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 Le retour du héros

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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Le retour du héros   Mar 10 Juil - 23:10

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


Lenox Hill Hospital, New- York
Le 12 mars 2017

Le sommeil le gagnant, Haytham ne parvint à attendre plus longtemps Tamara et se laissa emporter sur les rivages de l'onirisme. Son corps avait besoin d'accalmie et son esprit d'une pause. Tout se bousculait encore dans sa tête, le bon, le mauvais avait sans distinctions ébranlés son esprit, faisant surchauffer à pleines turbines ses neurones. Le Penseur devait toutefois se préservait pour les heures à venir et offrir un visage plus rassurant à ses filles, en route pour l'hôpital. Il aurait préféré, un autre lieu pour ces retrouvailles tant attendues, mais n'étant pas en capacité de proposer une alternative, il devait s'en contenter sans broncher. Le sommeil le délesta malgré tout au bout de quelques heures, l'obligeant ainsi à déserter son lit, faute de mieux pour fuir. Et puis Tam dormant profondément à ses côtés, il ne se sentait pas le cœur de la réveiller, en prétextant juste vouloir profiter pleinement de sa présence. Il s'approcha donc de la fenêtre, ravi de voir que la ville vivait encore sous ses pieds. Toujours handicapé par son problème d'audition et parce qu'il avait besoin de sourire un peu, il se souvient d'un jeu qu'il faisait avec Tam, lorsque leurs mères se livraient à l'une de leur longue conversation sur la terrasse et que les deux terreurs les observaient. Bien sûr le demi-dieu entendait tout de l'échange, qu'il pouvait dès lors retranscrire, mais jamais à court d'imagination et puisque cela amusait la petite Tamara, ils se livraient tous deux à une réinterprétation de l'échange provoquant ainsi, parfois l'hilarité de Mr Lignac lorsqu'il les entendait, sa femme, toujours sur la retenue, esquissait quant à elle un léger sourire.

Il se lança donc dans sa petite improvisation bientôt rejoint par Tamara qui malgré le récent éveil, se prêta au jeu en évoquant les soldes. Hay ne put s'empêcher de sourire, sa présence une fois encore, allégeait son esprit et lui permettait en plus de l'apaiser, de s'amuser malgré la gravité de la situation. Optant pour une voix un peu plus aigüe, il renchérit « - Manquer les soldes, c'est une chose, manquer les moins soixante-dix pour-cent, c'est un crime. Tu ne penses pas à ta garde-robe toi ma chérie ! Et encore moins aux sacs en peau de fesses de lézards » Il ne put s'empêcher de lancer un furtif regard à sa complice qui elle ne pouvait s'empêcher de pouffer de rire telle la petite fille qu'elle n'était plus. Lui-même se mit à rire face à tant de bêtises, mais pouvait-on les blâmer d'avoir encore une âme d'enfant ? « - Tu n'as pas perdu la main » concéda-t-il en acceptant sa main dans la sienne. « - C'est plutôt moi qui devrais m'inquiéter de savoir si tu as pu te reposer suffisamment ! » Il espérait aussi dévier le sujet du mariage qui pointait encore le bout de son nez et menaçait le peu d'effet de surprise qui lui restait dans la manche. « - Je préfère d'abord m'inquiéter pour toi au risque de me prendre un crochet dans la tronche ! » La demoiselle consentit plutôt à se blottir tout contre lui faisant preuve d'une douceur dont lui seul et Eileen étaient bénéficiaires. Sachant pertinemment que ce moment était le leur, Hay fit vœu de silence. Tam avait besoin de se recentrer et quitte à monopoliser la parole, il préférait que ça soit elle qui s'en charge étant peu coutumière du fait. Et sans se faire prier, la belle brune s'exécuta et se livra à un petit soliloque qui toucha l'intéressé tant il n'était pas habitué à voir Tamara fendre aussi facilement sa carapace (enfin si on omet les neuf mois de grossesse et les hormones évidemment)

Les secondes s'égrenèrent sans que le demi-dieu n'arrête sa bien-aimée toujours blotti contre lui. Il était touché par chacun de ses mots et par l'effort que cela représentait pour elle. Ainsi, il resta silencieux tout le long durant et ce n'est qu'après qu'elle l'eut affublé d'un baiser sur les lèvres, qu'il reprit la parole. « - Mon amour, je sais à quel point ce fut dur pour toi de t'épandre comme ça ! Bien sûr que je sais que tu m'aimes et je m'en contre-fous que tu ressembles à une guimauve. Tu fends l'armure avec moi et c'est un vrai privilège dont j'ai conscience. J'ai aussi pris conscience que la vie était trop courte et trop précieuse. Maintenant qu'on a Eileen on ne peut plus se permettre de prendre des risques et de ce côté-là, j'ai carrément abusé. Tam, ma vie ou mon éternité ou ce qu'il y a là-haut, serait inimaginable sans toi. Je ne veux pas te perdre, ni perdre ce que nous sommes en train de construire, et même si j'avoue que le costume de Superman va beaucoup me manquer, je suis prêt à faire ce sacrifice. Toi aussi, tu es l'amour de ma vie, il m'a juste fallu du temps pour le voir et le comprendre. Cependant, oui, parce que c'est plus classe que de dire « mais », j'ai conscience que rien n'est acquis. J'entends par là, qu'avec toi la routine n'est pas permise » De son sourire enjôleur auquel elle ne résistait que difficilement, il s'approcha à nouveau d'elle, se pencha légèrement et effaça la chasteté de ses lèvres pour y introduire la passion

« - On a encore combien de temps avant d’avoir de la visite ? »



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COLONEL BADASS
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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: Le retour du héros   Jeu 12 Juil - 9:52

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


Lenox Hill Hospital, New- York
Le 12 mars 2017

Un petit jeu comme au bon vieux temps, rien de tel après le réveil d’un repos bien mérité, surtout après toutes les émotions vécues. Tam retrouvait son Haytham d’antan, celui qui ne reculait devant rien pour rire et amuser sa petite terreur. Et ils avaient été nombreux, leurs jeux d’enfants. Elle l’avait rejoint et avait pris la suite pour trouver un dialogue fictif à un groupe de jeunes femmes en cercle qui discutaient tranquillement. Probablement des infirmières et aides-soignantes en pause. Les amoureux ne tardèrent pas à rire de bon cœur face à leur bêtise. Sa main dans la sienne, Tam regardait amoureusement son demi-dieu de petit ami, de fiancé même, d’ailleurs.

- Qu’est-ce que tu crois, j’ai continué à jouer à ça, même sans toi. Au bureau surtout, mes cons de collègues qui passaient en fanfaronnant, je m’en donnais à coeur-joie, crois-moi. Tu sais combien c’est dur de cacher un fou-rire intérieur ?


Un petit sourire enfantin naquit sur ses lèvres tandis qu’elle se remémorait toutes les fois où elle avait joué à ridiculiser intérieurement ses idiots d’agents de terrain bourrés de testostérone et qui se la pétaient à chaque mission réussie. Tam pouvait facilement leur damer le pion et ils n’appréciaient que peu, pour les plus machos, qu’une femme de son gabarit puisse les concurrencer. Pourtant, c’était le cas, l’agent Lond faisait partie des meilleures, et contrairement à eux, elle ne faisait pas preuve de prétention, du moins pas quand ce n’était pas nécessaire.

Tam qui espérait prendre de ses nouvelles à lui, pour s’assurer qu’il s’était reposé, qu’il avait récupéré, voilà que le fils de Mars lui retournait la question. La brunette secoua la tête avec un petit sourire.

- C’est pas moi qui ai pris cher dernièrement. Et ne m’encourage pas à te cogner comme ça, c’est pas sain, ajouta-t-elle avec un clin d’oeil amusé.

La jolie brune se blottit contre lui, prenant garde à ne pas toucher son bras blessé. Elle avait besoin de ce contact, pour s’assurer inconsciemment une fois encore qu’il était bel et bien là, réellement en vie, avec elle. Elle osa même se livrer à une petite déclaration d’amour qui la surprit elle-même. Que lui avait-il fait ? Haytham Cassidy avait réussi l’exploit de changer Tamara Badass Lond en guimauve, et le pire, c’est qu’il semblait en être fier. Cette réflexion fit sourire Tam.

- Oui ben… t’y habitue pas trop, dit-elle avec un sourire en coin lorsqu’il se déclara content de l’entendre parler ainsi. Et puis, si tu trouves qu’il n’y a pas assez d’action dans ta vie, tu pourras t’entraîner avec moi. Et là tu regretteras toutes les fois où tu m’as dit que je risquais de te coller un crochet, parce que ça arrivera. Et puis pour te faire plaisir, je m’entraînerai aux cures-dents en bois avec toi. Tu sais qu’une fois, on s’est entraînés avec des faux sabres lasers avec Dewei ? C’est quelque chose pour le dérider celui-là. Je soupçonne d’ailleurs Marvin d’avoir laisser ces trucs traîner, et puis tu me connais, dès que ça touche à Star Wars, j’ai du mal à résister. Ah, et puis ma fille ne sera pas une mauviette, on va en faire une badass, donc ne t’en fais pas, tu auras de quoi faire, même sans partir dans des quêtes insensées et dangereuses.

Elle lui sourit en le voyant s’approcher pour à son tour lui donner un baiser, beaucoup moins chaste que celui dont elle l’avait affublé. Un baiser passionné comme seul lui en avait le secret. Un peu chamboulée par tant de frissons auxquels elle n’était plus habituée et ce sourire à faire tomber qu’il arborait, elle le regarda tandis qu’il demandait dans combien de temps aurait lieu la prochaine visite. Tamara regarda sa montre.

- Normalement il faut vingt heures en voiture de la Nouvelle-Orléans à New York, moi j’en ai mis douze mais parce que je suis cinglée et que j’ai pas fait de pause, mais Maisie a un bébé avec elle, elle va prendre l’avion, deux heures et demi ? Elle doit m’appeler quand elle arrive en ville… Après pour tes médecins je sais pas à quelle fréquence ils viennent. Je dirais que ce sont les infirmières qui passent le plus souvent. Tu… tu penses à quoi là ?

A la vérité, elle se doutait bien de ce à quoi il pouvait penser, mais préférait en avoir confirmation.

- Quand tu souris comme ça… et que tu m’embrasses comme ça… Est-ce que… tu … crois que c’est raisonnable ?

Elle se mordilla la lèvre, en proie à des sentiments contraires. La raison d’un côté, la passion de l’autre.


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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Le retour du héros   Sam 14 Juil - 12:51

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


Lenox Hill Hospital, New- York


La raison d'un côté, la passion de l'autre. Voilà comment nous pouvions résumer la situation. Bien sûr, le demi-dieu blessé de surcroît, n'était pas dans une forme olympique, il serait même mal venu d'entreprendre une quelconque activité physique pour le moment. Mais combien de temps devait-il attendre ? Combien de temps à réfréner son désir, ses envies, ses pulsions ? Tamara, bien plus qu'une belle femme, était pourvue d'un sex-appeal à affoler les compteurs. Désarmante est la sensualité, animée est le caractère et difficile à apprivoiser est la demoiselle sauf pour le fils du dieu de la guerre, qui la connaissait par cœur et savait interpréter les signes. Étape 1 : Le regard. Le juste dosage entre la provocation et la malice. Difficile de ne pas voir l'envie d'aller plus loin. Étape 2. Le mordillement de la lèvre inférieure. Ici, l'on franchit un stade et nous pouvons facilement affoler les compteurs. Il n'existe que deux cas de figure qui illustre cette façon qu'à Tamara de mordre sa lèvre inférieure. D'une part, la bêtise aussi innocente soit-elle, d'autre part, l'envie aussi pressente soit-elle. Et entendons-nous bien, une envie de type « charnel » Le mordillement de lèvre se voulait être la seconde étape, mais qu'en était-il de la troisième ? Étape 3. Le baiser. Un baiser n'est jamais anodin et il en dit beaucoup. Celui de Tamara fut chaste, le genre de douceur qui prémunis de la douleur, mais celui d'Haytham fut passionné et intense, assez pour réchauffer l'atmosphère et les corps. Les trois étapes franchies, nos deux protagonistes venaient de passer au niveau suivant.

Haytham avait mal, mais visiblement pas assez pour résister à l'envie d'entrevoir quelques folies avec Tam. « - Maisie ne prendra pas la voiture, à moins bien sûr de venir avec ... Elle a un petit ami ? » L'incertitude du père pouvait prêter à sourire. « - Non ne me réponds pas ! Le père que je suis ne veut pas se souvenir du fait que sa charmante fille fasse dans le sex-friend ! » Il est vrai, qu'aux dernières nouvelles, Maisie Cooper n'avait pas opté pour l'engagement. Elle était jeune, de telles pratiques étaient monnaie courante, mais il est toujours difficile pour un père de s'y faire et ce même s'il connaît son enfant depuis peu. Preuve que le demi-dieu prenait son rôle de papa poule très à cœur. « - Les infirmières ne passent pas de nuit...Enfin, je crois » lança-t-il en tentant de l'embrasser à nouveau et de se détacher histoire de continuer à attiser le désir en elle. « - Quand je souris comment ? » Il se remit à sourire alors qu'elle continuait dans l'observation avant de l'embrasser à nouveau avec passion. « - Et quand je t'embrasse comme ça... » Il recommença en prenant ses fesses en mains « - Ce qui n'est pas raisonnable c'est notre abstinence ! » lança-t-il à nouveau avec malice. « - On pourrait jouer au jeu de main jeu de vilain pour commencer. Tu sais que ça devient de plus en plus dur de ne pas te sauter dessus. » Mais était-ce vraiment raisonnable de se laisser aller de la sorte. Hay fit reculer la demoiselle jusqu'à la coller au mur avant d'enfouir son visage dans son cou pour la faire céder. Mais ça, c'était avant que la porte s'ouvre sur une infirmière.

« Monsieur Cassidy ! Mais qu'est-ce que vous faites ? » Scandalisée, elle semblait l'être à l'inverse du demi-dieu qui se détacha de sa fiancée et qui, balança le plus naturellement du monde. « - En fait, on conversait de choses et d'autres. » Mais il voyait bien que la demoiselle était peu convaincue « - Ok, je retourne me coucher ! » Il lança un regard pour apaiser Tam, qui à n'en pas douter, était prête à castagner la donneuse de leçons « - Je peux juste vous dire, pour ma défense, que ça va mieux... » Mais il en fallait plus pour convaincre l'infirmière, même si de toute évidence, Hay disait la vérité quant à l'état de sa blessure au bras, les picotements perduraient encore et quelques douleurs de-ci de-là, mais au combien gérable au vu de ce qu'il avait enduré par le passé. « - Promis on va être sages, ou du moins essayer ! » Après quelques vérifications d'usage, la jeune femme, sans rien ajouter, quitta la chambre. Hay lança un regard à Tam, avant d'éclater de rire « - Heureusement qu'on n'est pas allé plus loin hein ?! Je crois qu'on va devoir faire preuve de raison ! Si tu me promets qu'on se fera bientôt notre dîner au resto avec le costume et la robe, je pense que ça m'aidera à tenir. » Le sourire angélique gravé sur les lèvres, il lui fit mine de se rapprocher du lit. « - Tu crois qu'il y a assez de place pour deux ? » Il commença à s'installer en ménageant son bras et lui laissa suffisamment de place pour qu'elle vienne le rejoindre. « - S'envoyer en l'air dans un hosto ça sera pour une prochaine fois ! J'espère que là, tu porteras l'uniforme de l'infirmière que je m'empresserais de t'enlever. Et tu n'as pas le droit de me taper sur les doigts, j'ai le droit à ma dose de fantasme. C'est bon pour le moral à ce qui paraît ! »

Et ils s'y tinrent, aussi difficile soit-il pas de coquineries, ils se payèrent même le luxe de dormir un peu, enlacés l'un dans l'autre avant l'arrivée tant attendue de Maisie et de sa petite sœur. « Je vois que certains dorment encore ! » Hay ouvrit un œil puis le second pas sûr d'avoir bien entendu « - Maisie ? » Effectivement, elle se tenait là, face à eux, précédée de peu par l'infirmière qui avait failli les prendre en flagrant délit la veille. « - Tam, on a de la visite » lança-t-il à la belle brune qui dormait encore à ses côtés. « - Regarde qui est là ! »


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COLONEL BADASS
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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: Le retour du héros   Hier à 16:06

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


Lenox Hill Hospital, New- York
Le 12 mars 2017

Haytham connaissait Tamara, un peu trop bien parfois au goût de celle-ci. Là, il était clairement en train de l’aguicher. Il faut dire que c’était la première fois depuis la naissance de leur fille qu’ils se retrouvaient seuls sans elle, se rappelant au bon souvenir des moments plus que chauds bouillants qu’ils avaient pu partager. Et là, clairement, le fils de Mars avait quelques idées derrière la tête et se faisait comprendre à sa manière. De plus en plus déstabilisée, Tam le regardait et l’écoutait, bouche bée, ayant à peine le loisir de lui répondre sur sa question concernant Maisie et un éventuel petit ami… Avait-il déjà oublié l’épisode Lyllian ? Hay semblait désemparé que sa fille de pourtant vingt-six ans puisse avoir des « plans cul ».

- J’ai toujours fait ça, t’as une remarque à faire ?

Il préféra répondre sur une éventuelle tournée de nuit des infirmières avant de l’embrasser à nouveau. Tam sentait bien qu’elle ne maîtrisait plus rien, ni ses réactions ni son corps. Tout son être était irrémédiablement attiré par lui, d’autant plus après ce baiser qui avait réveillé chacun de ses atomes, et ce sourire qu’il affichait sur son visage et qui en disait long. Elle tenta bien de commencer à avoir une approche raisonnable, aussi difficile que ce soit, mais le caractère entreprenant des baisers et des mains de l’Irlandais qui avait déjà retrouvé ses fesses empêcha la brunette de continuer à souscrire à la raison. Son coeur commençait à s’emballer, elle cherchait son souffle et devait bien reconnaître que l’abstinence, c’était bien trop difficile.

- Hay… je sais… J’en peux plus ! Avoua-t-elle en sentant les lèvres de son homme sur la peau de son cou.

Elle ferma les yeux tandis qu’il l’avait plaquée doucement au mur et s’apprêtait à lui rendre un baiser passionné lorsque la porte de la chambre s’ouvrit après un léger « toc toc », sur une infirmière qui ne semblait pas ouverte à l’idée de les laisser s’amuser un peu. La frustration plus que la colère s’empara de Tam tandis que son fiancé se détachait d’elle pour aller finalement se remettre au lit alors que l’infirmière faisait son travail à vérifier les constantes et l’état de la perfusion. L’intruse partie, les deux amoureux rirent de bon coeur.

- Oui, promis on ira faire ce dîner que tu attends depuis si longtemps. Hay, je t’en prie, ne me chauffe plus jamais comme ça si c’est pour ne rien faire. En plus on n’a pas de capotes, et je te le dis, on prendra pas le risque d’une deuxième grossesse.

Elle avait bien trop morflé et surtout était allée contre ses principes. A présent, même si elle aimait Eileen de tout son coeur, sa vie était totalement différente de ce qu’elle s’était toujours imaginé, même si rien n’était défini avec précision. Tam ne put s’empêcher d’avoir un sourire amusé avec le fantasme de son « Penseur ».

- Non, sérieux, tu veux que je porte un uniforme ? Ah là là, tu n’en finiras jamais de me surprendre. Fantasme autant que tu veux mon amour, tant que ça reste sur moi et pas sur je ne sais qui.

Elle s’approcha de lui et vint s’installer avec douceur et précautions contre lui dans le lit. Hors de question de passer une nuit de plus sans ses bras.

La nuit fut bonne, l’infirmière avait été discrète lors de son passage pour vérifier la perfusion, et aucun des deux n’eut à déplorer un fâcheux réveil en plein cycle de sommeil. Tam rattrapait ses heures enlacée sous le bras valide de l’homme de sa vie, un sommeil réparateur bien mérité. Puis, elle entendit le son de la voix du marsien ce qui la fit ouvrir les yeux. Là, elle se rendit compte de la présence de Maisie qui tenait leur fille dans son cosy. Un immense sourire se dessina sur les lèvres de l’ancien agent de terrain qui se leva, prenant garde à ne pas trop bousculer son homme.

- Maisie ! Eileen, mon petit coeur !

Elle la prit avec tendresse dans ses bras et s’approcha d’Haytham pour qu’il puisse la voir. Jamais elle n’aurait cru cela possible, mais ces quelques heures loin de sa fille avaient été très difficiles pour Tamara. Elle déposa avec une infinie précaution le nourrisson sur le torse de son papa, et alla serrer Maisie dans ses bras.

- Merci ma grande.

La jeune femme alla embrasser son père. Elle aussi avait eu peur pour lui. Elle revint prendre Eileen qui commençait à s’agiter dans ses bras et s’installa dans le fauteuil pour la nourrir, tandis que Maisie prenait la main de son père après l’avoir doucement serré dans ses bras. L’infirmière assista brièvement aux retrouvailles et s’éclipsa, il était temps de passer le relai à l’équipe de jour.

« - Normalement les visites ne sont qu’à 10 heures mais j’ai pu passer dans les mailles du filet grâce à Eileen. »

- Ils nous les cassent avec leurs règles à la noix… rétorqua Tam qui rapprocha la petite princesse piranha de son papa. Bon, je vous laisse vous retrouver quelques minutes le temps de prendre une douche.

Tam se pencha pour embrasser furtivement Haytham et laissa le patriarche et ses deux filles ensemble tandis qu’elle s’enfermait dans la salle de bain et fit couler l’eau. Elle était tellement soulagée d’avoir les deux amours de sa vie dans la même pièce qu’elle se mit à pleurer. Ça lui fit du bien, tout comme la douche d’ailleurs. Elle enfila des vêtements qu’elle avait achetés la veille et finit par ressortir un peu plus tard. Maisie avait amené des affaires pour son père, Tam et bien sûr celles d’Eileen. Celle-ci s’était d’ailleurs endormie dans les bras de son père. Ce tableau était tellement beau que l’ancienne agent de terrain ne résista pas à prendre une petite photo.

- Qu’est-ce que j’ai manqué ? Demanda-t-elle en souriant et venant prendre place autour de son homme.

Celui-ci était désormais si bien entouré par les trois femmes de sa vie, c’en était touchant.


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