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 Le retour du héros

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CAPITAINE BEAU GOSSE
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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Le retour du héros   Mar 10 Juil - 23:10

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


Lenox Hill Hospital, New- York
Le 12 mars 2017

Le sommeil le gagnant, Haytham ne parvint à attendre plus longtemps Tamara et se laissa emporter sur les rivages de l'onirisme. Son corps avait besoin d'accalmie et son esprit d'une pause. Tout se bousculait encore dans sa tête, le bon, le mauvais avait sans distinctions ébranlés son esprit, faisant surchauffer à pleines turbines ses neurones. Le Penseur devait toutefois se préservait pour les heures à venir et offrir un visage plus rassurant à ses filles, en route pour l'hôpital. Il aurait préféré, un autre lieu pour ces retrouvailles tant attendues, mais n'étant pas en capacité de proposer une alternative, il devait s'en contenter sans broncher. Le sommeil le délesta malgré tout au bout de quelques heures, l'obligeant ainsi à déserter son lit, faute de mieux pour fuir. Et puis Tam dormant profondément à ses côtés, il ne se sentait pas le cœur de la réveiller, en prétextant juste vouloir profiter pleinement de sa présence. Il s'approcha donc de la fenêtre, ravi de voir que la ville vivait encore sous ses pieds. Toujours handicapé par son problème d'audition et parce qu'il avait besoin de sourire un peu, il se souvient d'un jeu qu'il faisait avec Tam, lorsque leurs mères se livraient à l'une de leur longue conversation sur la terrasse et que les deux terreurs les observaient. Bien sûr le demi-dieu entendait tout de l'échange, qu'il pouvait dès lors retranscrire, mais jamais à court d'imagination et puisque cela amusait la petite Tamara, ils se livraient tous deux à une réinterprétation de l'échange provoquant ainsi, parfois l'hilarité de Mr Lignac lorsqu'il les entendait, sa femme, toujours sur la retenue, esquissait quant à elle un léger sourire.

Il se lança donc dans sa petite improvisation bientôt rejoint par Tamara qui malgré le récent éveil, se prêta au jeu en évoquant les soldes. Hay ne put s'empêcher de sourire, sa présence une fois encore, allégeait son esprit et lui permettait en plus de l'apaiser, de s'amuser malgré la gravité de la situation. Optant pour une voix un peu plus aigüe, il renchérit « - Manquer les soldes, c'est une chose, manquer les moins soixante-dix pour-cent, c'est un crime. Tu ne penses pas à ta garde-robe toi ma chérie ! Et encore moins aux sacs en peau de fesses de lézards » Il ne put s'empêcher de lancer un furtif regard à sa complice qui elle ne pouvait s'empêcher de pouffer de rire telle la petite fille qu'elle n'était plus. Lui-même se mit à rire face à tant de bêtises, mais pouvait-on les blâmer d'avoir encore une âme d'enfant ? « - Tu n'as pas perdu la main » concéda-t-il en acceptant sa main dans la sienne. « - C'est plutôt moi qui devrais m'inquiéter de savoir si tu as pu te reposer suffisamment ! » Il espérait aussi dévier le sujet du mariage qui pointait encore le bout de son nez et menaçait le peu d'effet de surprise qui lui restait dans la manche. « - Je préfère d'abord m'inquiéter pour toi au risque de me prendre un crochet dans la tronche ! » La demoiselle consentit plutôt à se blottir tout contre lui faisant preuve d'une douceur dont lui seul et Eileen étaient bénéficiaires. Sachant pertinemment que ce moment était le leur, Hay fit vœu de silence. Tam avait besoin de se recentrer et quitte à monopoliser la parole, il préférait que ça soit elle qui s'en charge étant peu coutumière du fait. Et sans se faire prier, la belle brune s'exécuta et se livra à un petit soliloque qui toucha l'intéressé tant il n'était pas habitué à voir Tamara fendre aussi facilement sa carapace (enfin si on omet les neuf mois de grossesse et les hormones évidemment)

Les secondes s'égrenèrent sans que le demi-dieu n'arrête sa bien-aimée toujours blotti contre lui. Il était touché par chacun de ses mots et par l'effort que cela représentait pour elle. Ainsi, il resta silencieux tout le long durant et ce n'est qu'après qu'elle l'eut affublé d'un baiser sur les lèvres, qu'il reprit la parole. « - Mon amour, je sais à quel point ce fut dur pour toi de t'épandre comme ça ! Bien sûr que je sais que tu m'aimes et je m'en contre-fous que tu ressembles à une guimauve. Tu fends l'armure avec moi et c'est un vrai privilège dont j'ai conscience. J'ai aussi pris conscience que la vie était trop courte et trop précieuse. Maintenant qu'on a Eileen on ne peut plus se permettre de prendre des risques et de ce côté-là, j'ai carrément abusé. Tam, ma vie ou mon éternité ou ce qu'il y a là-haut, serait inimaginable sans toi. Je ne veux pas te perdre, ni perdre ce que nous sommes en train de construire, et même si j'avoue que le costume de Superman va beaucoup me manquer, je suis prêt à faire ce sacrifice. Toi aussi, tu es l'amour de ma vie, il m'a juste fallu du temps pour le voir et le comprendre. Cependant, oui, parce que c'est plus classe que de dire « mais », j'ai conscience que rien n'est acquis. J'entends par là, qu'avec toi la routine n'est pas permise » De son sourire enjôleur auquel elle ne résistait que difficilement, il s'approcha à nouveau d'elle, se pencha légèrement et effaça la chasteté de ses lèvres pour y introduire la passion

« - On a encore combien de temps avant d’avoir de la visite ? »



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COLONEL BADASS
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MessageSujet: Re: Le retour du héros   Jeu 12 Juil - 9:52

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


Lenox Hill Hospital, New- York
Le 12 mars 2017

Un petit jeu comme au bon vieux temps, rien de tel après le réveil d’un repos bien mérité, surtout après toutes les émotions vécues. Tam retrouvait son Haytham d’antan, celui qui ne reculait devant rien pour rire et amuser sa petite terreur. Et ils avaient été nombreux, leurs jeux d’enfants. Elle l’avait rejoint et avait pris la suite pour trouver un dialogue fictif à un groupe de jeunes femmes en cercle qui discutaient tranquillement. Probablement des infirmières et aides-soignantes en pause. Les amoureux ne tardèrent pas à rire de bon cœur face à leur bêtise. Sa main dans la sienne, Tam regardait amoureusement son demi-dieu de petit ami, de fiancé même, d’ailleurs.

- Qu’est-ce que tu crois, j’ai continué à jouer à ça, même sans toi. Au bureau surtout, mes cons de collègues qui passaient en fanfaronnant, je m’en donnais à coeur-joie, crois-moi. Tu sais combien c’est dur de cacher un fou-rire intérieur ?


Un petit sourire enfantin naquit sur ses lèvres tandis qu’elle se remémorait toutes les fois où elle avait joué à ridiculiser intérieurement ses idiots d’agents de terrain bourrés de testostérone et qui se la pétaient à chaque mission réussie. Tam pouvait facilement leur damer le pion et ils n’appréciaient que peu, pour les plus machos, qu’une femme de son gabarit puisse les concurrencer. Pourtant, c’était le cas, l’agent Lond faisait partie des meilleures, et contrairement à eux, elle ne faisait pas preuve de prétention, du moins pas quand ce n’était pas nécessaire.

Tam qui espérait prendre de ses nouvelles à lui, pour s’assurer qu’il s’était reposé, qu’il avait récupéré, voilà que le fils de Mars lui retournait la question. La brunette secoua la tête avec un petit sourire.

- C’est pas moi qui ai pris cher dernièrement. Et ne m’encourage pas à te cogner comme ça, c’est pas sain, ajouta-t-elle avec un clin d’oeil amusé.

La jolie brune se blottit contre lui, prenant garde à ne pas toucher son bras blessé. Elle avait besoin de ce contact, pour s’assurer inconsciemment une fois encore qu’il était bel et bien là, réellement en vie, avec elle. Elle osa même se livrer à une petite déclaration d’amour qui la surprit elle-même. Que lui avait-il fait ? Haytham Cassidy avait réussi l’exploit de changer Tamara Badass Lond en guimauve, et le pire, c’est qu’il semblait en être fier. Cette réflexion fit sourire Tam.

- Oui ben… t’y habitue pas trop, dit-elle avec un sourire en coin lorsqu’il se déclara content de l’entendre parler ainsi. Et puis, si tu trouves qu’il n’y a pas assez d’action dans ta vie, tu pourras t’entraîner avec moi. Et là tu regretteras toutes les fois où tu m’as dit que je risquais de te coller un crochet, parce que ça arrivera. Et puis pour te faire plaisir, je m’entraînerai aux cures-dents en bois avec toi. Tu sais qu’une fois, on s’est entraînés avec des faux sabres lasers avec Dewei ? C’est quelque chose pour le dérider celui-là. Je soupçonne d’ailleurs Marvin d’avoir laisser ces trucs traîner, et puis tu me connais, dès que ça touche à Star Wars, j’ai du mal à résister. Ah, et puis ma fille ne sera pas une mauviette, on va en faire une badass, donc ne t’en fais pas, tu auras de quoi faire, même sans partir dans des quêtes insensées et dangereuses.

Elle lui sourit en le voyant s’approcher pour à son tour lui donner un baiser, beaucoup moins chaste que celui dont elle l’avait affublé. Un baiser passionné comme seul lui en avait le secret. Un peu chamboulée par tant de frissons auxquels elle n’était plus habituée et ce sourire à faire tomber qu’il arborait, elle le regarda tandis qu’il demandait dans combien de temps aurait lieu la prochaine visite. Tamara regarda sa montre.

- Normalement il faut vingt heures en voiture de la Nouvelle-Orléans à New York, moi j’en ai mis douze mais parce que je suis cinglée et que j’ai pas fait de pause, mais Maisie a un bébé avec elle, elle va prendre l’avion, deux heures et demi ? Elle doit m’appeler quand elle arrive en ville… Après pour tes médecins je sais pas à quelle fréquence ils viennent. Je dirais que ce sont les infirmières qui passent le plus souvent. Tu… tu penses à quoi là ?

A la vérité, elle se doutait bien de ce à quoi il pouvait penser, mais préférait en avoir confirmation.

- Quand tu souris comme ça… et que tu m’embrasses comme ça… Est-ce que… tu … crois que c’est raisonnable ?

Elle se mordilla la lèvre, en proie à des sentiments contraires. La raison d’un côté, la passion de l’autre.


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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Le retour du héros   Sam 14 Juil - 12:51

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


Lenox Hill Hospital, New- York


La raison d'un côté, la passion de l'autre. Voilà comment nous pouvions résumer la situation. Bien sûr, le demi-dieu blessé de surcroît, n'était pas dans une forme olympique, il serait même mal venu d'entreprendre une quelconque activité physique pour le moment. Mais combien de temps devait-il attendre ? Combien de temps à réfréner son désir, ses envies, ses pulsions ? Tamara, bien plus qu'une belle femme, était pourvue d'un sex-appeal à affoler les compteurs. Désarmante est la sensualité, animée est le caractère et difficile à apprivoiser est la demoiselle sauf pour le fils du dieu de la guerre, qui la connaissait par cœur et savait interpréter les signes. Étape 1 : Le regard. Le juste dosage entre la provocation et la malice. Difficile de ne pas voir l'envie d'aller plus loin. Étape 2. Le mordillement de la lèvre inférieure. Ici, l'on franchit un stade et nous pouvons facilement affoler les compteurs. Il n'existe que deux cas de figure qui illustre cette façon qu'à Tamara de mordre sa lèvre inférieure. D'une part, la bêtise aussi innocente soit-elle, d'autre part, l'envie aussi pressente soit-elle. Et entendons-nous bien, une envie de type « charnel » Le mordillement de lèvre se voulait être la seconde étape, mais qu'en était-il de la troisième ? Étape 3. Le baiser. Un baiser n'est jamais anodin et il en dit beaucoup. Celui de Tamara fut chaste, le genre de douceur qui prémunis de la douleur, mais celui d'Haytham fut passionné et intense, assez pour réchauffer l'atmosphère et les corps. Les trois étapes franchies, nos deux protagonistes venaient de passer au niveau suivant.

Haytham avait mal, mais visiblement pas assez pour résister à l'envie d'entrevoir quelques folies avec Tam. « - Maisie ne prendra pas la voiture, à moins bien sûr de venir avec ... Elle a un petit ami ? » L'incertitude du père pouvait prêter à sourire. « - Non ne me réponds pas ! Le père que je suis ne veut pas se souvenir du fait que sa charmante fille fasse dans le sex-friend ! » Il est vrai, qu'aux dernières nouvelles, Maisie Cooper n'avait pas opté pour l'engagement. Elle était jeune, de telles pratiques étaient monnaie courante, mais il est toujours difficile pour un père de s'y faire et ce même s'il connaît son enfant depuis peu. Preuve que le demi-dieu prenait son rôle de papa poule très à cœur. « - Les infirmières ne passent pas de nuit...Enfin, je crois » lança-t-il en tentant de l'embrasser à nouveau et de se détacher histoire de continuer à attiser le désir en elle. « - Quand je souris comment ? » Il se remit à sourire alors qu'elle continuait dans l'observation avant de l'embrasser à nouveau avec passion. « - Et quand je t'embrasse comme ça... » Il recommença en prenant ses fesses en mains « - Ce qui n'est pas raisonnable c'est notre abstinence ! » lança-t-il à nouveau avec malice. « - On pourrait jouer au jeu de main jeu de vilain pour commencer. Tu sais que ça devient de plus en plus dur de ne pas te sauter dessus. » Mais était-ce vraiment raisonnable de se laisser aller de la sorte. Hay fit reculer la demoiselle jusqu'à la coller au mur avant d'enfouir son visage dans son cou pour la faire céder. Mais ça, c'était avant que la porte s'ouvre sur une infirmière.

« Monsieur Cassidy ! Mais qu'est-ce que vous faites ? » Scandalisée, elle semblait l'être à l'inverse du demi-dieu qui se détacha de sa fiancée et qui, balança le plus naturellement du monde. « - En fait, on conversait de choses et d'autres. » Mais il voyait bien que la demoiselle était peu convaincue « - Ok, je retourne me coucher ! » Il lança un regard pour apaiser Tam, qui à n'en pas douter, était prête à castagner la donneuse de leçons « - Je peux juste vous dire, pour ma défense, que ça va mieux... » Mais il en fallait plus pour convaincre l'infirmière, même si de toute évidence, Hay disait la vérité quant à l'état de sa blessure au bras, les picotements perduraient encore et quelques douleurs de-ci de-là, mais au combien gérable au vu de ce qu'il avait enduré par le passé. « - Promis on va être sages, ou du moins essayer ! » Après quelques vérifications d'usage, la jeune femme, sans rien ajouter, quitta la chambre. Hay lança un regard à Tam, avant d'éclater de rire « - Heureusement qu'on n'est pas allé plus loin hein ?! Je crois qu'on va devoir faire preuve de raison ! Si tu me promets qu'on se fera bientôt notre dîner au resto avec le costume et la robe, je pense que ça m'aidera à tenir. » Le sourire angélique gravé sur les lèvres, il lui fit mine de se rapprocher du lit. « - Tu crois qu'il y a assez de place pour deux ? » Il commença à s'installer en ménageant son bras et lui laissa suffisamment de place pour qu'elle vienne le rejoindre. « - S'envoyer en l'air dans un hosto ça sera pour une prochaine fois ! J'espère que là, tu porteras l'uniforme de l'infirmière que je m'empresserais de t'enlever. Et tu n'as pas le droit de me taper sur les doigts, j'ai le droit à ma dose de fantasme. C'est bon pour le moral à ce qui paraît ! »

Et ils s'y tinrent, aussi difficile soit-il pas de coquineries, ils se payèrent même le luxe de dormir un peu, enlacés l'un dans l'autre avant l'arrivée tant attendue de Maisie et de sa petite sœur. « Je vois que certains dorment encore ! » Hay ouvrit un œil puis le second pas sûr d'avoir bien entendu « - Maisie ? » Effectivement, elle se tenait là, face à eux, précédée de peu par l'infirmière qui avait failli les prendre en flagrant délit la veille. « - Tam, on a de la visite » lança-t-il à la belle brune qui dormait encore à ses côtés. « - Regarde qui est là ! »


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COLONEL BADASS
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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: Le retour du héros   Lun 16 Juil - 16:06

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


Lenox Hill Hospital, New- York
Le 12 mars 2017

Haytham connaissait Tamara, un peu trop bien parfois au goût de celle-ci. Là, il était clairement en train de l’aguicher. Il faut dire que c’était la première fois depuis la naissance de leur fille qu’ils se retrouvaient seuls sans elle, se rappelant au bon souvenir des moments plus que chauds bouillants qu’ils avaient pu partager. Et là, clairement, le fils de Mars avait quelques idées derrière la tête et se faisait comprendre à sa manière. De plus en plus déstabilisée, Tam le regardait et l’écoutait, bouche bée, ayant à peine le loisir de lui répondre sur sa question concernant Maisie et un éventuel petit ami… Avait-il déjà oublié l’épisode Lyllian ? Hay semblait désemparé que sa fille de pourtant vingt-six ans puisse avoir des « plans cul ».

- J’ai toujours fait ça, t’as une remarque à faire ?

Il préféra répondre sur une éventuelle tournée de nuit des infirmières avant de l’embrasser à nouveau. Tam sentait bien qu’elle ne maîtrisait plus rien, ni ses réactions ni son corps. Tout son être était irrémédiablement attiré par lui, d’autant plus après ce baiser qui avait réveillé chacun de ses atomes, et ce sourire qu’il affichait sur son visage et qui en disait long. Elle tenta bien de commencer à avoir une approche raisonnable, aussi difficile que ce soit, mais le caractère entreprenant des baisers et des mains de l’Irlandais qui avait déjà retrouvé ses fesses empêcha la brunette de continuer à souscrire à la raison. Son coeur commençait à s’emballer, elle cherchait son souffle et devait bien reconnaître que l’abstinence, c’était bien trop difficile.

- Hay… je sais… J’en peux plus ! Avoua-t-elle en sentant les lèvres de son homme sur la peau de son cou.

Elle ferma les yeux tandis qu’il l’avait plaquée doucement au mur et s’apprêtait à lui rendre un baiser passionné lorsque la porte de la chambre s’ouvrit après un léger « toc toc », sur une infirmière qui ne semblait pas ouverte à l’idée de les laisser s’amuser un peu. La frustration plus que la colère s’empara de Tam tandis que son fiancé se détachait d’elle pour aller finalement se remettre au lit alors que l’infirmière faisait son travail à vérifier les constantes et l’état de la perfusion. L’intruse partie, les deux amoureux rirent de bon coeur.

- Oui, promis on ira faire ce dîner que tu attends depuis si longtemps. Hay, je t’en prie, ne me chauffe plus jamais comme ça si c’est pour ne rien faire. En plus on n’a pas de capotes, et je te le dis, on prendra pas le risque d’une deuxième grossesse.

Elle avait bien trop morflé et surtout était allée contre ses principes. A présent, même si elle aimait Eileen de tout son coeur, sa vie était totalement différente de ce qu’elle s’était toujours imaginé, même si rien n’était défini avec précision. Tam ne put s’empêcher d’avoir un sourire amusé avec le fantasme de son « Penseur ».

- Non, sérieux, tu veux que je porte un uniforme ? Ah là là, tu n’en finiras jamais de me surprendre. Fantasme autant que tu veux mon amour, tant que ça reste sur moi et pas sur je ne sais qui.

Elle s’approcha de lui et vint s’installer avec douceur et précautions contre lui dans le lit. Hors de question de passer une nuit de plus sans ses bras.

La nuit fut bonne, l’infirmière avait été discrète lors de son passage pour vérifier la perfusion, et aucun des deux n’eut à déplorer un fâcheux réveil en plein cycle de sommeil. Tam rattrapait ses heures enlacée sous le bras valide de l’homme de sa vie, un sommeil réparateur bien mérité. Puis, elle entendit le son de la voix du marsien ce qui la fit ouvrir les yeux. Là, elle se rendit compte de la présence de Maisie qui tenait leur fille dans son cosy. Un immense sourire se dessina sur les lèvres de l’ancien agent de terrain qui se leva, prenant garde à ne pas trop bousculer son homme.

- Maisie ! Eileen, mon petit coeur !

Elle la prit avec tendresse dans ses bras et s’approcha d’Haytham pour qu’il puisse la voir. Jamais elle n’aurait cru cela possible, mais ces quelques heures loin de sa fille avaient été très difficiles pour Tamara. Elle déposa avec une infinie précaution le nourrisson sur le torse de son papa, et alla serrer Maisie dans ses bras.

- Merci ma grande.

La jeune femme alla embrasser son père. Elle aussi avait eu peur pour lui. Elle revint prendre Eileen qui commençait à s’agiter dans ses bras et s’installa dans le fauteuil pour la nourrir, tandis que Maisie prenait la main de son père après l’avoir doucement serré dans ses bras. L’infirmière assista brièvement aux retrouvailles et s’éclipsa, il était temps de passer le relai à l’équipe de jour.

« - Normalement les visites ne sont qu’à 10 heures mais j’ai pu passer dans les mailles du filet grâce à Eileen. »

- Ils nous les cassent avec leurs règles à la noix… rétorqua Tam qui rapprocha la petite princesse piranha de son papa. Bon, je vous laisse vous retrouver quelques minutes le temps de prendre une douche.

Tam se pencha pour embrasser furtivement Haytham et laissa le patriarche et ses deux filles ensemble tandis qu’elle s’enfermait dans la salle de bain et fit couler l’eau. Elle était tellement soulagée d’avoir les deux amours de sa vie dans la même pièce qu’elle se mit à pleurer. Ça lui fit du bien, tout comme la douche d’ailleurs. Elle enfila des vêtements qu’elle avait achetés la veille et finit par ressortir un peu plus tard. Maisie avait amené des affaires pour son père, Tam et bien sûr celles d’Eileen. Celle-ci s’était d’ailleurs endormie dans les bras de son père. Ce tableau était tellement beau que l’ancienne agent de terrain ne résista pas à prendre une petite photo.

- Qu’est-ce que j’ai manqué ? Demanda-t-elle en souriant et venant prendre place autour de son homme.

Celui-ci était désormais si bien entouré par les trois femmes de sa vie, c’en était touchant.


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CAPITAINE BEAU GOSSE

MessageSujet: Re: Le retour du héros   Mar 17 Juil - 16:09

Le retour du héros
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L'amour entre ces deux êtres se voulait ardent, passionné, au-delà même de la raison et le manque engendré par la séparation, par les dangers qui auraient pu avoir raison d'Haytham, les poussèrent à faire un doigt d'honneur à la raison, à ne plus réfléchir et à se préparer à se livrer l'un à l'autre sans plus de cérémonial. Fort heureusement (ou pas) l'infirmière scella les frustrations et les obligèrent aussitôt à se séparer pour un peu plus de convenance. Il ne put cependant, s'empêcher de regarder Tam, avec envie et cette légère gêne d'avoir été pris « presque » en flagrant délit. Passé la frustration et le départ de l'indésirable infirmière, il fallait pour Haytham trouver un sujet de discussion pour éviter de trop penser à ce qui se passait en dessous de la ceinture. Le dîner était semblerait-il la meilleure des excuses. « - Ca fait une éternité que je l'attends ce satané dîner en amoureux » Il ne put se résoudre à développer davantage ses plans, car Tamara, désireuse de mettre les points sur les « i » l'en dissuada en le suppliant presque de ne plus la chauffer de la sorte si rien ne se passe. « - Stop ! Je ne veux pas de prise de tête et si on s'oriente vers ce sujet, il y en aura sûrement. » Il lui prit la main, se montrant le plus rassurant possible avant de lui dire presque dans un murmure « - Je ferais ce qu'il faut ! » Par chance, ils parvinrent à nouveau à dévier le sujet vers quelque chose de plus léger, dans tous les sens du terme.

« - Bien sûr que je veux que tu portes un uniforme et tant pis si c'est tellement cliché. Infirmière, policière, tout ce que tu veux. De toute façon, je n'ai d'yeux que pour toi. Et je ne dis pas ça parce que je crains ton courroux...Quoique je pourrais très facilement me faire botter le cul. » Il la laissa s'installer près de lui priant pour l'accalmie perdure un peu plus. « - Je pourrais aussi porter un costume si tu veux ? Je serais d'ailleurs très curieux de connaître tes fantasmes ! » Mais outre les fantasmes et les conversations coquines, il fallait à présent dormir un peu pour avoir une tronche passable et ne pas effrayer Maisie et Eileen dès leur arrivée dans un milieu déjà propice à l'appréhension. Les heures s'écoulèrent donc avec douceur, avant que la porte ne s'ouvre sur une jeune demoiselle aidée par une autre infirmière qui l'aidait à porter les sacs. Encore pourvu d'une bonne ouïe, le demi-dieu parvint à percevoir l'arrivée de nouveaux visiteurs, qu'il put enfin identifier en ouvrant l'œil. « Salut Pa' ! lança l'aînée d'Haytham en s'approchant avec mille et une précaution. Il était difficile pour elle, malgré les sourires de façade, de faire taire la grandissante inquiétude qui émanait d'elle. Tam se réveilla à son tour et découvrit la belle surprise qui lui faisait face.

« Je ne voulais pas vous réveiller ! » dit-il en s'approchant des deux parents pour qu'ils puissent mieux profiter de leur petit ange. « - Hello toi ! » Tamara déposa la petite sur le torse puissant de son papa avant de quitter le lit pour s'approcher de Maisie pour la prendre dans ses bras sous le regard attendri du demi-dieu « - Regarde, comme maman et Maisie sont mignonnes mon ange ! » Il déposa un léger baiser sur le haut de son crâne avant de rendre le petit trésor à sa maman pour qu'elle puisse la nourrir sur le fauteuil à côté. L'aînée d'Haytham pouvait ainsi se rapprocher de son père pour une accolade.

« - Ils sont stricts avec le règlement, c'est vrai. Mais j'imagine que c'est pour notre bien ! »

« Si ça vous permet d'être bien tous les deux, je prends le cassage de noix. » Le petit monstre rassasié, Tamara quitta son siège et tendit à nouveau la petite à « Super papa » qui se fit une joie de la récupérer tandis que « Super maman » disparaissait pour prendre une douche et sûrement s'octroyer quelques précieuses minutes à elle et laisser Haytham avec ses deux filles. « - Merci d'être venu et de nous avoir amené quelques affaires. Tam veut camper ici et tu sais que lorsqu'elle... »

« ... Arrête papa ! Si tu n'étais pas dans ce lit, je t'aurais déjà botté le cul. Tu te rends compte de l'inquiétude que tu as causé. Et qu'est-ce qui se serait passé si...

« - ... Maisie, je suis là, vivant, certes un peu diminué, mais vivant. Ma grande, je t'assure que j'ai compris la leçon. Je ne sortirais plus le costume de Superman, je l'ai promis à Tamara. Je serais un bon père. J'en ai vraiment envie, tu sais et pour toi et pour Eileen »

« Vous allez faire quoi ! »

« - Se laisser porter et préparer un mariage ! » Il lui sourit, espérant la rassuré un peu, avant de reporter toute son attention sur la petite Eileen qui venait de s'endormir. « - Je suis trop soporifique »

« Répète un peu ce que tu viens de dire ! »

« - Je vais épouser Tam ! Je lui ai pris de gérer. »

« Je... »

« - Nope, je vais me débrouiller tout seul. Je ne veux pas en faire quelque chose de trop grandiloquent. Je veux juste que ce soit bien pour Tam ! Limite peut-être que tu pourrais l'aider à trouver une robe ! » La jeune fille acquiesça tout sourire avant que le flash d'un appareil photo ne se fasse entendre. Tamara, munis de son portable, venait de prendre un cliché. Hay lui lança un doux sourire, car il venait de saisir ce pourquoi, il était fait. « - Je vous aimes ! » laissa-t-il entendre aux femmes de sa vie. Heureux, il l'était et pour rien au monde, il n'aurait échangé sa place.


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COLONEL BADASS

MessageSujet: Re: Le retour du héros   Jeu 19 Juil - 14:09

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Lenox Hill Hospital, New- York
Le 12 mars 2017

Cette courte nuit de repos fut salutaire. Tamara dormait d’un réel sommeil sans cauchemar pour la première fois depuis presque une semaine, autant dire qu’avec un bébé à allaiter, ce n’était pas la grande forme. Mais elle avait parcouru une bonne partie du pays en voiture pour retrouver l’amour de sa vie, faisant fi de la fatigue, voire même de l’épuisement qui assaillait son corps et son esprit. Tout ce qu’elle voulait, c’était que son homme lui soit rendu en un seul morceau. Et c’était le cas, le soulagement était conséquent et le sommeil dans les bras du fils de Mars paisible. Un sommeil peuplé de rêves et non de cauchemars, illustrant plutôt bien la conversation de la veille.

Le réveil se déroula en douceur, avec la voix chaleureuse d’Haytham dans ses oreilles. Tam ne pouvait être plus enchantée, d’autant qu’elle découvrit que sa petite poupée était enfin arrivée avec sa grande sœur. Après avoir saluée les deux filles de son « Penseur », n’omettant pas un moment privilégié avec Eileen, Tam s’accorda un peu de temps dans la salle de bain. Une bonne douche bien chaude pour décompresser pendant que son irlandais préféré retrouvait ses filles. Elle n’avait aucune idée de la conversation qui unissait les deux êtres les plus âgés restants dans la pièce, mais elle avait une certitude : Hay était en sécurité, et ça lui suffisait.

De l’autre coté, Maisie posait des questions. Elle avait appris pour le départ imminent de Victoria et Richard sur quasi ordre express de Tam. La fille d’Haytham avait dû leur expliquer dans les grandes lignes qu’ils étaient en danger en restant aux Etats-Unis et qu’il valait mieux s’éloigner quelques temps. Elle avait assisté à des adieux déchirants entre les grands-parents et leur petite fille de seulement trois semaines et avait ensuite pris le chemin de l’aéroport pour prendre le premier avion disponible pour New York. Autant dire que ça avait fait beaucoup de chamboulements. Puis, Hay avait voulu axer la conversation sur plus de légèreté en parlant du mariage.

« - Tu veux que j’aide Tam à trouver une robe ? On parle de la même Tam ? Parce que ça reviendrait à me demander de la ligoter pour la forcer à en enfiler une… Ouais, ça pourrait carrément me plaire ! » répondit Maisie avec un sourire amusé.

L’ancienne agent de terrain sortit enfin de la petite salle de bain de la chambre de son fiancé et s’était empressée de prendre une photo des Cassidy au complet.

- Je te l’envoie, Maisie.

S’installant près de son fiancé, elle tapota sur l’écran de son téléphone pour lui envoyer la photo et en profita pour écrire un petit SMS.

« Dis-moi quand tu retourneras au Département. N’en parle pas à ton père s’il te plaît. »

Souriant toujours, elle les regarda tour à tour.

- Qu’est-ce que vous diriez d’un petit déjeuner en famille ? On va pas forcer Hay à manger le pain dégueulasse de l’hôpital alors qu’on a été habitués à du vrai pain français. Si on lui ramenait quelque chose ? Tu aimerais quoi mon amour ?

Elle le regarda avec tendresse. Qu’est-ce qu’elle pouvait l’aimer. Elle était prête à tout pour lui, même abandonner ( momentanément ) ses souhaits de vengeance, le temps qu’Eileen grandisse. Elle réfléchissait à ce que pourrait être leur vie pendant ce laps de temps, et surtout à où la faire. C’est à ce moment-là que l’aide-soignante entra pour apporter le-dit petit déjeuner au malade. Un sourire complice s’échangea entre Maisie et Tamara tandis que la jeune femme déposa le plateau sur la table avant de quitter la pièce après les avoir salués poliment.

- Qu’est-ce que je disais… A la rigueur, le café est peut-être potable ? Laisse-moi vérifier.

Tam et son addiction au café. Elle avait été brimée pendant six longs mois, cantonnée à une seule tasse par jour. Elle attrapa le mug et le porta à ses lèvres après avoir humé l’odeur. Une gorgée plus tard, elle reposa la tasse.

- M’ouais, y a pire, y a mieux.

La jeune maman se pencha pour prendre Eileen avec délicatesse pour laisser Hay se redresser un peu. La petite dormait paisiblement.

- Le voyage n’a pas été trop difficile avec elle ? Elle n’a pas trop pleuré ?

Tam était partie en catastrophe, ne se demandant pas comment elle récupérerait sa fille, et à présent, elle culpabilisait de l’avoir laissée comme ça, partant comme une voleuse. Mais si ça avait été à refaire, elle l’aurait refait, parce que Haytham avait besoin d’elle et qu’elle ne pouvait en aucun cas le laisser livré à lui-même. Eileen était entre de bonnes mains avec Maisie, elle le savait, mais quelque part, Tamara sentait qu’elle avait failli à son rôle de maman. Elle se demandait même si sa fille ne lui en voudrait pas un jour, si quelque part elle n’avait pas enregistré ça dans sa mémoire. Un air inquiet avait assombri son visage tandis qu’elle regardait sa fille dormir dans ses bras. Tam avait été abandonnée par son père et l’avait très mal vécu, et elle réalisait soudain qu’elle venait de faire de même avec sa propre fille. Certes, les raisons étaient différentes, mais les faits étaient là, elle était partie sans se retourner. Elle se sentit soudain très mal à cette idée de ressembler à Richard. Elle secoua la tête et chercha le regard du demi-dieu qui faisait battre son coeur depuis son plus jeune âge pour y trouver du secours. C’était toujours lui qui l’aidait à relativiser.

« - Au début si, elle pleurait non-stop, j’ai cru que je devenais sourde, mais quand on a atterri, elle s’est calmée, c’était comme si elle sentait qu’on se rapprochait. »

Tam caressa avec tendresse la petite tête à peine chevelue de sa fille.

- Excuse-moi, ma chérie, je suis vraiment désolée de t’avoir laissée, lui murmura-t-elle.

Eileen ouvrit les yeux à ce moment-là. Tam sentit son coeur se serrer en regardant dans les iris de ce petit être qu’elle aimait si fort. Mais ce simple regard l’aida à se sentir mieux.


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MessageSujet: Re: Le retour du héros   Sam 21 Juil - 11:06

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


Lenox Hill Hospital, New- York

L'hôpital n'est évidemment pas le genre d'endroit où l'on envisage de passer des vacances, ou un séjour idyllique qui nous fait abuser de la carte postale et des photos en tout genre. Ici, en ces lieux aseptisés, la mort côtoyait quotidiennement la vie, d'un jour à l'autre, les bonnes nouvelles s'enchaînaient, au profit, le lendemain, des mauvaises quémandent insidieusement leur quota. L'âge ne semblait avoir aucune limite, ainsi le rire des enfants côtoyait à son tour le sourire des plus âgés. La vie commencée alors que celle de certain s'achevait. Ici de nombreuses histoires s'entrechoquaient rendant les lieux fascinant si l'on prenait le temps d'observer les gens peuplant les couloirs, les chambres, la cafétéria... Une activité à laquelle pourrait se plier le demi-dieu lorsqu'il entamera sa rééducation, car il le savait, malgré la véhémence de Tamara, il ne pourrait quitter rapidement l'hôpital. Mais pour l'heure, au lieu de se focaliser sur l'avenir, le Marsien préféra savourer ce que le présent avait à lui offrir en l'occurrence du temps avec ses filles et la femme de sa vie qui pour l'heure s'était éclipsée dans ce qui faisait office de salle de bains.

« - Je crois que tu m'as parfaitement entendu ma grande. Je veux effectivement que tu aides Tamara Lond ici présente, à trouver une robe. Et s'il le faut, je me charge de trouver des liens suffisamment puissants pour la maintenant à te merci. Non plus sérieusement, elle a accepté de m'épouser, c'est déjà beaucoup et la robe, c'est la dernière chose que je lui demande. Je vais m'occuper du reste, j'ai déjà quelques idées, mais je t'en parlerais plus tard. Nous ne sommes pas à l'abri de quelques oreilles indiscrètes. » En effet, le demi-dieu venait de percevoir quelques mouvements qui trahissaient une sortie imminente de l'ancien agent de terrain. Passé, cet intermède, la petite famille se retrouva à nouveau unie. Haytham observait Maisie qui elle-même l'observait, il lui sourit alors, lui faisant comprendre sans avoir à le dire, à quel point sa présence lui faisait du bien. Certes, il ne connaissait son existence que depuis peu, ça ne l'empêchait pas de faire montre à son égard d'une grande affection sans gêne. C'était comme s'ils ne s'étaient jamais quittés, comme si Hay avait toujours été là pour Maisie. La demoiselle elle-même se réjouissait de s'être rapprochée aussi vite de son père, ce héros qui malgré son appartenance au camp adverse et ses nombreux défauts, n'avait de cesse de l'inspirer. Une inspiration qu’elle trouvait aussi chez Tamara, mais différemment.

« - Déjeuner ? Vous avez bien parlé de petit-déjeuner où je rêve ? Je tuerais pour avoir quelque chose de mangeable. Ici, j'ai l'impression d'être à la cantine du bled. Même au camp Jupiter, ils faisaient mieux et je peux vous dire qu'à l'époque où j'effectuais mon service, ce n'était pas des pointures aux fourneaux. Les viennoiseries françaises me manquent tellement, je tuerais pour en avoir. Si tu pouvais me ramener un croissant mon cœur, je t'en serais éternellement reconnaissant et il se pourrait que je me fasse pardonner pour ce qui ne s'est pas passé hier. »

« Stop ! Je ne veux pas de détail et ma petite sœur non plus ! Hein Eileen ? » Elle fit mine d'avoir une conversation avec le bébé. Une initiative qui fit sourire Haytham alors qu'il posait son regard sur sa fiancée avant que l'infirmière ne pénètre la chambre pour déposer devant le malade, ce qui semblait faire office de petit-déjeuner. L'impression sur le visage du demi-dieu changea aussitôt. « - Si c'est une blague, elle n'est pas drôle ! On dirait le dernier repas d'un condamné. Et je suis même prêt à parier que c'est du jus de chaussette ce café ! »

« Pa, c'est l'hôpital, pas l'hôtel »

« - Oui je sais, mais quand même, il faut assurer le minimum syndical » Tamara qui ne pouvait résister à l'appel du café, ne se fit pas prier pour tremper ses lèvres dans ce qui faisait office de mug « - Je te laisse le café mon amour ! Je suis prêt à ce sacrifice et puis connaissant ton amour immodéré pour cette boisson je ne peux que m'incliner si toutefois vous consentez à me ramener un truc mangeable. Regardez, ce n'est même pas de la vraie confiture. » Pour illustrer son propos, il prit en main le petit carré de marmelade à l'abricot, un fruit qui ne lui faisait pas horreur, mais qui n'avait toutefois pas ses faveurs. « - Alors le verdict de la pro de la caféine ! Nous sommes suspendus à tes lèvres ! » Tam opta pour le « mi-figue mi-raisin » incapable de plus, puis elle récupéra Eileen pour qu'Hay puisse s'asseoir un peu plus confortablement dans son lit. « - Merci ! » laissa-t-il entendre en esquissant un sourire qui disparut presque aussitôt en croisant le regard de la jeune maman, qui semblait quelque peu désemparée, alors que Maisie prenait soin d'éluder une à une ses interrogations. Incapable de lire dans les pensées, Hay pouvait cependant prétendre connaître assez bien sa compagne pour savoir ou du moins tenté d'essayer de comprendre ce qui était à l'origine du trouble dans son regard. Ses propos la trahirent par la suite et mirent en exergue la difficile culpabilité qu'elle arborait présentement. « - Ma puce, tu peux nous laisser deux secondes s'il te plaît ! » Elle acquiesça et prit sa veste pour quitter la pièce et laisser les deux parents seuls à seul avec leur petite princesse.

« - Tam ! » commença-t-il avec une infime douceur. « - Je sais ce que tu as en tête et je vois à quel point tu te sens coupable. Mon amour, tu n'as pas abandonné Eileen si c'est bien ça qui te trouble. Dans cette histoire, c'est moi le coupable qui en voulant jouer les superman, a pris un nombre de risques inconsidérables. Mon amour regarde-toi ! » Il déposa deux doigts sous son menton. « - Tu es une super maman, tu ne t'en rends même pas encore compte. Tu ne l'as pas abandonné contrairement à ce que tu te dis dans un coin de ta tête. Tu n'es pas Richard, la connerie, ce n'est pas dans les gênes. Et puis regarde là ! Je crois que tout est pardonné ! » La petite se mit à gazouiller attisant de ce fait le « gaga » de ses deux parents. « - Je crois qu'elle veut se joindre à toi et Maisie pour aller me chercher un petit-déjeuner. Elle pense que j'ai le droit à un croissant et elle te pardonne parce que comme son papa, elle t'aime. Je t'aime mon amour ! Je suis tellement fier de toi, de nous, de ce qu'on a accompli et de ce que l'on va continuer à accomplir. On va commencer par partir d'ici, puis on va s'octroyer des vacances, puis je vais te passer la bague aux doigts, puis on va se trouver un nid douillé et s'occuper d'Eileen et lui offrir le meilleur. Être père, mari, c'est ça mon rôle, ce pourquoi je pense être fait. Pas de combat, pas de guerre, juste le plaisir de voir notre fille grandir, de te rendre heureuse parce que je t'aime, et même si c'est la centième fois que je le dis, je m'en fous. Bon, maintenant, je vous laisse rejoindre, Maisie, parce que mon estomac compte sur vous pour le combler. » Il lui sourit comme lui seul savait le faire et la laissa quitter la chambre avec la petite princesse. Et lorsqu'il se retrouva enfin seul, Haytham fit venir le médecin en charge de son dossier pour faire savoir à l'homme, qu'il voulait rencontrer au plus vite un urologue, pour une première consultation, bien que sa décision soit prise.



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MessageSujet: Re: Le retour du héros   Lun 23 Juil - 11:28

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


Lenox Hill Hospital, New- York
Le 13 mars 2017

La petite discussion père-fille entre Haytham et Maisie fut écourtée par le retour de Tam qui n’avait pas vraiment idée de ce qui se tramait. Tout ce qu’elle voulait, c’était retrouver sa petite famille. Elle ne tarda pas à proposer un vrai petit déjeuner pour son homme qui se trouvait déjà assez penaud d’être retenu à l’hôpital, et cette idée sembla trouver immédiatement un partisan en la personne du principal intéressé. Sa réaction la fit sourire tandis que Maisie refusait d’entendre ce qui aurait pu se passer la veille. Tamara pouffa de rire en hochant la tête.

- On verra si on peut trouver ça. New York n’a pas dû tant changer que ça en une année. Je connais deux ou trois endroits qui font des viennoiseries. Bon ça ne vaudra jamais celles de Mme Lignac, qu’on s’entende, mais c’est toujours mieux que du pain surgelé…

Elle ne croyait pas si bien dire, l’aide-soignante avait apporté le plateau repas qui ressemblait effectivement davantage à ce qu’on pourrait donner à des prisonniers plutôt qu’à des personnes en rémission. Tam se sacrifia pour faire officie de goûteuse de café. Bon, évidemment c’était loin d’être le meilleur qu’elle ait bu, mais il existait tellement pire que c’était quand même un bel effort.

- Je te laisse le terminer, ça te fera tenir jusqu’à notre retour.

En demandant comment s’était passé le voyage des filles, Tam se mit à culpabiliser d’avoir laisser Eileen sans même un au revoir. Quel genre de mère abandonnait sa fille ainsi ? Pour le coup, elle ne se sentait vraiment pas à la hauteur. Comme souvent, Hay avait repéré le petit malaise et avait demandé à sa fille aînée de les laisser quelques instants pour mieux parler à sa fiancée. La voix du demi-dieu se fit douce et l’ancien agent dut le regarder dans les yeux, sentant sa main lui relever le menton.Il était toujours si gentil lorsqu’il s’agissait de lui faire entendre qu’elle se débrouillait bien. Pourtant, s’il était bien un sujet sur lequel Tamara était pleine d’incertitudes, c’était la maternité. La vérité était que même si elle faisait de son mieux, c’était loin d’être une chose innée pour elle, elle avait souvent l’impression d’être à côté de la plaque, contrairement au père de sa fille qui, lui, semblait être un poisson dans l’eau. Elle poussa un petit soupir en regardant Eileen alors que l’Irlandais lui disait qu’elle lui avait déjà pardonné. En effet, la petite poupée gazouillait, les yeux rivés sur ses parents. Le sourire ne tarda pas à retrouver les lèvres de Tam, comme chaque fois qu’elle posait les yeux sur sa princesse.

- Merci ma guimauve. Je t’aime tu sais. Et je suis sure qu’Eileen aussi en ara marre que tu saches lire dans les pensées, même si tu prétends que ça fait pas partie de ton paquetage de super beau gosse marsien.

Elle le regarda à nouveau, touchée par ses paroles. L’entendre dire qu’elle n’était pas comme son père et plus encore entendre le programme de leur avenir la rassura.

- Ok, ça me convient comme ça. Réfléchis à la destination que tu veux pour les vacances bien méritées une fois qu’on te sortira d’ici. J’opte pour une île paradisiaque quelque part, et surtout avec peu de monde… tu connais ma sociabilité.

Elle ponctua sa remarque d’un clin d’oeil avant de se lever, prenant Eileen dans ses bras et la plaçant dans son cosy.

- Bon, la team filles part en quête du petit déjeuner parfait pour le captain BG, en attendant toi, tu te reposes. Sois sage. Et pas de blague, quand je reviens, je veux que tu sois là, sinon je te jure que je réponds plus de rien et cet endroit sera en miettes en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

Elle se pencha pour l’embrasser, puis récupéra son manteau, son sac et Eileen avant de quitter la chambre pour rejoindre Maisie.

- Désolée, j’espère que t’as pas trop poireauté. Tu dois être crevée non ?

Les filles discutèrent de banalités jusqu’à sortir de l’hôpital. Elles ne tardèrent pas à atteindre le métro.

« - Tam, c’était quoi ce message ? »

- Écoute, je sais que tu es toujours au Département. On ne le quitte pas comme ça. Je veux pas que tu prennes de risques ni rien, juste que tu me dises ce que tu vois ou entends. Je pense que j’y retournerai d’ici quelques temps pour les faire tomber. Je verrai comment se présentent les choses mais je peux pas laisser passer ça… Et ton père ne doit rien savoir !

Elle avait ajouté cette phrase en la coupant puisque bien sûr Maisie allait y aller de son petit commentaire.

- Je sais ce que tu vas dire, et franchement, ma chérie, sans t’offenser, je m’en tape. Je me laisse quelques mois le temps de redescendre en pression et qu’Eileen grandisse, mais je ne pense pas en rester là. Je te fais confiance pour garder ça pour toi.

Elles sortirent du métro et la boulangerie française que Tam avait l’habitude de fréquenter lorsqu’elle habitait encore New York était toujours là. Les filles dévalisèrent les viennoiseries et prirent aussi du café et du chocolat avant de finalement prendre le chemin du retour.

Pendant ce temps, l’urologue demandé était passé voir Haytham, se demandant bien quel pouvait être le motif d’une demande aussi urgente.

Tamara, Maisie et Eileen retrouvèrent le bâtiment hospitalier presque une heure après être parties. Le monde présent dans cette ville, le métro, tout ceci n’avait pas manqué à Tam qui avait bien du mal à supporter le flux de monde. Elles retrouvèrent la chambre de leur malade préféré, entrant après avoir tapé. Il était de nouveau seul et personne ne se doutait des personnes qu’il avait pu voir en leur absence.

- Bonne nouvelle, ma guimauve, tu vas avoir du choix.

Elle posa le petit sac contenant les diverses viennoiseries sur la tablette tandis que Maisie posait les boissons chaudes.

- Je vais changer Eileen.


Tam prit sa fille dans ses bras et s’éclipsa dans la salle de bain quelques instants, le temps de ramener une Eileen toute propre, prête à refaire une petite sieste.

- Le temps ne t’a pas paru trop long ? Tu dois mourir de faim. Sers-toi. Il y a des pains au chocolat, des croissants, des pains au lait et on t’a aussi ramené de la vraie confiture.

Eileen posée dans son cosy, Tam se saisit de l’un des gobelets de café pour l’en délester d’une gorgée salvatrice.

- Alors, tu as réfléchi à une destination ? Qu’est-ce que tu penses des Bahamas ? Ou les Maldives tiens, c’est plus loin… Ou la Nouvelle-Zélande ? Marvin approuverait, en fan du Seigneur des Anneaux.

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MessageSujet: Re: Le retour du héros   Dim 29 Juil - 15:55

Le retour du héros
Haytham CASSIDY ft Tamara LOND


« - Allez donc en quête du petit-déjeuner avant que je ne défaille complètement ! Et promis, je me tiens à carreau, pas de folie »

« Tu as plutôt intérêt Pap's ! Sinon quoi je me joins à Tam pour te botter le cul ! » Le demi-dieu, qui n'était résolument pas en état de lutter davantage, acquiesça une dernière fois avant de lancer un léger « - Je vous aime ! » aux femmes de sa vie. Il attendit par précaution quelques minutes avant de combler sa solitude par le biais de la présence de son médecin traitant, intrigué d'être ainsi mander par le demi-dieu. « - Je ne vais pas aller par quatre chemins Doc ! Avant, éclairez ma lanterne ! L'urologue, c'est pour tout ce qui concerne l'appareil urinaire n'est-ce pas? » L'homme, restant silencieux, se contenta d'acquiescer, obligeant l'Irlandais à continuer pour développer son propos. « - Il s'occupe aussi de... » Le silence se faisait long entre les mots et les blancs commençaient à se faire légion dans cette conversation presque à sens unique. Le pauvre Haytham qui semblait d'ordinaire si sûr de lui, peinait à échanger avec le toubib, qui pas très concilient, le laisser ramer. « - Est-ce que je peux en voir un genre maintenant, tout de suite ? » lança-t-il en guise de maladroite conclusion.

« Pour une consultation ? »

« - Non pour prendre le thé ! Vous voyez bien que c'est pour une consultation. Écoutez, je ne vais pas épiloguer, je dois voir ce spécialiste au plus vite. »

« Vous avez du bol, le Dr Mills consulte aujourd'hui. Je vais vous conduire jusqu'à son cabinet » Et alors que Tam, Maisie et la petite Eileen arpentaient les rues de New-York à la recherche d'un petit-déjeuner digne de ce nom, le fils du dieu de la guerre, secondé par le toubib, pénétraient le bureau du dénommé Mills, qui n'ayant personne à consulter, accepta de recevoir Haytham qui devait dès lors exposer au spécialiste ce qui l'amenait jusqu'ici. « - C'est assez gênant en fait, mais j'imagine qu'avec votre métier vous en avez vu des vertes et des pas mûrs. Écoutez, ma compagne et moi, nous venons d'avoir un enfant. C'est le plus beau des cadeaux, on est heureux, on l'aime plus que tout, mais pour rien au monde, je ne veux voir ma compagne souffrir à nouveau. La grossesse a été compliquée et dure à vivre pour elle et accessoirement pour moi aussi. J'aimerais donc que vous m'opériez. C'est une vasectomie, c'est ça ? » Effectivement, l'opération pour stériliser un homme, se nommait ainsi. Hay le savait, mais c'était aussi et surtout un moyen pour lui d'enrichir la conversation avec le spécialiste, pour mieux évacuer ce désagréable sentiment qui l'empêchait d'être totalement à l'aise. Il est vrai que la situation pouvait prêter à sourire pour un observateur extérieur, mais pas pour le demi-dieu qui en optant pour cette alternative, ébranlait sa virilité en choisissant délibérément de devenir stérile. Le pour le contre étant pesé, il était évident à présent, qu'il ne ferait pas demi-tour et sans discours face à l'homme à la blouse blanche, était sans ambiguïté aucune. « - Je peux paraître à côté de la plaque, mais je ne le suis pas. Je sais à quoi, je m'expose en choisissant cette opération. Mais voyez-vous, le bien- être de ma fiancée passe très largement avant le bien. »

« Vous savez qu'il existe de très bons moyens contraceptifs de nos jours ! »

« - Ca oui, je le sais, mais je sais aussi que la plupart sont inutiles. Je ne veux pas que l'on soit à nouveau confronté à un accident et je sais que fatalement cela arrivera. Pas besoin de mises en gardes, ni de discours Docteur. Je veux me faire opérer au plus vite. »

« Vous devrez rester hospitalité une quinzaine de jours. »

« - Oui ! »

« Et je me dois de vous faire savoir, que vous serez privé d'activités sexuelles pendant un mois. »

« - Un mois !!! Sérieusement ? » Et oui Haytham, on ne peut tout avoir et parfois quelques « menus » sacrifices sont à prévoir. « - S'il le faut, ok ! » Peu convaincu, mais convainquant pour l'urologue qui commença à remplir un dossier avant de faire savoir à son nouveau patient qu'il serait vite pris en charge. « - Avant d'être opéré au bras, c'est possible ? »

« Tout est possible en théorie. Mais vous vous sentez prêt à subir plusieurs opérations en aussi peu de temps ? »

« - Je suis prêt à tout pour que ma compagne soit heureuse et s'il vous faut enlever les bulles du soda, allons-y ! » Il n'en menait pas large pour le coup. Il savait que la chirurgie était irréversible, qu'une fois passé sur le billard, il serait impossible de faire marche arrière, mais il savait aussi que vivre dans l'appréhension de mettre Tamara enceinte, ne serait bon pour leur vie sexuelle et plus encore leur couple. N'allez pas croire qu'ils ne pensaient qu'à ça, mais disons que chez Tam et Hay, c'est une donnée importante dans l'épanouissement assez pour redouter une longue abstinence. Le médecin accepta donc d'opérer et une fois la poignée de main scellée, Haytham comprit que cette fois, il venait de lancer le processus qui serait sous peu immuable. Le demi-dieu se retrouva à nouveau seul, dans cette morne chambre d'hôpital qu'il allait, à n'en pas douter, occupait un petit moment avant la délivrance. Il se mordille la lèvre inférieure tout en continuant de cogiter comme savait si bien le faire le penseur. Une heure s'écoula avant que la porte ne s'ouvre sur le trio féminin, qui semblait avoir, pour les deux plus âgées, les bras chargés, plus que de raison. « - Vous avez fait les courses pour la semaine ? »

« Comme viens de te le dire ta bien-aimée et accessoirement fiancée, tu as l'embarras du choix et non très cher papa, pas de course pour la semaine, juste un put...un super petit-déjeuner. »

« - Elle n'a pas encore l'âge d'enregistrer, tu sais ! »

« Ouais, mais je ne veux pas m'attirer les foudres de Tam, alors je vais éviter les gros mots et puis sait-on jamais. Ma petite sœur est peut-être un prodige. »

« - Elle le sera sûrement pour botter des derniers » Il ne put s'empêcher d'échanger un regard complice avec la maman qui venait de déposer le petit trésor gustatif sur la tablette près du lit, alors que Maisie prenait le relais avec les boissons chaudes. « Un café bien noir pour le daron ! »

« - Merci ! Ca, c'est du luxe. » Tam disparut ensuite avec le bébé pour le changer et défaire la chambre de sa désagréable odeur de couche pleine. Une fois encore, le père et fille se retrouvèrent seul à seul. « - Comment ça va toi sinon ? »

« Ca peut aller. »

« - Et Lylian ? »

« Tu veux vraiment avoir une réponse ? »

« - Je m'en passerais bien finalement. » Elle lui sourit, même s'il était maladroit dans le propos, elle ne pouvait se résoudre à lui en vouloir et le trouvait même touchant dans sa façon d'appréhender cette paternité nouvellement acquise. Pour dire vrai, elle craignait qu'avec l'arrivée de la petite, son existence soit reléguée au second plan et cela la terrifiait plus que de raison, elle qui s'était attachée très rapidement à cet homme qu'elle ne connaissait que très peu, mais qui lui avait presque instantanément ouvert son cœur en apprenant qu'il était son père. Haytham, qui ne ménageait pas ses efforts pour être un bon père aussi bien pour Eileen que pour Maisie. Il voulait aussi être présent autant pour l'une que pour l'autre, ne faire aucune distinction semblait être son leitmotiv et il comptait bien s'y tenir. « - Je ne veux que ton bonheur » lâcha-t-il avant que Tam ne refasse son apparition avec une Eileen délestait de la couche encombrante. « - On dirait que la petite princesse va pouvoir dormir sur ses deux oreilles. Maman a géré la crise hein ?! Il faut que je lui fasse honneur en me ruant sur les viennoiseries dans ce cas-là. » Il opta pour un croissant qu'il agrémenta de confiture histoire de se faire plaisir avant de prendre une gorgée de vrai café et de sentir son estomac lui criait un vibrant merci. « - Hum c'est indécent tellement ça me fait du bien. » Chacune se servit ensuite, histoire de partager avec le demi-dieu, ce qui faisait office de petit-déjeuner salvateur. Le sujet des vacances refit tout naturellement son apparition et comment ne pas y penser en de telles conditions. « - Non mais ici, c'est le paradis ! Pourquoi penser à une destination paradisiaque quand on a vue sur la piste d'hélicoptère ! Non plus sérieusement, je n'ai pas vraiment réfléchi. Mes racines irlandaises me crient haut et fort qu'il nous faut une destination près de la mer, azure de préférence. »

« Pourquoi vous n'allez dans la station balnéaire « Marina Di Camerota » ? Elle se trouve dans la province de Salermo en Italie. C'est magnifique ! »

« - Bah la Nouvelle-Zélande, c'est bien, mais trop touristique Tam, tu ne supporteras pas. Quant à Marina de je ne sais plus quoi, c'est une station balnéaire, donc un lieu touristique. Nous, on aspire qu'au calme, à la quiétude. »

« Vous faites vos divas ! À moins de vous acheter une île je ne sais pas comment vous contentez ! »

« - Mais tu as raison. On pourrait se trouver une petite île presque déserte et se posait là-bas. Genre un truc où il y a très peu de personnes, mais un minimum quand même, histoire d'avoir tout le confort nécessaire. Tam, qu'est-ce que tu en dis ? Ca pourrait être génial non ? »



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MessageSujet: Re: Le retour du héros   Lun 30 Juil - 23:05

Le retour du héros
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Lenox Hill Hospital, New- York
Le 13 mars 2017

Loin d’imaginer le genre de consultation qu’il avait demandée et le but d’Haytham dans tout ça, Tam avait retrouvé la chambre d’hôpital du fils de Mars, accompagnée de Maisie et Eileen. Les filles avaient accompli leur mission et avaient ramené de quoi nourrir deux ou trois chambrées. Mais elles le savaient, l’Irlandais était friand de sucreries et toutes ces viennoiseries lui feraient très certainement plaisir. L’échange entre Maisie et son père fit sourire Tam.

- Oh c’est pas moi qui irait te faire des remontrances, ça se saurait si je parlais en alexandrins avec des rimes plates et un langage soutenu !

En effet, pour quiconque connaissait un peu Tamara Lond, il était de notoriété publique que l’ancien agent de terrain avait un langage plutôt fleuri. Il fallait dire qu’à avoir évolué depuis très jeune dans un univers assez masculin en démarrant avec l’armée, il y avait de quoi en oublier de s’exprimer comme une princesse.

- Quant au fait de botter des derrières, avec les gènes qu’elle se paye, je dois bien reconnaître que le contraire serait étonnant.


La brunette lança un clin d’oeil à son compagnon qui sembla heureux de tout ce que ses deux chéries lui avaient ramené. Tam partit changer sa fille avant de revenir dans la pièce principale, surprenant un semblant de conversation entre Maisie et Haytham. Bien vite, le jeune papa se focalisa sur sa plus jeune fille et Tam ne put s’empêcher de sourire comme elle le faisait toujours en entendant son « Penseur » s’adresser à leur petite princesse piranha. Elle trouva ça si adorable et le regard d’Eileen semblait toujours s’éclairer quand son père s’adressait à elle. Mais comme tous les nourrissons de son âge, elle semblait, après une telle sortie pleine de nouvelles choses à voir et à sentir, bien fatiguée. Le cosy posé sur la grande table adjacente au mur, Tam se rapprocha enfin de son homme pour lui déposer un chaste baiser sur les lèvres avant de le laisser déguster son petit déjeuner de compét’. Il opta pour un croissant dans lequel il mit de la confiture, choisie avec soin par Maisie. La remarque du demi-dieu fit rire sa compagne.

- Je suis presque jalouse de l’effet que te fait ce croissant.

Maisie roula des yeux avec un sourire en coin.

« - Et c’est reparti. Vous êtes pire que des ado ! »

Tam se saisit d’un gobelet de café et en but une bonne gorgée tandis que le sujet de l’évasion fut amorcé. Hay était d’accord sur une destination paradisiaque mais il fallait trouver la bonne. Maisie proposa l’Italie tandis que l’ancien agent de terrain lança plus paradisiaque encore.

- Bah tu sais, même dans les endroits touristiques y a des bleds isolés. Mais l’idée de s’acheter une île, j’adore ! Merci Maisie.

Oui, elle était sérieuse et elle en avait les moyens.

- Du coup les Maldives c’est pas mal, il y en a de toutes les tailles. Une petite suffirait.

Tam posa son café, sortit son téléphone et commença à lancer dans le moteur de recherche « île à vendre aux Maldives ». Plusieurs images s’affichèrent avec le descriptif, la superficie, l’aire constructible ou s’il y avait déjà quelque chose de construit dessus. Elle posa le mobile sur la tablette de son homme puis s’assit sur l’une des chaises à côté du lit.

- Tiens, choisis.

Elle reprit ensuite son gobelet de café qu’elle savoura et à son tour attrapa de quoi manger. Elle opta pour un pain au lait.

- Comme ça, dès que tu sors, on fonce là-bas. Après, si t’as peur de te lasser, on peut juste louer.

« - Eh, avant de partir, il faudra qu’on fasse les boutiques. »

- Quoi, tu penses que je peux pas trouver maillot de bain là-bas ?

« - Non, en fait je pensais plutôt à ta robe de mariée ! »

- Ah… oui, j’avais presque oublié ce détail…

L’idée de faire les magasins ne l’enchantait déjà pas des masses, mais alors pour chercher une robe, et en plus une robe de mariée, là, c’était le pompon. Connaissant Maisie, elle allait certainement lui sortir des trucs en mode guimauve, des robes de fifilles et de princesses, tout ce que Tamara détestait.

« - Ne fais pas la grimace, belle-maman, je compte pas te laisser te marier en tailleur ou en treillis et rangers ! »

- Eh ! Pas de bague, pas de titre ! Ne m’appelle plus « belle-maman » sinon je te botte le train.

Maisie eut un sourire amusé assorti d’un haussement de sourcil.

« - Ah oui ? Comme la fois où on s’est entraînés à trois avec Dewei et où tu nous as fait une magnifique démonstration de décollage façon Boeing 747 ? »

Tam lui fit alors les gros yeux.

- Chut ! C’est confidentiel ça, comme information !

Maisie éclata de rire, finalement suivie par sa future belle-mère en titre.

- On peut rien te confier en fait, t’es une vraie balance toi ! J’en n’ai pas encore eu l’occasion, mais je me vengerai, jeune fille, sois-en assuré. Dès que j’ai retrouvé mon niveau d’antan, tu verras qui ce sera le Boeing 747 ! Et en attendant je te mets une race quand tu veux au tir !

« - Pari tenu… belle-maman ! »

Tam secoua la tête en souriant.

- Gamine !

Le rire inonda une fois de plus la pièce. Une infirmière entra alors pour débarrasser l’autre plateau et s’assurer que tout allait bien.

« - Je vois que vous êtes bien entouré, Mr Cassidy. A plus tard. »

La jeune femme en blouse blanche s’éclipsa et sortit de la chambre.

- On s’est pas encore faites virer, quelle chance. Hay, ça va ton bras, tu morfles pas trop ?

A vrai dire, elle n’en oubliait pas les raisons qui avaient amené l’homme de sa vie dans un lieu aussi sinistre qu’un hôpital. Elle faisait de son mieux pour lui égayer sa journée, mais intérieurement, elle fulminait contre le DLCEM.

© 2981 12289 0

_________________
You set off a dream with me


Cause darling without you

All the shine of a thousand spotlights

All the stars we steal from the night sky

Will never be enough

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Le retour du héros

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