leur soirée, l’ex agent de terrain sortit donc la robe. Elle était noire, un nouveau soulagement. Et point de fleurs. Ouf. Tam la posa à plat sur le lit pour mieux la regarder. La coupe avait l’air très élégante. La brunette fut surprise de voir également des chaussures. De charmants escarpins rouges, sa couleur préférée. Tout sourire, elle releva les yeux vers son « Penseur » qui alors s’extasiait de ce qu’elle avait choisi pour lui.

- Je suis ravie de voir que tu es content. Et quant à tes choix… écoute, franchement je suis agréablement surprise. Je te cache pas que j’étais vraiment en flip, mais là, tu m’as prouvé que tu étais capable de ne pas me faire de vilaines blagues sur un vieux traumatisme d’enfance avec la robe à fleurs. Merci ma guimauve, elle a l’air super et je serai… bon j ‘irai pas jusqu’à dire « heureuse », mais tout du moins « pas tout à fait dégoûtée » de porter ce que tu as choisi. Je me focaliserai sur ce qu’il y a sous la robe et ces super pompes que tu as trouvés. Et j’aurai grande hâte de passer au dessert, si tu vois ce que je veux dire.


Elle s’approcha de lui, prenant son visage dans ses mains, et posa ses lèvres sur les siennes.

- Merci mon amour. Tu es le meilleur, aucun doute possible.

Rassurée, elle alla ranger toutes les petites emplettes dans son placard avant de revenir vers lui.

- Voilà une journée riche en émotions, on a bien mérité un peu de repos, tu ne trouves pas ?

C’était sans compter sue Eileen qui venait de se réveiller et qui manifesta son souhait d’être le centre d’attention, et accessoirement nourrie, en se mettant à hurler. Tam eut un petit sourire crispé.

- ça met longtemps à arriver, dix-huit ans, hein ? Demanda-t-elle avec ironie.

Faisant fi de sa fatigue, elle alla chercher sa petite princesse piranha dans la chambre d’à côté avant de la ramener.

- Si petite, si mignonne, mais si bruyante. Va falloir qu’on lui apprenne les bonnes manières, pas vrai papa ?

Après d’être installée avec une infinie précaution, adossée à la tête de lit, Eileen tout contre elle, Tam desserra un peu son peignoir pour pouvoir la nourrir. Son regard était rivé sur cette petite poupée qu’elle aimait tant. Jamais elle n’aurait imaginé être capable d’autant d’amour, et pourtant, Eileen Victoria Lond-Cassidy avait accompli des miracles. Indirectement, c’était aussi grâce à elle que Tamara avait plus ou moins accepté pacifiquement le retour de son père à la maison. Sans doute la princesse piranha n’en était-elle pas consciente, mais elle était le vecteur, de par sa simple présence, d’énormément de changements positifs dans la vie de ses parents.

- Tu veux bien la ramener ? Je suis K.O.


Ne dit-on pas que "demain est un autre jour" ? Il faudrait une bonne nuit de sommeil à Tam pour bien digérer et intégrer le retour de son père à la maison. A présent, il voudrait sans doute rester dans le coin, alors autant s’y faire.



☾ anesidora

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Cause darling without you

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All the stars we steal from the night sky

Will never be enough

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Le retour du père prodigue. (tamara)

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