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 Le retour du héros

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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Le retour du héros   Sam 19 Mai - 22:35

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


Lenox Hill Hospital, New- York
Le 12 mars 2017

Le médecin, une connaissance du fils d'Hermès, scruta scrupuleusement son nouveau patient. La blessure à l'épaule n'était pas anodine et les coupures profondes, cela ajoutait au choc causer par l'explosion de la grenade, conférait à Haytham une toute autre allure. Allongé dans ce lit d'hôpital, branché par une multitude de fils, il dormait depuis presque 24 heures. « Ses constances sont normales ! » lança le spécialiste à son interne, « C'est étrange, on dirait que certaines coupures ont déjà commencées à cicatriser »

« Un chanceux ! » rétorqua le médecin qui était au fait de la véritable nature d'Haytham qui se réveilla brusquement, quelques minutes plus tard. Quelque peu désorienté, il cherchait une présence ou ne serait-ce qu'un point sur lequel se concentrer. Son ouïe lui faisait encore un peu défaut, toutefois (et heureusement d'ailleurs) il ne pouvait que constater du progrès. Le demi-dieu, n'en demeurait pas moins têtu et malgré le désaccord du spécialiste, il entreprit de se lever aussitôt « - Je ne vais pas rester ici capiche ! » Deux internes firent leur entrée, mais ne purent, malgré leur bonne volonté, se résoudre à arrêter cet homme pourvu d'une force herculéenne. « - Je ne vous veux aucun mal, mais si vous entravez mon chemin, les choses risquent d'empirer pour vous. Alors s'il vous plaît, laissez-moi passer ! » Mais ils n'en firent rien et l'un d'eux s'envola non pas vers d'autres contrés, mais contre le mur voisin. Il fallut pas moins de six personnes pour tenir le demi-dieu, tandis que le médecin, en traître, lui injecta des tranquillisants et une dose de cheval pour arriver à bout de cette montagne qui retrouva aussitôt Morphée.

Plusieurs heures s'écoulèrent donc avant que les tranquillisants cessent d'abrutir l'Irlandais d'origine. Au réveil, il se retrouva confronté à la plus virulente des migraines, le genre qui vous cloue au lit. Il chercha du regard un hypothétique visiteur ou un quelconque présent attestant de la visite d'une tierce personne. Il pensa à Victoria non s'en inquiétude. S'en était-elle sortie ? Était-elle parvenue à retrouver la maison ? Puis il pensa à ce pauvre Stan. Il avait une famille qu'il fallait prévenir. Une mission qu'Haytham était prêt à endosser. Et pour finir, il pensa à Tamara, à leur dernière conversation téléphonique sous la forme d'un adieu, car il était incapable de savoir si cette mission n'était pas sa dernière expédition en terrain hostile. Mais non, il était là et bien vivant dans ce foutu lit d'hôpital. Quel jour étions-nous ? Depuis combien de temps était-il ici ? Trop de questions pour si peu de réponses. « - Merde ! » souffla-t-il en arrachant ses perfusions. Il lui fallait un téléphone au plus vite. Ainsi et le plus discrètement possible, il quitta sa chambre, longea le couloir et prit l'ascenseur pour descendre au premier étage où il parvint à trouver un téléphone, mais bien sûr, étant temporairement fauché, il ne pouvait se résoudre à l'utiliser.

« - Excusez-moi ! » lança-t-il à la première personne qu'il croisa sur son chemin. « - Il faut impérativement que j'appelle ma femme, mais je n'ai malheureusement rien sur moi. Vous n'auriez pas une petite pièce ? » La femme, d'une cinquantaine d'années se laissa attendrir et tendit plusieurs pièces au demi-dieu qui après l'avoir remercié comme il se doit, se rua sur l'appareil et composa le numéro de Tamara. « - Allez décroche ! Décroche ! » Il attendit quelques secondes et enfin la tonalité cessa de se faire entendre « - Tam, c'est moi mon amour ! Tu m'entends ? »


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COLONEL BADASS
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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: Le retour du héros   Mar 29 Mai - 9:47

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


12 mars 2017


Trois jours interminables, trois nuits d’insomnies. Dire que le 9 mars aurait dû être une soirée inoubliable, un petit dîner en amoureux au restaurant avait été prévu, Tam avait même accepté de porter une robe pour l’occasion. Dès le matin, elle était partie avec Maisie se faire chouchouter dans un spa, chose qui n’était pas du tout son truc mais sa future belle-fille avait insisté. Elles avaient pris la petite Eileen avec elles, se disant que Victoria, en grand-mère impliquée qu’elle était, méritait bien elle aussi d’avoir un peu de repos. Une sortie entre filles qui aurait dû, a priori, se solder par des réjouissances. Seulement lorsqu’elle était rentrée, Tamara avait trouvé un simple mot de son demi-dieu, lui expliquant brièvement la situation. Sa mère avait été enlevée par le DLCEM et il était parti en mission suicide pour la ramener. Complètement atterrée, elle ne savait que faire. Quelques heures après, elle avait reçu un coup de fil de seulement quelques secondes de la part d’Haytham mais avait été incapable de faire tracer par Marvin. Les heures défilaient et l’angoisse n’avait eu de cesse de monter. L’ex agent de terrain en savait quel comportement adopter. Elle mourait d’envie de se lancer à corps perdu dans la recherche de son homme et de sa mère, mais Maisie et les Lignac, à présent revenus de leur jour de congé, l’en empêchaient, arguant que de toute façon elle ne savait pas par où commencer et que ce serait dangereux. Dangereux ? Mais ça l’était aussi pour les deux personnes qu’elle aimait le plus au monde, hormis sa fille !
Au bout de quarante-huit heures d’angoisse folle, incapable de faire autre chose que les cents pas au milieu du salon, Tam vit arriver sa mère. Elle s’était jetée dans ses bras, s’assurant au préalable qu’elle n’était pas blessée. Mais ce qu’elle espérait n’arrivait pas, personne derrière elle ne franchissait la porte. Où était Haytham ? Victoria ne savait pas, elle ne savait pas s’il avait survécu. Tam crut exploser sur place. Elle essayait de faire parler sa mère, de lui faire dire où ils étaient, ce qui s’était passé, mais la matriarche Lond fut incapable de lui fournir des réponses. Richard était revenu et s’occupait désormais de son épouse tandis que Tam passait des heures enfermée dans sa chambre à scruter son téléphone portable, gardant aussi celui de la maison près d’elle, et faisant mille et une recherches infructueuses sur internet.

Jusqu’à ce moment où son portable sonna. Un numéro inconnu en provenance de New York. Elle crut que son coeur s’arrêtait de battre en entendant la voix du fils de Mars. Les larmes inondèrent son visage.

- Hay ! Mon amour c’est toi ! Où tu es ? Dis-moi où tu es, je viens te chercher ! Putain de bordel de merde pourquoi tu m’as pas appelée avant ?

Il était en vie ! Tout la pression des trois derniers jours s’envola, elle ne pouvait s’empêcher de pleurer, mais des larmes de joie évidemment. Portable en main, elle descendit en courant les escaliers pour aller attraper les clés de l’une des voitures de son père.

- Je vais chercher Haytham, il est vivant et il est à New York ! Cria-t-elle à l’attention de toute personne pouvant l’entendre.

Et sans attendre l’approbation ou non de quiconque, elle quitta le domaine familial, laissant Eileen aux bons soins de ses grands-parents et sa tante.
La route fut incroyablement longue malgré les limites de vitesse largement dépassées. Enfin elle arriva à l’hôpital et  parvint à trouver la chambre de son homme. Elle entra comme une bombe pour le trouver là, dans cette chambre. Voir Haytham dans une chambre d’hôpital, elle qui exécrait ces lieux, était une vision bien désarmante pour Tamara.

- Hay ! Souffla-t-elle en se jetant dans ses bras.

Elle le serra très fort contre elle, réalisant le bonheur que c’était de le voir en vie. Puis, se détachant, elle lui flanqua une gifle dont le bruit se répandit dans la pièce.

- Plus jamais tu me fais un coup pareil,  t’entends ??? Espèce de cinglé, ça va pas de me foutre une trouille comme ça ? Pourquoi tu m’as pas laissée te rejoindre ?!!! Je te jure sur tous les putains de dieux de ta putain d’Olympe que si tu me refais un plan comme ça, je te défonce et te brise les os un par un ! Serre-moi dans tes bras espèce d’enfoiré !

A mesure qu’elle parlait, des larmes avaient dévalé ses joues mais sa voix n’avait pas flanché.



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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Le retour du héros   Ven 1 Juin - 17:12

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


Lenox Hill Hospital, New- York
Le 12 mars 2017

Ce n'était pas la première fois que le demi-dieu était cloué dans un lit d'hôpital. Il faut dire qu'en parfait casse-cou qu'il demeurait, on aurait aisément pu lui remettre un abonnement au vu de ses multiples séjours en milieu hospitalier. Une habitude dont il espérait cependant se défaire un jour. Pour l'heure, il lui fallait atteindre le combiné téléphonique. Une mission périlleuse, mais pas impossible, pour preuve, il touchait l'objet du bout des doigts. Cependant, l'hésitation venait de l'envahir, bien qu'il ait de quoi payer la communication grâce à la monnaie de la charmante femme qui touchait par la demande du beau brun, consentit à lui donner quelques pièces pour que l'homme puisse appeler sa bien-aimée. Cependant, il se triturait le cerveau avec quelques interrogations. Allait-il tomber sur Tamara ? Et comment réagirait-elle ? Serait-elle à même de comprendre ? Allait-elle l'incendier ? Toujours est-il que s'il continuait à cogiter de la sorte, il n'aurait au demeurant aucune réponse à ses questions. Allez, ce n'était qu'une formalité comparée à ce qu'il avait déjà vécu en amont. Le numéro composé, le demi-dieu, adossé au mur, prit une grande inspiration en tentant de mettre en ordre tout ce qui pouvait lui passer par la tête, histoire d'avoir de la cohérence dans ses propos. Malgré l'appréhension, il priait pour que Tamara décroche son foutu téléphone, il était loin de se douter de la suite de l'échange lorsque la tonalité cessa de résonner dans ses oreilles encore troublées par l'explosion. « - Tam ? » réitéra-t-il histoire d'être sûr qu'il était bien en présence de la mère de son enfant. « - C'est bien toi ? » La voix de la demoiselle semblait étreinte par l'émotion que cette fois elle ne parvenait à cacher, ce qui rendait le doute pour Haytham plus vivace encore. Tamara Lond était une femme forte, pas du genre à craquer aussi facilement, mais cette fois, de toute évidence, la fierté avait été mise de côté. Hay lui-même, en attendant la voix tremblante de sa compagne, peinait à rester insensible à ce qui lui semblait être de la détresse et non de la joie.

« - Oui, oui, c'est moi » Il essuya du revers de son bras, la première salve de larme. Enfin, il l'entendait, et même s'il savait qu'il allait subir ses foudres tôt ou tard, le fait de l'entendre acheva de le rassurer et de le défaire d'un poids jusqu'alors trop lourd à porter. « - Je vais bien, je suis hospitalisé à New-York au Lenox Hill Hospital. Tam s'il te plaît, calme-toi ! » Il remarqua au loin la présence de deux infirmiers, parmi lesquels se trouvait celui en charge de sa surveillance. Il ne lui restait donc que peu de temps à accorder à l'agent de terrain. « - Ecoute, je n'étais plus ou moins pas en état de t'appeler. J'ai merdé, je sais... Tam ? » Le silence venait de gagner l'émetteur, un silence qui crispa le Marsien l'espace d'un instant. Il redoutait déjà le pire. « - Tamara tu m'entends ? » Il perçut alors des reniflements et des trémolos dans la voix de la jeune mère qui ne retenait plus ses larmes. « - Tu pleurs ? » La question était évidemment rhétorique, mais il se devait de la poser pour en avoir le cœur net. D'ordinaire, il se serait amusé à la charrier, mais il n'avait plus le cœur à la joie. Il avait perdu Stan et n'avait de cesse de s'en vouloir, car il l'avait entraîné dans cette mission suicide. « - Je crois que je vais devoir te laisser. Il faut que je retrouve ma chambre. Dis-moi au moins que Victoria est là avec toi et qu'elle va bien ? Et Eileen, ça va aussi ? » La demoiselle acquiesça et fit savoir, toujours encline à l'émotion, que sa mère était rentrée et qu'elle allait bien, ainsi que la petite Eileen qui attendait, à n'en pas douter, le retour de son papa. Haytham ferma les yeux et laissa toute la pression de ces dernières heures s'envoler. « - Merci mon amour ! » se contenta-il de faire entendre avant de remettre le combiné sur son socle pour suivre l'infirmier qui venait d'arriver à sa hauteur. « - J'appelais ma femme pour lui faire savoir où je me trouvais ! » se sentait-il obligé de justifier avant qu'on ne lui demande quoique ce soit. Cassidy reprit ensuite le chemin de l'ascenseur pour regagner sa chambre au plus vite, loin de se douter que d'ici quelques heures, il aurait de la compagnie.

Dehors, il s'était mis à pleuvoir, d'après les bruits de couloir, le mois de mars ne serait pas un grand cru météorologique, le printemps et sa douceur semblaient bien loin, trop pour se résoudre à mettre le pied dehors et ce n'est pourtant pas l'envie qui manquait à Haytham qui commençait à se lasser de n'avoir rien de mieux à faire que de fixer la pluie tombée dehors. Son attention, outre cette bucolique observation, était aussi portée sur Stanford. Comment avait-il pu le laisser se sacrifier, lui qui l'avait sauvé au préalable ? Il s'en voulait de ne pas l'avoir ramené chez lui et de lui avoir imposé cette quête insensée et suicidaire de surcroît. Cette guerre, allait-elle se finir un jour ? Allait-il cesser de voir des frères d'armes tomber au combat ? Ces bêtes féroces d'humains, allaient-elles cesser de voir le mal en eux et comprendre que le vrai danger était ailleurs ? Il l'ignorait encore et s'en voulait de ne pas être capable de se projeter, lui le Penseur alors il ne trouva rien de mieux que de faire part de sa colère à cette figure absente et au combien omnisciente. « Si tu es là, c'est le moment de te manifester ! Tu t'imaginais qu'on me donnant un nouveau pouvoir ça ferait l'affaire ? Je suis sûr que tu m'entends, que tu me vois où que tu sois. Vous nous voyez tous n'est-ce pas ? Je n'ai jamais voulu tout ça Mars. Je ne veux pas combattre dans un camp qui me voit comme un traître. Cette guerre, n'est plus la mienne. » Son regard dévia de la fenêtre pour se poser sur la chaise vide à ses côtés. Évidemment son appel resta sans réponse, pourquoi Mars se donnerait-il la peine de se manifester ? Il reporta donc son regard sur l'extérieur et berçait par les gouttes de pluie mourant sur l'asphalte, Cassidy consentit à se reposer un peu, permettant ainsi à son corps de se régénérer plus rapidement.

Plusieurs heures filèrent à toute allure, tandis que le demi-dieu continuait à dormir, d’un sommeil agité. La culpabilité était trop forte et le poursuivait jusque dans ses songes où le visage de toutes les personnes disparus à cause de lui, se succédaient avant de faire entendre leur complainte. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y avait du monde. Par chance, Haytham parvint à se défaire de l’influence de Morphée et reprit conscience dans le monde réel. Sans surprise, il retrouva sa morne chambre d’hôpital et l’infame « bip » émanant de l’un des moniteurs auquel il était appareillé. Non sans mal, il se redressa et attrapa le plateau repas disposé à ses côtés. Faute de mieux, il se contenta du semblant de nourriture qui lui était proposé « - Putain mais c’est quoi cette merde ? » Mais ne parvint à finir sa petite collation qu’il relagua au second plan et pour cause, la porte de sa chambre venait de s’ouvrir à la volée laissant paraître une tornade brune qui se rua sur le patient qui eut à peine le temps de comprendre. « - Tam ? » Les bras ballants puisqu’il ne pouvait se résoudre, pour le moment, à lui rendre son étreindre, il attendit qu’elle se détache de lui, chose qu’elle fit avant de le gifler comme il se doit. Bien sûr, il aurait dû s’en offusquer après tout c’était une sacrée torgniole. Sauf qu’il l’avait amplement mérité. La main sur sa joue rougie par l’impact de la main de Tamara, il acquiesça, comme un petit garçon prit en faute attendant son tour pour prendre la parole.

« - Je sais tout ça. Je ne vais d'ailleurs pas te dire de te calmer, au risque de me prendre une deuxième baffe en pleine gueule. C'était trop dangereux ok ? Et puis merde, moi, je t'ai laissé aller botter le cul d'un groupe de guignols masqué, laisse-moi jouer les héros. C'est ce que je fais de mieux, en plus de la cuisine. » Mais, ne connaissant que trop bien la mère de sa fille, il savait que cette seule justification ne saurait suffire, alors sur un ton un peu moins léger il reprit « - L'important c'est que Victoria soit saine et sauve et que la mission, malgré la perte, soit accomplie. Ne m'en veux pas, mais je ne peux te serrer comme je le voudrais pour le moment. Ce n'est rien de grave, juste quelques éclats de verres dans le bras. Est-ce que tu vas quand même me sortir d'ici ou me laissais me démerder pour la peine ? » Il tenta de se redresser à nouveau, mais dû se résoudre à lâcher l'affaire au vu de la douleur encore présente. « - Leur bouffe est dégueulasse si tu savais. Et il se pourrait bien que...que j'ai de nouvelles capacités. Je crois que mon père entre deux conversations avec les autres trous du cul, c'est dit que ça serait fun que l'un de ses fils puisse faire apparaître n'importe quelle arme rien qu'on y pensant. Au moins ça m'aura permis de fumer ces fils de ... Tu vois ce que je veux dire. Comment va la petite ? Donne-moi un peu de bonne nouvelle, je t'en supplie et arrête de pleurer. Je préférerais te voir me botter le cul. »

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COLONEL BADASS
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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: Le retour du héros   Dim 3 Juin - 15:46

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


12 mars 2017




Pour toute personne connaissant un tant soit peu Tamara Lond, il était connu qu’elle était loin d’apprécier le genre de besoins artificiels créés par les femmes, tels qu’aller au SPA, chez l’esthéticienne, chez le coiffeurs. Avoir accepté l’offre de Maisie d’y aller relevait du véritable défi pour cette femme qui se plaisait à plomber les statistiques de ce genre d’établissement. Néanmoins, l’ex agent de terrain avait bien du reconnaître que cette sortie entre fille lui avait fait le plus grand bien. Préparée psychologiquement à l’idée de porter une robe pour aller dîner en amoureux, elle était loin de s’imaginer ce qui l’attendrait en rentrant : un mot des plus inquiétants. Victoria avait été enlevée par le DLCEM et Haytham avait disparu pour tenter de la retrouver, faisant exprès de brouiller les pistes pour ne pas qu’elle le rejoigne, se contentant d’un simple coup de fil avant de la laisser sans nouvelles pendant trois jours. Trois foutus jours interminables, l’abus le plus total. Tam avait passé les soixante-douze heures les plus horribles de toute sa vie. Elle en avait passé déjà des nuits d’insomnies du temps de ses traques pour le Département, mais jamais elle n’avait autant souffert. A quoi cela pouvait bien servir de voir à travers la brume|, d’être capable de déglinguer des monstres mythologiques et débusquer des demi-dieux dans leurs camps peuplés de leurs colonies d’arriérés se battant encore à l’épée si elle ne pouvait aller sauver son homme. Elle devait rester passive, puisque tout un chacun à la maison lui reprochait de vouloir partir, que ce soit son insupportable père, sa belle-fille qui elle-même jugeait qu’il valait mieux attendre des nouvelles de son père, et même la cuisinière originaire de France mettait du sien pour empêcher la brunette au caractère de feu de se jeter dans la gueule du loup.

Trois putain de jours interminables au cours desquels Tamara se remémorait chacun des instants passés avec son Irlandais de demi-dieu, des souvenirs aussi lointains que récents lui revenaient en mémoire. Elle passait ses nuits assises dans la chambre d’Eileen, observant sa fille dormir et laissant les images de leur enfance refaire surface, voyant Haytham faire le clown ou jouer les « Penseurs ». Elle ne pouvait s’empêcher de se demander si un jour elle aurait l’occasion de le revoir, l’entendre dire des bêtises et trop parler, lui dire combien elle l’aimait… Alors quand ce coup de fil retentit, en provenance de New York, elle avait répondu sans s’imaginer que ce pourrait être la voix de son petit ami et fiancé au bout du fil. Mais c’était bel et bien lui. Quel soulagement ! Elle n’avait pu s’empêcher de pleurer, les émotions et la fatigue prenant le dessus sur les apparences. Entendre la voix du fils de Mars prononcer son prénom était une chose Ô combien agréable qu’elle n’aurait imaginé entendre à nouveau. Il lui avait enfin donné signe de vie, il allait assez bien pour pouvoir l’appeler… mais il était à l’hôpital… OK, pas de panique. Elle avait à présent tous les outils pour être en mesure d’aller le retrouver.

- J’arrive tout de suite ma Guimauve ! Ne bouge pas, OK ? Fais attention à toi, et surtout tu m’appelles s’il y a le moindre changement. Je fais aussi vite que possible.

Il avait remarqué qu’elle pleurait mais elle choisit de ne pas relever.

- Oui, tout le monde va bien mon Amour, mais c’est pour toi que je m’inquiète. Tu prends soin de toi, hein, pas de conneries, j’arrive, répéta-t-elle.

Et sans attendre, elle avait quitté la Nouvelle-Orléans au volant de l’une des voitures de luxe de son père, et avait roulé comme une cinglée jusqu’à New York où le parking du Lenix Hill Hospital l’accueillit sans vraiment avoir le choix. Aussi rapidement que possible, elle avait retrouvé la chambre d’Haytham et y était entrée en trombe, incapable de contenir son impatience. Quand enfin elle s’était assurée qu’il était bien vivant, elle n’avait pu s’empêcher de lui coller une gifle monumental… C’était totalement gratuit ou presque. Lui-même avait reconnu l’avoir mérité. Mais il le savait, Tam était ainsi, une vraie guerrière. Elle aurait facilement pu se faire passer pour une fille d’Athéna. Evidemment, elle avait balancé au père de sa fille ses quatre vérités, n’omettant pas de dire à quel point elle lui en voulait de ne pas l’avoir laissée le rejoindre. Mais elle décida ensuite de le laisser parler. Il avait l’air différent et ça commençait à l’inquiéter. Bon encore une fois, il y allait avec son humour légendaire, mais ça ne camouflait pas tout.

- Arrête ce genre de conneries. Mon amour, qu’est-ce qu’ils t’ont fait ?

Elle posa sa main sur sa joue, regrettant de lui avoir flanqué une gifle, mais sur le moment, ça l’avait soulagée.

- La perte ? De quoi tu parles ?

Elle soupira.

- Trop dangereux ? Mais t’es qui pour juger de ce qui est trop dangereux pour moi ? Et si tu étais mort ? T’y penses à ça ? Je pense t’avoir déjà prouvé que je suis tout aussi capable que toi de tout affronter, et à nous deux, on est bien meilleurs que toi tout seul avec ton cure-dent sorti de je ne sais quelle putain de forge mystique. OK, je… j’arrête.

Tam avait bien du mal à retenir ses émotions. Elle apprit que son « Penseur » avait des éclats de verres dans le bras, ce qui l’empêchait de la serrer contre lui. Elle se redressa et alla jeter un œil au fichier accroché au pied du lit.

- Ils comptent de les retirer, ça se passe comment ?

Elle leva les yeux vers lui en l’entendant dire un truc aussi futile qu’un commentaire sur la bouffe de l’hôpital avant de glisser, l’air de rien, qu’il avait une nouvelle capacité.

- Sérieux ? Waow ça déchire ! Genre si je te dis Berretta Cheetah modèle 85, tu peux me le faire apparaître ?


Elle réalisa alors que ses larmes continuaient de couler tandis que la conversation continuait. Hay le lui fit remarquer, la suppliant d’arrêter. Légèrement honteuse d’être vue comme ça, Tam s’empressera d’essuyer ses yeux du dos de ses mains avant de revenir vers le demi-dieu et de s’asseoir sur le rebord du lit.

- T’as rien vu. J’ai des poussières dans les yeux, c’est… j’ai pris une décapotable et tu sais comme je conduis lentement…

L’excuse la plus naze de l’histoire des excuses nazes.

- Eileen va bien. Je peux demander à Maisie de nous envoyer des photos si tu veux. Tout le monde se fait un sang d’encre pour toi. Maman n’a rien voulu me dire, je crois qu’elle est choquée, je voulais pas en rajouter une couche, mais j’ai besoin de savoir… Est-ce que tu veux bien me dire ce qui s’est passé ? S’il te plaît ?

L’entendre dire qu’il avait fumé ces enfoirés du DLCEM la rassura, bien que d’un autre côté, elle sentait les représailles venir. Elle ressentit une telle colère, une telle envie de tous les défoncer.

- Où est-ce qu’ils retenaient ma mère ? Je veux savoir d’où ça vient.

Il fallait qu’il lui explique tout.

- Il faut qu’on déménage tous. Ils savent où on était. Je veux pas que ma famille puisse encore subir ça. Je vais dire à mon père d’emmener ma mère en Chine avec lui. Là-bas, ils iront pas les faire chier. Qu’est-ce que t’en penses ? Demanda-t-elle alors qu’elle avait déjà dégainé son téléphone portable.

Il fallait trouver une solution à la situation, il ne fallait pas qu’ils soient un danger pour les Lond. Victoria avait trop subi au cours de sa vie, elle méritait d’être heureuse.

- Et nous, on pourrait aller ailleurs, le temps qu’Eileen grandisse, et après…
Et après on ira à New York, je réintégrerai le Département et je les défoncerai tous de l’intérieur. On touche pas à ma famille impunément, bande de fils de pute !

Tamara Lond était remontée, ce qui n’augurait rien de bon pour ceux à l’origine de son courroux. Mais elle devait se calmer, elle devait rassurer Haytham.

- Est-ce que tu veux que j’aille te chercher à manger, un truc décent ? Je peux te commander une pizza, ou des sushis, ou mexicain ? Qu’est-ce que tu veux ?

Sortir lui permettrait aussi de commencer à cogiter sur une vengeance en bonne et due forme. Mais alors qu’elle entrait en phase de réflexion, la porte s’ouvrit sur un médecin. Tam le dévisagea de la tête aux pieds, n’ayant, depuis toujours qu’une confiance extrêmement limitée envers les blouses blanches. Il se présenta, voulant lui serrer la main.

- Bonjour, euh ... je suis sa… fiancée. Vous comptez faire quelque chose pour ses débris de verre dans son bras ?

Oui vous ne rêvez pas, elle avait osé dire à voix haute le nouveau statut dont elle bénéficiait avec cette demande en mariage des plus étranges prononcée dans la douche. Le médecin expliqua qu’il avait appliqué une substance permettant aux corps étrangers de remonter d’eux même vers la surface de la peau, que d’ouvrir risquerait de causer davantage de lésions.

- OK… ça veut dire qu’il peut sortir ? Je peux le ramener ?

Elle lança un regard vers son Irlandais qui avait évidemment immédiatement émis le souhait de se tirer de cet hôpital au plus vite.

- Ses deux filles s’inquiètent beaucoup, vous savez. Surtout la petite de trois semaines. J’ai laissé mon bébé à plusieurs heures de route, je suis à cran, alors laissez-nous foutre le camp, s’il vous plaît, je reste polie mais je vous assure que ça vaut mieux pour vous d’accepter.

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Dernière édition par Tamara Lond le Lun 4 Juin - 17:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le retour du héros   Lun 4 Juin - 17:48

Le retour du héros
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Lenox Hill Hospital, New- York
Le 12 mars 2017

La gifle fut douloureuse, plus qu'elle ne l'aurait cru. Peut-être était-ce dû aux médicaments amoindrissant de ce fait les capacités du demi-dieu. Ou peut-être était-ce dû à l'émergence de sa nouvelle capacité qui lui pompait pas mal d'énergie. Toujours est-il qu'il l'avait bien senti passer cette torgnole contre laquelle il ne pouvait s'offusquer tant il était en tort du point de vue de la tornade brune, mais pas du sien. Il n'avait pensé qu'à sa sécurité, et ce, malgré ses capacités. Bien sûr qu'elle était capable de se défendre, bien sûr qu'une telle quête était dans ses compétences, Tam avait démontré sa vaillance à de nombreuses reprises, cependant Hay préférait la savoir ailleurs avec leur fille plutôt qu'à ses côtés. Et à bien y réfléchir, il était soulagé de ne pas s'être trahi et d'avoir brouillé les pistes pour qu'elle soit tout bonnement incapable de le retrouver. La perte de Stan était douloureuse et celle de Tamara aurait à n'en pas douter achever de détruire le demi-dieu, incapable d'imaginer une telle alternative. Pour l'heure, il préférait se focaliser sur le présent et sur la présence de Tamara malgré la gifle passée. « - Je suis quand même content que tu sois là, plus que content même » tenta-t-il arborant un léger sourire qu'il espérait rassurant. « - Bébé, est-ce qu'on peut éviter ça, je n'ai pas envie, pour le moment de parler de ce qui est arrivé sur place » Au contact de la main de sa compagne contre sa joue rougie par le coup, le Marsien ferma les yeux pour mieux profiter de cette douce caresse dont il avait besoin plus qu'il ne l'aurait imaginé.

« - Mon amour, s'il te plaît, je n'ai pas envie de me prendre la tête avec toi. Je n'ai ni l'envie, ni l'énergie pour ça d'accord ? Je suis là, en vie, c'est ce qui compte, alors focalisons-nous là-dessus. Et rassure-toi, j'avais ce qu'il faut pour me défendre. » Lui oui, mais pas Stan. C'était douloureux et trop frais pour qu'il parvienne à se défaire de la culpabilité qui l'assaillait et l'empêchait de profiter pleinement de leurs retrouvailles. Tamara quant à elle, toujours cernée par l'inquiétude, s'enquit de la situation en prenant en main le fichier sur lequel était transmis l'intégralité des informations sur le patient. « - Oui, ils m'enlèveront les éléments étrangers quand ça sera possible de le faire. Le toubib m'a expliqué les choses, mais j'étais trop dans le coaltar pour comprendre ce qu'il me racontait. J'ai juste pigé que la localisation ne permettait pas de les retirer dans l'immédiat. » Sentant que l'atmosphère s'alourdissait peu à peu, le fils du dieu de la guerre, aspirant à la quiétude, évoqua la nourriture de l'hôpital qui il est vrai, titillait méchamment ses fines papilles, il en profita au passage pour évoquer enfin sa nouvelle capacité. « - Pour le moment, comme je ne contrôle rien, ça me bouffe pas mal d'énergie et ça interfère avec mes autres capacités. Donc pour le Berretta Cheetah modèle 85, on verra quand je serais en état. » Il lui sourit à nouveau, ne résistant pas à l'envie de glisser sa main dans la sienne en lui faisant remarqué qu'il ne pouvait se résoudre à accepter de la voir pleurer de la sorte. Il avait besoin d'elle, de sa force étant lui-même en position de faiblesse. Dès lors, elle se reprit essuya ses vilaines larmes de crocodile et vint s'asseoir sur le rebord de son lit et rassurant de par son attitude, son demi-dieu.

« - Ah satané décapotable ! Surtout, par ces temps, il y a de quoi choper une conjonctivite avec tout ça et je ne te parle même pas de la pollution. Pense aux lunettes la prochaine fois. Tu es toujours aussi belle en tout cas, même en essayant de me convaincre avec des excuses débiles. Je n'aurais pas trouvé mieux de toute façon. J'ai besoin que tu sois forte, tu sais ! Et j'ai besoin aussi que tu sois patiente et pour moi et pour ta mère. J'ignore ce qu'ils lui ont fait ou dit, je sais juste qu'il lui faudra un peu temps pour s'en remettre et qu'il ne faut rien forcer. Quant aux photos d'Eileen bien sûr que je veux les voir. Elle me manque tellement si tu savais. » Il prit une grande respiration avant de souffler, la douleur refaisait peu à peu surface tout comme un léger et désagréable sifflement émanant de son oreille droite. Devait-il s'en inquiéter ou n'était-ce que temporaire ? Toujours est-il qu'il s'était écoulé plusieurs heures depuis son arrivée et qu'il était de ce fait préoccupant que le traumatisme auditif ne ce soit toujours pas résorbé. Par chance et toujours empêtrée malgré tout dans l'inquiétude, Tam de par ses initiatives, sortit le beau brun de ses pensées en lui proposant malgré l'empressement, une prémisse d'avenir. « - Donc tu acceptes que ta mère s'éloigne qui plus est avec ton père ? C'est certainement une décision difficile à prendre, mais si c'est pour son bien et sa sécurité, c'est tout ce qui compte. Tes parents n'ont pas à être mêlé à tout ça. Et fais attention avec ton portable, je m'en voudrais qu'une créature ayant senti ma présence débarque ici. Je sais que tu es remontée, pas besoin de le cacher et puis je lis en toi comme dans un livre ouvert non ? On doit penser à nous avant tout et pas à notre désir de vengeance, tu m'entends ? » Il tâcha à nouveau de se redresser non sans mal, tant la douleur était importante, les grimaces le trahissaient déjà.

« - Tam ! Je veux oublier tout ça. Toutes ces histoires, ces quêtes à la con, tout. Je veux offrir une vie normale à Eileen. Je veux qu'elle grandisse tout aussi normalement. J'ai conscience que je ne peux pas renier ce que je suis, toutefois, je ne veux plus de tout ça. Je veux avoir une maison, une balançoire, un chien, une barrière blanche à la con. Je veux me lever le matin, faire des pancakes, des trucs complètement cons tant ils sont banals à souhait. Je veux avoir mon restaurant pour qu'on gagne notre vie comme le commun des mortels. Ouais, voilà ce que je veux, être un putain de mortel loin des batailles, des guerres, des titans, des créatures mythologiques et j'en passe. Je sais, ce n'est pas rock'n roll, mais c'est ce que je veux. Tu comprends ? » Il espérait entendre « oui » sans mensonge, avec entrain, mais savait mieux que quiconque que Tamara Lond n'était pas de ces personnes qui lâchent l'affaire aussi facilement « - Et pour en revenir à quelque chose de plus léger et parce que je crois que mon estomac est furax, je crois que je ne serais pas contre quelque chose de sucré. » Il lui sourit espérant qu'elle lui ramène le distributeur tout entier, mais le médecin fit alors son entrée cassant au passage l'ambiance. « Qui est cette personne Mr Cassidy ? » Hay n'eut même pas le temps de répondre et à sa grande surprise Tam se présenta comme sa fiancée, il ne put d'ailleurs s'empêcher de sourire face à l'initiative qui rétablissait quelque part, la vérité bien que son index soit délesté de la moindre bague. « Bien Madame ! Il se trouve que nous avons appliqué une substance ayant pour effet de faire remonter les corps étrangers. Nous ne pouvons, pour l'heure, nous résoudre à opérer, au risque de causer plus de lésions. » Hay acquiesça, lui-même avait quelques questions, mais une fois encore sa compagne, un tantinet pressée, lui coupa l'herbe sous le pied en s'enquérant de la sortie de son homme. « - Excusez là doc, ma fiancée est à cran et c'est de ma faute. Effectivement, nous avons un bébé qui nous attend et qui me manque. Je pense être en mesure de sortir, malgré les bourdonnements et les petites douleurs dans l'épaule vous savez ! »

« Nous pensions que vos problèmes auditifs étaient liés au choc traumatique, malheureusement nous avons constaté une perte du côté droit ! »

« - Attendez ! Ca veut dire que c'est irréversible ? »

« J'en ai peur oui ! Pour ce qui est de la sortie, certes, vous récupérez vite, très vite même, mais nous ne pouvons vous laisser sortir tant que vous aurez tous ces bouts de verres dans le bras. Mal soigné cela peut s'aggraver allant même jusqu'à une perte totale de votre mobilité. » Hay souffla tout en serrant la mâchoire, la perte d'une partie de son acuité auditive, ainsi que l'éventualité de perdre la mobilité de son bras, acheva de plomber son moral. « - J'en ai pour combien de temps ? »

« L'opération se fera d'ici une semaine, je dirais. Et la rééducation prendra plusieurs mois. »

« - Génial ! Vous pouvez nous laisser seul s'il vous plaît ? » L'homme à la blouse blanche acquiesça et quitta la chambre, laissant Tam et Hay à nouveau seul. « - Il faudra que tu rentres. Tu ne vas pas rester toute une semaine ici sans Eileen. Je vais gérer la crise, ne t'en fais pas ! »


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MessageSujet: Re: Le retour du héros   Mer 27 Juin - 11:23

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


12 mars 2017


C’était frustrant. Tam n’avait pas pu être là pour prêter main forte à son homme et le voir dans ce lit d’hôpital avec un bras en piteux état ne faisait qu’accentuer la colère provoquée par un sentiment d’impuissance et une légère culpabilité de ne pas avoir su le retrouver pour l’aider. Le fait qu’Haytham ne soit pas encore prêt à parler de ce qui s’était passé, tout comme Victoria d’ailleurs, ajoutait à la frustration de Tamara.

- Je suis tellement soulagée que tu sois en vie, de te voir entier. Oui, pardon, j’insiste pas. Tu me diras quand tu seras prêt…

Bien qu’intérieurement, l’ancien agent de terrain priait pour que ce moment arrive vite. Rester dans l’ignorance s’insupportait. Mais il lui faudrait faire preuve de patience. Hay en avait eu beaucoup avec elle, ces derniers mois, elle devait bien être capable de lui rendre la pareille. Il était en vie, c’était ce qui comptait le plus. Elle préféra ne pas commenter lorsqu’il assura qu’il avait ce qu’il fallait pour se défendre. Le fils de Mars lui paraissait toujours si inconscient. Le DLCEM avait décimé grand nombre de ses camarades, et la tendance n’avait, semblait-il, jamais été inversée, même si l’Irlandais en avait dégommé quelques uns. La brunette secoua la tête silencieusement, préférant retenir un commentaire. Comme le blessé venait de le dire, il n’avait pas l’énergie pour une dispute, et elle préférait largement profiter des retrouvailles.
Il lui parla ensuite de sa nouvelle capacité que, pour une fois, Tamara trouva extrêmement cool ? Forcément, dès qu’on parlait d’armes à feu, elle était dans son élément. Et puis voir le sourire d’Haytham valait tout l’or du monde. Il lui avait fait remarquer qu’elle pleurait. Saleté de manie, quand est-ce que ça s’arrêterait ?

- Ouais, les lunettes… j’ai pas vraiment eu le temps d’y penser… marmonna-t-elle pour faire écho à la réponse à son argumentaire minable concernant la raison de ses larmes.

Tam ne voulait pas se montrer faible. Elle ne l’était pas.

- Ne t’en fais pas, mon Amour, je suis là, et je te promets que j’insisterai pas. Je serai juste là pour toi quand tu voudras. Toujours. Je t’aime, tu sais.

Elle avait son portable en main et envoya un SMS à Maisie, qui se trouvait toujours à la Nouvelle-Orléans chez les Lond, pour demander quelques photos d’Eileen et aussi commencer à préparer le terrain pour un déménagement des parents. Elle releva le nez suite au commentaire d’Haytham.

- Hm? Une créature ? Qu’elle débarque, ça me calmera de lui botter le train. Écoute-moi. Oui, ça m’emmerde que ma mère doive abandonner sa vie pour partir à l’autre bout du monde, ça m’emmerde de me dire que je l’ai pas eue pendant vingt-sept ans et que maintenant il faut encore qu’elle s’éloigne, mais je peux décemment pas lui imposer une vie à risque. Elle a morflé deux fois, c’était deux fois de trop. Mon père, aussi con soit-il, pourra la protéger en l’éloignant d’ici.

Tam se mordit la lèvre inférieure en détournant le regard vers la fenêtre lorsqu’il parla de désir de vengeance. Elle la vit du coin de l’oeil se redresser et grimacer, et lui fit face à nouveau. Elle avait du mal à le reconnaître en l’entendant dire qu’il voulait tirer un trait sur tout ça, abandonner pour démarrer une nouvelle vie banale. Laisser passer ce qu’avait subi sa mère ? Tamara n’en était pas capable. Intérieurement, elle fulminait. Ça lui demanda un effort considérable pour ne pas exploser de colère. Mais Hay semblait empli d’une sagesse à laquelle, malgré qu’elle soit devenue mère, elle n’avait pas encore souscrit. Elle hocha la tête, déglutissant avec difficulté.

- Oui, je comprends. C’est vraiment ce que tu veux, c’est ça qui te rendrait heureux ? Alors d’accord, faisons ça. Tu auras ton restau, la maison avec la barrière blanche à la con et la balançoire, par contre le chien c’est mort, et tu peux t’accrocher pour que je passe la tondeuse à gazon. Deal ?

Il réclama alors quelque chose de sucré à grignoter. Tam réfléchissait à où elle pourrait trouver des Oréo quand le médecin entra. Passées les présentations, le toubib répondit à quelques unes des questions que l’un comme l’autre se posaient et Tamara apprit que son homme souffrait aussi d’un souci d’audition. Sourcils froncés, l’agent de terrain fusillait du regard le médecin qui en plus voulait garder son homme en captivité (pour elle, l’hôpital était comme une prison) encore tout une semaine. Le fils de Mars congédia poliment l’homme en blouse blanche pour qu’ils puissent rester tous les deux. L’ancien agent de terrain sentit l’émotion la gagner, elle se mordit la lèvre inférieure en croisant les bras, fixant le plafond quelques secondes avant de reporter son attention sur son bien-aimé.

- Sérieusement ? Alors… Non, clairement, je te laisse plus seul ! Plus jamais ! On a vu ce que ça donne quand je suis pas là. Voilà ce qu’on va faire. Je vais appeler Maisie et lui demander de me ramener Eileen. Je vais aussi dire à mon père de partir avec ma mère loin des Etats-Unis. Je vais prendre une chambre à l’hôtel d’en face et je serai là de la première à la dernière heure, je suis même prête à me planquer dans un placard s’il le faut, mais je te lâche plus d’une semelle ! Et ne va pas t’imaginer que t’as ton mot à dire, ma guimauve.

Elle se pencha vers lui pour lui donner un chaste baiser avant de s’éloigner.

- Je reviens.

L’américaine quitta la chambre et passa donc un appel à sa future belle-fille, lui expliquant la situation. Comme toujours, Maisie fut très compréhensive et assura qu’elle arriverait avec le bébé, ses affaires et aussi des fringues pour Tam, juste le temps d’arriver. Miss Lond en profita pour arpenter les couloirs de l’hôpital à la recherche de distributeurs. Elle n’avait de cesse de repenser à ce qui s’était dit dans cette chambre d’hôpital. Les maux dont souffrait l’homme qu’elle aimait, son bras en piteux état qui nécessiterait sous peu une opération, et son ouïe qui avait considérablement diminué du côté droit. Que lui avait donc fait le DLCEM ? Sans doute Hay avait-il été à proximité d’une explosion. Ça aurait pu être tellement pire, rien que d’imaginer ça, elle en tressaillit tandis qu’un énième paquet d’Oréo tombait du distributeur. Son oreille droite n’entendait plus aussi bien. Mais à quel degré ? Elle culpabilisa soudain d’avoir tant de fois pesté contre ses capacités à entendre le moindre murmure prononcé à des dizaines de mètres. Sentant la colère l’envahir, elle remarqua que le paquet de biscuits suivant restait bloqué au bord de la rangée dans la machine. C’était le dernier. Lèvres pincées, Tam soupira et envoya un énorme coup de coude dans la machine, ce qui fit tomber le paquet de biscuit. Elle remarqua qu’elle avait abîmé la vitre de par ce geste. Un vieil homme, un patient, qui passait par là remarqua la manœuvre et lui demanda si ça allait tandis qu’elle s’était baissée pour ramasser le stock d’Oréos.

- Euh, oui oui… Il a rien, la vitre est juste un peu tordue… Mais ça reste entre nous, pas vrai ?

Sans attendre, elle regagna rapidement la chambre de son homme.

- Livraison expresse !

Elle déposa sur la tablette les douze paquets individuels qu’elle avait pu dénicher à la machine de l’étage.

- ça devrait aller pour aujourd’hui ? J’irai te faire des courses tout à l’heure si tu veux. Alors Maisie va venir avec Eileen et..

Un petit bip se fit entendre, signe qu’un SMS venait d’arriver.

- Tiens, regarde.

Elle lui tendit son téléphone où une photo de leur petite princesse piranha venait d’apparaître.

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MessageSujet: Re: Le retour du héros   Sam 30 Juin - 20:46

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


Lenox Hill Hospital, New- York
Le 12 mars 2017

Le lit était semblable à une prison et achevait d'attiser l'impuissance d'Haytham qui maudissait sa nature semi-divine et les privilèges dont il était exempté malgré tous ses efforts. Le pardon pour commencer. Le camp Jupiter et ses hauts dignitaires avaient-ils reçu des mains de l'interlocuteur du jeune fils d'Hermès, le dossier (transmis des mains de Victoria) volé par le fils du dieu de la guerre ? Si oui, qu'attendaient-ils pour le faire savoir ? Et que pouvait-il contenir ce putain de dossier ? Haytham l'ignorait et n'avait même pas pris le temps de s'enquérir du contenu. Peut-être aurait-il dû ne pas s'abstenir et céder à la curiosité... Tant de « si » tant de « peut-être » et aucune incertitude. Ô frustration, toi qui nous tiens par les baloches, vas-tu un jour consentir à cesser d'être une immonde connasse ? Le lit d'hôpital n'en demeurait pas moins une prison, mais la présence de Tamara malgré son entrée et la baffe si gracieusement offerte à son fiancé, rendait l'enfermement largement plus vivable. Malgré le flot de sentiments contradictoires émanant du regard chocolaté de la demoiselle, Hay commençait à se sentir un peu mieux, louant ainsi les bienfaits plus que probants de la présence de Tamara auprès de lui et dans sa vie en général. Elle l'apaisait, le responsabilisait et le rendait meilleur. Certes, il n'en demeurait pas moins, à certains égards, une véritable tête brûlée, prête à toute cependant pour protéger sa famille quitte à y laisser quelques plumes.

« - Je n'ai jamais voulu être un héros, tu sais ! » commença-il après que la jeune maman eût évoqué le devenir de sa mère, obligée de quitter le pays pour ne plus avoir à revivre le moindre calvaire. « - En étant le fils de Mars ça paraît déjà compromis. J'ai été un grand guerrier et j'aurais pu continuer à l'être, mais je suis fatigué de me battre pour une cause à laquelle je crois de moins en moins. J'ai perdu des amis dans les batailles, j'ai vu des gosses mourir. Tant de vies prises et pour quoi ? » Il mena ensuite sa réflexion vers son désir de normalité et pondit son monologue. Ses désirs étaient simples, autant que peuvent l'être ceux du commun des mortels, mais au fond de lui et malgré les efforts déployés par Tamara, il savait pertinemment qu'il était le seul à brandir l'étendard de la normalité comme projet d'avenir. Il se contenta alors de sourire à la réplique de la tornade brune qui jouait sur l'humour pour masquer une réalité qu'ils avaient chacun saisi. « - Je négocierai plus tard pour le chien. J'ai bon espoir à l'inverse de la tondeuse à gazon. Allez, on optera pour un super tracteur peut-être que cela achèvera de te convaincre, qui sait ? » Le sourire était au rendez-vous puisqu'il fallait bien tenter d'alléger la situation, le médecin acheva bien malgré lui cette douce perspective d'accalmie. Ainsi, en plus de devoir rester encore plusieurs jours, le demi-dieu découvrit les dommages irréversibles de ses blessures.

C'était beaucoup à encaisser même pour lui, mais il se devait de faire bonne figure surtout devant Tamara à qui il ne cessait de sourire pour la rassurer, mais finalement, c'est elle qui le rassurait et elle n'était pas prête à lâcher aussi facilement l'affaire à en croire la véhémence de ses propos. « - Quoique je dise, quoique je fasse, je n'arriverais pas à te faire entendre raison ! Je t'aime Tam ! » se contentait-il avant de lui faire signe pour qu'elle se rapproche. « - Et si ça ne tenait qu'à moi, je te garderais captive dans ce lit que tu rendrais un peu plus confortable. » Et elle s'approcha pour lui offrir ce baiser qu'il quémandait déjà « - Dis à Maisie que je vais bien, que je l'aime ! Reviens vite alors ! » Oui c'était beaucoup à encaisser et maintenant qu'il était seul dans sa chambre, il pouvait relâcher la pression. Il délesta donc son lit non sans mal et s'approcha de la fenêtre pour fixer l'extérieur. Un désagréable bourdonnement du côté droit l'empêchait, en ouvrant la fenêtre t'entendre les conversations alors que d'ordinaire, il y parvenait. Ainsi, Haytham prit conscience de la chance qu'il avait d'être encore en vie. Certes, il était marqué de façon irréversible par cette mission, mais encore vivant. N'était-ce pas là l'essentiel. Le beau brun tenta de s'en convaincre et au moment de rejoindre son lit, il remarqua, sur la tablette censée accueillir les repas à venir, une petite tige métallique cernée de plastique que l'on utilisait d'ordinaire pour fermer des sachets alimentaires. Il s'en approcha et la récupéra pour la passer autour de son doigt l'affublant ainsi d'une forme circulaire. Il eut tout juste le temps de regagner son inconfortable lit que la porte s'ouvrit sur une Tamara plus enjouée et les bras chargés de provision, pas n'importe lesquelles à en juger par le célèbre emballage bleu. « - Tu débarques et tu arrives à me trouver des Oréos. Si ça ce n'est pas de l'abnégation ! » Il attrapa un premier paquet bien décidé à s'offrir un petit plaisir gustatif « - Hum... ceux fourrés au beurre de cacahuète sont ...hum... Goûte ! » Il en découpa la moitié pour la portée jusqu'aux lèvres de Tam. « - Alors ? Et dis-moi, tu crois que c'est possible d'envisager un pique-nique romantique, même ici ? » Le portable de Tam vint cependant mettre un terme à l'échange et à en juger par le sourire qui se dessinait sur les lèvres de l'ancien agent de terrain, les nouvelles étaient bonnes, tellement qu'elle tendit son mobile au Marsien pour qu'il puisse s'enquérir de la situation.

« - Ô mon petit amour ! » Les yeux brillants en voyant le cliché, il ne pouvait que difficilement cacher son émotion. « - Qu'elle est belle ! Tam, je ne recommencerais plus. Elle a besoin de nous, on ne peut pas la priver de ses parents ! » Il récupéra l'anneau plastifié, le régla avant de prendre la main de sa compagne pour lui passer un semblant de bague au doigt. « - Est-ce que tu veux toujours m'épouser ? »



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MessageSujet: Re: Le retour du héros   Lun 2 Juil - 22:59

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


12 mars 2017


Les rêves d’avenir d’Haytham Cassidy étaient simples, autant dire facilement réalisables pour le commun des mortels dont, pourtant, Tamara Lond faisait partie, mais pour cette femme qui, depuis ce qui s’était passé, était avide de vengeance, cela semblait difficile à entendre. Néanmoins, avoir retrouvé l’homme de sa vie qu’elle avait eu si peur de perdre tragiquement lui faisait accepter à peu près n’importe quoi venant de lui.

- Un tondeuse tracteur ? A condition qu’on en ait deux et qu’on fasse des courses, histoire qu’on aille deux fois plus vite et que je fasse regretter chaque semaine de m’avoir mis au défi de le faire, qu’en dis-tu ?

Une visite d’un enfoiré de médecin plus tard, et l’ambiance était plombée, du moins le moral de Tam qui, bien qu’elle essayait de le cacher, était défaite à l’idée de devoir laisser son fiancé dans cette chambre d’hôpital. Surtout que le fait de devoir avoir des soins, elle connaissait son Irlandais, jamais il ne supporterait cette captivité.

- Tu sais, sinon je peux demander à rester avec toi dans la chambre, ça se fait. Ils me mettent un lit comme le tien, j’irai acheter un lit pliant pour bébé pour Eileen et on reste avec toi, lui dit-elle avec un sourire rassurant.

Puis, elle s’éclipsa en quête de douceurs sucrées pour l’homme de sa vie. L’envie de hurler et de pleurer ne la lâchait plus mais elle avait promis de rester forte. Revenant, la mission accomplie, Haytham sembla enchantée par la récolte. Voir son sourire était un tel soulagement. Tam consentit à goûter ce fameux oréo au beurre de cacahuète.

- Oui c’est vrai, c’est pas trop mal.


Un petit sourire en coin, elle s’approcha.

- Mais je préfère ça.

Elle se pencha vers lui et lui donna un tendre baiser avant de s’asseoir en face de lui sur le rebord du lit.

- Bien entendu. Tu n’auras qu’à me dire ce que tu veux, je te trouve ça et on n’aura qu’à se dire que c’est le nouveau lieu de pic-nic à la mode.


Puis elle lui montra une photo de leur petite princesse piranha. La réaction du fils de Mars face au cliché fut plus émouvante encore que l’imagine en elle-même. Tam en fut touchée comme jamais. Elle se mordilla la lèvre inférieure, tâchant de ne pas montrer ses émotions tandis que le beau brun réalisait à voix haute qu’il ne devait plus prendre de risques inconsidérés qui pourraient rendre sa fille orpheline.

- Je suis ravie de te l’entendre dire, lâcha-t-elle, la voix un peu étreinte par l’émotion.

Mais comme si ce n’était pas suffisant, voilà que le demi-dieu réitéra sa demande en mariage. Une fois n’est pas coutume, elle était tout aussi originale que celle prononcée dans la douche quelques jours plus tôt. Ce fut encore plus difficile de retenir ses larmes, non pas du fait qu’il veuille la redemander en mariage – se marier était toujours un truc surfait et superficiel pour Tamara – mais c’était plutôt le fait qu’il ait pu douter ne serait-ce qu’une seconde qu’elle persiste dans ce choix. Elle regarda ce petit anneau de plastic qu’il passait à son annulaire gauche avec un sourire.

- Tu as le don de transformer un truc ultra gnan-gnan en quelque chose d’original. C’est un oui affirmatif, Hay, je t’épouserai quoi qu’il arrive. J’espère quand même que tu n’en doutais pas… Tu en doutais ?

Elle s’approcha et l’embrassa à nouveau avant de le regarder avec amour.

- On peut même se marier ici si tu veux, y a une chapelle dans les hosto. Bon si par là tu t’imagines que j’essaie d’échapper à la robe guimauve que ta fille aînée espère me faire porter… ben t’as raison.

Tam secoua la tête, souriant toujours. Elle savait que ce mariage faisait partie des rêves de normalité de son grand amour.

- Je déconne, tu l’auras ton mariage en bonne et due forme avec des dragées et tout. Tu veux faire ça où, sur une plage ? A la campagne ? Tu n’as qu’à me dire. Par contre, pitié, me laisse pas organiser ce machin, j’y connais vraiment rien. Ou sinon, je missionne Maisie, elle avait l’air excitée comme une puce quand on en a parlé.

Elle le regarda avec un sourire enfantin.

- C’est toi qui t’occupera du gâteau et du repas avec Madame Lignac ? On pourra avoir du gratin dauphinois ? Tiens, voilà qui pourra t’occuper un peu cette semaine, pense à l’organisation du mariage. Je vais aller t’acheter plein de blocs notes et tu pourras consigner toutes tes supers idées. Tu sais, comme on avait fait pour les prénoms. N’empêche qu’on aurait dû lui mettre Pandore en troisième, c’était badass.

L’ex agent de terrain se leva.

- Bon, tu sais quoi ? Je vais aller leur dire de me mettre un lit et je vais aller m’acheter deux trois trucs pour la nuit et une brosse à dent. Est-ce que tu veux que j’aille chercher Marvin ? Ça te ferait du bien une petite visite, non ?

La brunette attendit sa réponse et, après un dernier baiser, sortit de la chambre.
Se retrouver dans New York, cette ville où elle avait élu domicile près de quinze ans auparavant et qu’elle avait quittée en toute hâte avec Haytham, retrouvé alors que c’était inimaginable. Cette ville, elle la connaissait comme sa poche. Elle avait été d’innombrables fois en traque après diverses créatures mythologiques ici. Aujourd’hui, c’était elle qui était traquée. Elle et sa famille. Alors qu’elle regagnait le centre-ville, le colère grandissante la gagnait. Une colère qui ne diminuait pas envers le DLCEM. Comment ces ignobles enfoirés avaient-ils osé s’en prendre à sa mère ? N’avaient-ils pas le courage de venir la cueillir directement ? En tout cas, Tamara n’en resterait pas là, c’était certain. Alors qu’elle réfléchissait, elle trouva un parking qu’elle connaissait bien. Sortant de la voiture de son père, elle partit dans un petit centre commercial qu’elle ne connaissait que pour avoir espionné des demi-dieux – puisqu’il était bien connu qu’elle détestait faire les magasins- et se mit donc cette fois en quête de quelques vêtements pour la nuits, des sous-vêtements, des brosses à dents, dentifrice et gel douche. Le minimum vital pour quelques nuits. En moins d’une heure, elle était revenue avec ça et quelques autres petites choses à grignoter pour son convalescent. Elle regagna l’hôpital et la chambre de son bien-aimé, ouvrant la porte avec une infinie délicatesse malgré les sacs qu’elle portait, afin d’éviter de le réveiller au cas où il aurait piqué un petit roupillon. Elle déposa le sac de vêtements et produits dans la salle de bain et avança vers le lit de son homme.

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MessageSujet: Re: Le retour du héros   Mer 4 Juil - 21:08

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


Lenox Hill Hospital, New- York
Le 12 mars 2017

La situation était compliquée, alarmante même et aurait pue (due) plonger le demi-dieu dans un marasme sans fin. Il avait perdu un ami porté par un sacrifice qu'il n'avait pas à commettre. Ce n'était plus sa guerre, mais pourtant Stanford Young n'avait pas réfléchi en prenant la grenade et en se faisant sauté pour que son jeune ami ait une chance de s'en tirer. Haytham avait aussi perdu une partie de son audition tant, le choc de l'explosion fut violent. Un constat d'autant plus amer à avaler puisqu'il s'agissait de l'une de ses capacités et qu'ainsi privé d'une partie de sa faculté, il sentait la lourdeur de l'infirmité l'entraver un peu plus. Cependant, il parvint à accepter cette fatalité et il le devait à Tamara dont il bénissait la présence malgré les circonstances. Avait-elle conscience du bien qu'elle lui prodiguât, que ce sourire qu'il lui adressait n'était ni une démonstration de courage, ni un semblant de bonne humeur pour la rassurer ? Avec elle, il n'avait pas besoin de faire semblant, d'user d'artifice pour se protéger, avec elle, il pouvait s'autoriser ce qu'il s'interdisait avec les autres, avec elle, il était lui tout simplement et avec elle, il se sentait puissant malgré la faiblesse, heureux malgré l'omniscience des déboires dans sa vie... « - Ouais une tondeuse tracteur ! Tu sais ces gros machins qui font du bruit, qui ont un levier de vitesse et qui coupent l'herbe. » Bien sûr, elle savait de quoi il était question, mais la tentation de la titiller gentiment fut si forte que ce cher Haytham ne put résister bien longtemps et puis ça lui faisait du bien de parler de tout et n'importe quoi, cela lui permettait de ne pas trop penser au reste. Il se focalisa donc là-dessus et renchérit à la suite de sa compagne. « - Toi dès qu'on te fous un levier de vitesse ça part de suite dans une course, mais si j'ai la certitude d'avoir une pelouse tondue, j'achète. De toute façon, on connaît l'issue de la course hein Satanas ?! Je t'attendrais à la ligne d'arrivée ne t'en fais pas ! Il y aura toujours de la place pour une deuxième position sur le podium ! »

Malheureusement pour lui et pour ses bonnes résolutions, le médecin après son passage mit à mal l'ambiance. Pourquoi ces putains de forces invisibles s'échinaient-t-elles à leur rendre la vie impossible ? Qu'avaient-ils fait (ou pas) pour mériter ça ? Tamara elle-même tenait la distance, mais était moins bonne comédienne que son demi-dieu, qui préféra malgré tout ne pas mettre de l'huile sur le feu. Ils avaient besoin de quiétude, de bonnes ondes pour accueillir la petite princesse dans les meilleures conditions et pour se recentrer. En attendant, il fallait nourrir un demi-dieu, qui ne donnait pas cher de sa survie s'il continuait à se sustenter avec ce que l'hôpital nommait nourriture. Les quelques minutes de séparation permirent à Hay de souffler, de faire le point et d'engranger quelques ondes positives qui prirent la forme d'une petite tige métallique qu'il affubla de la forme d'une bague. Certes, le lieu ne se prêtait pas à un élan de romantisme, certes la bague n'en était pas une, mais il en fallait plus pour arrêter un grand enfant comme Haytham Cassidy qui retrouva avec joie le grand amour de sa vie, les mains pleines de munitions. « - Avant installe-toi ! Tu le sais, manger un oréo quel qu'il soit c'est tout un art. » Il lui tendit ainsi le fameux biscuit saveur « beurre de cacahuète », une nouveauté que le demi-dieu avait bien évidement expérimenté. Tam se saisit du biscuit, le mangea à sa façon au grand dam de son demi-dieu qui préféra ne pas argumenter inutilement contre la barbarie de sa chérie. « -Alors, qu'est-ce que tu en penses ? » Suspendu à ses lèvres, lui qui pensait avoir convertie une nouvelle personne à sa cause, se retrouva vite échaudé par le léger entrain de la tornade brune. « - Pas trop mal ? » Il eut à peine le temps d'exposer ses arguments que Tamara se pencha vers lui pour l'embrasser, mettant à mal chacun des arguments d'Haytham. « - C'est impossible de rivaliser avec ça ! Après moi je veux bien me dévouer pour les manger. Ce sacrifice ne me dérange pas le moins du monde et puis en plus on lutte contre le gaspillage. » Il se saisit alors du paquet tandis que Tam s'installait sur le fauteuil à ses côtés « - J'ai toujours rêvé d'un pique-nique dans une chambre d'hôpital. Les parcs et leur pelouse bien coupé, c'est surfait hein ?! » Il lui prit la main et s'amusa à y entrelacer ses doigts dans les siens sans jamais se défaire de son sourire. « - Peut-être que si je suis sage, on me laissera prendre un peu l'air ! Je plaisante là-dessus, mais je sais à quel point tu as les hôpitaux en horreur. Deal ! Je me tiens à carreaux et on négocie une sortie dehors pour un pique-nique ! » Et comment pouvait-on résister à ses grands yeux noisettes et à ce sourire enfantin qui duperait n'importe qui, sauf Tamara.

Passé la légèreté du précédent échange, Hay se laissa bien malgré lui envahir par l'émotion en découvrant la photo que l'on venait de faire parvenir à Tam sur son portable. Ca, il ne l'avait pas vu venir, lui qui d'ordinaire se targuait de jouer les gros durs, était désormais soumis à l'émotion en voyant le sourire de son petit bonheur sur pattes. Le téléphone en main, il toucha du bout des doigts le cliché numérique. Il se sentit aussitôt coupable en songeant à ce qui aurait pu se passer s'il n'était pas ressorti vivant de ce qu'il définissait encore comme une quête. Eprouvé par l'émotion et par son aveu, Hay prit conscience, après coup, de ce qu'il ne pouvait plus faire maintenant qu'il était père. « - Je n'ai pas le droit de faire ça à Eileen. Elle a besoin de son père. On est les mieux placés pour savoir ce que ça fait de grandir sans père. » Elle aussi était émue, mais tâchait encore de ne pas se laisser submerger, fidèle à elle-même. Le demi-dieu, dans un élan de romantisme qui lui était propre, récupéra la tige métallique qui ornait son doigt pour la passer à l'annulaire de sa fiancée. « - En fait le seul doute que j'avais, c'était pour la taille, mais à ce que je vois ça passe crème. Il manque la petite pierre, mais je suis sûr qu'on peut trouver des fausses pierres précieuses en plastiques à l'étage pédiatrique. Les toubibs doivent sûrement stimuler la créativité des gosses avec de la terre cuite et des mosaïques non ? »

Il la laissa à nouveau s'approcher et répondit à son baiser avec tout autant d'amour. « - J'y ai pas vraiment réfléchi, mais je crois que finalement, je m'en fous du quand, du comment. La seule chose qui m'importe c'est toi et les gens qu'on aime. Mais, puisque tu pends le risque de me faire confiance, j'accepte de m'occuper de tout. Toi, je te laisse le soin de ne pas te dérober avec la robe. » Le sourire et l'excitation de l'évènement à venir ravivèrent la bonne humeur du Marsien qui acceptait dès lors de se prêter au jeu du wedding planer. « - Ca va être cool et cela m'occupera en plus de la rééducation. Comme quoi tu peux encore avoir de bonnes idées mademoiselle Lond...enfin ça c'était avant que tu me fasses entendre que tu voulais qu'on appelle notre fille Pandore. Ce n'est pas badass, c'est ... tu sais que cette Pandore en plus d'avoir sa boîte était une sacrée plaie » Et alors qu'il achevait sans argumentaire en défaveur du prénom, Tam quitta son siège. « - Tu vas où ? C'est parce que je dis de la merde que tu mets les voiles ? » Une fois encore, elle prenait les devants, ce qui n'étonnait pas le demi-dieu.

Il avait lutté, en vain, Morphée était plus fort aujourd'hui et l'emporta sans sommation. Il eut tout juste le temps de trouver un crayon et un bout de papier sur lequel il griffonna « sur le sable » Lorsqu'il se réveilla enfin, Tam était sur un lit de camp à ses côtés, totalement endormie. Il lui sourit, remit la couverture sur ses épaules, avant de quitter son lit. Oreo en bouche, il s'approcha de la fenêtre et observa le monde extérieur. Son oreille droite continuait de siffler, rendant l'observation désagréable alors faute de mieux, il s'amusa tout seul à faire des dialogues entre les passants. « - Ho salut toi ! Ca fait longtemps qu'on ne t'as pas vu. Non mais tu comprends, je n'avais pas une minute à moi. Faire du shopping ça me pompe tout mon temps libre » Il souriait, conscient de son immaturité, mais amusé d'imaginer ce que ce petit groupe de femmes pouvait dire.




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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: Le retour du héros   Ven 6 Juil - 15:21

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


12 mars 2017


Il aimait la taquiner et ne s’en privait pas, signe que malgré les mauvaises nouvelles, malgré l’environnement, ça finirait par aller bien. Il le fallait. L’anecdote du tracteur détendit l’atmosphère le temps que le médecin, qui qu’il soit étant d’office l’ennemi juré de Tam qui détestait le corps médical, n’arrive et n’enfonce le clou. Mais encore une fois, les deux amoureux étaient forts d’une certitude : ensemble, rien n’était impossible. La brunette ferait de son mieux pour que le séjour forcé de son homme à l’hôpital se passe au mieux, et elle tâchait de rester positive. Son problème d’audition trouverait forcément une solution. La médecine, il fallait le reconnaître, faisait des progrès chaque jour et puis Haytham était du genre à se régénérer assez vite, il ne resterait pas à moitié sourd indéfiniment.
L’ancien agent de terrain avait rapporté des munitions d’Oréo pour faire plaisir au fils de Mars, prenant l’intégralité du distributeur, peu importe le parfum. L’Irlandais sembla ravi de constater la présence de la saveur beurre de cacahuète qu’il proposa à sa fiancée de goûter. Oui, c’était bon, mais de là à en faire tout un cinéma… Il fallait dire qu’avec cette dose de stress et tout ce à quoi il fallait penser, ce n’était pas vraiment le moment pour Tamara de songer au goûter.

- Je pense que j’ai fait une overdose d’Oréo quand je te finissais les paquet, quand miss Piranha vorace me faisait avoir faim toute les cinq minutes. Dévoue-toi, mon amour, ils sont pour toi de toute façon.

Elle sourit en sentant sa main s’entrelacer dans la sienne. Pour lui, elle était prête à tout, surtout en ayant eu aussi peur de le perdre, encore une fois. Il fallait vraiment qu’il arrête de lui faire des frayeurs de ce genre.

- On fera des pique-niques où tu veux, ma guimauve. Dans un parc, dans cette chambre, même sans la salle de bain, je m’en fous, tant que tu vas bien et que je vois ton sourire, ça me va.

Haytham eut une sorte de prise de conscience avec la photo de leur fille et cela faisait entrevoir à Tam une accalmie avec les délires d’héroïsme de son homme. Quelque part, ça la rassurait. C’était bien. Il ne jouerait plus au con et ça lui éviterait d’avoir des cheveux blancs avant l’âge. Rassurée, la future ex mademoiselle Lond laissa entendre que ce mariage ne pourrait dignement être organisé par elle, ce qui sembla trouver un écho chez Hay. Tout ça, c’était plutôt son truc à lui, et puis avec sa nouvelle passion pour la cuisine, Tam savait qu’il se plairait à faire quelque chose de génial qui lui ressemblerait, ce serait donc forcément parfait pour eux.

- Je mettrai la foutue robe qui va avec le foutu événement, je te l’ai promis. Et après on fera un feu avec. Quant à Pandore… dois-je te rappeler qu’avec tes délires, Eileen aurait pu être un véritable menu de fêtes d’anniversaire pour gamins avec tes Oréos et tes Pez ?

Un clin d’oeil plus tard, la voilà partie pour faire quelques courses. Il lui fallait aussi quelques instant pour se vider l’esprit, reprendre son souffle et arrêter de faire comme si tout allait bien. Elle avait eu la peur de sa vie, une peur constante pendant plus de trois jours, très peu de sommeil et beaucoup de cauchemars, tant d’émotions qu’il devenait difficile de continuer à prétendre que tout allait bien. Sa colère envers le DLCEM était grandissante à mesure qu’elle saisissait l’ampleur de ce qu’ils auraient pu lui prendre. Mais soit, il fallait qu’elle se calme, qu’elle ne laisse pas l’emportement la gagner. Les meilleures vengeances se préparaient sur le long terme. Elle laisserait du temps s’écouler, fomenterait un plan d’action infaillible, et là, ils verraient ce qu’il en coûte de s’en prendre aux Lond-Cassidy.

Lorsqu’elle était revenue, Hay était endormi. Le pauvre, il avait besoin de repos. Le lit qu’elle avait demandé avait été apporté, et après avoir rangé les affaires rapportées, elle se laissa le loisir de se poser à son tour. Le sommeil la gagna suite à l’épuisement engrangé ces derniers jours.
Combien de temps avait-il pu s’écouler ? Une heure ? Deux heures ? Lorsqu’elle ouvrit les yeux, son cœur se serra la première seconde en constatant que le demi-dieu n’était pas dans son lit, mais un coup d’œil un peu plus loin lui permit de se rassurer. Il était face à la fenêtre. Le son de sa voix, à un volume très faible, lui laissa penser qu’il s’adonnait à un jeu qu’enfants, ils se plaisaient à faire. Elle se leva doucement et en s’approchant, constata qu’elle avait raison. Combien de fois par le passé, depuis la véranda, ils s’étaient amusés à refaire les dialogues de leurs mères qui marchaient dans le jardin, ou des Lignac. Souvent, ils se plaisaient à reprendre des dialogues de dessins animés, ou carrément improviser. Tam vint se poster à côté d’Haytham, regardant dans la même direction que lui. Un groupe de femmes discutait et le fils de Mars semblait parti sur une histoire de shopping. Voilà bien une passion féminine, n’en déplaise aux féministes, que Tamara avait du mal à partager. A son tour, elle prit la parole.

- C’est qu’en plus j’ai loupé les soldes la dernière fois, il faut bien que je me rattrape.

Prenant une autre voix, elle continua tandis qu’une autre femme du groupe semblait prendre à son tour la parole.

- Non, tu déconnes, t’as pas pu manquer les moins soixante-dix pourcent sur les sacs en peau de fesses de lézards rose à paillettes ?

Elle dut retenir un petit rire, redevenant à son tour cette enfant avide d’amusement qu’elle avait toujours été aux côtés de son « Penseur ». La brunette se tourna vers lui avec un sourire amusé aux lèvres et lui prit la main.

- Tu as pu te reposer un peu ? J’ai vu en rentrant que tu avais commencé à griffonner quelques trucs.

Doucement, avec une délicatesse qu’on ne connaissait que peu à Tamara Lond, sauf lorsqu’elle prenait soin de sa fille, elle se colla contre le buste de son amoureux, l’enlaçant avec précaution pour éviter de faire souffrir son bras déjà meurtri. Elle voulait profiter de l’avoir un peu à elle, profiter de la chance qu’elle avait qu’il soit toujours en vie. D’ici une poignée d’heures, Maisie serait là avec Eileen. Les filles d’Haytham voudraient profiter de voir leur père aussi, surtout la grande, puisque la petite n’était pas consciente, certainement, de ce qui aurait pu se passer.

- Je t’aime, Hay. Je sais que tu le sais, et je sais que je ressemble à une guimauve à te le dise sans arrêt, mais j’ai vraiment eu peur pour toi et ça me fait réaliser qu’on devrait dire aux gens qu’on aime ce qu’on ressent pour eux, parce qu’on sait jamais ce qui peut nous tomber sur le coin de la gueule. Je t’aime, tu es l’amour de ma vie, je t’ai toujours aimé, ça tu le sais parce que t’es qu’un petit fouineur qui lit les journaux intimes des autres, mais voilà, au moins c’est dit. Et sache que je suis plus qu’heureuse que tu acceptes de ranger ta cape de superman.

Elle se détacha doucement pour lui faire face avant de se hisser sur la pointe des pieds pour déposer un chaste baiser sur ses lèvres.
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You set off a dream with me


Cause darling without you

All the shine of a thousand spotlights

All the stars we steal from the night sky

Will never be enough

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